Pour le Centre d'études de la vie politique française (Cevipof), "les valeurs de droite dans un contexte de gauche" sont à la hausse. Notamment pour le rétablissement de la peine de mort et le repli sur la famille, qui, lui, est plébiscité (Le Figaro).
Rien d'étonnant si on veut bien considérer que toute tendance politique devient le contre-pouvoir de celle qui a le pouvoir. Naturellement le socialisme gouvernemental, aussi composite et édulcoré qu'il puisse apparaître à beaucoup, a fait surgir des exigences contraires aux siennes. Demain, si la droite l'emporte, la société se retrempera à des sources de gauche.
Cette constatation qui n'est pas d'une originalité bouleversante m'a fait songer à Roselyne Bachelot dont on parle encore plus depuis qu'elle a quitté le gouvernement (Le Parisien).
Je le dis tout net, je ne biaise pas et j'assume le fait odieux de porter atteinte à une femme qui est quasiment devenue, pour les médias, une héroïne nationale. Je m'apprête à faire le gros dos et l'esprit résistant mais je n'ai aucun scrupule à souligner que Roselyne Bachelot m'agace pour des motifs pas si faciles à démêler dès lors que je prétends rester délicat.
Elle était cette ministre de droite que la gauche adorait parce qu'elle n'avait profondément qu'une ambition : être aimée, courtisée par le camp d'en face. Son souci était moins de complaire par ses pensées et son action à l'électorat obtus qui ne portait pas la modernité en bandoulière qu'à cette frange chic et médiatique qui la louait sans cesse d'être une autre : elle au moins n'était pas une femme de droite classique, traditionnelle !
Avec quelle volupté elle se piquait de dissidence en enfourchant tous les sujets de société et en choisissant de quitter les chemins conservateurs pour se faire remarquer ! En effet, je ne suis pas sûr que derrière ces transgressions qui la posaient quasiment comme une pétroleuse, il y ait eu beaucoup de conviction mais plutôt une infinie prétention : la vanité qui peut saisir quand on se sent infiniment plus riche et complexe que le commun des hommes et des femmes politiques. On est moins attiré alors par la vérité que par la singularité à tout prix.
Cette femme est, pourtant, ce même ministre qui par ailleurs a toléré sans broncher une République imparfaite et les pires errements de son président sans jamais manifester la moindre opposition. Elle n'a pas été, durant ce quinquennat, une Chantal Jouanno, même pas une NKM plus feutrée. On ne l'a pas entendue, lors de la campagne de 2012, s'étonner, protester, dénoncer. Elle a été parfaitement classique, ordinaire dans son adhésion, sa soumission, banale dans son inconditionnalité.
Mais, tour de force, sans tarder, grâce à un livre elle a accablé subtilement le vaincu, jouant sur un double registre. Ministre, elle admettait s'être rendue compte de tout mais n'avoir jamais eu le courage de ruer dans les brancards ou de partir. Libérée de sa charge à cause du suffrage universel, elle dressait un réquisitoire pas inexact mais venant juste à point pour lui attirer - mais si peu !- les défaveurs opportunes de la droite et donc la sympathie agissante de la gauche.
Lionel Jospin, par exemple, s'est fait une joie de lui permettre de se révéler sous un aspect rafraîchi dans une commission où, paraît-il, il la félicitait chaque jour pour ses robes et son apparence : c'est elle qui a vendu la mèche.
Nul doute qu'elle bénéficiera encore d'autres postes, d'autres marques de confiance. La gauche a compris qu'avec elle, elle disposait d'une arme redoutable : une personnalité débridée, transfuge sans le dire, prête à participer à tous les combats qui lui donneraient encore l'impression de faire de la politique alors qu'elle jouit de ce statut si rare : être celle qui semble avoir abandonné la politique pour la vie médiatique.
Les médias n'en reviennent pas: cette femme a quitté le pouvoir ou ses annexes pour eux. Ils s'en sentent ragaillardis, honorés. Elle est des leurs et depuis qu'elle les a rejoints, ils lui font une haie, je ne sais de quoi.
Tout cela est trop. Surabondant, excessif. Trop de sourires, trop de cordialité, trop de fraternité. Trop de désir de plaire, trop d'acharnement pour être aimée, trop de démagogie, trop d'incandescence fabriquée, trop de volonté pour s'afficher différente, bonne copine, si proche, si sympa, effervescente mais usante. A force, cette joie de vivre, de parler, de se montrer, de se multiplier fait peur. Difficile d'exprimer devant une femme s'acharnant à se composer un personnage ce qu'on ressent véritablement. De quelles blessures revient-elle ?
Parfois je me prends à songer qu'en dépit de cette affirmation présomptueuse : "Ce n'est quand même pas d'être sur un plateau de télé après ce que j'ai vécu qui va m'impressionner", si je la renvoie à sa condition de ministre hier car qu'a-t-elle vécu sinon une déplorable obéissance ?, elle éprouve peut-être la nostalgie de ce qu'elle aurait voulu être : une vraie ministre respectée, pas moquée pour son look et son désir d'originalité tellement pathétique qu'il en devenait à la fois exaspérant et émouvant.
Si Bachelot, "animal médiatique" (Le Parisien), n'était que le succédané de la Bachelot, pas animal politique du tout ?
Roselyne, vous en faites trop. Méfiez-vous, à la longue vous n'étonnerez plus, vous n'amuserez plus. Vous reviendrez vers la politique.
Bonne fête !
Ayez pitié, Madame Bachelot n'est qu'une épicière savante.
Rédigé par : JMT | 20 janvier 2013 à 18:49
Tout ça pour un scooter... Querelle de banlieue qui tourne mal, on en voit quinze par jour à Marseille. Fierté de banlieusards, "t'es pas cap"... Je préfère le général Philippon qui au siège de Badajoz s'est battu au sabre jusqu'au beffroi de l'église et a dû se rendre à Wellington.
Mais puisqu'on en est à glorifier des faits divers, pourquoi ne pas revenir sur l'unanimité de la presse française, qui pendant une semaine a attribué l'assassinat par Merah de nos soldats de Toulouse à l'extrême droite ?...
Voyez aujourd'hui cette "extrême droite" qui suce la roue des socialistes (expression cycliste) dans l'espoir d'obtenir de François Hollande une dose de proportionnelle lui permettant d'entrer à l'Assemblée nationale pour démolir la droite UMP et son croupion centriste.
- Le mariage pour tous ? Le FN se prononce pour une solution qui ne semble ni à voile ni à vapeur, bref, pas trop méchants vis-à-vis des socialistes...
- Le Mali, le FN proteste très, très faiblement...
- Les "75%" ? Le FN ne dit rien, d'autant que Papa Le Pen est concerné...
Bref, aujourd'hui les socialistes comptent sur le FN pour compenser la perte définitive du Front de Gauche.
Et il y en a encore ici qui nous saoulent avec la "normalité" de François Hollande...
Rédigé par : Savonarole | 20 janvier 2013 à 13:37
@Savonarole@Boris | 19 janvier 2013 à 12:40
"Le Japon, il ne faut en retenir que ma bagnole, ma chaîne hi-fi, ma Seiko, mon sèche-cheveux."
Ça faisait longtemps!!!!!!!!!!
Puis-je malgré tout préciser que tous vos gadgets inutiles s'agissant de bêcher votre jardin sont produits sans faire travailler les enfants contrairement à nos soyeux lyonnais du XIXème siècle et à certains industriels du XXIème siècle que je ne nommerai pas, qu'ils délocalisent entre autres chez nous (Lille, etc.) et représentent en la matière ce qui est de plus sûr au monde avec la production nord-européenne ainsi que le meilleur rapport qualité/prix.
Rédigé par : Catherine JACOB@Savonarole@Boris | 20 janvier 2013 à 10:57
Pour changer de sujet dans cette triste actualité et pardon si je barbe, "My Favorite Things" (Coltrane) me ramène à l'époque (ou presque) où je m'apprivoisais au jazz. Il figure, avec les envolées géniales de Miles Davis, parmi les tout premiers morceaux de bravoure si simples en apparence mais qui vous transportent ailleurs.
Quant le simple côtoie le sublime.
Rédigé par : Nath | 20 janvier 2013 à 09:21
@ Savonarole
D’accord sur le sac de Nankin et le caractère peu supportable du révisionnisme japonais, et ceci dès le discours de capitulation de Hiro-Hito : un des plus irritants qui aient jamais été prononcés. Vous pouvez d’ailleurs rajouter le massacre de Changjiao dans le Hunan, l’Unité 731, la marche de Bataan, la Corée - dès 1905 -, les tortures de la Kempetai, etc., etc.
Mais dire « les Japonais » n'a pas plus de sens que de dire « les Allemands » - tous nazis ; « les Serbes » - tous épurateurs ; « les Polonais, les Ukrainiens » - tous antisémites ; « les Italiens » - tous mafieux ; « les Chinois » - mangeurs de chien ; « les Anglais » - tous homosexuels pour un de nos Premiers ministres, tous riches dans Flaubert : il faudrait s’entendre… Et même « les Auvergnats » - tous inutiles d’après de Gaulle…
Quant au reste, une civilisation qui laisse "Le Dit du Genji" et "Les Contes de la lune vague après la pluie" ne peut être entièrement mauvaise…
Rédigé par : Boris | 20 janvier 2013 à 01:16
"J'ai du mal à saisir la mentalité japonaise vis-à-vis des animaux"
Boris
Les Japonais sont terriblement sensibles au sort des animaux, ils ont inventé le Tamagotchi, un chien virtuel qui mort de soif a virtuellement provoqué le suicide réel d'un petit Japocon de 15 ans...
Dans le chichi les Japonais sont experts.
Lors du massacre de Nankin, ils coupaient les seins des Chinoises à vif. Mais aujourd'hui ces délicats nous font une barbe à papa de leur culture : beaucoup de volume, peu de substance. Quelle grande idée japonaise a secoué l'humanité ?
Le Japon, il ne faut en retenir que ma bagnole, ma chaîne hi-fi, ma Seiko, mon sèche-cheveux.
Rédigé par : Savonarole@Boris | 19 janvier 2013 à 12:40
@ Catherine JACOB
Ma lecture date d'une bonne vingtaine d'années ! Dans mon souvenir, le personnage est un esthète misanthrope, je me souviens qu'il élève des oiseaux, et qu'il y a un mélange de cruauté et de tendresse tout à fait spécial - quasi enfantine. Il faudrait que je rachète le bouquin...
Rédigé par : Boris | 19 janvier 2013 à 10:10
@Boris | 18 janvier 2013 à 15:02
"J'ai du mal à saisir la mentalité japonaise vis-à-vis des animaux. J'ai jadis lu une nouvelle de Kawabata, Bestiaire, qui m'avait donné à penser : mélange d'admiration esthétique, de détachement et de cruauté inquiétante... Mais c'était en 1933, les choses ont dû changer depuis."
Vous lisez le japonais? Il me semble en effet que de ces deux nouvelles de 1933, 「散りぬるを」→ Chrinuruwo, titre qui évoque le début de l'ancien abécédaire japonais et nouvelle donnée traduite sous le titre La Beauté tôt vouée à se défaire, une histoire du meurtre de deux jeunes femmes pendant leur sommeil, prétexte à développer le travail de Sisyphe qui celui de l'écrivain - 2004 - Le livre de poche, Traduction : Liana Rosi, Albin Michel 2003 - et [禽獣]→ Kinjû, où il est effectivement question de bêtes, seule la première semble donc, du moins d'après le titre, avoir été traduite.
Je n'ai lu aucune des deux.
Chrinuruwo est publiée avec 「片腕」→ Kata_Udé, Le bras droit, comme dans l'édition japonaise de 1938 qui les a réunies sous le titre des Nemureru Bijo, Les Belles endormies déjà traduite en 1970 pourtant, et chez le même éditeur qui les donnent en 2003 comme inédites, mais initialement elle l'était en japonais avec 『末期の眼』→ Macchi (La fin d'une époque)-no-Gan(Regard).
Mais bon, toute cela me paraît bien compliqué.
ça parle de quoi en définitive Kinjû?
Rédigé par : Catherine JACOB@Boris | 19 janvier 2013 à 09:13
Le vaccin. Je ne lui reproche pas d'avoir pris les mesures pour vouloir vacciner tout le monde. Mais il semble qu'une approche plus scientifique des approvisionnements et des comportements de la population aurait permis de commander moins de vaccins, le tout associé à l'emploi des médecins traitants.
En somme je ne comprends pas l'aura de ce personnage. Nommée ministre des Sports je fus encore plus incrédule. Que Jospin la prenne dans son équipe dit tout de la manière de fonctionner de nos dirigeants.
Les mêmes qui viennent de se lancer dans la guerre sans stratégie aucune, analyse des forces combattantes du sud Sahara légendairement aguerries, analyse des forces africaines noires qui sont des armées d'opérette pour faire la guerre, mais pas pour exterminer et violer leurs concitoyens ; les exactions que l'on va reprocher à la France sont en vue. Historiquement une fois de plus la gauche va déclencher une guerre pour laquelle elle viendra nous demander de faire repentance. L'Algérie qui tue à tour de bras nous demande repentance pour des manifestations aux morts improbables.
La police de Hollande utilise des méthodes de calcul manifestement erronées. Je le disais, Hollande est un poissard.
Rédigé par : Perplexe-gb | 19 janvier 2013 à 07:50
@oursivi
Merci pour ce Favorite things si "special", si particulier, tout en finesse, et... grand, qui nous replonge vers la grande époque du JAZZ.
Rédigé par : Nath | 19 janvier 2013 à 07:04
"...être celle qui semble avoir abandonné la politique pour la vie médiatique."
Roselyne Bachelot n'a rien abandonné du tout.
La vie médiatique et la vie politique sont devenues à tel point interchangeables : les jobs sont strictement les mêmes.
J'ai lu cette semaine une analyse d'une somme consacrée aux écrits intimes des salonnières du XVIIIe siècle, où l'auteur de l'article cite une phrase extraite des mémoires de Madame de Genlis.
L'exactitude au scalpel du propos m'a particulièrement impressionnée.
Madame de Genlis observait avec beaucoup d'intelligence et d'acuité dans ce qu'on pourrait appeler les médiatiques de la Cour, chroniqueurs mondains et parisiens de son époque, la montée en puissance et l’étalage de cette fausse sensibilité qui défigure et anéantit l'authentique bonté.
Rédigé par : Véronique Raffeneau | 19 janvier 2013 à 05:41
"Avec l'Eau de rose et la vaseline, défiez les temps moroses."
françoise et karell semtob
Vous m'en mettrez un tonneau !
Rédigé par : Jean-Paul Ledun | 19 janvier 2013 à 01:45
Cher Philippe,
Cela faisait un moment que nous cherchions le lieu et le moment propice où une rime riche en line put trouver dignement et sans substrat sulfureux une convivialité chuchotée pour conseiller les bienfaits de la vaseline.
Divine potion des stars, ne cherchez plus le tube aux délices qui plein de malices vous rend pulpeux, soyeux et amoureux et ne fuyez plus les flocons et les morsures du froid.
Avec l'Eau de rose et la vaseline, défiez les temps moroses.
françoise et karell semtob
Rédigé par : semtob | 18 janvier 2013 à 23:38
@Tipaza
Je ne sais trop si Hollande s'embourbera dans ses sables maliens... Ce n'est évidemment pas à souhaiter. Jaurès était bien plus cohérent - il est vrai qu'il n'était pas président de la République. Il faudrait demander à BHL si cette guerre est juste ou non, c'est l'autorité mondiale sur la question...
Pour en revenir aux roses des sables, je préfère celles de Bernard Blier dans Cent mille dollars au soleil, les plus belles de tout le Niger, derrière la dune, avec la finlandaise...
Rédigé par : Boris | 18 janvier 2013 à 19:54
"Vous reviendrez vers la politique."
Surtout pas !
Je ne vous dis pas merci, Mme Bachelot, pour ces bandes-annonces "Mangez 5 fruits et légumes" qui polluent mon espace télévisuel.
Pas merci pour mes amis qui se sont fait sortir du restaurant pour fumer leur cigarette dehors le 31 décembre 2007 car la loi sur l'interdiction du tabac s'appliquait à minuit. Charmant réveillon !
Pas merci non plus pour les deux injections obligatoires de vaccin contre la grippe aviaire, auxquelles peu de Français, pas fous, se sont soumis, ce qui a causé la perte de 400 millions d'euros.
Pour la tentative d'instaurer le dépistage obligatoire du sida, en octobre 2010, ce qui aurait fait un pont d'or aux laboratoires pharmaceutiques.
Pour l'ordonnance de janvier 2010, modifiant les modalités des prises de sang, une fois encore au profit des grands
laboratoires d'analyse...
Pour la loi du 21 juillet 2009, qui tranforme l'hôpital public en entreprise.
Punir les clients des prostituées, l'idée vient de vous aussi (30 mars 2011).
Comment, Mme Bachelot, vous vouliez régenter la vie des Français au quart de tour, et maintenant vous vous amusez bien ? Ce n'est pas gentil...
Rédigé par : Camille | 18 janvier 2013 à 19:49
@Boris
Bravo. Je n'en attendais pas moins de vous et les choses sont claires...
Rédigé par : adamastor | 18 janvier 2013 à 18:12
Rédigé par : Savonarole@oursivi | 18 janvier 2013 à 12:51
Moi ou notre hôte ?
Je pourrais aller dans le sens du réjouissant humour savonarolesque et railler et "même dérailler" penseront in petto* quelques buses que je salue affectueusement, l'épopée malienne.
Je pourrais aussi faire de la provocation en me demandant si ce n'est pas parce qu'ils ont une vraie estime de l'armée française que nos alliés n'y vont point, pensant que nos troupes sauront bien mater seules ces quelques milliers de fanatiques.
J'hésite.
Mais va pour la caisse de John Coltrane...
Une envie naissante d'écouter "My favorite things" ne peut être laissée en suspens,
http://www.youtube.com/watch?v=qWG2dsXV5HI
Roselyne qui ?
AO
* contagieuses comme les oreillons, ces locutions !
Rédigé par : oursivi@Savo | 18 janvier 2013 à 17:18
@ Catherine JACOB et Boris
Vous ne parlez pas de la rose des sables, pourtant beaucoup plus en situation !!!
Rédigé par : Tipaza | 18 janvier 2013 à 16:34
@ Catherine JACOB
Merci, c'est très joli !
J'ai du mal à saisir la mentalité japonaise vis-à-vis des animaux. J'ai jadis lu une nouvelle de Kawabata, Bestiaire, qui m'avait donné à penser : mélange d'admiration esthétique, de détachement et de cruauté inquiétante... Mais c'était en 1933, les choses ont dû changer depuis.
Sinon, le lendemain de la Saint-Barthélémy, nous avons le miracle de l'Aubépine morte qui refleurit au Cimetière des Innocents, mais c'est beaucoup, beaucoup moins pacifique que le conte japonais...
En parlant des Roselines, Pierre Plantard, l'escroc patenté du Prieuré de Sion et de l'Or de Rennes, a jadis commis une préface sur Sainte Roseline / La "Rose Line" du méridien zéro... La Bachelot serait-elle la réponse ésotérique à l'énigme du Da Vinci Code ? Déjà qu'elle a un frère maire de Villedieu-le-Château... En plus, Perceval, qui a vu le Graal, est uns biaus bacheliers gallois. Bacheliers, bachelot : CQFD ! Enfin, RB est clairement mérovingienne, elle a été ministre sous deux rois fainéants...
Attention, on a fait le Da Vinci Code pour beaucoup moins que ça !
Rédigé par : Boris | 18 janvier 2013 à 15:02
Mon cher monsieur Bilger, vous êtes irrémédiablement trop bon pour saluer à sa juste valeur un personnage aussi mièvre et veule que la femme que vous évoquez.
Rédigé par : Celtibère | 18 janvier 2013 à 14:35
"On s'en fout."
AO
Rédigé par : oursivi | 17 janvier 2013 à 23:28
____________________
Je parie une caisse de John Coltrane qu'il va nous faire un billet sur le foudroyant Hollande au Mali...
Rédigé par : Savonarole@oursivi | 18 janvier 2013 à 12:51
Bonjour M.Bilger,
Juste en passant, ce n'est pas parce que vous n'êtes pas du même avis que Villepin sur le Mali qu'il faut le traiter de creux et péremptoire (ce qu'il n'était pas en plus ce matin).
Merci.
Rédigé par : alain | 18 janvier 2013 à 10:55
Totalement hors sujet, mais actualité brûlante qui nous concerne tous, sans exception
_____________________________________
A lire dans Marianne, "L'incroyable erreur des experts du FMI" : lire le rapport de M. Blanchard, pape des experts parmi les experts économistes de la planète, qui reconnaît qu'à cause d'un banal paramètre, pourtant essentiel, le multiplicateur, depuis des années cette erreur conduit l'Europe au désastre... que les politiques d'austérité aggravent toutes les situations économiques.
Le FMI reconnaît que depuis des années leurs recommandations sont inappropriées, qu'il se trompe outrageusement dans ses recommandations.
Un peu, mais tellement plus grave pour chacun d'entre nous, comme l'erreur commise par une dactylo qui a pollué la vie de quantité d'enfants qui ont dû consommer des épinards, sous prétexte qu'ils contenaient du fer... totalement faux, voilà où conduit une virgule mal placée, ou un calcul erroné !
Il faut dissoudre le FMI... avoir commis de telles erreurs des années durant, ne les révéler qu'au bout du bout est indigne, il faut tous les virer.
DSK décrit comme le meilleur parmi les meilleurs n'avait lui non plus rien vu, trop préoccupé sans doute par ses autres activités.
Si Roselyne en fait beaucoup trop, elle n'est que de la roupie de sansonnet, elle est l'un des révélateurs, l'un des symptômes de la toute-puissance de ceux qui dictent ce que d'autres doivent faire, sans aucun contre-pouvoir, jamais, et pour le FMI, le seul pouvoir du Dieu Money devant lequel la planète s'incline...
Rédigé par : Pietri S - Roselyne en fait elle trop 2/2 | 18 janvier 2013 à 09:08
@Boris | 17 janvier 2013 à 15:31
Votre évocation du «miracle des roses», m'évoque une légende japonaise. Celle de Hana_Saka_Jiisan', (Jiisan = le vieux - Saka = qui fait fleurir - Hana = des Fleurs )
Il ne s'agit pas exactement de transformer de la nourriture en roses ( soit des fleurs), mais de faire refleurir des arbres morts. La matière de base n'en est pas exactement de la nourriture, du moins on espère..., mais le lien entre la nourriture, bonne ou mauvaise, avec l'idée de renaissance (= fleurs) est manifeste.
Le sapin y évoque bien évidemment notre sapin de Noël qui existe aussi, au titre de légende propre, dans l'extrême nord du Japon, bien qu'il ne s'agisse pas exactement d'un sapin.
La version française de la légende japonaise : http://fr.wikipedia.org/wiki/Hanasaka_Jiisan
Rédigé par : Catherine JACOB@Boris | 18 janvier 2013 à 08:20
On s'en fout.
AO
Rédigé par : oursivi | 17 janvier 2013 à 23:28