Pourquoi les footballeurs n'auraient-ils pas droit au mystère ?
Cela fait longtemps que la personnalité de Yoann Gourcuff passionne les amateurs de sport bien au-delà de sa conduite de balle.
A Bordeaux, avec Laurent Blanc comme entraîneur, Gourcuff surnommé Yo avait étincelé en étant un grand meneur de jeu.
Transféré à Lyon - avec un salaire mensuel énorme pour la France -, il n'a jamais retrouvé le rayonnement qui était le sien. Des blessures l'ont maintenu longtemps éloigné des terrains et quand il a pu reprendre, malgré tous ses efforts son niveau est demeuré très inférieur à ce que sa classe et sa technique permettaient d'attendre de lui.
Laurent Blanc, devenu entraîneur de notre équipe nationale, n'a pas cessé de lui faire confiance contre vents et marées jusqu'à ce jour récent où, ayant à retenir 25 joueurs pour le championnat d'Europe de juin, il a dû en éliminer deux dont Yoann Gourcuff. Son départ s'est effectué sans drame ni ressentiment. Yo avait le sourire (Libération, Le Monde).
Mais que cachait cette attitude ?
De la nostalgie pour cette période où il éblouissait par son talent et où lui était prédit un avenir somptueux et encore plus somptuaire ?
De l'indifférence à l'égard de ce monde de "footeux" qu'il semble n'avoir jamais beaucoup apprécié ?
Du soulagement parce qu'il ne serait plus obligé de côtoyer certains partenaires qui sous la déplorable ère Domenech ne l'avaient pas beaucoup ménagé et s'étaient plaints de lui ?
De la résignation parce qu'il était conscient que Laurent Blanc, à cause de sa dernière prestation contre l'Islande, ne pouvait pas le conserver dans le groupe ?
Un vif sentiment et un désir de solitude comme d'habitude ?
Qui est cet homme jeune, très beau physiquement, qui répugne à participer à la joie collective avec ses coéquipiers lyonnais à la suite d'une victoire inespérée en coupe d'Europe ? Qui, alors que l'équipe de Lyon est dominée et menée 3 à 0 sur le terrain de l'adversaire italien, tombe dans les bras de Kaka, de l'autre équipe, sous les yeux médusés de ses partenaires ? Qui s'échauffe et s'entraîne seul avant les matchs ? Qui à l'évidence ne s'intègre pas et demeure dans je ne sais quelle très élégante réserve occultant sans doute des tourments, des fêlures intimes, des blessures familiales ?
Qui est Yo dont la vie personnelle est totalement dans l'ombre ? Jamais une photographie sur lui et son existence en dehors du champ sportif. Jamais le moindre indice sur une quelconque relation féminine, masculine. Un magazine, un jour, lui avait prêté une liaison avec une fille de Dominique de Villepin. Pas de réaction ni démenti, rien. Une certaine année, il avait été sacré idole des gays. On sait qu'il a une maison en Bretagne, proche de celle de son père Christian, lui-même entraîneur emblématique de Lorient. On ne le voit nulle part. Discret au-delà du concevable. Pas la moindre fissure, pas une once de voyeurisme.
Pour un footballeur de sa notoriété et de son apparence, il est miraculeux que l'étanchéité entre ses deux univers ait été si rigoureusement respectée et qu'il y ait porte absolument close entre Yoann Gourcuff le sportif et Yo l'homme, entre ses performances positives ou négatives et ses états d'âme. Entre lui ici et lui ailleurs.
Je n'ai jamais jamais perçu comme dérisoires les questions concernant la nature humaine, ses obscurités, ses richesses, ses singularités.
Aussi, j'avoue que j'aimerais avoir quelque lumière sur cette interrogation : qui est Yo ?
J'en reviens à ma demande du 05 juin à 07:17.
Un billet sur (feu) Ségolène Royal ?
Rédigé par : stéphane | 11 juin 2012 à 09:30
Depuis quand la discrétion d'un individu au sujet de sa vie privée fait-il de lui un être étrange et mystérieux ?
Depuis quand livrer son intimité en pâture est-il devenu un devoir professionnel ?
Que sait-on de votre propre vie, Monsieur Bilger ? Quand vous exposiez vos réquisitoires à l'époque où vous étiez Avocat Général, vous présentiez-vous au nom du Ministère Public avec votre album familial de photos sous le bras ou en livrant à l'auditoire des détails croustillants de votre intimité ? Et pourtant, vous passiez dans les media à l'époque. Vous étiez déjà une personnalité publique.
Une telle curiosité à l'égard des aspects personnels de la vie de Yoann Gourcuff serait compréhensible de la part d'une midinette tombée en pâmoison devant la beauté du footballeur. Mais qu'elle vienne de vous est très étonnant.
Seriez-vous devenu comme le Gustav von Aschenbach de Thomas Mann ?
Rédigé par : Loveisthewinner | 09 juin 2012 à 19:04
Vive le rugby !
Sans l'argent du Qatar et l'Arabie c'est où dite (pardon).
Sans pleureuses.
Sans comédiens.
Du combat. Applaudissements des vaincus aux vainqueurs, haie d’honneur des vainqueurs aux vaincus.
Quand vos "vingt culs" (ou 22, mais c'est moins drôle) seront à ce niveau-là d'humilité, je rallumerai le poste pour les voir évoluer (mais en sont-ils capables ?)
Et basta. Je n'ai pas envie de devenir la Colette G. bis, de chez Bilger !
Rédigé par : Jean-Paul Ledun@stephane | 05 juin 2012 à 17:30
@ J.-P. Ledun
"Pas une larme ne devrait être versée sur les footeux. Eux, il ne donnent du travail à personne."
Curieuse vision.
Par le leur, ils donnent du travail à un nombre considérable de personnes et c'est justement, et malheureusement, parce qu'ils permettent de brasser tant de pognon qu'ils en récupèrent une partie.
Rédigé par : GL | 05 juin 2012 à 12:47
Je ne laisse jamais tomber, et encore moins quand on m'y invite.
Vous me semblez respectable et donc je réponds malgré vos injonctions, car j'apprécie vos analyses non ponctuées de langage SMS.
Vous savez, les "amis" on ne les connaît vraiment que quand ils vous ont trahi. Vous pouvez donc parler de Hollande comme mon "ami" ; profitez-en vite.
Votre "petit jeu" avec Philippe vous a même conduit à parler de Sarko, qui est à présent vu partout, même quand le sujet n'a aucun rapport. D'un homme de votre trempe, j'en ai été déçu car le billet méritait davantage de hauteur ; c'est en tout cas ma perception.
Le foot n'était qu'un alibi pour dépasser les clivages partisans qui commencent à parasiter tous les sujets de société de ce blog.
Effectivement dans ce schéma-là, je ne laisse pas tomber, je me retire.
Je n'appelle pas pour autant à voter pour l'un ou l'autre des contradicteurs.
Rédigé par : stéphane | 05 juin 2012 à 12:15
"Qui est Jean-Paul Ledun ?".
Une partie de la réponse...
http://clownjean.tripod.com/
Je vous conseille l'album de photos en noir et blanc.
http://clownjean.tripod.com/5363829d8313bd22a/5363829d8400204cd/index.html
Je n'ai pas fini ma recherche...
Serait-il possible de citer Sarko sans être taxé immédiatement de sarkôlatre ou d'« ami de Sarko » ?
Je ne donnerai jamais ce qualificatif gratuit aux soutiens de M. Hollande, Ségo ou Bilger entre autres.
Je n'ai que faire du foot, vous l'avez compris.
Je mets Philippe face á ses contradictions. C’est un petit jeu sympa entre nous. Laissez tomber.
Rédigé par : Jean-Paul Ledun@stephane | 05 juin 2012 à 11:35
Cher Philippe,
Pour rejoindre la politique et la connaissance profonde de l'humain, vous serait-il possible de faire un billet sur "Qui est Ségolène Royal ?".
Je ne pouvais pas voter pour Ségolène Royal en 2007.
Mais voilà une femme qui, humiliée en 2007 par son parti et son ex-compagnon parti batifoler, a fait de François Hollande le nouveau président.
Une MILF comme disent les jeunes, tant elle a gagné en classe ses dernières années.
Je le dis clairement "François Hollande a été élu grâce à Ségolène Royal".
Contrairement à Chirac en 1981, elle a rangé la rancune aux vestiaires et même l'humiliation.
Que cela ait été stratégique ou non (perchoir, commissions européenne), elle l'a fait.
Il y a quelque chose de tatchérien chez cette femme.
Ses larmes le jour de la primaire, sa force pour soutenir Hollande en évitant qu'il subisse ce qu'elle avait subi. Quelle noblesse !
"François a la légitimité car il a gagné les primaires" avait-elle dit.
Quelle leçon d'humilité, alors que l'ex est parti avec son clone.
Souvenez-vous son "Pardonnez-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font". On se demande à présent si elle parlait vraiment de ses camarades socialistes.
En voyant ceci, en voyant qu'elle fut oubliée lors du meeting du Bourget (acte maqué de l'ex car des sentiments subsistent), je me dis que Ségolène n'a pas dit son dernier mot et qu'elle reviendra, pas que politiquement.
Mais qui est cette femme ?
Rédigé par : stéphane | 05 juin 2012 à 07:17
@Jean-Paul Ledun,
Je suis d'accord avec vous et Philippe Bilger également, probablement.
Vous nous ramenez Hollande et Sarko, alors que ce billet avait un rôle fédérateur, qui permettait de supprimer les clivages politiques.
Mais quand ça ne veut pas...
Vous avez amplement raison, les footballeurs dans leur ensemble ne méritent aucune sollicitude de notre part, contrairement au patron qui lui, apporte une réelle valeur ajoutée, en risquant sa vie au quotidien.
C'est hélas ce que le supporter de foot qui dépense son salaire au stade ou en abonnements aux chaînes sportives n'a pas compris.
Il va s'en prendre au patron qui bosse des heures par jours pour un salaire 100 fois moindre que celui de son idole.
C'est aussi vraisemblablement ce paradoxe que Philippe essaie de faire ressortir. Même dans l'indifférence dans laquelle doivent nous laisser les turpitudes de ces vedettes, n'y a-t-il tout de même pas un peu de place pour l'humain ? Philippe ne parle pas des insultes d'Anelka, ou autres, ni même de Domenech alors que la question se pose, mais ne mérite pas de lettre, mais d'un garçon qui semble bien élevé et correct. Un fils de bonne famille, bon à marier. Qui n'a eu de bonnes performances que grâce à des entraîneurs un peu paternalistes.
Sportivement, je pense qu'il pourrait totalement exprimer ses talents à Arsenal. Et là les journalistes diront, "on le savait, on vous le disait..."
De plus, Yo sera un des rares à payer 75% d'impôts sur une bonne partie de son salaire. Il y a donc du bon dans son salaire..., même si ses blessures coûtent à l'assurance maladie.
A nouveau au travers de vos propos, Yo a le rôle de victime expiatoire. C'est un peu cela qui est dénoncé ; pourquoi ça tombe sur lui ? Ce joueur ne me semble pas courir après l'argent, alors que d'autres millionnaires réclament des doublements de primes de match quand ils en ont gagné un, alors qu'ils ont fait leur boulot. Lyon l'a recruté dans le but de faire une plus-value. Aulas a joué, il a perdu. Yo n'est pas une bonne marchandise.
Jean Claude Dassier était triste, il n'a même pas reçu un SMS de Deschamps. Le monde du football est cruel.
Yo ne me préoccupait pas avant ce billet, comme il ne me préoccupera pas quotidiennement après. Où est le bug qui fait qu'il a tout pour réussir techniquement, mais que la greffe n'a pas pris ?
C'est l'intérêt de ce billet, Yo, tout le monde s'en fiche, comme de beaucoup de personnes, surtout misérables. On ne peut pas tout tout seul. Philippe Bilger essaie (à mon humble avis) de démontrer que dans l'approche de l'autre il faut essayer de ne pas avoir une vision réductrice, il fait ouvrir les yeux.
Et même vous qui vous en moquez, vous rebondissez sur ce billet en disant que le mieux est de ne pas en parler. Donc c'est réussi.
PB a vraisemblablement dû essayer de comprendre avec votre "ami" Sarko, avant d'engager son processus de soutien, puis de conversion. L'ampleur de la tâche est hélas énorme et un nouveau quinquennat n'aurait pas suffi.
Il y a du Yo dans chacun de nous. Yo nous dira peut-être "J'ai changé".
Allez, un indice pour mieux vous aider à comprendre : "Qui est Jean-Paul Ledun ?".
Rédigé par : stéphane | 05 juin 2012 à 06:48
A l'heure où Monsieur Hollande met sa politique en place, comme de bien entendu, avec en première ligne la réduction de l’écart de salaire entre la base et le sommet, politique que Philippe défend (à sa façon mais quand même), il me semble donc inconséquent sur ses choix.
Pas une larme ne devrait être versée sur les footeux.
Eux, il ne donnent du travail à personne.
Un petit patron oui.
Eux, ils font les titres des journaux quand ils ont des relations "douteuses".
Le petit patron, lui en cas de pépin, risque la prison pour avoir oser essayer de faire tourner son entreprise et créer de l’emploi.
Je ne doute pas une seule seconde que vous ne soyez pas d’accord avec moi.
Yo, Je l’aime bien, je le dis plus bas.
Encore une fois, Philippe est inconséquent. Il n’a pas eu assez de mots durs pour qualifier le tintamarre de Sarko.
Le voilà qui déplore les silences et la tenue de « Yo ».
Comprenne qui pourra.
Rédigé par : Jean-Paul Ledun@stephane | 05 juin 2012 à 01:00
@Jean-Paul Ledun,
Vous avez tout à fait raison dans le fait que le salaire de Gourcuff est un gros salaire et je pense que Philippe Bilger s'est posé la question sur l'opportunité d'un tel sujet.
Personnellement je réitère ma satisfaction de ce billet qui dépasse les clivages de ce blog.
Vous parlez des "petits copains" de ce joueur.
Justement en a-t-il compte tenu de sa singularité soulignée dans ce billet ?
Le puissant, comme le moins puissant n'a-t-il pas droit à un procès juste ?
N'est-ce pas ce à quoi veut nous faire réfléchir Philippe dans ce billet ?
Sorte de ligne de conduite qui a guidé sa vie de magistrat, et oeuvre qu'il essaie de poursuivre.
Au-delà de la fonction, des actes, n'est-ce pas l'humain qu'il faut essayer de connaître pour mieux le comprendre et donc pour mieux se comprendre ?
N'y a-t-il pas chez Yo un côté traître génétique expliquant que, issu du monde du football et ayant eu une éducation saine, il fasse tâche avec ses congénères ?
Personnellement, j'apprécie beaucoup l'humanisme de ce billet qui relayent au rang de futilités les frictions politiques.
Rédigé par : stéphane | 04 juin 2012 à 19:09
On parle aujourd'hui d'Alou Diarra.
À ce qu'on dit c'est lui avec son 1m90 qui s'était levé devant Evra (1m75) pour défendre Gourcuff, quand la blague de la "Nouvelle Star" commençait à dégénérer.
S'il est aussi performant sur le terrain que contre la Serbie, je pense que Blanc en fera un titulaire et peut-être un capitaine.
On voit d'ailleurs que c'est moins un problème de couleur que l'affrontement de plusieurs groupes.
Rédigé par : Alex paulista | 04 juin 2012 à 18:05
Rédigé par : Breizh | 01 juin 2012 à 15:59
Breizh,
Vous n'avez pas répondu à la question fondamentale sous-entendue par mon propos : Yo est-il supérieur à chacun des milieux de terrain sélectionnés par Blanc?
Rédigé par : LABOCA | 03 juin 2012 à 00:56
Philippe,
Vous vous faites du souci pour des sportifs-footballeurs qui gagnent 360.000 € (OM - PSG) par mois ?
Pas moi.
Les "petits" joueurs gagnant quand même 8000 € (deux fois le salaire net moyen d'un patron de PME).
Ne parlons même pas des « big stars » Messi, Anelka and co...
Alors les états d'âme de « Yo » et de ses petits copains de jeux sont vraiment indécents.
Et je ne suis pas du genre envieux de la fortune des autres…
Le mieux c'est de ne pas en parler.
PS : je tire mes sources de chez votre copain, C. Millau "Journal d’un mauvais Français"
Rédigé par : Jean-Paul Ledun | 02 juin 2012 à 22:15
Qui est Yo ? Avez-vous essayé google ?
Rédigé par : Oliver | 02 juin 2012 à 22:07
@Stéphane
"La courbe de Gauss est passionnante à en étudier les tenants et aboutissants, mais ne saurait subvertir à nos besoin". Un dénommé "Herman"
Rédigé par : Herman | 01 juin 2012 à 23:19
Au fait, j'y pense, après la chanson des "Trompettes de la Renommée", savez-vous que "Le Gorille" fut censuré sur les ondes nationales et Radio Luxembourg ? Sans doute parce que le juge criait "Maman" quand il se fit prendre par l'animal, comme le pauvre homme auquel il fit couper la tête le matin même...
Mais je ne pense pas, M. Bilger, que vous fûtes à l'origine de cette chanson, vous n'avez pas une tête à couper celle des autres.
Trop gentil...
Rédigé par : Pierre T | 01 juin 2012 à 16:42
@ LABOCA
Quid des rdv de Henry et Evra avec Sarko et Bachelot ? La réponse par rapport à leur silence est peut-être là pour que des joueurs qui avaient dit "il y a des choses à dire, on parlera" se soient ensuite totalement tus sur le sujet.
Sinon, oh que non Yoann n'est pas fait pour le cinéma ou le théâtre, il joue mal !!!
Et pour ce qui est des efforts en foot : il s'entraîne plus que les autres, est toujours aux taquets aux entraînements et a toujours joué collectif. Peut-être devriez-vous plus regarder ce joueur dans sa façon d'aborder le foot...
Pas une question de religions/couleurs ou autres les discordes entre lui et d'autres. ça a commencé parce qu'il avait signé un contrat juteux avec Adidas et décroché la campagne de pub pour le Mondial (à la place de Ribéry ou Malouda, je ne sais plus...). En même temps, la campagne d'affichage consistait à montrer un footballeur en train de lire... je dis ça, je ne dis rien.
La discorde s'est poursuivie parce que les médias en avaient fait leur chouchou, Ribéry l'a lui-même dit : "je veux redevenir le chouchou des gens". Et pour finir, Wahiba Ribéry aurait (rien d'officiel) dragué Gourcuff lors de son séjour au Mondial, sans doute pour se venger de l'affaire Zahia...
Il n'est pas en marge du groupe, juste déprécié par certains joueurs qui ont du mal à supporter de ne plus être au centre.
Lors des entraînements avec le groupe France, il riait, parlait et s'entraînait avec Giroud, Lloris, Carrasso, Diarra et Benzema. On a vu pire comme isolement...
Rédigé par : Breizh | 01 juin 2012 à 15:59
Les Trompettes de la Renommée :
Je vivais à l'écart de la place publique,
Serein, contemplatif, ténébreux, bucolique...
Refusant d'acquitter la rançon de la gloir',
Sur mon brin de laurier je dormais comme un loir.
Les gens de bon conseil ont su me fair' comprendre
Qu'à l'homme de la ru' j'avais des compt's à rendre
Et que, sous peine de choir dans un oubli complet,
J' devais mettre au grand jour tous mes petits secrets.
{Refrain:}
Trompettes
De la Renommée,
Vous êtes
Bien mal embouchées !
Manquant à la pudeur la plus élémentaire,
Dois-je, pour les besoins d' la caus' publicitaire,
Divulguer avec qui, et dans quell' position
Je plonge dans le stupre et la fornication ?
Si je publi' des noms, combien de Pénélopes
Passeront illico pour de fieffé's salopes,
Combien de bons amis me r'gard'ront de travers,
Combien je recevrai de coups de revolver !
A toute exhibition, ma nature est rétive,
Souffrant d'un' modesti' quasiment maladive,
Je ne fais voir mes organes procréateurs
A personne, excepté mes femm's et mes docteurs.
Dois-je, pour défrayer la chroniqu' des scandales,
Battre l' tambour avec mes parti's génitales,
Dois-je les arborer plus ostensiblement,
Comme un enfant de chur porte un saint sacrement ?
Une femme du monde, et qui souvent me laisse
Fair' mes quat' voluptés dans ses quartiers d' noblesse,
M'a sournois'ment passé, sur son divan de soi',
Des parasit's du plus bas étage qui soit...
Sous prétexte de bruit, sous couleur de réclame,
Ai-j' le droit de ternir l'honneur de cette dame
En criant sur les toits, et sur l'air des lampions :
" Madame la marquis' m'a foutu des morpions ! " ?
Le ciel en soit loué, je vis en bonne entente
Avec le Pèr' Duval, la calotte chantante,
Lui, le catéchumène, et moi, l'énergumèn',
Il me laisse dire merd', je lui laiss' dire amen,
En accord avec lui, dois-je écrir' dans la presse
Qu'un soir je l'ai surpris aux genoux d' ma maîtresse,
Chantant la mélopé' d'une voix qui susurre,
Tandis qu'ell' lui cherchait des poux dans la tonsure ?
Avec qui, ventrebleu ! faut-il que je couche
Pour fair' parler un peu la déesse aux cent bouches ?
Faut-il qu'un' femme célèbre, une étoile, une star,
Vienn' prendre entre mes bras la plac' de ma guitar' ?
Pour exciter le peuple et les folliculaires,
Qui'est-c' qui veut me prêter sa croupe populaire,
Qui'est-c' qui veut m' laisser faire, in naturalibus,
Un p'tit peu d'alpinism' sur son mont de Vénus ?
Sonneraient-ell's plus fort, ces divines trompettes,
Si, comm' tout un chacun, j'étais un peu tapette,
Si je me déhanchais comme une demoiselle
Et prenais tout à coup des allur's de gazelle ?
Mais je ne sache pas qu'ça profite à ces drôles
De jouer le jeu d' l'amour en inversant les rôles,
Qu'ça confère à ma gloire un' onc' de plus-valu',
Le crim' pédérastique, aujourd'hui, ne pai' plus.
Après c'tour d'horizon des mille et un' recettes
Qui vous val'nt à coup sûr les honneurs des gazettes,
J'aime mieux m'en tenir à ma premièr' façon
Et me gratter le ventre en chantant des chansons.
Si le public en veut, je les sors dare-dare,
S'il n'en veut pas je les remets dans ma guitare.
Refusant d'acquitter la rançon de la gloir',
Sur mon brin de laurier je m'endors comme un loir.
YO, pcc Georges Brassens
Rédigé par : Pierre T | 01 juin 2012 à 15:49
« De l'indifférence à l'égard de ce monde de «footeux» qu'il semble n'avoir jamais beaucoup apprécié ?
Du soulagement parce qu'il ne serait plus obligé de côtoyer certains partenaires qui sous la déplorable ère Domenech ne l'avaient pas beaucoup ménagé et s'étaient plaints de lui ?
De la résignation parce qu'il était conscient que Laurent Blanc, à cause de sa dernière prestation contre l'Islande, ne pouvait pas le conserver dans le groupe ? »
Un peu tout ça sans doute, mais pas de l’indifférence. Il n’a jamais été dupe des rouages du monde du foot et n’a jamais vraiment fait partie de ces rouages mais je ne pense pas qu’il ressente de l’indifférence, tout simplement parce qu’il compte des amis, des vrais, dans le monde du foot : Etienne Didot, Marouane Chamakh, Hugo Lloris, Alou Diarra… entre autres, sont des gens qu’il estime beaucoup. Tous ne sont pas des pourris égocentriques qui claquent indécemment leur fric dans des boîtes de nuit à la mode et dans des escorts. Mais il n’est pas exempt d’un comportement lié au luxe non plus, ce n’est pas un saint (bien qu’il soit plus sain que la plupart des autres) qui vit de manière monacale non plus : il fréquente le restaurant so chic « l’Arc » sur les Champs, assiste à des défilés lors de la fashion week, soigne son look, passe des vacances à St Barth (enfin, lui emmène toute sa flopée de copains avec lui à chaque vacances)… bref, des références d’une certaine classe sociale disons-le. Il s’est offert le « petit » plaisir de se faire construire une maison à 1,6 million d’€uros (piscine, court de tennis) mais il a choisi… Ploemeur, dans le Morbihan, pour la construire, son fief natal. Pas St-Trop’.
Pour ce qui est de la vie monacale, par contre à Lyon, ça semble être le cas : il arrive avant aux entraînements, repart après, ne reste pas sur Lyon pour ses week-ends… On le lui reproche là-bas. Il semble ne rien avoir à y faire à part du foot : matin, midi et soir… tout le temps. A la limite de l’obsession afin de recouvrer son potentiel qui lui fait faux bond depuis son arrivée.
Son désir dans le foot, il l’a toujours dit et d’autres en parlent, c’est avant tout de « faire plaisir » et en deuxième lieu, de « se faire plaisir ». Deux choses qu’il ne réussit guère depuis deux saisons et on le voit, il en est malheureux.
Pour son « désir de solitude », certes il a une réputation de casanier, mais il n’est pas asocial non plus et est plutôt entouré. Ses meilleurs amis, il les connaît depuis ses sept ans et eux le décrivent comme quelqu’un de normal (sic, Hollande, il y a de la concurrence !) à qui ils (je cite) « racontent leurs problèmes de français moyen » avec qui ils « partagent leur joie lorsqu’ils ont une bonne paye et les difficultés à payer les impôts ». Un jeune homme de son temps avec qui ils « jouent au foot pendant les vacances, se baignent, font des barbecues »… Banal en somme mais avec une aura hypnotisante qui agit comme un catalyseur, soit d’affection, soit de haine. La question est : pourquoi Yoann fascine-t-il autant ? Pourquoi a-t-il malgré lui cette force d’attraction ? Personne n’est indifférent, preuve en est votre article, vous qui n’avez apparemment pas l’habitude de commenter le sport (d’après Marianne)…
Pour ce qui est de tomber dans les bras de Kaka, il faut tout de même relativiser : il a été son coéquipier à Milan et les deux hommes s’apprécient. Kaka avait même été jusqu’à dire que le jeu de Gourcuff correspondait bien au Barça où il pourrait apporter des choses (pas mal comme compliment de la part d’un joueur de cette envergure). Il lui a tendu les bras, Yoann a répondu positivement. Si Ederson avait tendu les bras, il aurait eu le droit aussi à son « câlin ». Que devait faire le Breton : snober Kaka ? On en aurait fait encore plus un plat !
Pour l’échauffement, Briand et Kallström avec qui il était déjà à Rennes l’ont dit eux-mêmes : il a toujours fait ça. Quand Nasri s’échauffe en jonglant en marge du groupe lors des entraînements du groupe France pas plus tard que la semaine dernière, étrangement, personne n’en fait cas. Chacun ses habitudes.
Notons que la communication de Yoann se résume à… ne rien dire du tout ! Il ne dément jamais rien, ne se défend jamais. Nul besoin étant donné qu’à chaque fois, des coéquipiers ou des amis se chargent de sa défense ! Quel joueur peut se targuer d’avoir au minimum quatre coéquipiers qui montent aux créneaux dès qu’il est en proie à une attaque ? Peu… Il n’est pas isolé, il est timide, peu expansif, peu loquace… Mais comme dirait Réveillère récemment ou d’autres avant lui : « Yo est très ouvert. ». Quid des supporters ? Idem, même refrain chez eux : aucun souci pour l’aborder.
Pour les fêlures familiales, oui il y en a, mais elles le regardent lui, sa famille… On en connaît certaines, dont quelques-unes qui peuvent expliquer son détachement par rapport au futile qui étouffe la vie footballistique. Disons que ces blessures-là font relativiser la vie…
Pour sa vie intime, disons qu’à Milan, des médias lui avaient demandé de poser avec sa copine de l’époque qui l’avait accompagné là-bas. Il l’a fait, ça l’a refroidi, elle aussi apparemment (et on le comprend). Il a eu par la suite une aventure avec un Italienne, étudiante aux ENS Milan, relation relayée par les médias italiens. La rumeur sur son homosexualité a débuté là-bas. Il l’avait démentie, expliquant que « il n’y avait aucun mal à être homosexuel mais que ça n’était pas son cas. » (je cite). Il ne saute pas sur tout ce qui bouge (devant les médias), il préfère donc les hommes : très raccourci ! Eh bien non : il a même bien profité à Bordeaux d’après ce qui se dit. Mais sa vie privée / intime, bien qu’évidemment ayant une influence sur son jeu, comme tout joueur, doit-elle pour autant être relayée ? Il a raison de se préserver (et de ne pas nous gonfler à jouer les people dans les magazines fielleux de scandales). C’est fou que ça fascine autant les suppositions sur l’homosexualité des gens ! Qu’on aille jusqu’à exiger de lui qu’il « avoue », comme si il devait éprouver une once de culpabilité, si il aime les filles ou non, ça atteint le paroxysme de l’indiscrétion. Qu’il soit heureux dans la vie, si ça aide son jeu, c’est une bonne chose pour tout le monde vu le talent de ce joueur, mais nul besoin d’en faire plus que ça l’étalage. Chacun sa vie, et le lot de soucis qui va avec, c’est déjà beaucoup à gérer !
Pour la fille de D. de Villepin, vous êtes mal informé, ça en avait fait des articles, mais non, ils ont juste le même avocat et il les a fait se rencontrer à l’occasion d’un voyage à New-York de Gourcuff pour son sponsor Adidas il me semble.
« Je n'ai jamais jamais perçu comme dérisoires les questions concernant la nature humaine, ses obscurités, ses richesses, ses singularités »
Je suis d’accord avec vous, aussi la réponse à votre question est toute simple : c’est un Breton !
Je m’explique : venant de Bretagne également, il ne m’a jamais paru choquant que Yoann soit si inhibé, manque cruellement d’éloquence (bien que, et c’est là toute l’ambiguïté du personnage, il ait un charisme attractif) tout simplement parce que bon nombre de bretons sont ainsi. Estimons-nous heureux, ça pourrait être pire. J’ai dans ma propre famille des hommes au caractère breton pur beurre qui peuvent rester sept minutes au téléphone dont six minutes et quelque de silence absolu. Yoann fait énormément d’efforts pour parler mais de ça, les gens ne s’en rendent pas compte. Je m’aperçois depuis quelque temps à quel point lorsqu’on ne connaît pas une région, on a du mal à appréhender ses autochtones. Gourcuff n’est pas bizarre, en marge, à part… Il n’est pas non plus lunatique.
Le caractère bretonnant pur jus chez les hommes (c’est là la question qui nous intéresse) : taiseux, têtu, pugnace, méfiant, généreux. Je l’ai toujours dit : tant qu’il n’arrivera pas à ce qu’il veut, il sera renfrogné et renfermé, quand ça commencera à aller mieux, il deviendra plus souriant et avenant. Ça n’a pas loupé car en effet, fort d’avoir de nouveau senti de bonnes choses lors de ses derniers matchs, il n’a pas hésité à parler aux médias, discuter avec les supporters, sourire et partager à l’entraînement (il a même lâché son meilleur ami le ballon lors des footings). Un breton ne lâche pas l’affaire et, moins il réussit à faire ce qu’il veut, plus il se renferme sur lui-même et essaye, encore et encore… Yoann vous paraît-il encore si en marge de tout le monde avec ce que je vous dis là ?
Autre point : un Breton qui n’a rien à dire se tait (et laisse parler les femmes bretonnes, qui elles, ont toujours quelque chose à dire ! Matriarcat breton…). Sur ce point, Gourcuff l’avait dit aux médias : « je préfère me taire si je n’ai rien à dire. Je ne vais pas répéter la même chose tout le temps, ça n’intéresse pas les gens. ».
Il n’a jamais caché le fait qu’il trouvait le milieu du foot « malsain » (je cite) et « violent » et qu’il avait été révolté par la façon dont son père s’était fait virer du Stade Rennais.
Certaines personnes ont tendance à confondre « être réservé » et « être timide ». Pour anecdote, j’avais une camarade en maternelle-primaire qui se mettait à pleurer quand l’instit l’interrogeait, elle n’ouvrait jamais la bouche, restait à l’écart, semblait contente quand on lui parlait malgré tout… Elle était réellement timide. C’est un vrai problème. Et c’est un problème auquel est confronté Yoann. Il lutte contre, on le voit bien rien que dans les médias, mais il ne pourra jamais faire de miracle. Personne n’a jamais reproché ça à Zidane qui pourtant ne fait pas d’efforts face à des journalistes. Jamais face à Gourcuff un (plutôt une d’ailleurs…) journaliste ne s’est retrouvé obligé de faire les questions et les réponses, ce qui est à chaque fois le cas avec Zidane… Arguons aussi le fait que ce n’est pas le même niveau intellectuel, ce qui peut jouer…
Sinon, toutes les vedettes le disent : la Bretagne est une région agréable car tout le monde se mêle de ce qui le regarde. Voilà pourquoi personne ne sait rien de Yoann. En fait, en Bretagne, on sait beaucoup de choses, mais la vie privée / familiale / intime des gens les regarde eux. La devise pourrait être « tu t’occupes de toi et je m’occupe de moi ». Discrétion. Je pense que ça n’est pas faute (si on peut dire ça comme ça) à certains médias d’être allés à Ploemeur pour obtenir des infos… Mais certain que personne ne leur aura rien dit.
Les Morbihannais le croisent sur la plage ou lorsqu’il court, savent où se trouve sa maison, connaissent ses habitudes… et pourtant aucune photo n’est prise et diffusée. Il n’y a pas de meilleure preuve que celle-là. Mais globalement, les footballeurs ne sont pas tellement embêtés.
Tout ce que je vous rapporte là est plus ou moins public car rapporté par ses proches ou lui-même.
J’espère que ça éclaire un peu votre lanterne et que vous percevez un peu mieux un garçon qui ne demande qu’une chose : vivre sa vie en dehors des feux des projecteurs.
Espérons qu’il reviendra nous faire rêver car il a vraiment un talent hors norme et quand Blanc aura viré (si il ose un jour) les « caïds » du groupe, je pense qu’il sera l’homme providentiel du groupe. Pas dit qu’il ne fasse pas l’Euro… Il y a un début d’épidémie de blessés… A chaque match j’espère que ce sera Ribéry, Evra et Malouda… Y-a-t-il une justice ?
PS : ses « partenaires » ne se sont pas plaints de lui à proprement parler mais ont exercé sur lui une pression mentale pour le faire craquer, il aurait (conditionnel mais trop relayé par certains proches du joueur et les médias sur place pour ne pas poser question) été frappé constamment dès qu’il passait devant Evra, Henry, Anelka, Ribéry, Gallas, Malouda… si vous voulez le descriptif complet de ce qui semble s’être passé en Afrique du Sud le concernant, tout est résumé dans l’article de ce blog il me semble : http://edf-foot.skyrock.com les articles sur « le cas Gourcuff »). Certaines raisons : il a signé plus de contrat pub qu’eux… Il plaît aux femmes… et notamment à la leur !
Rédigé par : Breizh | 01 juin 2012 à 15:20
Toutes ces méchancetés contre les footballeurs ne s'expliquent-elles pas par notre jalousie à l'égard de gens immensément riches financièrement mais cependant moins diplômés que nous ?
Réjouissons-nous de ce que nos petits gagnent bien leur vie, et qu'avec leur argent ils puissent rendre des services.
Ne les insultons pas, car il n'est pas prouvé que nous sommes mieux éduqués qu'eux.
Je le redis : Yo n'a pas été discriminé au sein de l'équipe de France. La vérité, c'est qu'il n'a pas actuellement le niveau international requis pour disputer le championnat d'Europe.
Si Yo avait été discriminé, Alou Diarra, son meilleur ami, serait intervenu et aurait rendu publique l'affaire.
Le billet de Monsieur Bilger est tendancieux et de nature à créer le conflit.
Yo n'a pas nécessairement été bien éduqué, sinon il saurait qu'on doit s'adapter aux règles de la communauté.
Yo a-t-il été élevé dans l'idée qu'il serait supérieur aux autres ?
Yo a échoué en Italie. Au Milan AC, il ne vivait pas avec ses partenaires français actuels. Son problème ne vient donc pas de ce qu'il est entouré en France, de Français.
L'équipe de France bâtie par Laurent Blanc comprend 6 musulmans, 1 juif, 1 animiste et 15 chrétiens. Parmi ces joueurs, il n'y pas de racistes, de fascistes, d'islamophobes ou d'homophobes.
Ce groupe est sain.
Il faut souhaiter son succès en Pologne-Ukraine, car le pays a besoin de confiance actuellement.
Rédigé par : LABOCA | 01 juin 2012 à 14:05
Qui est Yo ? Mais c'est vous.
Rédigé par : phineus1 | 01 juin 2012 à 14:02
Xavier Nebout a écrit :
"..Pauvre foule qui éructe dans les stades ou devant ta télé pour voir ce qui est souvent de la racaille cracher et taper dans un ballon, regarde-toi un instant, et songe qu’il fut un temps où tu te réunissais pour entendre les exploits rhétoriques de celui qui disait le sermon, le prêche ou l’homélie.."
Aujourd'hui la conviction religieuse, l'adhésion personnelle et libre a mis un terme à ce que l'on nommait jadis une pratique purement mécanique et quasi obligatoire, ce qui est plutôt un progrès. Quant à aller écouter des homélies où l'on s'endort après quelques secondes, si grande soit sa foi, vous me permettrez d'en douter, sinon d'en rire.
Songez par ailleurs qu'il fut un temps où les hommes partaient à la guerre en chantant et où les stades étaient des champs de bataille avec des soldats de toutes les couleurs comme à Verdun ! Gloire à eux !
Autres temps, autres moeurs, mais vous n'empêcherez pas les hommes de faire ressortir d'une manière ou d'une autre leurs instincts guerriers et leur besoin d'en découdre. Il en est ainsi depuis que le monde est monde ! Et mieux vaut en définitive qu'ils se défoulent sur un ballon.
Rédigé par : Mary Preud'homme | 01 juin 2012 à 13:18
Il paraît évident que Yo n'a toujours pas intégré et digéré l'épisode de la pantalonnade des singes du camion en Afrique du Sud, tous capés millionnaires et mal cornaqués par un caractériel dont l'incompétence fut rétribuée à coup de millions d'euros...
C'est simple de comprendre un garçon bien élevé qui ouvre enfin les yeux et a fait le tour de l'inutile des paillettes.
Il a fait son chemin de Damas...
Rédigé par : lafleur | 01 juin 2012 à 12:09
@ sbriglia
J'y serai sans faute ! D'autant que, je suppose, vous lirez aussi l'essai de Hermann Hesse : "Joseph Knecht aurait-il sélectionné Gourcuff dans l'équipe junior de Castaldie ?" La fascination pour le sport a fait aussi pas mal de dégâts...
Pour ne pas trop sortir du sujet, Gourcuff a un beau palmarès et ne devrait pas avoir de mal à trouver un club si Aulas veut s'en séparer...
Rédigé par : Boris | 01 juin 2012 à 11:58
La liberté d’esprit ne s’accommode pas du pouvoir politique fondé sur les idéologies ou corrompu - l’un n’excluant pas l’autre.
Alors, les divertissements constituent un dérivatif pour évacuer les problèmes psychologiques (de conscience ou de subconscience). Mais ce faisant, l’intelligence se trouve en manque lorsqu’habituée à ces dérivatifs, ils viennent à faire défaut. C’est que qu’on appelle l’addiction. Ainsi, tel qui a commencé à fumer dans la convivialité se trouve avoir envie de fumer sitôt la convivialité venue, tel autre ne peut plus se passer de se manifester dans le blog de M. Bilger et nous avons des cas manifestement graves au regard du temps qu’ils doivent y passer sans qu’aucun but y soit poursuivi.
C’est ce qu’on appelait autrefois la perte de la maîtrise des intentions sur soi, c'est-à-dire : la perte de la liberté d’esprit.
Avec le foot, nous avons la perte de la liberté d’esprit associée à la vulgarité.
Autre terme au sens en cours de perdition : le vulgaire est celui qui se laisse entraîner vers le bas par ses instincts, et subtilité : jouer avec ses pieds est vulgaire par rapport au rugbyman qui joue avec son corps en entier, comme la boxe française est plus vulgaire que la boxe anglaise.
Pauvre foule qui éructe dans les stades ou devant ta télé pour voir ce qui est souvent de la racaille cracher et taper dans un ballon, regarde-toi un instant, et songe qu’il fut un temps où tu te réunissais pour entendre les exploits rhétoriques de celui qui disait le sermon, le prêche ou l’homélie. De Saint Bernard au footballeur vedette, il est pour moins peu certain que nous ayons fait des progrès sur le plan spirituel.
Rédigé par : Xavier NEBOUT | 01 juin 2012 à 10:57