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Voici les sites qui parlent de Les ruines à droite, la victoire à gauche :

Commentaires

zenblabla

@Véronique, vous êtes soufflante!
Ici, en Alsace, toutes les manifestations pour la fête de la musique on été suspendues....

Il y a large concert d'ouverture de parapluies!
En fait, on attend ici l'orage de grêle, et cela nous oriente vers l'incommensurable ciel nuageux.
Attendant, pas le moindre orage au demeurant....
Y'a concert habituel d'ouverture de parapluies.

Comment faites vous pour publier ici à 5h50, le 21 juin, s'il n'est que 23h51 au 20 juin?
Ce doit être convention d'avance!

Faut pas dire que les jours, maintenant, vont raccourcir.
C'est tristesse d'ici, mais on sait l'oublier!

MS

Merci de votre réponse, JDR. Je m'étonne un peu de votre interrogation semble-t-il récente sur le sujet mais me réjouis de notre accord.
S'agissant de progressisme et de conservatisme, c'est pour des raisons conséquentes moins sur le plan socio-économique que sociétal qu'une plus grande distinction continue d'être opérante. En ce dernier domaine la gauche a souvent un coup d'avance que la droite rattrape plus ou moins rapidement. Mais une certaine propension de la gauche à confondre le mouvement avec le sens de l'histoire, quasi la force des choses, la conduit parfois à "fonder" sur ce seul mouvement la légitimité de son approche. Inversement et à proportion, frilosité et crispation peuvent s'avérer les freins d'une pensée de droite.
Progressisme et conservatisme ne me semblent donc pas constituer à coup sûr et par définition le gage d'une avancée véritable ou d'une préservation utile, l'une et l'autre s'avérant par surcroît hors idéologie bien difficile parfois à définir.

A la vôtre !

Herman

@Boris

Excellent ! Même si toutefois Xavier Nebout regrette plutôt de ne pas avoir pu couper des têtes en toute légitimité...

Véronique Raffeneau

@ Jean-Dominique

"Et si France 2 en rajoutait ?"

D'accord, Jean-Dominique, A. Montebourg a démenti.

Mais je ne suis pas tenue d'apporter obligatoirement du crédit à l'affirmation de son attachée de presse.

Et il n'en reste pas moins que j'estime ni décent, ni convenable le fait qu'A. Pulvar squatte Libération et les télés format divertissement politique pour nous faire savoir en long et en large son indignation d'avoir été écartée de l'émission de L. Ruquier.

Je pense que l'heure n'est plus, et depuis longtemps, aux étalages et aux indignations des grands gâtés et des grands épargnés de l'oligarchie politique-médiatique.

Qu'elle le veuille ou non, la qualité de journaliste d' A. Pulvar est confondue avec la qualité de son ministre de compagnon.

C'est sans doute injuste.

Mais encore une fois, cette situation n'est que le résultat du tout connivent qui structure dans notre pays les rapports des pouvoirs et du journalisme politique et médiatique : mêmes quartiers, mêmes trottoirs, mêmes restaurants, mêmes universités, mêmes établissements scolaires pour les enfants et petits-enfants, etc., etc.

"Admettez-vous que nous sommes aux antipodes de Kouchner-Ockrent ?"

J'admets qu'une opération Kouchner-Ockrent ne pourrait pas être réalisée avec autant de facilité et de complaisance, et avec une telle carence de réactions et d’oppositions dans le débat politique et médiatique en général.

Ce n'est pas parce que le Pouvoir a changé. Mais plus simplement en raison du fait que la société, et ses 44% d'abstentionnistes, dont 60% vivent avec moins de 1200 euros par mois, n'accepteraient pas de la part des journalistes et des politiques de telles complaisances sur le mode cynique, décontracté et décomplexé.

Je ne cherche pas du tout à avoir le dernier mot. Dans un premier temps, j'ai jugé que c'était mieux de laisser votre post sans réponse, mais bon, il y avait vos questions.

Si je me sens pas tenue de croire le communiqué de l'attachée de presse d'A. Montebourg, je me sens en revanche tenue de répondre à vos questions.

Véronique Raffeneau

@ Christian

"Si la séparation des pouvoirs est rétablie (nominations des patrons de chaînes), les questions d’indépendance ne se posent plus."

Parce que vous pensez sérieusement qu'un mode de nomination des présidents de l'audiovisuel public va transformer d'un coup de baguette magique le tout connivent entre le politique et le médiatique, et que nous aurions ainsi des journalistes qui font de l'information plutôt que de se confondre avec les super relais com' des ambitions politiques ?

Le métier, la déontologie et la séparation avec les pouvoirs, bref l'exigence professionnelle ne s'apprend pas à coups de décrets. C'est en premier le résultat d'un apprentissage en continu, solitaire et ingrat de l'indépendance intellectuelle.

"Je préfère entendre Audrey Pulvar interviewer Copé en sachant que chacun sait, et que chacun sait que l’autre sait, plutôt que d’entendre un(e) journaliste interviewer un(e) politique avec qui il (elle) a une grande proximité, si personne ne m’informe de cette proximité."

Ah mais, moi je ne préfère rien du tout.

Dans un cas comme dans l'autre comme lecteur, auditeur ou téléspectateur pardon de le dire comme ça, mais croyez-moi vous ne représentez rien.

Ce qui compte pour la vitrine journalisme-politique est comment les médias-confrères vont relayer ou non, ignorer ou amplifier, entre eux, pour eux, après coup, exemple : comment Pulvar a explosé JF Copé ou a conforté H. Désir.

En rapide, comme je l'ai dit dans le billet précédent : faire un coup et/ou consolider, valoriser le personnage, l'image, la com', les éléments de langage, la petite phrase du champion du moment.

Cela dit, la vitrine n'est pas aussi dégradée et catastrophique que je le dis.

Par exemple, au fil des mois j'ai appris à apprécier une journaliste politique comme Géraldine Muhlmann.

Je me fiche totalement des positionnements privés de G.M. Parce que la journaliste est devenue crédible au fil des mois, le fait est que pour le téléspectateur cette question ne se pose pas quand elle interviewe ses invités politiques. Cette jeune femme a accompli de remarquables progrès dans la maîtrise de ses entretiens.

Bernard de PASQUALE

Je trouve Philippe Bilger bien sévère à l'égard de la droite, dont la défaite n'a rien d'une déroute, de même que la victoire de la gauche n'a rien d'un triomphe.
Le grand vainqueur de cette élection, c'est une fois de plus le parti des abstentionnistes, qui bat, une fois de plus, un record, et manifeste son aversion pour des partis qui, du haut de leurs appareils, ont perdu le contact avec le peuple.
Le Parti socialiste ne réunit sur son programme (???) qu'un peu plus du tiers des électeurs. Ce n'est guère plus brillant que le score de la droite.
Il n'accède au pouvoir que grâce à des alliances discutables : des Verts sur-représentés si on se réfère au nombre de voix recueillies, et un Front de Gauche que l'on essaie de nous faire prendre pour un parti dont la légitimité républicaine est indiscutable comparée à celle du Front National, en feignant de passer sur le fait que le Parti de M. Mélenchon, c'est une petite cuillerée de communistes dans un bouillon de trotskystes, de léninistes, de maoïstes et d'adeptes de la Ligue communiste révolutionnaire, dont chacun sait quelle conception ils ont de la République...

zenblabla

Faut être grossier !

Y aurait que Mélenchon qui expliquerait, spécialement pour eux et droit dans les yeux, à chacun des votants NS en 2007 que s'étant fourvoyés, ils leur fallait maintenant engager leur "autocritique", même si "l'engagement" c'était par nature toujours au confins des idéologies, alors de gauche, donc remis au crépuscule des attachements (pourtant sans divisions).

Derrière la chute UMP, c'est le gaullisme qui paraît désormais nettement obscur...
Faudra bien que l'UMP change de nom !
Quelle foire d'empoigne !

Observation n'est pas raison :
-La doctrine économique permet le rachat de tout État..., sa population !
-Ni droite ni gauche consensuelle ne pipe mot, et être racheté devient la norme.
-Qui rachète ?
Vaste programme, car c'est à droite que la doctrine libérale est le plus aveuglément consentie, et que l'idée d'être racheté est devenue la plus forte.
"Parce qu'on le vaut bien !"
-Ce consentement, dramatique, il se remet peu à peu en cause.

Heureusement que viennent, mais pas encore en ordre de bataille comme avec un gouvernement en exil, quelques officielles manières de résistance, maintenant avec François Hollande.
-Qui ose, sauf aux extrêmes, avouer quoi que ce soit des négociations et rapports de force que la logique de l'endettement par la doctrine entraîne ?

Nous en sommes encore à :
-C'est la faute à l’État et sa kyrielle de serviteurs..., si à rien ne sert l’État.
-C'est la faute aux capitalistes qui ne pensent qu'au profit..., ce qui les justifie...

L'exil, avec de telles carences dans les motivations, ici ou là, va bientôt renvoyer au gaullisme !
Et pourrions-nous l'éviter, sans passer par les extrêmes cases.

Jean-Dominique @ MS

"JDR, je crois que la ligne de partage entre droite et gauche ne réside aucunement dans la finalité de leur politique mais en un temps donné dans leurs modalités. Sommes-nous d'accord sur ce point ?"
Rédigé par : MS | 19 juin 2012 à 23:37

___
Jean-Dominique Reffait, j'ai idée que ma question restera sans réponse… :
a) Vous ne l'avez pas vu passer, je me permets de vous la soumettre à nouveau.
b) L’assertion est d'une telle évidence qu’il vous a semblé superflu de l'approuver.
c) Une sélective "détestation du dernier mot" vous retient.
d) Une criante modestie en est la raison suffisante.


MS, non, votre propos m'interrogeait seulement et je n'ai pas voulu y répondre de suite pour prendre le temps de voir si j'étais d'accord !

A quelques exceptions près - pardonnez-moi d'y ranger N. Sarkozy - je crois effectivement que droite et gauche, au sein de la République, visent des objectifs identiques : il s'agit de créer les conditions d'une prospérité redistributive, dans un état de droit avec le souci de n'écarter personne. J'en exclus N. Sarkozy, et lui seul à droite, car sur ces 3 points, il a failli volontairement. C'est en ce sens que je pense qu'il a d'abord trahi la droite.

Au fil du temps, la droite s'est rapprochée de la gauche et la gauche a fait de même. Et il est vrai que nous avons plutôt un choix politique oscillant entre le centre-gauche et le centre-droit. Les différences sont sensibles cependant sur les moyens de parvenir aux mêmes objectifs. Nous le voyons bien en Europe aujourd'hui où austérité de droite et croissance de gauche visent le même objectif de réduction des déficits. L'une choisit la réduction des dépenses, l'autre choisit la relance économique. L'une et l'autre semble s'exclure mais il ressort assez évidemment de ce débat qu'il faudra les deux, à des doses respectives encore à définir.

Ainsi sur votre proposition, je suis d'accord. Je n'ai jamais été de ceux qui diabolisent une droite méchante. Mes choix sont clairement à gauche tout en admettant la nécessité de pauses conservatrices dans la marche d'un pays. Ces pauses ne sont pas des parenthèses mais des paliers de consolidation et de pérennisation, il y faut un grand sens politique et ce serait une bêtise que de mépriser l'art de gouverner en conservateur comme il est ridicule de nier la nécessité de gouverner en progressiste. Il n'y a pas le bien et le mal, les bons et les salauds, je n'ai jamais pensé ainsi. Il y a, comme vous le dites, des moments où, quand les uns sont dans l'impasse, il devient nécessaire de prendre un autre chemin, parfois plus pentu. Je préfère les chemins pentus, question de caractère, mais je respecte ceux qui choisissent de marcher en plaine. Au final, le premier arrivé attend l'autre pour boire un coup !

Laurent Dingli

@ Boris,

Bel exercice !

MS

"JDR, je crois que la ligne de partage entre droite et gauche ne réside aucunement dans la finalité de leur politique mais en un temps donné dans leurs modalités. Sommes-nous d'accord sur ce point ?"
Rédigé par : MS | 19 juin 2012 à 23:37

___
Jean-Dominique Reffait, j'ai idée que ma question restera sans réponse… :
a) Vous ne l'avez pas vu passer, je me permets de vous la soumettre à nouveau.
b) L’assertion est d'une telle évidence qu’il vous a semblé superflu de l'approuver.
c) Une sélective "détestation du dernier mot" vous retient.
d) Une criante modestie en est la raison suffisante.

calamity jane

Audrey Pulvar, Ségolène Royal...
Oui, oui, je sais des dindes d'origine différente !
Le nouveau compagnon de Ségolène Royal il voudrait pas se montrer, une fois ?
Et Arnaud Montebourg il voudrait pas refuser le poste qui lui échoit ?
Mmm ! j'aime que les hommes se battent pour la femme qu'ils aiment, cad leur complément naturel sans lequel ils deviennent la demi-portion qui chasse sur un pied !
Quoi ! j'aurais oublié quelqu'une ? Qui ça ? une dindonnette par exemple ?
Sinon, ah sarkoTchev, sa compétence, sa longue vue et son croquemjambe...

Mary Preud'homme

@ Savonarole

Vous faites souvent avec humour des remarques justes et pointées à l’angle du bon sens, mais cette fois il me semble que vous vous méprenez totalement en qualifiant Audrey Pulvar d’abus de négritude. Dès lors qu’elle semble au contraire victime de sa «banalisation» en femme amoureuse se pâmant béatement devant son coq de compagnon et prête à tout pour défendre son morceau de viande fadasse, sinon son pré carré. Spécimen de pintade énamourée et nunuche que l’on peut rencontrer sous tous les cieux du monde ! Rien à voir donc avec la couleur, ou le communautarisme dont fut parfois taxée cette dame. Comme si l'Audrey que nous avons connue, à savoir la fille du courageux syndicaliste martiniquais, la femme du cuisinier plutôt discret et la talentueuse journaliste de France 3 avait été phagocytée par Montebourg en poupée Barbie incolore et banale, relookée et briefée jusqu'à en perdre toute sa personnalité et partant de là sa liberté de penser et de parler librement comme elle le revendiquait jadis en fière femme des Caraïbes.

cellier

Plutôt que les sempiternels dithyrambes hollandolâtriques et réquisitoires sarkophobes - pour l'instant la messe est dite - un commentaire sur le scandaleux laxisme de magistrats auxquels semble-t-il la mort de deux gendarmes ne donne aucun scrupule de conscience serait plus pertinent. Irons-nous un jour vers la mise en cause de la responsabilité des juges ? La force du corporatisme la rend peu probable surtout dans le nouveau contexte politique et pourtant toutes les autres professions sont responsables de leurs actes et au premier chef les médecins qui ne peuvent pas plus que les magistrats prédire l'avenir - puisqu'il semble que ce soit la principale excuse de ces derniers - et sont très souvent mis en cause alors qu'ils ont fait ce qu'ils pensaient être le mieux pour leur patient. Il y a bien deux poids deux mesures ce qui constitue un véritable déni de "justice" au profit d' un corps certes estimable mais au sein duquel certains font passer leurs convictions idéologiques avant tout et en toute impunité.

Glupo

Les gueux.
Ils sont plus de six millions, les gueux du pays. Ils sont venus de partout, de la mine abandonnée, des ateliers fermés, des prairies en jachère, des échoppes closes, des régiments dissous. Ce sont pourtant pour la plupart des travailleurs, des vrais, quand ils ont pu l'être. Leurs ancêtres ont fait la Révolution, qui les a libérés, et ils le savent. Leurs grand-pères ont fait la guerre, contre les envahisseurs nazis, même s'ils n'ont pas toujours connu que la victoire. Ils ont toujours voté, au moins en cohérence avec leur conscience. Mais les gueux, on peut les insulter, leur cracher dessus. Tout justifier à leur encontre. Et tout le monde y va de son caillou dans le lynchage : les riches, les curés, les savants, les nantis, les bien-pensants, les gens de qualité matérielle ou morale. Il y a même des juges. On aimerait bien s'en défaire, s'en débarrasser, les éradiquer, comme on a dit. Robespierre a bien exterminé la Vendée, Staline les paysans, Hitler le ghetto, Pol Pot les ennemis du peuple. Pas facile cependant dans la France d'aujourd'hui d'en faire autant. Et pire, les gueux, ces indignes, ils prétendent avoir une vie politique. Et ça, ça enquiquine bien tout le monde. La triche est bien en place : vu leur nombre, ils devraient avoir cent députés, si la règle était juste. Mais non, on a préféré se livrer à la chasse à l'homme, au tir a vue comme on tire sur les rats. Du massacre ont seuls réchappé, parce que plus malins et courant plus vite, une gamine et un voyou. Normal !
Mais ne t'inquiète pas Français mon concitoyen. Les gueux sont toujours là et le resteront. Exclus mais groupés. Et efficaces. Et chaque jour plus nombreux. Pas de beaucoup, mais plus nombreux quand même, et organisés. Il y a quelques années ils ont envoyé le Jospin courir dans le pré d'un nouveau bonheur inattendu. Et dernièrement ils ont d'une pichenette qui n'était pas sans grâce dégagé le bonimenteur à talons. A ton tour, bientôt, François. On t'attend. Nous les gueux. Les gueux du pays. On ne te laissera pas de répit. Normal !

Boris

Le début de l'ère Hollande est sans doute le bon moment pour fixer sur le papier les rêves de Xavier Nebout. Si j'ai bien compris, la Divine providence aurait dû arranger les choses comme cela :

Louis XV se détourne du péché vers 1765, et au lieu d’épuiser ses dernières forces avec une morue, il vit très longtemps. Les parlements sont abolis, et Turgot peut mener ses réformes. Le Bien-Aimé rédige la Constitution française, sans tuer personne et en mille fois mieux, la France libère les Etats-Unis, mais en n’oubliant pas de leur imposer la langue française. Une paix universelle s’installe aussitôt en Europe, d’autant plus facilement que la France, ayant pris en marche le train de la révolution industrielle, écrabouille la perfide Albion avec sa flotte, prend Londres et la transforme en parc à grenouilles par souci écologique. Son successeur Louis XVI renonce au Droit divin, et, converti par son médecin Marat, qu’un gouvernement paisible a rendu doux comme un mouton, il abolit la religion d’Etat. Cependant, pour éviter que les athées et autres communistes ne se mettent à écrire le Capital, il les exile à Sainte-Hélène, où leur système économique les conduit à mourir de faim.
Vers 1850, l’Angleterre, qui refuse de renoncer au gigot à la menthe, est envahie une dernière fois, et un gouvernement mondial s’installe : Louis XVII devient Empereur des Amériques, avec Guizot comme vice-roi, et il fonde l’Ecole de Chicago avec un siècle d’avance. Les colonies sont transformées en apanages, ce qui change tout. La démocratie est totale, mais le roi garde un droit de veto afin que le peuple soit guidé vers le Bien. Ensuite, il n’y a pas grand-chose à dire, tout est merveilleux, tout le monde est heureux, et la croissance dépasse 10 % par an, sauf si le Club de Versailles la modère. Les bois de haute futaie poussent de façon ininterrompue. De son côté, l’Allemagne reste éparpillée, mais la Bavière connaît un développement culturel extraordinaire grâce au peintre Adolf Schicklgruber – il s’en tient aux paysages, ce qui nous évite les métèques comme Picasso et Miro. Quand au Père Djougachvili, il prend la place de Berdaiev dès sa sortie de séminaire, et termine recteur de l’université de Grozny. En 2007, Louis XXII prend comme surintendant aux finances un noble génial, le baron de Nagy-Bocsa, et c’est le début du siècle de Sarkozy.
Si c’est ça, vos rêves vous honorent…

Mary Preud'homme

Mine de rien, "le plus grand défaut de Royal" (j'ai nommé Hollande) se venge sans prendre de risques :
- Primo, en refilant à Montebourg un ministère avec un nom à coucher dehors. Et qui n’est pas sans évoquer le redressement fiscal ou judiciaire. Et pourquoi pas la maison de correction ? Plus une feuille de route qui sent la punition à plein nez.
- Secundo, en intriguant habilement pour que sa compagne/égérie Audrey se fasse virer de la deuxième chaîne et se retrouve sur la touche, désormais indésirable sur toutes les chaînes nationales. Là encore, règlement de compte évident où Copé (désigné sournoisement comme responsable supposé de ce coup tordu) n'est manifestement pour rien. Audrey Pulvar n’a-t-elle pas eu l’audace entre les deux tours des présidentielles de mettre Valls, la voix de son maître, en difficulté sur ONPC ? Manuel dont on connaît les ambitions démesurées et le caractère à la fois ombrageux et opportuniste et dont on sait en outre qu’il est l’adversaire juré de Montebourg. L’un et l’autre ayant déjà en ligne de mire les présidentielles de 2017 et se fichant pas mal de Hollande dont ils se jouent comme d’un bilboquet.
Peu ragoûtante la nouvelle présidence «normale» sur fond de manoeuvres sordides d’alcôves et de conspirations de cabinets, où les intrigantes et les valets semblent désormais faire la loi sur l’avant-scène, tandis que le président Normal Ier se garde bien de se montrer ou de se «mouiller», autrement que dans une opération escargot où il n’y a d’autre risque que celui de prendre une bonne douche !
Pluie acide que moi tu meurs !
Sale temps pour la France !

Laurent Dingli

@ Xavier Nebout,

Comme vous ne voulez pas assumer vos idées d'extrême droite (que personne ne vous empêche d'ailleurs d'exprimer ici), vous rétorquez par des insultes ("idiot") et des généralités imbéciles sur la gauche. Et vous osez parler d'argumentation... C'est vous, je crois, qui chantiez il y a peu les mérites de ce brave maréchal Pétain, si mal jugé par l'Histoire, et qui justifiez à demi-mots l'antisémitisme d'Etat par je ne sais quelle défense du christianisme - mais je ne doute pas que vous me corrigerez si ma mémoire flanche (j'ai lu tant d'inepties ces derniers temps). Donc, si de telles positions, ajoutées à vos autres commentaires, ne constituent pas des positions d'extrême droite, alors les mots n'ont plus de sens. J'ignore à quelle tradition de cette famille politique vous vous rattachez, et n'en ai cure à vrai dire. Mais enfin, assumez donc vos idées.

Savonarole

Audrey Pulvar a tout simplement atteint son niveau d'incompétence. Arnaud Montebourg n'y est pour rien et se passerait bien de cette farce.
Quand Mme Pulvar a demandé au Pdg de France Télévision une "émission culturelle" (sic), il paraît qu'on en rigolait jusque dans les parkings de la maison.
Contrairement à Harry Roselmack, Audrey Pulvar a abusé de sa négritude qui ne saurait être un passeport diplomatique avec immunité pour nous bomber pendant 30 ans sur le PAF.

Désormais, c'est la reine des before et des after, des cocktails mondains chez LVMH .
Elle rejoint le club des Ariane Massenet.

Et pis c'est tout, et pis ça va, et pis voilà, et si ça lui convient pas qu'elle cesse de nous brouiller l'écoute ( contrepèterie ).

Pierre-Antoine

@Laurent Dingli | 19 juin 2012 à 22:28

Mais non, mais non cher ami, ce n'est pas votre lecture, mais probablement le problème d'écriture lié aux commentaires que l'on veut courts et simples.
C'est un exercice difficile d'avoir la précision académique du détail d'une dame Catherine (que je salue cordialement au passage) tout en ayant la concision du vieux béotien mononeuronal que je suis.

Cordialement

Pierre-Antoine

Pierre-Antoine

@MS | 19 juin 2012 à 23:37
"la ligne de partage entre droite et gauche ne réside aucunement dans la finalité de leur politique(...)"

Ne pourrait-on pas dire qu'elle se situe aussi entre la poche droite et la poche gauche ?
La question que je ne me pose pas est de savoir dans quelle poche les avantages que donne l'exercice du pouvoir vont-ils aller ? car depuis de Gaulle je n'ai vu aucun homme politique négliger ces avantages...

Par contre si c'est dans celle des Français, de tous les Français, surtout ceux dont les poches sont vides, youpeee vive la gauche ! Là je veux bien essayer d'être naïf...

Cordialement

Pierre-Antoine

Jean-Dominique Reffait

Véronique, je déteste avoir le dernier mot que je laisse souvent à mes contradicteurs. Mais non, la situation Pulvar ne pulvérise pas le propos de Philippe qui s'en trouve au contraire confirmé. Le nouveau style ne prétend pas rendre les hommes publics vertueux mais leur imposer un mode de fonctionnement vertueux. Montebourg peut se comporter comme un sale gosse gâté, cela ne change rien au fait que le pouvoir n'intervient pas pour sauver la compagne du ministre et que le patron de l'entreprise publique ne craint plus le pouvoir. Voilà ce qui est nouveau, que relève Philippe et que vous pouvez saluer. Admettez-vous que nous sommes aux antipodes de Kouchner-Ockrent ?

D'autre part si indécence il y a dans le cas d'espèce, ne l'imputez pas à Montebourg mais à sa compagne, laquelle n'entre pas dans l'engagement présidentiel. Montebourg n'a rien déclaré, pas un mot. France 2 prétend qu'il a boycotté les émissions de la soirée électorale, il invoque son agenda local. Je note qu'il n'est pas apparu sur les plateaux de TF1 ou de BFM non plus. Et si France 2 en rajoutait ?

Marie
stéphane

@Alex paulista

Je pense que vous êtes passé pour le "capitaliste".
Mais reconnaissez comme moi que ces créations immobilières défiscalisées ne règlent pas le problème.
La raison est que l'avantage fiscal est dans le prix et que ceux qui achètent pour se loger eux-mêmes payent l'avantage fiscal dont ils ne bénéficient pas.
Le prêt à taux 0 a été rectifié.
Le calcul de l'indexation des loyers est mauvais. Et les loueurs professionnels ou amateurs respectent les règles qui les arrangent. Le loyer indiqué est un plafond, pas un chiffre à atteindre.
Vous êtes une exception et votre prise de risque a été condamnée sans procès.
La mentalité des propriétaires fonciers n'est pas la vôtre. Ils spéculent et comme ils disent "mais si je vends, je ne les aurai plus".
Il faut faire une stratégie gagnant-gagnant.
Le maire donne des droits à construire, en échange de terrains des propriétaires.
Si la surface diminue, la valeur augmente et le village se développe.
Le vote FN prouve cependant qu'on peut toujours rêver à ce niveau.
Votre expérience est intéressante et je vous remercie de m'en avoir fait part.
Vous voyez mon point de vue, alors imaginez celui des ministères...

Xavier NEBOUT

@Laurent Dingli

De même que les athées sont les seuls à savoir définir Dieu, ceux qui taxent tel ou tel d'extrémiste de droite sont les seuls à savoir au juste ce qu'on peut entendre par extrême droite.
Faute de savoir exprimer idées et arguments, l'esprit de gauche, dont le propre est d'être borné, s'exprime ainsi par invective car son inconscient bloque en lui l'idée qu'il puisse être un idiot.

Ceci asséné, faisons un peu le tour de ce que ledit idiot peut entendre par "extrême droite".

Nazisme ? Outre que les nazis étaient socialistes par définition mais au sens nordique c'est-à-dire solidaire plus que collectiviste, il ne peut être détaché d'un germanisme trop étranger à la France pour lui être applicable.

Fascisme ? Le problème de l'Ancien Régime est que les rois n'ont pas su mettre la noblesse au pas.

Totalitarisme ? Il a été créé en France vers 1792.

Nationalisme ? Peut-être, mais alors que l'on me dise quel est le pourcentage des Français disposés à partager leurs biens et leurs revenus avec tous les peuples du monde qui ont faim.
Combien de beaux esprits de gauche hébergent un immigré chez eux ? Comme domestique, peut-être...

Catholique ? C'est en fait le plus conforme à son inconscient, car le socialisme est le contraire de la charité.

Christian C

@Véronique Raffeneau

La colère est mauvaise conseillère. Différents sites internet publient depuis hier les démentis d'Arnaud Montebourg sur un hypothétique boycott par lui infligé à France Télévisions.

Ce boycott me semblait contreproductif de la part d'un ministre plutôt attiré par la lumière des projecteurs.

Pour le reste, vous semblez ne pas goûter les talents de la belle Audrey, rejointe par Jean-Dominique Reffait, dont les propos me sont apparus quelque peu "macho" sur le sujet. Je crois que le rapport journaliste/auditeurs-téléspectateurs a beaucoup évolué depuis que la compagne de Jean-Louis Borloo et d'autres ont dû abandonner leurs postes.

Ce qui, aujourd'hui, me semble primordial dans ce domaine, c'est de savoir d’où le journaliste nous parle. Quand Eric Zemmour, Eric Naulleau, Alain Duhamel, Olivier Duhamel, Etienne Mougeotte, Jean-Pierre Elkabbach et nombre d’autres (FOG, par exemple) s’adressent à vous, à moi, vous savez, je sais sous quel angle ils regardent le sujet abordé. Dès lors, je ne vois pas de problème d’incompatibilité ou de conflit d’intérêts, sauf pendant une campagne électorale, par exemple.

Je préfère entendre Audrey Pulvar interviewer Copé en sachant que chacun sait, et que chacun sait que l’autre sait, plutôt que d’entendre un(e) journaliste interviewer un(e) politique avec qui il (elle) a une grande proximité, si personne ne m’informe de cette proximité. J’ai en mémoire la situation de Catherine Nay, d’Europe1, longtemps compagne d’Albin Chalandon. Nous n’en sommes pas, heureusement, à demander aux journalistes avec qui ils partagent leur lit. Il n’était pas nécessaire de savoir avec qui dormait Catherine Nay pour se douter qu’elle n’était vraisemblablement pas une trotskiste échevelée. L’honnêteté intellectuelle d’un journaliste doit lui être accordée d’emblée. Si la séparation des pouvoirs est rétablie (nominations des patrons de chaînes), les questions d’indépendance ne se posent plus. C’est alors au patron d’antenne ou de rédaction de faire son boulot de façon professionnelle.

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