Enfin, la brèche est ouverte.
D'autant plus largement que depuis des mois des pudeurs incompréhensibles entravaient l'expression de la vérité sur le quinquennat de Nicolas Sarkozy.
Il fallait célébrer le vaincu, s'abstenir de tout inventaire et continuer à occulter les causes de la nouvelle défaite de la droite dont le responsable prétendait demeurer dans une impunité, une immunité totales.
Il avait tout de même, en cinq ans, réussi le tour de force d'éloigner de lui, de son type de présidence et de sa personnalité ses partisans de l'origine, et de confirmer l'antagonisme de ses adversaires. La droite avait perdu de telle manière que la gauche allait nécessairement gagner. Et c'est François Hollande qui a pris la relève.
Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre et sénateur UMP de la Vienne, est venu rompre le cercle enchanté des adorateurs rétrospectifs.
Sans fioriture pour une fois, ni complaisance. Il n'a pas tourné autour du problème pour l'éluder mais a rappelé brutalement à ceux qui avaient feint de l'oublier que le roi était nu, que Nicolas Sarkozy avait été mauvais et, implicitement, que François Hollande n'était pas nul, comme, paraît-il, se plaît à le répéter le matamore présidentiel d'hier.
Il serait inéquitable, en dépit de cette adresse vigoureuse et lucide, de passer sous silence les préludes. Ceux de l'indécente Roselyne Bachelot, du trop intelligent et donc modéré Bruno Le Maire, du feutré et subtil François Fillon, de l'ironique et distante NKM, de la démonétisée Rama Yade, du solide et parfois surprenant Bernard Accoyer et de Xavier Bertrand, le premier à s'être campé comme candidat à la primaire UMP, quels que soient ses rivaux lors de cette future joute.
Je mets à part Patrick Devedjian qui n'avait pas attendu l'élection de François Hollande pour dire du mal de Nicolas Sarkozy. Un courageux quelque part, c'est rare et il convient de lui rendre hommage.
Pendant ce temps, l'Association des Amis de Sarkozy peut se congratuler, nous annoncer, avec force soutien médiatique, que la France haletante attend son retour en 2017. De grâce, qu'ils continuent à s'amuser - ils en ont le droit - mais qu'ils ne cherchent pas à nous persuader qu'Estrosi parlant avec Hortefeux et Nadine Morano constitue le début d'une reconquête et que lors de la prochaine élection présidentielle la droite ayant appris et rien oublié applaudira le possible remake de Sarko II !
Jean-Pierre Raffarin a pointé, pour expliquer la défaite de l'ancien président, cinq causes essentielles. Il les a exprimées dans la revue "L'Etat de l'opinion", que TNS Sofrès publie chaque année en collaboration avec Le Seuil. Françoise Fressoz, sur son blog, les a résumées avec sa clarté coutumière (Le monde.fr).
La première souligne que les comités de campagne ressemblaient, en 2012, à un "salon convivial où le chef exposait sa stratégie et commentait ses performances".
La deuxième tient au fait que Nicolas Sarkozy "a fait cadeau du Sénat à la gauche" à cause d'investitures sénatoriales "absurdes", d'une réforme territoriale mal présentée par le Gouvernement, d'une réforme de la taxe territoriale "improvisée" et, plus généralement, d'une désinvolture choquante à l'égard de la Haute Assemblée.
La troisième se rapporte à la désaffection du Centre à cause de la stratégie de droitisation dangereuse à partir du mois de juillet 2010 avec le discours de Grenoble, puis exacerbée et honteuse entre les deux tours.
La quatrième analyse l'attitude inadaptée de Nicolas Sarkozy lors du débat télévisé. Pas assez de sérieux, guère de posture présidentielle, trop de dédain à l'encontre du contradicteur, un comportement de challenger au lieu de la sûreté du chef de l'Etat.
La dernière énonce que l'ancien président aurait dû changer de Premier ministre en automne 2010. Même si Jean-Pierre Raffarin ne peut s'empêcher avec constance de s'en prendre à François Fillon, le comble est qu'il a raison. Pour Nicolas Sarkozy et pour son Premier ministre des cinq ans. Si celui-ci n'avait pas tout fait pour interdire à Jean-Louis Borloo de prendre sa place, il est sûr qu'il aurait d'emblée été le recours et que son destin en aurait été grandement amélioré face à Jean-François Copé au sein de l'UMP.
Selon Raffarin, si une seule de ces conditions avait été remplie, le succès aurait été possible. Je ne sais mais ce qui est certain se rapporte à la paradoxale indulgence du sénateur pour le fond même du quinquennat. Il ne met en cause que les modalités de la campagne présidentielle, guère la présidence elle-même et son contenu, ce qui représente pourtant l'essentiel de ce qu'aurait dû s'assigner une critique argumentée.
Pourquoi si tard, surtout ? Pourquoi tant de silence et de faiblesse pour une lucidité devenue inutile à force d'avoir été retenue ? J'entends déjà la réplique usuelle sur la nécessaire solidarité, l'obligatoire discrétion : il ne fallait pas désespérer l'Elysée ! Ainsi on aboutit à une situation où, durant l'exercice du pouvoir, on ne l'alerte pas sur ce qui va le mettre à bas mais on attend qu'il le soit pour lui faire la leçon sur ce qu'il aurait dû accomplir. Il est plus que probable que Nicolas Sarkozy sera plus irrité par cette démarche hypocrite, quoique fondée, que par la justesse acide du diagnostic.
Terminons cependant par reconnaître à Jean-Pierre Raffarin le mérite infini d'avoir vivement ouvert la boîte, enclenché le processus et énoncé cette évidence que Nicolas Sarkozy appartient au passé.
Ce peut être beau - ou risqué - le passé d'un ancien président en France.
Vous avez bien raison !
Surtout quant on écoute les contorsions de la droite, suivant BFM par exemple, pour tenter avec celle-là même de faire passer de la dangerosité du discours sur la rigueur pour confirmer que la rigueur est dangereuse...
Ah !
Souveraine ambiguïté.
Rédigé par : zenblabla | 23 février 2013 à 16:07
"Un commissaire du peuple, un représentant de la rue de Solférino, c'est toujours utile sur un blog."
Vous me coupez l'herbe sous les pieds !
C'est triste la retraite quand on plus rien à faire d'autre que distribuer les bons points sur la blogosphère.
24h sur 24 petit chef tout seul devant son ordi. Voilà une jolie perspective.
Rédigé par : Jean-Paul Ledun@Savonarole | 23 février 2013 à 13:29
Savonarole,
Vous voyez, quand vous voulez, vous pouvez aller jusqu'à nous faire sourire...
Vous adressez-vous à Laurent Dingli plutôt qu'à moi, parce que vous espérez une approbation ? Si c'est le cas, je vous confirme ; votre choix a été le bon. Mais vous auriez pu en choisir d'autres également.
Rédigé par : Christian C | 23 février 2013 à 11:57
Le bitchage ou l'art et la manière d'être une vipère, au masculin comme au féminin ! puisque désormais c'est la même chose LOL
Une "bitch" est une garce, ou s....., bref pas à l'avantage de la personne que l'on vient de qualifier. Il en est découlé le mot "bitcher" qui signifie dénigrer, mais qu'est-ce qui pousse une personne, malheureusement les femmes sont les expertes du domaine, à en "descendre une autre' " ?
Les gens heureux ne parlent pas des autres, ils parlent de leur avenir, de leurs bons moments, de leurs proches en termes de compliments et ne perdent pas leur temps à "bitcher". Il faut être malheureux pour s'attaquer aux autres, poussé par la jalousie, l'envie, le mal de vivre, le manque de confiance en soi, la souffrance en somme. Lorsque vous crachez votre venin, vous crachez votre souffrance : mais êtes-vous obligé de le cracher sur les autres ? Vous crachez sur ceux que vous considérez plus haut que vous et que vous voulez rabaisser : savez-vous ce qui arrive, quand vous crachez en l'air ? ça vous retombe sur le nez !
Dans l'entreprise la pause-café autour de la machine à café est le moment propice, désormais certains blogs sont devenus le lieu favorable sur lequel tous et toutes sont surveillés par des paires d'yeux qui ne laissent rien passer, vous guettent, vous espionnent, anticipent, extrapolent, mais ne parlent jamais de vos qualités !
Rédigé par : Pietri S | 22 février 2013 à 13:01
"Philippe Bilger, votre amour-haine pour Nicolas Sarkozy a quelque chose de la passion adolescente, pour ne pas dire infantile."
Rédigé par : Laurent Dingli | 22 février 2013 à 11:27
Méfiez-vous cher Laurent, le commissaire "Christian C" rôde dans les parages et va sans doute vous conseiller de "prendre des vacances"...
Il attend, tapi dans l'ombre, que tout le monde ait donné son avis, pour surgir et distribuer les anathèmes.
Un commissaire du peuple, un représentant de la rue de Solférino, c'est toujours utile sur un blog.
Bon courage à vous.
Rédigé par : Savonarole@Laurent Dingli | 22 février 2013 à 11:52
J'ajoute sur le sujet que, contrairement à vous, je considère que François Hollande est nul, et même archi-nul. Hésitant quand il faudrait décider promptement, mais borné lorsque les conflits requièrent un peu de souplesse, avec cela, sans surface ni profondeur, et pour finir menteur comme un arracheur de dents.
Ce qui me marque le plus dans ce personnage c'est qu'il semble dénué d'affects - "il est dur" disait l'un de ses ministres par forme d'euphémisme.
Dans le lot du désastre, il y a quelques bonnes mesurettes (dont on ne sait d'ailleurs jamais si elles seront menées à leur terme tant le personnage est à la fois têtu et pusillanime). J'ai toujours pensé que les familles aisées n'avaient pas besoin de toucher les allocations familiales. Le coup de pouce annoncé pour le solaire est une bonne chose. L'opération au Mali a été bien dirigée, même si le sursaut de popularité qu'en a retiré François Hollande risque d'être très éphémère (et pas seulement en raison du pourrissement de la situation sur place). La volonté de trouver des alternatives à la prison pour des peines mineures est bienvenue. Mais, pour le reste... Dernière stupidité en date - ou devrais-je dire plutôt énième décision clientéliste - celle de supprimer le jour de carence pour les fonctionnaires...
Le droit d'inventaire concernant Nicolas Sarkozy ? Il me semble l'avoir fait pour ma part en grande partie, bien avant son départ, dénonçant dès 2007 la politique concernant les étrangers, puis la faillite de la République irréprochable avec les nominations du prince (affaire de l'EPAD, etc), ou encore le désinvestissement brutal en matière d'aide à l'équipement solaire, la comédie des rencontres "Animal et société"... Mais j'ai toujours trouvé très suspects les attachements violents qui se muent si vite en détestation et en dénigrement permanents, car ils dévoilent trop de subjectivité et de frustrations personnelles pour être vraiment crédibles. Philippe Bilger, votre amour-haine pour Nicolas Sarkozy a quelque chose de la passion adolescente, pour ne pas dire infantile.
Rédigé par : Laurent Dingli | 22 février 2013 à 11:27
Christian C
Vous avez raison ; il existe une poignée qui ne sont capables de rien d'autre que réagir et rebondir - pour verser leur fiel et leur venin - sur les billets de Monsieur Bilger au besoin sur ceux d'autres participants : ils n'ont rien à dire, rien à exprimer, il leur faut donc des têtes de turc pour exprimer et signifier la vacuité de leur esprit !
Un peu comme cet infect ministre délégué aux Anciens combattants, ministre inutile et inconnu, qui interrompt un débat à l'Assemblée nationale pour donner à la représentation nationale (formule peu appropriée) une information de la plus haute importance (elle aurait pu l'être) mais fausse, non contrôlée, qu'il a dû démentir dans la foulée... A chacun son quart d'heure à la Warhol. Espérons que ce ministre sera un homme d'honneur et démissionnera, sinon ce sera un nouvel accroc dans le gouvernement de JM Ayrault ; Hollande qui n'a même pas été capable de s'entourer de ministres de qualité, il aura préféré la quantité, tant d'amis étaient à remercier !
Il y a danger LOL aussi à dire que l'on apprécie les billets de Monsieur Bilger, on se trouve qualifié de cire-pompes, de bassesse et autres gracieusetés, par toujours la même poignée, toujours dans la même veine, toujours discréditer l'autre.
Le mieux, tous les ignorer, mais vous le saviez déjà ; j'ai eu envie de le dire, de le redire ! LOL LOL
Rédigé par : Pietri S | 22 février 2013 à 07:36
Cher Philippe,
"Et c'est ainsi que les hommes vivent et leurs baisers au loin les suivent..."
Et c'est ainsi que trois policiers rencontrent des bêtes hommes au petit matin.
Nous ne connaissons rien en pharmacologie, ce qui nous a amenées à regarder les effets d'un étrange mélange qui commence à circuler dans certains espaces festifs et qui pourrait déconcerter.
L'usage de la Kétamine utilisé comme anesthésiant est sorti de son usage vétérinaire et médical pour offrir, mélangé à de la cocaïne et à des amphétamines, un parcours spirituel associé à un état dépressif avec haut degré de souhait de rejoindre l'au-delà dans une extase totale.
Les adeptes de ces sorties de corps, puisque la prise de ces substances dissocie le corps et l'esprit, peut priver de toute émotion, de toute douleur et de toute raison. C'est un état homme animal machine avec lequel aucun mot, aucune force de l'ordre ne peut plus communiquer car l'individu est comme décérébré, a un vécu animal et cherche à trouver une mort, un morcellement de son corps réel, sans éprouver la moindre douleur. La destruction de son corps et celui des autres est sa finalité.
Aucune mise en garde n'est effectuée à l'attention des jeunes, des enseignants, des parents, des services d'ordre et nous signalons une défaillance de l'Etat à ce sujet. Il semblerait que les militaires au Mali découvrent ces dangers presqu'inimaginables sur le terrain et que le phénomène se développe déjà en France.
L'Etat a un devoir d'information pour pouvoir anticiper des réponses et éviter des comportements imprévisibles et qui dépassent l'entendement.
françoise et karell semtob
Rédigé par : semtob | 22 février 2013 à 01:44
@ Catoneo | 21 février 2013 à 19:23
Dans un pays où 85% de l'économie est publique ou indirectement dépendante de la répartition, pourquoi voulez-vous que les hommes politiques disent aux gens la vérité ?
Ils veulent être élus, ne l'oubliez pas !
Rédigé par : Alex paulista | 21 février 2013 à 22:40
Monsieur Dingli,
Pourquoi éprouvez-vous, systématiquement, le besoin de vous montrer agressif parce que Philippe Bilger émet une analyse qui ne vous convient pas ?
Notre contradicteur préféré (en tout cas le mien) a certes exprimé, au fil du temps, une analyse des positions prises par Nicolas Sarkozy, député, puis ministre, puis président de la République, qui n’a pas été dans la continuité laudative qu’à l’évidence vous eussiez appelée de vos vœux.
Mais dans cette évolution, lequel d’entre eux a-t-il fait preuve de la plus grande constance intellectuelle et politique?
Vos appels à la modestie de notre hôte sont outrecuidants, Monsieur Dingli.
Il ne vous a pas attendu.
Rédigé par : Christian C | 21 février 2013 à 21:28
@ FC | 21 février 2013 à 18:00
Eh oui c'est la France d'en haut des "QU'EST-CE QUE ON EST BIEN ENTRE NOUS"...
Socialiste un jour, socialiste toujours pour la plèbe, tant qu'on ne touche pas à nos privilèges qu'on protège avec amour... et mensonges.
Sarko aurait dû réformer ces scandales étatiques, mais avec un Parlement occupé par 75% de fonctionnaires en vacances pour politic-circus ?
La prochaine fois il faudra donner de la baïonnette dans la renardière et dans les cent premiers jours avant les sacro-saintes vacances !!!
Rédigé par : Poil à gratter | 21 février 2013 à 21:23
D'accord avec Véronique Raffeneau.
Cette classe politique est hors-sol. Je la vois disposée en cercle fermé autour d'un feu de camp à s'observer à travers les flammes du débat, et tournant le dos au pays sur lequel elle prospère.
Raffarin ne veut pas voir la pente déclinante du pays, suivie par les gouvernements qu'il a menés et par celui qui l'a suivi.
Des gesticulateurs sans vergogne. Les comptes de la nation parlent pour eux : un désastre en temps de paix !
Rédigé par : Catoneo | 21 février 2013 à 19:23
"La dernière énonce que l'ancien président aurait dû changer de Premier ministre en automne 2010." a écrit PB.
Nous y sommes. La voilà la vraie raison. En réalité, Raffarin qui détestait Fillon se voyait bien à sa place. Sa petite vengeance est donc du pur dépit ! Il en veut à Sarkozy (ex-ministre de son gouvernement) de ne pas lui avoir renvoyé l'ascenseur en l'installant au premier poste. Quant à ouvrir une brèche, c'est une autre affaire, tout juste une enfarinade bête et mesquine qui ne va pas faire bouger les lignes. D'autant que Sarkozy est blindé depuis le temps qu'il prend des coups. Et ça continue. Il faut croire qu'il en gêne plus d'un et n'a peut-être pas fini de nous étonner.
Rédigé par : Mary Preud'homme | 21 février 2013 à 19:14
@ Poil à gratter
C'est également la voie choisie par le brillant ministre de l'Economie, devenu conseiller-maître sans avoir usé le velours de son siège, mais cumulant par ailleurs bien d'autres fonctions...
Rédigé par : FC | 21 février 2013 à 18:00
Savonarole,
Ce n’était pas mon conseil ; je ne faisais que reprendre votre adresse à Xavier NEBOUT du 20 février en l’honneur de Joachim du Bellay.
Mais si, hélas, vous oubliez votre propre prose, je vous rejoins, les vacances vous sont recommandées.
Rédigé par : Christian C | 21 février 2013 à 17:02
@ poil à gratter
Très beau costard pour Raffarin et ses saillies de défonceur de portes entrebâillées. Il nous fait croire avec son déversoir vocal flûté, sentencieux et félon qu'il nous révèle l'invisible.
Bonne réplique à un réquisitoire vengeur, rancunier, inexact et sectaire.
Quant à Moi-président, en ces temps de démission papale, la messe est dite, consternante et désespérante.
Rédigé par : lafleur | 21 février 2013 à 16:50
Redonner aux fonctionnaires leur jour de carence !
Il fallait oser. Mais que cherche-t-il au juste le nul ?
Je commence à comprendre pourquoi il a exigé que les percuteurs soient enlevés lors de ses revues militaires.
C. Fourest nous a fait découvrir les mouvements d'extrême droite. Elle a tellement étudié l'histoire qu'elle ne s'est pas rendu compte que l'un de ses chefs était une copie du Duce, et d'ailleurs avec un certain talent.
Si on voit des Raffarin revenir pour prendre la suite de Hollande, ils ont bel avenir devant eux.
Ce qu'il y a surtout à reprocher à Sarkozy, c'est d'avoir lancé des réformes restées à l'état de réformettes ou seulement même d'idées.
La TVA sociale, s'il l'avait mise à 5% au début de son quinquennat en exonérant les entreprises de l'intégralité du social chômage compris, nous n'en serions pas là.
Rédigé par : Xavier NEBOUT | 21 février 2013 à 16:34
Spécialité française... sortir des tiroirs dépotoirs un polichinelle balourdingue usé et rapiécé jusqu'à la corde.
Sa formule creuse, France d'en haut France d'en bas, oubliait la France d'à côté, des Français qui triment... sans privilèges.
Celui qui a été le valet servile et insignifiant du grand queutard fainéant mais prévaricateur enfin tricard, condamné et démasqué, joue les analystes de faits qu'il ne comprend pas et arrange à sa sauce d'âne du Poitou... lui, l'apparatchik besogneux du système soviet et cumulard.
Le Moi président va-t-il réformer les rentes royales (actualité multiple) de l'oligarchie soviet française cumularde, intouchable et rentière à vie ?
Le Moi président est habité d'une qualité essentielle pour la gouvernance... le cynisme et la jouissance sans vergogne des privilèges.
J'invite les visiteurs à suivre le lien ci-dessous pour comprendre pourquoi la gauche bobo caviar des "qu'est-ce qu'on est bien entre nous" exulte, parade et arrose les fidèles.
http://www.dailymotion.com/video/xoe5ij_1989-francois-hollande-expliquait-comment-il-gagnait-sa-vie-a-ne-rien-foutre_news?search_algo=2#.USGCAfJ2nCY
Bonne écoute et bons commentaires.
Rédigé par : Poil à gratter | 21 février 2013 à 13:45
Enfin des critiques, un bon début mais, comme vous le soulignez, Raffarin se contente d'analyser l'échec de la campagne électorale.
L'inventaire du quinquennat de Sarkozy serait pourtant primordial pour une reconquête de l'opinion. Faute avouée est à moitié pardonnée. La rigidité de Jospin et son refus de voir ses erreurs ont été un boulet pour la gauche.
Pour ajouter des atouts supplémentaires à la réélection de Sarkozy, il serait bon aussi de clarifier sans délai la situation à la tête de l'UMP. Il n'est pas bon pour l'image d'un parti de laisser planer l'idée d'illégitimité, ou de déni de démocratie, image donnée par cette élection foireuse.
En conséquence, si l'inventaire ne se fait pas, si Copé ne bouge pas de son poste, il y a fort à parier que le retour de Sarkozy n'est pas autant souhaité à droite que ses quelques soutiens veulent bien le faire croire.
D'ailleurs, ses partisans s'y prennent beaucoup trop tôt : comment vont-ils tenir la distance pendant quatre ans, sans lasser d'avance comme toute surmédiatisation ?
A moins que Sarkozy ne se voie comme un recours, en cas de vacance prématurée du poste de président.
Rédigé par : Camille | 21 février 2013 à 13:05
Raffarin n'est pas une référence. Nul comme Premier ministre dont la responsabilité essentielle était de ne pas troubler la sieste de Jacques Chirac, responsable d'une régionalisation pousse-au-crime de la dépense publique, n'en jetez plus.
Sarkozy a perdu sa réélection en début de mandat. Quand on a réussi à faire revenir les électeurs du FN, on leur marque un peu de considération et on ne s'empresse pas d'aller chercher Kouchner et Mitterrand comme ministres, on ne défend pas Polanski au prétexte que c'est un "aaaartiste", on ne pousse pas son fils à l'EPAD.
Vouloir faire baisser les impôts était une bonne idée, à condition de s'attaquer en même temps à la dépense publique, au lieu de désavouer Fillon qui avait assumé le diagnostic évident de la faillite de l'État. Et le bouclier fiscal n'était pas la bonne façon de s'y prendre.
Puis la crise est arrivée, trop tard pour corriger le tir...
Rédigé par : Aristote | 21 février 2013 à 12:29
Aux raffarinades qui se bornent à analyser les tactiques qui expliqueraient la défaite de Nicolas Sarkozy, je préfère le livre de Le Maire qui sous son aspect détaché est la plus violente des critiques sur le mode de gouvernement du précédent quinquennat.
Rédigé par : olivier seutet | 21 février 2013 à 12:08
Rechute d'antisarkozysme primaire en oubliant bien sûr le rectificatif de M. Raffarin. Heureusement il n'est pas possible de tromper tout le monde tout le temps et les Français ont pris conscience dans leur énorme majorité de la nullité de Moi président et de sa clique d'incapables prébendiers.
Rédigé par : cellier | 21 février 2013 à 11:34
J'ai oublié de parler de Patrick Devedjian qui n'aimait pas Sarkozy, tout le monde sait pourquoi, en réalité. Puisque politique et journalisme papillonnent ensemble et que les couples se font et se défont au gré des opportunités.
A donner la nausée et le vertige à tous ces Français qui espérent encore un homme (ou une femme) de conviction !
Tous ces politiques qui profitent des avantages et qui viennent baver ensuite, c'est écoeurant, affligeant. Ils sont contre le cumul des mandats, contre les "riches", mais ils ne sont pas contre le cumul mandat/emploi/retraite(s) pour accaparer les meilleurs postes et arrondir leurs fins de mois difficiles.
De véritables pieds de nez aux Français inquiets pour leur avenir et celui de leurs enfants.
Mais de la France d'en bas, M. Raffarin et autres socialistes pur jus s'en moquent bien. Nous sommes revenus au temps des privilèges.
Rédigé par : Michelle D-Leroy | 21 février 2013 à 11:25
La charge du Raffarin contre le Sarkozy rappelle l'éclat de Danton face à Fouquier-Tinville… C’est un peu tard ! Ceci dit, les circonstances atténuantes ne manquent pas à l'ex-représentant présidentiel pour la francophonie. La route est droite, mais la pente est forte ; Pictoni festinant lente ; need brooks no delay, yet late is better than never…
NS m’indiffère absolument : je n’ai jamais rien attendu de lui, que ce qu’il a fait et défait. Il faut admettre que son successeur représente mieux la nation, qu’on se moque un peu moins de lui à l’étranger, qu’aussitôt élu il n’a pas filé sur le yacht d'autrui ; c’est un peu court pour un successeur de Jaurès. En tout cas, ma modeste connaissance de la rue de Solférino m’ayant naguère guéri de mes illusions, je n’ai pas été surpris par le début du quinquennat. L’utilité marginale du nouveau président s’avère tristement insuffisante pour ses concitoyens…
Et, pour le coup, c’est normal ! D’un éléphant, d’un énarque, d’un héritier, on ne pouvait guère espérer recevoir que des postures et de la rhétorique formatées, assaisonnées d’un peu de décence républicaine. J’entends bien qu’il commande de belles lettres à ses ministres, qu’il refuse de laisser l’ouvrier français sous le feu des patrons voyous, qu’il achète sa poule au pot chez le boucher. Cela prouve simplement qu’il tient plus d'Albert Sarraut que du bon roi Henri - encore qu’il trouve lui aussi, à l'occasion, de belles maîtresses dans le val de Loire.
Bref, Hollande n’est pas plus mal qu’un autre. Il vaut bien le Chalamont de Simenon et de Verneuil : plus honnête, moins intelligent, presque aussi habile. N’étant pas le président Beaufort, il faut bien que je m’en contente… Simplement, comme lui, je souhaite mieux à mon pays !
Rédigé par : Boris | 21 février 2013 à 10:38
JP. Raffarin a ouvert la voie du courage politique après neuf mois de réflexion. C'est mieux qu'au PS.
Attendons de voir si les "jeunes" de l'UMP cités ci-dessus poursuivront l'exemple de JPR, ou s'ils préfèreront la brosse à reluire et le confort dans la soumission.
Rédigé par : Rousselot Jean-Paul | 21 février 2013 à 09:24