Jean-François Copé (JFC) ne doute pas de lui : il doit être évidemment crédité des seules bonnes idées de la gauche! Ainsi, sous son influence prétendue, il félicite le ministre de l'Intérieur d'avoir, dans un discours à Strasbourg, invité l'islam de France à s'organiser.
Cette approbation tactique constitue sans doute, pour lui, un opportun contrepoint à la polémique née de sa dénonciation du "racisme anti-Blanc" dans son livre-programme où il briserait "un tabou". Le comble, c'est qu'en assumant sa position et devant l'ampleur de la controverse, il n'est pas loin de démontrer la réalité de l'audace intellectuelle et politique qu'il se prête (Le Figaro, Le Monde, Le Parisien).
Qui peut se dire surpris par cette apparente provocation ? Elle n'est pas seulement liée au combat interne à l'UMP qui contraint d'une part à une ridicule et hypocrite inféodation à Nicolas Sarkozy et d'autre part à une surenchère dans la prise en compte de thèmes extrêmes et pas forcément faux pour autant. Mais JFC, comme un bon élève de son maître, poursuit aussi, dans le même registre, la navrante fin de campagne de 2012 où NS, trop largement distancé, a cyniquement exploité un fonds de commerce et rattrapé une partie de son retard mais en perdant beaucoup de son crédit pour l'avenir.
Alors ce racisme anti-Blanc, en réalité anti-Français existe-t-il ? Vise-t-il à détruire l'identité telle qu'un Richard Millet la revendique, de "blanc, catholique et hétérosexuel" (Spectacle du Monde) ? Cet antagonisme entre les Français de souche et les minorités, dans les cités où la vie collective est ruinée et les tensions à leur comble, est-il fictif et sorti seulement de la tête de politiciens égarés ou démagogues?
Le Premier ministre, au cours d'une pénible et difficile prestation entrecoupée d'un débat qui ne l'était pas moins, a admis, parce que son honnêteté est évidente, que le "racisme anti-Blanc peut exister" (France 2). Ce n'est pas parce que ce racisme prend des formes différentes et n'est pas équivalent à celui que nous avons l'habitude de condamner qu'il ne mérite pas, si on l'estime nécessaire, à son tour d'être mis en cause. J'entends bien que, pour un Laurent Joffrin pourtant accoutumé à accepter de considérer des lanternes plutôt que des vessies, la réalité est rude et le commentaire sur elle trop décapant et risqué pour peu que la vérité veuille le gouverner. Quand JFC résume en soulignant que "ce racisme-là est aussi inacceptable que toutes les autres formes de racisme", certes il ne propose rien, comme le lui a reproché Valérie Pécresse au nom de François Fillon, mais il énonce une évidence qui, pour trancher dans notre appétence pour le "socialement correct", n'en est pas moins recevable.
Il y a des débats qui éclatent dans la fulgurance et semblent choquants alors que souvent ils ne font que concrétiser une longue réflexion collective antérieure ou des intuitions largement ressenties. Qui n'a jamais fait ce constat d'un racisme ou au moins d'une hostilité ostensible de la part de cette humanité appartenant à telle ou telle minorité, parfois de ces Français irrités à l'encontre d'un pays qui n'était devenu que mécaniquement le leur ? Est-il donc si douloureux d'appréhender lucidement la chose plutôt que de s'empoigner sur le nom qu'on lui donne ?
Mais ces remous n'en seraient pas ou du moins relèveraient de l'intensité contradictoire d'une vie démocratique si derrière JFC, ne se profilait pas le FN et ses mots, ses maux.
Je me demande à ce sujet si nous n'avons pas atteint le comble du grotesque. Plus la réalité du monde et de notre pays est complexe, contrastée, violente, menaçante, plus la tendance est de se détourner sur des chemins buissonniers et des querelles de dérivation. Cela n'a pas manqué avec ce "racisme anti-Blanc". L'important n'était pas de s'interroger sur ce phénomène, qu'on l'estime exact, exagéré ou faux. Mais de s'indigner parce que les mots appartenaient au vocabulaire du FN et à son langage. A nouveau, ce parti se voyait paradoxalement gratifié d'être le propriétaire d'un vocabulaire qui cependant indivis était à la disposition de tous les citoyens. Le FN, en quelque sorte, exploitant certains concepts, aurait le pouvoir de privatiser les mots et interdirait l'emploi de ceux-ci par ses adversaires politiques même mitigés. "Racisme anti-Blanc" serait donc une expression à ostraciser et, pourquoi pas, immigration, insécurité, délinquance, laxisme, national, préférence ou patrie ? Tellement incapables de prendre de plein fouet une France qui nous fait peur, parfois, en même temps qu'on l'aime, on s'échine à jouer absurdement sur les mots.
Parce que le langage a été touché par le FN, il serait souillé, et forcément les idées qui vont avec. C'est une attitude, une démarche puériles. J'entends déjà les réactions de ceux qui opposeraient que le langage n'est pas neutre mais il n'y a pas mille moyens pour exprimer une probabilité, voire une certitude, en tout cas un constat : on ne dispose que des mots qui renvoient le plus précisément possible à ce qu'on souhaite décrire et analyser. Aussi, le racisme anti-Blanc dénoncé par JFC, même si on le déclare fantasmé, est d'abord l'exercice de son droit d'écrire, avec SES mots et SON vocabulaire, ce qu'il pense et qui est hérité ou non du FN.
Pour beaucoup de ses adversaires, il s'agit avant tout d'un Copé conforme!
Mais, de même qu'une certaine forme maladroite, obsessionnelle et abstraite d'antiracisme a favorisé ce qu'elle prétendait combattre, l'angoisse de n'être pas si peu que ce soit relié au FN, même par la banalité universelle des mots, donne à ce dernier un statut certes de pestiféré mais infiniment puissant et redoutable. On l'amplifie à force de le craindre ainsi.
La parole, l'écrit sont à tous.
"racisme anti-blanc"
Le racisme étant une théorie de la hiérarchie des races, si elle devient anti-blanc la théorie s'effondre !
Mais J.-F. Copé peut-il le comprendre ?
Rédigé par : calamity jane | 08 octobre 2012 à 20:56
Au fait, j'y pense : quand la France découvrira qu'il y a aussi un racisme des noirs envers les arabes et des arabes envers les noirs, sans compter celui des arabes et des noirs envers les asiatiques... et inversement, comment allez-vous les appeler ?
Et quand va-t-on les découvrir ? Si vous avez un calendrier pour vos billets, allez-vous traiter ces phénomènes marginaux mais scandaleusement ignorés, et que certains ne manqueront pas de nier ?
En toute amitié... et avec mon inconditionnel respect.
Rédigé par : Deux&Deux | 03 octobre 2012 à 11:44
Merci aux Sieurs Savonarole et Boris pour ces precisions historiques.
Rédigé par : Valerie | 03 octobre 2012 à 10:43
@ Diogène | 02 octobre 2012 à 10:06
Vous avez bien raison.
Le problème du racisme anti-blanc n'est pas l'apanage des blancs. Je mets dans la liste aussi toutes les petites gens de couleur blanchis par l'amour de ce pays qui les accueillis eux ou leurs pères et qui se sentent abandonnés par la République.
Ce sont les premiers à avoir du mal à trouver un logement et à subir les affres d'une immigration massive.
Mais ils ne sont plus intéressants pour les associations d'aide aux migrants.
Il leur faut du sang neuf pour amener à terme l'objectif de la destruction de notre société.
Il s'agit d'un autre tonneau, Diogène, celui des Danaïdes.
Rédigé par : hameau dans les nuages | 02 octobre 2012 à 12:51
Il y a là un sujet d'importance décisive. Que Copé soit un des rares politiciens (je souligne) après Marine Le Pen, à s'émouvoir de ce que tant de personnes à la peau blanche connaissent des difficultés à se loger, à trouver un logement, soient contrôlées trois fois par jour du simple fait qu'il ont la peau blanche, c'est quelque chose de réellement préoccupant.
Blague à part, Copé le petit découvre que le racisme est une potentialité humaine et en tant que telle valable dans tous les mondes imaginaires. Copé revendique la possibilité du racisme pour les siens, parce qu'il ne conçoit pas que ce ne soit pas l'apanage des seuls blancs de peau.
Qu'il puisse se trouver dans nos banlieues des petits crétins à l'injure facile envers leurs voisins, ce n'est pas plus préoccupant que des situations dans lesquelles des Français bien blancs de peau en arrivent à pourrir la vie de leurs voisins de palier ou de cour. Mais Copé le déloyal tient son vase de Soissons et rien ne pourra l'empêcher de le "briser". Le courage, à moins que ce ne soit la malhonnêteté de Copé ne connaît pas de limites. Il "brise les tabous" comme d'autres des noix. Copé est un intrépide politicien au rancard et celui qui le prendra de vitesse pour l'usage d'un expédient n'est pas né. A force de décomplexer la droite, Copé et ses semblables finiront bien par la rendre vomitive, si ce n'est déjà fait.
Les militants de l'UMP ont pour chefs des Clovis de carnaval.
Rédigé par : Diogène | 02 octobre 2012 à 10:06
@ Clafoutis | 01 octobre 2012 à 11:46
Pour une fois que j'emploie le terme galvaudé de négationnisme, c'est bien ma veine !...
Sinon le doute fait partie bien évidemment de la foi.
"Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais quelques-uns eurent des doutes." Mt 28,17.
Vous vous dites athée mais vous devez croire à mon avis au miracle du 11 septembre...
Moi personnellement j'ai des doutes.
La recherche de la vérité est importante pour connaître la marche de l'Histoire.
Rédigé par : hameau dans les nuages | 01 octobre 2012 à 20:01
Clafoutis,
J'étais atomisé (de rire) en lisant la fin de votre post.
Rédigé par : RF | 01 octobre 2012 à 17:27
@ Savonarole
Le 14 juillet 1789, Sade était à Charenton depuis dix jours.
Par ailleurs, DSK, c'est plutôt le genre du maréchal de Richelieu. Un mémoire du temps dit "qu'on conçoit à peine comment il put résister à la vie qu'il menait. Que les princesses, les femmes les plus qualifiées de la cour se succédaient les unes aux autres : les bourgeoises, les filles même entraient souvent en concurrence...".
Les temps ne sont plus faits pour des caractères de cette trempe. Remarquez, c'est heureux. Pour le reste, le maréchal aurait sans doute considéré DSK comme un parvenu tout juste sorti de la savonnette à vilains...
Rédigé par : Boris | 01 octobre 2012 à 11:55
@ hameau dans les nuages (01 octobre 2012 à 01:19)
-"Vous ne trouvez pas intéressant ce débat de scientifiques sur le Saint Suaire ?"
De scientifiques, si.
-"Vous classez Xavier Nebout dans le clan des négationnistes ?"
Négationniste de quoi ? Je croyais le terme réservé aux potes à Faurisson.
-"Pourtant le débat continue à ce jour. Je le trouve sain et passionnant."
Mouais. Sans plus : manque de moyens (les échantillons sont insuffisants) et quand un expert déclare que l'objet ne peut être antérieur à l'an mil, on objecte que ce n'est pas le bon échantillon, que celui-ci a été pollué, que... etc. Alors, autant s'intéresser au décryptage de Nostradamus ; au moins c'est rigolo - l'Oulipo devrait s'en emparer.
-"Je vous mets dans le même registre que ma soeur même si sa démarche est inverse (ce n'est pas un compliment :=) )."
Rien compris. Mes hommages à votre soeur.
-"Elle au contraire estime que rechercher la preuve instille le doute. Sa foi n'a pas besoin de preuve."
Elle a plutôt raison, votre soeur (mes hommages renouvelés) : la foi ne peut s'appuyer sur un bout de tissu - ou alors ce n'est plus la foi.
En effet quelle importance que le suaire soit une fabrication astucieuse ou un miracle avéré (c'est-à-dire un fait non encore expliqué) ? En quoi cela a-t-il la moindre importance au regard de la croyance en l'existence de Dieu ? C'est un athée qui vous le dit.
Revenons-en à "si on le neutronise [...] le corps du Christ se serait transformé en neutrons."
Et si on le protonise ? et si on l'électronise ? et si on le hadronise ? et si le neutrinonise ? et si on le photonise ? et si on le quarkise ? et si on le bosondehiggsonise ? et si on le gluonise ? et si on le gravitonise ? Et si on change son spin, sa saveur, son charme, sa couleur, sa vérité, sa hauteur, sa bassesse, son étrangeté, son moment cinétique ?
On acquiert la foi ?
Croyez si vous voulez, si vous pouvez, si ça vous fait du bien, mais ne me le faites pas à l'esbroufe.
Rédigé par : Clafoutis | 01 octobre 2012 à 11:46
Boris,
Vous semblez cultiver l’ambiguïté à tous propos, mais là vous franchissez la ligne jaune :
Le codex de Pray et le commentaire d'E.Poulle ne font que démontrer que le Saint Suaire existait un siècle avant la datation donnée par le carbone 14. Cela n'est en rien contradictoire avec la thèse que je citais bien au contraire.
Quant à tourner cette thèse en dérision sur le plan scientifique, encore faudrait-il qu'on prétende connaître le phénomène. On constate, comme on constate que le corps du padre Pio est intact sans même avoir pris une couleur cadavérique.
Il est amusant de voir les scientistes s'effacer à propos de ce qui est tangible et inexpliqué, et prendre les autres pour des idiots lorsque les faits sont moins tangibles.
Ceci dit, pourquoi ces problèmes de phénomènes inexpliqués, ou miracles, ne concernent-ils que des chrétiens, à commencer par le Christ ?
Rédigé par : Xavier NEBOUT | 01 octobre 2012 à 11:37
"J'ai toujours entendu qu'au moment de la liberation de la Bastille, il n'y avait que tres peu de prisonniers ?!... et de surcroit du menu fretin ?!
Rédigé par : Valerie | 30 septembre 2012 à 20:40
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Exact, mais on y a trouvé également un brillant et divin marquis qui aurait pu devenir dirigeant d'une grande institution internationale aux Amériques s'il n'avait pas sauté Justine.
Rédigé par : Savonarole@Valerie | 01 octobre 2012 à 01:50
Clafoutis
"Mais certains commentaires donnent à s'esbaudir, à rigoler, à se taper sur les cuisses ; mais aussi, le temps de reprendre son souffle, à s'inquiéter, à s'affliger, à se désespérer. Tant de bêtise effraie."
Vous ne trouvez pas intéressant ce débat de scientifiques sur le Saint Suaire ?
Vous classez Xavier Nebout dans le clan des négationnistes ?
Pourtant le débat continue à ce jour. Je le trouve sain et passionnant.
Je vous mets dans le même registre que ma soeur même si sa démarche est inverse (ce n'est pas un compliment :=) ).
Elle au contraire estime que rechercher la preuve instille le doute. Sa foi n'a pas besoin de preuve.
http://www.slate.fr/lien/47867/saint-suaire-turin-authenticite
Rédigé par : hameau dans les nuages | 01 octobre 2012 à 01:19
@ hameau dans les nuages
"Voir le Kosovo province serbe donné aux Albanais du Kosovo".
Hélas, ce n'est pas si simple. Nous ne sommes plus en 1389.
@ Xavier Nebout
Il est étrange qu'une si grande quantité d'énergie nucléaire ne soit pas mentionnée dans les Evangiles. Faut-il en parler à l'ange Moroni ? Regarder à Rennes-le-Château ? Creuser près de la Mer Morte ? Enfin, j'imagine qu'un corpus gloriosum est capable de bien des choses...
Allez, je suis bon prince, je vais vous donner une piste plus sérieuse, dont j'ai connu personnellement l'auteur : les articles qu'Emmanuel Poulle a consacrés au Codex de Pray. La paléographie, sur ce sujet, ça vaut largement la physique nucléaire...
Rédigé par : Boris | 01 octobre 2012 à 00:35
J'ai rapporté la thèse sur le Saint Suaire de mémoire suite à une conversation avec un moine bénédictin alors très au fait du déroulement des travaux, conversation qui date de cette époque. L'idée en avait été donnée au scientifique inventeur de cette thèse, par la trace laissée par des victimes d'Hiroshima au plus près de l'explosion.
Je n'ai trouvé trace sur internet et seulement dans Wikipédia que de bombardements de protons.
Alors donc le corps du christ aurait été transformé en protons et non en neutrons.
Rédigé par : Xavier NEBOUT | 30 septembre 2012 à 22:22
@hameau dans les nuages
Ca fait peur vot' truc.
Qui va épurer qui ?
Rédigé par : Nordine | 30 septembre 2012 à 16:05
ça marche dans les deux sens. Voir le Kosovo province serbe donné aux Albanais du Kosovo.
Rédigé par : hameau dans les nuages | 30 septembre 2012 à 20:53
Rédigé par : Savonarole@adamastor | 30 septembre 2012 à 16:04
"...croyaient libérer une Bastille..."
J'ai toujours entendu qu'au moment de la liberation de la Bastille, il n'y avait que tres peu de prisonniers ?!... et de surcroit du menu fretin ?!
Qu'en disent nos historiens ?
Rédigé par : Valerie | 30 septembre 2012 à 20:40
@ hameau dans les nuages
Sur « L’hiver des hommes », je fais des réserves, même si ce n'est pas mal écrit et si l'auteur, au moins, a été là-bas, en Serbie et ailleurs. Seulement, son point de vue est bien étroit, et je gage qu'on raconte souvent n'importe quoi aux journalistes occidentaux, notamment dans les cafés de Belgrade.
Je suis aussi allé dans le coin - pour raisons familiales. Si vous avez envie de comprendre la région et d'esquisser une comparaison avec les banlieues françaises - à mon avis, rien à voir... -, vous devez lire le Pont sur la Drina, d'Andric.
Une explosion tous les cinquante ans, et le reste du temps l'humanité ordinaire. Mais l'humanité ordinaire aussi pendant la déflagration.
C'est aussi aux années 1990 que remonte mon grand amour pour le merveilleux BHL... Il a bien vu l'explosion, il l'a utilisée, mais il n'y a pas compris grand-chose. Je ne suis d'ailleurs pas sûr d'y comprendre grand-chose non plus.
Rédigé par : Boris | 30 septembre 2012 à 20:35
Le racisme anti-blanc, une réalité dans certains quartiers (d'après Lucien Pambou, conseiller municipal UMP d'Alfortville et membre du CRAN).
Ci-après, extrait de l'une de ses contributions publiée dans le Nouvel Observateur :
"L’idée d’un racisme anti-blanc est une réalité en France dans les quartiers et territoires défavorisés où certains de mes compatriotes appelés caucasiens ou qui ont un phénotype blanc sont obligés de filer doux et d’avoir un profil bas, aux motifs qu’ils sont "céfrancs" selon la vulgate populaire. Certains de mes compatriotes blancs appartenant aux classes populaires et habitant les quartiers défavorisés ont l’impression de ne plus vivre en France, surtout dans les quartiers où la représentation des populations immigrées est importante..."
"...On parle de Bamako quand on observe les mouvements de populations à Montreuil, car la population malienne y est fortement représentée. Les populations françaises dites blanches ont l’impression d’être dépossédées de leurs traits culturels, géographiques et sociologiques. La faute incombe aux politiques de droite comme de gauche qui, au nom de la démagogie qui les caractérise, ont feint de ne pas voir de problème, jusqu’à ce que Marine Le Pen et, avant elle, son père, mettent en évidence l’urgence de régler la question de l’immigration, etc."
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Rédigé par : Mary Preud'homme | 30 septembre 2012 à 18:42
@hameau dans les nuages
Ca fait peur vot' truc.
Qui va épurer qui ?
Rédigé par : Nordine | 30 septembre 2012 à 16:05
Rédigé par : adamastor | 30 septembre 2012 à 13:16
Très juste, ça fait plaisir à lire. Ayant vécu cinq ans au Mozambique de 65 à 70 je n'y ai jamais vu un acte de brutalité coloniale de la part des Portugais, qui surnommaient ce pays "a terra da boa gente".
Le Portugal s'honore également d'avoir une des plus vieilles synagogues d'Europe à Tomar, et une des curiosités de l'Histoire nous apprend qu'elle fut restaurée, après des siècles, sur ordre et financement de... Salazar, dans les années 30...(*)
Pour la célèbre révolution des œillets, permettez-moi tout de même de préciser que dans l'euphorie du vinho verde qui coulait à flot, nos vaillants révolutionnaires ont trouvé les prisons de la PIDE presque vides. Très vexés ces sergents de la 11ème heure croyaient libérer une Bastille...
(Histoire des juifs portugais par Carsten Wilke)
Rédigé par : Savonarole@adamastor | 30 septembre 2012 à 16:04
Franchement, la France a tellement besoin d'être apaisée que je me serais bien passée de ce "Copé conforme", j'en ai soupé de ces discours insidieux qui continuent à mettre le ver dans le fruit - déjà qu'il a tellement tendance à s'y insinuer.
Je viens de terminer "L'hiver des hommes" de Lionel Duroy et "Les lisières" d'Olivier Adam et ça m'a fait du bien de voir que ces deux-là en ont soupé aussi, comme moi, mais ils le disent avec talent.
Rédigé par : Jachri | 30 septembre 2012 à 09:2
Je crois que vous n’avez pas évalué le problème à sa juste mesure. Le docteur n’est pas responsable et coupable de la maladie. Il n’insinue rien du tout mais fait un constat. Après libre à vous d’oublier les symptomes décrits et de continuer de vaquer à vos occupations quotidiennes. Sinon il vous reste les mantras et la phytothérapie pour soigner un cancer déclaré.
Ou encore la balnéothérapie. Se baigner pendant un mois dans un camp rom ou une cité « interdite ». Les soins peuvent être prodigués à domicile. Il suffit de donner votre adresse aux service compétents et associations qui vous feront héberger une de ces familles. On a constaté des résultats prometteurs.
En référence à votre livre « L’hiver des hommes » nous sommes en train de créer en France les conditions de l’éclatement de la Yougoslavie et de son épuration ethnique.
Et ce n'est pas une insinuation.
Rédigé par : hameau dans les nuages | 30 septembre 2012 à 13:39
"le Saint Suaire : si on le neutronise, la datation au carbone 14 se trouve recalée à la date de la mort du Christ. Alors, le corps du Christ se serait transformé en neutrons."
Xavier NEBOUT @ Boris | 29 septembre 2012 à 23:00
Bon.
On avait déjà en vue un Nobel de médecine, voilà un Nobel de physique qui s'annonce.
Quelle ânée ! Non mais quelle ânée !
Monsieur Bilger, votre blog donne à penser, à se fâcher, à s'émouvoir, à réfléchir, à protester, à applaudir, au fil des humeurs et du temps.
Mais certains commentaires donnent à s'esbaudir, à rigoler, à se taper sur les cuisses ; mais aussi, le temps de reprendre son souffle, à s'inquiéter, à s'affliger, à se désespérer. Tant de bêtise effraie.
Rédigé par : Clafoutis | 30 septembre 2012 à 13:19
Toutes ces analyses sont belles, bien construites - et les unes et les autres - et semblent pleines de bon sens. Chacune prétend tenir la "vérité vraie".
Vivant depuis quelques années au bout de la Péninsule Ibérique, je suis appelé à m'interroger, en comparant la situation française à celle que je constate ici toute proportion gardée, sur le constat suivant : le Portugal a été l'un des plus grands, sinon le plus grand, des colonisateurs de la planète et ce, pendant cinq siècles (voyez le traité de Tordesillas). Les guerres coloniales menées depuis le début des années 50, d'abord en Inde puis en Afrique, se sont terminées en 1974 avec la Révolution des œillets (qui semble avoir incité à donner de beaux noms aux suivantes, de par le monde) et l'avènement d'une démocratie, pour faire bref. A cette occasion, ce petit pays, riche à l'époque de 9 millions d'habitants, a dû non seulement faire face à de nouveaux défis en matière politique suite à la révolution, mais absorber plus d'un million de "retornados" (leurs pieds-noirs en quelque sorte) en quelques semaines. Par ailleurs il a vu, depuis, le nombre d'immigrants provenant des anciennes possessions, y compris le Brésil, aller crescendo. Ces populations sont essentiellement chrétiennes ; quelques hindouistes, quelques musulmans, des juifs complètent le tableau. Cependant il n'y a ici rien de semblable à ce que l'on vit en France.
Pas de heurts entre les différentes communautés qui vivent assez harmonieusement... Tout le monde se mélange, parle la même langue et semble avoir fait siennes les mêmes références...
Si l’on croise une femme en foulard en une semaine, c’est un événement. Il n’existe qu’une mosquée à Lisbonne, quelques synagogues…
Comparant, hier encore, les manifestations de Madrid et de Lisbonne j’ai pu constater d’un côté une grande violence et de l’autre, ici, des manifestants calmes sans aucune intervention policière. Les gens disaient leur ras-le-bol, ne le vociféraient pas et ne détruisaient rien…
Une forte immigration portugaise est présente en France, dont les descendants sont Français ; rien ne les distingue des autres Français.
On l’a oublié, mais un corps expéditionnaire portugais a participé à la Grande Guerre en France. L’un des épisodes vécus par ces troupes est visible sur www.kb-officiers.fr. Les descendants de ces braves ne réclament pourtant rien à la France…
Alors, comme je le disais, je m’interroge : tout ceci serait-ce dû au miracle de Fatima ? J’en doute !
Rédigé par : adamastor | 30 septembre 2012 à 13:16
A se demander si les commentateurs, à l'exception de trois ou quatre, ont lu et bien senti le contenu du billet de Monsieur Bilger...
Nous redécouvrons la pesanteur des jolies tirades discourant sur le sexe des anges.
Il faut reconnaître que c'est bien plus facile que de regarder et d'affronter les réalités cruelles qu'ils ne vivent pas.
Revenir et revivre l'ambiance de "L'insoutenable légèreté de l'être" semble révéler et résumer la bonne position limitée qu'expriment certains.
L'observateur prudent et avisé se doit de se méfier de ce triptyque : la bêtise, l'ignorance et de la mauvaise foi... qui caractérisent la France riche et insouciante que convoite la misère du monde qui n'a d'yeux que pour nos richesses de préférence matérielles et sociales.
Et comme dit ma concierge, tout le reste n'est que littérature.
Rédigé par : stalen ilitch guevara | 30 septembre 2012 à 11:17
Puisque le Front National a évoqué l'existence d'un racisme anti-blanc, c'est, bien évidemment, qu'il n'existe pas...
Je crois me souvenir que Laurent Fabius disait que le FN pose de bonnes questions, mais qu'il propose de mauvaises réponses.
Sur ce problème-là, comme sur bien d'autres, on attend toujours de savoir quelles sont les bonnes solutions proposées par les autres, à droite comme à gauche.
Depuis trente ans, nous entendons les mêmes sornettes sur les thèmes qui divisent les Français : l'immigration, la délinquance, le "multiculturalisme", la "diversité", "l'identité nationale".
Aucun de nos hommes politiques n'a su, jusqu'ici, s'élever au-dessus des préoccupations démagogiques et électoralistes, pour aborder ces vrais problèmes.
Sur ce point, je partage pleinement le point de vue de "FC".
Rédigé par : berdepas | 30 septembre 2012 à 11:16