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Voici les sites qui parlent de La bande des quatre :

Commentaires

RF @ calamity jane

Oh, tout doux, calamity.
Si je ne m'abuse, notre système de retraite par répartition suggère que les actifs paient en quasi temps réel les pensions des retraités grâce aux cotisations sociales, et à ma connaissance il n'y a pas de pactole accumulé sur le plan national.
Aucun jugement négatif de ma part quant à ce système solidaire. Bien au contraire, je pense que c'est un système indispensable pour maintenir la cohésion sociale et les liens forts entre les générations.
Ceci dit, vous n'ignorez pas que le ratio actif/retraité tend à diminuer.
Donc, si on veut maintenir notre système à l'équilibre, il faudra s'attendre dans les prochaines années à retarder encore un peu plus l'âge de départ à la retraite.
J'espère juste qu'à ce moment-là, les Français se comporteront en adultes responsables et ne cèderont pas à l'appel des sirènes cégétistes qui passionnent le débat et empêchent d'analyser le problème avec raison.
Pour le reste de votre commentaire, vous parlez de Simone Weil. La soeur du célèbre mathématicien André Weil, décédée en 1943 ?
Si vous faites allusion à l'illustre femme politique et ex-ministre de la Santé, son nom s'écrit Simone Veil, et non pas Simone Weil.
Mais rassurez-vous, je ne prétends pas me hisser à leur niveau, ni de l'une ni de l'autre.

Herman

Catherine JACOB@Xavier NEBOUT | 21 octobre 2012 à 10:46

Pan sur le bec...!

calamity jane

RF,

Ne confondons pas tout !
L'énorme capital emmagasiné pour les retraites en temps de plein emploi, ne pouvait laisser prévoir, pire entrevoir,
une paupérisation des droits des retraités avant une cinquantaine d'années encore !
Nous ne sommes plus des enfants pour avaler de telles couleuvres.
De plus, l'initiation subjective qui veut que "dans votre boîte vous laissiez la place à des personnes plus talentueuses que vous" ne mérite pas d'être relevé, ainsi que je suis en train de le faire, et vous n'êtes pas Simone Weil ! sinon faites-le nous savoir rapidement pour qu'au moins cette fois, nous ne rations pas le coche.

Catherine JACOB@Xavier NEBOUT

@ Xavier NEBOUT@Catherine Jacob | 20 octobre 2012 à 08:22
«j’ai cru pouvoir comprendre la phrase de Hegel que vous citez à l’appui de votre démonstration : « L'acte est donc le moment de la vérité de l'être jusque-là en puissance quand il vient à l'existence. »»

C'est gentil, vu que ce n'est pas une phrase de Hegel. Les citations de Hegel sont toutes entre parenthèses. Ce passage qui ne l'est pas, n'est donc que le modeste développement de sa pensée que je me suis autorisé.

«Et en plus, M. Jourdain trouve que cette phrase de Hegel contient bien des erreurs, mais ça suffira pour aujourd'hui...»

Ne vous gênez donc pas pour éclairer ma lanterne.

Xavier NEBOUT@Catherine Jacob

Catherine Jacob

Comme je pensais qu’il relevât du b.a.-ba de la métaphysique que l’être précède l’existence, et que ce qui n’est qu’en puissance n’existe pas, je voyais deux absurdités dans l’expression « être en en acte et en puissance sont deux formes de l’existence ». Et comme j’éprouvais pour vous quelque sympathie alors que vous disiez cela sur un ton doctoral, je vous invitais gentiment à quelque retenue. Quelle prétention de ma part, et combien vous avez eu raison de faire allusion à M. Jourdain dans votre réponse tant votre démonstration est foudroyante.
Cependant, dans ce qui pourrait paraître, pour un intellect un peu frustre, n’être qu’un imbroglio, j’ai cru pouvoir comprendre la phrase de Hegel que vous citez à l’appui de votre démonstration : « L'acte est donc le moment de la vérité de l'être jusque-là en puissance quand il vient à l'existence. »
Et alors, je me suis mis à rire en pensant à Molière. J’imaginais qu'il soit venu à l’idée de l’esprit délirant de M. Jourdain, que quelqu’un qui entreprendrait avec une totale assurance de dispenser un cours magistral sur un sujet auquel il ne comprend absolument rien aurait un pet au casque.

Et en plus, M. Jourdain trouve que cette phrase de Hegel contient bien des erreurs, mais ça suffira pour aujourd'hui...

Camille

@ Catherine Jacob

"Aber nicht in der Zeit entsteht und vergeht alles,sondern die Zeit selbst ist dies Werden." Hegel.
Pour le latin et le japonais, je vous croirai sur parole !

Catherine JACOB@Xavier NEBOUT

@Xavier NEBOUT | 18 octobre 2012 à 21:44
«Catherine JACOB
L'être (en ceci ou en cela), une forme de l'existence ???
Peut-être pourriez-vous hésiter à ne pas vous prononcer ex cathedra en matière de métaphysique...
»

Je viens de consulter les usages de la préposition «en» dans Grevisse, le français correct, petit guide qui le fait figurer à partir de son §1045 et la met sur le même rang que «dans», mais je ne suis pas arrivée à me décider relativement à l'emploi le plus proche. Sans doute faudrait-il consulter le gros Grevisse que je n'ai pas sous la main présentement.

Mais bon. Donnons donc à l'être les apparences de la fleur du processus dialectique:

Par le fruit dont elle est cependant en puissance, la fleur est dénoncée comme un faux-être de la plante singulière et posé comme un simple moment de son existence. Chacun des moments qui, dans la durée la mènent de son commencement (germination) à son déclin, étant réfuté par le suivant qui s'introduit à sa place comme sa vérité : «Le bouton disparaît dans l'éclatement de la floraison, et on pourrait dire que le bouton est réfuté par la fleur. A l'apparition du fruit également, la fleur est dénoncée comme un faux être-là de la plante, et le fruit s'introduit à la place de la fleur comme sa vérité. Ces formes ne sont pas seulement distinctes mais encore chacune refoule l'autre parce qu'elles sont mutuellement incompatibles. Mais en même temps leur nature fluide en fait des moments de l'unité organique dans laquelle elles ne se repoussent pas seulement mais dans laquelle l'une est aussi nécessaire que l'autre, et cette égale nécessité constitue seule la vie du tout.  »

Ce que cherche à dérouler la dialectique hégélienne, c'est que l'existence est à la fois réfutation (négation) et conservation en tant que continuité de l'être à travers ses différentes figures qui impliquent autant de passages de l'éphémère à l'éphémère d'un être-là. «Le temps est l'être qui, en étant, n'est pas et n'étant pas, est [..]».(Enc. §258)
Étant bien compris que l'avènement du mode suivant de l'existence n'est jamais acquis que virtuellement. L'acte est donc le moment de la vérité de l'être jusque-là en puissance quand il vient à l'existence. Cependant, «ce n'est pas dans le temps que tout naît et périt, mais le temps lui-même est ce devenir, ce naître et ce périr.. » et ce qui est dès lors très intéressant pour le linguiste c'est que le verbe porte le passage, le devenir de la puissance à l'acte, en allemand, en latin et en japonais, tandis que la langue française pour sa part bloque un arrêt image sur l'être en acte.

Le concept de Psychogénéalogie  qui avec Guérir les blessures familiales et se retrouver soi, implique que notre propre existence singulière elle-même soit comme celle de la plante, conçue comme prise dans une totalité transgénérationnelle, et veut que pour que notre liberté (libre conscience de soi) puisse réfuter le déterminisme qui nous inscrit dans l'histoire familiale etc. comme la vérité des blessures de l'ancêtre (de l'Histoire etc.), et puisse ouvrir sa propre possibilité comme totalité singulière, leur identification, leur (re)connaissance condition de la séparation d'avec celles-ci auxquelles sera assignée une place in memoriam et non plus dans l'insu de l'être en acte.

Il y a un monsieur Jourdain de la politique qui est hégélien sans le savoir et c'est l'auteur du slogan : «le changement dans la continuité».

Camille @ RF

Cher RF,

Ne soyez pas désolé, enfin, pour ne pas écrire hors sujet, je dirai que la bande des quatre a aggravé ma situation personnelle mais que, considérant mon âge certain et celui de mes enfants déjà élevés, ma situation est bien meilleure que celle d'amies dans mon cas mais appartenant aux générations précédentes.
C'est pour elles, et pour tous ceux qui n'ont pas la parole assez forte que je ne cesserai d'épingler les dérives du régime précédent, sans illusion aucune quant aux capacités du gouvernement actuel, mais un retour de Sarkozy me paraît dangereux.
Dommage que les politiques ne soient pas aussi soucieux du bien public que vous, ni même aussi responsabilisés que vous.
Pour paraphraser Georges Clemenceau, la politique est une chose beaucoup trop grave pour la laisser aux hommes politiques. Que n'écoutent-ils les avis frappés au coin du bon sens des citoyens lucides.

Catherine A. sbriglia, à la niche

Enième - et dernière - précision sur la fameuse niche fiscale des journalistes qui fait tant fantasmer : nous avons droit effectivement à un abattement sur les REVENUS de 7650 euros ; quel que soit le montant de ces revenus. Il fut un temps où la profession avait droit à un abattement supplémentaire de 30% (après les 10% et avant les 20) mais limité à 50 000 F.
Je pense donc que c'est sans malice et juste par méconnaissance du dossier que certains évoquent juste un abattement de 30% ; ne pouvant imaginer évidemment la mauvaise foi.
Cela dit:
1/La méconnaissance d'un sujet dont on traite et re-traite est plus qu'une erreur, une faute
2/ si on supprime cet avantage, je n'en ferai pas une maladie
Sur ce, je retourne à ma niche.

RF

"La bande des quatre".

Monsieur Bilger, si vous le permettez, j'ai envie de rebondir sur votre titre et de partager avec vous tous un petit moment de bonne humeur.

J'ai vu dimanche dernier au Bouffes-Parisiens une sacrée "bande des quatre", le Quatuor, dont je recommande chaudement le spectacle (pour petits et grands).
Au programme : virtuosité musicale et humour à couper le souffle. Vraiment impressionnant !

Extrait d'un précédent spectacle (petite surprise au bout de 1min 25") :
http://www.youtube.com/watch?v=yl-VNu1rnV0

Camille@ sbriglia

@ sbriglia 19 octobre à 9h04.

Nicolas a ouvert la boîte de Pandore, facile ensuite de s'y engouffrer...

Mais sous son règne, la France des riches a plutôt vu surgir le bon génie de la lampe d'Aladin, qui a fait leur quatre volontés.

RF

Chère Camille,

Je suis désolé de vous savoir veuve avec enfants et je compatis, très sincèrement. Je ne connais pas votre situation et je vous crois sur parole quant à vos impôts. Je ne sais pas quoi vous répondre là-dessus, sauf vous dire qu'il ne faut sans doute pas vous attendre à ce qu'ils baissent, malheureusement.

Aussi pour moi, c'est complètement normal qu'un talent soit reconnu et davantage rémunéré. Que quelqu'un qui prend des risques élevés tous les jours soit davantage rémunéré (c'est le cas des entrepreneurs, et je ne suis pas entrepreneur). Dans ma boîte, j'ai des collègues plus jeunes et plus talentueux que moi, et qui sont mieux traités que moi. J'accepte l'écart de salaire car cela me paraît logique.

J'ai forcé le trait quand je vous ai dit ce qu'aurait dû faire Nicolas Sarkozy. Mais puisque de toute façon il était condamné à mourir politiquement, avec le recul je me dis qu'il aurait dû y aller franco pour mettre les Français en face de leurs responsabilités.

Comprenez-moi bien, mon propos n'est pas d'installer un système ultra-libéral. L'ultra-libéralisme est impitoyable car il laisse de côté les plus vulnérables.

Non, je plaide juste pour que les Français se réveillent, et qu'ils abandonnent leurs vieux réflexes d'enfants gâtés nombrilistes.

Enfants gâtés nombrilistes, c'est bien de cela qu'il s'agit. Si je prends mon cas, je ne vais chez le médecin qu'en cas de recours ultime, et j'ai dû me faire arrêter une dizaine de jours en 16 ans de vie professionnelle. Si ma mémoire est bonne, la dernière fois c'était il y a 3 ans pour une grippe carabinée. Les rares fois où je skie, je ne fais pas du hors piste parce que je n'ai pas envie de risquer un accident. J'épargne ainsi l'angoisse de mes proches et le déplacement coûteux de secours. Parce que, étant en bonne santé, ma conscience m'interdit de jouer avec.
Pour soigner mes tendinites aux épaules j'ai arrêté la natation, je les soigne par le repos et j'évite les positions où elles me font mal (3 ans et demi que ça dure). A part ça, j'ai la chance d'avoir une bonne santé, et du moment qu'elle reste bonne, je mets un point d'honneur à ne pas coûter à la collectivité.

En revanche, en même temps, je trouve tout à fait normal d'aider ceux qui n'ont pas une bonne santé malgré eux ou ceux qui sont dans des situations précaires. Je n'ai jamais rechigné à payer mes impôts et à cotiser à la sécu même si je m'en sers le moins possible.

Et pour les retraites, la question centrale me semble être celle-ci : quand la longévité s'accroît et que le travail se raréfie, que faut-il faire ?
Voyez-vous, avant même que je commence à travailler, la question de la retraite se posait déjà. Personnellement j'étais convaincu que je n'aurais jamais de retraite et je me suis fait à cette idée. Parce que je me rends bien compte que la population vieillit et que les jeunes entrent dans la vie active de plus en plus tard.

De surcroît, depuis la mondialisation, la France est confrontée à une dure, très dure concurrence internationale, à laquelle elle ne s'est jamais préparée.

Qu'on le veuille ou non, la mondialisation nous tire vers le bas économiquement.
Je la compare volontiers à la thermodynamique : vous mettez un corps chaud à côté d'un corps froid, sans isolation entre les deux. Le corps chaud se refroidit tandis que le corps froid se réchauffe, pour atteindre in fine une température d'équilibre.

Alors, de deux choses l'une, soit on pousse pour encadrer la mondialisation et la rendre moins sauvage afin qu'elle nous appauvrisse moins, soit on réforme la France en profondeur pour qu'elle s'adapte à son environnement.

C'est ça, l'enjeu d'aujourd'hui et de demain.

sbriglia@Camille

"Les lois promulguées sous Sarkozy fiscalisent les accidentés du travail, font payer plus d'impôts aux veuves avec enfants (c'est mon cas)"

Ah, que n'êtes-vous journaliste, Camille, pour continuer à bénéficier de ce privilège fiscal que les maîtres-pipiers de Saint-Claude (repose en paix, Edgar) pleurent encore amèrement en tournant la bruyère et polissant l'écume ! (Pas taper, Catherine A. ! mais quand on lit la réponse du rapporteur du budget sur ce point précis hier à l'Assemblée, il y a vraiment de quoi résilier tous ses abonnements tant c'est suintant de mauvaise foi !)

Il est vrai que le maître-pipier de base ne rédigeait pas l'article qui faisait pleurer Margot sur les ZUP... et qu'il était plutôt poujadiste, horresco referens.

A propos, chère Camille, la baisse du quotient familial, ôtez-moi d'un doute, c'est toujours et encore le petit Nicolas ?

Camille@RF

Bonjour cher RF,

Avec tout mon respect aussi, dommage en effet que Sarkozy n'ait pas appliqué votre programme ultra-libéral qui responsabilise chacun comme aux USA, mais comme il y a des efforts à faire, qu'ils le soient par tous, et non toujours par ces classes populaires, laborieuses, moyennes qui souffrent le plus lors de crises économiques.
Les lois promulguées sous Sarkozy fiscalisent les accidentés du travail, font payer plus d'impôts aux veuves avec enfants (c'est mon cas), tandis que le bouclier fiscal a rapporté des millions d'euros aux familles les plus riches (36 millions d'euros à Mme Bettencourt).
Certes le nouveau gouvernement ne fera sans doute pas mieux, mais ne se compromettra sans doute pas non plus avec ce genre d'infamie. Je l'espère du moins.

Xavier NEBOUT

Catherine JACOB

L'être (en ceci ou en cela), une forme de l'existence ???

Peut-être pourriez-vous hésiter à ne pas vous prononcer ex cathedra en matière de métaphysique...

sbriglia@JDR

Mon cher JDR, je préfère les éventuelles enveloppes de Madame L'Oréal à petit Nicolas aux mois de taule des Irlandais de Vincennes, à la mort du photographe de Greenpeace, aux rétrocommissions des vedettes de Taïwan, aux morts suspectes qui en ont découlé et tutti quanti...

Catherine JACOB@Valérie

@Valerie | 18 octobre 2012 à 14:37
«Je ne sais pas à quoi ressemble "le mal virtuel"? Désolée pour ce hors-sujet»

«Le Virtuel ou la virtualité est, en autres, une notion philosophique - Elle semble avoir été introduite en philosophie par Aristote. L'auteur de la Métaphysique a en effet été le premier auteur connu à distinguer ces deux formes de l'existence que sont : l'être en acte et l'être en puissance. »

L'être en acte, ce sont les faits ad_venus ou in process comme diraient les Anglo-Saxons.
L'être en puissance, c'est l'être qui a en soi une potentialité d'épanouissement mais non nécessaire.
Par exemple, nos enfants sont tous des petits génies en puissance, mais cela n'arrivera pas nécessairement pour tous.

Le mal en puissance ce sera donc le mal en germe, celui dont on s'acharne à vouloir prévenir la venue à l'existence en réclamant, par exemple, de l'expert un diagnostic de potentialité de mise en acte (récidive etc.) et dont on se fiche éperdument que son passage à l'acte soit certain, il suffit qu'il soit jugé possible pour être, comme tel, générateur de crainte et motiver/justifier un comportement.

Ce n'est donc pas un petit débat que celui-là qui engage toute l'aptitude humaine à la liberté qui est, purement et simplement, ainsi que la soumission/adhésion à une certaine forme de déterminisme purement projective en ce sens qu'elle tire sa réalité de la seule crainte qu'il inspire, ce qui est...fou !

Valerie

@ Dame JACOB sur son commentaire du 18 octobre 2012 à 10:34

Merci de votre reponse ; il faudra que je relise, a tete reposee, cette jolie fable que ma miserable cervelle n'imprime pas apres premiere lecture ;)

Sauf que pour les "modestes" de mon espece qui ne savent pas s'exprimer oralement (aucun apprentissage a ce sujet) ni convaincre de sa bonne foi, qui n'ont pas (ou plus) l'energie de se battre pour etablir une verite des faits... ces moyens technologiques de prouver des faits (rien que les faits et point de blablatage) sont les bienvenus !

Je ne sais pas a quoi ressemble "le mal virtuel"?

Desolee pour ce hors-sujet

Xavier NEBOUT

JDR

Il est certain qu'à l'ombre de Pasqua et Peretti, et indirectement de la CIA, NS n'a pas appris la politique chez les chanteurs à la croix de bois.

Mais s'il faut dire en somme que le monde du gaullisme était assez particulier avec les accointances du SAC et de la mafia que l'histoire avait fait pencher du bon côté pendant la guerre, la question se pose de savoir si les socialistes d'aujourd'hui valent mieux sur le plan intellectuel.
La notion de "bandit d'honneur" relève en grande partie d'une vue de l'esprit agrémentée par le cinéma ; les horreurs du proxénétisme ne les faisaient pas forcément rougir, mais je ne crois qu'ils auraient été jusqu'à vendre des enfants aux couples d'homos.
Or, c'est pourtant bien ce dont il s'agit aujourd'hui de la part de votre cher F H. pour quelques voix de plus.

Catherine JACOB@Valérie

@ Valérie | 17 octobre 2012 à 17:31
«J'adore vivre dans un pays truffé de caméras de surveillance ; je me sens plus protégée. J'aimerais voir ce système se développer en France. »

Il est des cas où le mal réel causé par le moyen par lequel on cherche à (se) protéger, est dix fois pire, et même pire encore, que le mal virtuel duquel précisément on cherche à se protéger, et cette vérité n'est pas nouvelle.
Voyez le cas des grenouilles de Jean de la Fontaine qui, lassées de l'état démocratique où passent parfois des nuages aux ombres inquiétantes, demandèrent un roi qui les effrayèrent grandement par son arrivée, c'était un soliveau (Petite solive. {sens figuré} Homme sans autorité. Solive: Pièce de charpente horizontale dont les extrémités sont encastrées dans les murs et sur laquelle s'appuient les poutres secondaires.), lequel à l'image du célèbre "plouf" de la grenouille de Basho , en fit un si gros en tombant que la «Gent marécageuse, fort sotte et fort peureuse, S'alla cacher sous les eaux, Dans les joncs, les roseaux, » et même sous l’œil d'une caméra opportunément tombée «Dans un trou du marécage» que cela réveilla et qui tout en silence se mit à enregistrer les habitudes de la famille de petits batraciens qui s'était sentie menacée mais à laquelle bientôt le soliveau fut si familier qu'elle alla «Jusqu'à sauter sur l'épaule du roi. » dont elle fut cependant bientôt lasse.
«Donnez-nous, dit ce peuple, un roi qui se remue. Le monarque des dieux leur envoie une grue, Qui les croque, qui les tue, Qui les gobe à son plaisir; » sous l’œil impavide de l'enregistreur d'images. «Et grenouilles de se plaindre. Et Jupin de leur dire:«[...]De celui-ci contentez-vous, De peur d'en rencontrer un pire.»
Mais la sotte Gent peureuse ne se le tint pas pour dit et voici que leur arrive un chercheur de métaux armé de son grand détecteur qui détecte la caméra et en décode la mémoire.
Tout ravi de l'aubaine il saisit là l'opportunité de changer de métier et d'un coup de détecteur magique, les transforme en "Chocogrenouilles". Des confiseries qui sont de véritables grenouilles en chocolat pouvant bondir et échapper à celui qui essaie de les manger.
La grue allergique au chocolat, dépitée quitte les lieux lorsqu'un coup de vent imprévu pousse loin de la mare que le soleil peut alors réchauffer doucement et tendrement de ses rayons, les merveilleux nuages...

Pietri S

jachri 17/10/12 - 12.25

Camille Pascal, un autre ghost writer de Sarko s'est expliqué sur cette phrase qu'il avait lancée à la cantonade, comme une boutade : "il ne manquerait plus qu'il propose le poste de ministre de l'Intérieur à Marine Le Pen" !
Cette formule pour le moins hasardeuse a été reprise, sans précaution, sans les guillemets, par un ou des commentateurs en mal de scoop...
Bien que de droite je n'apprécie guère Sarkozy mais il ne faut quand même pas lui attribuer tous les maux de la terre, il faut surtout se méfier des phrases fumeuses reprises par certains journaux ou journalistes qui déshonorent leur métier.

COQUELIN

Si l'on pense qu'une justice indépendante est l'un des piliers de la République, alors il faut en finir avec cette mascarade odieuse destinée à faire appliquer le fait du prince ou de la "raison d'Etat". Fratellanza a tutti.

RF

Camille,

Permettez-moi de réagir à quelques-uns de vos propos.

"il s'agit de savoir si, en recevant de l'argent occulte, Sarkozy a bénéficié de plus de moyens financiers que Ségolène Royal, d'où inégalité antidémocratique des chances entre les deux candidats."

Franchement, ce ne sont pas les quelques biftons reçus qui ont changé quoi que ce soit. Il aurait fallu à Ségo beaucoup plus que des moyens financiers supplémentaires pour se faire élire. Il lui aurait fallu une vision, du talent, de l'enthousiasme et du charisme. Désolé, mais elle ne combattait pas à armes égales sur ces plans-là. Aussi je subodore une certaine tentation de vouloir dégrader Nicolas Sarkozy en espèce de Lance Armstrong français du Tour 2007. Même si cela vous chagrine de le savoir dopé à tout ce qui brille, on ne pourra pas faire annuler rétroactivement son titre de président à Nicolas Sarkozy pour cette raison-là. Où alors, il faudrait que le CC (dont il fait partie) se lève tôt.

------

"les politiques économiques menées par la droite ou la gauche ne pouvant que se ressembler comme des jumelles."

Il est certain que si vous songez à Chirac, vous avez raison.
Il est vrai que la politique de droite menée par Sarkozy a somme toute été très mesurée. L'Etat n'a pas beaucoup désenflé ses effectifs et pourtant on se souvient des cris d'orfraie des fonctionnaires, des syndicats et de toute la gauche ! Et NS n'a pas touché aux collectivités territoriales.

L'aurait-il pu ? pas sûr, dès qu'on veut bouger le petit doigt dans ce pays on est mort.

Alors, mort pour mort, NS aurait dû faire un véritable électrochoc et repousser l'âge de départ à la retraite de 7 ans, réduire l'Etat à sa plus simple expression (i.e régalienne), faire le ménage dans les agences de l'Etat, supprimer le conseil économique et social qui est un placard doré inutile, supprimer les doublons dans les collectivités territoriales et simplifier leurs fonctionnements, supprimer quelques sous-préfectures, enterrer corps et âme les 35 heures de Martine, baisser le niveau du SMIC, faire de l'assurance maladie une assurance comme les autres : malus pour ceux qui consultent sans raison ou qui se rendent responsables de leur maladie (par exemple, les fumeurs qui provoquent leur cancer du poumon), lancer un vaste plan de formation et d'orientation vers les métiers porteurs, dynamiter le monopole toxique de la CGT dans les ports de Marseille et du Havre...

... On aurait souffert pendant trois ans...
... Et au bout du compte, qu'aurait-on gagné ? Une vraie dynamique :
- Une réindustrialisation, donc des emplois.
- Un développement économique de nos ports maritimes.
- Moins d'impôts donc plus de pouvoir d'achat.
- Des Français rendus responsables devant leur santé.
- Une graduation plus grande de l'échelle des salaires, source de stimulation pour le personnel toutes catégories confondues (depuis 20 ans le SMIC a augmenté plus vite que les salaires d'embauche à la sortie des grandes écoles).

Vous savez, je suis un simple citoyen, je n'ai jamais demandé qu'on me prenne par la main et je ne suis pas de ceux qui réclament à tout-va. Et quand il y a un effort à faire, je le fais sans broncher car je sais que c'est utile. Je le fais non pas pour moi, mais pour nous tous.

------

"et socialement ces petites histoires de légalisation du mariage homosexuel ou de cannabis ne sont que de la roupie de sansonnet."

On voit bien que vous n'avez pas d'enfants, et je suis certain que vous écrirez le contraire quand ce sera le cas.

Avec tous mes respects.

Jean-Dominique Reffait

Oui, il y a toujours eu des affaires sales dans tous les gouvernements. Peut-on en reprocher plus à la présidence Sarkozy ? Pas forcément.
Mais ce qu'il y avait de nouveau, c'était de faire main basse sur tous les rouages de l'Etat pour ses propres affaires, de manière "décomplexée", comprendre "sans scrupule".

Nous sommes ici en présence de la privatisation complète de l'appareil judiciaire, chacun se servant à sa guise : "tu me files un non-lieu, je te file le Parquet de Paris". Un Procureur de la République va inlassablement par les portes de services rendre visite au Président, la veille ou le lendemain d'un événement procédural dans l'affaire Bettencourt. De quoi est-il question ? Jamais de l'affaire, non, ils jouent au rami sans doute.

M. Courroye, un Procureur de la République, s'avère donc être un fieffé menteur, lui dont la fonction est d'exiger la vérité des autres. Et ça prend des airs sévères et outragés, ça renâcle quand on ne le nomme pas là où il estime avoir déjà sa gamelle.

N. Sarkozy lui, ah, il est comme ça. Elevé en politique dans les Hauts-de-Seine de Pasqua et Peretti, il promène ses enveloppes de cash ingénument, il se sert, il farfouille sous le nez des gens, c'est à lui. Le sans-gêne d'un mafieux corse sans les contraintes du bandit d'honneur.

Nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Karachi nous réserve bien des gourmandises.

scoubab00 à RF

Malaise : en 2007, Nicolas Sarkozy s'était présenté comme LE candidat de la rupture, succédant pourtant à son brave compagnon de l'UMP Jacques Chirac. Ultralibéral beaucoup plus qu'ultra brite. Homme d'action oui oui, homme de compromission sûrement pas.

Le billet de Philippe est saisissant et, au contraire d'Arobase plus bas, je suis très étonné. Il serait allé, l'ancien chef de l'Etat, jusqu'à amadouer un procureur francilien qui ne demandait qu'à l'être, mais pas par n'importe qui ? Qui a commencé par draguer l'autre ? Peu importe en somme. C'était dingue la capacité de Sarko d'humecter tous ces lèche-culs-VIP. De tisser tous ces réseaux "d'amis"-affidés-obligés, quelle boule d'énergie, de séduction; de colère aussi. L'occasion de rappeler que le mot "ami" n'a pas le même sens pour le politique que pour l'homme de la rue, la fibre est ici plus intéressée. Moi j'ai la nette impression que l'ancien chef de l'Etat a tellement turbiné des réseaux amicaux de partout qu'il a fini par se prendre les pieds dedans, lui le jogger invétéré à l'allure souffreteuse. Le pouvoir isole par cercles concentriques... jusqu'à être pris dans le Buisson. Le nom du conseiller, un ancien salarié du journal Minute, qui l'aurait convaincu de renouer avec cette stratégie à droite toute qui lui avait tant réussi cinq ans plus tôt. Et qui en mai 2012 l'a retourné et battu plus sûrement, à mon sens, que ne l'a fait François Hollande !

C'était Louis XI, un de mes rois préférés, stratège redouté - quelquefois par lui-même - qui se déguisait parfois en bourgeois de la rue pour aller prendre le pouls de son peuple. L'orgueil, l'égotisme de Philippe Courroye et de Nicolas Sarkozy leur a fait perdre cette pulsation de la rue, des champs, des espaces. Celle qui fait d'un homme d'action et de pouvoir un homme de raison. La sagesse alors là...

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