Les actions même valables de Nicolas Sarkozy ont été mal appréciées parce que son insupportable personnalité, sa choquante pratique de l'Etat et sa honteuse fin de campagne masquaient, pour beaucoup, presque tout.
Pour le président Hollande, globalement c'est le processus inverse. En dehors d'une minorité de citoyens sectaires, personne ne discute que sa conception de la normalité a fait du bien à notre démocratie même si à l'évidence elle offre une apparence honorable mais ne garantit en rien la force et la validité du fond. Le paradoxe est que débarrassé de toute aigreur sur la forme, on est infiniment vigilant sur la substance, les modalités techniques du pouvoir, les maladresses ou les reniements par rapport aux engagements initiaux.
On a beau savoir qu'inévitablement l'irruption du réel dans les promesses les prive de leur enchantement, il demeure qu'on espère le moins de "casse" possible dans cette confrontation quotidienne entre l'idéal et les principes et leur incarnation ici et maintenant.
Il n'a pas fallu longtemps pour que la poésie de la campagne soit remplacée par la prose du pouvoir (Le Figaro, Le Parisien, Marianne 2).
Ce qui me choque ne tient pas au fait que les difficultés économiques et sociales, les terribles défis des contraintes européennes demeurent plus préoccupants que jamais, s'aggravent même. Qui pourrait de bonne foi soutenir qu'au bout de quatre mois, une politique, aussi clairvoyante et avisée soit-elle, aurait dû avoir l'efficacité requise par l'intensité des crises nationale et internationale ? D'autant plus que le président Hollande, qu'on discute ou non le bien-fondé de son diagnostic et de son calendrier, a su tenir un discours volontariste directement connecté sur l'opératoire des mesures à prendre dans l'urgence.
En revanche, nous n'avons aucune raison d'être indulgents à l'égard de transgressions que rien n'imposait, que nulle pression extérieure ne justifiait. Elles sont diverses mais concernent la République globalement entendue et en tout cas la qualité du débat démocratique. On ne peut légitimement imputer à un Pouvoir que les fautes dont il est exclusivement responsable.
Que dire de cette affligeante pantalonnade du PS où on a l'impression que Martine Aubry désigne son successeur et qu'on n'a pas été capable de dénicher deux compétiteurs au moins pour la façade, délestés de tout passé judiciaire même si je ne surestime pas la gravité de celui de l'un et de l'autre, d'Harlem Désir nommé et de Jean-Christophe Cambadélis qui est évidemment, contrairement à son élégance factice, à la fois "déçu et défait" ? Ces péripéties bureaucratiques renvoient à un soviétisme soft et en tout cas font passer la lutte pour la présidence de l'UMP pour un modèle de transparence et d'équité alors qu'on y sent bien aussi la volonté d'écarter le seul qui vaille et puisse redonner des couleurs intellectuelles et éthiques à la droite, Bruno Le Maire.
Est-il nécessaire également de mettre le Parlement sous pression et de "reprendre les méthodes que le PS dénonçait lorsque la droite était au pouvoir" (Le Monde) ? Quelles que soient les explications fournies, on ne pourra que constater les dégâts : ce qui avait été promis n'a pas été tenu et un Etat à dominante socialiste, au lieu de se faire un honneur de sa modération et de son respect du débat, a préféré revenir sur les chemins traditionnels, donc verrouillés, du dialogue parlementaire.
Est-il convenable d'ajouter à la détresse sociale des salariés de PSA à la suite d'un plan inévitable, l'hypocrisie d'une attitude tactiquement légitimée par une expertise qu'il aurait été lucide de prévoir avant les rodomontades d'il y a quelques mois ? La conséquence de cette méthode erratique est qu'en amont on amplifie le traumatisme à la fois singulier et collectif et qu'en aval on altère sensiblement la crédibilité et la parole de l'Etat. On en a assez de ces commissions et de ces expertises qui n'ont pour finalité que d'atténuer le péremptoire et le sommaire de décrets dont les socialistes eux-mêmes sentent la relativité.
Il est clair que le sociétal va devenir la roue de secours d'un Etat englué dans la recherche de solutions inédites pour réduire l'implacable montée du chômage avec ses répercussions sociales, confronté à un gouffre économique et financier avec la fuite scandaleuse possible de milliardaires et de fortunés dont le rêve serait de privatiser la France.
Ce n'est pas l'intervention même de Christiane Taubira dans La Croix, quotidien sous-estimé, qui pose problème. Elle prend de vitesse certes sa collègue Bertinotti, marque son espace deux mois à l'avance mais surtout formule avec honnêteté sur le mariage homosexuel des observations contradictoires dont elle se tire par une pétition de principe. En effet, admettre les entraves anthropologiques et philosophiques qui s'opposent à cette union mais conclure qu'elles pèsent peu en face de l'exigence d'égalité, c'est déclaré tranché un débat qui précisément mériterait d'être creusé. L'aspiration à l'égalité d'une minorité doit-elle être forcément plus décisive que les considérations dont la ministre a bien voulu rappeler l'existence significative ?
On aura pu constater également que les associations de défense des homosexuels, loin de se satisfaire de cette évolution probable, sont prêtes à mener un combat jusqu'auboutiste avec une sénatrice dans leur manche, Esther Benbassa. Je ne suis pas sûr que même par rapport aux espérances prodiguées par le candidat Hollande, cette subite accélération ne va pas apparaître comme un processus de dérivation, un moyen de fuir le noyau dur de la politique pour un consensus jeté en pâture au peuple de gauche et à une part de la droite qui sous Nicolas Sarkozy s'était voulue encore plus progressiste sur ces sujets que ses adversaires naturellement accordés au mouvement.
Je pourrais continuer à égrener d'autres exemples mais je me refuse à confondre les adaptations bienfaisantes avec les abandons en ras pouvoir quand la campagne séduisait. Dénoncer ces quelques couacs et fiascos - je n'ai pas évoqué les différends ministériels qui ont été, sont et seront monnaie courante - ne revient pas à une remise en cause globale de ce début de quinquennat mais il y a trop d'alertes et de signaux négatifs pour que les socialistes s'en soucient, a fortiori encore plus ceux qui, ne l'étant pas, ont élu en majorité François Hollande.
La poésie de la campagne, la prose du pouvoir, ce serait inéluctable ? Peut-être mais il ne faut pas en abuser.
Trekker, les opposants au traité budgétaire ne sont pas des ânes et j'en suis. Mais F. Hollande a été plus habile qu'il n'y paraît : avec l'aval du Conseil constitutionnel, il est parvenu à éviter que ce traité entre dans la Constitution comme le préconisait N. Sarkozy et A. Merkel. Conséquence, la loi fondamentale reste au-dessus de ce traité et cette loi fondamentale consacre la souveraineté budgétaire du peuple par l'intermédiaire de ses représentants. Ainsi, ce traité budgétaire a une portée limitée. Les ânes sont, en terme strictement politique, les députés socialistes qui annoncent qu'ils ne voteront pas la ratification : en politique comme à la belote, il faut savoir sacrifier un petit atout pour conserver les gros en main. Faire capoter la ratification, c'est remettre ce foutu traité au coeur du débat politique, alors que sa non-constitutionnalisation le rend quasi inoffensif.
Rédigé par : Jean-Dominique @ Trekker | 15 septembre 2012 à 17:14
Jean-Dominique Reffait
"Il y a le traité budgétaire à faire passer, il n'est pas très digeste... Et il se trouve des ânes au PS pour avoir des états d'âmes."
Désolé, mais l'injure n'a jamais remplacé une argumentation. Quant au fond, ceux qui contesté ce traité sont loin d'être tous des ignares ou des politiciens démagogues. Leurs analyses sont loin d'être stupides, et soulèvent quand même quelques problèmes de fond.
"Plus tôt cette affaire sera derrière nous, plus tôt les choses sérieuses commenceront"
Oui la mise en place d'un budgétaire tel que nous l'imposera la commission de Bruxelles, et là on commencera à appliquer sérieusement la "médecine" déjà imposée à l'Italie et Espagne. Ce qui ne pourra que plaire à l'homme de gauche que vous êtes.
Rédigé par : Trekker | 14 septembre 2012 à 17:26
Pour avoir vu les images de mariages gays à la télévision, je prie le ciel pour que l'on m'évite d'avoir à participer à un tel ridicule. J'enverrai des fleurs, promis, mais ne m'invitez pas !
Jean-Dominique, se méfier de l'effet loupe de cette télévision, qui adore par nature l'attitude du montreur d'ours. Feu Jean-Luc Delarue y a réussi une belle carrière en exaltant ce principe. Ce que je veux dire, ce qu'un mariage homosexuel n'est pas nécessairement un mariage gay. J'ai été invité à certains, ai surtout noté l'émotion, la retenue dans le regard et les attitudes des deux amoureux. Exactement comme dans un mariage conventionnel. Méfions-nous donc du cliché chewing-gum "La cage aux folles" qui ne doit concerner qu'une minorité ridicule d'impétrants mâles à la bague au doigt. Possiblement chaussés de bottes car les pieds dans le Marais ?
Rédigé par : scoubab00 à Jean-Dominique | 14 septembre 2012 à 09:24
« Ces péripéties bureaucratiques renvoient à un soviétisme soft et en tout cas font passer la lutte pour la présidence de l'UMP pour un modèle de transparence et d'équité alors qu'on y sent bien aussi la volonté d'écarter le seul qui vaille et puisse redonner des couleurs intellectuelles et éthiques à la droite, Bruno Le Maire. »
Il est vrai que la nomination de Harlem Désir est une véritable pantalonnade. Ce n’est pas tant le fait qu’il ait des casseroles qui pose problème. Les ténors de l’UMP sont bien mal placés pour lui en faire grief, car ce parti est loin d’être un modèle de vertu dans le domaine des abus de biens sociaux, trafic d’influence et autres prévarications en tout genre.
Non c’est plutôt son absence de charisme qui fait que, pour ma part, je trouve ce choix consternant. On a l’impression que cette nomination est, en fait, un compromis destiné à satisfaire les alliés de circonstance du PS que sont EELV et le F de G (si toutefois ce dernier peut être considéré comme un allié).
Ainsi au nom d’une alliance bien fragile, il fallait trouver « un chef » discret, affable, arrangeant, voire même plutôt falot et maniant bien la langue de bois. Manifestement Harlem Désir correspondait à merveille au profil.
Il est vrai que les grosses pointures du PS étant dans le gouvernement, une « grande gueule » aurait pu les gêner dans leur exercice périlleux du pouvoir et des « grandes gueules » il y en a déjà suffisamment dans l’opposition.
Eh oui, quand l’appareil d’un parti choisit un chef, c’est généralement une marionnette. Le PS a-t-il adopté la bonne stratégie en faisant ce choix ? Personnellement j’en doute.
Rédigé par : Achille | 14 septembre 2012 à 09:00
Bon.
Même contraint par le fait d'être le parti du gouvernement et d'être ainsi astreint à une certaine cohérence, le PS parvient toutefois à maintenir un mode de désignation de son premier responsable conformément à ses statuts. On ne les met pas entre parenthèses le temps du quinquennat.
L'UMP, qui n'a plus les mêmes exigences, en est encore à l'âge de pierre en matière de démocratie interne. Deux artisans de la défaite électorale ont le culot d'être les favoris de la course à la présidence, c'est tout de même costaud ! On a perdu devant les Français, moi à la tête du parti, lui à la tête du gouvernement, mais foin, confisquons le bazar pour satisfaire les ambitions personnelles et rien que personnelles. NKM ne pourra pas se présenter, Bruno Le Maire non plus, tout aurait dû pourtant être fait, au lendemain d'une défaite électorale cinglante, pour permettre la régénération du débat d'idées : surtout pas !
Alors, c'est vrai, H. Désir est tiédasse comme peu, Cambadélis n'a pas besoin de gyrophare tant il traîne de casseroles bruyantes, le mode de désignation du premier secrétaire est d'une rare tartuferie mais bon, que faire quand vous êtes cernés par des Verts qui ont leurs vapeurs et un Front de Gauche qui vous aboie dessus sans relâche ? Il faut bien, tout de même, qu'il y ait au moins un parti qui soutienne solidement le gouvernement, non ?
Le dialogue parlementaire. Point d'alarme. Il y a le traité budgétaire à faire passer, il n'est pas très digeste, nos amis Verts sont près de s'évanouir, le Front de Gauche est retranché dans ses casemates, prêt à faire feu. Et il se trouve des ânes au PS pour avoir des états d'âmes. Plus tôt cette affaire sera derrière nous, plus tôt les choses sérieuses commenceront et le débat parlementaire reprendra toute sa valeur.
L'Etat PS n'est pas un état exclusivement socialiste : les hommes ne sont pas les idées, on l'a vu avec le simulacre d'ouverture du gouvernement précédent. Ce qui est important, ce sont les pratiques, la capacité d'écoute et de dialogue, la volonté de discuter avec tout le monde. Et rien n'indique que F. Hollande ait renoncé le moins du monde à ce qui est sa marque de fabrique, tant reprochée par ailleurs.
Les rodomontades de Montebourg sont lassantes, j'ai un vrai doute sur sa capacité à innover dans ce ministère crucial du redressement productif. Certes des choses essentielles sont déjà faites, notamment la remise en place des commissaires à la réindustrialisation dans toutes les régions. Mais la façon de gérer le dossier PSA est calamiteuse. Un gouvernement se doit d'accompagner les industriels qui continuent de produire en France et de l'aider à trouver les solutions pour repartir d'un meilleur pied. S'agissant de l'industrie automobile, le coeur du problème se situe moins dans la capacité productive d'un constructeur que dans tout le réseau des sous-traitants. C'est là qu'est la faiblesse française : des industries trop petites avec des coûts de recherche et de production trop importants, rien n'est mutualisé, les entreprises sont mono-clients et étouffées à la première crise. C'est à cela que doit s'attacher le ministre. A ce qui marche encore et non à ce qui ne peut plus marcher en l'état.
Le mariage homosexuel n'est pas votre tasse de thé, ce n'est pas la mienne non plus. Mais c'est bien, pour le coup, l'un des éléments de la poésie de la campagne qui passe dans la prose du pouvoir ! Nous étions prévenus. Je ne déborde pas d'enthousiasme à cette idée mais j'ai pris la résolution d'y être indifférent. Après tout, que savons-nous des maux ou bienfaits de l'adoption d'enfants par des couples homosexuels ? Pour ma part, je n'en sais rien. D'instinct, mon coeur me dit que ce n'est pas l'idéal pour un enfant mais tant de modèles éducatifs existent de par le monde, bien plus encore si l'on considère l'histoire des populations humaines, quelle assurance a-t-on que c'est bien ou mal ? Faisons confiance aussi bien à l'amour des parents qu'à la nature des enfants qui sauront bien se débrouiller avec cette situation. Je n'aime pas l'idée, je ne tiendrais pas la chandelle mais, d'un point de vue strictement rationnel, je ne suis pas inquiet. Bon, pour avoir vu les images de mariages gays à la télévision, je prie le ciel pour que l'on m'évite d'avoir à participer à un tel ridicule. J'enverrai des fleurs, promis, mais ne m'invitez pas !
Rédigé par : Jean-Dominique Reffait | 14 septembre 2012 à 01:49
@jacques
Non seulement les hauts fonctionnaires mais les politiques aussi.
Rédigé par : Jabiru | 13 septembre 2012 à 22:22
Achille
1. On ne va pas jouer au petit jeu des promesses non tenues, car en l'espace de seulement quatre mois, François Hollande est en train de battre des records.
2. Absolument d'accord avec vous sur la sottise de l'aide au retour pour les Roms, qui a entre autres engraissé les auteurs de trafic d'enfants et d'animaux.
3. Etes-vous si sûr que PSA se soit fait dicter sa conduite par l'ancien gouvernement ? Il faudrait peut-être se montrer un peu prudent sur ce dossier.
4. Vous ironisez sur les efforts accomplis par Nicolas Sarkozy pour sauver des emplois à Gandrange, mais vous devriez au moins admettre que les équipes de droite comme de gauche sont incapables de vraiment peser sur ce genre de dossiers (souvenez-vous de Jospin/Vilvoorde).
Rédigé par : Laurent Dingli | 13 septembre 2012 à 21:58
Il est évident et maintenant certain que F H n'est qu'un vainqueur de justesse par défaut. Sa seule préoccupation se résume à la gestion souffreteuse des guerrettes picrocholines des avant, des pendant et peut-être des après, marquises et favorites dont il est dépendant à en faire rire la terre entière. Des tripatouillages d'alcôve...
Voilà à quoi est réduit notre beau pays, sentencieux donneur de leçons en tous sens sur tous les sujets et dans tous les domaines.
Comment Monsieur Bilger, habitué à sonder les coeurs et les reins des menteurs, des aigrefins et pire, comment n'a-t-il pas perçu les manques et les faux de ce falot président anormalement pas à la hauteur de l'exécution de sa haute fonction ?
La posture et aussi la pièce favorites de F H... mimer Mythe-errant par la gestuelle, le ton faussement badin, les clignements d'yeux. C'était son programme et ça le reste avec un oeil inquiet sur le harem...
Son univers... les éléphants, les éléphantes et maintenant des hystériques voraces qui ne se sont jamais frotté(e)s à la vie réelle d'un français normal, les cumulards et les fonctionnaires.
Les observateurs avertis subodoraient pour ne pas dire prévoyaient la catastrophe du... capitaine pédalo tant qu'il ronronnait dans la Corrèze bucolique de grand queutard enfin condamné... mais maintenant du Costa Concordia vu la dimension du champ d'action que lui a offert son élection truquée par les "qu'est-ce-qu'on-est-bien-entre-nous"...
Et les bobos continuent tranquillement à discourir de leurs petits plaisirs et de leurs inavouables désirs insatisfaits et pas encore accessibles. Les journaleux glapissent leurs états d'âme et leurs tautologismes béats. Ils se moquent bien des Français qui souffrent, en leur signifiant leur mépris.
Tout ce beau monde est tellement convaincu du peu d'influence et de poids de ces Français de seconde zone.
Rédigé par : stalen ilitch guevara | 13 septembre 2012 à 20:13
@ Charlemagne
Vous avez dû être éconduit par une créature de rêve de l'aristocratie...
Rédigé par : Perplexe-gb | 13 septembre 2012 à 20:02
xc | 13 septembre 2012 à 18:50
En fait, vu sa cote de popularité catastrophique (74% d’opinion défavorable) je me demande si Sarkozy ne savait pas, au moins un an avant les élections, qu’il serait battu.
Rédigé par : Achille | 13 septembre 2012 à 19:41
Achille | 13 septembre 2012 à 07:27
Il ne vous a quand même pas échappé que Sarkozy a fait tout son possible pour se retrouver face à ces problèmes ?
Rédigé par : xc | 13 septembre 2012 à 18:50
@ Jabiru | 13 septembre 2012
Comme j'aimerais que la Cour des comptes puisse conduire face aux juges tous les gaspilleurs mais alors "bonjour l'encombrement des tribunaux".
Je pense qu'on devrait rendre les hauts fonctionnaires pénalement responsables de l'usage des deniers publics.
Rédigé par : Jacques | 13 septembre 2012 à 18:32
Hier soir sur le plateau de Canal, Najat Vallaud-Belkacem, "porte-parole du gouvernement", est venue expliquer le redressement productif devant deux déléguées du personnel, l'une de Doux, l'autre de PSA. A. Montebourg aurait refusé l'invitation. Jamais entendu une telle langue de bois, c'était lamentable de médiocrité... surréaliste...
Avec une insolence inappropriée, NVB met au crédit du gouvernement des mesures déjà annoncées par PSA et qui sont toujours partie intégrante de tout plan de licenciement, s'attribue la tenue de réunions tripartites voulues par Montebourg alors que la déléguée venait de hurler qu'il avait fallu les imposer au forceps, Montebourg n'en voulait surtout pas (et pour cause !!), NVB refuse d'admettre que le Rapport Sartorius, "expert indépendant" nommé par le gouvernement, entérine le plan PSA le modulant peut-être un peu dans le temps ; la fermeture d'Aulnay est donc programmée, quant à la réindustrialisation du site, il y aurait des acquéreurs mais impossible d'avoir une idée de qui ou pour quoi faire, NVB se félicite que "11 000 emplois sur 14 000 auraient été sauvés depuis le 6 mai 2012" (pourquoi alors le chômage augmente-t-il ? CQFD), elle oublie la question sur tous les plans de licenciement en cours donc identifiés qui totalisent 61 000 emplois supprimés à venir...
A ce niveau ce n'est plus de la langue de bois c'est de l'incompétence pure et simple sous forme de mensonges.
La porte-parole du gouvernement a menti en direct, dans l'indifférence générale, la consternation générale... Elle a parfaitement incarné l'impuissance d'un gouvernement à agir ! Elle n'est même pas parvenue à sauver la face.
Pourquoi JM Ayrault ou A. Montebourg n'osent-ils pas se présenter, venir expliquer leurs actions ? Autrefois Montebourg n'hésitait pas à venir parader sur les plateaux télé pour dire ce qu'il fallait faire...
Ces jours derniers la seule préoccupation de ce gouvernement était l'élection du secrétaire général du PS, élection démocratique LOL entre amis, quant à l'UMP comme toute opposition elle tire sur tout ce qui bouge et elle n'aurait pas fait mieux, elle se concentre sur l'élection du président de l'UMP.
Comme si ces deux élections allaient changer quoi que ce soit au devenir de la France et des Français dont bientôt 10 mio. de français précaires.
Pôle Emploi se met en marche pour un Plan 2015... et d'ici là que font tous les demandeurs d'emplois ??
Que fait le Président Hollande ?
Il n'y a vraiment pas de quoi se réjouir, ce gouvernement est plein de bonne volonté, mais il aurait dû savoir que la bonne volonté est nécessaire, insuffisante quand on ne sait pas où on va ?
Rédigé par : Pietri S | 13 septembre 2012 à 18:09
C'est vrai que Le Maire, c'est Giscard en moins fun.
Rédigé par : Alex paulista | 13 septembre 2012 à 15:35
Notre Hermine retrouve la clairvoyance dont il n’aurait jamais dû se dessaisir même sous la bousculade des pulsions et des passions anti-qui vous savez.
Pourtant un approximatif réconfort me titille, quand je pense aux charges impitoyables, sans nuances, sans autre hypothèse pour le justiciable que la culpabilité certaine et incontournable, qu'assène et proclame sans nuance le ministère public, dans la quasi-totalité des procès.
Notre Procureur fait sûrement partie des exceptions non assidues et non abonnées à cette désastreuse manie de la justice debout. Cette capacité d'ouverture laisse un peu de place au doute et à la marche arrière, ce qui devrait être la règle.
Depuis que je piste et scrute ce blog, entre son contenu et les réactions qu’il autorise, je perçois un petit peu mieux pourquoi notre cher pays est ingouvernable et impossible à réformer dans la sérénité… même relative.
Ainsi derrière le miroir des réalités, dans une assemblée discourant d’un thème, beaucoup d’intervenants se répandent hors sujet ou sur des futilités… bonjour les échanges sérieux et constructifs.
Ce que commence à ressentir notre billettiste, agacé ou séduit c’est selon le camp observé, n’est ni plus ni moins que le début de la tombée des masques, des postures et des impostures. Les faits sont têtus, les idéologies rendent aveugle, la démagogie flatte et promet tout, mais conduit aux désastres humains.
Regardons bien la Grèce et ses escrocs...
Les ambitions et la cupidité exacerbent les ego et autorisent toutes les manœuvres, tous les mensonges et toutes les trahisons.
Ce grand margouillis est parfaitement orchestré et entretenu grâce à la bonne entente des politiques et des médias en osmose, avec la coiffe de synthèse (tiens ! c’est du déjà entendu au PS) de réseaux actifs, efficaces et discrets.
Ce qui devient intolérable c’est la jacasse arrogante et sectaire d’une E L à la triple nationalité (turque-israélienne-française) sénatrice ??? complétée par la diatribe haineuse et grimaçante d'un E M (en réalité E N), pseudo sociologue philosophe justicier évidemment, faisant la leçon à l’écrivain Richard Millet, français chrétien, qui doit écrire selon leur pensée orientée et exclusive, la seule admise. Par quelle magie ces deux censeurs professionnels inquisitoriaux se trouvaient-ils ce jour-là sur France 3 dans l’émission « Ce soir ou jamais » de F. Taddéï, toujours magnifique serveur de soupe à ceux qui se permettent tout en France, s'accaparant les postes et les meilleures fonctions tout en nous donnant des leçons culpabilisantes ?
Les médias et leurs journaleux serviles sont l’alpha et l’oméga du formatage de la pensée unique et des vérités calculées qu’il nous faut avaler sans discuter ni réfléchir.
Attendons encore un peu, la nomenklatura fonctio-soviet à la française va virer de bord et on pourra peut-être respirer et surtout penser normalement... sans risque…
Rédigé par : poil à gratter | 13 septembre 2012 à 14:58
La poésie du nom, la prose du pognon.
Avec Harlem Désir le Parti socialiste rejoint sa quintessence alchimique d'imposture intellectuelle et d'association mafieuse.
Côté mafia, les associations telles que SOS Racisme vivent de subventions comme les mafias napolitaines vivent de services de protection. "Si vous ne contribuez pas, vous ne serez pas protégés contre les accusations de racisme."
Là-dedans nous avons des permanents à x milliers d'euros par mois outre d'innombrables indemnités de fonctions, missions etc., et des bénévoles à la française qui ne touchent pas de salaires mais sont indemnisés.
Côté imposture intellectuelle, voilà un socialiste, c'est-à-dire celui qui prône le partage du produit selon les nécessités sociales, qui va nous donner des leçons de morale en n'ayant jamais produit quoi que ce soit d'autre que des combines pour obtenir des subventions.
En voilà un, de bon candidat pour 2017 ! Les Français n'ont peut-être pas encore atteint le degré de bêtise que l'on croyait. La c..., c'est sans fond.
Rédigé par : Xavier NEBOUT | 13 septembre 2012 à 14:55
Et la poésie du pouvoir ?...
On apprend que Montebourg a déjeuné avec M. Pigasse, quinze jours avant que sa banque soit choisie par le gouvernement, après un sérieux "appel d'offres" qui fait sourire... surtout Audrey Pulvar (Le Point)...
On apprend que M. Ayrault est "un problème" pour F. Hollande, et que Gallois, Lauvergeon et Valls sont sur les starting block...
Combien de temps encore va-t-on nous chanter ici que tout cela est "normal" ?
Rédigé par : Savonarole | 13 septembre 2012 à 12:40
Je vais vous raconter une histoire macabre.
On a demandé à un enfant : Que préfères-tu un papa et une maman ou deux papas et deux mamans ?
Je préfère deux papas et deux mamans répondit l’enfant.
Et pourquoi donc ?
Parce que s’il en meurt un il m’en restera un ! répondit l’enfant.
Sinon je risque d’être adopté...
Rédigé par : Duval Uzan | 13 septembre 2012 à 10:50
Pourquoi dire de La Croix que c'est un journal "sous-estimé" ? C'est un quotidien qui parle sérieusement de sujets sérieux et peu ou mal traités ailleurs : le social, le Sud, la famille, la religion, bien sûr...
Par ailleurs, il affiche ouvertement ses convictions, n'appartient pas à un groupe vivant de commandes d'Etat ou à un milliardaire...
Je salue Madame Taubira, dont je ne partage aucunement les idées mais dont je salue le courage, de l'avoir choisi.
Le jour où La Croix disparaîtra, comme L'Humanité par ailleurs, le débat reculera encore un peu plus dans la pensée formatée et le politiquement correct.
Rédigé par : binoo | 13 septembre 2012 à 10:14
Polochon, je ne sais pas si Charlemagne a inventé ou non l'école mais il n'est pas un élève attentif pour écrire que notre hôte ne prend jamais le métro !
"...je vis pourtant comme une ascèse le quart d'heure nécessaire au trajet de six stations..."
Charlemagne, lisez le billet de Philippe du 28 décembre 2011 (voir rubrique "archives") et vous constaterez que son chemin de croix (six stations le matin, six le soir) est à la montée des Oliviers ce qu'un jogging de Sarkozy est au parcours de Phidippidès.
Je vous suis néanmoins sur Bruno Le Maire : j'apprécie beaucoup l'écrivain mais il est aussi fait pour la politique que Jospin pour l'épectase.
Rédigé par : sbriglia | 13 septembre 2012 à 09:27
@Trekker
Brillante analyse que je partage !
J'en ai trop vu dans ma carrière pour ne pas imaginer qu'un bon coup de gueule pouvait faire bouger les lignes. La connivence de leurs intérêts les conduisent tous à se tenir par la barbichette et le changement n'est certainement pas pour demain ni après-demain. Souhaitons qu'un jour la Cour des comptes puisse être entendue et suivie, on peut toujours rêver !
Rédigé par : Jabiru | 13 septembre 2012 à 09:21
Bonjour Philippe Bilger,
« En revanche, nous n'avons aucune raison d'être indulgents à l'égard de transgressions que rien n'imposait, que nulle pression extérieure ne justifiait. Elles sont diverses mais concernent la République globalement entendue et en tout cas la qualité du débat démocratique. On ne peut légitimement imputer à un Pouvoir que les fautes dont il est exclusivement responsable.»
En ce qui concerne les fautes à imputer, il faut reconnaître que l’équipe qui était au pouvoir avant mai 2012 a laissé pas mal de peaux de banane à la nouvelle équipe.
Quelques exemples parmi tant d’autres :
1- Le gel illégal du prix du gaz désavoué par le Conseil d’Etat et que les consommateurs doivent intégrer dans leur prochaine facture. Merci au passage à Sarko d’avoir privatisé GDF alors qu’il avait dit qu’il n’en ferait rien.
2- Les Roms qui ont été reconduits chez eux avec un petit pactole en poche pour solde de tout compte et qui bien sûr sont revenus. Bilan des courses : de l’argent public dépensé en pure perte.
3- Les licenciements de PSA qui étaient prévus de longue date et qui se révèlent seulement aujourd’hui, histoire de refiler le bébé avec l’eau du bain au PS.
4- Les emplois de Gandrange et Florange sérieusement compromis alors que Sarkozy se faisait fort de régler cette affaire. On a vu sa capacité à résoudre ce problème.
Et aujourd’hui Copé et Fillon qui se veulent plus sarkozistes que Sarkozy lui-même, ont le culot de donner des leçons de morale et d’économie. On rêve !!
Rédigé par : Achille | 13 septembre 2012 à 07:27
@ Charlemagne
A vous lire, vous n'avez pas dû inventer l'école !
Rédigé par : Polochon | 13 septembre 2012 à 06:40
Nous encenser Bruno Le Maire pour mieux enterrer la droite, voilà qui ne manque pas d'humour.
Une Saint-Sylvestre avec Bruno Le Maire, ça doit être quelque chose.
Quoique visiter le site d'Alcatraz avec Henri Emmanuelli, ça vous met dans l'ambiance de l'époque.
Rédigé par : Savonarole | 13 septembre 2012 à 05:17
Pas mal l'accent M. Dingli !
Un rire avant d'aller au dodo, c'est sympa.
Danke sehr.
Rédigé par : Jean-Paul Ledun | 13 septembre 2012 à 01:59