"Rien ne se passe comme prévu" est le titre du livre de Laurent Binet (LB) sur la campagne présidentielle de François Hollande du mois de juin 2011 au mois de mai 2012.
"Des SS au PS" aurait pu être un autre excellent titre, mais son éditeur l'a refusé.
Depuis sa parution, on ne peut pas dire que LB, qui par ailleurs est beaucoup intervenu médiatiquement, ait joui de critiques très favorables au sujet de son récit dont le genre hybride met mal à l'aise, surtout les journalistes politiques avec lesquels il a fait durant onze mois route commune (France Inter, Le Monde).
Il me semble toutefois que la sévérité manifestée a été excessive comme si l'on reprochait essentiellement à ce professeur historien, initialement plus proche de Mélenchon que d'Hollande, de s'être égaré dans un domaine où il n'était pas légitime. Il est vrai que LB a accumulé les difficultés en se présentant sous diverses facettes que l'écriture ne parvenait pas toujours à synthétiser: le témoin, l'analyste, le militant, le journaliste, le narcissique, le chroniqueur passif, le curieux ou le discret. A cette multitude de rôles s'ajoutait le fait que parfois il semblait se trouver au centre de tout et, d'autres fois, n'être que le regard de Fabrice Del Dongo à Waterloo.
Evoquant le "discret" Binet, j'avoue que le plus souvent il pèche par l'inverse. A mon sens c'était d'ailleurs le seul défaut de son remarquable roman sur l'assassinat d'Heydrich que cette volonté longtemps affichée de se montrer en train d'écrire et de penser. Abandonnant son ego, il devenait alors éblouissant.
Avec cette relation de la campagne de François Hollande, LB a adopté la structure du journal qui suit au jour le jour les péripéties menant jusqu'à la victoire du 6 mai. Il me semble qu'il s'agit d'une facilité technique, presque d'une évidence pour qui s'attache à un tel exercice mais en même temps la répétition et le retour d'épisodes quasiment identiques ne sont pas loin à la longue de créer une certaine lassitude, presque un zeste d'ennui, tant la singularité des anecdotes et des commentaires se noie assez souvent dans un rythme soutenu mais homogène qui impose sa pesanteur. Il y a des pépites mais sous les blocs.
Cette manière de procéder est d'autant plus problématique que LB emplit la chronologie avec la diversité, au bord de la surabondance, de ses postures dans cette poursuite de François Hollande et de la quête de sa vérité. Sa démarche - sa faiblesse - hésite entre la nudité brute du récit et la richesse fouillée de l'essai. Yasmina Reza, dans son petit et étrange livre sur Nicolas Sarkozy, avait tranché en faveur de la seconde branche de l'alternative et s'était épargnée ainsi les embarras de LB qui, aspirant à tout prendre, manque souvent les profondeurs et de profondeur.
Ce n'est pas le plus grave. Décrivant, racontant, rapportant, faisant parler les uns et les autres - Manuel Valls, Pierre Moscovici, Malek Boutih notamment -, LB ne nous donne pas en réalité une vision de François Hollande - à supposer qu'il puisse être saisi, scruté et fixé sur la page, ce qui n'est pas assuré - mais, autour de lui, une exposition de sa Cour, de cette noria inhérente à toutes les campagnes présidentielles, une transcription de cette formidable effervescence, de ce désordre parfois désespérant qui entourent le candidat. Il serait malhonnête d'oublier que François Hollande vient à intervalles réguliers se rappeler au lecteur et chacune de ses apparitions rapides ou non le campe sur un mode qui n'est pas insignifiant avec notamment un passage très fin sur son ironie supérieure, presque une manière de vivre.
Il n'empêche que le journal tenu par LB, avec l'objectivité recherchée de l'observateur et la subjectivité troublée du socialiste inquiet jusqu'au bout, nous propose plutôt un portrait de groupe dont, il convient de l'admettre, les journalistes constituent la part principale - LB les écoutant, les regardant, dialoguant avec eux, dévoilant leur esprit grégaire aboutissant à une information formatée.
Il n'y aurait rien de répréhensible dans cette approche collective si elle ne prenait pas la place, peu ou prou, de l'affrontement direct entre le candidat à la présidence et celui qui, dépassant le superficiel du journalisme classique, aurait eu pour vocation de nous éclairer sur une personnalité, une intelligence, un comportement, pour que l'élection ait du sens.
François Hollande, venant d'apprendre sa victoire, embrasse LB qui vient le féliciter. Démonstration de sensibilité, de reconnaissance, joie d'exprimer sur l'autre sa propre allégresse ? Yasmina Reza dansant avec Nicolas Sarkozy, c'était quoi exactement ? Une grâce, une connivence, une vérification ?
Tout s'est passé en réalité comme prévu : on en a appris beaucoup, on sait des choses, il y a le bruit, les rumeurs, les ambitions, la détestation de l'autre, l'espérance puis la certitude de la victoire.
Mais, s'il y a le monde de François Hollande, celui-ci, énigme en son coeur, ne voit pas son secret levé par LB.
Près de six mois après la publication, je viens de lire très péniblement - ouf, enfin terminé ! - la chronique de L. Binet.
Un tel ennui de lecture est juste pas imaginable.
Je relis votre billet, je parcours mes post pour évaluer le bien-fondé de mon intuition quant à ce récit censé décrire les arrière-cuisines d'une campagne électorale, coulisses grotesques que je pressentais d'une rare insignifiance.
Eh bien, je ne suis pas déçue.
Les arrière-cuisine avec les premiers rôles et les figurants du Hollande Tour sont à des étages en dessous du simple médiocre.
Rédigé par : Véronique Raffeneau | 24 janvier 2013 à 08:09
Véronique Raffeneau 16.15
Mon com a été le prétexte à votre diatribe, rien de plus ; je maintiens qu'elle a commis une faute politique inédite.
Rédigé par : Pietri S | 03 septembre 2012 à 09:09
@ Pietri S
"Elle a commis une faute politique inédite..."
Mais enfin, depuis quand s'agit-il de politique, de l'Etat, bref de la chose publique au sens haut dans le Hollande Tour que décrit L. Binet ou dans la séquence tweet de V. Trierweiler ?
L. Binet dans Le Nouvel Observateur :
"Par ailleurs, pour les gens que rencontrait Hollande, c’était souvent frustrant de voir que la presse ne s’intéressait pas tellement à eux sur le coup, mais aux déclarations de l’avant-veille et aux commentaires de la veille. Du coup, les pauvres ouvriers avaient l’impression que tout le monde se foutait de leur cas."
La journaliste V. Trierweiler est un pur produit de cette petite - sens médiocre - galaxie séparée des réalités qui concernent par exemple les ouvriers, et dont on se fiche éperdument quand on fait semblant de les visiter dans le Hollande Tour.
Pourquoi voulez-vous qu'elle ait commis une faute politique inédite ?
Elle est au contraire très raccord avec le milieu qu'elle connaît le mieux comme journaliste politique, une façon d’être exclusivement autocentré, un égocentrisme géant, où on privatise dans l’outrance la chose publique.
Ben oui, par exemple, dans l'actualité du jour, comme Michel Sapin quand il découvre seulement aujourd'hui que la France compte 3 millions de chômeurs, alors que la casse a débuté il y a près de... quarante ans.
Cela ne les empêche pas d'être sincères quand ils aiment un roman ou des photographies d'un pays dévasté et rongé par les conséquences de leurs incuries.
Rédigé par : Véronique Raffeneau | 02 septembre 2012 à 16:15
Savonarole
Oui de bécasse et aussi de Bécassine, la gentille "bécasse bretonne montée à Paris".
Rédigé par : Pietri S | 02 septembre 2012 à 12:32
VT aurait apprécié la photo faite par R Depardon grand photographe mais pas portraitiste ; elle serait bien la seule !
Cette photo a reçu la même critique unanime.
VT que certains qualifient de bonne journaliste soit, dire le contraire serait discourtois et inutile, donne régulièrement des preuves de son manque d'éducation et de savoir-vivre élémentaires.
Elle semble quelquefois symboliser la Madame Dugenou que recherchait F. Hollande durant sa campagne, ou de la Madame Michu de tous les autres.
Rédigé par : Pietri S | 02 septembre 2012 à 11:24
Véronique Raffeneau
Etes-vous sérieusement sérieuse !!
Elle a commis une faute politique inédite : de l'Elysée elle s'est permis de prendre officiellement une position politique qui était le contraire de celle du PS et de celle du chef de l'Etat... guidée par une jalousie vengeresse et pathologique.
Comme toute citoyenne elle a le droit d'avoir un choix politique différent de celui du chef de l'Etat, elle pouvait le faire de façon discrète... mais sa jalousie vengeresse et pathologique est la plus forte.
Son comportement a été irresponsable, elle se ridicule mais peu importe, par contre elle ridiculise le chef de l'Etat qu'elle met dans une situation intenable, alors qu'il affirmait vouloir séparer vie privée/vie publique.
Cet épisode VT, aucune autre avant elle n'avait osé un tel mélange des genres ; même Cécilia ex Sarko dont l'ingérence était bien connue ne s'était permis un tel dérapage.
Pour nuir à son compagnon elle ne pouvait pas faire mieux !
Rédigé par : Pietri S | 02 septembre 2012 à 11:15
Il paraît que Laurent Greilsamer à traité de "bécasse" la girlfriend du Président, dans son dernier livre. On voit tout de suite qu'il n'est pas agrégé de lettres comme ce Monsieur Binet qui est en passe de devenir le Philippe de Commynes du Parti socialiste.
Rédigé par : Savonarole | 02 septembre 2012 à 10:43
Et aussi pour modérer mon précédent post.
Au fond, je crois que VT est sincère quand elle missionne Laurent Binet pour rendre compte de la campagne.
Tous comptes faits, j'aime bien l'idée de cette femme qui a eu un coup de coeur pour le précédent livre de l'écrivain, comme elle a sans doute beaucoup aimé les photographies de R. Depardon.
Pour mettre en valeur l'homme qu'elle aime, elle a voulu en quelque sorte le mieux, ce qui lui parle intimement et directement.
En réalité deux, trois grands intrus dans cette histoire de campagne électorale: V. Trierweiler, L. Binet, et plus tard R. Depardon.
Rédigé par : Véronique Raffeneau | 02 septembre 2012 à 07:53
"A cette multitude de rôles s'ajoutait le fait que parfois il semblait se trouver au centre de tout et, d'autres fois, n'être que le regard de Fabrice Del Dongo à Waterloo."
Il me semble que le projet littéraire de L. Binet part en vrille dès sa conception.
Si j'en crois les interviews surabondantes consacrées à sa chronique, on voit bien que le commanditaire alpha du livre est la compagne de F. Hollande.
L. Binet, avec son statut d’obligé, donc ligoté, s'est ainsi interdit toute mention en rapport avec ce qui en réalité a gouverné l'essentiel de la cellule de campagne de FH, à savoir la gestion au jour le jour du tabou absolu de la relation très compliquée du candidat aux deux femmes de sa vie, que personne n’ignore, et qui sans doute alimente alors toutes les conversations de ce qui constitue le centre de gravité et d'intérêt exclusif d'une élection, je parle bien entendu des journalistes, plus exactement - ce qui revient au même - les journalistes-attachés de presse-agents de communication du candidat, tout cela mélangé.
Très difficile, totalement absurde en effet pour L. Binet, qui n'est pas journaliste, de se contraindre à dissumuler et à taire ce qui apparaîtra au grand jour, un mois à peine après l'élection, au fond comme la préoccupation majeure de cette équipe de campagne, l’élément où se concentrent toutes les priorités et les énergies de : marginaliser à tout prix Ségolène Royal pour écarter tout risque d'explosion jalouse de Valérie Trierweiler.
Rédigé par : Véronique Raffeneau | 02 septembre 2012 à 07:34
Alex paulista,
Je ne voudrais pas trop poursuivre la digression. Je vous renvoie donc, en ce qui concerne ce projet à long terme, aux liens suivants site SSG et Wiki (vous avez raison sur un point essentiel, la distribution ne serait pas envisageable en AC mais bien en HVDC).
@ RF
Merci d'avoir corrigé mon lapsus.
Rédigé par : Laurent Dingli | 01 septembre 2012 à 18:34
Pour revenir sur l'écologie, parent pauvre de ce mandat:
@ Laurent Dingli, RF et Yves BRUNO
Le problème majeur n'est pas tant la production de masse de l'électricité, mais sa distribution.
Sur un territoire comme la France, malgré un certain nombre de centrales et beaucoup de transformateurs accessibles entre elles, plus d'un tiers de l'électricité produite part dans les fils.
C'est ce qui me rend sceptique quant à ce que propose Laurent Dingli: alimenter le nord de l'Afrique à travers la Méditerranée. On a déjà du mal à le faire avec un réseau de fibres optiques...
Mais bon, il faudrait analyser dans le détail. Mais une petite centrale (même thermique !) bien placée au milieu de nulle part est potentiellement une solution plus écologique que tirer des fils sur cinq cents kilomètres.
@ RF et Pietri S
Je suis bien d'accord avec vous sur le porte-monnaie: il faudrait que l'électricité et l'essence soient deux fois plus cher. On arrêterait de faire des voitures de 1,5 tonnes et plus de cent chevaux. Dans les années 70 on a conçu des petites voitures (AX). Après, on a doublé leur poids, puis utilisé les améliorations des moteurs pour doubler la puissance. Finalement on consomme autant en C2 qu'en AX (pour rester chez Citroën) alors qu'on pourrait consommer deux fois moins pour le même usage.
Et il faut aussi interdire les convecteurs électriques pour ne vendre que des pompes à chaleur (qui ne passent en mode convecteur que si la différence de température est trop grande). La plupart du temps, le rendement est plus que triple.
Comme pour les ampoules à incandescence, qui devraient être remplacées par des LEDs ou des lampes économiques.
Mais tant que l'électricité sera bon marché, elle sera gaspillée.
Rédigé par : Alex paulista | 01 septembre 2012 à 14:04
La virulence de certains propos est hallucinante, alors que soi-disant cette affaire n'intéresse personne mais chacun a un avis bien tranché : "Seigneur protège-moi de mes amis, mes ennemis je m'en charge", serait plus adaptée cette formule "Seigneur protège-moi de mes amis et de mes ennemis, ils sont devenus fous" !
Les protagonistes de cette affaire n'ont même pas droit à l'oubli... ! !
Effrayante cette intolérance que certains et surtout certaines ont bien chevillée au corps !
Cette affaire a été un horrible et odieux gâchis à tout point de vue !
Rédigé par : Pietri S | 01 septembre 2012 à 06:26
...DSK que je ne connais pas même si j'ai participé au recrutement de son épouse (ou ex) comme rédactrice en chef du Huffington Post, hébergé dans les locaux du Monde dont je suis moi aussi actionnaire !
Rédigé par : Pietri S | 31 août 2012 à 20:47
Moi, président de la République,
Je ferai attribuer le conseil de la la banque d'investissement à mon copain de la banque Lazard - le même copain qui a nommé ma fidèle Audrey Pulvar, compagne de mon ministre à moi, Montebourg, à la tête des Inrockuptibles, propriété de ce même copain à moi, le millionnaire Matthieu Pigasse, lui-même-copain-de-mon-ancien-copain-que-je-ne-connais-plus-Dominique-Strauss-Khan.
Moi, président de la République... eh ! eh !
Rédigé par : Laurent Dingli | 31 août 2012 à 19:45
RF 13.54
Votre conclusion est un peu rapide mais, hélas efficace bien que dans les faits les choses soient un peu différentes et plus nuancées, toucher au porte-monnaie, mais à condition de proposer des énergies ou autre de substitution... Un seul exemple :
La consommation d'essence devait baisser drastiquement dès que le litre passerait à FF.10 soit €1,50 ! !
Mieux pour encourager ! ! l'usage de la voiture des études prétendent que le litre d'essence en 1970 était le double de 2012 v le pouvoir d'achat, donc toutes choses étant égales par ailleurs.
Pas facile de modifier les habitudes : la somme des bonnes volontés individuelles ne fait pas bouger le collectif ! comme un seul homme LOL LOL
Rédigé par : Pietri S | 30 août 2012 à 08:32
Le marronnier, la rentrée littéraire, d'un côté Richard Millet qui est agressé par ceux qui n'ont pas lu ses livres, le titre et la 4ème de couv leur suffissent, même si le titre de l'un de ses bouquins est dérangeant, de l'autre côté Laurent Binet et Entre deux jeux, soit un tour dans la cuisine et la chambre à coucher... le fond est atteint...
La littérature est bien mal en point puisque ces quatre bouquins sont mis et traités de la même façon par ceux et celles qui débitent de l'info en continu.
La critique littéraire n'est plus sur le sujet essentiel mais sur la futilité. Ne pas s'étonner alors de l'état calamiteux de la culture française.
Rédigé par : Pietri S | 30 août 2012 à 07:43
Pardon d'intervenir pour un commentaire de commentaire ( RF, LD, YB...)
On peut se demander si le tempo politique, la satisfaction des ambitions personnelles, le goût du pouvoir et de ses avantages associés permettent à ceux qui nous gouvernent de positionner les bonnes questions et de faire les choix adaptés à un avenir lointain qui dépassent largement les échéances électorales qui les concernent.
La grandeur de la politique serait sans doute de se soucier en priorité et bien davantage de cet intérêt à long terme (sinon le développement durable n'est que verbe creux, et c'est à craindre, malheureusement), qui est un intérêt ô combien humaniste, dans toutes ses dimensions. A voir procéder les uns et les autres, on n'a guère de doute sur leurs réelles préoccupations. Ecoutons par exemple le discours tenu par Martine Aubry récemment : le quinquennat actuel vient à peine de dépasser ses 100 jours qu'il s'agit déjà de se mettre en rangs serrés pour 2017. A l'UMP ce n'est pas mieux, puisque seul compte la reconquête du pouvoir. Et au vu de la campagne électorale dont on sort, c'est celui qui en dit le moins possible concrètement et qui se montre habile à embobiner l'opinion qui s'en sort.
L'élection ne se fait absolument pas sur les enjeux qui constituent notre responsabilité humaine. Tout le monde veut de la croissance et de la consommation, sans plus guère s'interroger sur leurs conséquences. Nous savons que nous allons dans le mur, mais à vrai dire tant qu'on ne s'y cogne pas, on continue d'avancer pratiquement comme si de rien n'était, et tout le monde a de bonnes raisons pour s'éviter de freiner. Cela a commencé par nous toucher au porte-monnaie, sans doute encore pas suffisamment pour ne plus pouvoir faire du neuf avec du vieux. Wait and see.
Rédigé par : FC | 29 août 2012 à 15:05
@ Laurent Dingli :
Permettez-moi de corriger votre petit lapsus : je n'ai pas parlé de fission, mais de fusion nucléaire.
@ Alex paulista :
J'aurais dû écrire plutôt ceci : "Aussi l'avenir de la production de masse, à beaucoup plus long terme, est la fusion nucléaire..."
Vous avez raison, il ne faut pas regarder que la fusion, et il faut étudier et développer toutes les autres pistes qui ont un bon rendement énergétique et un impact environnemental faible. Mais en termes de production de masse (produire énormément avec peu d'installations), la fusion me semble être une voie dans laquelle on peut s'accorder beaucoup d'espoir.
Notez bien que ce n'est que mon avis, après tout je ne suis pas du métier mais je m'y intéresse.
Pour finir, un moyen simple et efficace pour faire baisser les consommations des particuliers : toucher au porte-monnaie.
Rédigé par : RF | 29 août 2012 à 13:54
Laurent Dingli,
Les énergies sont soumises à un marché mondialisé et nous raisonnons au niveau national, ce qui est insignifiant, vous faites bien de le rappeler car la gestion des ressources concerne l'humanité.
L'enjeu crucial est de trouver un substitut au pétrole, la seule énergie qui nous permette d'importer et d'exporter ; et dans cette attente, nous allons creuser, fouiller, excaver la planète jusqu'au noyau pour en extraire le précieux liquide.
Nous n'avons guère le choix, car le début de la pénurie du pétrole - c'est-à-dire lorsque la demande commencera à être supérieure à l'offre - sera certainement la première crise à l'échelle mondiale, si des quotas ne sont pas mis en place pour que toutes les régions du globe, notamment les plus pauvres, puissent continuer à commercer.
Cette quête ne laisse guère de place à l'écologie, ce sera la planète au service de l'humanité et non l'inverse ; d'ailleurs les écolos feraient bien de se concentrer sur les énergies renouvelables - matière grise bienvenue là aussi - car nous allons, c'est le cas de le dire, faire feu de tout bois (super smart grid, physique des plasmas... Laurent et Robert, là c'est moi qui suis obsolète !).
Rédigé par : Yves BRUNO | 29 août 2012 à 13:43
RF et Yves Bruno,
Je ne crois pas du tout que l'avenir soit à la fission nucléaire, mais à la mise en place d'un "super smart grid", c'est-à-dire d'un réseau de distribution intelligent qui relie l'Europe et l'Afrique du Nord et associe différentes sources énergétiques (hydraulique, éoliennne, biomasse, solaire...). C'est pourquoi j'avais considéré, dès le départ, les projets de Nicolas Sarkozy visant à vendre des centrales nucléaires aux pays du Maghreb comme étant tout à fait inadaptés et procédant d'une vision à court terme.
Rédigé par : Laurent Dingli | 29 août 2012 à 12:19
@Stalen IIlitch GUEVARA
La lecture du livre d'Anna Cabana ("Entre deux feux") semble vous donner raison...
Rédigé par : sbriglia | 29 août 2012 à 11:55
Ce livre est insipide. Rien d'autre à dire.
Rédigé par : Bernard | 29 août 2012 à 11:54
Ce qui va de soi vaut toujours mieux en le disant : si bon nombre de Français regrettent si tôt d'avoir voté pour FH, c'est qu'ils s'aperçoivent qu'ils ont été roulés et donc que celui-ci a gagné son élection en mentant.
FH et les socialistes seraient donc des tricheurs pour ne pas dire des escrocs.
Mais c'est bien pire : ces professionnels de la politique ont tout simplement dit ce qu'il fallait dire pour être élus, mais cela sans avoir étudié quoi que ce soit.
Une majorité de Français aiment les gens sans scrupules - à leur image - mais cette fois, ils ont des NULLITES sans scrupules.
Les socialistes s’apprêtent à créer à nouveau des emplois bidon, et de nouvelles contraintes sur les entreprises. Sans scrupules, nuls, et c... !
Rédigé par : Xavier NEBOUT | 29 août 2012 à 11:47
Une chose est sûre, FH a un gros problème avec les femmes.
Celui qui se déclare normal a toujours des manques ou des peurs à cacher surtout quand son seul mode d'expression est soit l'imitation, soit la blagounette, soit la sidération paralysante révélée par des yeux qui se révulsent malgré les tentatives de contrôle.
Ce genre de faiblesse et d'incertitude plaît beaucoup aux femmes fortes et dominatrices qui en font leur jouet favori... suivez mon regard...
Que Laurent Binet fasse une recherche dans l'enfance de Culbuto le mou, des explications évidentes et simples l'attendent.
Mais osera-t-il ou aura-t-il le courage du crime de lèse-bobo ?
Plus simplement en a-t-il les capacités car il faut aller derrière le superficiel confortable de la pensée unique des privilégiés étatiques !!!
Rédigé par : Stalen IIlitch GUEVARA | 29 août 2012 à 10:54
@ Poil à gratter
Excellent !
Rédigé par : Laurent Dingli | 29 août 2012 à 10:31