Nicolas Sarkozy va redevenir, à quelques heures près, un citoyen ordinaire.
Des épées de Damoclès, sur le plan judiciaire, semblent peser sur sa tête, notamment à la suite d'une toute récente information l'impliquant personnellement dans l'octroi d'une commission (procédure Takieddine) à l'égard de laquelle son administration - il était ministre du Budget - était plus que réticente (Mediapart, Le Parisien, Le Monde).
Je n'ai jamais ménagé sur ce blog l'ancien président de la République dont la personnalité, la pratique de l'Etat et les démarches souvent erratiques m'ont déçu. J'ai suffisamment été blâmé, pour mon prétendu sectarisme, à la suite de certains billets pour ne pas être obligé de démontrer la pureté de mon antisarkozysme qui m'a conduit - une évolution imputable au dévoiement de la droite victorieuse de 2007 - à voter sans état d'âme pour François Hollande ; en espérant que ce dernier n'oubliera pas, dans la mise en oeuvre de son projet, la multitude de citoyens qui comme moi l'ont rejoint sans être le moins du monde socialiste.
Je n'en suis que plus à l'aise pour dénoncer un livre dont les médias - évidemment par corporatisme - ont fait grand cas : Derniers Carnets de Franz-Olivier Giesbert.
Rien ne m'étonne plus de la part des journalistes, qu'ils soient reconnus ou en quête de notoriété, ce qui les entraîne souvent vers le pire. Il y en a que j'estime, voire que j'admire, d'autres qui m'amusent - par exemple, Michel Denisot qui nous apprend qu'il serait le journaliste préféré du président Hollande, à croire que celui-ci ne l'a pas vu inexistant en face de Nicolas Sarkozy -, quelques-uns qui m'énervent au plus haut point.
FOG, jusqu'à son dernier ouvrage, quel que soit mon sentiment personnel à son égard, sortait du lot parce qu'il avait du talent et, dans une profession moutonnière, donnait une apparence de singularité.
Mais ses Derniers Carnets n'offrent pas une belle image de lui-même. Le livre, sous-titré "Scènes de la vie politique en 2012 (et avant)", rapporte un certain nombre d'échanges, narre des épisodes et dresse des portraits. L'ensemble n'est pas inintéressant. FOG a le droit évidemment d'avoir ses "têtes", pour la détestation comme pour l'estime. Pour la première, Edouard Balladur et Nicolas Sarkozy sont très bien servis. J'admets qu'on peut éprouver parfois de la jubilation devant un jeu de massacre qui pourfend Balladur et son cercle lors de la cohabitation. François Bayrou, Arnaud Montebourg, en revanche, sont appréciés.
Mais ce qui m'a choqué ne tient pas à l'analyse critique de Nicolas Sarkozy, de ses actions, de ses abstentions, de son caractère mais au ton utilisé presque en permanence. Grossièreté, vulgarité, attaques basses sur le physique, références constantes à des comparaisons animalières ("bête traquée"!), sadisme dans l'écriture, psychologie réduite au basique, et même les bons côtés moqués. Ce n'est plus de la politique mais de la boucherie. Sans aucune classe.
Cette entreprise de démolition qui dans la forme dépasse les bornes est d'autant plus paradoxale que FOG se vante d'avoir été le seul journaliste quasiment à reconnaître du talent à Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle, ce qui est pôur le moins abusif.
Il reproche à celui-ci de ne pas écouter son interlocuteur, d'imposer sa logorrhée. Griefs d'autant plus piquants que FOG est exactement le même dans les émissions de télévision et que sa seule écoute, c'est de s'entendre, lui, et que les questions profuses qu'il formule interdisent littéralement à son contradicteur de répondre.
L'émission culturelle dont il a eu la responsabilité ne brillait pas non plus par le pluralisme et on avait plutôt l'impression de connivences poussées au paroxysme.
Tout cela n'aurait aucune importance si le sujet principal de son livre n'était pas lui-même mais portraituré en majesté, liberté, indépendance et insolence en dépit de la feinte dérision qu'il fait mine d'appliquer à son encontre.
La manière odieuse dont Nicolas Sarkozy est dégradé dans son humanité même m'a gêné. Pourtant j'étais prêt à tout lire, à tout entendre, même le meilleur sur Nicolas Sarkozy !
On achève bien les présidents mais, comme cela, ce n'est pas bien ni courageux. C'est tirer sur une ambulance déjà à l'arrêt.
@Achille
Le nom du blog de Sylvain ?
"Casque d'or"...
Rédigé par : Herman | 17 juin 2012 à 21:26
@ Achille talon cerveau choc
@ sylvain
Ah parce que vous avez un blog ? On pourrait avoir le lien ?
Je suppose qu’il est subventionné par Atlantico. : -D )
Rédigé par : Achille | 17 juin 2012 à 09:40
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Cher Achille je ne vous donne pas le lien parce que mon blog est d'une vulgarité insoutenable : les messages que j'envoie ici sont des sermons de bonne soeur à côté de ceux qui pullulent sur le mien ; il date de 2004. Il a eu de multiples mésaventures : j'ai été "incendié", traité de tous les noms d'oiseaux : facho réac raciste nazi, menacé de mort par écrit bien sûr, si bien que le responsable avait décidé de le fermer pour cause "d'incitation à la haine" ; j'avais gardé tous les articles dans mes docs puis je les ai remis plus tard sur le même site ; étrangement il ne s'est plus rien passé et j'en suis à plus d'un millier d'articles toujours aussi sulfureux moqueurs et caricaturaux que je garde pour mes potes seulement ; j'ai un pseudo bien entendu.
C'est un blog gratuit sans importance mais qui a eu un succès fou au début : j'étais le seul à soutenir Sarko sur le Net alors que l'antisarkozysme était à son paroxysme et tous les blogueurs antisarko ne le supportaient pas d'où des avalanches de commentaires injurieux ; mais je me suis bien amusé ; maintenant je végète, la mode est passée : twitter, facebook ont pris le relais ; j'ai même été viré de facebook pour usurpation d'identité ; voilà, je suis désolé de ne pas vous donner le lien ; je vis heureux en vivant caché ! Bonsoir cher Achille !
Rédigé par : sylvain @ Achille | 17 juin 2012 à 19:28
Véronique Raffeneau 13.29
Re. mon couplet que vous avez repris en cartouche :
Philippe Bilger ne fait pas partie du lectorat en question. Il est de facto destinaire d'un certain nombre de livres transmis par les éditeurs à certains de leurs écrivains ou personnalités.
Les bouquins en cause ne sont pas "désagréables" en tant que tels, tout dépend ce que l'on en attend, il est évident qu'ils "intéressent" professionnellement un sociologue, ou un Philippe Bilger, ils nourrissent sa réflexion pour rédiger son billet quotidien sur l'état de l'évolution/ décadence / déliquescence de notre société.
Vous avez affirmé qu'ils s'écrivaient en un quart d'heure ! ! ils se lisent tout aussi vite.
Même sur ce blog que l'on pouvait penser être fréquenté par des personnes d'une moralité intellectuellement impeccable la tendance est de critiquer des livres que l'on a ni acheté, ni lu, pas même la 4ème de couv, mais d'en parler... je crois que ce n'est pas la méthode Bilger, qui "je le crois capable de tout lire"...
Quant à Trierweiler, aucun jugement, aucun intérêt ! Sa carte de presse N° 63 3?? prouve qu'elle n'est qu'une parmi d'autres, dont on n'avait jamais entendu parler, elle ne nous manquait pas. Je n'ai plus envie de m'étendre sur ce que je pense de cette virago insignifiante.
Rédigé par : Pietri S | 17 juin 2012 à 18:08
@Pietri S | 17 juin 2012 à 12:02
"Cette consanguinité affichée, 'assumée', comme obligatoire (...) Comme quoi la morale des journalistes est devenue inexistante."
Bien d'accord avec vous, je souscris !
J'aurais juste utilisé "concubinage" à la place de "consanguinité", tellement la proximité déborde de la table au lit.
Cordialement
Pierre-Antoine
Rédigé par : Pierre-Antoine | 17 juin 2012 à 15:20
@ Pietri
"Les bouquins qu'écrivent les Ariane Chemin et Raphaëlle Bacqué ont pour cible un lectorat qui croit faire de la politique en se gavant d'histoires d'arrière-cuisine, de chambre à coucher voire de caniveau. "
Ah mais, merci pour Philippe qui est fan des livres de R. Bacqué et A. Chemin. C'est sûr qu'il va être content du portrait que vous faites de leurs lecteurs assidus !!!
Et puis, croyez-moi, elles n'auraient pas démérité si elles avaient seulement fait leur métier de journaliste quand S. Royal briguait la présidence de la République, plutôt que de balancer - pour faire un coup -, comme F.O. Giesbert... les lendemains de la défaite.
@ catherine A.
Il ne s'agit pas de s'offusquer des liaisons, mariages ou concubinages entre journalistes et politiques, mais de dire que cette réalité, ni bonne, ni mauvaise, conduit, chez les moins professionnels, à entretenir et aggraver un mélange des genres et des intérêts dans notre pays où déjà, l'indépendance intellectuelle des journalistes n'est pas, loin de là, la caractéristique première de cette profession.
On en arrive ainsi à des postures parfaitement absurdes.
Exemple : quand V. Trierweiler réclame à cor et à cri de conserver son métier de journaliste, et que pas même quelques jours plus tard elle publie son tweet, elle démontre à tous à la vitesse de l’éclair qu'elle n'est certainement pas la journaliste qu'elle prétend être.
Rédigé par : Véronique Raffeneau | 17 juin 2012 à 13:29
@ Catherine A.
Pour avoir lu son journal, je peux vous assurer que Pepys ne se prenait pas pour Pepys...
Rédigé par : Boris | 17 juin 2012 à 13:00
@Pietri S | 17 juin 2012 à 05:55
Vous confirmez !
Quelle similitude, quelle ressemblance, quelle sororité !
Que c'en est époustouflant, sidérant, confondant !
Aristote avait raison, ah les mystères de la parthénogenèse du vide.
Cordialement
Pierre-Antoine
Rédigé par : Pierre-Antoine | 17 juin 2012 à 12:47
Véronique Raffeneau 10.53
Les bouquins qu'écrivent les Ariane Chemin et Raphaëlle Bacqué ont pour cible un lectorat qui croit faire de la politique en se gavant d'histoires d'arrière-cuisine, de chambre à coucher voire de caniveau.
"Le dernier mort de Mitterrand", de Raphaëlle Bacqué, seule, journaliste au Monde accréditée à l'Elysée, semblait pouvoir être un livre qui appartiendrait un peu à l'Histoire puisqu'il évoquait la relation Mitterrand/François de Grossouvre, le suicidé de l'Elysée, qui avait été surtout son financier des années durant. Ce livre était un tissu d'erreurs, de faits confondus avec d'autres, de faits familiaux, d'inexactitudes, le tout dénoncé par les enfants Grossouvre.
Le fait que JFK ait eu Marilyn comme maîtresse, qu'il ait partagé la même maîtresse que le parrain de la mafia est amusant tout au plus, avoir un éclairage historique sur son implication avec les Russes, sur la construction du mur de Berlin en août 1963 serait autrement plus important. La lumière sera un jour faite, les archives sont désormais ouvertes.
Si les journalistes continuent de servir de la soupe tiède c'est parce qu'il existe un public, c'est parce que même médiocres leurs bouquins se vendent mal, mais peu importe ils leur servent à exister, à faire des plateaux télé... Quand un produit ne se vend pas, il disparaît...
La presse et la politique sont ce que le peuple en a fait, ils sont notre miroir et ce n'est pas le miroir qu'il faut changer, c'est notre exigence !
Rédigé par : Pietri S | 17 juin 2012 à 12:27
Véronique Raffeneau 10.53
Pourquoi être si péremptoire, j'ai écrit "à boulets rouges"... Le fait que vous vouliez imposer votre point de vue n'implique pas que j'ai tort ; nous avons un point de vue différent, c'est faire preuve d'une simple tolérance élémentaire que le reconnaître et l'accepter.
Vous vous êtes sans doute emportée, un 'a priori' facile, et peut-être aussi mal lu, mal compris mon propos !
Je respecte votre point de vue d'autant plus que j'ai une détestation absolue pour cette consanguinité incestueuse entre politique et journalisme, qui a conduit jusqu'aux Ors de la République avec des dégâts à venir... tout cela au nom de l'amour !
Chaque fois qu'il existe un groupe mixte, des rencontres, de belles rencontres sincères etc. peuvent se faire, et il ne s'agit pas de cela, bien évidemment, je laisse ce genre de raisonnement aux esprits mesquins et étriqués.
Cette consanguinité affichée, 'assumée', comme obligatoire diraient certains journalistes qui pour un bon "off" ne se rendent même plus compte qu'ils sont manipulés dans une forme d'échanges de bons procédés, pas très démocratiques : cette consanguinité, cette proximité, tous à tu et à toi, partageant tout et plus encore rendent l'information incomplète, subjective, au ras des pâquerettes naines, dirait VGE.
Il y a trois ou cinq restaurants à Paris dont un pas loin des Invalides où ils déjeunent tous ensemble, au vu et au su de tous les autres convives... passant de table en table, une bande de potes...
Les Français n'ont aucune sensibilité re le conflit d'intérêt, ils ne savent pas le reconnaître, ils en sont incapables.
Aux USA là où la liberté d'expression est l'un des amendements le plus respecté, un journaliste qui serait pris en délicatesse, pris en train d'accepter de déjeuner avec un politique serait viré sur-le-champ... Quant à des week-ends journalistes invités d'hommes politiques ou vice versa, c'est impensable.
La presse américaine n'est pourtant pas bridée, elle sort régulièrement des affaires, elle serait qualifiée d'excellente par certains, dont des journalistes français... grands pratiquants de la consanguinité politico-journalistique. Comme quoi la morale des journalistes est devenue inexistante.
Rédigé par : Pietri S | 17 juin 2012 à 12:02
Je n'ai pas lu le bouquin en question donc je n'ai aucun avis sur lui. Mais simplement l'exercice est un exercice de facilité, d'éphémère, de paresse qui ne vaut - pour les éditeurs en tout cas - que par la notoriété de celui qui le fait. La paresse cela dit n'exclut pas le talent. Ce sont des Carnets pas un journal et je pense que Giesbert ne se prend ni pour les Goncourt ni pour Samuel Pepys. Ni pour, plus proche de nous, Charles Juliet dont je recommande la lecture à tous les amoureux de la littérature.
PS : pour revenir sur les relations parfois intimes journalistes-H/F politiques je rappellerai juste que la plupart des couples se forment sur le lieu de travail ; c'est tout simple.
Rédigé par : catherine A. Véronique, ni les Goncourt ni Pepys | 17 juin 2012 à 11:42
Trekker 02.13
Le parallèle que vous faites entre la littérature ! ! ! mitterrandienne ! ! de GM Benamou et celle de FO Giesbert est tout à fait intéressant, voire judicieux. "Le promeneur du Champ de Mars" de l'un, et "Le vieil homme et la mort" pour l'autre, dont le sujet est François Mitterrand, semblent avoir été écrit par le même ghost writer. Ils avaient rencontré le même homme, cependant certaines similitudes... interpellent !
Rédigé par : Pietri S | 17 juin 2012 à 11:14
@ Pietri
"Pour tirer à boulets rouges sur un homme politique ou autre, un homme de pouvoir, voire un président en exercice, il faut du courage, du talent, des convictions solides."
Mais non !
Il faut très simplement savoir faire son métier de journaliste, qui n'est certainement pas celui de "tirer à boulets rouges", mais plus modestement celui d'informer sereinement et professionnellement sur l'endroit et l'envers, l'officiel et l'officieux, ce qui se sait, se murmure et qui constitue, croyez-le bien, l'essentiel des conversations de toutes les rédactions et de tous les dîners parisiens.
Ce qui est insupportable chez le couple journaliste / politique est cette façon de toujours considérer les lecteurs, les spectateurs ou les auditeurs comme de pauvres choses immatures qui, par exemple, seraient incapables de "supporter" la description de la réalité de l'envers d'une cérémonie d'investiture, ou l'absence prolongée d'une première Dame à un apéritif au Fouquet's, ou toujours cinq ans en arrière la réalité du couple Hollande-Royal.
Je me rappelle la publication express au lendemain même de la défaite de Ségolène Royal d'un livre de Raphaëlle Bacqué et d'Ariane Chemin - au passage, considérées par Philippe comme des tops et des super pro du journalisme politico-parisien - "révélant" la réalité du couple Hollande-Royal.
D'accord, il ne s'agit que d'infos marginales, mais ces connivences et complaisances qui portent sur le périphérique donnent une idée de ce qu'elles sont quand elles portent sur l'essentiel.
Rédigé par : Véronique Raffeneau | 17 juin 2012 à 10:53
Trekker, FOG incarne parfaitement la formule bien connue "Il lèche, il laisse, il lynche".
Pour tirer à boulets rouges sur un homme politique ou autre, un homme de pouvoir, voire un président en exercice, il faut du courage, du talent, des convictions solides.
FOG est dépourvu de courage, de talent et de convictions solides, il attend que l'ambulance soit à l'arrêt, un homme politique n'est mort que le jour où on l'enterre et encore, de Gaulle après 42 ans parle encore, ou que passe le corbillard pour tirer !
Rédigé par : Pietri S | 17 juin 2012 à 10:02
@ sylvain
Ah parce que vous avez un blog ? On pourrait avoir le lien ?
Je suppose qu’il est subventionné par Atlantico. : -D )
Rédigé par : Achille | 17 juin 2012 à 09:40
"J'ai suffisamment été blâmé, pour mon prétendu sectarisme, à la suite de certains billets pour ne pas être obligé de démontrer la pureté de mon antisarkozysme qui m'a conduit - une évolution imputable au dévoiement de la droite victorieuse de 2007 - à voter sans état d'âme pour François Hollande..."
Mais pas du tout.
La majorité de vos commentateurs vous ont approuvé et suivi dans votre évolution à l'égard de l'élection de 2007.
Ce qu'ils n'ont pas bien compris est la facilité surprenante avec laquelle vous avez fait vôtre un slogan comme celui du "président normal".
Pas plus tard qu'il y a à peine dix jours quand par exemple vous avez commenté la photographie officielle du président de la République, en concluant, ce qui est la signature même de l'essentiel d'un billet :
"Non, pas possible, c'est le président de la République ?
Pourtant, il est normal."
Vous n'allez tout de même pas reprocher à vos commentateurs d'espérer de vous beaucoup plus et beaucoup mieux que du slogan et de l'élément de langage !
Si ?
Rédigé par : Véronique Raffeneau | 17 juin 2012 à 08:43
@ Catherine
En même temps, chère Catherine, je crains fort que les Derniers Carnets de FOG - que je n'ai pas lus - soient une énième version du très fatiguant je t'aime moi non plus qui est au coeur même du couple déglingué journalisme et politique.
Une énième construction destinée à faire croire à une indépendance intellectuelle, parce que FOG croit, je veux dire s'illusionne lui-même, qu'en insultant ici Nicolas Sarkozy, il va gagner à ses propres yeux sa médaille de journaliste non complaisant.
Bien que les journalistes médiatiques s'en défendent, au besoin en épuisant aujourd'hui le filon du off, du cru, du vulgaire genre j'exprime tout ce que j'ai sur le coeur, gamme "C'est mon choix", l'effet de miroir constitue bien le fond et le forme de la relation journaliste / politique. C'est-à-dire dans la confusion des genres et des intérêts la plus totale.
"Mais ses Derniers Carnets n'offrent pas une belle image de lui-même." (le billet)
Ces livres "qui font l'actualité éditoriale" - comprendre qui sont en long et en large chroniqués dans les médias médiatiques - sont en creux la description invraisemblable d'égocentrismes hallucinants.
Avec cette motivation qui commande, résume et caractérise l'immaturité du politico-journalistique : faire des coups.
Et dans ce type d'ouvrage écrit le plus souvent en à peine un quart d'heure, et qui aujourd'hui constituent l'alpha et l'oméga - accrochez-vous ! - des sciences humaines, ce qui est vendu et survendu ce sont toujours les "infos" jamais publiées, quand le politique sert et peut encore servir les intérêts du moment - en mode subtil - des uns et des autres.
Rédigé par : Véronique Raffeneau | 17 juin 2012 à 07:39
F K semtob 21.24
Présenter Nicolas Sarkozy comme un être d'exception ! inattendu mais pourquoi pas !
Dans ce cas précis plus que dans d'autres, il ne suffit pas d'affirmer, il faut le prouver, en quoi est-il un être d'exception ?
Beaucoup se posent la question et cherchent encore : la liste des ses points forts/faibles l'a conduit à un échec !
>50% des électeurs français n'ont pas pu avoir tort/raison et en 2007 et en 2012 !
Ceux qui lui sont restés fidèles en politique après la défaite, ne le sont que parce qu'ils ont tout reçu de Sarkozy, sans lequel ils ne sont rien.
Ce qui est surprenant dans ce commentaire comme d'habitude fort bien rédigé, c'est sa forme, pour rendre à Sarkozy une force et légitimité il faut l'opposer à un autre, un juge, que l'on insulte.
Méthode habituelle quand peu d'arguments tangibles existent, les faits sont têtus.
Cependant tout avis est respectable.
Rédigé par : Pietri S | 17 juin 2012 à 06:11
Pierre-Antoine 20.45
Comme une voiture balai, vous ramassez tout, même ce qui ne vous concerne pas ; votre hétérodoxie vous conduit partout donc nulle part, votre nébuleuse marginale aurait été un case study pour Sigmund Freud que vous devriez laisser là où il est, sous peine d'apparaître comme quelque peu dérangé.
Vos commentaires sont insipides, vides de sens, vous ne m'intéressez pas, restons-en là !
Rédigé par : Pietri S | 17 juin 2012 à 05:55
En plus de ses comparatifs grossiers et charges virulentes sur NS dans son dernier livre, chez FOG il y a de manière récurrente beaucoup d'opportunisme et de manque de courage.
Cela entre autres dans ses précédents livres, où il traitait de manière plus au moins caustique de J. Chirac, E. Balladur et F. Mitterrand. A chaque fois et comme dans celui sur NS, il n'a "découvert" et étalé leurs travers et turpitudes que lorsque ces politiques ne furent plus en position de pouvoir, et ne risquaient guère de le redevenir.
FOG éditorialiste et intervenant télévisuel était autrement plus nuancé et souvent bienveillant, quand ces mêmes politiques détenaient le pouvoir. Certes il leur faisait des critiques, mais celles-ci n'étaient guère dérangeantes pour eux. Il se gardait bien alors de s'appesantir et voire souvent occultait ce qu'il y avait de plus contestable dans leurs comportements tant en politique qu'au quotidien.
Avec lui, on est dans une veine proche de celle de Georges-Marc Benamou. Ce dernier ne publiant un livre ravageur sur F. Mitterrand qu'après sa mort, alors que pendant une décennie il s'était repu des bienfaits provenant de l'Elysée.
Rédigé par : Trekker | 17 juin 2012 à 02:13
@ Laurent Dingli
http://www.ladepeche.fr/article/2012/06/06/1371137-un-camp-de-roms-evacue-sur-les-bords-de-garonne.html
Rédigé par : Laurent Dingli | 16 juin 2012 à 19:07
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Un super merci, je n'arrivais pas à trouver ce lien.
Je le mets illico sur mon blog avant que ça disparaisse.
J'affectionne ce genre de tartuferies de la vie politique !
Pour le mandat qui s'annonce, nos socialos vont faire en pire tout ce qu'ils ont reproché à Sarko.
Qu'est-ce qu'on est bien dans l'opposition !
Rédigé par : sylvain | 16 juin 2012 à 21:32
@Pietri S | 16 juin 2012 à 18:32
"Catherine A (...) comme j'évite tout ce que je trouve ordinaire."
Vous confirmez... hélas !
Coup de griffe félin ? non, simplement freudien, rien que freudien !
Vous dites ? Oui je sais... pas la peine de me le préciser :-D
Dommage.
Cordialement
Pierre-Antoine
Rédigé par : Pierre-Antoine | 16 juin 2012 à 20:45
Bonjour Monsieur Bilger,
Je suis professeur agrégé de mathématiques, j'ai 39 ans. Sachez que j'apprécie énormément vos articles, je trouve qu'ils sont à la fois critiques et équilibrés, ils sont justes dans l'analyse, si bien que vous arrivez à dire des choses percutantes sans la vulgarité d'un Franz-Olivier Giesbert, que par ailleurs je respecte beaucoup. Je vous remercie pour votre travail de fond et votre justesse d'analyse. Vous n'êtes il me semble pas issu du journalisme mais je crois qu'un certain nombre de journalistes du "sérail" feraient bien de prendre exemple sur vous, et sur l'idée toute simple que vous incarnez, selon laquelle il n'est point utile d'être vulgaire ou au ton incendiaire pour faire passer un message, et je trouve que vous le dites admirablement bien !
MERCI, c'est toujours un plaisir de vous lire !!
Rédigé par : Robert Bourgain | 16 juin 2012 à 20:26
Franz-Olivier Giesbert ? Une nullité.
@ Sylvain,
Excellent rappel ! Le lien exact est :
http://www.ladepeche.fr/article/2012/06/06/1371137-un-camp-de-roms-evacue-sur-les-bords-de-garonne.html
Rédigé par : Laurent Dingli | 16 juin 2012 à 19:07
Catherine A
Ne projetez pas vos névroses sur les autres, sous votre vernis de moralisatrice extravagante vous êtes commune et ordinaire. Vous écrivez propre, mais vous pensez sale, vous vous présentez comme une obsédée frustrée, comme le sont la plupart des féministes échevelées en mal de mâle.
Ignorez-moi comme je vous ignore, comme j'évite tout ce que je trouve ordinaire.
Rédigé par : Pietri S | 16 juin 2012 à 18:32
@dame catherine A. @ Pierre-Antoine : merci mais pitié ! | 16 juin 2012 à 17:13
Oubliâtes-vous que je fus sniper dans une vie antérieure ? LOL²
J'ai encore la douille prête dans la chambre... si besoin... LOL puissance LOL
Cordialement
Pierre-Antoine
Rédigé par : Pierre-Antoine | 16 juin 2012 à 17:26