Je m'obstine à croire qu'on n'est pas condamné à vie à rejoindre le territoire d'une gauche acceptable par détestation d'une droite qui a failli.
Je continue à penser et à soutenir qu'il est absurde de prétendre nous imposer une seule droite encore tout émue du souvenir de Nicolas Sarkozy alors qu'il en existerait au moins une autre lucide sur hier, consciente des causes de l'échec et désireuse de renouer avec le rêve de 2007.
Non pas pour faire "bien" et convaincre le peuple seulement le temps d'une élection mais pour incarner, dans notre démocratie, la synthèse entre efficacité économique, solidarité sociale et morale publique. Tout ce que certains naïfs comme moi avaient cru possible mais qui s'était évanoui, aussitôt la présidence conquise.
Pourtant, quelle déception de constater que l'UMP n'a rien appris et a tout oublié. Comme si rien ne s'était passé entre 2007 et 2012 et qu'il convenait, coûte que coûte, de reprendre les mêmes pour affronter un avenir à l'évidence de plus en plus sombre.
Pour la présidence de l'UMP, alors que François Fillon semblait avoir pris le dessus et qu'on pouvait espérer de sa part, une fois vainqueur, une désaffection à l'égard du sarkozysme et de ses leçons obligées, rien maintenant ne laisse prévoir à coup sûr une telle issue. Jean-François Copé, secrétaire général, tient l'UMP et va dans quelques jours annoncer officiellement sa candidature.
L'écart entre lui et François Fillon est en train de fondre et cela présagerait, si les choses restaient en l'état, au pire en 2017 un représentant de la droite classique qui jouerait à "Sarko" mais sans abuser personne. On aurait la couleur du dernier quinquennat sans les promesses fabuleuses de 2007 et avec la surexcitation en moins. Rien d'exaltant donc.
Sur la ligne de départ à côté des deux favoris : Nathalie Kosciusko-Morizet, Dominique Dord, Xavier Bertrand qui hésite encore et Bruno Le Maire qui a enfin déclaré sa candidature. Ce dernier constitue, au sein de cette droite confite en sarkozysme, une exception grâce à la qualité de son intelligence, à la force de ses convictions et à l'originalité de sa vision. Mais je crains que peu ou prou, par timidité ou par opportunisme, on se retrouve confronté au mois de novembre seulement à d'apparentes joutes pour aboutir à la continuation d'une droite pas du tout enthousiasmante (Journal du Dimanche, Le Parisien, Le Figaro).
J'ai l'impression que celle-ci, seulement tendue vers l'expression d'une opposition "implacable" (comme si c'était en soi une vertu), n'a pas encore pris la mesure de son grave échec de 2012.
Aussi, avec quel effarement doit-on relever que "l'UMP réclame Nicolas Sarkozy" et qu'une NKM, tout en déplorant "un très grand vide à droite", déclare que Sarkozy est "la référence à droite" alors qu'il a vidé celle-ci de sa substance en l'engageant sur des chemins douteux lors de la dernière campagne présidentielle et que surtout il l'a fait perdre. Que faudra-t-il pour que la droite nostalgique de Sarkozy se réveille et cherche ailleurs des raisons d'espérer ? Dans un monde politique cohérent, la défaite nette d'une omnipotence présidentielle comme celle de Sarkozy durant cinq ans n'aurait dû entraîner qu'un rejet logique, l'invention d'une stratégie renouvelée et la quête d'un leader ni usé ni ingérable. Par quelle fatalité l'UMP - ou est-elle si pauvre en chefs de rechange ? - serait-elle contrainte de faire du neuf avec de l'ancien ayant de surcroît tourné au fiasco ? Serait-elle - je n'ose l'hypothèse - le parti le plus sot et aveugle dans notre République ? Etre défait à l'élection présidentielle serait-il le signe éclatant et paradoxal du caractère irremplaçable d'une personnalité politique ?
L'UMP est clairement masochiste.
Cette inaptitude à dégager à droite d'autres chemins et à regagner les nombreux déçus du sarkozysme est d'autant plus dommageable aujourd'hui que François Hollande, pour ceux qui l'ont fait élire sans être socialistes, révèle moins des limites qu'il ne suscite des doutes.
Certes, il a parfaitement réussi à s'inscrire dans la normalité ; avec le double écueil cependant que traduite en système, cette exigence risque de devenir artificielle et que sur le long terme elle s'avère impraticable (Le Monde).
Sur le fond, il me semble que nous avons un gouvernement qui décide, qui agit et qui, à l'évidence, est au fait de la gravité des enjeux européens et mondiaux et aussi très attentif aux crises françaises. Cependant nous éprouvons l'impression fausse - mais elle pèse lourd - que rien ne s'accomplit, que de commissions en commissions, on délibère sur ce qui avait été pourtant tranché et qu'on réfléchit pour éviter d'avoir à se jeter dans la réalité. Encore une fois, un certain nombre d'interrogations, au-delà de sa personne, s'attachent à notre président et on aimerait, sans qu'il tombe dans l'agitation d'avant, qu'il ne néglige pas ce qui relève de l'image : la normalité en politique est précieuse si elle se distingue, dans des périodes dures comme les nôtres, du calme apparemment plat. Rien ne serait pire que de laisser penser qu'à l'inquiétude collective ne répond qu'une volonté verbale et abstraite d'apaisement. Mieux vaut s'égarer dans la mêlée que de feindre d'être au-dessus.
L'ironie, qui serait selon Laurent Binet la qualité principale de François Hollande, n'est évidemment d'aucun secours pour le président de la République qu'il est. J'avoue sans honte - moi qui ne cesse partout où je suis de défendre l'homme, son intelligence et sa méthode, de vanter les heureuses inspirations démocratiques du début de son quinquennat - avoir été troublé par les extraits du livre, précisément de Laurent Binet, sur une année de la campagne présidentielle de François Hollande.
L'omniprésence de Valérie Trierweiler n'a pas été une surprise mais tout de même je n'imaginais pas qu'elle pût ainsi donner son mot en politique en permanence face au candidat qui était aussi son compagnon.
Ce qui en revanche m'a dérangé, comme si je découvrais un François Hollande différent non seulement du président mais aussi du candidat tel que décrit par la plupart des médias, a été de devoir m'arranger avec un personnage plus que caustique, dur, sectaire, avec des touches qui, sans être vulgaires, manquaient d'élégance. Ce n'était pas le François Hollande mou ni doux, seulement armé de son esprit et de son talent pour la moquerie. C'était un homme qui à l'évidence a dû faire par la suite d'énormes efforts pour chasser le militant corrosif et presque injuste au bénéfice du candidat officiel serein et du président pondéré et équanime.
Plus que jamais, en face de ce président, la droite ne peut pas se contenter de répéter qu'elle est la droite et que Nicolas Sarkozy est son héros et qu'elle attend son retour.
Recherche désespérément une nouvelle droite. Elle est facile à trouver. Celle de 2007 est encore toute fraîche, emmaillotée dans ses promesses. Elle est pure, elle n'a pas servi.
@nicolasbruno qui ne veut pas de débat stérile
Avez-vous entendu parler de cette récente grève des mineurs en AFS ? et de la fusillade qui s'en est suivie ? Si oui, que pensez-vous de la ridicule accusation de meurtre envers des policiers portée à leur encontre ?
La loi sud-africaine stipule que "toute manifestation se soldant par des morts et "meurtres" (terme important),
le chef d'inculpation sera imputé aux manifestants". Précisions que ceux tombés sous les balles des policiers sont bien les mineurs.
Pas mal comme conception du Droit, matière que vous semblez maîtriser.
Allez, Nicolas, daignez me répondre !
Rédigé par : Nath@Nicolas qui ne veut pas de débat stérile | 01 septembre 2012 à 07:08
@ nicolasbruno
"Pour un degauche, vous manquez un peu de cohérence."
C'est peut-être parce que je ne suis pas de gauche... Pour vous si on n'est pas raciste on est "degauche".
Vous me répétez que la discrimination positive c'est mal, je suis bien d'accord. On ne doit pas forcer une banque à prêter en priorité aux noirs (ni aux blancs) à conditions financières équivalentes.
Mais personne ne le fait.
Et dans le lien wikipedia que vous m'indiquez, il est écrit au chapitre France:
En 2007 Lotfi Bel Hadj ,Président de l'Observatoire Économique des Banlieues affirme dans son ouvrage "Trop Français ou Français de trop " que " La discrimination positive est un concept d'inspiration raciste" et " qu'un tel système attise les tensions raciales et qu'il constituerait un point de rupture avec notre histoire"
Puis rappelle le point de vue final de Nicolas Sarkozy (un autre "degauche" pour vous, probablement):
il a clairement exclu une discrimination positive basée sur la couleur de peau : « Je refuse le communautarisme qui réduit l'homme à sa seule identité visible » (congrès de l'UMP, 14 janvier 2007).
Je le répète, vous criez au scandale en enfonçant des portes ouvertes, sur un sujet qui est sans contenu en France: ni la gauche ni la droite n'en veulent.
Or selon vous "56% du PNB français s(erait) consacré à cela".
Vous êtes ridicule.
Rédigé par : Alex paulista | 01 septembre 2012 à 05:12
@ Alex paulista
Non, égalité en droit (notion tout à fait objective et relative aux libertés individuelles) ne signifie pas égalité des chances et encore moins que l'Etat, c'est-à-dire des fonctionnaires, jugent de ce qui, d'après eux est égal ou pas. Comment voulez-vous objectivement et avec des critères "absolus" définir ce que l'Etat devrait faire, afin d'assurer l'égalité des chances ? Sinon, inévitablement en procédant à des arrangements d'intérêts et en cédant aux lobbyings. Je vous conseille la lecture de Hayek, très instructive sur le sujet.
Ceci étant, ce qui me surprend ici n'est pas votre position typique d'un de gauche, mais l'évidence qui confine à la confusion avec laquelle vous écrivez cela.
Pour ce qui est du reste:
"En faire un cheval de bataille comme si toute la politique publique la pratiquait, et en venir à fustiger la "notion de droit à l'égalité", c'est un peu ridicule.
Pouvez-vous me donner des exemples de discrimination positive en France ?
Bien sûr que toute la politique publique la pratique, et elle la pratique de plus en plus. C'est même voyez-vous, ce qui fait que 56% du PNB français soit consacré à cela, et qui explique en grande partie la crise dans laquelle la France s'enfonce.
Pour ce qui est des exemples de discrimation positive en France, vous pourriez faire l'effort de chercher vous-même dans Wikipédia. Tiens je vous donne le lien, pour vous aider : http://fr.wikipedia.org/wiki/Discrimination_positive
Enfin, concernant vote réponse à RM sur le foreclosure gate, c'est tout à fait confondant. Vous alignez des poncifs de gauche, sans prendre la peine d'y réfléchir :
"Au contraire, accorder un prêt sur la base de la couleur de peau est une démarche raciste."
Un établissement accorde un prêt s'il estime avoir de grandes chances d'être remboursé. En quoi devrait-on l'obliger à prêter parce qu'il ne faut pas être raciste ? Il s'agit ici d'une question de liberté, voyez-vous ? SI vous obligez un établissement à prêter à un Noir parce qu'il ne faut pas être raciste, c'est une restriction de liberté. Vous comprenez la différence entre égalité en droit et égalité des chances ? Et si vous me dites, ledit Noir a droit à ce qu'on lui offre un prêt, qu'est-ce qui empêche la solidarité interne à cette population (ce que savent très bien faire les Chinois qui émigrent), qu'est-ce qui empêche la création de banques
par et pour les Noirs ?
"Les organismes financiers n'ont jamais fait de statistiques pour isoler la corrélation entre la couleur de peau et la qualité du crédit"
D'où tenez-vous cela ?
Quant à la suite de ce que vous écrivez, c'est à hurler de rire.
Vous décrivez à merveille le keynesianisme (financement de la croissance par la dette), expliquez que cela crée une bulle et concluez par :
"C'est cela la vraie raison: le manque de croissance réelle de l'économie américaine depuis quinze ans. On a remplacé par du crédit, jusqu'à arriver aux limites de ce système."
Le manque de croissance réelle (donc le résultat des politiques keynesiennes aux US) et une politique keynesienne dessus, fait effondrer l'économie. Pour un degauche, vous manquez un peu de cohérence. Vous venez de démonter en quelques lignes ce pour quoi vous militer...
Pour le reste, je vous conseille la lecture attentive des détails du Foreclosure Gate par Vincent Bénard. Cela vous évitera de dire des bêtises. Je vous laisse trouver sur Wikipédia.
Rédigé par : nicolasbruno | 31 août 2012 à 20:22
@nicolas bruno
J'avais zappé votre passage sur "le Droit". Aussi, m'attellé-je et vous réponds-je (quoique ignare en la matière juridique, ne suis que pauvre péquin littéraire).
Ma réponse et simple réflexion à deux balles :
Le Droit n'a-t-il pas évolué depuis Hammourabi, JC, et les Dix Commandements... (de payer) ?
Il est bien en évolution constante depuis, non ?... Vous voyez, je fais des efforts : LOL et RE LOL. Votre phrase :
"un débat avec vous étant par nature stérile" mérite mieux...
Rédigé par : Nath | 31 août 2012 à 17:12
*Je viens de lire hameau. Je lui réponds illico :
Je crois que mon humour ne semble guère vous seoir, vous aura échappé. Je n'ai fait qu'aller dans votre sens et prolonger la métaphore que vous avez initiée (relisez votre avant-dernier post).
Je n'affuble des moustaches qu'à certains. Si vous vous êtes reconnu, je n'y peux rien... hélas !
Au fait, pour le poor cow-boy, c'est "lonesome" (pas along).
* Nicolas Bruno,
Je n'ai choisi votre extrait de phrase que comme illustration. Je ne m'adressais pas particulièrement à vous. Vous soutenez que moins de Français non issus des minorité ont accès à certains diplômes ou fonctions. Cela reste à prouver !
Faciliter l’accès à certains ne signifie pas que « les autres » se voient barrer l’accès à ces fonctions ou diplômes... Ils pourront sans peine y accéder, puisque censés être culturellement et intellectuellement « supérieurs ».
Je retiens quand même cette perle
« Généraliser, c'est penser, sinon, nous en serions encore au Moyen Age ». Fallait la trouver, celle-là.
Mais il est vrai que ma réflexion indigente ne peut atteindre votre raisonnement imparable, quoique paralogique, hélas!
Rédigé par : Nath | 31 août 2012 à 16:21
La notion de droit à l'égalité, c'est le choix du racisme discriminatoire antiblanc ou anti-occidental, comme on voudra.
Rédigé par : nicolasbruno | 30 août 2012 à 11:33
"Égalité" signifie égalité en droit, égalité des chances.
Cela signifie que si certaines populations sont de fait dans les mauvaises écoles, avec les mauvaises personnes, avec seulement des mauvais choix au bout du chemin, l'État a pour devoir d'y remédier, que ce soit par la mixité sociale, des investissements particuliers dans certains quartiers si cela est nécessaire, etc, etc.
Mais la discrimination positive a une majorité écrasante de détracteurs en France, à droite comme à gauche.
En faire un cheval de bataille comme si toute la politique publique la pratiquait, et en venir à fustiger la "notion de droit à l'égalité", c'est un peu ridicule.
Pouvez-vous me donner des exemples de discrimination positive en France ?
Rédigé par : Alex paulista | 31 août 2012 à 15:36
@Nath
Votre argumentaire est faible et c'est peu de le dire. Je vous donne des faits et vous répondez par des exclamations. "Oui, vous avez bien lu", c'est malheureusement l'aveu d'une impossibilité pour vous de sortir de vos lieux communs et de votre incapacité à l'abstraction.
Généraliser, c'est penser, sinon, nous en serions encore au Moyen Age.
Si vous m'aviez lu, vous auriez dû vous apercevoir que je n'ai aucune méfiance. Je n'ai aucun problème à gérer un relationnel commercial ou amical avec une personne étrangère. Je suis aussi prêt à reconnaître la capacité et la volonté d'un immigré non occidental à s'intégrer. En revanche, j'ai une certitude sur l'incapacité de certaines populations à s'intégrer en France. Et il me semble que nous avons suffisamment de faits sous nos yeux qui le démontrent chaque jour.
J'aurais trouvé plus intéressant que vous répondiez sur le sens de ce qu'est le Droit, sujet de mon précédent commentaire. Et en quoi il est normal que moins de Français "non issus des minorités" aient accès à certains diplômes ou fonctions. C'est pourtant un fait.
De même que le traitement des médias qui occultent la délinquance "ethnique" (délinquance de droit commun voire antisémite) et surcommuniquent sur la bête immonde du racisme blanc antinoirs / arabes. Je lisais par exemple il y a peu un article de l'inennarable Roger Petit se plaignant des commentateurs sportifs des JO trop blancs à son goût sur France 2.
Votre réponse consistant pour l'essentiel à dégainer l'hitlérisme et la franchouillardise ne fait que démontrer votre incapacité à lire / entendre quelque argument que ce soit qui ne rentre pas dans votre schéma prêt-à-penser.
Il va de soi que ce sera sans doute mon dernier message à votre attention, un débat avec vous étant par nature stérile.
Rédigé par : nicolasbruno | 31 août 2012 à 13:50
@Robert Marchenoir,
Un ex-président américain accuse Obama d’être un assassin.
La rubrique écrite par Jimmy Carter, le 39ème président des Etats-Unis, et publiée lundi dans le New York Times, constitue une condamnation exceptionnelle du gouvernement Obama, de sa pratique de l’assassinat, de ses violations criminelles du droit international et de la constitution américaine.
Dans sa rubrique intitulée « Un bilan cruel et inhabituel » Carter écrit : « Les révélations selon lesquelles des responsables de haut niveau ciblent des gens pour être assassinés à l’étranger, dont des citoyens américains, ne sont que la plus récente et inquiétante preuve de l’ampleur donnée à la violation des droits de l’Homme par notre pays. »
......
On avait fait entrer Carter, ancien officier supérieur de la marine et spécialiste des sous-marins, à la Maison Blanche en 1977 pour restaurer la crédibilité et la renommée de la présidence américaine suite à la débâcle subie par l’impérialisme américain au Vietnam et à la criminalité révélée par le scandale du Watergate.
Et pourtant, près de quatre décennies plus tard, les méthodes extraconstitutionnelles et la criminalité à la Maison Blanche dépassent de loin tout ce qui avait été fait sous Richard Nixon.
...
La suite ici :
http://www.wsws.org/fr/articles/2012/jui2012/cart-j28.shtml
Rédigé par : Marie | 31 août 2012 à 10:21
Voyant de nouveaux commentaires apparaître, je reviens sur ce sujet tardivement.
Bravo à Robert Marchenoir pour son couurage, et merci à Marie pour ses liens.
J'ajouterai que l'on cultive la confusion entre le fait de constater qu'il existe des races différentes et donc des caractéristiques différentes de ces races, avec le mépris ou la haine pour l'une ou l'autre.
Le terrorisme intellectuel et la lâcheté générale ont atteint un tel degré qu'il est seulement interdit de parler de race, que constater une différence relèverait du nazisme et que dire que telle race présente une capacité physique avec une supériorité ou une infériorité sur une autre constituerait un délit ; on peut à la rigueur dire qu'un Dogon est plus grand qu'un Pygmée parce que les Dogons sont noirs.
Quant à aller opposer le Néandertalien blond roux aux yeux bleus au Cro-Magnon, cela doit conduire à l'hôpital psychiatrique.
Rédigé par : Xavier NEBOUT | 31 août 2012 à 09:47
@ Nath | 31 août 2012 à 01:51
Ce n'était pas très difficile de viser juste. Vous affublez tous vos contradicteurs de moustaches.
Alors forcément on vous entend arriver de loin en gardant les éperons aux bottes et le colt 39-45 à la ceinture.
Ce n'est pas la peine de faire siffler le train trois fois, il suffit de cliquer sur votre commentaire.
Voyez la mésaventure qui vient d'arriver à cet along poor cowboy du far south west...
http://www.sudouest.fr/2012/08/31/blesse-par-sa-propre-arme-807704-1956.php
Rédigé par : hameau dans les nuages | 31 août 2012 à 09:30
@hameau dans les nuages
Vous voyez bien, j'avais visé juste !
Quant à votre cheval, "Arrête ton char, Ben Hur !"
HI HI HI ! (ça change de LOL et MDR)
PS : Je mesure 1,90 m.
Rédigé par : Nath | 31 août 2012 à 01:51
@Alex paulista
Je demandais cela car dans votre post précédent, vous aviez écrit :
"un remboursement d'emprunt immobilier est typiquement inférieur à deux fois un loyer, qui lui-même est un tiers du salaire."
....
OK, somme toute, c'est finalement assez logique.
Rédigé par : Nath | 31 août 2012 à 01:39
@ Nath
Je voulais dire que typiquement, dans son budget mensuel, un ménage va pouvoir dédier à un remboursement d'emprunt jusqu'à deux fois ce qu'il paierait pour louer le même appartement. Au-delà, la plupart des gens vont préférer louer leur logement, car cela pèsera trop sur leur salaire et ils auront une autre solution pour attendre.
Quand dans un pays le prix de l'immobilier, les taux d'intérêts et les durées d'emprunts sont tels que le prix d'un remboursement est supérieur à deux fois le prix d'une location et du même ordre que le salaire moyen de la clientèle de ce type de logement... vous pouvez vous attendre à une crise immobilière ou au moins à une stagnation des prix et du volume des ventes car les primo-acquérants vont s'abstenir.
C'est pour ça que les prix ne peuvent pas monter indéfiniment. En France on a déjà vécu la baisse de l'immobilier.
Aux US le système du crédit basé sur la valeur des biens et les leviers des subprimes fait que la baisse de l'immobilier entraîne la faillite personnelle.
Rédigé par : Alex paulista | 30 août 2012 à 18:46
@Nath | 30 août 2012 à 17:43
Je vous ferais bien un parallèle avec un autre pays mais vous allez me dire que je vous persécute !... mdr ! lol ! lol !
Ah oui je voulais aussi vous dire Nathan, je suis moustachu mais pour ma défense j'ai la raie presque au milieu et je fais 1,80 m et si je tends le bras c'est pour arrêter mon cheval.
Rédigé par : hameau dans les nuages | 30 août 2012 à 18:27
@ Alex paulista
"un remboursement d'emprunt immobilier est typiquement inférieur à deux fois un loyer"?
Pas pigé ! Can you explain ?
Obrigado.
Rédigé par : Nath | 30 août 2012 à 17:57
La posture de la victime, persécutée par l'autre, qui lui bouffe son Lebensraum a eu du succès, jadis. De célèbres moustachus l'ont mise en pratique. Elle semble encore d'actualité !
Généraliser, globaliser, tout confondre... voilà l'ennemi !
C'est tellement plus simple.
Rédigé par : Nath | 30 août 2012 à 17:51
Quelqu'un vient d'écrire :
« Le corollaire de cela, c'est par définition, du racisme antiblanc par effet mécanique. Plus d'accès pour les uns, c'est moins d'accès pour les autres, sur la base de la couleur de peau. La notion de droit à l'égalité, c'est le choix du racisme discriminatoire antiblanc ou anti-occidental, comme on voudra. »
Ceci résume assez les arguments de ceux qui assument, ici, leur « méfiance» (pour ne pas dire plus) envers l’autre partie de l’humanité (l’Etranger) : les pauvres blancs sont victimes du racisme « noir », bronzé » et autres. Oui, vous avez bien lu, victimes !
Ces personnes font dans le sérieux ! Soyons encore plus sérieux !
Selon eux, inégalité (à tous points de vue) il y a !
Alors, qu’ils travaillent à diminuer ces inégalités et faire de ces « inégaux », incapables et autres (en couleur, en QI, en propension à la vie « normale », aux mœurs et capacités de remboursement déficient...) des produits améliorés et dignes de fréquenter « les bons blancs » !!!!
Oui, l’ « homme blanc, hexagono-franchouillard », menacé par les hordes étrangères et barbares, pourra ainsi démontrer sa supériorité intellectuelle et morale ! Ainsi, il sauvera (peut-être) l’humanité.
Vous avez aimé les Pères Pèlerins. Vous aimerez les Pères Sécutés !
Rédigé par : Nath | 30 août 2012 à 17:43
@ Robert Marchenoir
Refuser un prêt sur la base de données financières n'est pas être raciste.
Au contraire, accorder un prêt sur la base de la couleur de peau est une démarche raciste.
Les organismes financiers n'ont jamais fait de statistiques pour isoler la corrélation entre la couleur de peau et la qualité du crédit.
Ce que vous dites c'est que l'État aurait incité à accorder des prêts pour les noirs par antiracisme. Là aussi vous avez une vision de la réalité qui suit une grille de lecture raciale. Ce qui c'est passé aux USA, c'est que la croissance était en berne et que les salaires n'augmentaient pas. Pour résoudre cette équation, l'État a voulu favoriser le crédit et l'accession à la propriété pour des classes moins aisées (et de fait un peu moins WASP).
La solution économique était simple: les pauvres accèdent à la propriété, leur bien immobilier prend de la valeur, du coup ils peuvent encore plus emprunter pour consommer.
Cette poule aux oeufs d'or ne marche que si l'immobilier croît en valeur. Or ceci a une limite, surtout si les salaires sont bloqués: un remboursement d'emprunt immobilier est typiquement inférieur à deux fois un loyer, qui lui-même est un tiers du salaire.
Une fois que la durée des emprunts atteint les trente ans, l'augmentation du prix de l'immobilier devient une bulle.
C'est cela la vraie raison: le manque de croissance réelle de l'économie américaine depuis quinze ans. On a remplacé par du crédit, jusqu'à arriver aux limites de ce système.
Mais dire que le moteur de toute cette bulle financière est la volonté de faire de la discrimination positive, c'est tiré par les cheveux.
Encore une fois on peut s'amuser à interpréter tous les événements du monde en y projetant des complots racistes ou antiracistes.
@ hameau dans les nuages
Vous avez raison, la discrimination positive commence à être à la mode au Brésil. C'est triste.
Au lieu de mettre de l'argent dans l'école primaire publique, l'État fédéral s'achète une vertu en ouvrant des places "pour les noirs" dans les universités publiques, seule partie de l'enseignement public qui soit encore de qualité au Brésil.
C'est moins cher, plus facile à décréter, mais l'unique conséquence va être que le diplôme va être globalement dévalorisé, et qu'après ça, un noir qui serait rentré sans cette discrimination positive sera toujours suspect.
Il y a quand même un point à souligner: il ne s'agit que de l'entrée à l'université. Au Brésil, la sélection s'opère au fur et à mesure des années. Ceux qui n'auront pas le niveau n'arriveront pas à la fin du cursus.
Pour autant c'est idiot: si ces gens n'ont pas une base suffisante on risque de les mettre en échec. Exactement comme il est idiot de faire de la discrimination positive en France à l'entrée des classes prépas.
Encore une fois, la solution c'est d'investir dans l'école publique primaire, qui est de plus en plus mauvaise. D'ailleurs elle est mauvaise partout au Brésil. C'est un problème global qui n'a rien à voir avec la couleur de peau. C'est que Lula a préféré donner des rations alimentaires aux plus pauvres plutôt que de mettre l'argent dans les écoles.
Normal pour quelqu'un d'aussi fier de ne savoir ni lire ni écrire...
Rédigé par : Alex paulista | 30 août 2012 à 17:06
@ Oursivi,
Excellent !
Rédigé par : Laurent Dingli | 30 août 2012 à 11:56
@Mary Preud'homme qui nous menace de sanctions pénales pour délit d'opinion (comportement typique de gauche)
Je vais rappeler quelques évidences.
Interdire l'accès à certaines minorités (comme les Noirs par exemple), à certains services, à certaines fonctions, en résumé ne pas donner les mêmes droits à tous, c'est effectivement de la discrimination. Et elle est condamnable. Tout citoyen d'un pays doit être égal devant la loi. Je crois que personne ici ne dit le contraire. Et ceci est vrai en France comme aux US, comme dans les pays occidentaux. Donc où est le problème ?
Ce qu'ont fait et font les gauchistes, c'est transformer ce droit en quelque chose d'autre, ce fameux droit à l'égalité, qui est le contraire du droit, puisqu'il s'agit de ce que l'on appelle communément "la discrimination positive".
Accès favorisé pour des minorités à certaines écoles, à certaines fonctions, interdiction légalisée de toute critique sur lesdites minorités, etc. Le corollaire de cela, c'est par définition, du racisme antiblanc par effet mécanique. Plus d'accès pour les uns, c'est moins d'accès pour les autres, sur la base de la couleur de peau.
La notion de droit à l'égalité, c'est le choix du racisme discriminatoire antiblanc ou anti-occidental, comme on voudra.
Rédigé par : nicolasbruno | 30 août 2012 à 11:33
Marche(sur)noir, vous êtes un fameux rigolo.
Vous nous présentez le système financier américain (et pas seulement) comme vertueux et sain, qui ne se laisserait juste abuser que par de vilains politiciens idéalistes et boboïsés parfaitement crétins et involontaires ennemis à la cause qu'ils soutiennent et qui vous dégoûte...
Que c'est mignon, vous êtes un bisounours à l'envers, vous.
Comme c'est étonnant... vous ne nous dites rien de ce qui a fait ces défauts de remboursements..?!
Vous savez ces taux variables que les vendeurs de produits financiers débarqués dans le crédit ont largués comme des petits pains à des gens (blancs et noirs) effectivement bien mal inspirés que de leur avoir prêté de bonnes intentions, surtout quand on sait la façon dont les banques manipulent l'appréciation des indices qui fixent les taux... les scandales récents en Grande-Bretagne en sont une illustration criante.
Mais, pas un mot là-dessus, bien entendu, comme sur ma question concernant une projection de ce que pourrait être l'Europe sous une domination (tutelle ?) économique chinoise, et la mentalité, le ressenti et les réactions de ses habitants ?
J'en jubile d'autant que d'avoir touché juste.
Et Obama le dangereux islamiste, pas d'argument là non plus ?
Ahhhh Robert...
AO
Rédigé par : oursivi@Ronoirmarcheàl'envers | 30 août 2012 à 11:07
Bonjour !
Je ne voudrais pas m'immiscer dans ce débat intéressant ou l'on surfe sur le politiquement correct tout en se disant des vérités.
Et puis ce matin... paf !... oh Brazil !
http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20120829.AFP7118/bresil-universite-rousseff-promulgue-une-loi-sur-les-quotas-raciaux-et-sociaux.html
Gueules de bois.
Rédigé par : hameau dans les nuages | 30 août 2012 à 09:47
Mary,
Le racisme est une opinion ET un délit. L'un ne s'oppose pas à l'autre. L'idéologie politiquement correcte a simplement réussi à créer un délit d'opinion, comme sous n'importe quelle tyrannie. Il fut un temps, de plus en plus lointain, oú l'on n'interdisait pas les opinions jugées erronées, on les réfutait. Évidemment, c'est plus facile d'interdire : le discours antiraciste ne brille pas par sa haute valeur intellectuelle. User de la menace (car c'en est une) est un aveu de faiblesse qui vaut communiqué de victoire pour Bob.
Vous faites dans le sophisme et le blabla. "Tout raciste exprime une haine inconsciente de soi" : psycho-blabla que rien ne démontre.
Bob Marchenoir se défend très bien : il expose des cas concrets tandis que les antiracistes restent dans les généralités les vagues (et, bien entendu, dans les insultes).
Il me semble que les antiracistes se heurtent à une difficulté de méthode : il est plus facile de démontrer une inégalité qu'une égalité. En effet, l'inégalité est démontrée par quelques cas et des échantillons assez restreints alors que démontrer l'égalité nécessite de traiter tous les cas et toute la population.
Il est vrai que l'égalité en question est encore plus difficile à démontrer si elle n'existe pas.
Rédigé par : Franck Boizard | 30 août 2012 à 09:41
En tout cas, une destination à éviter pour notre bon vieux RM, c'est Cap Nègre !
Rédigé par : Taquin | 30 août 2012 à 01:09
Mon cher Marchenoir,
Ne broyez pas du noir...
Voici une petite chanson pour vous remonter le moral :
http://www.youtube.com/watch?v=99phlP_e2Rw
Et pour détendre tout le monde, en voilà une autre (la droite n'était pas encore maso à c't'époque) :
http://www.youtube.com/watch?v=JBDp4bTNukc
Rédigé par : Taquin | 30 août 2012 à 00:34