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Voici les sites qui parlent de Freud nous donne la parole :

Commentaires

zenblabla

Merci pour cet éloge fait à la parole.

Je ne m'empêche pas de penser en vous lisant à l'entregent, qui distingue en laissant croire confondus éloquence et carnet d'adresse...

Suivant cet éloge de la parole, et néanmoins son pouvoir de séduction, les intentions se proposent comme volontés s'affirment, si par avance la parole ne saurait imposer...
L'auteur Onfray r-est-e un peu bégueule ainsi que je l'entends tout en vous lisant !

Peut-être Freud est-il un usurpateur, un de ceux qui les réunissant cristallise tellement d'usurpations qu'il exprime l'idée qu'il soit possible de réunir..., au moins en famille ?

C'est déjà pas mal !

oursivi@proto

Rédigé par : protagoras | 16 novembre 2012 à 16:29

Ils ont aussi deux pieds, ce n'est pas pour autant qu'un podologue réglera leur problème...

AO

protagoras

Beau billet de M. Bilger, enthousiaste et quasi poétique.
Mais rappellerai-je deux choses :
- les sourds-muets de naissance, privés de parole phonique, n'en sont pas moins dotés de moult caractéristiques humaines, dont un inconscient.
- Goethe éleva l'action contre la parole : "Au commencement était l'action", repris d'ailleurs par Freud dans la conclusion de son "Totem et tabou".
A méditer...

oursivi@Boris

Puisqu'on me laisse la parole, je la reprends, merci Sigmund, tu peux t'asseoir ou aller faire les courses.
Rédigé par : Xavier NEBOUT@Boris | 13 novembre 2012 à 08:41

Vos dialogues, cher Boris, m'évoquent les entretiens Léautaud-Mallet*.

Rassurez-vous, vous y avez le rôle de Mallet, quoique les tout derniers mots de Léautaud semblant avoir été "bon maintenant arrêtez de m'emmerder", cet homme hautement misanthrope ne pouvait être foncièrement mauvais.

Bon, alors Sigmund, ces courses... qu'est-ce que tu nous as ramené de bon ?

AO

* Robert, pas Léo, contrairement à ce que croyait l'ami Belmondo.

oursivi

Puisque Tonton Sigmund nous donne la parole dans sa célèbre émission radiophonique,

"les auditeurs ont le fauteuil, le calepin et une sévère envie de dormir"

relevons ce joli mot lu sur un site lambda,

Costa-Gavras vient présenter son film à Athènes, "le Capital" en Grèce.

Engraissez, en Grèce c'est... il en restera toujours quelque chose.

AO

Valerie

Joli texte. A propos de parole authentique, je releve cet entretien du Docteur Cyrulnik dans "Le Point". Le commentateur "Soleil" fait une remarque fort judicieuse au sujet du deuil.

http://www.lepoint.fr/societe/cyrulnik-comment-j-ai-trouve-la-force-de-ne-pas-ceder-a-la-souffrance-11-11-2012-1527627_23.php

L'illustre decouvreur aurait-il souhaite la publication de ses courriers ?

Mary Preud'homme

"Au commencement était le Verbe (1), et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu.
"Il était au commencement en Dieu.
"Tout par lui a été fait, et sans lui n’a été fait rien de ce qui existe.
"En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes,
"Et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue.
"Il y eut un homme, envoyé de Dieu ; son nom était Jean.
"Celui-ci vint en témoignage, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui : non que celui-ci fût la lumière, mais il avait à rendre témoignage à la lumière.
"La lumière, la vraie, celle qui éclaire tout homme, venait dans le monde.
"Le Verbe) était dans le monde, et le monde par lui a été fait, et le monde ne l’a pas connu.
"Il vint chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu.
"Mais quant à tous ceux qui l’ont reçu, Il leur a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu...
"Et le Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, gloire..."
(Evangile de St Jean, chapitre I)
---
(1) la Parole
---
19 siècles plus tard, Freud est arrivé abaissant la parole au rang de murmure surgi de la gangue avec pour artifice un abat-jour et un divan, plus la célèbre dime au nouveau maître de la vérité incarnée moyennant espèces sonnantes ! En définitive la lumière sous le boisseau... C'est alors que les hommes repus de paroles fausses se mirent par millions à crier, pleurer, délirer, supplier, levant désespérément les bras vers un ciel désormais sourd et aveugle !
Sacré Sigmund !

RF

Claude L,

C'est ça qui est admirable chez notre hôte : par ses tournures de phrases et l'emploi de ses mots, il nous invite à comprendre son billet de différentes manières. Et on ne peut s'empêcher de réagir dessus.

"J'aime la parole que Freud nous inspire, nous donne. Surgie de l'obscur ou pleine de lumière. Nourrie d'ombres et de clartés. Qui sauve."

Effectivement je suis peut-être allé trop loin dans mon développement mais cet extrait du billet me fait vraiment penser aux séances d'analyse. Remplacez par exemple le mot "parole" par "vérité", "obscur" par "inconscient", "pleine de lumière" par "déjà acquise dans la conscience", "ombres" par "doutes et questions", et "clartés" par "réponses nettes et sans équivoque".

Et surtout la dernière phrase de cet extrait : "Qui sauve".
Là, notre hôte conclut en disant que c'est la parole et, au-delà, la recherche de la vérité sur soi, qui sauve. Toute la psychanalyse est résumée dans cette simple phrase : (parole) qui sauve".

C'est ce que j'adore dans la psychanalyse : regarder au-delà des mots prononcés et rechercher tous azimuts au moyen des associations d'idées s'il y a un sens caché.

Véronique Raffeneau

@ Camille

Pour conclure sur ce billet.

"Le sujet du jour auquel se rapportait un de vos commentaires m'a inspiré des réponses..."

Eh bien, considérez alors que j'ai pris et usé de la liberté de répondre à vos réponses.

"...mais n'attendez pas de moi maintenant que je vous suive sur un terrain politique quelconque."

L'authenticité de la parole politique est totalement dans le sujet de ce billet.

Lorsqu' un président de la République prône le contraire de ce qu'il a promis, quand bien même l'apprentissage du réel lui donne raison de renier ses engagements, sa parole de candidat est de toute façon disqualifiée.

Duval Uzan

Comme vous le savez pour Freud il n'y a jamais
de hors sujet, alors je me permets de vous donner cette communication.
Je suis si heureuse que les musulmans, les vrais, prennent la parole enfin !

Voilà mon copié collé :

Une délégation de dix imams de France, engagés pour la paix, est arrivée à Jérusalem.

Alors que les tensions israélo-gazaouies sont à leur comble, une délégation de dix imams et six responsables d'associations musulmanes de France est arrivée à Jérusalem ce lundi pour une mission de paix en Israël et dans les territoires palestiniens. Marek Halter, écrivain juif français, qui milite depuis des décennies pour un règlement négocié du conflit entre israélo-palestinien, fait également partie du voyage.

Connu pour sa proximité avec Israël, l’imam de Drancy, Hassen Chalghoumi, aussi surnommé ''l'imam des juifs'' s'est fixé pour objectif "de dire que le conflit israélo-palestinien est politique et non religieux" mais aussi "couper court aux tensions qui fragilisent le vivre-ensemble ici en France". Aux Israéliens, il souhaite ''faire entendre la voix de la paix", celle "de la majorité écrasante" de l'islam de France.

Outre un rôle de médiation dans le conflit israélo-palestinien, cette visite officielle se veut une réponse à l’attentat perpétré à Toulouse en mars dernier par l’extrémiste Mohamed Merah contre quatre membres de la communauté juive. L'imam Chalghoumi souhaite que les Israéliens ne fassent pas d'amalgame entre tous les musulmans de France et les fanatiques isolés comme Merah, qu'il n'hésite pas à qualifier d'''assassin'' ayant ''arraché la vie à des enfants innocents et à des soldats honorés par les drapeaux français''.

Ainsi, le groupe doit se rendre, au cours de son séjour, sur les tombes des victimes enterrées en Israël, mais aussi à Yad Vashem, le mémorial de la Shoah à Jérusalem. "Je pense qu'ils peuvent commencer à faire rêver des jeunes musulmans de notre islam. Ils deviennent des commis voyageurs d'un islam qui veut conquérir la paix et pas avec les moyens violents. Ils sont en train de faire une révolution. Je les admire parce que moi je ne risque rien mais eux oui", a déclaré Marek Halter sur les ondes d'Europe 1.

(Guysen avec agences)



Claude L

@RF

Nous ne lisons pas le même texte.
Moi, j’essaie juste modestement de comprendre ce que je lis.
A aucun moment Philippe ne parle de psychanalyse et de patients. Le texte tourne exclusivement autour de la parole de Freud à ses enfants. Et j’adhère totalement à ce que dit Philippe sur cette parole.
Il faut s’inspirer de cette parole offerte et cet enseignement peut nous apporter beaucoup. Toujours d’accord, bien sûr.

Mais la psychanalyse, et ce qui se passe entre l’analyste et l’analysant, c’est tout autre chose. Et à côté de la psychanalyse, qui peut durer des années, se sont développées des techniques, qui répondent à des besoins, qui n’ont pas les mêmes prétentions. Et il n’y a pas là que des parasites.

« Tout dire dans chaque paragraphe avant de mourir ».
Ben, en dire un peu moins peut faire gagner en clarté.

Camille @ Véronique Raffeneau

@ Véronique Raffeneau

Notre hôte nous a fait la grâce d'un billet autour de Freud, père de la psychanalyse et évoqué dans son rôle de père de famille, et ce faisant dans son texte il a développé avec brio un éloge de la parole.
Mais que viennent donc faire là toutes ces considérations politiques hors-sujet ? Le sujet du jour auquel se rapportait un de vos commentaires m'a inspiré des réponses, mais n'attendez pas de moi maintenant que je vous suive sur un terrain politique quelconque.

oursivi@RF

Rédigé par : RF @ Claude L | 13 novembre 2012 à 19:48

Excellent témoignage, même si vous n'êtes pas sans savoir qu'un des problèmes de la psychanalyse est né du sentiment de toute-puissance dont elle enivre certains de ses pratiquants.

J'ai connu nombre de ses patients dévorés d'un étrange feu la concernant, comme s'ils voulaient s'y fondre, tout interpréter à travers elle, tout résoudre, même des pathologies innées ou acquises par des traumatismes ne relevant en rien de la psyché.
Un copain psychanalyste vraiment trop fou - j'ai fini comme quatre-vingt-dix pour cent de ses amis par l'abandonner tant le fréquenter était parfois difficile, surtout quand il laissait tomber les psychotropes le maintenant dans un équilibre fragile - avait des patients alors même que lui ne tenait debout, dans sa tête voulais-je dire, que grâce aux pilules que lui prescrivait un psychiatre, sans lesquels on le retrouvait parfois arme à la main à menacer qui il avait eu la folie de croire menaçant...

La psychanalyse est une discipline riche et utile pour les pathologies mentales qu'aimerais dire "raisonnables" au vrai sens du mot, mais pas le couteau suisse que nombre de ses adeptes sectaires la croient être.
Je l'aime beaucoup utilisée dans la littérature et surtout son analyse, dans celles des affaires criminelles, des rapports sociaux, dans ce qui relève encore du raisonnable, du "dicible", l'inverse de ses prétentions à traiter l'autisme, par exemple.

En avoir fait un nouveau dieu comme pas mal d'égarés l'ont hélas illustré, n'a jamais été que créer un nouveau veau d'or, d'or dans tous les sens du terme, Onfray a bien dit toutes les vilenies que son rapport à l'argent recèle.

AO

Laurent Dingli

Après réflexion, l'expression de "tyran domestique" que j'ai utilisée l'autre jour pour qualifier l'attitude de Sigmund Freud en famille me paraît tout à fait excessive, pour ne pas dire erronée, dans le sens où il ne faut pas juger de la structure de la famille bourgeoise, à Vienne, en 1900 avec notre regard de 2012. Ce qui est certain c'est que Freud fut un père très attentionné et à l'écoute de ses enfants.

Touchants témoignages de RF...

RF @ Claude L

J'ai lu et relu attentivement à la fois votre post de 10:36, et aussi le billet de Philippe Bilger.

Ma lecture du billet : notre hôte nous explique que Freud est non seulement un bon père de famille mais aussi un thérapeute authentique puisqu'il vise à aider son patient en utilisant la parole comme vecteur unique. La parole : dans une séance d'analyse, chaque mot prononcé compte. L'analyste traque par exemple les lapsus et les phrases alambiquées qui tournent autour du pot. L'analyste est là pour guider la séance et pointer ce qui fait mal. Non pas faire mal pour faire mal, mais faire mal pour rendre plus fort. En effet, le but de l'analyse est de travailler ses freins, ses angoisses, afin de les dépasser. Et on ne peut les dépasser qu'à partir du moment où on en a pris conscience. Un lapsus est une richesse inouïe. La description d'un rêve également. Lorsque l'analysant se noie dans les détails pour décrire quelque chose qu'il pourrait décrire plus simplement en allant droit au but, c'est que quelque chose le gêne dans la description. L'analyste va détecter cette gêne et aider l'analysant à la comprendre. C'est le langage de l'inconscient qui intéresse l'analyste. Rien d'autre.

Et là, j'ai vraiment le sentiment que Philippe Bilger a tout compris à la psychanalyse : le décryptage de l'inconscient à travers la parole prononcée. Et il oppose à la psychanalyse toutes les autres pratiques qui se vendent en entreprise ou auprès des particuliers, et qui ont pour objet de travailler la surface (l'éloquence ou le comportement), alors que le vrai travail thérapeutique réside plutôt dans la profondeur (prendre conscience de ce qui a été refoulé dans l'inconscient, afin de mieux vivre).

Xavier NEBOUT@Boris

Boris,

Jupiter, jus-pater, le père juste, vous ne voyez pas le mot "père" ?
Par ailleurs, je m'étonne de vous voir utiliser le terme de judéo-chrétien alors qu'il se rapporte à une secte particulière du temps.

En tout état de cause, l'amour filial du christianisme remonte au plus tard à la venue d'Alexandre, et au plus tôt à l'âge de pierre par l'Inde... ou les Galates (les Gaulois arrivés dans la région) chez lesquels Paul reconnaissait le Dieu du Christ, mais n'a rien de Juif.

Savonarole

En tout cas Freud n'a pas donné la parole à Hollande ! Dieu quel ennui ! Sa conférence de presse, après que celle-ci l'a décoré de la "médaille de la gentillesse" (cherchez la collusion), nous évoque un brave Mister Nobody.

Catherine JACOB

«Ce qui émerge, c'est le désir de transmettre à ses enfants ce qui fut sa passion la plus constante, celle de la parole".
La parole et non pas l'éloquence. Non pas ce moyen souvent élégant, parfois superficiel de dissimuler sa pensée, cette cerise brillante sur un gâteau imparfait, ce vernis destiné à occulter plus qu'à révéler, à détourner de l'essentiel, du fond pour ne se laisser séduire que par la forme, l'agencement sonore de mots harmonieusement utilisés.
Non pas l'éloquence, donc, le langage exploité comme façade, vitrine, poudre aux yeux et à l'esprit, mais la parole.
»

Est-ce qu'il n'y aurait pas qu'un seul dieu de la parole ? Hermès, dieu de toute parole, et donc des orateurs comme des diverses sortes de prostituées, et c'est le même qui aurait également donné aux hommes l'écriture, donc également, il faut le présumer, l'écriture idéographique sur les divers pictogrammes 'parole' j'ai travaillé tout l'après-midi - pas à cause du billet, c'était là en effet une tâche déjà prévue mais dont je vous ferai cependant grâce, du moins aujourd'hui.

Ces « dons d'Hermès » (en grec ἕρμαιον / hermaion qui désigne aussi de notre coup de chance, telle la parole qui nous échappe, ce fameux lapsus révélateur freudien, se sont également déversés, dit-on, sur Pandore, la première femme qui une fois douée de parole, la communiqua aux hommes pour leur bonheur comme pour leur malheur.

Véronique Raffeneau

"...puisque chaque être, ou chaque fait, est minutieusement et talentueusement observé, analysé, relaté avec un grand bonheur et plaisir intellectuel qui se communique aux lecteurs"

Non Camille.

Les personnages qui sont talentueusement observés, analysés dans ce blog ont précisément en commun qu'ils sont tous des personnages... politiques ou médiatiques.

Et quand ils sont surestimés par Philippe Bilger c'est toujours, par contraste, pour mieux pouvoir en accabler d'autres.

Cependant, vous avez raison sur un point : il n'est nulle part dit dans ce billet que la parole politique est authentique et crédible.

Au reste, je n'ai pas le souvenir que cela ait été écrit une seule fois dans ce blog.

En revanche, pour certaines personnalités politiques de premier plan, je pense par exemple au président de la République actuel, Philippe Bilger a tout de même accordé à sa parole de candidat des vertus d'authenticité et une crédibilité telle qu'à l'issue des élections il s'est fendu d'un ouf de soulagement de voir gagner un président... normal.

Six mois après, excusez-moi, mais bon que des "évolutions".

Dernière en date, l'Elysée, ben finalement, c’est mieux pour une conférence de presse...

Pour le reste :

extrait - Le Monde 13-11:

"Promesses brisées : échecs et reniements"

Dernier reniement en date, une augmentation de la TVA à partir de 2014 a été annoncée début novembre par Jean-Marc Ayrault au nom de la compétitivité. Quelques semaines plus tôt, le Premier ministre promettait encore de ne pas y toucher du quinquennat. Il ne faisait que confirmer les propos de campagne de François Hollande, qui jugeait en janvier dernier une hausse de la TVA « injuste » et « inopportune ». L'exécutif a toutefois justifié son choix par le déficit de "compétitivité" de la France et expliqué en quoi sa mesure, qui joue sur les différents taux, différait de la "TVA sociale" de M. Sarkozy.

Ce revirement n’était pas le premier du semestre : le quinquennat a commencé avec l’abandon du gel des prix de l’essence. D’abord reporté parce que les prix baissaient, la mesure a été définitivement écartée par le gouvernement en août, au profit d'un dispositif provisoire. En attendant une réflexion sur d'éventuelles mesures plus pérennes."

...etc, etc.

Mary Preud'homme


"Enfin, si vous n’êtes pas sûr de ne pas prononcer le mot « papa » (abba) à l’instant de votre mort, il vaudrait peut-être mieux ne pas le renier en vous disant « libre penseur »." a écrit Xavier Nebout.
---
M'est avis que XN n'a pas dû assister beaucoup d'hommes, femmes ou enfants à l'heure ultime sinon il saurait que le mot qu'il cite est loin d'être celui qui revient le plus souvent sur les lèvres d'un mourant.

Camille @ Véronique Raffeneau

@ Véronique Raffeneau

Il ne s'agit pas de prendre la parole du calife à la place du calife, mais puisque vous répétez votre question... Il me semble que Philippe Bilger est mû par la passion de l'humain et des idées, et que pour un tel personnage rien n'est insignifiant ni dérisoire, puisque chaque être, ou chaque fait, est minutieusement et talentueusement observé, analysé, relaté avec un grand bonheur et plaisir intellectuel qui se communique aux lecteurs.
Cela dit, je ne lis nulle part dans ce billet sur Freud que la parole politique est authentique et crédible.

oursivi@VR (pas) rité

Fin de la parenthèse.
Rédigé par : Véronique Raffeneau | 13 novembre 2012 à 09:03

Oh.. oui... j'aime quand vous mettez votre combinaison de cuir, forcez sur le mascara, et virilisez votre voix, le fouet n'est jamais loin...

Bougre de cornichon structuré, si vous faites une juste critique des accointances parfois égarées de l'ami Philippe - le coeur du sujet du jour "Battisti..." (même si je poste ici pour assurer la contuité), ou comment coteries et amitiés recouvrent la vérité sous un indécent jeu social, spectaculaire au sens debordien - concernant peoples politiques et médiatiques, pourquoi en soustrairiez-vous les avocats désireux de fouler au pied la vérité dans leur désir de faire libérer dans un même élan innocent et coupable ?

Si cela n'est pas de ces exercices désireux de maquiller au plus profond le juste et le vrai, je veux bien être changer en Véronique Farenault.

Bien sûr que parmi ses réussites personnelles, le dis le redis et le redirais si cela ne rentrait pas, sont sûrement des cas où acquittement et vérité ont rimé au mieux, et c'est tant mieux pour tous, pas seulement pour l'acquitté mais aussi pour le système qui dit là son discernement.

Maintenant imaginez un avocat qui déclare qu'innocent ou coupable, il s'en fout, son client doit être libéré, point !
Et ce même, imaginez-le sollicité par qui a tué de ses proches, de ses proches à lui, l'avocat... et ce dernier, l'assassin non encore repu d'injustice et sachant la bonne adresse que voilà, argumentant d'un, "vous ne pouvez refuser de me défendre, toute considération liée à mon éventuelle culpabilité est secondaire, comme l'affirmiez si bien, il faut juste trouver les arguments qui nous permettront de gagner le jeu juridique".

Quand on est capable de voir ridiculiser ses propres principes en si peu de mots, c'est qu'on a bâti du vent.

Un avocat doit, ou plutôt devrait, être un des leviers permettant à une affaire d'accoucher de la vérité, et lui, de trouver toutes les excuses, raisons, motifs, allégements, qui diminueraient la peine de son client. Cela s'appelle définir des circonstances atténuantes, chercher la part d'humanité encore présente même dans des actes monstrueux.

Se cantonneraient-ils à cela, cherchant à faire acquitter quand, en effet, se faisant eux-mêmes enquêteurs ils se convainquent de l'innocence de leur client, ils seraient de glorieux acteurs du juste, à la place d'être les minables mercenaires du mensonge qu'ils se complaisent si souvent à être.

Je ne vous convaincrai pas, certes, ce n'est cependant pas à votre gloire.

AO

Boris

"Comment avez-vous fait pour ne pas voir qu’il y parlait de Jupiter du début à la fin ?". Oui, et de la triade capitoline, mais franchement je ne vois pas le rapport avec l'amour filial, notion judéo-chrétienne par excellence. Si vous parlez de la souveraineté du pater familias, à la bonne heure !
Ceci étant, je serais ravi d'être éclairé, notamment sur les rapports de la pietas et de l'amor - dont l'étymologie aurait plus à voir avec la mère.

Enée portant Anchise sur son dos, ou César évoquant sa tante Julia, n'ont pas grand-chose à voir avec l'Amor Dei...

Claude L

@ Jean-Dominique

Je n’ai pas explicité mon propos, et vous l’avez mal compris.
Dans la dernière partie de son billet, Philippe accuse tous azimuts.
« Tous ces gens qui ne cessent de brasser des concepts sur la parole parce qu'ils ne l'ont pas véritablement pratiquée. »
Mon sentiment est que dit comme cela, c'est irrecevable pour trois raisons.
La première : le « parce que » pervertit la présentation en présentant comme cause ce qui n’en est pas une.
La deuxième, c’est que si on trouve des peu sérieux et peu compétents partout, on trouve aussi des très sérieux et très compétents partout. Mélanger tout dans une accusation générale, c’est mélanger l’eau froide et l’eau chaude pour faire de l’eau tiède.
La troisième, c’est qu’il dénonce l’utilisation de la parole à des fins thérapeutiques.
« Et qu'on doit payer chèrement ce qu'on aurait pu, dû s'enseigner à soi-même! »
Je traduis par : il est stupide de payer, d’aller chez le psy, puisqu’on peut se débrouiller tout seul.

Philippe nous explique donc que Freud est un bon père de famille, mais en tant qu’un des pères de la psychanalyse, c’est un charlatan.
En l’état, je ne vois pas comment on peut comprendre autre chose de ce billet.

Quand j’ai le sentiment que la forme est en contradiction avec le fond :

« La parole et non pas l'éloquence »
Et vingt-quatre lignes plus bas :
« La parole comme coulée de vie, comme flux d'existence » Quelle éloquence !

Véronique Raffeneau

"Ce billet est superbe, je pense qu'il est dans le vrai."

Evidemment, Anna, que ce billet est dans le vrai.

Néanmoins, vous ne m'expliquez pas pourquoi Philippe accorde autant d'intérêt aux mille et un épisodes insignifiants et dérisoires de la vie politique et médiatique (pléonasme) française, et pourquoi, selon lui, cette parole politique - celle qui est commentée en long et en large - est authentique et crédible ?

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