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Voici les sites qui parlent de Une victoire pour tous ? :

Commentaires

Jean-Paul Ledun

Le sectaire et sa bande au pouvoir.
Tout ce que ce Monsieur fait et dit est marqué de sectarisme.

Je n'invite que les Premiers ministres de gauche (les autres n’ont pas servi la France ?).
Je suis très satisfait de mon petit 51% et ne fait aucune ouverture…
Je décide de me planquer derrière mon Premier ministre juste pour marquer ma différence avec mon prédécesseur.

M. Ayrault en premier ligne ! Lui qui a toujours été assis au quinzième rang…
Ca va faire des étincelles.
Au moins va-t-il, en bon homme de parti, pouvoir gérer les dissensions annoncées après la fête (demain) entre les courants du PS et autres EELV-FG.

J'espère que M. Hollande ne va pas gérer son quinquennat avec l’unique idée fixe de ne surtout pas faire pareil que Sarko.
C'est faiblard comme ambition.

Qu'il porte attention a sa santé. Á force d'avoir les mots « simplicité », « respect » et « humble » à la bouche il va finir par s'étouffer.

Le style c'est bien, surtout sur les blogs et dans les rédactions.
L'ambition, le charisme et la prise de risque c'est mieux.
Les déceptions s'annoncent.

Je n'ai pas aimé cette passation.
Pourtant c’est simple comme le 8 mai.
Sarko réussit sa sortie.
Hollande loupe sa rentrée.

Laurent Dingli

Je trouve que François Hollande manque d'élégance. Il vient de rendre hommage à tous les anciens présidents de la Vème République... sauf à Nicolas Sarkozy. Bien entendu, il ne s'agissait pas de louanger celui qui fut un adversaire politique - c'eût été un non sens, sans doute une hypocrisie - mais enfin, il aurait pu mettre un seul élément à l'actif de son prédécesseur, par simple courtoisie.

Patrice-Hans Perrier

Suite à mon commentaire j'aurai aimé que l'on puisse consulter mon article :

http://www.vigile.net/De-quel-Front-s-agit-il

Je me disais que ça vaut peut-être la peine de que mes cousins de France prennent connaissance d'une analyse faite en sol québécois.

De fait, l'information circule assez bien de la France jusqu'au Québec, mais l'inverse est beaucoup plus difficile...

J'ai déjà prêté ma plume à Bakchich Info et je sais de quoi je parle...

Il serait temps de resserrer les rangs et de prendre en compte la masse critique qui existe au Québec.

Nous sommes quelques-uns à suivre avec une attention soutenue la politique française et nous croyons qu'un jour il y aura beaucoup plus que la sempiternelle «non-indifférence, non intervention» entre nos deux contrées.

Au plaisir Monsieur Bilger !

Patrice-Hans Perrier

Bien le bonjour du Québec,

Me revoici avec une analyse portant sur la poussée d'un Front National qui vaudra - peut-être - plus de 40 % des intentions de votes par-delà les élections législatives de juin 2012.

Si le FN change de dénomination et que la Coalition Bleu Marine fait la démonstration d'être plus qu'un parapluie électoraliste, nous assisterons peut-être à un changement de paradigme...

Sans être un supporter du FN, j'estime néanmoins que la performance de Marine Le Pen fut remarquable et augure presque ... l'esquisse d'une Sixième République dans un proche futur.

Laurent Dingli

Alexandre de Sao Paulo,

Vous comparez sérieusement Nicolas Sarkozy et le Front National d'une part, le parti communiste et la Corée du Nord d'autre part... Qu'ajouter de plus à cette remarque surprenante ? Peut-être qu'il y a là un amalgame un peu abusif. Pour ma part, je récuse cette comparaison, tout n'est pas égal, tout ne se vaut pas, et, s'il a commis des fautes que nous avons parfois condamnées d'une même voix, l'ancien président de la République n'a jamais soutenu un système non démocratique. Ne confondez pas tout.

Christian C,

Je ne me sens pas en difficulté, je vous dis seulement que le terme de "champion" est impropre à une attitude critique et relève de l'idéalisation. Quant au "dialogue de sourds" (merci d'avoir rectifié), il exprime la lassitude que j'ai de répondre depuis tant d'années aux mêmes reproches ; le dire n'est pas suspendre tout échange, mais lui donner peut-être une autre forme. Vous me dites en difficulté, mais vous savez bien que j'ai déjà répondu peut-être cent fois au catalogue à la Prévert que vous publiez (est-ce là d'ailleurs l'échange que vous appelez de vos voeux ?), et ne crois pas m'être jamais défilé. Mais je considère qu'il est inutile de répéter ce que nous avons écrit tant de fois, les uns et les autres sur la personnalité de Nicolas Sarkozy sans jamais parvenir à un compromis. En revanche, vous avez dressé votre bilan du quinquennat en réponse au mien, c'est parfait. Maintenant, j'espère que nous échangerons sur le quinquennat qui commence.
Bien cordialement

Jean-Paul Ledun

« …tandis que ses électeurs, aujourd’hui encore, sont assimilés aux masses nazies de Nuremberg (par Axel Kahn, frère du précédent)... Honte à tous ceux qui ont participé à ces attaques indignes d’une grande démocratie comme la nôtre. »

Laurent Dingli

Il en fallait un pour me défendre et c’est vous !
Merci Laurent. Content de vous relire.

J’étais en curieux dans la masse de « Troca-Berg ». La foule était chamarrée et bon enfant.
Aucun nazillon en vue, je confirme.

Je note, répète et souligne une fois encore, n’avoir trouvé personne parmi nos chevaliers blancs, parmi les indignés á la petite semaine que l’on peut lire ici á tire-larigot, pour ne serait-ce que dénoncer les propos du frère de l’autre !

J’en prends bonne note. Le moment venu ça va gicler, comme dit Christian Millau qui régale mes soirées avec son « Journal d’un mauvais français ».
Je le recommande á tous.

Alex paulista

@ Laurent Dingli

Vous avez raison, vous ne comprenez pas ma prose.
Je dois mal comprendre la vôtre également, car vous dénoncez les communistes qui, certes, ne soutiennent pas la collectivisation mais savent rester proches de ceux qui la pratiquent... et vous faites la même chose avec Sarkozy.

Et quand on vous répète que ce n'est pas tolérable, pas négociable, vous demandez de changer de disque.
En même temps, vous moquez - à juste titre - Debray et ses postures vagues et détachées...

calamity jane

Les élections c'est super ! Elles permettent de révéler des personnalités même parmi les commentateurs et foi de lectrice il faudra en tenir compte à la lecture de prochaines
interventions. Quelques-uns et une restent dans la cohérence de leur réflexion et interventions.
Les cinq années qui viennent de s'écouler ont bien marqué les esprits du sceau du "plus fort que moi tu meurs" et je n'ai plus l'impression d'être dans un pays qui se prétend et se croit grand mais "au marché de Brive-la-Gaillarde à propos de bottes d'oies-gnons" mais sans crier "morts aux vaches, vive l'anarchie" ; en bref manquant de souffle régénérateur.

Christian C

Laurent Dingli,

« quittons le bac à sable et la maternelle » ?

« Dialogue de sourd » (heureusement, dans votre élan, vous l’avez mis au singulier) ?

J’ai une dilection pour la discussion, l’échange, mais dès que l’adversaire se sent en difficulté, on en arrive aux caricatures, voire pire.

Dommage.

Pierre-Antoine

@Colette G.

FH n'a pas été élu avec 52% des électeurs, mais avec 52% des suffrages exprimés...

Les blanc ne comptent pas dans le décompte, mais ils ont manqué à NS et ça a compté !

Il n'avait qu'à tenir compte de ses promesses !

FH ferait bien d'en tenir compte...

Et ce n'est pas une vague menace comme dirait notre ami oursivi, sinon 2017 ce sera une déferlante marine :-D

Cordialement

Pierre-Antoine

Pierre-Antoine

@Lucterius

Comme le soliveau, FH a des qualités bien gentilles... seront-elles à la hauteur de la tâche qui l'attend lui et surtout ses amis !

L'avenir nous le dira, 2017 n'est pas si loin... Rappelez-vous il y a pas si longtemps un homme sortait du Fouquet's chargé de qualités et NOUS étions plein d'espoir... et... l'avenir l'a dit !

Cordialement

Pierre-Antoine

Pierre-Antoine

@oursivi

J'avais fait une projection NS 50,01% FH 49,99 % et comme NOUS sommes +2000000 à avoir voté blanc, ma projection aurait pu s'avérer juste !

Pas de vague à l'âme dans ce choix.

Cordialement

Pierre-Antoine

Laurent Dingli

Alexandre de Sao Paulo,
Je ne comprends pas bien votre prose, vous m'opposez en effet des choses que j'ai moi-même dénoncées (EPAD), parfois même avant votre intervention si brillante sur ce blog (politique d'immigration), donc... Quant aux problèmes des binationaux qui vous touche personnellement, si mes souvenirs sont exacts, vous les ressassez depuis des années : encore une fois, et au risque d'être désobligeant, on a bien compris le message. Changez de disque mon vieux.

Catherine Jacob,
Que vient faire ici Louis Renault ? J'imagine que cela vous démangeait depuis un moment de le placer. Une alerte google (je ne lis plus malheureusement le blog de PB depuis un an environ) m'avait indiqué que vous aviez eu l'amabilité de qualifier mon travail d'hagiographie. Je ne sais plus quel est le trait dont je vous ai gratifié jadis et auquel vous vous sentez ainsi obligé de répondre de manière détournée et, il faut le dire, si peu courageuse. Savez-vous au moins de quoi vous parlez ? J'en doute.

Christian C,
Nicolas Sarkozy n'est pas mon "champion" comme vous dites, mais un homme que j'ai respecté, chaleureusement soutenu et aussi critiqué, quittons le bac à sable et la Maternelle, voulez-vous ? Je vous souhaite de pouvoir critiquer François Hollande comme je l'ai fait pour Nicolas Sarkozy. Pour le reste, je ne me sens ni l'envie ni le courage de reprendre un dialogue de sourd, quelle que soit par ailleurs la profondeur de nos convictions respectives.

Alex paulista

@ Laurent Dingli, Christian C

Je rejoins Laurent Dingli sur le fait que les petits pois sont assez anecdotiques. Non, le problème avec le président sortant est, comme il a été dit précédemment, qu'il a foulé aux pieds certains droits fondamentaux des citoyens, et surtout de ceux d'origine étrangère, nés à l'étranger, marié avec des étrangers, binationaux.
Aussi avec les syndicats, les magistrats...
Ces libertés prises avec le fondement même de la Nation ne sont pas acceptables.

En somme, tout est une affaire de degré d'acceptation. Certains pensent que payer un peu plus d'impôts ou de droits de succession qui seront peut-être gaspillés mais auprès de gens qui gagnent 800 euros par mois est fondamentalement moins grave (surtout si c'est pas eux qui les payent !) que de renier les principes fondamentaux de notre pays, surtout quand au final on se dit que Liliane Bettencourt imposée à quelques pourcents sur ses revenus réels reçoit 40 millions dont une partie revient probablement dans les "cassettes" de l'UMP.

Mais on peut aussi se dire qu'une mauvaise gestion est source de guerre civile et que c'est finalement plus grave que d'emprisonner des enfants innocents en centres de rétention administrative ou que de placer son fils en échec scolaire à la tête de l'EPAD.

Ce n'est simplement pas mon avis, car la France n'est pas la Grèce, et que les socialistes ont montré sous Jospin qu'ils n'étaient pas forcément plus mauvais que la droite sur le plan économique.


J'entends les arguments de la droite.
C'est juste une question de hiérarchisation, la vie vaut plus que la bourse (même si celle-ci me nourrit).

Comme disait Alain, “ce sont les passions et non les intérêts qui mènent le monde.”

Bien à vous.

Catherine JACOB@Laurent Dingli

@Laurent Dingli | 09 mai 2012 à 10:46
"L'histoire des "petit pois" m'a plutôt amusé et, sans jeu de mots, il n'y a pas de quoi en faire tout un plat."

A l'occasion de l'avancement du dossier Louis Renault adressez-vous voir au besoin au Tribunal, de la façon suivante:
"Monsieur le Président du Tribunal des petits pois" et rendez-nous compte de l'effet produit. ça m'intéresse.

Christian C

Laurent Dingli,

votre bonne foi est un peu moins granitique dans votre réponse, que je reçois néanmoins volontiers.

Pour avoir eu la chance d'exercer des responsabilités, je sais, et je l'ai appris parfois à mes dépens, à quel point ce que "le chef a dit" est reçu avec un poids décuplé par ses auditeurs. La "façon dont le chef l'a dit" est également primordiale. Rappelez-vous M. Sarkozy s'exprimant (je crois, devant des patrons) à peu près en ces termes : "désormais, quand il y a une grève en France, plus personne ne s'en aperçoit", le tout appuyé du sourire goguenard de Stéphane Guillon envoyant son billet sur France Inter.

Outre les quelques illustrations citées plus haut, votre champion a, dans un nombre d'occurrences important, fustigé, moqué et stigmatisé des catégories (travailleurs du privé, salariés du service public, fonctionnaires, patronat, organisations syndicales, magistrats, journalistes, immigrés, adversaires politiques). Si c'est le rôle d'un chef de parti, à l'extrême limite d'un ministre, ce comportement contribue à abîmer la fonction présidentielle.

Qu'il s'étonne d'avoir perdu des électeurs dans ces catégories est amusant.

Ses propos sur "les assistés", les "subventionnés", les bénéficiaires du RSA qui doivent un service minimum (s'ils trouvaient un boulot, peut-être n'auraient-ils pas besoin du RSA ?).

Cette défausse sur les catégories les plus faibles parfois ou sur les immigrés des difficultés du pays est indigne. Cette façon de s'adresser aux "vrais travailleurs" pour les mettre de son côté en moquant ceux qui sont chômedu n'est pas digne.

Cette façon de recevoir le Premier cercle - le club des contributeurs les plus généreux de l'UMP - au Bristol en tant que président de la République n'est pas digne.

Laurent Dingli

Christian C,

Vous revenez sur les deux ou trois éternelles formules malheureuses employées par le président sortant, essentiellement au début de son mandat. Bon, bien, d'accord, vous l'avez tous martelé chaque jour depuis cinq ans : on n'ignore pas, on sait, on a compris ! Maintenant, ses opposants de gauche ont le front de parler de stigmatisation alors qu'ils n'ont fait que cela pendant le quinquennat, jamais un président de la République (et parfois aussi ses électeurs) n'ayant autant été dénigré, insulté. L'histoire des "petit pois" m'a plutôt amusé et, sans jeu de mots, il n'y a pas de quoi en faire tout un plat. Que la morgue de certains en ait pris un coup, c'est une évidence. Pour l'histoire du Kärcher, Nicolas Sarkozy a repris les termes d'une habitante de ce quartier qui n'en pouvait plus. Elle avait le droit d'être prise en compte, car elle aussi fait partie de la République, que je sache.
Vous me dites que l'extrême gauche "ne défend ni la collectivisation des biens de production, ni le goulag". Non, certes, elle ne les défend pas ouvertement mais les justifie souvent par le soutien qu'apportent plusieurs de ses membres, et non des moindres, à l'un des régimes les plus barbares de la planète, la Corée du Nord : je vous conseille à ce sujet de lire le terrible témoignage du jeune rescapé du camp 14 qui a vu sa mère pendue sous ses yeux (il l'avait lui-même dénoncée) et qui a souffert de la faim toute sa vie au point de devoir trier les excréments pour trouver de quoi survivre ou manger des rats crus... Je me souviendrai toujours de ce député communiste français posté sur la frontière, côté nord-coréen, mais tourné, haineux et hilare vers la sentinelle américaine...
Le Front de gauche (en fait le PCF redécoré) ne prêche pas ouvertement le goulag de même que, aux dernières nouvelles, le FN ne défend ni Treblinka, ni Auschwitz. Formidable ! Quelle nouvelle ! Nous progressons. Pour ma part, je n'aime ni les uns ni les autres et je trouve ces deux extrêmes aussi dangereux.

cec rob

Monsieur Bilger,

De quoi allez-vous pouvoir parler maintenant ? Il y a bien un moment où le sujet "Sarkozy" sera épuisé, non ? En tous cas, il y a plus de 48% de citoyens (donc la moitié) qui, personnalité ou pas de Sarkozy, auraient aimé garder la France à droite, c'est-à-dire tablant sur la responsabilité individuelle, s'offusquant de l'assistanat, souhaitant du dynamisme et de la liberté d'entreprendre, et surtout, surtout, d'accords pour les efforts nécessaires pour que la dette baisse.
Aujourd'hui, nous partons pour 5 ans de dérive dispendieuse, qu'à la fin nous mettrons 15 ans d'alternance à droite à effacer. Nous en avons fait l'expérience après les années effarantes de Mitterrand, Fabius, Aubry et consorts que nous payons encore aujourd'hui.
J'espère vous lire aussi critique de la nouvelle majorité (et de F. Hollande) que vous l'avez été de N Sarkozy. Tiens au fait, combien ça coûte un avion privé Tulle-Paris ?

Christian C

Laurent Dingli,

juste deux points.

Une pratique modernisée de la présidence peut aussi se faire sans racaille, sans Kärcher, sans "casse-toi,...", sans "descends un peu le dire...", et surtout sans un discours stigmatisant en permanence ses adversaires politiques, les syndicats, les fonctionnaires, les magistrats, etc., fainéants, petits pois, amis des délinquants...

L'extrême gauche que vous pointez du doigt propose, elle aussi, des solutions stupides ; mais elle ne défend ni la collectivisation des biens de production, ni le goulag. Et surtout, surtout, elle ne préconise pas la préférence nationale, soutenue par le FN, et dans la dernière ligne droite par Nicolas Sarkozy. La préférence nationale est une rupture du pacte républicain né des mains du CNR sur les fonts baptismaux de la France libre.

Laurent Dingli

Alexandre de Sao Paulo,

Rechaussez vos lunettes, mon ami, j'ai évoqué le Grenelle de l'environnement, mais l'heure et le lieu ne sont pas aux détails. Pour autant, ne caricaturez pas une action qui, dans le domaine de la protection de l'environnement, non seulement fut loin d'être vaine, mais ne connut pas en France de précédent. Je me réjouirai si François Hollande en fait autant et, bien entendu, davantage. Encore faut-il que le parti Europe-Ecologie-les-Verts se souvienne seulement que le sujet existe au lieu de faire du sous-Mélenchon. Nous en reparlerons.

Laurent Dingli

Christian C,
Tout d'abord, merci pour le caractère modéré de votre réaction.
En effet, nous pourrions évoquer longuement le comportement de Nicolas Sarkozy : bien que le sujet ait déjà été maintes fois traité, il y aurait encore certainement beaucoup de choses intéressantes à dire au-delà des affirmations tranchées (l'agitation pour les uns, le volontarisme pour les autres).
En ce qui concerne les questions économiques, je trouve que, de la part de l'un de ses plus fermes opposants sur ce blog, les avancées mises au crédit de Nicolas Sarkozy et de son équipe sont déjà significatives et j'eusse aimé entendre davantage de propos mesurés de la part de l'ancienne opposition au cours du quinquennat qui s'achève. Ainsi reconnaissez-vous, entre autres, à Nicolas Sarkozy "la capacité à se mobiliser et à mobiliser ses équipes dans des situations de crise grave, et de tenter de négocier des solutions créatives avec ses partenaires". Bel hommage rendu par un adversaire politique, quoique son caractère si j’ose dire « posthume » lui enlève un peu de force et d’authenticité. Vous ajoutez d’ailleurs aussitôt : "Je ne vois guère plus, et ce bilan aura été plus celui d’une bonne volonté que de l’efficacité". Cher Christian C, je souhaite de tout coeur à François Hollande et à son équipe d'avoir la même efficacité face à la crise dont l’Europe n’a pas fini de subir les effets.
Retenons encore avec vous la réforme des universités, la réforme judiciaire, même avec les réserves que vous avez indiquées (critique de son caractère partiel ainsi que de la méthode employée), la réforme du CSM, sans oublier celle des retraites dont vous nous dites qu'elle ne sera pas financée après 2017.
Si je ne trahis pas vos propos, vous listez donc un nombre important de réformes dont vous évaluez au cas par cas l'efficacité insistant par ailleurs sur la brutalité de la méthode utilisée. Mis à part des points de divergence sur les conséquences des réformes mentionnées, je crois que c'est sur le dernier point - celui de la méthode - que réside l'abcès de fixation et l'une des sources les plus profondes de notre désaccord : je considère en effet qu’étant donné l'état de blocage de la société française - notamment en raison de l'héritage de Jacques Chirac - le pays, empêtré dans l’immobilisme, corseté par des réflexes corporatistes d'un autre âge, avait besoin d'être un peu bousculé pour qu'on lui imposât quelques changements salutaires. Philippe Bilger et quelques autres eussent aimé un appareil d’Ancien Régime avec tous les ménagements, circonvolutions, formes et autres précautions que l’on aurait pris jadis avec les notables des cours souveraines, et voici qu'on leur donne un Bonaparte qui aurait des manières de Cosaque. Certainement, la forme aurait pu être parfois plus respectueuse, mais, dans l'ensemble, ce que vous considérez comme un passage en force a permis d’engager ou de réaliser des réformes importantes avant et pendant la crise mondiale. Manière de hussard, dans certains cas, oui, mais je me souviens d’interminables réunions, conférences et concertations, notamment lors de la préparation de la réforme des retraites. Et je ne crois pas non plus que la réforme des universités fût menée « à la hussarde », loin de là.
Plutôt que "l'émasculation" du droit de grève, pour reprendre votre terme, pourquoi ne pas voir dans cette réforme une possibilité de plus offerte aux partenaires sociaux de négocier avant d'entrer en conflit ?
Pour les personnes que vous citez apparemment comme représentant pour vous la lie du sarkozysme, je n’en pense pas grand-chose si ce n’est que j’ai critiqué la politique de Claude Guéant, sans me prononcer sur l’homme, que Lefebvre ne m’était pas particulièrement sympathique et que j’apprécie en revanche Nadine Morano - mais toutes ces questions personnelles n’ont somme toute guère d’importance et chacun a « ses têtes ». (J’en ai un certain nombre au Parti Socialiste)
A propos de la nomination du président de France Télévisions, je pense comme vous que c’était une erreur politique.
Vous dites que Nicolas Sarkozy a abaissé la pratique de la présidence de la République, je dirais au contraire et sans jésuitisme qu’il l‘a fait changer en y apportant son individualité, son humanité et, de ce fait, bousculant les règles du genre. Certains préfèrent les figures marmoréennes, c'est leur droit. Cela nuit-il pour autant à la fonction ? On a l’impression d’une sorte de crime de lèse-majesté républicaine. Peut-être parce qu’on ne se rend pas assez compte que tout, chez Nicolas Sarkozy, fut singulier, souvent pour le meilleur, plus rarement pour le pire, et que ce qui s’est passé pendant cinq ans ne pourra jamais se reproduire.
Enfin, vous concluez en abordant la question du Front National, écrivant notamment « Quand on est gaulliste, républicain convaincu, est-il honorable de se déguiser sous la défroque de la « préférence nationale » pour garantir ses réserves de voix en les escroquant ? » . Je pourrais bien sûr vous répondre par une autre question: « Quand on est socialiste réformiste, démocrate convaincu, est-il honorable de s’allier à la fois avec l’extrême gauche et le centre droit pour garantir des sièges aux Législatives en escroquant les deux sources incompatibles de cet électorat ? ». Mais comme je ne veux pas me défiler, je vais vous répondre directement : il n’est pas honteux à mes yeux de s’adresser aux électeurs du Front National si l’on refuse clairement toute alliance avec ce parti et si l’on n’abdique pas ses propres valeurs. Pour ma part, je n’ai pas apprécié le manque de clarté de Nicolas Sarkozy sur le choix aux législatives en cas de triangulaire avec le FN tandis que sa porte-parole, NKM, et d’autres représentants de l’UMP avaient pris des positions fermes. La sortie sur Schengen était, probablement une promesse de Gascon à visée électorale, mais pas seulement. Car il faut bien comprendre une chose : comme toujours, la crise - et celle-ci est de grande ampleur - stimule considérablement les partis extrémistes (gauche et droite confondus), comme nous en avons l’exemple dans toute l’Europe et très récemment en Grèce. Dans un tel contexte, je suis convaincu qu’il faut trouver une voie médiane : rassurer les inquiétudes sans pour autant renier ses convictions. C’est un jeu d’équilibriste qui s’adresse aussi bien à l’extrême droite (en évoquant l’identité nationale, l’immigration, les frontières) qu’à l’extrême gauche (en parlant de la haute finance, des délocalisations, des méfaits du capitalisme, etc.). Chaque représentant des deux partis, P.S. et U.M.P. sont et seront confrontés à cette réalité en temps de crise et devront composer avec ces forces aux tendances non démocratiques, ce qui n’exclut pas une certaine dose de démagogie. Et dans cet exercice, mis à part les désaccords que j’ai mentionnés, je crois que Nicolas Sarkozy n’a nullement démérité.

Alex paulista

@ Laurent Dingli

Vous avez oublié l'écologie, vous qui y êtes sensible, je suis étonné.

Quel grand écologiste, ce président !

La taxe carbone, le Grenelle de l'environnement, Juppé ou Borloo ministres "transverses" qui coordonnent l'action de tous les ministères pour qu'elle soit plus verte.
Visiblement, vous n'avez pas eu votre compte de f... de gueule.

Rassurez-vous, les socialistes seront à la hauteur...

calamity jane

@ sylvain

Vous êtes en train de nous dire que tous ceux qui n'appartiennent pas à l'huemp sont socialistes ? ou que certains français sont incapables de penser autrement que partisan ?
La certitude c'est qu'aujourd'hui la droite se rappelle péniblement à l'humanisme perdu pour ne pas perdre la face devant une déroute qui a été signifiée lors de tous les
scrutins intermédiaires...
Je préfère penser que vous êtes déçu plus qu'apte au dénigrement aveugle.

Christian C

Laurent Dingli,

Je respecte votre appréciation de la pratique de Nicolas Sarkozy président de la République, même si je reste convaincu du caractère très néfaste de certains de ses comportements antirépublicains, et très réservé sur sa « politique économique ».

Il serait vain de dresser un inventaire des comportements qui ont choqué nombre d’entre nous. Si vous le souhaitez néanmoins, je reste à votre disposition.

Que retenir de positif de ses réformes économiques ? La suppression de la taxe professionnelle, qui pénalisait l’emploi et l’investissement ; les quelques tentatives de réduction du coût du travail, dont la très récente TVA « antidélocalisations » (reconnaissez mon effort pour parler le Sarkozy dans le texte) ; la capacité à se mobiliser et à mobiliser ses équipes dans des situations de crise grave, et de tenter de négocier des solutions créatives avec ses partenaires. Je ne vois guère plus, et ce bilan aura été plus celui d’une bonne volonté que de l’efficacité. La réforme des retraites est sûrement le chantier le plus difficile qu’il ait mené à un terme, même si ce terme devient caduc dès 2017.

Pour le reste, on retiendra la réforme des universités, une partie de la réforme judiciaire menée à la hussarde et sans aucune concertation avec la représentation nationale ni avec les membres du corps judiciaire, la réforme du CSM même si elle n’a pas conduit à l’indépendance de la magistrature, la réforme de l’obligation de prévention d’arrêt de travail, qui sans dire son nom revient à une émasculation du droit de grève. La réforme territoriale ? Si vous en avez une vision plus précise que la mienne, je suis preneur ; cette réforme est emblématique de l’action politique de NS : faire vite, tout seul, sans expliquer, sans négocier, pour résumer, brutalement.

Je ne sais si vous aviez entendu parler, avant le « gaullisme » sarkozien, de Nadine Morano, Frédéric Lefebvre, Claude Guéant, Bernard Squarcini ou Frédéric Péchenard ; toutes ces personnes m’étaient inconnues, et je me demande si je n’aurais pas été satisfait qu’elles le demeurassent.

Je n’avais plus connu, depuis des décennies, la nomination des patrons de chaînes par le président de la République. Considéreriez-vous qu’il s’agit là d’un progrès ?

Certes, pour abréger, j’en suis d’accord avec vous : « Nicolas Sarkozy n’a pas abaissé la République », car le statut du chef de l’Etat ne lui permet pas de le faire. Il n’a abaissé que la pratique du président de la République française.

Je n’oublierai pas que Nicolas Sarkozy s’est abaissé à endosser la terminologie, les thèmes, les « gimmicks » de la famille Le Pen pour « pomper » les voix de leurs électeurs. Alors, juste une question : quand on est gaulliste, républicain convaincu, est-il honorable de se déguiser sous la défroque de la « préférence nationale » pour garantir ses réserves de voix en les escroquant ?

Je préfère retenir les images diffusées ce matin, celles de l’ancien et du futur président, à l’unisson du cérémonial républicain, fût-il désuet : nous étions invités au spectacle d’un président sortant et de son stagiaire, pareillement émus de l’événement et également contents de donner aux Français le spectacle de l’union. Vous devez avoir raison : mon côté midinette reprend le dessus.

Je suis convaincu que Nicolas Sarkozy est un démocrate, un républicain, un partisan du pacte républicain. Alors pouvez-vous comprendre que son comportement, qui l’a conduit à endosser la défroque du Patrick Buisson de base, l’ait desservi ?

Il a manqué l’occasion d’être un grand président.

Colette G.

@Savonarole 8.5.12 11.57

Parce que j'avais apprécié le ton acide-amer de votre commentaire, j'ai eu envie d'y répondre à ma façon... et je m'attendais en retour à une volée de bois vert... OUF !
Merci pour votre commentaire bienveillant, avec lequel je suis encore d'accord, avec toutefois un bémol pour la Reine Christine embringuée dans une histoire France 4 abracadabrantesque, bonne journaliste mais comme à L'Express trop autoritaire/ péremptoire pour diriger, quant à Kouchner = "silence radio de ces deux-là... Ils vont réapparaître, elle était déjà à Vincennes (ou je ne sais plus quel lieu).

Le vin est tiré, les jeux sont faits, wait & see... mais la contestation et l'indignation sont toujours possibles !

Bonne journée

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