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Voici les sites qui parlent de Les citoyens se mêlent de ce qui les regarde :

Commentaires

Marie

@calamity jane | 21 décembre 2012 à 12:03

Selon certains experts ? spécialistes ? à minuit 32 ce qui correspond au coucher du soleil chez les Mayas !

scoubab00

@ calamity jane

"La venue de l'homme psychique" ? Bigre ! Nous ne devons pas fréquenter les mêmes abreuvoirs.

calamity jane

@Demain

Vous seriez capable de le reconnaître vous-même ou bien vous faudra-t-il la bénédiction d'un quelconque expert et/ou autre hâbleur !
Car vous avez dû remarquer dans votre longue vie que ceux et celles qui s'approchent du vrai n'en portent pas l'étiquette sur le bras.
En cette journée de prévisions macabres et en attendant que cela soit, car j'ignore encore à quelle heure cela doit se produire, une petite incursion chez le gnostique Basilide qui pressentait la venue de l'homme psychique éloigné de l'homme spirituel que nous connaissons.

Demain

Depuis quelque temps fleurissent des conversations sur la toile qui donnent l’illusion qu’elles sont des conversations… Mais il n’en est rien et c’est cela qui est triste et pénible.
Tous ces sujets abordés, la mort, Depardieu, le mariage pour tous, l’Ump, les tueries…
Qu’y a-t-il dans le cœur des hommes et des femmes de notre temps ? Qu’y a-t-il dans leur tête ? Quelle corde fait vibrer leur âme ?
Puisque la recherche de la vérité n’est pas la recherche de l’absolu, puisque qu’il s’agit de parler de « soi », de dire combien « soi » est important et que l’opinion que se fait « soi » de toute chose, est tellement essentielle, alors voilà de quoi divaguer…
Mon « soi », qui n’est pas plus intéressant que celui des autres, est tout de même un « soi », oui, un »soi » parmi tant d’autres, un homme parmi tant d’autres, et il envisage de vous poser une question…
Quand donc verrai-je sortir de la nuit obscure (je n'ai pas abandonné tout espoir !) la pensée élaborée de celui qui parle vrai ? Me faisant vieux, il se pourrait bien que la mort me tente... Enfin, disons plutôt que souffrir ne me dit rien, ou plus exactement que tout ce que je suis a du mal à renoncer à tout ce que je suis !
Enfin, je vous dirai tout de même, dans la confusion des sentiments qui m'agitent, que l’on ne devrait pas confondre les propos fussent-ils blessant d’un homme malheureux avec un discours hautement politique.
Vivement demain !

scoubab00

A monsieur Montaigne de l'Institut - très honoré, si on m'avait dit ça un jour...

Il eut été éclairant que vous nous donniez un exemple simple. Un seul sujet, une problématique pour lequel ce panel admirable a apporté un concours inattendu, voire décisif. Votre méthode paraît judicieuse mais vous savez ce que c'est, toute action de l'esprit trouve sa juste récompense dans le concret. Ici chez Philippe, on est comme ça, épris de tangible, dingues du palpable, maniaques de l'exemple.

Merci de votre compréhension. A vous.

bertgil

En 2005, les électeurs français avaient-ils raison de dire non au référendum proposé et défendu bec et ongles par les élites, les médias, etc. ? Les partisans du non souhaitaient soit la sortie de cette Europe soit une autre Europe. Le peuple des électeurs avait raison contre toutes les élites en votant non.

Institut Montaigne

@ Jean-Dominique Reffait

Tout le monde est concerné par la santé. La démarche proposée par l’Institut Montaigne, directement inspirée de la méthode danoise des conférences de consensus, vise à donner la parole à ceux qui ne l’ont jamais et qui sont pourtant les principaux intéressés par les systèmes de santé et leur financement : les citoyens « lambda ». L’objectif est justement de sortir du débat entre experts et professionnels du secteur pour permettre à ceux qui financent et utilisent le système de santé d’avoir leur mot à dire. Il s’agit ainsi d’une véritable expérience de démocratie participative largement documenté par la littérature*.

Le panel des 25 citoyens, 14 femmes et 11 hommes, âgés de 25 à 66 ans, vient de toute la France. Ils ont été recrutés par Harris Interactive en septembre 2012. La composition du groupe reflète la diversité de la population française en termes d’âge, de niveau de diplôme, de métiers (3 cadres du privé, 4 fonctionnaires, 8 salariés du privé, 5 retraités, 1 jardinier, 3 demandeurs d’emploi, 1 étudiante). C’est justement pour garantir l’équilibre dans les débats et éviter les représentations d’intérêts corporatistes au sein du groupe, qu’aucun militant politique ni aucun professionnel de santé n’a été sélectionné.

Les experts, les représentants d’associations, de médecins, d’établissements de santé, ou encore les décideurs politiques, ont justement été invités à donner des clés de lecture et à former les citoyens ainsi qu’à débattre avec eux tout au long de la conférence qui s’est déroulée entre octobre et décembre 2012. Mais ce sont les citoyens qui ont eux-mêmes intégralement rédigé leur avis après avoir entendu et confronté ces différents points de vue.

* Voir notamment : BOY, Daniel, DONNET KAMEL, Dominique, et ROQUEPLO, Philippe, Un exemple de démocratie participative : la « conférence de citoyens » sur les organismes génétiquement modifiés, Revue française de science politique, n°4-5, 2000 ; BOURG, Dominique, et BOY, Daniel, Conférences de citoyens, mode d’emploi, Charles Léopold Mayer Editions, 2005 ; SINTOMER, Yves, Petite histoire de l’expérimentation démocratique, Tirage au sort et politique d’Athènes à nos jours, La découverte, 2011.

calamity jane

"La France vaut mieux" écrivez-vous soeurs Semtob ; prouvez-le !
Une autre intervenante constate qu'elle n'a jamais rencontré le bon sens populaire ou paysan !
Un autre dit que "les parties droite et gauche du cerveau fonctionnaient de manière beaucoup plus indépendante (sans s) chez l'homme que la femme". Relisez-vous car soit votre phrase est incomplète soit elle traduit mal vos réflexion et constat ; sauf s'il s'agit de la facilité à utiliser la
gâchette et finaliser la prédation.

Suite à quoi je lis une phrase rapportée par beaucoup concernant les locations rémunérées du corps (pour les femmes) des bras et des jambes pour tout le monde et je me faisais une réflexion - forcément idiote à force de louer - que le cerveau formé par l'instruction et le savoir, savoir-faire, savoir être de tous, ne devrait pas être indispensable à la bonne intelligence des comportements et décisions.
C'est déjà ça de compris !
Et après celui qui voyait des "nègres partout qui fichaient rien, sauf lui" on peut se demander quelle difficulté ces messieurs seraient amenés à résoudre ?
Pour la madame villageoise de moins de deux cents âmes : le vaste monde vint à moi plein d'espoir et d'interrogations par la bouche d'une femme avec trois ans d'école primaire ; l'écoute, la manière de poser l'écoute feraient donc la différence ?

Pietri S

JDReffait 23.47

Votre planche est un plaidoyer pour des groupes de réflexion composés de spécialistes, alors que des groupes pluridisciplinaires permettent de sortir du cadre établi par les spécialistes, ce qui consiste à prendre en compte la parole de l'autre.

Concernant la santé il est bien normal que la parole du patient soit prise en compte, sinon la douleur n'aurait jamais été soulagée, la fin de vie peu prise en compte : ce sont des groupes de réflexion qui ont permis de faire évoluer les médecins dans leurs pratiques.

Quant à votre commentaire sur la composition et la qualité du panel établi par Harris, le groupe retenu est le résultat de ce qui a été extrait d'un "vivier" de quelque 2000 personnes ou plus.

Pietri S

sylvain 21.01

"Un peu beaucoup rude" LOL mais ça fait du bien de temps en temps de libérer les vannes, les dix dernières lignes sont un mets rare qui remettent en place un certain nombre de ceux et celles qui ont toujours été incapables de passer du livre à la réalité et qui des années durant ânonnent la même chose, sans risque, sans rendre de compte ... LOL LOL

***************

Quant à ces messieurs qui libèrent eux enfin leur sexisme et "s'émulsionnent" : les mêmes études* dont ils se repaissent pour donner une "vérité scientifique*" à leurs propos et veiller à ne pas être taxés de "vieux gros macho", se donner bonne conscience, les mêmes études* donnent un exemple : si les femmes ont apparemment moins de force physique c'est le fait que l'hémisphère correspondant de leur cerveau a été moins sollicité depuis des millénaires et quand elles le veulent elles aussi soulèvent de la fonte avec les résultats esthétiques que l'on connaît et que l'on peut ou non apprécier ; il en est de même pour ces messieurs qui sont incapables, totalement incapables, de gérer et faire plusieurs choses à la fois, leur hémisphère correspondant n'a jamais été sollicité : il suffit de les voir agir pour en être convaincu...

Autrement dit ces messieurs affirment donc leur supériorité, la preuve "des études scientifiques* l'affirment" ils sont le sexe fort, c'est-à-dire celui capable de porter des charges lourdes... rien de plus, toute femme leur laissera le privilège de jouer au déménageur ou tout autre porteur de charge LOL

*N'est-ce pas les mêmes qui - sur un autre sujet - vilipendaient tous les scientifiques et autres experts de tout poil... Certains hommes sont capables de retourner leur veste selon le sujet, pour avoir raison bien évidemment LOL Il ne leur en sera pas tenu rigueur, toute femme le sait, et s'en accommode !

Alex paulista

@ Xavier, Scoubab et Boris

Xavier a raison.
Chez l'homme la partie gauche est toujours un peu plus basse...

Jean-Dominique Reffait

Qu'on me permette de critiquer l'expérience de l'Institut Montaigne sur son point de départ qui pollue le reste : la sélection du panel de citoyens s'est effectuée, sauf erreur, par l'institut de sondage Harris Interactive sur une base strictement statistique : âge, sexe, catégorie socio-professionnelle, région, etc. C'est le contraire d'une démarche démocratique dans la mesure où elle établit que n'importe qui, pourvu qu'il soit formé a minima, peut exprimer un avis cohérent sur un sujet. Ce n'est pas cela la démocratie. Sommes-nous tous concernés avec la même intensité par tous les sujets ? A l'évidence, non. L'ensemble des citoyens est concerné par tous les sujets mais chaque citoyen n'est pas impliqué au même niveau par tous les sujets. La notion de centre d'intérêt est absente, apparemment, des critères de sélection. Cela déséquilibre d'autant plus la démarche que les citoyens sélectionnés ont face à eux des spécialistes dont le centre d'intérêt est clairement le sujet traité, en l’occurrence la santé.

La faiblesse de cette démarche est inverse de la notion de démocratie participative. Dans celle-ci, les citoyens sont invités à se mêler non seulement de ce qui les regarde mais surtout de ce qui les intéresse le plus. La pluralité des centres d'intérêt conduit à couvrir tout le champs démocratique, mais sans recourir au hasard du panel. Aux experts estampillés, le citoyen éclairé a bien plus de choses à dire que le citoyen tiré au sort et formé en vitesse au sujet. Chaque citoyen ayant un niveau d'expertise dans au moins un domaine, son volontariat pour participer aux décisions politiques a un sens plus fort.

J'invite donc l'Institut Montaigne à poursuivre l'expérience sans se réfugier derrière la fausse représentativité d'un panel statistique. Des appels à candidature sur les thèmes choisis lui amèneront des citoyens volontaires impliqués et plus coriaces.

Xavier Nebout

Scoubab et Boris

Voilà bien une dizaine d'années que l'imagerie médicale a mis en évidence que les parties droite et gauche du cerveau fonctionnaient de manière beaucoup plus indépendantes chez l'homme que la femme.
Je pense inutile de vous dire tout ce qui s'ensuit.
Il semble que depuis, une chape de plomb ait recouvert cette découverte.

sylvain

Voilà ce que j'aurais à dire en ce moment :

La France est devenue un no man's land d’assistés, de gauchistes aigris pleurnicheurs envieux jaloux teigneux solidaires avec le fric des autres, puant d'idéologies de gauche toutes plus ubuesques débiles et nauséeuses les unes que les autres ; leurs gourous de la racaillerie merdiatico showbizienne de gauche (pléonasme) qui dicte à tous ceux qui oseraient contester leur catéchisme bien-pensant seul autorisé et organisent en permanence une inquisition contre leurs cibles : calomnies caricatures attaques ad hominem stigmatisation ; cette horreur gauchiste cette métastase cancéreuse qui pourrit le tissu social et divise la société ; cette plaie composée en majorité de leurs chouchous électoraux : profs définitivement crétinisés à gauche, fonctionnaires nantis privilégiés ronds-de-cuir culs plombés qui n'ont jamais rien prouvé ni produit et toute la gauchiasserie des pôv que cette malaria politique entretient dans le chômage et l'assistanat pour en faire un stockage d'électeurs cocufiés favorables de gauche ; une peste rose alliée à la peste verte des khmers de l'égogologie ; une purification urgente s'impose !

Mais de quoi j'me mêle ????

Perplexe-gb

Les élus ne veulent pas partager le pouvoir. Cette semaine le maire de mon village en Bretagne a été désavoué par sa majorité pour l'opacité de ses prises de décision. C'est par un blog que la population locale avait pu contester la proposition du Conseil général de lancer un viaduc sur la Rance.
Au fond on vote pour avoir des gestionnaires, mais ils doivent rendre des comptes, ne pas promouvoir des projets sans l'accord de la population.
Mais le chemin est long, les épisodes Copé/Fillon, la nomination d'Harlem Désir, en disent long sur les processus démocratiques. La démocratie participative n'est possible que dans des sociétés très éduquées. Pourtant les politiques devraient prendre conscience du niveau élevé d'instruction de la population, de sa capacité à juger des situations. Des ateliers d'expression d'idées dans les entreprises démontrent que l'on sait maintenant faire émerger de bonnes pratiques. Le monde politique vit avec un grand retard.
Récemment l'audition honteuse des prélats du clergé soulève réellement la capacité des élus à se lancer dans des réformes de fond. Il y a une forte inquiétude quand on réalise qu'ils ne représentent que le tiers de la population. Le Chili de Salvador Allende a été renversé car avec le tiers des voix et étant le parti le plus important il avait tous les pouvoirs. Le gouvernement actuel qui sait pertinemment que ses idées sociétales sont minoritaires dans le pays prend des risques en voulant les faire passer au forceps.

semtob

Cher Philippe,

Les citoyens sont les garde-fous du pouvoir.
Facile à dire. Le sont-ils toujours ?
En lisant attentivement "La République numérique" d'Eric Besson, nous nous sommes beaucoup interrogées, il y a deux ans.
La passion apporte rarement une approche juste de la réalité. Le savoir théorique très développé éloigne de la réalité.
Dérive ou autorégulation par la pratique, que faut-il attendre ?
L'histoire enseigne les risques de la propagande.
Les questions apportent souvent plus que les certitudes. Tenez, ce qu'il manque dans ces espaces, c'est la place pour dire que l'on ne comprend pas pourquoi telle décision de justice a été rendue, pourquoi telle piste de recherche sur une molécule a été abandonnée - une cortisone qui a deux fois moins d'effets secondaires, par exemple, l'utilisation d'autres canaux sodium pour le traitement de la Parkinson - pourquoi un débat sur l'adoption ne peut pas avoir lieu, alors que tout le monde le souhaite.
Ce n'est pas en méprisant les artistes, les spécialistes, les chercheurs, les entrepreneurs, les artisans que nous construirons un avenir. Ce n'est pas en méprisant le peuple, ce que fait le gouvernement actuel comme jamais aucun régime n'avait osé le faire depuis la Seconde Guerre mondiale, que nous sortirons de la crise. Si nous avions nommé au hasard deux cents personnes du plus petit village de France, nous avons la certitude qu'en apportant chacun leurs capacités et leur expérience, ils auraient moins menti, inversé la courbe de la croissance qui est bien minable, puisque c'est devenu le mot respectueux à la mode. Pourquoi sommes-nous amenés à vivre cette longue descente dans le non-sens, dans la décadence, dans le mépris, la vulgarité de quelques grossiers personnages, illustres inconnus il y a quelques mois, cette longue descente qui change la France en peau de chagrin.
La France vaut mieux !
françoise et karell semtob

Catherine JACOB@Michelle D-Leroy

@Michelle D-Leroy | 18 décembre 2012 à 16:57
«en lisant les commentaires sur Internet, les réactions de gens de la rue - souvent pleines de bon sens -, on s'aperçoit du divorce entre les élites qui seraient " les sachants" et les gens du peuple qui seraient " les ignorants".

Or, de nos jours M. "Toutlemonde" s'intéresse à ce qui l'entoure, cherche à comprendre, à se cultiver par la lecture, Internet, et l'est souvent déjà par ses études.»

Sur le plan des savoirs, est-ce qu'il y a jamais eu de «gens du peuple» ou seulement des bulles de savoirs singuliers qui se hiérarchisent différemment selon les époques et les 'tribus' dominantes, avec des imbéciles partout?!

Prenez les anciens Grecs. Vous observez déjà que dans le registre du langage vous n'avez pas affaire à une langue homogène mais à un millefeuille de langues et de cultures diverses fondues à partir d'un certain moment en une sorte de creuset unique d'où est sorti une langue à la fois susceptible et non susceptible de se rapporter à un substrat dit «indo-européen».

Il est par ailleurs très intéressant et interpellant de noter que tout ce qui, rapporté à ce seul substrat demeure énigmatique, commence à s'éclairer dès qu'on entame un travail comparatif à travers lequel des énigmes réciproques se résolvent souvent mutuellement.

D'où quand le philosophe Heidegger, par exemple, veut faire retour à l'origine et à un «parler grec» idéal, on est fondé à s'interroger mais de quoi parle-t-il, au fond?!

Par exemple: Vous avez des noms issus de corpus totalement différents pour nommer la sage-femme.

L'un est extrêmement connu, c'est maïa dont le sens premier est la mère et qui nomme également une espèce de crabe, qui rappelle le petit aide de Héra ainsi qu'un ancien pictogramme, et qu'on rapproche de maïeuô délivrer une femme en couche ( maieuo_mai: faire office de sage-femme ) ; maieutria: accoucheuse, sage-femme, féminin de maïeutikos: l'expert en accouchement et ê maieutikêl'art de faire accoucher telle cette fameuse maïeutique socratique nommée en référence à la profession de la mère du philosophe qui était l'une de ces maieutria: accoucheuses auxquelles le philosophe prêtait l'art de discerner dans le maïeuma: le nouveau-né, un possible 'avorton' comme un possible grand homme; on a encore maïeusis: accouchement et maïeïa: la délivrance, tous arts pratiqués par Socrate dont la parturiente était la pensée.

L'autre beaucoup moins qui se présente sous trois formes aussi proches l'une de l'autre qu'elles sont toutes deux éloignées de la première:
1) ê Iatria qui est le féminin de Iatêr dont le sens est «qui guérit, libérateur» en relation avec le verbe : iao_maï: soigner, guérir; délivrer d'un mal. Ex: adikian de l'ignorance, corriger l'injustice, réparer un outil ( → d'où remettre les choses en ordre , rapproché encore de iaïnô: faire chauffer, amollir par la chaleur; réjouir, charmer, alléger la douleur physique et morale )
2 ) ê Iatrinê - forme pour laquelle il n'existe pas de pendant masculin - et
3) ê Iatros, féminin de Iatros: médecin en relation avec Iatreuô: soigner, guérir Par. ex.: un défaut, et qui se trouve sous les composés suivants : Iatro-mantis : médecin infaillible, ou encore Iatrikos : habile médecin, Iatro-mathêmatikos: médecin astrologue, enfin Iatro_Technês: Qui pratique l'art de la médecine en spécialiste.
Platon dit que ce corpus de termes appartient à une langue sacrée.

(racine donnée pour I>iaïnô: rapprochement avec le sanscrit isanyati et je me souviens en effet d'une émission télévisée en japonais sur la médecine ayurvédique où on faisait couler lentement sur le front du patient une bassine ou une casserole d'huile - mais je ne sais plus laquelle - tiédie)

De même, on a coutume de penser que nos paysans européens dits analphabètes ( = littéralement : ignorant de l'alphabet sous-entendu latin) étaient ignorant de tout alphabet tout court. Or, c'est absolument faux, car ignorer l'alphabet latin qui a simplement dominé à partir d'un certain moment, n'implique pas nécessairement que l'on ait été ignorant de tout alphabet ainsi que de tout savoir susceptible d'être véhiculé par tel ou tel autre système objet d'une transmission hors de cette école des clercs dont la création est attribuée à Charlemagne, et donc, nécessairement rapidement en voie d'extinction, mais pour des motifs contraires aux espèces animales, en ce que ces dernières c'est parce qu'on s'en occupe trop et les premiers parce qu'on ne s'en occupe plus assez. Toutefois, on assiste à une renaissance (enfin, en France c'est difficile, mais ailleurs en Europe, plus facilement) de certains de ces savoirs demeurés comme enkystés malgré le mépris dans lesquels ils ont longtemps sombré, et ce paradoxalement sous l'impulsion d'un élargissement de la sphère culturelle dominante vers d'autres cultures. Ex. médecines dites douces etc. en tant qu'elles se séparent progressivement d'un statut de purs et simples 'remèdes de bonne femme' pour accéder à une statut de 'médecine non conventionnelle' objet d'enseignement et de délivrance de diplôme ( ex. ostéopathie, il me semble, ou encore acupuncture etc.) après avoir été passés au crible dit scientifique...!

Dans les noms propres, on a Maïa: mère d'Hermès, lequel est crédité de l'invention de l'écriture - ce qui colle avec le rapprochement, qui est possible, du crabe 'maïa' d'un pictogramme, et Iaïra : l'une des néréides.

Achille

@ Boris

Excellent ! :-)

scoubab00 à Xavier

Les femmes sont difficilement sages eu égard au fonctionnement de leur cerveau (scientifiquement démontré) comme on l’a toujours su.
Ah bon moi je n'ai jamais rien su de tel. Les scientifiques de Xavier, c'est ceux qui carburent à la bave de crapaud et s'assoupissent sur de lourds grimoires ? Les femmes m'ont souvent paru plus sages et tempérées que les hommes. Est-ce l'absence ou encore la lévitation de l'âme ? Ou alors un taux de testostérone plus bas ? Toutes les supputations sont permises chères soeurs, chers frères ; cher Xavier.

Institut Montaigne

Bonjour,
Vous pouvez retrouver l'avis rédigé par les citoyens, l'intégralité des formations et des débats filmés ainsi que des témoignages de citoyens et d'experts ayant participé à cette conférence sur www.conferencedecitoyens.fr
Un documentaire de 15 minutes retraçant en vidéo cette expérience sera disponible en janvier.

Boris

Exercice de stylistique à l’usage des Bilgériens avertis :

Lisez attentivement les deux citations suivantes :

« Les femmes sont difficilement sages eu égard au fonctionnement de leur cerveau (scientifiquement démontré) comme on l’a toujours su ».

« Je crois que pas un gentleman ne rechignera à débourser dix shillings pour un nourrisson de boucherie engraissé à point qui, je le répète, fournira quatre plats d'une viande excellente et nourrissante, que l'on traite un ami ou que l'on dîne en famille ».

Puis répondez aux questions suivantes :

1. Laquelle de ces deux citations a été écrite par Xavier Nebout ?
2. Laquelle est de Jonathan Swift ?
3. Laquelle est au premier degré ?
4. Laquelle est au second degré ?

5. Sujet de synthèse :

Préféreriez-vous être mendiant à Dublin vers 1720 ou femme de ménage à Paris sous le règne de Xavier Nebout ?

Philippe Bilger est nommé président du jury. La moins bonne copie gagne une neuvaine à Saint-Nicolas-du-Chardonnet.

Achille

@Catherine A.

«Quant à ce bon sens "paysan" régulièrement invoqué... Pour être née dans un village de 200 habitants, je le cherche encore. »

Etant le premier dans ce billet à avoir utilisé la formule « bon sens paysan », je me permets de vous faire la remarque suivante :

D’abord cette notion n’a rien de condescendante. Il s’agit d’un acquis obtenu non par un enseignement théorique sophistiqué voire abstrait, mais tout simplement par la pratique, l’expérience, l’observation, qualité qui s’acquièrent sans passer forcément par des modélisations, simulations par ordinateurs et autres sondages sur "un panel représentatif de la population" dont nous inondent les médias aujourd'hui.

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » disait fort justement Rabelais. Le savoir enseigné n’est rien si on n’essaie pas de le dépasser et d’y ajouter son propre acquis.

C’est ainsi que la science progresse, chacun apportant sa propre pierre à l’édifice de la connaissance.

Alors si vous cherchez encore le bon sens qu’il soit paysan, ouvrier ou scientifique, j’en suis désolé pour vous. Manifestement vous n’avez pas bien regardé autour de vous.

Tipaza

@ Xavier Nebout

Je partage tout à fait votre point de vue, en particulier sur le cerveau des femmes. On constate d’ailleurs les dégâts que cela a créé dans l’enseignement secondaire !!!
Il n’empêche que les Athéniens avant de prendre une décision importante allaient consulter la Pythie, prêtresse de l’Oracle de Delphes !!!

On voit par là que même les Athéniens n’étaient pas parfaits !!!

Xavier Nebout

Il est regrettable de voir ici entretenir une confusion entre expertise et sagesse.
Toute institution allant à l’encontre de la nature humaine est source de violence, et la démocratie "moderne" en est une en ce qu'il est violent de voir l’avis d’un analphabète de 18 ans valoir celui d’un adulte instruit et expérimenté.
Dans les civilisations archaïques - elles, très soucieuses d’être proches de la nature humaine -, les décisions appartenaient aux sages (exception faite de celles relevant de la guerre temporellement dévolues au roi à sceptre).
Platon n’accordait la sagesse qu’au-dessus de 50 ans, et n’était en cela que le témoin de quelques dizaines de milliers d’années de civilisation, voire bien plus. Les femmes sont difficilement sages eu égard au fonctionnement de leur cerveau (scientifiquement démontré) comme on l’a toujours su. Un non initié (n’ayant pas eu d’expérience extatique) ne saurait non plus être qualifié de sage. La sagesse d’un homme dépendant de quelque autorité étant sujette à caution, les fonctionnaires et salariés (surtout dans l’état d’esprit français) devraient être aussi exclus des décisions, de même ceux qui ne possèdent rien car n’ayant rien à défendre. En somme, nous ne serions pas loin de la définition du citoyen athénien.

Pietri S

Certains commentaires incarnent parfaitement la difficulté de certains/certaines, pourtant éduqué-e-s, à s'inscrire dans une réflexion active à long terme : un seul exemple critiquer violemment -preuves à l'appui- certaines constructions actuelles -au-delà des abus des magouilles politicardes re notamment la délivrance de POS- sans tenir compte de la réalité n'a pas de sens si l'on ne tient pas compte de tous les critères, dont la démographie : en 1900 la population mondiale était de 1,7milliard d'humains, à ce jour elle vient de dépasser les 7milliards, ce sont 232 000 humains de plus chaque jour... qu'il faut bien nourrir, éduquer, loger etc. sur une terre habitable qui ne cesse de rétrécir, à cause des problèmes climatiques.

Il faut bien qu'il existe des instances hétérogènes qui réfléchissent sur le futur, puisque les Futuribles ont disparu LOL LOL

Hurler sur les experts et les scientifiques est de bonne guerre, les charlatans sont partout médiatisés, mais ce sont les plus discrets qui en faisant valider leurs conclusions par des citoyens permettent d'avancer en mettant en place des projets dont la faisabilité a été validée.

La petite maison et son lopin de terre sur lequel on cultivait ses fleurs, ses fruits/légumes pour sa consommation personnelle seront de plus en plus des souvenirs que certains entretiendront, mais tout regret sur le passé est vain, le passé sert à mieux préparer l'avenir pour éviter de ne pas reproduire les mêmes erreurs, et là encore il y a fort à faire !

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