Il faut bien admettre qu'on espérait, avec le nouveau quinquennat, échapper à la tentation de l'analyse psychologique sur des sujets sans importance, des attitudes superficielles ou des propos dérisoires.
Force est de constater, au contraire, que François Hollande ne nous l'aura pas permis. En effet, lors de sa visite d'une durée de dix heures au Salon de l'agriculture, à un enfant qui le questionnait : "il est où, Nicolas Sarkozy ?", il a répondu en souriant : "tu ne le verras plus!"
Pas de quoi fouetter un chat ni engager une polémique, pourra-t-on penser. Même si cette blague en suivait de peu une autre beaucoup plus discutable sur le fait que la France ne présenterait pas de candidat après la renonciation du pape.
Certes on est à mille lieues de justifier l'UMP qui, se saisissant du prétexte du Salon, accuse le président de manquer de respect à son prédécesseur et d'offenser la courtoisie républicaine. On sent l'indignation surjouée, tant il est devenu habituel pour l'opposition de ne plus appréhender les actes, les paroles ou les abstentions de François Hollande qu'avec la seule finalité d'exonérer Nicolas Sarkozy de ses propres fautes ou grossièretés. On a beau enfler l'incident, on ne parviendra pas à le mettre au niveau d'une affaire d'Etat.
Nicolas Sarkozy s'y est mis à son tour, profitant de cette broutille qui maladroitement l'a fait rentrer dans le jeu. Alors que l'indifférence du pouvoir aurait dû continuer à étouffer les mouvements et la fausse sérénité de l'ex-président (lefigaro.fr).
Il n'empêche que ce trait a amplifié l'hostilité d'un certain nombre de citoyens à l'encontre de ce président, manquant pour eux si visiblement de sérieux et incapable d'abandonner son art consommé ou non des boutades. Comme s'il était encore François Hollande et pas tout à fait le Président.
Pourtant, je suis persuadé que celui-ci s'abandonne à cette périphérie désinvolte et drôle avec la pleine conscience de ce qu'il offre aux Français. Il est trop lucide pour ne pas percevoir ce que cette dernière risque de laisser entendre sur son état d'esprit dans une période difficile. Un inguérissable plaisantin plus qu'un grave chef de l'Etat ?
Cependant, comment ne pas relever que cette manière ironique est la marque de son caractère et que nous sommes tous absolument persuadés, même ses adversaires politiques, que confronté à la même situation agressive que Nicolas Sarkozy face à cet homme refusant de lui serrer la main, il n'aurait évidemment pas réagi par le navrant "casse-toi pauvre con !". Sans doute est-ce cette impression de ne se laisser aller qu'à de l'humour indolore - il aurait méprisé tous les électeurs de Nicolas Sarkozy selon les éléments de langage de l'UMP, ce qui est un reproche grotesque !- et à une simplicité cordiale qui conduit François Hollande non seulement à ne pas se corseter mais même à ne plus avoir peur de lui-même et de ses "petites phrases".
Celles -ci n'étant jamais le reflet ou la conséquence d'un tempérament naturellement agressif, il les profère sans regret ni mauvaise conscience. Sachant ce qu'il est, il se donne le droit de s'accorder aux circonstances les plus imprévisibles comme aux plus banales de l'existence : il n'insulte pas, ne méprise pas, ne détruit pas. Au pire il se moque. Au mieux il se rapproche.
Au fond, là est l'essentiel. Dans ce rapport fugace avec l'enfant, continue à s'incarner une normalité clairement devenue impossible ou au moins superficielle dans les séquences fondamentales de l'exercice du pouvoir - il ne reste plus que ces épisodes futiles ou familiers pour manifester qu'il est demeuré François Hollande, pour alléger la gravité et se camper ainsi comme un Français qui, par son comportement et son langage, sait aussi apprivoiser une quotidienneté élémentaire.
Lui répliquant en quelque sorte, j'ose avancer que la blague, quelles que soient ses motivations, dans l'espace public ou dans des allocutions diffusées, ne constitue pas une intercession valable entre le pouvoir et la société, entre un Président et les citoyens. C'est moins l'expression de l'esprit que la dégradation de l'image - du grain à moudre pour l'adversaire et une crainte pour le partisan.
Qu'à la longue on ne se souvienne plus que des blagues, de la périphérie contre tout le poids d'une présidence vraiment pas drôle dans une France pas vraiment gaie.
Qui eût dit que ce billet durât jusqu’à cette heure ? Dans ce débat homme-femme et ses dégâts collatéraux, je note que le point de vue de Camille, tel qu’elle l’énonçait au début, moderne, tenait la route… mais que d’autres l’avaient mal lue et comprise. Il est temps que certains abandonnent leur machisme primaire et dépassé. La société évolue, les « minorités » se réveillent, etc. Mais attention qu’un fâcheux retour de bâton rétrograde ne vienne remettre en question ce réveil féminin et féministe.
Rédigé par : Nath | 03 mars 2013 à 18:15
@ Mary Preud'homme 10.15
"Il est faux de dire que Saint Paul était misogyne dès lors que ses propos ne faisaient que refléter les idées de son époque."
Dont acte, après réflexion je ne peux que souscrire à la teneur de votre commentaire. La notion de l'amour conjugal d'après Saint-Paul était une avancée pour son époque.
Ma redéfinition du misogyne : un homme vivant au XXIème siècle qui étale sottement toute sa condescendance à l'égard de la gent féminine, qui se refuse à admettre l'égalité entre les hommes et les femmes.
Rédigé par : Camille @ Mary Preud'homme | 03 mars 2013 à 11:44
Il est faux de dire que Saint Paul était misogyne dès lors que ses propos ne faisaient que refléter les idées de son époque. On peut noter au contraire que la recommandation faite au mari d'aimer sa femme comme lui-même (*) était quant à elle vraiment "révolutionnaire", eu égard aux conceptions du couple au début de l'ère chrétienne, tant en Orient qu'en Occident.
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* "Maris, aimez vos femmes, comme le Christ a aimé l’Église et s’est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier, après l’avoir purifiée dans l’eau baptismale, avec la parole, pour la faire paraître, devant lui, cette Église, glorieuse, sans tache, sans ride, ni rien de semblable, mais sainte et immaculée.
"C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes, comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même."
(Saint Paul ; Eph. ch. 5, v. 24-28)
Rédigé par : Mary Preud'homme | 03 mars 2013 à 10:15
@ Camille
Nous sommes d'accord finalement, sauf peut-être sur les tâches ménagères...
Rédigé par : Alex paulista | 03 mars 2013 à 06:21
@ Alex paulista 20.23
Mais si, n'ayez crainte, je suis absolument de votre avis s'agissant des hommes qui aiment vraiment les femmes, et qui réussissent à créer des liens où toute notion de supériorité disparaît au profit de l'entité qu'est le couple.
Rien de plus beau qu'une relation de ce genre.
Rédigé par : Camille @ Alex paulista | 02 mars 2013 à 23:54
@ Alex paulista @ scoubab00
De la difficulté de résumer sa pensée en quelques phrases... Alex, de bonne foi, vous avez cru voir bien à tort de la condescendance envers les personnes non diplômées. L'une de mes grands-mères ne savait pas lire, mais elle avait une forte personnalité, et je l'adorais.
J'ai réagi aux propos de Xavier Nebout, qui passe du coq à l'âne en sautant allègrement des relations entre les hémisphères du cerveau, différentes chez l'homme et la femme, à, je le cite : "l'homme est un chef spirituel, la femme faite pour être maîtresse de maison" d'après les épîtres de Saint-Paul.
Il m'a semblé que depuis Saint-Paul de l'eau a coulé sous les ponts, depuis l'époque où cet horrible misogyne écrivait :
(1 Cor 14, 34-35) : "Que les femmes se taisent pendant les assemblées ; il ne leur est pas permis d'y parler, elles doivent obtempérer comme le veut la loi."
ou encore
(1 Tim 2, 12-14) : "Je ne permets pas à la femme d'enseigner, ni de faire la loi à l'homme, qu'elle se tienne tranquille."
Les hommes et les femmes ont évolué depuis Saint-Paul, c'est pourquoi j'ai cité les métiers de chirurgien ou de pilote d'avion pour montrer le modernisme et un niveau élevé que des femmes sont capables d'atteindre, mais mon admiration va aussi à toutes les autres, dans leurs difficultés de leur vie de femme d'aujourd'hui.
Certains hommes adorent se mesurer, se comparer les uns aux autres, et ils englobent le femmes dans leur système de comparaison, à leur avantage personnel, bien sûr. Il leur faut un cadre de vie avec supérieurs et inférieures pour se sentir rassurés.
Permettez que chez nous les femmes, ce soit un peu plus subtil. Et, comme le dit scoubab00, cela donne tout le sel des relations entre les hommes et les femmes.
Rédigé par : Camille @ Alex paulista @ scoubab00 | 01 mars 2013 à 22:43
@Savonarole
Merci d'aborder.
Il ne s'agit alors plus de faillite de l'État qui s'interroge, mais même de faillite de l'humour..., pour ne pas dire l'Humour...
Dans les affaires étatiques, peu importe à qui appartient l'attribut.
Faire de l'humour attribut, c'est pas de jeu...
Rédigé par : zenblabla | 01 mars 2013 à 21:52
@ Xavier
L'homme a certes la tête dans les nuages, mais aussi capable d'un détachement et d'un recul contre-nature pour les femmes.
Il n'y a qu'à voir le féminisme s'exprimer ici, pour voir que la femme disjoncte dès qu'on évoque le problème.
Je n'ai rien remarqué de tel. Sauf peut-être un soudain manque de recul de la femme lorsqu'elle est amoureuse. On la dit moins douée que l'homme en ce qui concerne la perception en 3D : "mais non chérie, la carte, tu la tiens à l'envers ! C'est à droite qu'on va."
Je voudrais pas vous effrayer mais même vous vous avez une part de féminin. Si, si, et cela n'a rien à voir avec votre pratique éventuellement distanciée du ménage.
Rédigé par : scoubab00 | 01 mars 2013 à 21:40
@ Camille
Aussi, je voulais dire qu'un homme qui voit passer une femme qui lui plaît se moque de savoir si elle conduit des hélicoptères ou manie bien le bistouri. Il l'aime pour ce qu'elle est intrinsèquement, y compris physiquement, et le succès professionnel n'est qu'une conséquence qui vient avec les qualités. Il n'est souhaité (voire toléré) que dans la mesure où il épanouit celle qu'on aime, mais c'est indirect.
A tort ou à raison, ceux qui aiment les femmes ne fonctionnent pas comme vous pensez.
Rédigé par : Alex paulista | 01 mars 2013 à 20:23
La "communication" de François Hollande sombre dans les bons mots et cet humour qu'on lui a attribué par décret. "Lorsque, par un décret des puissances suprêmes"... disait Baudelaire, aujourd'hui il paraît que c'est Claude Sérillon qui s'en occupe.
Des "puissances suprêmes" (Libé, Nouvel Obs, et tutti quanti), ont décrété que François Hollande avait un humour fou... Hier sur le plancher des vaches, à la Porte de Versailles et aujourd'hui devant le blême Poutine, il n'a pas résisté à blagounner sur Depardieu.
Comme l'a dit PB dans un sursaut inoubliable, "François Hollande risque de nous lasser à la longue ", purée c'est fort, et Hollande nous évoque ces présidents de la IIIe et IVe République. Un bon mot, une gaudriole et le bon peuple oubliera tout. Car en France tout finit par des chansons, Ben voyons...
- Le chômage grimpe.
- Cahuzac nous promet le pal fiscal avec vaseline, car 80% du PS est concerné...
- François Lamy, membre du PS depuis 1969, et Président de l'OCDE, commence à ruer dans les brancards.
- PSA et Renault s'effondrent.
Et pendant ce temps-là, "fraise des bois" nous amuse avec ses blagounettes ?
Rédigé par : Savonarole | 01 mars 2013 à 17:31
@ Camille
Je ne partage pas l'opinion de Xavier, mais encore moins la vôtre. Pourquoi être une femme éduquée changerait la manière de voir son homme, ingénieur ou maçon ? Vous croyez que toutes les femmes soumises sont des idiotes ? Sur plein de choses on se soumet à certains choix de son époux(se) tout simplement parce que sans être d'accord on peux avoir confiance globalement en elle ou lui et en ses choix. C'est aussi parce qu'on voit l'image de Dieu ou au moins une certaine grâce dans son conjoint.
Et cela n'a rien à voir avec les diplômes, ce que vous insinuez est nauséabond pour toutes celles qui ont peu d'études et acceptent de se soumettre à certains choix de leur mari.
Pour vous, ce sont toutes des idiotes ou des femmes vivant dans la terreur ?
Ici, à São Paulo, je connais un couple dont le mari ne sait même pas lire. La femme, employée de maison, a appris avec sa patronne (une voisine). Quand arrive un papier administratif ou une facture, ils le regardent ensemble, elle lui explique... puis il tranche.
C'est comme ça qu'ils fonctionnent, et je me demande au nom de quoi vous les jugez.
Au-delà des diplômes et de la loi du plus fort, il y a parfois un petit détail qu'on appelle l'intelligence et l'amour.
Au fait, pourquoi le partage des tâches ménagères serait une absurdité ???
C'est absurde !
Rédigé par : Alex paulista | 01 mars 2013 à 15:43
@scoubab00
Mais pourquoi voulez-vous limiter ce qui est universel sauf depuis quelques décennies dans une civilisation occidentale dégénérée ?
Saint Paul n'a fait que reprendre ce qui était déjà partout, y compris les contestations féministes qui ne sont pas d'aujourd'hui.
La différence dans le fonctionnement du cerveau se traduit par une quasi incapacité de la femme à l'aperception (disparu des dernières éditions du Lalande , son attachement à ses intuitions et aux réalités, alors que l'homme a certes la tête dans les nuages, mais aussi capable d'un détachement et d'un recul contre-nature pour les femmes.
Il n'y a qu'à voir le féminisme s'exprimer ici, pour voir que la femme disjoncte dès qu'on évoque le problème.
Rédigé par : Xavier NEBOUT | 01 mars 2013 à 15:30
@ Camille et Alex paulista, etc.
Je vais défendre Xavier même si je ne partage pas son avis. Il défend une conception moyenâgeuse de la femme, de la mère... Moyen Age ici au sens non péjoratif du terme. J'aime cette période historique et m'énerve assez souvent de la vision déformée et anachronique qu'on lui colle. Xavier ne cache pas sa vision théorique ou théocratique du rôle de la femelle de l'homme, on peut au moins lui attribuer ce courage.
Mais il n'ignore pas que la réalité est tout autre et que le genre féminin a souvent l'avantage, à l'intérieur du couple, à l'intérieur de sa famille. Seulement voilà, l'homme, nous tous en somme y compris moi, on aime bien laisser croire qu'on tient les rênes et qu'on peut même être méchant. On détient la force physique, quoi. Et la loi est aussi pour nous. C'est cet aller-retour permanent dominant-dominé qui fait le sel des relations entre les deux genres de cet animal social inutilement compliqué appelé homme. C'est aussi une question d'angle, j'aime bien celui de Xavier, égrillard quand il le faut.
Rédigé par : scoubab00 | 01 mars 2013 à 09:59
@ Alex paulista
Si j'ai bien compris (avec mes deux neurones) l'argumentation de X. Nebout, l'homme est supérieur à la femme en vertu du droit divin. Il conclut par : "L’un est le chef spirituel de la famille, et l’autre la maîtresse du foyer".
Je me demandais simplement comment une femme chirurgien, ou commandant de bord d'un 747, mariée à un ingénieur par exemple, pouvait sans rire considérer son époux comme le représentant de Dieu le père
et se soumettre sans un murmure à toutes ses décisions.
Si j'ai l'air d'aimer les femmes ? Que voulez-vous dire ? J'ai été mariée, avec enfants, puis veuve, et les femmes ne m'attirent pas, mais j'ai la prétention de croire en l'égalité homme/femme, non pour le partage des tâches ménagères, ce qui est une absurdité, mais parce que je m'élève contre tout lien de subordination et cet habillement pseudo judéo-chrétien qui sert simplement à masquer que la loi du plus fort doit s'appliquer dans le couple.
Rédigé par : Camille @ Alex paulista | 28 février 2013 à 20:11
@ Xavier
Des différences hémisphériques de communication à l'intérieur du cerveau existe certes entre femmes et hommes; également pour les droitiers et les gauchers ! Adonc, un homme droitier et une femme gauchère, ou un homme gaucher et une femme droitière peuvent-ils raisonnablement espérer être sur la même longueur d'onde ? Cherchez l'âme.
Rédigé par : scoubab00 salade de cerveau | 28 février 2013 à 18:06
@scoubab00 et Camille
J'ai pris le soin de commencer mon commentaire par le fait que l’imagerie médicale a constaté la différence de communication entre les parties droite et gauche du cerveau chez l’homme...
Il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre n'est-ce pas ?
Je vous aurais bien parlé des différences dans la sexualité et ses conséquences très bien expliquées par Pierre-Paul Grassé, mais vous n'en valez pas la peine.
Rédigé par : Xavier NEBOUT | 28 février 2013 à 16:31
@ Camille
Pouvez-vous développer ?
Une femme chirurgien ou pilote de chasse mériterait donc une place différente dans son couple ?
Vous avez l'air d'aimer les femmes, avec vos corrélations...
Rédigé par : Alex paulista | 28 février 2013 à 14:12
@ Xavier Nebout 26.2 à 19.05.
Vous échappez de peu à un petit com pas très aimable de ma part (qui ne vous aurait certes pas perturbé) avec mention de premier cerveau archaïque, époque de Cro-Magnon, neurones non reliés entre eux...
Puis j'ai compris que seule une stricte éducation telle qu'elle se transmet par la noblesse de robe ou d'épée, ou dans la bourgeoisie très traditionnelle, donne cette vision dépassée des rôles respectifs de l'homme et de la femme dans le couple.
Comme dirait Marx, vous êtes un pur produit de votre milieu. Personne ne peut lutter contre cela.
Les temps ayant changé, demandez-vous toutefois si une femme chirurgien ou pilote d'avion ne mérite pas mieux qu'une place subalterne dans son couple.
Rédigé par : Camille | 28 février 2013 à 09:21
@ Xavier
Merci pour votre réponse autant circonstanciée qu'indulgente pour nous, les hommes... un des deux genres de cette espèce communément appelée homme, je veux dire.
C'est ça qui me chiffonne avec toutes ces confessions monothéistes. Je ne vois vraiment pas en quoi le père serait le dépositaire de l'Esprit. J'avance néanmoins une explication prudente : en ces temps reculés et protohistoriques de confection de dogme, on peut imaginer que c'était lui qui pour l'essentiel eut accès à la lecture et à son prolongement, l'écriture. Deux nouveautés dans le parcours cahoteux de notre humanité. L'écriture en ces temps-là, c'était physique, fallait appuyer fort et faire couler la mâle testostérone.
On peut imaginer la suite : nanti de cette toute-puissance de la représentation des mots, ces nouveaux signes, il se grise ; s'érige, l'homme, maillon divin concessionnaire pendant que sa compagne, sa mère garde les chèvres ou réchauffe le brouet. C'est aussi une façon de démoder toutes les divinités féminines qui ont longtemps fait florès. De relativiser la puissance de la femme, la seule capable de donner la vie, comme dans le règne animal subalterne.
Eh oui, l'arrivée de la lecture-écriture fut une sacrée aubaine pour ces mystificateurs, mystiques qui jusque-là ne pouvaient diffuser qu'à l'oral, de proche en proche. Le péché originel était né. On accuse de nos jours internet de donner une image vrillée de l'humanité ? C'est la faute, non de Voltaire, mais bien en amont de l'écriture. Re-péché originel !
Dieu est-il le cocu de l'histoire ou celui qui se cache dans la penderie ?
Rédigé par : scoubab00 | 27 février 2013 à 17:38
@ Belle Saintonge | 27 février 2013 à 14:44
Il est intéressant d'écouter cet Anglais se moquer de la difficulté de la France dans l'Euro puis de voir comment, en moins de dix ans, la Livre est passée de 1,5 EUR à 1,15 EUR, ce qui revient à perdre un quart de sa valeur face à l'Euro.
Il est intéressant d'analyser l'évolution de l'économie anglaise. Que reste-t-il de l'industrie de ce pays qui a créé les chemins de fer, les automobiles ?
Ils ont tout laissé partir en quenelle.
Ont-ils eu raison de tout parier sur la finance dérégulée ? Sur l'immobilier ?
Puis enfin la conclusion sur le volet militaire. L'UE n'aurait aucune vocation politique, mais quand les USA ont besoin d'un petit chien pour transformer en "coalition internationale" une invasion américaine, les Anglais (pas tous) trouvent ça très bien. S'il faut inventer quelques armes de destruction massive, un B-liar de service affirme qu'il a vu les preuves.
Eh bien, Belle Saintonge, vos quatre vérités pourraient bien sonner comme quatre mensonges pour quiconque pense que l'Europe a un sens et doit prendre sa place dans le monde.
Ce n'est clairement pas le cas de cet Anglais. Heureusement personne n'est dupe dans l'assemblée.
Rédigé par : Alex paulista | 27 février 2013 à 17:18
sylvain @ Achille | 27 février 2013 à 10:56
Était-il vraiment nécessaire monsieur Bilger de laisser passer ce genre d'imbécillité que l'on peut concevoir au comptoir du café du commerce, mais que personnellement je n'imaginais pas ici ?
Rédigé par : Achille | 27 février 2013 à 16:13
Normal 1er a réussi à dégager 11 h dans son agenda pour aller caresser le cul des vaches (sur les reportages TV je n'ai pas vu sa maîtresse).
Mais il n'a pas réussi à trouver une heure pour rendre hommage à un soldat français tué au Mali.
Rédigé par : Serge | 27 février 2013 à 15:51
Quand M. Hollande s'entend dire ses quatre vérités, en dehors du salon de l'Agriculture...
C'est bien dommage que notre presse nationale rate (rate, de son plein gré, évidemment) cela :
http://www.youtube.com/watch?v=fpf01u0JjnI&feature=youtu.be
Rédigé par : Belle Saintonge | 27 février 2013 à 14:44
Ceux qui se sont indignés ont manqué une formidable occasion de tirer profit de la drôlerie de la situation : à un François Hollande qui vient de faire son numéro devant les enfants... l’un d’eux sous l‘œil des caméras, dit à la France entière que le héros attendu c’était Nicolas Sarkozy.
Son pire cauchemar.
Quel affront pour celui qui vient de recevoir une vérité sortie de la bouche d’un enfant…
La réponse improvisée de Monsieur Ptites blagues n’est même pas une attitude de mépris, elle est celle du dépit pris de court.
Rédigé par : BrumedeMer | 27 février 2013 à 11:30
@ Achille
"Nicolas Sarkozy, lui, ne se gêne pas pour traiter de « gros nul » François Hollande"...
..................................
Mais ce n'est pas une insulte, seulement un pléonasme, tout le monde le sait que c'est un gros nul lourdeau ; Sarkozy est même très gentil en disant ça ! Tout le monde en privé le traite de gros c...
Rédigé par : sylvain @ Achille | 27 février 2013 à 10:56