Les opposants au mariage pour tous reçus heureusement, après beaucoup d'hésitation, par le président de la République dans "les communs" de l'Elysée tandis que le même accueillait, dans le salon des ambassadeurs, après un passage par la cour d'honneur, Florence Cassez et ses parents qui avaient droit à un apéritif avec le couple présidentiel (Le Parisien, jdd.fr).
On croit rêver.
Florence Cassez libérée certes mais, pour la France partagée à son sujet, c'est trop de la part de François Hollande nous ayant habitués à plus de républicaine et avisée retenue. Et c'est trop peu pour l'autre cause qui n'était défendue que par une marée humaine honorable et inquiète.
Il me semble que c'est la première indécence de François Hollande, sa première incontestable faute de goût.
L'état où je me trouve, encore tout étourdi par cette surenchère imprudente, me met à l'unisson du passionnant et discutable torrent verbal de Gérard Lanvin qui livre tout ce qu'il a sur le coeur et dans l'esprit (Le Figaro Magazine).
Depuis que Gérard Depardieu est venu occuper une place démesurée dans l'esprit public et l'espace politique, on dirait qu'il a ouvert la voie à une catégorie de personnalités en général peu désireuses de s'exprimer mais qui, à cause des circonstances particulières mêlant la défense d'un "monstre sacré" à la suspicion d'un pouvoir peu apprécié, ont décidé de faire entendre leur voix.
Elles ont du ton, du talent, de la force, de la verdeur et du courage. Il est clair qu'elles ne sont pas nombreuses mais que Gérard Lanvin, d'autant plus écouté, lu et percutant qu'il est rare, est sans doute la plus emblématique. Cet acteur fonde sa réputation sur la cohérence de ses rôles et surtout la coïncidence qu'il tient à assurer entre le profil et le tempérament de ses personnages et l'homme qu'il est, avec ses idées, ses détestations et ses affinités. Il est, sans le vouloir, le chef de file de ces imprécateurs qu'il arrive à l'actualité de faire surgir.
Il ne s'agit pas de le sanctifier parce que tout à coup, dans la tiédeur et la bienséance médiatiques, une parole plus rude, plus abrupte viendrait troubler le jeu et secouer le ronron.
Au cours de cette rencontre avec Clara Géliot, il profère aussi des banalités qui pourtant, parce que la communication du gouvernement socialiste est mal faite, paraissent pourfendre à juste titre des attitudes et des tendances controversées. Ainsi, souligner que "ce n'est pas parce qu'on réussit qu'on n'est pas un mec bien" ne constitue pas une originalité bouleversante mais, aujourd'hui, pare ce poncif d'un parfum sulfureux.
Gérard Lanvin, dans l'entraînement d'une colère de citoyen nourrie plus d'elle-même que de vérité factuelle, se trompe parfois à cause d'un extrémisme qui lui fait du bien mais s'égare. Je ne crois pas qu'on puisse prétendre que "si les gens quittent le territoire français, c'est parce qu'il n'y a plus de libertés ici". Ou, alors, Gérard Lanvin donne un sens tout particulier à "libertés"! La liberté d'attacher la France au cuir de son portefeuille ! Il en est d'autres plus fondamentales qui sont heureusement préservées.
Mais, à côté de propos convenus de soutien à Gérard Depardieu et d'amitiés un tantinet promotionnelles, quel plaisir d'entendre un acteur, contre l'adhésion filandreuse et molle de la plupart de ses collègues à la doxa de gauche, voire d'extrême gauche, qualifier brutalement, sans détour "Jean-Luc Mélenchon de surexcité notoire qui prône le désordre".
Surtout, là où Gérard Lanvin nous offre une lucidité rageuse et décapante de bon aloi, c'est dans l'affirmation qu'"à Paris, on s'affaire pour transformer les quais de Seine en plage mais on ne s'occupe pas des gens qui dorment dans la rue". Il touche juste en mettant en cause les absurdités festives quand les scandales de la misère sont éclatants. La modernité ridicule contre la solidarité nécessaire.
Ne nous leurrons pas. Si j'ai éprouvé le besoin de faire un sort à ce "coup de gueule" de Gérard Lanvin, c'est parce que l'époque est devenue très étique en matière de liberté d'expression. On ne peut négliger ce qui passe à portée de l'esprit et qui est comme un alcool fort au milieu de beaucoup de breuvages insipides. Il faut écouter ces dissidents du quotidien.
Lanvin sans eau. Du pur Lanvin.
Elle n'a pas dit qu'elle allait supprimer du dictionnaire le mot "carré" et le mot "rond"!
Elle a dit que le carré est un rond ! C'est plus gracieux comme dirait Bergson.
David Hume disait que toutes les propositions sont vraies sauf celles qui sont absurdes et donc indiscutables...
Alors a-t-on besoin d'un référendum pour savoir si le carré est rond ?
Il y a déjà paraît-il 400.000 enfants faits de la sorte.
C'est cela qui empêche d'aborder sereinement le débat.
C'est pour quand le totem ?
Rédigé par : duval | 03 février 2013 à 19:18
@Mary Preud'homme
Bah...! Peut-être que tout le monde n'a pas eu le problème de se confondre en statistique, pour les dire en soixante-dix, et les considérer à nouveau dans les années dix du siècle qui a suivi...
Rédigé par : zenblabla | 03 février 2013 à 13:20
Les chiffres de l'INED sont faux ce que cette institution a fini par reconnaître. Renseignez-vous. Et consultez plutôt une étude de Henri Léridon publiée en 1974 et faite à l'initiative du professeur Gautray du service d'obstétrique et de gynécologie du C.H.I. de Créteil d'où il ressort que les avortements provoqués seraient de l'ordre de 80.000 (chiffre haut dès lors qu'il s'agit de la région parisienne), laquelle étude portait sur un échantillon de 1 498 dossiers de consultation de maternité, de juin 1970 à décembre 1971.
Rédigé par : Mary Preud'homme @ Camille | 31 janvier 2013 à 01:12
Oui, erreur de ma part, le bulletin de l'Institut National d'Etudes Démographiques de 1966 avance le nombre de 250 000 avortements provoqués (et 397 décès). Mais les interruptions volontaires tombant alors sévèrement sous le coup de la loi, on peut aisément imaginer qu'elles furent beaucoup plus nombreuses, de même que, pour d'autres raisons, de nos jours le nombre de plaintes officielles pour viol est loin en-dessous de la réalité
Ecrit sans outrance ni mélo.
Rédigé par : Camille | 30 janvier 2013 à 22:33
contraint d'épouser la femme qu'il avait "engrossée".
Rédigé par : Mary Preud'homme | 30 janvier 2013 à 13:43
""engrossée"", on dirait du oursivi, quelle vulgarité !
Philippe, vous devriez rendre votre blog plus select, c'est le bordel depuis que n'y suis plus.
Catherine, vos histoires de mise à sac - bien connues - sont sympathiques, mais pourquoi ne pas parler des initiatives masculines, le "coitus interruptus*" n'a pas été inventé pour les chiens que l'on sac, que l'on sache, que l'on splach, pardon.
AO
* et pas impromptus comme dirait DSK, fucking locutions !
Rédigé par : oursivi@CJMP | 30 janvier 2013 à 19:34
@Mary Preud'homme | 30 janvier 2013 à 13:43
"il existait de nombreuses "méthodes" contraceptives avant la pilule. "
Parfaitement exact. Et, si l'on en croit cette nomenclature, le préservatif existerait depuis au moins six mille ans, ce qui implique que les hommes n'étaient en rien ignorants de la façon dont l'on engendre et l'on conçoit: http://www.leroidelacapote.com/history.php
Ceci étant, ce petit sac servait semble-t-il également à protéger des piqures d'insectes et autres blessures potentielles, les nudistes de l'époque.
C'est un chirurgien italien du milieu du XVIème siècle, Gabriel Fallope, qui eût l'idée d'un "fourreau d'étoffe légère, fait sur mesure, pour protéger des maladies vénériennes". - Donc ça fait au moins quatre cent ans que les gens savent comment se protéger et pourtant il faut encore et toujours concevoir de nouveaux clips pour rendre les jeunes gens responsables dans leur sexualité comme le faisait la marquise de Sévigné rendant sa fille attentive aux aléas de cette protection en boyau animal pourtant utilisée par Louis XIV lui-même, et malgré une loi qui rendait passible de prison le fait de les posséder ou de les vendre. (Du fait du boyau ou du fait de l'atteinte à la fertilité ou du fait d'une hygiène insuffisante comme dans le cas du biberon utilisé par les mamans gauloises qui ignoraient les malheureuses que, mal rincé, les bactéries du lait dont l'existence n'avaient pas encore été découverte, se logeaient et se développaient dans les pores de la terre cuite, ce serait intéressant de le savoir).
Bref, le problème n'est pas tant l'état du savoir de la société (sauf dans le cas de la pilule qui n'aurait pas dû être prescrite n'importe comment à n'importe qui tant qu'on n'en connaissait pas tous les effets secondaires - par ex. si vous prescrivez un fluidifiant sanguin à un hémophile il y a peu de chances que son état s'améliore, et inversement un coagulant à quelqu'un atteint de l'inverse), que l'absence de communication entre les mères et leurs filles, ou d'une façon générale la mauvaise communication transgénérationnelle, le fait qu'on ne se parle pas ou pas suffisamment ou pas dans un climat de confiance, qui me paraît davantage à mettre en cause, une bonne relation familiale valant à mon sens tous les cours de sexologie de l'école.
Rédigé par : Catherine JACOB@Mary Preud'homme | 30 janvier 2013 à 18:24
Ce sont 220 000 IVG par an qui sont pratiquées en France, chiffre stable depuis 1974.
Avant la loi Veil, le chiffre était difficile à identifier, l'avortement était interdit, lourdement sanctionné*, il se pratiquait de façon artisanale par des "faiseuses d'ange" dans les arrière-cuisines à l'aide d'aiguilles à tricoter ou autres drains, en tuant certaines en mutilant d'autres à vie ou pour les plus chanceuses elles allaient se faire avorter en Suisse ou en Grande-Bretagne, d'autres démunies abandonnaient l'enfant.
*Ne pas oublier que la pilule contraceptive est disponible en France depuis la fin des années 1960 !"
En France, c'est en juillet 1943 qu'a été guillotiné du fait de son activité une faiseuse d'ange.
Rédigé par : Pietri S | 30 janvier 2013 à 16:45
@Xavier Nebout...
Hélas, mille fois hélas, mon père enseignant apprenait à réfléchir..., alors vous ne pouvez pas aussi simplement que vous le faites rendre l'enseignant tellement généralement inapte comme si cela était aussi grave que dans le marbre!
Non pas que l'obligation fasse parfois nécessité pour l'enseignant d'enseigner à Saint-Cyr, ou bien que je ne sois qu''entrepreneur quand même fils d'enseignants en plus issu de lignées d'enseignants, mais plutôt parce que l'entrepreneur qui généralement exige que l'enseignement public ou privé lui fournisse un athlète directement médaillé pour la discipline déjà obsolète qu'il entretient en financements, cela fait de cet entrepreneur celui qui croit avoir déjà tout pris, sans le moindre entre-nous.
Rédigé par : zenblabla | 30 janvier 2013 à 14:04
Toujours dans l'outrance et le mélo Camille. Détrompez-vous, il existait de nombreuses "méthodes" contraceptives avant la pilule. Comme aujourd'hui d'ailleurs. Sachez en outre qu'au moins une femme sur trois n'a jamais utilisé la pilule.
Quant à vos 600.000 avortements par an, faut pas pousser dès lors qu'une estimation citée par Mme Veil dans son avant-projet de loi concernant l'IVG annonçait un chiffre de l'ordre de 50.000 à 60.000, soit dix fois moins que ce que vous écrivez.
Vous oubliez également que du temps de nos grand-mères les moeurs étaient beaucoup moins libérées que de nos jours et que les femmes qui se laissaient "surprendre" par une grossesse non désirée ne représentaient qu'une minorité, y compris dans les classes populaires. Et si le père était connu et non marié de son côté, il était la plupart du temps contraint d'épouser la femme qu'il avait "engrossée".
Rédigé par : Mary Preud'homme | 30 janvier 2013 à 13:43
@Pietri S | 29 janvier 2013 à 19:01 "*précisé dans une autre tartine du jour, comme quoi décence/intimité ne sont pas une préoccupation, le tout étant de parler de soi !"
Dans certains cas, il vaut mieux partager une expérience personnelle et en faire le point de départ d'une opinion argumentée sur un plan général, que de, l'accusant d'en faire trop, disperser la poubelle du voisin à travers des interprétations élucubrées, si vous voulez mon point de vue avec un gros point sur le I!
Rédigé par : Catherine JACOB@Pietri S | 30 janvier 2013 à 09:39
@ Catherine Jacob
"Ce qui nous a été présenté comme une libération de la femme, mais qui n'était dans les fait qu'une libération de l'homme de l'âge égoïste, telle la pilule..."
Votre opinion est caractéristique de celle des enfants gâtés de notre époque,qui en naissant ont tout trouvé à leur disposition : progrès matériel, progrès de la médecine, une société très évoluée au service de l'enfant, de la femme et de l'homme.
Vous n'avez même pas conscience du vécu des femmes des générations précédentes, de la terreur que représentait la venue d'un enfant, quand pour de multiples raisons il n'était pas désiré : une hantise qui accompagnait presque chaque rapport, ces naissances apportant selon les cas déshonneur, pauvreté ou misère, mauvaise santé de la mère, mortalité féminine ou enfantine. A chaque fois un drame humain.
Plongez-vous dans la littérature des siècles passés, dans les biographies.
Vous parlez d'égoïsme masculin, mais la femme d'un mari alcoolique, violent, et enceinte de son huitième ou neuvième enfant, vivait un désespoir dont vous n'avez pas idée.
Avant la pilule, il y avait six cent mille avortements clandestins par an en France, au cours desquels six cents femmes mouraient.
Que sont les risques actuels de la pilule en comparaison ? Pas négligeables, certes, mais sans aucune comparaison possible avec ceux encourus par une femme vivant autrefois sans contraception.
Et l'amour entre deux personnes n'a jamais été un obstacle à la pilule, ni inversement.
Rédigé par : Camille @ Catherine Jacob | 30 janvier 2013 à 01:09
SR
En fait vous proposez de remettre au goût du jour le 'il est interdit d'interdire'... LOL LOL
Rédigé par : Pietri S | 29 janvier 2013 à 19:05
Achille, malgré le pensum qui vise sa destruction, avant une mise à mort probable, j'apprécie Michel Onfray !
Une tartine pour occuper l'espace mais rien, le contenu ne prouve rien que du bavardage à l'écrit comme d'autres étalent leur confiture, à trop en faire on perd toute crédibilité...
Par contre une certitude, il est dangereux de stopper une pilule sans avis médical*, certes on n'est plus à disposition 24/24 - 27 jrs par mois mais à quoi bon quand il n'y a plus aucune occasion à espérer, quand la DLC est dépassée LOL, mais les effets secondaires eux persistent, comme fébrilité, une excitation, etc.
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*précisé dans une autre tartine du jour, comme quoi décence/intimité ne sont pas une préoccupation, le tout étant de parler de soi !
Rédigé par : Pietri S | 29 janvier 2013 à 19:01
@ Achille | 28 janvier 2013 à 15:50
«Catherine JACOB
Je vous trouve plutôt sévère avec Michel Onfray. Derrière sa connaissance des œuvres philosophiques il y a un énorme travail.
C’est certes un besogneux, un solitaire asocial, mais il a au moins le mérite de ne pas réduire la pensée des grands philosophes, anciens et modernes, aux idées généralement reçues et donc enseignées. Il s'emploie surtout à y rechercher la "substantifique moelle".
C’est peut-être en cela qu’il est si agaçant et peu apprécié de ses confrères.»
Si vous voulez savoir pourquoi il est agaçant de voir publier cet individu, en voici une raison entre mille qu'on trouvera ne serait-ce que dans la Description de l'ouvrage (Date de publication: 16 janvier 2013 | → donc le samedi 26, l'auteur passe à l'émission animée par Ruquier pour faire sa com et les deux compères de ce dernier ne peuvent pas non plus trop l'assassiner en direct vu qu'il convient sans doute que les éditeurs sponsors de l'émission s'il y en a, récupèrent leur mise), Les consciences réfractaires: Contre-histoire de la philosophie, tome 9 , dont la couverture donne à voir l'auteur comme s'il marchait sur les eaux : «[..]Georges Politzer, juif et communiste, inaugure la résistance intellectuelle dès 1939, puis la résistance en armes, avant de mourir en 1941 sous les balles d'un peloton d'exécution. Contre Bergson qu'il range aux côtés des bellicistes et de l'occupant, il célèbre un certain Descartes inaugurant la philosophie des Lumières achevée par Marx et le marxisme. [...]»
Qui va relier cette affirmation au fait que Henri Bergson descendait par son père d’une famille juive polonaise, et par sa mère d’une famille juive anglaise et que c'est à ses 18 ans qu'Henri, né à Paris mais élevé tout d'abord en Angleterre et de langue anglaise, est devenu citoyen français?
Qui sait que sa première publication est celle dans les Annales de Mathématiques, de la solution du problème du concours général de mathématiques qu'il avait remporté et que Bergson est normalien, puis, contrairement à Michel Onfray, agrégé de philosophie, qu'il est passé ensuite maître de conférence, puis professeur, à l’École normale supérieure, puis professeur au Collège de France et qu'au début de la Seconde Guerre mondiale , ce prix Nobel de 1927, est un vieux monsieur de quatre-vingt ans qui à la fin de sa vie a préféré renoncer à tous ses titres et honneurs, plutôt que d’accepter l’exemption des lois antisémites imposées par le régime de Vichy.
Qui sait que bien que désirant se convertir au catholicisme, il y renonça par solidarité avec les autres Juifs?
Il s'exprime ainsi en 1937 : « Mes réflexions m'ont amené de plus en plus près du catholicisme où je vois l'achèvement complet du judaïsme. Je me serais converti si je n'avais vu se préparer depuis des années […] la formidable vague d'antisémitisme qui va déferler sur le monde. J'ai voulu rester parmi ceux qui seront demain des persécutés. Mais j'espère qu'un prêtre catholique voudra bien, si le Cardinal archevêque l'y autorise, venir dire des prières à mes obsèques. » - Extrait du « testament » écrit le 8 février 1937, cité par Floris Delattre, professeur en Sorbonne décédé en 1950, dans son article « Les dernières années de Bergson », Revue philosophique de la France et de l'étranger, n° 3 à 8, mai-août 1941, page 136. - Extraits divers de Wikipédia -
Je pense que Onfray n'a pas la stature philosophique pour s'attaquer à un tel monument, qui plus est sur un terrain aussi risqué que celui-là et d'une façon aussi injuste. Sans compter qu'il n'est nul besoin d'attaquer Bergson pour célébrer Descartes.
Rédigé par : Catherine JACOB@Achille | 29 janvier 2013 à 17:47
@ Xavier Nebout
Concernant les enseignants, je serais assez d'accord avec vous... Encore faut-il s'entendre.
Prenons un vil master de lettres modernes. A force d'étudier des auteurs impies du genre Flaubert, le malheureux étouffe déjà sous le poids de ses péchés...
Mais sera t-il damné ? Eh bien, cela dépend de son orientation. S'il devient conservateur à la réserve de la BNF, il aura en charge la Bible à 42 lignes (Rés. Vélins 67-70). On ne va pas s'amuser à damner les clercs qui conservent la parole de Dieu, même imprimée. Item, il vote certainement pour Boutin. Conclusion : au Paradis, avec saint Jérôme. Deo Gratias.
En revanche, si le pécheur choisit de devenir professeur dans le public, son compte est bon. Il pratiquera l'oisiveté du fonctionnaire et l'abominable Cessatio ab opere, il s'engagera sur la Route de la servitude qui le conduira dans les ténèbres gauchistes. Ibi erunt fletus et stridor dentium et praecipue pueri Sinistra depravati...
CQFD.
Rédigé par : Boris | 29 janvier 2013 à 17:16
@Xavier Nebout
C'est comme ça que l'on termine avec des chefs d'entreprise qui confondent Platon avec Platoon !
Rédigé par : Carl+Larmonier | 29 janvier 2013 à 16:52
"On croit rêver."
PB
Oui, il nous a fait une belle sortie de route, le copain de Mme Pompe à Tweet*.
Très bon commentaire de JMT, un brin pédant mais qui soutient bien ses prétentions, bravo !
AO
* comme dirait l'excellent Rambaud
Rédigé par : oursivi | 29 janvier 2013 à 16:03
RF 13.37
Son frère Bertrand Cantat c'est Noir Désir
Lui c'est Sans Désir
Les deux en croquent LOL LOL de la France, l'un a été mis à l'ombre quelque temps, le second est fonctionnaire, sûrement enseignant de quelque chose, conseiller municipal etc.
Aucune reconnaissance, mais surtout aucune dignité !
Rédigé par : Pietri S | 29 janvier 2013 à 14:56
Monsieur Bilger,
Je suis personnellement contre le mariage homosexuel pour une unique et simple raison primordiale :
L'enfant.
Comment vont s'y prendre les prochaines générations de psychologues et de psychiatres pour expliquer à certains de ces enfants qui commenceront à se poser des question (un euphémisme pour dire que certains commenceront à dérailler quelque peu) que leur père et père sont un père et une... heu, mère... comme les autres.
Autre problème, comment les enfants vivront-ils le fait que leur père et père (ou mère et mère j'avais oublié) viennent les accompagner et les rechercher à l'école. Les commentaires des autres enfants/élèves de leur classe à leur égard...
Je m'arrêterai ici, j'ai dépassé aussi mon quota sur ce sujet. J'aurais dû commencer par cela. L'essentiel. Le devenir de l'enfant.
Très bonne fin de journée.
Rédigé par : Carl+Larmonier | 29 janvier 2013 à 13:38
A ceux qui s'offusquent des propos de Gérard Lanvin, je vous rapporte une réflexion patriotique profonde et puissante* de Xavier Cantat, le compagnon communiste de Dame Duflot :
« Moi je me fiche pas mal de la France effectivement. Et qu’elle soit forte, pour moi, c’est pas mon sujet. Mais c’est un hasard historique l’état des frontières à l’heure actuelle. Le fait que moi je sois né en France, je me sens pas plus fier d’être Français que d’être Grec ou Sénégalais. Enfin franchement, c’est quoi cette histoire d’avoir les deux pieds dans la bouse et de bander ses muscles pour faire croire qu’on est des costauds ? On est un petit pays. »
*Grand moment d'anthologie, n'est-ce pas ?
Rédigé par : RF | 29 janvier 2013 à 13:37
@zenblabla
Il y a à cela une explication bien simple : l’enseignant ayant pour mission, non de faire réfléchir comme Socrate ou M. Bilger, mais de transmettre des connaissances, il finit par appliquer ce principe à lui-même. Cela aboutit à des érudits psychologiquement incapables d’émettre une idée qui n’ait pas été trouvée par un autre avant eux, citation de la source à l’appui.
Le monde opposé est celui de l’entreprise qui repose avant tout sur l’innovation, et vous auriez du mal à trouver beaucoup d’enseignants ayant créé une entreprise.
Force est de constater que ces deux mondes sont psychologiquement inconciliables et lorsque les enseignants sont au pouvoir, on voit ce que ça donne sur le plan économique. La tête sur le billot, ils ne comprendront jamais rien à rien...
Rédigé par : Xavier Nebout | 29 janvier 2013 à 12:13
Il y a eu tellement de choses écrites et dites qu'on ne saurait que répéter, quitte à lasser.
Oui, l'évolution des moeurs, quelquefois spontanée, quelquefois manipulée ou suscitée, engendre des besoins nouveaux. Notre tort, aujourd'hui, est de faire comme si la vérité était dans l'instant et de méconnaître, sciemment, si on peut dire, la relativité. Certain a même dit qu'envisager un fait en l'expliquant par la mentalité de l'époque où il s'est produit était un sophisme, cela, pour glorifier ce qui est réputé universellement nécessaire, donc incontestable. Ainsi du dernier film "Lincoln" où certains analystes s'étonnent que Abie n'ait pas décrété l'égalité des droits au lieu de la simple abolition de l'esclavage. Les références sont perverses, invoquant Platon, mais en oubliant que Platon était un ennemi de la société ouverte, ainsi que l'a montré Popper. Platon raisonnait au sein d'un peuple d'une sauvagerie inouïe et ne s'en offusquait guère, Descartes était un redoutable escrimeur et sut le démontrer, à Prague comme sur le Rhône. L'hérésie poursuivie pendant des siècles par l'Eglise avec son lit de bûchers de sorcières était, jusqu'au XVI° siècle, très majoritairement fondée sur la terreur de voir l'espèce humaine s'éteindre qui ne progressait pas depuis l'Empire. On ne peut alors pas s'étonner de l'intransigeance des moeurs, face à l'implication physique des guerres où il fallait tuer les gens un à un. Notre temps dispose de moyens de connaissances jamais atteints et déjà dépassés, notre sens esthétique oscille entre l'admiration des formes pures de la réalité et la découverte du "dieu dans la flaque sale", nous avons donc besoin de gouvernements constamment au sommet de la cognition, donc acceptant la réfutation. Or, ceux-ci sont cantonnés à des tâches sociétales, n'ayant plus qu'un pouvoir limité sur l'économie, on le sait par ailleurs. Ils se réfugient dans la compassion, comme la ridicule intervention de M.Fabius auprès de l'étrange Madame Cassez, ou dans la lutte partisane, comme Madame Taubira qui ment effrontément sur ses intentions et s'excite dans ce qu'elle pense être dans le sens de l'histoire, en le gouvernant sans prendre le pouls du peuple, persuadée d'être providentielle. C'est l'infiniment petit qui fait des dégâts, des homoncules qui se prennent pour l'Art alors que, par ailleurs, des tâches titanesques les attendent où la bride financière les empêche ou les oriente.
Dans ces conditions, commenter, avoir une opinion est déjà un immense risque, amplifié par les errements intellectuels des censeurs ou les appétits de notoriété des gangsters associatifs.
Notre situation ne se dégrade pas, elle pousse sa logique binaire jusqu'à l'extrême, faute d'avoir écouté dans leur temps Rawls, Sen, Fukuyama, Steiner, Habermas, Popper, ne parlait-on pas de l'extinction du popperisme ?
Ne plus voir dans le christianisme que les énormités de l'Eglise revient à valider les sociétés totalement libérales dans les moeurs mais incapables d'évoluer et disparaissant. Je ne répète pas Toynbee, mais nous pouvons ensemble constater que les civilisations qui ont disparu sont celles qui ont poussé leur logique à l'extrême sans s'adapter aux nouvelles conditions de leur environnement intellectuel ou physique. Quant aux sociétés sans guide intellectuel ou moral, rarissimes, elles se figèrent dans le statu quo et furent emportées par de simples grippes que nous ne sommes pas plus coupables de leur avoir infusées qu'elles n'étaient responsables de leur état.
Lanvin râle et s'emporte, apparemment sans utilité, il marque simplement le désarroi que les gouvernements créent ou ne savent pas calmer par l'explication inlassable de nos origines et des hésitations face à notre avenir.
Rédigé par : JMT | 29 janvier 2013 à 12:06
On n'échappe pas à soi-même, Philippe : "Gérard Depardieu occupe une place demesurée"... voici le qualificatif qui le désigne peut-être le mieux, même quand il ne pèse que 100 kilos. Une démesure de féminité, Gérard 1, d'emphase, un syndrome de Stockholm multi-récidivant de capture du grand écran. Pour Gérard Lanvin un tout autre style. Celui du roquet au physique de beau ténébreux. Finalement il ne dit rien que de bon sens et d'évident, à l'appui de son tempérament vif. Comme un cadre supérieur le ferait, il se plaint du sort fait à ses enfants, plus très jeunes pourtant. Ils méritent mieux, la France ne sait pas reconnaître les talents. Surtout quand c'est celui des siens. Figure imposée, une louchette de parisianisme bobo au passage, lorsque Lanvin assène "d'aller rêver ailleurs que dans ce pays où le moindre loyer coûte 1.500 euros". Si c'était le cas, Gégé, j'habiterais dans les bois depuis des lustres. Et j'aurais plein de voisins, et pas que des trolls et des punaises !
Gérard 2 n'oublie pas au passage de faire de la promo pour sa propre boutique, c'est de bonne guerre. "Acteur, c'est un métier de guerrier car on est constamment plongé dans l'incertitude". Savoir gagner plus pour dépenser plus, mmmouais peut-être. A Paris ? Source : lefigaro.fr
Rédigé par : scoubab00 | 29 janvier 2013 à 11:26
@ SR | 28 janvier 2013 à 21:01
"Sous prétexte que le mariage homo, la PMA et la GPA existent ailleurs aucune critique ne saurait être valable. Autorisons la libre circulation des armes, la vente libre de l'herbe, l'euthanasie, la polygamie, la polyandrie..."
Et vous pouvez rajouter tout ce qui est susceptible de se réclamer d'une liberté qui se conçoit comme négation d'autrui.
Sans compter que de cet ailleurs ne nous sont jamais présentés que les aspects positifs, les médias, comme par ex. le petit journal, profitant de leur position pour faire passer leurs propres opinions, autrement dit pour faire passer le non neutre d'une position courtisane.
Sans compter non plus que ce qui nous a été représenté comme une libération de la femme, mais qui n'était dans les faits qu'une libération de l'homme de l'âge égoïste, telle la pilule que, personnellement j'ai heureusement cessé de prendre assez tôt (au bout de six ans) parce que je ne supportais plus le fait d'être disponible vingt-quatre heures sur vingt-quatre sept jours sur sept, comportait des dangers que l'on connaît seulement maintenant, relativement à la santé de la femme et de ses grossesses ultérieures et qui n'a rien à voir véritablement avec l'amour. Par ex. mon grand-père paternel écrivait encore à ma grand-mère, au bout d'une trentaine d'années d'un mariage qui n'a porté le fruit que de deux enfants - vu aussi la guerre je pense, mais bon - 'Liebste Mama' [....] 'Dein Papa', et à leur époque, il n'y avait pas la pilule.
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@Boris | 28 janvier 2013 à 20:46
"c'est trop de la part de François Hollande nous ayant habitués à plus de républicaine et avisée retenue
Sortie du contexte de sa phrase, je n'avais pas reconnue l'expression et sous votre plume lui avais donné spontanément un autre sens, plus judiciaire, par ex. "partie avisée, affaire dûment retenue" et je ne voyais pas à quoi cela... renvoyait.
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@Camille @ hameau dans les nuages @ Catherine JACOB | 28 janvier 2013 à 20:00
"Vous pouvez disserter longuement sur le "droit", la réalité vous rattraperait vite si vous étiez obligée de vous séparer d'un enfant aimé que vous avez élevé, uniquement parce que juridiquement rien ne vous relie à lui."
«Le Premier livre des Rois (3, 16-28) raconte ainsi le différend qui opposa deux femmes ayant chacune mis au monde un enfant, mais dont l'un était mort étouffé . Elles se disputèrent alors l'enfant survivant. Pour régler le désaccord, Salomon réclama une épée et ordonna : « Partagez l'enfant vivant en deux et donnez une moitié à la première et l'autre moitié à la seconde ». L'une des femmes déclara qu'elle préférait renoncer à l'enfant plutôt que de le voir sacrifié. En elle, Salomon reconnut la vraie mère, et il lui fit remettre le nourrisson. Alors « tout Israël apprit le jugement qu'avait rendu le roi, et ils vénérèrent le roi car ils virent qu'il y avait en lui une sagesse divine pour rendre la justice ». Ce célèbre épisode de la vie du Roi Salomon a donné lieu à l'expression « jugement de Salomon ». Il peut signifier soit que face à l'impossibilité d'établir la vérité dans un litige, on partage les torts entre deux parties, soit on met ces mêmes parties devant une situation qui oblige l'une d'elles au moins à changer sa stratégie. » - Extrait Wiki par lequel on comprend que les enfants ne sont pas des choses.
On peut actualiser avec les différents cas de figure présentés par les situations desquelles ledit 'mariage pour tous' se présente comme la solution et sous le prétexte d'établissement d'une égalité de droit qui n'est pas sans créer parallèlement aussi, bien que d'un autre point de vue, un déséquilibre sur ce même plan dès lors qu'on se donne la peine de réfléchir.
Quel Salomon de l'hémicycle fera entendre une voix dont la sagesse recueillera l'assentiment de tous et permettra de rétablir cet équilibre entre la volonté du prince qui s'autorise d'avoir été élu in extremis pour des motifs dans lesquels on, et surtout il, sait pertinemment que le point n°31 a peu à voir, pour faire passer ce qui n'a manifestement pas l'assentiment de la grande majorité réelle de la population et qui, ouvrant un droit, créera des situations telles que, comme dans le cas du Pacs, première étape, cachée comme telle sur le moment, donc obtenu par subreption, vers ce qui divise aujourd'hui, il sera plus difficile de revenir dessus qu'on ne le pourrait sur, par exemple une abolition de nos jours aussi, ce qui est le plus gênant, c'est à nouveau, encore et toujours comme avec tout ce qui s'avance masqué, ce qui n'est pas dit ou est impudemment nié et dont les enfants et leur situation ne sont que le masque destiné à nous attendrir à travers un tas d'arguties auxquelles, ceux qui les profèrent n'entendent pas toujours grand-chose. De toute façon, il faut savoir que tout ce qui s'impose autrement que dans la clarté, finit régulièrement autrement qu'on ne l'eût espéré. Par ex. l’assentiment à la voie du référendum.
Ceci dit, on pourra, sous forme d'une 'légalité pour tous' rétablir la légalité des mariages religieux qui par ailleurs représentent les seules formes d'unions reconnues dans nombre d'autres pays, cultures et civilisations et donner au gens le choix de vivre leur vie dans la forme d'union qui leur agrée, selon les mêmes arguments, tout aussi recevables rhétoriquement, que ceux que l'on entend de la part des 'pro-mariage pour tous'.
Rédigé par : Catherine JACOB @ SR&Boris&Camille | 29 janvier 2013 à 11:04
zenblabla | 29 janvier 2013 à 00:53
Cher Philippe,
Pour sauver l'Europe, il faut revenir aux priorités.
S'occuper des agriculteurs.
Pour appuyer vos propos, bien qu'en le faisant je dépasse mon quota, je me permets de vous laisser cette petite vidéo magnifique reprenant un chant béarnais et montrant le drame des exploitations familiales notamment celles produisant du lait.
Des frissons.
http://www.youtube.com/watch?v=5guMYOFphto&list=HL1358516684&feature=mh_lolz
Les auteurs en sont l'Apli, association créée de toutes pièces pour faire face à leur abandon par le syndicat majoritaire.
Rédigé par : hameau dans les nuages | 29 janvier 2013 à 09:12