Nicolas Sarkozy se singularisera toujours.
Je ne fais pas allusion à ces quelques menaces suspendues sur sa tête et qui vont avoir le droit maintenant de se concrétiser si les magistrats le décident. En dépit des apparences, la situation de Nicolas Sarkozy n'est pas semblable à celle de Jacques Chirac qui pour des infractions très anciennes commises en sa qualité de maire de Paris a été condamné au mois de décembre 2011. Il me semble qu'au cours du dernier quinquennat sont apparues, aussi bien sur le plan national qu'international, des ombres troublantes, des processus suspects qui maintenant, avec le changement de statut de Nicolas Sarkozy, vont pouvoir être dissipés ou aggravés. La chape de silence et d'impunité consubstantielle au mandat présidentiel dorénavant n'est plus de mise. Levée, que va-t-elle libérer ?
Mais quelle étrange, surprenante démarche pour un ex-président, seulement dans une affaire - le dossier Bettencourt concernant le financement de sa campagne de 2007 -, de s'adresser de manière en quelque sorte préventive au magistrat instructeur de Bordeaux pour lui faire part de certains éléments espérés décisifs ? Envoyer son agenda au magistrat pour tenter de contrebattre l'existence de plusieurs rencontres de Nicolas Sarkozy avec Liliane Bettencourt dans une période sensible n'est pas neutre quand on n'admet que la réalité d'une seule.
Ce comportement est paradoxal. Au moment même où il est redevenu un justiciable ordinaire, Nicolas Sarkozy démontre qu'il ne l'est pas puisqu'il prend une initiative rare, étonnante, probablement sur le conseil de son remarquable et discret avocat Me Thierry Herzog (20 minutes, Journal du Dimanche, nouvelobs.com).
N'est-elle pas dangereuse aussi car susceptible d'une interprétation très contradictoire ? La bonne foi de Nicolas Sarkozy, car qui irait ainsi spontanément anticiper sans être forcément à l'abri de tout soupçon ? Une habileté suprême en feignant d'apporter officiellement dans le débat des éléments dont on laisse croire qu'ils seraient les seuls à pouvoir intéresser et convaincre le juge, comme si d'autres, dissimulés et plus accablants, ne pouvaient pas exister ? Il est clair que, dans les deux cas honnête ou malin, prendre les devants a pour objectif d'éteindre l'incendie avant qu'il soit vraiment déclaré et de circonscrire le champ de la preuve. Magistrat instructeur, je m'interroge au moins sur le sens à donner à cette transmission qui paraît vouloir faciliter l'administration de la justice alors que peut-être subtilement elle vise à l'entraver. Derrière elle, l'inquiétude pointe. Et l'empressement est à analyser.
Nicolas Sarkozy a connu une victoire puisque l'assemblée plénière de la Cour de cassation a décidé que "le chef de l'Etat qui ne peut être entendu ni poursuivi pendant la durée de son mandat a en revanche le droit de porter plainte" (Le Monde sous la signature de Franck Johannès). Cet arrêt a été rendu contrairement aux conclusions de l'avocat général qui avait souligné que "l'avenir professionnel des magistrats dépendant du chef de l'Etat qui les nomme, une situation était créée structurellement, qui paraît incompatible avec le respect des règles du procès équitable".
Sans vouloir offenser Me Emmanuel Piwnica, avocat émérite à la Cour de cassation et au Conseil d'Etat, qui a qualifié de "victoire splendide" cette décision, reste qu'il est permis, en parfaite sérénité, de mesurer la pertinente portée des observations de l'avocat général.
Pour contredire l'argument de la rupture de l'égalité des armes entre les parties, est-il suffisant de retenir comme acquis le fait que "les juges une fois nommés, inamovibles, ne reçoivent ni pressions ni instructions dans l'exercice de leurs fonctions juridictionnelles" ? La réponse est théorique, abstraite, noblement classique mais ne devrait-on pas considérer que la dépendance institutionnelle incontestée et objective crée par elle-même, avant qu'il soit nécessaire d'appréhender le concret de la pratique judiciaire, un risque de soumission, une inégalité évidente, en tout cas une plausibilité d'injustice ?
Au fond, la Cour de cassation a refusé de faire simple parce que l'approche moins limpide, plus complexe lui donnait la possibilité de célébrer en creux la parfaite indépendance théorique des juges sans avoir à se pencher sur les manifestations concrètes de celle-ci.
Nicolas Sarkozy précautionneux et précipitant le mouvement ici, légitimé là n'est qu'au début de son parcours judiciaire. L'attitude du pouvoir politique sera riche d'enseignement. Comme hier, avec une justice clairement aux ordres dans les dossiers délicats et sensibles ? Ou prêt à assumer les défis d'une justice effectivement libre et indépendante ?
@sylvain : fan de mangas cathyjacobesques | 19 juin 2012 à 09:37
« vos prêchi-prêcha piochés dans les revues mensuelles de l'établissement de Ville-Evrard »
L'établissement de Ville-Evrard soit http://www.eps-ville-evrard.fr/ , ne me concerne pas, vu que le centre hospitalier spécialisé en santé mentale de Metz c'est JURY: http://etablissements.hopital.fr/annuaire_structure.php?id=1472
Qui organise avec le concours de l'Académie de Nancy-Metz, des opérations comme celle-ci intitulée Au delà des différences, les regards se touchent. : http://www3.ac-nancy-metz.fr/pasi/IMG/57EMetzHopitalDeJour.pdf (2001-2004)
Et dont les médecins comme ici le Docteur
DALL'ASTA Anne : http://www.elkaimformations.com/fr/page/ficheformateur/11.aspx?fid=5
Font de la formation continue: http://www.elkaimformations.com/fr/page/formationsfullpage/6.aspx?fid=4
Quand est-ce qu'on respectera la différence, et quand est-ce qu'on arrêtera de se servir d'une image ringarde des HP pour tourner en dérision les gens qui ont, quoi que ce soit, Ce je n'sais quoi. Que d'autres n'ont pas.
Rédigé par : Catherine JACOB@sylvain : fan de mangas cathyjacobesques | 19 juin 2012 à 15:16
Libre et indépendante oui... mais par rapport à quoi/qui au juste ? je ne suis pas le seul à me poser la question semble-t-il.
Par rapport au pouvoir du moment ?
Ou par rapport aux différents dogmes politiques?
On le voit chaque jour à travers des juges réputés laxistes ou d'autres plutôt à l'opposé. Et encore ne parle-t-on ici que de ceux que l'on connaît car plus médiatisés... mais quid des autres ?
Des juges membres de syndicats ou réputés proches de tel ou tel courant ne sont à mon sens qu'un exemple de "partisanerie" et donc a priori plutôt pas d'indépendance.
Ils sont membres d'un sérail qui comme la classe politique peut se couper des réalités.
Les faits sont là : la magistrature est de moins en moins bien perçue par les citoyens qui ne se reconnaissent plus en elle.
Certes, en amont c'est au législateur de bien légiférer et c'est le citoyen qui élit le législateur (avec déjà un hic : l'abstention, non reconnaissance des bulletins blanc et absence de proportionnelle ou encore déni des référendums).
En outre l'application desdites lois est devenue non seulement de plus en plus complexe depuis Bonaparte mais carrément incompréhensible pour le quidam moyen. Même des juristes d'il y a quelques décennies (comme mon père) y perdent leur Dalloz et avouent leur désarroi.
Faut-il des émeutes de gendarmes lorsque deux d'entre eux (elles) se font tuer ?
Faut-il aller plus loin que ce que font des instituts pour la justice ? Qu'attend-on au juste pour rétablir l'équilibre ?
Les prisons pleines ne doivent en aucun cas justifier l'injustifiable que ce soit la délinquance violente ou celle en col blanc d'élus ou d'anciens élus.
Moins la République a les mains propres plus celle-ci favorise l'extrême.
Pire dès que l'on demande de la fermeté on est vite renvoyé dans les cordes en étant traité de fasciste...
Après tout peut-être est-ce à tester se diront alors ces personnes, alors là les ennuis commenceront, lorsque la foi dans la République et sa justice aura définitivement disparu non seulement chez les contrevenants mais chez les gens honnêtes.
Rédigé par : celui qui maugrée | 19 juin 2012 à 14:32
"Sidérée qu'il y en ait encore, des hommes comme des femmes hélas, pour croire qu'une "féministe" est forcément moche, mal-baisée, névrosée et j'en passe.."
écrit Catherine A..
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Mais qui a dit cela ici à part vous, en tout cas pas moi.
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nota : à titre personnel au terme de féministe je préfère celui de féminine ; comme je préfère (concernant les hommes) celui de viril à celui de phallocrate. J'ajoute que la beauté (physique) n'est pas tout même si elle a son importance.
Rédigé par : Mary Preud'homme | 19 juin 2012 à 13:51
La dinde du Poitou,
Elle est d'autant plus excellente que ça fait caqueter les poules !
J'ajouterai que Sa majesté royale est la dinde de la farce.
Rédigé par : Xavier NEBOUT | 19 juin 2012 à 12:48
L'exactitude de l'agenda de N.Sarkozy peut facilement être corroborée ou non par les services de police chargés de sa protection. Tout y est noté surtout ses déplacements, même privés.
Rédigé par : Pascal RIEGEL | 19 juin 2012 à 12:19
Mary, j'aime la séduction. Mieux, je pense qu'elle doit être la base des relations humaines ; mieux, si un chien venait vous faire des mamours et m'ignorait, je serais vexée comme un pou. Et j'aime aussi les hommes ; juste pas n'importe lesquels : pas les goujats, les frustrés, les bas du front, les qui se baladent leur phallus en sautoir, les qui prennent la vulgarité de corps de garde pour de l'humour... Je suis sidérée d'avoir à préciser ça.
Sidérée qu'il y en ait encore, des hommes comme des femmes hélas, pour croire qu'une "féministe" est forcément moche, mal-baisée, névrosée et j'en passe. Je crois qu'ils devraient réviser leurs classiques.
Peut-être est-ce mon cas (on n'a pas toujours sur soi un jugement clair) mais par contre je vous assure que mes copines féministes sont plutôt canon, parfois très, intelligentes, parfois très, drôles, parfois très ; bien dans leur peau. Rudement séduisantes quoi.
Rédigé par : catherine A. Mary, révisez vos classiques | 19 juin 2012 à 10:28
Bonjour Cathy Jacob
J'adore vos hiéroglyphes japonais ainsi que vos "japoniaiseries" amusantes, vos images à colorier et vos prêchi-prêcha piochés dans les revues mensuelles de l'établissement de Ville-Evrard et ses chambres caoutchoutées !
A quand des sudokus ??
Rédigé par : sylvain : fan de mangas cathyjacobesques | 19 juin 2012 à 09:37
sbriglia 18.6.2012 14.37
Votre pédanterie exacerbée est répulsive, l'emploi immodéré de "ps" est la marque de ceux/celles qui picorent ici et là, mais incapables d'une pensée aboutie.
Ravi de me compter au nombre de ceux/celles que vous vous vantez d'avoir épinglés à votre tableau de chasse ; ils/elles vous ont laissé, vous laissent à vos illusions perdues, avec ceux/celles qui n'ont jamais trouvé d'autres tribunes que celles d'un blog, qui ont lentement mais sûrement transformé le blog de M. Philippe Bilger en un grand n'importe quoi, une sorte de bistrot de sous-préfecture avec ses habitués, les avinés du délayage de rumeurs de caniveau pour assouvir leurs rancoeurs.
Ce qui est intéressant sur ce blog c'est le billet quotidien de Philippe Bilger qui peut être consulté, alors pourquoi être pollué par un hallali permanent, médiocre, souvent grotesque et intolérant. Restez entre vous, vous ne vous reproduirez pas, grand bien pour la blogosphère.
Rédigé par : Pietri S | 19 juin 2012 à 08:39
J'ai toujours eu un faible pour les fous du roi assumés, tel Sylvain qui avouez-le est parfois très spirituel. Ou les machos sympathiques qui nous donnent l'illusion jusqu'à un âge avancé d'être des princesses plutôt que des potiches.
En revanche, j'avoue avoir beaucoup moins d'indulgence pour les féministes aigries qui traitent nos pauvres hommes, souvent plus faibles et touchants que mal intentionnés, comme quantités négligeables et nuisibles et considèrent la séduction comme la septième plaie d'Egypte. Alors qu'elle n'est que le sel qui fonde toute relation authentique entre homme et femme.
Rédigé par : Mary Preud'homme @ Catherine A | 18 juin 2012 à 20:00
@ Jocelyne
Il aurait l'intention de revenir remonter les décombres l'ancien excité de la République ?
Il doit regarder son bilan en face ; et se rendre compte qu'il a gouverné les soixante-cinq millions de personnes du pays
et non les adhérents et sympathisants d'un parti...
Rédigé par : calamity jane | 18 juin 2012 à 18:57
@ Catherine A
Pourquoi tant de haine contre Sylvain ?
Rédigé par : Laurent Dingli | 18 juin 2012 à 17:17
@sylvain | 18 juin 2012 à 10:31
"La maîtresse de Flanbinet porte bien son prénom : VALERIE est l'anagramme de LAVERIE."
Et Catherine avec un C' mal écrit se lit Latrines ... dont la forme a été empruntée en Chine par des coupes à glace très Funny : http://www.8daren.com/shop/shop_pic.php?shopid=3255
Bon, et LESSIVE en japonais se dit SENTAKU (洗濯) qui est homonyme de "Le choix" (選択) de... Sophie peut-être bien.
(Laveries japonaises: http://ameblo.jp/club-jh/entry-10468501565.html )
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Question subsidiaire : combien de grains de café dans un sac de riz ?
Rédigé par : Catherine JACOB@Sylvain | 18 juin 2012 à 17:07
Vous vous étonnez, Monsieur Philippe Bilger, de la démarche de Nicolas Sarkozy, envoyant son agenda 2007 au magistrat qui instruit le dossier Bettencourt.
Cette démarche est en effet extrêmement puérile et je ne pense pas que Maître Herzog y soit pour quelque chose.
Auriez-vous incité - dans une telle situation - votre client à prendre ainsi les devants ? Je ne crois pas : comment accorder foi à un agenda ?
Les raisons de cette démarche tiennent à l'état d'esprit actuel de N.S.
Il sait bien qu'il a quelques épées de Damoclès au-dessus de la tête, qui peuvent lui mettre des bâtons dans les roues ; d'où ce sentiment angoissant d'impuissance et de blocage.
Il appréhende et il a le sentiment désagréable que les affaires en cours entravent ses démarches personnelles et retardent ses projets ; matérialiste, il peut craindre aussi des répercussions matérielles.
Or, il n'aura échappé à personne que N.S est un homme impatient, qui se veut LIBRE, indépendant, ne supportant aucune limitation, aucune entrave.
Vous n'ignorez pas non plus les lenteurs de la justice ; or N.S n'est pas le genre à subir et à attendre.
Actuellement, il est angoissé, stressé, sur les nerfs, électrique ; il se sent prisonnier d'une sorte de fatalité à laquelle il ne sait pas comment échapper ; il ne se sent pas libre d'agir, de prendre de initiatives et se demande ce qui va lui arriver.
Il peut ressentir un sentiment de blocage, d'impossibilité d'action personnelle pour réaliser ce qu'il veut. Et il le vit mal.
Pour lutter contre ce sentiment d'impuissance qui consisterait à attendre que la justice suive son cours, il prend les devants sur cette affaire, au risque de prendre des initiatives précipitées (et puériles ici), croyant pouvoir accélérer le cours des choses et forcer le destin.
D'autant que d'autres affaires vont suivre, sans aucun doute.
On récolte ce que l'on sème, dit l'adage populaire.
Il n'en reste pas moins que NS est dans une période de remise en question importante, qui lui demande de commencer autre chose, de s'ouvrir à la nouveauté (travail, loisir, passion).
En attendant, il gagne à canaliser les stress actuels par le sport ; il doit apprendre la patience ; les difficultés font partie de la vie et il faut bien y faire face avec humilité.
Jocelyne
Rédigé par : Jocelyne | 18 juin 2012 à 16:59
Catherine, pour une révision constitutionnelle, sans passer par un référendum, il faut obtenir en congrès 3/5 des voix des parlementaires (députés + sénateurs) ; un tout petit peu moins donc que les 2/3 mais tout de même pas si facile ; Compte tenu des 177 sénateurs il faudrait donc 378 députés PS et apparentés. Autant dire que certaines réformes prévues comme le droit de vote des étrangers ne sont sans doute pas pour demain.
Rédigé par : catherine A. Catherine J les 3/5 pour réforme constit | 18 juin 2012 à 15:59
Bah, Nicolas Sarkozy est libre de faire ce qu'il veut, maintenant.
S'il est de mauvaise foi, je pense qu'il est assez risqué d'aller faire son numéro dans le bureau d'un juge sur lequel il n'a plus tellement d'influence, et qui n'est pas forcément un perdreau de l'année...
Bref, tout cela n'est pas choquant, on verra bien le résultat.
Rédigé par : Alex paulista | 18 juin 2012 à 15:36
Vous avez en effet raison. Cela ressemble tellement à la position de "l'attaque est la meilleure défense" qu"il est permis d'avoir des doutes.
D'autant qu'il existe des témoignages concordants. Et des transferts d'argent prouvés.
Pourvu que les Juges ne subissent pas trop de pressions.
Rédigé par : yvan | 18 juin 2012 à 15:12
Rédigé par : sylvain | 18 juin 2012 à 10:31
Et "sylvain" rime avec cretin !... pas de chance !!!
Parfois, aussi on peut penser aux vieux vinyls qui tournent en crissant !
Rédigé par : Valerie (Comite de soutien aux Valeries) | 18 juin 2012 à 14:51
Nos chères têtes blondes ont pour sujet de philosophie au bac 2012 : «Serions-nous plus libres sans l'État ? »
Imaginez un brave boutonneux de 17 ans qui écrive dans sa copie qu'il pensait, comme Sarkozy en 2007, qu'il fallait "moins d'Etat et plus d'initiatives privées", puis qu'en 2010 il se soit pris d'admiration pour un crétin éleveur de chevaux du Béarn, un bègue intellectuel et politique, puis qu'après coup il se soit ravisé et ô miracle, ait trouvé que François Hollande était un gars super qui va moraliser tout ça...
Élève Philippe Bilger : zéro pointé, vous pouvez disposer.
Rédigé par : Savonarole | 18 juin 2012 à 14:43
"La réponse est théorique, abstraite, noblement classique mais ne devrait-on pas considérer que la dépendance institutionnelle incontestée et objective crée par elle-même, avant qu'il soit nécessaire d'appréhender le concret de la pratique judiciaire, un risque de soumission, une inégalité évidente, en tout cas une plausibilité d'injustice ?"
Je lis...
Je relis...
Je laisse reposer...
Je reprends à tête reposée...
Le vertige zenblablesque m'envahit...
Je n'ai pourtant pas bu...
Floue est la phrase.. .
Floue la pensée?
Boileau est loin...
Mon cher PB, il est heureux que vous n'ayez pas revêtu la robe d'avocat : vous auriez été un très mauvais défenseur.
Nicolas Sarkozy use des droits que sa défense et le Code de procédure pénale lui autorisent. Il appartient aux magistrats instructeurs d'apprécier la pertinence de tels arguments, dans le secret d'une instruction à laquelle ni vous ni moi ni aucun des commentateurs de ce blog n'ont accès.
Le reste est littérature, effet de blog et amphigouri.
Vous tombez, ce me semble, dans la présomption d'arguments fallacieux, cette présomption qui fait quotidiennement chuter tant d'avocats trop sûrs d'eux-mêmes.
Je ne doute pas de la "pureté" (..."sans nom" écrirait Laurent...) de votre antisarkozysme : elle est à la mesure de vos emballements initiaux. Est-ce une raison pour être à Sarkozy ce que Valérie T. est à Ségolène Royal, le ressassement sans fin, quasi morbide, d'une haine recuite que l'on essaye vainement d'habiller du masque de la liberté d'expression ?
PS : Nous avons supporté Ivana Fulli.
Nous avons insupporté Colette G.
Mais l'enfer est Pietri de bonnes intentions.
Rédigé par : sbriglia | 18 juin 2012 à 14:37
Je ne ferai pas l'injure à un animal, fût-il des moins sympathiques, de vous comparer à lui ; je dirai tout simplement que vous êtes un pauvre type contraint de venir squatter le blog de Philippe Bilger pour exister, tandis que la "dinde du Poitou" a , il n'y a pas si longtemps, réuni sur son nom sept millions de votants. Alors avec vos remarques et votre humour d'ivrogne vous pouvez aller vous rhabiller ; mais même en Smalto sur mesure vous aurez moins d'allure que la moins élégante des prostituées.
Rédigé par : catherine A. Sylvain, pauvre mec | 18 juin 2012 à 14:33
@ Xavier NEBOUT
Ah la justice rendue par le Grand Inquisiteur, c'était le bon temps !
Rédigé par : Achille | 18 juin 2012 à 13:02
Marie Dumont 11.12
Je vous approuve, tous ces surnoms, débiles, sont insupportables et indignes ; adressés à l'un ou à l'autre, ils sont faits pour humilier, ils ne grandissent pas leurs auteurs et leurs utilisateurs.
Rédigé par : Pietri S | 18 juin 2012 à 12:57
Tout gouvernant dérape à un moment ou un autre. OBLIGATOIRE. En revanche, s'il commet des erreurs majeures comme les mauvais choix politiques ou économiques, c'est tant pis, le vote lisse tout, en revanche on se régale de le pointer à raison des actes indélicats ou border line qu'il peut accomplir pour les besoins de la campagne, ou pour faire fonctionner son "appareil". C'est la justice, c'est la revanche des peuples, n'en parlons plus, ça n'en vaut pas la peine. Mais il est aussi amusant que le sujet politique, son apparat déposé, marche dans ce jeu et se livre, comme aujourd'hui, à cette opération de communication qui est peut-être une intoxication, encore qu'il semble bien naïf de croire qu'un juge d'instruction puisse couper là-dedans.
Bon, maintenant, disons un peu de mal de Hollande. En tant que socialiste, malin, ENA, il pourrait se souvenir qu'il sort aussi d'HEC et adopter un comportement pragmatique. Or, il est clair qu'il fait exactement le contraire de ce que lui propose la Cour des comptes et de ce que lui recommande l'Europe. Ayrault a été clair, il veut changer le cap de l'Europe. Je crains qu'il n'en ait pas les moyens et ne s'entête, jusqu'à dépecer la France pour démontrer que c'est lui qui a raison. Mitterrand avait été plus fin, ruine lancée, mais apparence sauvée, grand homme consacré... vanitas vanitatun.
En outre, Hollande n'est pas seul, s'il doit subvertir son succès il devra entraîner, ordonner, imposer à des tonnes d'idéologie hargneuse: qui a vu Mme Aubry hier soir, a compris ce que peut engendrer de haine la transgression d'un indépendant face à un apparatchik démantibulé. Mais Aubry et la haine c'est du synonyme.
Et enfin, si je compte bien, en raison de l'énorme abstention, des triangulaires liberticides, Hollande gouverne avec 26 % de votes favorables au Parlement. Légitimité, tu nous tiens, mais patience, tu nous fais avaler l'amer.
Il faudra suivre avec attention l'attitude des clients de la berioska de la Rue de Solférino et voir si nous dérivons vers l'étouffement ou la lutte armée. Et le clairon ne sonnera pas dans l'opposition, malade, mais bien dans la roseraie contre son jardinier qui a trahi le peuple en ne lui disant pas ce qu'il allait planter mais ça, c'est aussi la règle, trompe qui peut. M. l'ancien Avocat Général, est-ce un dolus bonus ou un dolus malus ?
Rédigé par : JMT | 18 juin 2012 à 12:51
La lecture des commentaires donne une idée assez précise des variantes de la définition de la liberté d'expression.
Tous de vaillants républicains et démocrates épris de liberté mais à la condition de penser comme soi, sinon attention... les qualificatifs pleuvent !
Une Assemblée Nationale 'nationale' dans laquelle toutes les tendances sont représentées, en apparence un chemin de rose et des épines... pour le Président et le Gouvernement.
Rédigé par : Pietri S | 18 juin 2012 à 12:50
Cela finit par être amusant, de voir des personnes qui se voudraient pourtant avisées dans ce domaine, désirer une justice indépendante.
Mais indépendante de quoi ?
Une justice totalement indépendante fait elle-même les lois. Cela n'a jamais existé - du moins officiellement car c'est ce que beaucoup de magistrats tendent à faire, et cela s'appelle d'ailleurs la tyrannie.
Or, si le juge ne fait pas la loi, c'est qu'il doit s'y conformer et donc qu'il y ait quelque chose pour veiller à ce que cette obligation soit respectée.
Donc, il faut donc que les juges soient responsables de leurs actes.
Alors maintenant je voudrais savoir comment on rend compte de ses actes en ne dépendant de personne.
A moins que le "personne" soit Dieu ?
Effectivement, ce serait la solution. Le prêtre rendant compte à Dieu seul, la justice serait alors ecclésiastique.
On peut toujours rêver du temps où la justice était aimée et vénérée...
Rédigé par : Xavier NEBOUT | 18 juin 2012 à 12:05