Something in the air : la République pourrait le chanter.
Depuis l'élection de François Hollande, l'Etat de droit semble s'émanciper de l'Etat.
Plus exactement - et je ne mets nulle ironie dans ce constat -, le changement de président, le nouveau rapport de force, une tonalité générale qui influence subtilement les administrations, les institutions, le basculement suscitant plutôt aujourd'hui une complaisance pour la gauche que pour la droite ont eu une incidence directe sur la manière dont par exemple la justice largement entendu appréhende depuis plusieurs mois les problèmes et les débats qui lui sont soumis.
Il n'est même pas nécessaire de prêter au pouvoir socialiste des immixtions qui ne seraient pas démocratiques. D'après tout ce que j'ai pu apprendre et glaner ici ou là, plus aucune intervention n'est à imputer à l'Elysée ou à Christiane Taubira sur le cours des dossiers sensibles et donc, si l'atmosphère s'est modifiée, ce n'est pas à cause d'une quelconque emprise politique mais parce que les acteurs eux-mêmes ont intégré, de bonne foi certainement, le fait que leur maître, si j'ose dire, n'est plus le même.
Ainsi, alors qu'hier des magistrats choisis pour les affaires délicates cédaient aux injonctions fermes ou murmurées qui leur étaient adressées et que le quinquennat précédent oubliait ce qu'était la République irréprochable promise en 2007, la même magistrature - pour l'instant, elle n'a pas été remplacée - a continué à son rythme mais en anticipant les désirs, selon son analyse, de la nouvelle donne politique.
Par exemple, pour les sondages de l'Elysée un juge d'instruction a été désigné et a été abandonnée cette thèse absurde qui élargissait la protection de l'environnement du président de la République de manière démesurée et choquante.
Le magistrat Renaud van Ruymbeke obtient maintenant du parquet de Paris des supplétifs et des autorisations procédurales qui n'auraient pas été concevables auparavant.
Non pas que l'indépendance soit vendue à l'encan au gré de chaque alternance suscitant un autre climat dominant et créant d'autres réflexes mais il faut bien percevoir que le contraste qui s'établit judiciairement entre hier et aujourd'hui n'est pas brutal mais suppose seulement un infléchissement du regard, une occultation de ceci et et une mise en évidence de cela, une orientation qui, dans le doute, va plus volontiers vers ce qui sert le pouvoir que vers ce qui pourrait lui déplaire.
Pour terminer, comment oublier que les comptes de Nicolas Sarkozy ont été rejetés par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) ? Contrairement à ce qu'a soutenu Jean-François Copé, il n'y a rien d'aberrant dans le fait qu'ont été réintégrées, dans les comptes du candidat Sarkozy, des dépenses survenues avant sa déclaration du 15 février 2012 mais qui à l'évidence n'avaient aucune relation avec l'action et les discours du président mais tout à voir au contraire avec l'engagement et la partialité du candidat.
Un recours a été formé et le Conseil constitutionnel aura à statuer, sans la présence évidemment de Nicolas Sarkozy. Mais son absence pèsera lourd et je ne suis pas sûr que les conditions seront réunies pour espérer une approche indiscutable et objective (Le Monde, nouvelobs.com, Le Figaro).
Que la Commission ait pris cette décision de rejet, alors qu'auparavant, contre la justice, les comptes de Jacques Chirac et d'Edouard Balladur, mais pas ceux du petit candidat Jacques Cheminade et de Bruno Mégret, avaient été validés, m'apparaît comme une démarche à la fois courageuse et peut-être pertinente mais sans prétendre offenser personne, l'aurait-elle adoptée si Nicolas Sarkozy avait été réélu ?
J'ai très peur de ce parfum d'Etat qui s'insinue dans les esprits, les consciences, dévie la trajectoire et les cibles des indépendances et court le risque de faire changer seulement de partialité ceux dont on attend le plus rectitude, constance et vérité.
Merci notre hôte...
C'est mini, c'est passé et futur, c'est de la sorte heureux...
Merci plus tard et plus tard, pour tous ceux qui prolongent, même s'ils freinent, feignent pas, tandis qu'ils voient obstacles, verraient, etc.
Il y a avec la Justice l'extraordinaire façon qu'on ne veuille pas y aller, parce que c'est par devers elle que les choses se passent, mais le grattement comme ici qu'on y irait quand même, et la relance de l'extraordinaire espoir déconnecté!
C'est bienheureux, c'est pour trop peu de gens, car déjà meilleurs vœux !
Rédigé par : zenblabla | 27 décembre 2012 à 21:13
Une missive pas du tout reprise par les serveurs de soupe habituels, glapissant les leçons de leur morale dégénérescente, sectaire et partisane...
Mais l'instant est trop bon et opportun.
Elle cristallise en mots simples et douloureux l'état de décomposition de notre société franchouillarde lubrique et follasse, tenue d'une main de fer (avé la complicité d'une justice obscure, parfumée intouchable) par une noblesse et des minorités influentes et actives, aux intérêts impérieux et non négociables.
Vaut mieux louer chez la Française des jeux
ou aux DOM TOM.
Question ?
Quand les locomotives seront toutes out, qui va tirer les wagons pleins d'assistés aux mains tendues qui espèrent le paradis et ses cornes d'abondance ?
Rédigé par : jcr- jésus christ révolté | 23 décembre 2012 à 21:25
Un parfum d'Etat ou un vent d'Etat (vendetta ?) ?
Mon Dieu ! Cela va me rajeunir ! En mai 1981 (vous vous souvenez ? après le passage de la nuit à la lumière dixit certain...) j'étais un jeune fonctionnaire accomplissant sa période de mobilité auprès d'un préfet, en métropole.
Vers la fin du mois de mai, alors que les "dépouilles" n'avaient pas encore été mises en oeuvre, je suis d'un repas avec une vingtaine de fonctionnaires. Par hasard, je me trouve à côté d'un recteur d'académie (j'étais bien placé pour savoir que ce haut-fonctionnaire, grand scientifique de renom au demeurant, était membre du RPR de l'époque).
Au cours du dîner, la conversation vient, bien sûr, sur les changements attendus (changements de décisions administratives ou politiques, s'entend ; on n'évoque pas celui des "personnes"...).
Et ce cher recteur de s'épancher sur les "moyens nouveaux" qu'il allait avoir pour sa rentrée, etc. etc. et me dressant un tableau de ces dernières années où je ne pouvais qu'en déduire qu'il avait rongé son frein, le pauvre !
Votre billet m'y fait penser ! Il y a toujours eu des gens très courageux. On les remarque particulièrement aux changements d'époque, à des riens : une veste retournée, par exemple !
Rédigé par : J.H. de la Roche-Bernard | 23 décembre 2012 à 15:07
Monsieur le Procureur Général Honoraire connaît sa maison, ses arcanes, les dits et non-dits de ses pairs, les ambiances, les parfums et parfois les puanteurs des événements et des postures, dans le labyrinthe des justices, les corridas des ego, des machiavélismes, des blocages mentaux à la limite du pathologique, souvent des incompétences mais toujours des impunités.
Pour mesurer, comprendre l’humanité ou l’inhumanité, bref, l’oxymore de la posture judiciaire individualisée, il est utile et plus simple de revisiter Jules César (Julius Caesar -1953) d'après William Shakespeare : film de Joseph L. Mankiewicz, avec Marlon Brando.
Tout y est dit et démontré.
Rédigé par : poil à gratter | 23 décembre 2012 à 14:14
Patriotisme, un mot abusivement, comme d'autres, employé par le Premier ministre. Selon d'Holbach, le patriotisme "ne peut se trouver que dans les pays où les citoyens sont libres, gouvernés par des lois équitables, se trouvent heureux, sont biens unis, cherchent à mériter l'estime et l'affection de leurs concitoyens". Le pays est libre, les citoyens aussi, pas très unis quand même, mais s'agissant des lois, certaines sont loin d'êtres équitables du fait de ce matraquage fiscal qui va ruiner le peu de croissance espérée. Moralité, on peut revendiquer la qualité de patriote sans pour cela être d'accord sur des décisions confiscatoires qui vont profiter à certaines personnes qui ne les méritent pas et qui ne peuvent, elles, revendiquer d'être reconnues patriotes.
Rédigé par : Jabiru | 23 décembre 2012 à 13:56
…"parce que les acteurs eux-mêmes ont intégré, de bonne foi certainement, le fait que leur maître…/… J'ai très peur de ce parfum d'Etat qui s'insinue dans les esprits, les consciences"…
De tout temps*, il y a eu à côté de la magistrature debout et assise, la magistrature couchée, de son plein gré ou pas. Carriérisme, peur du pouvoir ou simplement conformisme de personnels fonctionnarisés à l’extrême et au statut hyper-protecteur. L’indépendance d’esprit quand elle existe n’est due qu‘à la force de caractère de l’individu, ici comme partout d’ailleurs.
Autrefois la justice était rendue au nom du Roi, et comme celui-ci était de droit divin, il y avait dans les arrêtés de justice un peu du divin, dont on s’accordait pour dire que le Roi était l’intercesseur.
Avec la République, la justice est rendue au nom du peuple, mais c’est qui le peuple ? On en revient à un précédent billet. Pour les socialo-bobos, il ne saurait y avoir d’autre peuple que celui de gauche, et encore pas n’importe quelle gauche, celle définie par « Terra Nova ».
Alors quoi d’étonnant, que cette ambiance médiocrement normale où l’ambiguïté est la maîtresse des débats.
Dans le même temps où le gouvernement renonce à la souveraineté budgétaire au profit de la Commission de Bruxelles, il réclame avec force injures « minable…déchéance personnelle… », le patriotisme, oh pas n’importe lequel, le patriotisme fiscal. Payez, nous ferons le reste !!!
Eh oui, même le patriotisme est le grand vaincu de ce mensonge permanent qu’est la « normalité », érigée en règle pour transgresser les valeurs les plus nobles.
Dans le même temps où à Paris on célébrait le patriotisme fiscal, le Président normal s’inclinait devant la mémoire d’un individu qui avait trahi la France au combat, au nom d’une idéologie dont on savait déjà les millions de morts au Goulag. Et là le Président a célébré l’internationalisme idéologique, sans un mot, pas un seul pour le drame des pieds-noirs. Plus d'un million de pieds-noirs expulsés après les massacres d’Oran, et ce en un été. Si ce n’est pas du nettoyage ethnique !!!
Ambiguïté, mauvaise foi, cynisme, mélange d’incompétence et de vanité, de cette vanité des médiocres quand ils sont au pouvoir, et qui est encore plus insupportable que la vanité des grands.
Alors, que ce climat d’hypocrisie se propage dans toutes les strates de l’administration, magistrature comprise, rien d’étonnant.
Le temps des médiocres est arrivé, habiles et rusés, ils chassent en meute, Torreton étant leur porte-drapeau. Il n’est pas le plus c.. au demeurant !!!
(*) C’est l’incipit préféré de Jacques Attali, prenant appui sur l’éternité, pour anéantir d’avance toutes velléités de contradictions.
Rédigé par : Tipaza | 23 décembre 2012 à 09:24
Bis repetita ...
Eh oui chère Hermine, les faits sont têtus pour le croyant ou le mécréant... dans le pays où celui qui ne travaille pas gagne autant sinon plus que celui qui se lève et peine et où effort, politesse, travail, respect de la parole donnée sont des injures punissables...
La France est le dernier grand pays soviétique (non dit ni déclaré) par ses prélèvements à 58% du PIB, la concentration des pouvoirs centraux, la confiscation des médias et de la démocratie par une caste d'Etat cumularde qui a su se protéger, se servir, se pérenniser et même se transmettre in family les privilèges.
F. Hollande est le pur représentant et le type idéal de l'irresponsable énarque, rentier à vie, qui n'a jamais eu le moindre souci ou la moindre angoisse d'avenir professionnel ou même de vie personnelle... Un cynique oligarque jouisseur, menteur bien français, à la Chirac.
La plèbe et le Tiers Etat sont fin prêts pour admettre les soviets, les nationalisations, les expropriations et les spoliations sous l’œil bienveillant des envieux et des extrêmes qui mettront peut-être tout le monde au travail.
La Justice partisane et partiale a beaucoup œuvré et œuvre toujours à abattre l‘autorité, le mérite, l’effort, le droit d’exister de la sphère privée productrice de richesses. Elle n’a pas besoin de plus de rectitude ni d’attitude plus obtuse et bornée, ni de parfum obscur, intemporel et glauque pour changer et remplir sa mission…
Surtout quand le président et son ministre des gardes à vue et des cultes écrivent aux magistrats pour mieux plaire à sa concubine irascible et dominatrice...
Curieux... la ministre des geôles et des grâces n'a rien dit...
L'Etat centralisateur, pudiquement appelé jacobin, et ses hordes de fonctionnaires contrôlent et décident déjà de tout, tout et encore tout... nous parlent de nos droits surtout des plus indignes, obscènes et turpides, mais ne peut et surtout ne veut pas nous permettre l'essentiel ni nous dire les vérités et les réalités les plus évidentes et simples.
Alors autant aller au bout du bout, nous y aurons tous notre place… ce sera plus clair et simple... Quant à la vérité elle ne fleurit pas et n'a pas de belles couleurs dans les tribunaux...
Rédigé par : stalen ilitch guevara | 23 décembre 2012 à 04:08
Les membres actuels de la Commission des comptes de campagne ont tous été nommés par l'ancienne majorité. Son président, M. Logerot, est en poste depuis 2010. Leur mode de désignation n'est pas lié aux appartenances politiques. J'ignore ce que valent ces personnes, conseillers d'Etat, membres de la Cour de cassation ou de la Cour des comptes, ce ne sont pas de jeunes chiens fous écervelés, plutôt des gens prudents, voire parfois trop prudents. Mais il en est encore pour considérer que la décision concernant les comptes de campagne de N. Sarkozy est partisane ! Il faut simplement admettre que dans sa dernière ligne droite, N. Sarkozy nous a donné un festival du déni de l'état de droit en s'asseyant massivement sur tous les principes, en puisant dans les moyens de l'Etat pour faire campagne, sans vergogne. Imagine-t-on le dixième de cela dans une démocratie évoluée ? Il faut avoir un sacré culot pour défendre cette pratique et je trouve, pour ma part, que la République est bien bonne de se limiter à réintégrer les dépenses sur fonds publics dans les comptes de campagne. Aux États-Unis, une telle pratique est de nature pénale et ces sommes devraient être remboursées à l'Etat.
Votre billet met cependant l'accent sur une éventuelle complaisance spontanée de certains magistrats à l'égard du pouvoir en place, même si celui-ci n'interfère pas dans le fonctionnement judiciaire. C'est sans compter, malgré tout, sur le déroulement des carrières et sur ce qu'un magistrat ambitieux escompte de promotion en anticipant sur ce qu'il croit être le désir des gouvernants. Vous l'avez souvent écrit ici : l'indépendance ne s'enseigne pas, c'est un état d'esprit. Qui n'est pas la qualité la mieux partagée dans la magistrature, loin s'en faut. Il y aura toujours, dans une administration d'ordre, des cohortes zélées pour cirer les pompes dans la mesure où beaucoup sont justement entrés dans ces institutions pour cirer des pompes en attendant leur tour de se faire reluire. Dans la mesure où la vocation judiciaire prend racine dans un respect fondamental de l'ordre établi, il n'est pas étonnant que ce respect commence par sa propre hiérarchie que l'on flatte pour en recueillir les pourboires.
Aux politiques de rester froids à ces servilités de circonstance. Ça n'est pas le plus facile.
Rédigé par : Jean-Dominique Reffait | 23 décembre 2012 à 00:29
Cher Philippe,
Vous avez tout à fait raison. En France, on se croirait à Montaillou sous l'Inquisition.
Les régions n'ont absolument pas financé les campagnes socialistes. Pas de distributions de technologies, pas de fêtes avant les résultats.
Personne rue Saint-Denis.
Nonnnnnnnnnn. Nonnnnnnnnn.
Ce n'est pas la fin du monde. C'est la fin de la croissance française, l'érosion de l'emploi, la fuite des investisseurs, l'insécurité totale.
Plus il y a de chômeurs, plus ce gouvernement se vante. Savez-vous combien de personnes vont passer les fêtes devant un bol de soupe et une assiette de nouilles, absolument seules ? J'ai entendu des personnes âgées pleurer en évoquant le débat sur l'euthanasie. Que les médias entendent bien que les périodes de fêtes sont les plus à risque en ce qui concerne les suicides, plus difficiles encore que les week-end.
Vivement la fin des fêtes et la fin de ce gouvernement. Ce gouvernement se délecte de la destruction de la France, c'est son fonds de commerce. Les syndicalistes préféraient Nicolas Sarkozy qui sait défendre l'emploi et promouvoir les entreprises à l'international et qui a le mérite d'être clair et franc.
françoise et karell semtob
Rédigé par : semtob | 22 décembre 2012 à 23:58
J'ai bien envie de sourire avec Savonarole.
En vous lisant Philippe, j'ai soudain eu l'impression d'entendre la voix du Général de Gaulle : "Paris libérrrré..." (avec le vibrato obligatoire)
Je ne discute pas des prises de liberté de Sarko ou de son équipe - allez, disons Sarko lui-même, puisqu'il assume tout - mais vous allez avoir beaucoup de mal à me faire croire que les gens du PS sont des chevaliers blancs et M. Hollande un ange aux ailes plus blanches que blanches.
Cet homme n'a pas ma confiance. A chaque prise de parole je vois l'homme qui se défile, qui se cache dans ses phrases pesées aux milligrammes, qui se cache dans ses silences.
Il fait faux. Il sonne faux. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise.
Je ne veux pas savoir ce qui ce passe comme entourloupes dans le joli ciel bleu de votre ange favori, mais je demande d’avoir le droit de ne pas vous croire.
Je sais que je l’ai. Merci d’avance.
Rédigé par : Jean-Paul Ledun@PB avec clin d'œil appuyé à Savonarole | 22 décembre 2012 à 23:13
@Savonarole
Merci l'approbation... néanmoins Churchill peut-être ?
Qui sinon Churchill, Franco sinon de Gaulle, Mao, Tito, pour preuve Castro, l'Appareil soviétique à la suite, et les Wasp par surcroît peuvent se prémunir ainsi d'allégeance faites à Churchill plutôt qu'à n'importe quel autre ?
Que pèse l'hyper responsabilité individuelle, quand elle ne peut guère plus exciter avec délice qu'une infime partie dans l'infime partie de ceux qui, au-delà de l'assumer, devrait produire assentiment pour quelconque représentation qui fasse émulation, alors puisse subjuguer l'assentiment ?
La faiblesse du côté des forts as-sentis est si forte...!!!
Si j'adore la série TV "Murdoch", c'est parce que ma sœur aimée imagine qu'il s'agit d'une série TV anglaise...
Vous parlez de monstres d'après-guerre, tandis qu'il nous faut nous pré-occuper de monstres peu démontrables pour l'avant-guerre !!!
Mais bon alors...!
Tout ne serait qu'affaire de déclaration, et alors peu importeraient les populations, et seulement s'inscriraient dans l'histoire les terrains propices aux combats.
Churchill débarquait quelque part..., mais les combats d'aujourd'hui sont affranchis d'une place certainement localisée où débarquer avec un GPS.
Il y a tellement de largués du crédit, que seulement ils pèsent, et pèsent lourd, plus lourd insolvables que solvables !!!
Jeter la pierre, ce canon de l’hypothèque ?
Néanmoins Churchill !
Rédigé par : zenblabla | 22 décembre 2012 à 22:56
C'est trop, trois centimes de l'heure !
Avec l'assurance aussi chère pour les femmes que pour les hommes, le prix du gasoil au niveau de celui de l'essence...
Ah ! mais c'est vrai les smicards vont au travail à pied.
Ensuite, le gars qui a fait sept années de taule pour rien, ce n'est qu'un exemple de situation Valérie ; pas un héros.
Par contre, je m'en vais demander l'autorisation de me promener les seins à l'air au moins une fois, juste pour scruter la réaction du maire de ma commune et de ses
obligés ! sans insultes en langue étrangère!
Promis.
Rédigé par : calamity jane | 22 décembre 2012 à 22:55
Jean-Marc et mieux encore Savonarole ont très bien fait le tour du sujet.
Rédigé par : Xavier Nebout | 22 décembre 2012 à 21:48
La façon dont FH arrive à ménager la chèvre et le chou constitue une véritable performance d'art contemporain. Il livre Aurore Martin, mais sa diplomatie invisible obtient ensuite sa libération - selon le député PS local... Il souhaite que sa politique de l'emploi plaise à la fois aux gentils patrons et aux bons ouvriers. En Algérie, il vient de faire de la repentance sans le dire. Il aimerait habiter à la fois à l'Elysée et sur le quai de Javel, se déplacer en voiture et en avion... Etc., etc.
Qu'aurait-il fait en 1981 s'agissant de la peine de mort ? Sans doute aurait-il mis en pratique la réplique de François (Lacenaire) dans les Enfants du Paradis : "Oui, oui, péché avoué est à moitié pardonné : on ne vous coupera que la moitié de la tête !".
Dans le genre, cet aventurier du monde normal est ce qu'on a eu de mieux depuis Albert Sarraut ! Ce n'est pas lui qui laisserait le budget français sous le feu des directives allemandes...
Rédigé par : Boris | 22 décembre 2012 à 20:50
Rédigé par Monsieur Savonarole le 22 décembre 2012 à 16:34
NON, NON et mille fois NON. Des antecedents judiciaires existent dans ce cas evoque... lisez les commentaires pour mieux comprendre !
Vous y lirez le temoignage, tres bien ecrit et modere, d'une personne concernee de tres pres.
Si je devais definir une seule chose que j'approuve en Angleterre c'est bien que les delinquants ne soient pas eriges en heros !
Sur ce, je passe a autre chose... "il n'y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre !!!"
Rédigé par : Valerie | 22 décembre 2012 à 19:59
Bonjour Monsieur Bilger,
Une suggestion pour votre prochain billet : "Un parfum d'Etat" (bis) sur notre bonne presse française. Vous n'aurez pas grand-chose à changer.
C'est quand même grâce, ou à cause d'elle, comme vous voudrez, que je vous lis, ainsi que quelques autres...
Rédigé par : Bebop76 | 22 décembre 2012 à 19:51
@zenblabla
Certes, j'approuve.
Toutefois, Churchill disait : "on est responsable de ce qu'on a fait, de ce qu'on n'a pas fait, de ce qu'on a laissé faire et du sort que de ses mains on s'est composé".
Rédigé par : Savonarole | 22 décembre 2012 à 19:29
"Un parfum d'état " : Aurore Martin libérée à Madrid...(AFP)
Le zèle de nos juges gêne nos amis espagnols.
Rédigé par : Savonarole | 22 décembre 2012 à 18:00
@Savonarole
Peut-être pensez-vous, avec plus d'amertume que d'humour sur ce coup-là, à ce qui revient au chef d'entreprise parfois, à la profession libérale des fois, au commerçant sans qu'il soit en aucune manière missionné quel que soit l'objet de ses ventes toujours, et ainsi à "l'obligation de résultat"?
Curieux concept que celui-là s'il doit se comparer, mesurer et juger, pour ce qu'en chaque personne et en chaque rôle il recouvre.
La disparité foncière des actes entraîne automatiquement les paradoxes du jugement impartial des actes, mais le recours aux références passéistes, mais l'examen des mœurs désuètes qui seraient englobants comme ils n'englobent plus...
Certes, ce qui englobait est toujours en Justice forcément convoqué.
Moins d'obligation de résultat qu'avec ce qui déjà englobait, c'est théoriquement impossible...
Alors comment sauver l'idée de Justice, qui forcément persiste, puisqu'elle ne peut comprendre seulement avec elle-même l'obligation de résultat ?
S'il est très difficile d'admettre qu'un médecin n'a pas d'obligation de résultat mais peut être fautif, que l’État par nature est seulement jugé électivement, que le commerçant collecteur de taxes doit prouver sa capacité à prélever sur n'importe quel marché de manière à prouver des résultats avec du cash... on voit bien que l'obligation de juger "l'obligation de résultat" entre les strates est toujours périlleuse.
Faut souffrir cette légère désuétude, toujours du côté de la Justice.
L'obligation de résultat en politique étant l'élection, il y a quelque chose de troublant si le jugement suit le résultat... n'est-il pas ?
Étant dite comme cingle l'obligation de résultat, on peut toujours se plaindre de l'état de la mer, et plus précisément en telle ou telle autre anse, baie, haut-fond, amer de cap, etc.
Rédigé par : zenblabla | 22 décembre 2012 à 17:50
"Trois centimes mensuels d'augmentation du smic !"
Rédigé par : calamity jane | 22 décembre 2012 à 14:48
"Le salaire minimum augmentera de 3 centimes l'heure au 1er janvier"
http://www.huffingtonpost.fr/2012/12/17/augmentation-le-smic-augmentera-de-3-centimes-2013_n_2313991.html
3 centimes de l'heure, pas par mois !
D'accord, c'est pas gras quand même (0,3 %) mais faut pas exagérer.
Rédigé par : Clafoutis | 22 décembre 2012 à 17:50
Rédigé par : Valerie | 22 décembre 2012 à 15:02
Oui bien sûr...
"J'avais une sale gueule, voilà tout"... (Louis-Ferdinand Céline)
Rédigé par : Savonarole | 22 décembre 2012 à 16:34
@Maelgar
Le problème est le plafonnement des dépenses.
La commission ajoute des sommes pour dépasser le montant maximum et de fait supprimer le remboursement de la campagne.
Les primaires font partie de la campagne et doivent être comptées dans le total plafonné de la campagne PS.
Gérard Dalongeville nous explique dans son livre "Rose mafia" comment le PS rapatrie de l'argent en dons de 2000 € par des bénéficiaires du RMI. Ce ne sont que des prête-noms bien sûr.
La commission valide.
Je constate donc que la commission est partisane, et politicienne au contraire de PB.
Rédigé par : Jean-Marc | 22 décembre 2012 à 15:45
Que de mots doux et de formules délicatement quintessenciées pour rendre compte de travers peu glorieux : opportunisme et revanchisme.
Mais content que votre détestation de Sarkozy semble trouver (enfin ?) sa limite : la tristesse de voir son corps, si rebelle naguère, obéir aux souhaits du nouveau pouvoir sans même qu'ils lui soient notifiés.
Rédigé par : NewParadigm | 22 décembre 2012 à 15:41
Tous les régimes ont eu des juges, sans exception. Donc, les juges peuvent s'associer aux pires des régimes. La difficulté est de discerner le fondement de leur adhésion : service de l'Etat, donc maintien de la cohésion de la structure, quoi qu'il en coûte, crainte du pouvoir et de ses conséquences sur la personne et l'entourage du fonctionnaire rebelle, adhésion aux thèses en charge du pouvoir.
Le dernier cas est le pire ; celui de la soumission du juge à ses opinions politiques.
Le juge sera toujours contraint à respecter sa fonction. Certain Président, rebelle, par conviction et aussi par lucidité, a appris à ses dépens que ça ne se faisait pas. Il n'a que tardivement été honoré.
En revanche, les autres cas sont du domaine de la faiblesse de la nature humaine sans toutefois faire acquiscer à ces parodies de jugement, dont le XX° siècle a été prodigue. Si aujourd'hui, chez nous, la tendance générale gauchisante rend les magistrats plus quiets, persuadés qu'ils vont dans le sens d'une société plus juste, il faudra bien des abus pour que la population s'aperçoive de l'involontaire supercherie, à moins qu'elle ne s'en accommode.
Le gouvernement a d'autres soucis que la Justice, à défaut d'avoir un ministre de la Justice représentatif d'une volonté forte ; il en a un presque neutre à force d'avoir fait craindre ses emportements.
N'est-ce pas précisément cette apparente neutralité qui pousse les juges, enfin ceux qui sont au pénal, à prendre une place de décideurs dont ils étaient abusivement privés ?
La République a besoin de juges, peu importe leur inclination, leur intégrité, leur volonté de pouvoir, ils sont malléables, permutables, interchangeables, le justiciable, sauf accident, ne sera pas plus lésé que ce que le régime en place secrète d'effluves nocives.
Rédigé par : JMT | 22 décembre 2012 à 15:17
Rédigé par Monsieur Savonarole le 22 décembre 2012 à 14:10
"...pourrait-on avoir un avis sur le type de sanction qu'encourent les guignols qui ont fait passer sept ans à Marc Machin en taule ?..."
Excusez ma reaction a chaud et completement hors-sujet mais je suis ulceree de lire ce terme de "guignols" en ce qui concerne cette affaire qui me semble tourner a la farce "me(r)diatique"... Pour info, prenez quand meme la peine de lire ceci :
http://www.paperblog.fr/5984902/marc-machin-n-est-certainement-pas-un-martyr/
http://chroniquesjudiciaires.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/04/16/exclisif-une-victime-de-mar-machin-raconte-ses-traumatismes.html
Evidemment, pour trouver ces infos... il faut les chercher !
Combien se prennent pour Dreyfus en France ?
Rédigé par : Valerie | 22 décembre 2012 à 15:02