Un livre qui n'en est pas un.
Un homme qu'on prétend analyser, qu'on traîne dans la boue en vantant la part sublime du "cochon" en lui, alors qu'il est déjà perdu de réputation.
DSK qui a le courage - alors que son action pourrait susciter l'ironie - de dénoncer un petit ouvrage "mensonger et méprisable", quand tant de ses faiblesses compulsives à lui ont sans doute appelé, de la part de beaucoup, une forte désapprobation.
Un hebdomadaire, de manière incongrue pour lui et pour l'éthique journalistique dont on le créditait, faisant un "coup" en publiant des extraits de ce livre et en célébrant, contre toute évidence, sa richesse littéraire.
Un quotidien en général attentif à ne pas ajouter de la vulgarité à l'indécence consacrant tout de même quatre pages à Marcela Iacub et à sa navrante et gonflée oeuvrette. Peut-être le plus brillant critique de l'univers médiatique allant jusqu'à être dithyrambique pour l'auteur ayant une chronique régulière dans ce même journal.
Une entreprise lucrative, l'exploitation éhontée de l'opprobre attaché à une personne devenue l'incarnation du pire ou d'un meilleur dénaturé et sulfureux.
La révolte de DSK devant cette goutte d'ignominie de trop qui faisait déborder un vase déjà très amer.
L'atteinte à l'intimité de la vie privée avec, dans l'urgence, une demande d'interdiction du livre - qui sera publié le 27 février - et l'octroi de dommages intérêts. Ou, subsidiairement, un encart sur chaque exemplaire.
Comme il était prévisible, le magistrat a décidé d'ordonner, à titre principal, l'apposition d'un encart.
L'interdiction sollicitée n'était pas inconcevable tant l'apparence de littérature de ce texte occultait mal, si mal la réalité sordide et orientée qu'il narrait avec pour seul objectif de dégrader encore davantage une image si trouble.
L'information légitime qui s'oppose le plus souvent à cette mesure radicale qu'est l'interdiction ne pouvait vraiment pas être invoquée en l'occurrence puisqu'il aurait été difficile de soutenir que la liaison de quelques mois entre Marcela Iacub et DSK non nommé mais si aisément identifiable - l'auteur dans les entretiens s'est empressé de le confirmer - constituait une histoire dont la révélation était nécessaire ou au moins utile.
Pour ma part, j'aurais conseillé à DSK de s'abstenir de tout mais il a gagné un encart et ce n'est pas rien. Certes, il s'est remis dans un processus judiciaire alors qu'il s'est sorti, comme on a vu, de la justice américaine et que la justice française, dans le Nord, ne l'oublie pas.
DSK victime ambiguë peut-être mais victime tout de même de cette escalade dans l'indécence et la vulgarité.
Je suis surpris de constater comme une certaine gauche est pleine d'indulgence pour les dérives qui émanent de son camp et savent cacher leurs turpitudes derrière les mots.
Quel tour de force d'avoir réussi à redorer même modestement le blason terni d'un DSK !
Sylvain 28 février
"DSK c'est la vraie vie ! le fric les nanas le pouvoir la célébrité bonne ou mauvaise peu importe, il aura réussi tout ce qui fait fantasmer un mec normalement constitué !"
Votre affirmation m'a complètement sonné !
D'autant plus qu'aucune Rolex à mon poignet n'aurait pu me ramener à la réalité.
Je pensais, idiot que je suis, qu'il y avait une différence entre sonder une verge et sonder le cœur des gens.
Je suis là, présentement, sur le parapet du pont du Diable sous lequel passe le gave d'Ossau, une pierre d'Arudy autour du cou.
Je saute ?
Mes dernières volontés déposées chez le notaire de Nay Bourdette sont simples : que mon cheval, Vulpin, ne soit pas transformé en lasagnes.
Pour ce qui est de vos amis, Dieu y pourvoira en leur pelant le jonc.
Rédigé par : hameau dans les nuages | 14 mars 2013 à 12:47
La ville de Pornic devrait les faire citoyens d'honneur, ces deux-là.
AO
Rédigé par : oursivi@DSKIacub | 14 mars 2013 à 09:41
"le fric les nanas le pouvoir la célébrité bonne ou mauvaise peu importe, il aura réussi tout ce qui fait fantasmer un mec normalement constitué !"
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Selon vos critères de jugement vous devriez adorer l'actuel président qui se revendique justement comme Normal I, à savoir le "mec plus ultra" des normalement constitués avec accessoires complets (fric, nanas, pouvoir, célébrité). Sans oublier la vedette dans la caricature du parfait beauf avec bedaine et charentaises.
Rédigé par : Mary Preud'homme @ Sylvain et ses fantasmes ! | 04 mars 2013 à 11:31
Puis-je porter un petit témoignage de moralité au sujet de Mme Marcela Iacub ?
Il y a quatre ans, mon frère, Yan Thomas, mourait brusquement.
Directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes, il laissait un masse d'écrits et de travaux sur le droit romain qui ont depuis été en partie regroupés et publiés par deux de ses élèves.
Madame Iacub, quelques heures à peine après la mort de mon frère, s'est jetée sur le téléphone pour appeler mon neveu et lui demander de lui remettre l'ensemble des manuscrits de Yan, pour, disait-elle, les mettre en ordre en vue d'une publication.
Mon neveu en fut indigné et se garda bien, heureusement, de céder à ses injonctions.
Il me semble que cela peint assez bien la dame.
Rédigé par : Frank THOMAS | 03 mars 2013 à 20:12
Bonsoir,
Je suppose qu'après les tristissimes et grisâtres cinquante nuances de Grey et les mémoires de Ah que Johnny (je rassure tout le monde, je n'ai encore lu ni l'un ni l'autre et je ne compte pas m'y aventurer jamais pour la sauvegarde de mon esprit), je suppose donc que les sulfureuses confidences et mésaventures de Marcela Iacub rejoindront le hit-parade des ventes comme ses pitoyables prédécesseurs dans la joie et l'allégresse.
Qu'il est beau, qu'il est grand, qu'il est majestueux alors le bon goût à la française qui transcende tout par delà les horizons, par delà les espaces.
Sauf que je ne me retrouve pas du tout dans cette "majorité".
Au risque de me répéter, il vaudrait mieux qu'il n'y ait plus de publications du tout dans ces cas-là.
Stoppons les machines comme dit le Joker dans Batman.
Bonne soirée.
Rédigé par : Carl+Larmonier | 28 février 2013 à 19:07
@ sylvain | 28 février 2013 à 15:22
"DSK c'est la vraie vie ! le fric les nanas le pouvoir la célébrité bonne ou mauvaise peu importe, il aura réussi tout ce qui fait fantasmer un mec normalement constitué !"
Croyez-vous ?
Je me demande ce qu'au bout du compte en pense son copain Francis (celui des Guignols of corse).
Rédigé par : Catherine JACOB@ sylvain | 28 février 2013 à 17:42
DSK c'est la vraie vie ! le fric les nanas le pouvoir la célébrité bonne ou mauvaise peu importe, il aura réussi tout ce qui fait fantasmer un mec normalement constitué !
Quant à Hessel, pithécanthrope has been, il ne sera qu'un parmi tant d'autres de ces propagandistes qui arrosent des idées de gauche pour endormir les esprits et la réflexion de ces masses zombies incultes naïves malléables à merci : on en trouve plein les amphis de facs, les places publiques à bêler des slogans débiles : révolte insoumission insubordination désobéissance civile etc. Les seules indignations intelligentes sont l'indignation contre la pensée unique bolchevique et toutes les manipulations visant à déformer la vérité, priver la liberté du citoyen et détruire le pays, comme actuellement avec la presse - pravda socialo aux ordres de la Rotweiler de l'Elysée, une censure sans précédent depuis le 6 mai, une chape de plomb de la bien-pensance socialiste !
Rédigé par : sylvain | 28 février 2013 à 15:22
Il est important de mentionner comment les journalistes du Nouvel observateur ont été méprisés dans cette affaire.
Un article de Télérama accessible en ligne décrit l'accord d'exclusivité pris entre Jean-Marc Roberts, directeur de Stock et Jérôme Garcin, directeur délégué en charge de la culture au Nouvel Observateur, et la manière dont le lancement du "livre-événement" a été dissimulé à l'ensemble des journalistes de la rédaction du Nouvel observateur jusqu'à la parution de l'hebdomadaire :
"(...) Tous ceux qui interviendront par la suite sur l'article (secrétaires de rédaction, correcteurs, maquettistes...) seront aussi tenus au secret. Dans les bureaux, on voit certains éteindre leur ordinateur plus rapidement que d'habitude... Il fallait alerter le moins de gens possible, explique Eric Aeschimann. Nous redoutions bien sûr les fuites et qu'un autre média nous grille le scoop."
Rédigé par : Véronique Raffeneau | 28 février 2013 à 14:23
"Un quotidien en général attentif à ne pas ajouter de la vulgarité à l'indécence".
Est-ce de Libération dont vous parlez ? Vous ne trouvez pas qu'en matière de vulgarité, ce journal est en tête des quotidiens ?
Rédigé par : phileas | 28 février 2013 à 14:03
Bonjour Monsieur Bilger
Moi je me demande dans une grande perplexité et dans un grand attristement, voire une grande interrogation sans réponse, qui peut acheter ce genre de livre ! le problème c'est qu'il y a toujours des acheteurs et pas qu'un peu... S'il y en avait autant pour acheter nos bons vieux classiques en perdition dans les moult rayonnages qui s'en ternissent d'attente de nos belles librairies, la France redeviendrait un fleuron de la littérature de par le vaste monde... Ce livre/ces livres sont pour moi des extensions voire des succursales des mauvais magazines people.
Un livre qui n'en est pas un, c'est le moins qu'on puisse dire et je trouverais plus d'intérêt à acheter un livre empli de pages blanches, à la rigueur je pourrais plus sérieusement méditer dessus.
Rédigé par : Carl+Larmonier | 28 février 2013 à 13:52
Hors sujet
Jusqu'ou iront nos gouvernants dans le laxisme ambiant ? Après la volonté affichée de réduire au maximum l'incarcération des voyous, il est décidé d'admistier les manifestants casseurs de sièges sociaux d'entreprises et de préfectures !
Toujours plus de démagogie et de gages donnés aux syndicats qui jubilent.
Pauvre France, réveille-toi, ils sont devenus fous.
Rédigé par : Jabiru | 28 février 2013 à 13:20
Aucun avis re Stéphane Hessel, comme l'avait écrit Georges Brassens "les morts sont toujours de braves gens"..., mais Richard Prasquier aurait pu avoir la décence, le bon goût peut-être, d'attendre quelques jours avant de balancer son fiel.
Simple éducation, respect élémentaire, à chacun de voir : Monsieur Hessel est décédé, aucune urgence donc, Monsieur Prasquier a tout le temps de s'exprimer !
Rédigé par : Pietri S | 28 février 2013 à 11:00
@ Savonarole
Rédigé par : Savonarole | 27 février 2013 à 19:01
"Le travail de déconstruction de Stéphane Hessel sera effectué" (Richard Prasquier, Président du CRIF)"
Il faut toujours se méfier des louanges interminables, excessives ou redondantes quand une "grande conscience" vient à quitter ce monde, surtout une grande conscience de Gauche.
Reste à savoir si les "couacs" sont - ou non - justifiés. C'est à chacun de se faire une opinion sur la question.
http://www.crif.org/fr/leditorialdupresident/d%C3%A9c%C3%A8s-de-st%C3%A9phane-hessel/35470
Rédigé par : Belle Saintonge | 28 février 2013 à 09:32
Valérie 18.09
Bécherel commune d'Ille-et-Vilaine en Bretagne, selon Wikipédia LOL LOL
Rédigé par : Pietri S | 28 février 2013 à 05:46
DSK, l'écrivaine, l'éditeur, les thuriféraires, les journalistes qui "vendent du papier" et même les censeurs "indignés", tout cela semble l'écume d'un tout-petit-monde-parisien exténué, qui ne sait plus comment se singulariser tout en prétendant imposer ses "idées" et ses moeurs au reste de la société...
Rédigé par : Guzet | 27 février 2013 à 23:39
Monsieur Joffrin attaqua Robert Badinter : "mais vous n'avez même pas pensé à LA victime !"
(Je n'ai pas l'impression que l'issue du procès ait pu clairement déterminer qui était victime de l'autre, mais cela n'est pas l'essentiel : Monsieur Joffrin était simplement prêt à tout pour se payer Robert Badinter, même à la malhonnêteté)
Et puis Monsieur Joffrin publia les meilleurs passages - j'ai envie de rire en pensant au niveau du reste - du livre de Marcela Iacub.
Sa Majesté Monsieur Joffrin n'a pas eu de pensée pour SA victime. Cette fois-ci, le terme de "victime" est bien adapté, mais c'est le drame : Sa Majesté elle comprend pas. Puisque c'est ça, attention : Sa Majesté se plaint d'une sanction trop sévère.
Ah ! Ce Monsieur Joffrin !
Rédigé par : Chatte Anna | 27 février 2013 à 22:55
"Le travail de déconstruction de Stéphane Hessel sera effectué" (Richard Prasquier, Président du CRIF)
Ouh la la, le mot d'ordre à toute la presse française est lancée...
Rédigé par : Savonarole | 27 février 2013 à 19:0
Ouh la la ! Achtung ! Le CRIF ouvre la boîte de Pandore !
Certains pourraient s'attaquer à la déconstruction d'une figure de la déportation ayant reçu le prix Nobel de la paix...
Rédigé par : hameau dans les nuages | 27 février 2013 à 22:45
@ Tipaza
"Curieux que personne ne se pose de questions sur la déontologie des chercheurs ou chercheuses du CNRS".
Allons, vous touchez aux piliers du temple ! Sachez qu'en France, il est possible de s'en prendre à la Gauche, à la Droite, aux flics, aux députés, aux présidents, aux instits, aux profs du secondaire, aux militaires, aux sportifs, aux juges, aux procureurs, aux préfets, aux industriels, aux ouvriers, aux deux cents familles, aux journalistes, aux artistes, aux curés, aux pompiers, même à Dieu ou à Allah.
Mais il n'est pas permis de dire du mal des Professeurs d'Université, émérites ou non, des Normaliens, des Chercheurs du CNRS, des Conservateurs du Patrimoine et des bibliothèques, des conseillers d'Etat, des inspecteurs des finances et de quelques autres corps. Enfin, c'est aussi difficile que de s'en prendre au Parlement de Paris sous l'Ancien Régime. Streng verboten !
Rédigé par : Boris | 27 février 2013 à 22:10
La ligne jaune a été franchie par une ambitieuse aux dents trop longues, elle a récolté un PV (l'encart + l'amende du tribunal) et elle a fracassé sa bonne réputation dans le mur d'une indignation générale légitime.
Bien fait. Cela lui apprendra à surfer sur le mode lynchage pour tenter d'en tirer gloire, euros et publicité.
La famille de DSK ne pouvait rêver mieux, le voilà non pas réhabilité, car les affaires sont toujours en cours d'instruction, mais soudain, par son ressenti face à cette trahison, de monstre froid, il redevient humain aux yeux des gens.
Bel exploit involontaire, madame Iacub.
Rédigé par : Camille | 27 février 2013 à 21:59
Après tout, ce n'est que du journalisme d'investigation, si l'on abandonne définitivement l'idée que Marcela Iacub ait été amoureuse du grand homme.
Là, il y a tromperie, c'est sûr ! Je comprends les larmes de ce pauvre garçon.
Mais quoi ! N'a-t-elle pas été une des seules féministes à le défendre quand toutes les autres criaient avec les loups (ou les louves...) au cours de l'année 2011 ?
Brave petit cochon, va ! Je comprends ta peine: elle t'a bien eu cette Marcela !
Rédigé par : Belle Saintonge | 27 février 2013 à 21:34
Robert 16.12
Votre dernier point fait parfaitement écho à l'avant-dernier paragraphe de mon com de 11.04 : en le rédigeant je pensais justement aux propos "coriaces" tenus par Michel Onfray fin janvier 2013 dans la nouvelle émission mensuelle de FO Giesbert.
Rédigé par : Pietri S | 27 février 2013 à 20:15
Affaire DSK/Iacub à mettre en parallèle avec la décision du conseil d'Etat de suspendre l'abattage des éléphantes de Lyon.
La justice et la presse n'ont pas de dossiers plus importants à traiter ?
Rédigé par : Polochon | 27 février 2013 à 19:21
"Marcela Iacub est chercheuse au CNRS et membre du Laboratoire de démographie..."
Je dirais plutôt que c'est une p..., même si ce n'est pas DSK qui la paie directement mais sa scandaleuse notoriété.
Et pourtant, dans le cochon, tout est bon.
Rédigé par : Polochon | 27 février 2013 à 19:13
"Le travail de déconstruction de Stéphane Hessel sera effectué" (Richard Prasquier, Président du CRIF)
Ouh la la, le mot d'ordre à toute la presse française est lancée...
Rédigé par : Savonarole | 27 février 2013 à 19:01
@ Christian C
Anne Sinclair n’a même pas démenti les propos qui lui sont prêtés dans le livre. Elle a simplement prétendu que Marcela Iacub avait fait un «récit trompeur et fielleux » de leur entrevue. Elle n 'a pas dit "je n'ai jamais tenu de tels propos".
Je me répète, si les propos rapportés sont mensongers, pourquoi ne porte-t-elle pas plainte ? Ces propos sont terriblement choquants de la part d’une femme qui se prétend féministe et socialiste.
Rédigé par : zefir | 27 février 2013 à 18:20