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Voici les sites qui parlent de La France qui ne s'en laisse pas conter ! :

Commentaires

zenblabla

"réalité et vérité ne sont plus acceptables si..."

Voilà qui est absolument ravissant !
L'attaque, le biais pour distinguer entre "réalités et vérités".

Je me suis toujours dit, au moins avec les mots, que les vues allaient dans votre blog entre les tensions d'avec la distinction considérant "réalités et vérités", pour la suite... possible à donner !

C'est principe de justice, peut-être ou ensuite ?

Par exemple :
- Impossible de reprocher en Mathématiques la capacité en matière de "vérités".
- Impossible de reprocher en Justice la capacité en matière de "réalités".

C'est vraiment tout le charme, quand ni mathématiques ni justice ne peuvent, sauf étant à jour, révéler exactement ce qui alterne entre "réalités" et "vérités" !
Les deux mots diffèrent mais sont en reste...

Parce que,
c'est pas plus compliqué de révéler avec l'Islam qu'avec la Réforme, l’orthodoxie et moult vérités, si cela ne passe pas dans une audience bêtement civile, etc.

Le sentiment de la Justice doit précéder, entre réalité et vérité, et c'est comme vous dites et comme j'aime bien...

Véronique Raffeneau

Christian, ce que vous ne voulez pas considérer est le fait qu'un procureur, son substitut et des médecins légistes sont des hommes, et que là aussi il y a des fragilités personnelles.

En 1979, la personnalité de Robert Boulin est telle que oui, il est parfaitement plausible que ces hommes aient hésité à ordonner et à pratiquer une autopsie complète. Pour ne pas ajouter du malheur au malheur.

Robert Barbat, procureur de Versailles en 1979, le 10 février 2011, dans Paris Match :

"Il est exact que le rapport d’autopsie a été rédigé de manière très sommaire et qu’il prête à bien des critiques. " En cause, justifie-t-il dans le mémo, la présence de Marcel Cats, "ami personnel et chef de cabinet du ministre qui tente d’empêcher l’autopsie au nom de la famille. Bouleversé par l’idée de l’autopsie, M. Cats demande que cette opération soit le moins mutilante possible (...). Robert Barbat ajoute : "Avec le recul, c’est sans doute une erreur de s’être arrêté à des considérations de cette nature".

Vous me parlez entres autres des rigidités cadavériques.

Selon le journaliste de L'Express, James Sarazin, dont l'article paru dans L'Express en janvier 1988 entraîne la création d'un groupe de journalistes particulièrement motivés et acharnés à vouloir démonter l'assassinat du ministre, l'élément "rigidités cadavériques" figure en toutes lettres dans le rapport d'autopsie pratiquée en 1979, autopsie commanditée, selon vous, par un procureur marron.

Pourquoi accordez-vous une telle crédibilité à cette constatation de 1979, alors qu’il est admis par l'ensemble des acteurs directs du dossier que l'autopsie était insuffisante et incomplète ?

Et si les constations de l’autopsie pratiquée en 1979 relèvent de la forfaiture, la simple logique devrait alors vous conduire à toutes les rejeter. En bloc.

Christian C

Véronique Raffeneau,

je me félicite de n'avoir jamais eu à dépendre de l'appréciation d'un magistrat disposant de vos immenses qualités de logique.

Je résume votre analyse du dossier sans caricature: Robert Boulin avait de bonnes raisons de mettre fin à ses jours, c'est donc la conclusion logique que le parquet a ratifié à l'issue d'une enquête préliminaire.

Peu vous importe que l'enquête ait été
-volontairement ou non- faussée et bâclée; peu importe que la position du corps ne fût pas compatible avec une noyade; peu importe que le valium trouvé dans le sang n'ait pas été ingéré par RB; peu importe que les lividités cadavériques aient été concentrées dans la partie postérieure du corps alors qu'il était supposé mort "à genoux" (???); peu importe les autres éléments mentionnés dans mes différents commentaires...

Eussé-je été un procureur marron, j'aurais confié à ma substitut Raffeneau tous les dossiers gênants, j'aurais ainsi pu dormir tranquille.

J'ai bien compris que l'enquête demandée par la famille ne serait pas ouverte. Cela ne satisfait pas mon sens logique, il est vrai plus exigeant que le vôtre.

Alors je vous laisse à votre "appétance frénétique", et je n'attends surtout aucune réponse -de votre part au moins- à mes réfutations de la thèse du suicide.

j'oubliais le plus joli: "tout cela est totalement plausible - évident - pour expliquer le suicide de R. Boulin."

Plausible, oui, oui, oui... Bon, ben on peut classer le dossier, alors?

Vous ne vous compliquez pas trop la vie, ça ira?

Véronique Raffeneau

Christian C

Pour répondre à votre question.

"où ai-je écrit, dit, ou même pensé que la daube présentée par FR3 apportait un ou des éléments nouveaux ?"

C'est vrai, vous ne l'avez pas écrit.

Mon idée était seulement de dire qu'en matière de réouverture d'un dossier, le téléfilm diffusé par France 3, qui reprend à son compte la lecture développée par Benoît Collombat dans son livre - exposée dans le téléfilm comme une certitude - ne peut pas tenir lieu "d'éléments nouveaux" au sens que la justice donne à cette expression.

Par ailleurs, détrompez-vous, l'affaire Boulin m'intéresse beaucoup, au sens où elle est une illustration quasi parfaite de ce qui est développé dans le billet de Philippe:

"... réalité et vérité ne sont plus acceptables si elles ne sont pas grosses d'un scandale possible, occulté ou sulfureux. Il y a une appétence frénétique, au nom de la démocratie et des secrets à lever, pour une multitude de fausses pistes et de débats tronqués."

En 1979, un ministre en proie tout un été durant à une grave dépression qui l'enferme de façon obsessionnelle dans le piège de Ramatuelle, dont il a sous-estimé la gravité et les conséquences, à l'automne, le juge d'instruction qui est sur le point de saisir les comptes bancaires du ministre - ce qui à l'époque marque un véritable tournant, inédit, dans la façon dont la justice traitait alors les dossiers politico-financiers -, cela et bien d'autres éléments, lesquels au regard du fond du billet ne peuvent pas être détaillés ici, oui, tout cela est totalement plausible - évident - pour expliquer le suicide de R. Boulin.

Nath

Concernant Robert Boulin.
A lire les réflexions pleines de bon sens de Christian C, et ayant (un peu) suivi "l’affaire", on ne peut que douter de la version officielle. Trop d’improbabilités, trop de comptes-rendus contradictoires, trop de…
Un suicidé qui se noie dans 30 ou 40 cm d’eau... sans eau dans ses poumons, qui présente un visage terriblement tuméfié… dont on conclut hâtivement qu'il s'est suicidé, et j’en passe… c’est rare, très rare.
Paix à son âme !

Alberto Carioca

"Cette France qui ne veut jamais s'en laisser conter..."
Un peu comme ces remarques que l'on entend des gloseurs, experts, commentateurs divers : "c'est très français".
Mamma mia, mais sur quoi se basent-ils pour dire que ceci ou cela c'est très français, c'est la France ?

Que savent-ils des autres pays ?

En réalité, grosso modo c'est un peu partout pareil pour les grands traits de la médiocritude, de la psychologie humaine comme de la magnitude à peu près également réparties en divers pays.

Non, ce n'est pas "La France" non ce n'est pas "si français".

C'est en général et hélas "humain".

Christian C

Véronique Raffeneau bis,

où ai-je écrit, dit, ou même pensé que la daube présentée par FR3 apportait un ou des éléments nouveaux ?

Vous persistez à vous en tenir à une thèse présentée dans un docu que je n'ai pas vu, et vous empressez de vous rallier à la thèse défendue par le parquet.

Les éléments nouveaux apparus lors de l'autopsie de 1983, les témoignages non relevés par la justice depuis trente-quatre ans, et les invraisemblances ne vous convaincront pas.

Dormez tranquille ; vous ne vous êtes pas intéressée au dossier, mais vous avez une opinion très tranchée.

Dans la justice, vous auriez fait carrière à la Chancellerie, je pense.

Christian C

Véronique Raffeneau,

Si votre dernier commentaire m'est destiné, ce qui n'est pas clairement exprimé : je me fiche du ou des noms des personnes qui ont assassiné Robert Boulin ; je ne pense pas que la famille demande à ce qu'on lui présente un coupable.

Reconnaître que personne ne sait d'où proviennent les traces de valium décelées dans le sang de RB alors qu'on n'a trouvé aucune trace du produit dans son estomac ; admettre qu'à deux reprises, les viscères de RB ont été dérobés à l'IML ; reconnaître que plusieurs hauts personnages ont été avertis de la découverte du corps noyé de RB entre deux heures et huit heures du matin, alors que la découverte dans l'étang rompu a été faite à 8h40 ; admettre que la position dans laquelle le cadavre a été trouvé ne correspond en rien à une mort par noyade ; admettre que des fractures au visage de RB n'ont pas été recherchées, sur ordre exprès du procureur, lors de l'autopsie officielle ; admettre que la détermination de la cause de la mort de RB n'a jamais été faite, j'en reste là, serait déjà aux yeux du public et de la famille suffisant.

Il est vrai que ces aveux entraîneraient d'autres conséquences.

Les requins, dit-on, répugnent à se manger entre eux.

Véronique Raffeneau

@ oursivi

"...est l'évidence, n'y manque juste que demain."

Oui, vous avez eu raison de compléter ma phrase...

@ Christian C, Jabiru

Juste un mot en forme de conclusion :

"L'ex-ministre qui se tient à la disposition du garde des Sceaux a lui-même évolué dans ce qu'il pensait à l'époque et dit pouvoir donner des noms." (Jabiru)

Le procureur général de Paris a répondu en 2010 - indirectement - à cet ex-ministre :

Extrait du communiqué du parquet général.

"...Par ailleurs, les témoignages qualifiés de nouveaux soit ne le sont pas soit sont constitués de relations
indirectes de propos très généraux tenus par des personnes décédées depuis longtemps et relatifs à leur
propre opinion sur l’affaire.
Plus généralement, la requête, ainsi que l’ouvrage intitulé “Un homme à abattre” qui y est une
nouvelle fois annexé et qui a également donné lieu à une nouvelle lecture attentive, constituent davantage
une relecture personnelle du contexte politique de l’époque des faits, qui remontent désormais à plus de
trente ans, qu’une analyse objective de faits qui auraient été négligés par l’enquête."

Je sais... procureur général est égal à pouvoir exécutif du moment.

Il n'empêche que de façon constante depuis trente ans, quels que soient les exécutifs en place, la justice n'a pas estimé les éléments présentés par la famille Boulin, probants et susceptibles d'entraîner une réouverture sur charges nouvelles.

Je ne veux pas être ridiculement, très pessimiste au regard de votre thèse, mais je ne pense pas que... le téléfilm "Crime d'Etat" puisse constituer une seconde le début d'un commencement d'élément nouveau.

oursivi

Rédigé par : Alex paulista | 13 février 2013 à 23:33

Marrant votre "hasard conservé", puisque le hasard est ce qui échappe aux lois, au moins à l'échelle d'observation donnée et que conserver est faire loi... masse, quantité de mouvement, énergie, moment cinétique et autre aide à la compréhension de ce qui fait tenir debout un vélo pour peu qu'on y mouline.

Pour rester Pauli, je n'en dirai pas davantage par principe.

Incompétent en mécanique quantique, je suggère quand même pour la bonne marche de sa maîtrise en devenir, de familiariser sinon les bambins du moins les jeunes enfants avec quelques de ses principes déjà bien compris et éprouvés, de sorte que cet absolu manque d'intuition que la machine raisonnante qu'est l'homme, coincée à une échelle bien éloignée de celle des phénomènes quantiques et donc dépourvus de toute intuition comme celles des phénomènes macroscopiques dont nos jeux enfantins nous parent utilement, pourrait bénéficier des mêmes pouvoirs d'inférence précoce "sentant" ces "objets" qui jusqu'ici n'ont jamais été nôtres. En effet, les objets macroscopiques (ce qui signifie à notre échelle, ou encore pilotés par la même statistique de grand nombre que nous, celle qui annule les "bizarreries" locales et individuelles - quantiques - qui elles surprennent tant que de n'avoir plus rien en commun avec nous, c'est-à-dire nos intuitions et ressentis permanents de cette situation simplifiée* qu'est notre rapport au monde sensible) ne se projettent en rien par division d'eux-mêmes ; une balle est une balle, une particule n'en est en rien une simple plus petite, fût-elle elle aussi sphérique.

Mais cela nous éloigne de Boulin et consorts et des vrais mystères de l'univers.

AO

* par la moyenne que l'objet subit de lui-même, qui d'ailleurs n'existe pas, n'étant qu'une somme d'effets considérée à une échelle donnée...

Alex paulista

Vouloir que tout ait un sens, c'est le début de la folie.

Folie qui touche les plus raisonnables. Jusqu'aux physiciens quantiques qui devraient pourtant être vaccinés. Je donne à méditer la question suivante aux férus de physique: le "principe" de Pauli est-il un vrai principe ou un simple hasard du big-bang conservé lors des différentes interactions entre particules ? Y a-t-il une raison physique de ne pas trouver des solutions invariantes par permutation, autres que symétrique et antisymétrique, quand il y a plus de deux particules ?
La question fut judicieusement posée par Messiah.

Moi, dans le doute et jusqu'à preuve du contraire, j'ai tendance à éviter le mot "principe".

Boris

"elle s'invente, spontanément ou sous influence médiatique, des scandales". D'accord. Mais mieux vaut des scandales que des guerres. Surtout auto-justifiées...

Voyez par exemple http://laregledujeu.org/bhl/2013/01/15/guerre-au-mali-bravo-hollande/
"ou devons-nous nous attendre à devoir pleurer, un jour, des Daniel Pearl français ? l’idée fait frémir".

An nesciebas Bernardum hodie locuturum esse de Bernardo ? Enfin, comme d'habitude, à tous les dîners en ville, depuis un bon bout de temps...

oursivi

"il n'y a pas de fumée sans feu"
PB

Qu'on remplacera avantageusement par

il n'y a pas de fumeux sans fée,

que les tenants du grand "on nous cache tout" reformuleront en "sans faits" si l'esprit venait les visiter.

On ne sait jamais.

AO

Boris

Les gens voulaient voir César et le cardinal de Rohan coupables. Aujourd'hui, c'est Mitterrand, Giscard ou la CIA... voire Yalta pour la Flat Earth Society : à côté d'elle, Meyssan, c'est Maigret et Poirot réunis. Lorsque le doute hyperbolique est à ce point changé en dogme, il ressort directement à la psychiatrie.

Ceci étant, si la réalité est à ce point décevante qu'il faut la détourner, c'est moins la faute du Réseau Voltaire que celle de la rue de Solférino.

Enfin, la vérité sur l'affaire Boulin me semble moins cristalline que celle du 11 septembre. Pas aussi opaque que le mystère de la Piazza Fontana. Mais quand même...

Jabiru

@Christian C

Laissons les sceptiques se gausser ! Quand on a lu le livre très documenté écrit par sa fille, le soi-disant suicide du "Dormeur du val" reste une énigme pour l'histoire, sachant que certains enquêteurs (dont un colonel de gendarmerie) et médecins légistes qui ont eu à connaître de cette affaire ne semblent plus adhérer à cette thèse du suicide.
L'ex-ministre qui se tient à la disposition du garde des Sceaux a lui-même évolué dans ce qu'il pensait à l'époque et dit pouvoir donner des noms. Dans ces conditions la Justice doit oeuvrer, il n'est jamais trop tard.

oursivi

Son intégrisme religieux lui sert de béquilles.
La réalité, elle lévite.
Rédigé par : hameau dans les nuages | 13 février 2013 à 08:38

Écrivez-le "l'évite" et aurez donné poids à ma thèse...

Le plus grand et seul con peloteur étant bien évidemment DSK.

Là est la seule collusion, entre sa libido et ses organes. Mais comme elle saute aux yeux (mais pas que..), on regarde ailleurs.

AO

semtob

Cher Philippe,

Il faudra bien que les historiens sortent le nez de leurs archives et interrogent les pêcheurs de la douce vallée de l'Essonne.
Des étangs verts dans lesquels l'Etat français ne peut laisser reposer Monsieur Ben Barka. Certes de nombreuses villes lui accordent un souvenir sur des noms de rue.
Nous restons persuadées que des hôpitaux où certains témoins se sont réfugiés peuvent conduire à la vérité. Des étangs, des pierres, des étangs verts. L'eau ne saurait être impunément le premier navigateur de la mort.
françoise et karell semtob

Carl+Larmonier

Bonjour Monsieur Bilger

Bruno Bettelheim nous avait appris pas le biais de son essai "Psychanalyse des contes de fées" que tous les contes pour enfants, justement, ne sont pas forcément innocents (et que s'ils finissent mal dans l'imaginaire, il peut en être de même, sur un autre plan, dans le réel).
Pour faire un parallèle avec les médias, je dirais que le conte de fées se termine mal (souvent quand c'est du direct) quand il y a un clash.
La société du spectacle est maintenant intimement liée au clash.
Personnellement je ne suis pas très friand de musique rap, et si je ne m'abuse c'est un terme, le terme clash, qui vient de confrontations entre groupes de rappeurs quand ils s'interpellent à base de joutes (oui bon, on est quand même loin du temps des chevaliers, quand j'utilise le terme "joute") oratoires.
Joutes oratoires qui finissent souvent, il faut le dire, mal, tout au moins rarement sur un terme d'entente parfaite et de début de réconciliation, de ralliement des deux parties, en conclusion (conclusion qu'on peut attendre souvent, en vain, dans ce genre de joutes ad libitum, qui n'ont pas de fin).

J'y reviendrai plus profondément et plus longuement demain.

Bonne fin de journée.

oursivi

"Un billet qui suscite à peine une vingtaine de commentaires et vous qualifiez ces post de déluge et d'ivresse complotistes !
Vraiment, c'est perdre le sens de la mesure et de la proportion !"
VR

Eh non Miss Véro, c'est au contraire une superbe mesure de la gêne et de l'autocensure ressenties...

Par contre

"...et comment les inquiétudes les plus évidentes de la société ne comptent pour rien dans les obsessions de conquête. Hier comme aujourd'hui."
Rédigé par : Véronique Raffeneau | 13 février 2013 à 06:12

est l'évidence, n'y manque juste que demain.

"Boulin, Grossouvre, Bérégovoy il est très difficile de comprendre pourquoi ces hommes brillants se suicident."
Perplexe-gb

Boulin, suite à un lynchage médiatique et un lâchage de son "camp", Groussouvre avait fait de sa vie un outil aux mains du prince, quand le prince lâcha l'outil celui-ci voulut retourner à la terre que de n'avoir plus d'usage, quant à Béré, il y a fort à parier que cet homme était sincèrement mû par de hauts sentiments qu'il pensa avoir trahis ou mal servis, et que sa noblesse d'âme ne lui laissa pas d'alternative.
Si pleinement Japonais sans le savoir, le Béré si bien et peu français...
Catherine serait inspirée de nous écrire son nom nippon.

J'ai lu ici ou là que la quête de sens, effectivement au coeur des hommes, expliquerait cette appétence pour la lecture complotiste du monde - qui est une façon de comploter contre ceux qu'on croit complotant - ce qui n'est pas exactement juste puisque cette quête en ses vertus tente d'expliquer les mécanismes cachés de la nature*, et pas d'inventer des causalités fantasmatiques qui ne sont sans doute guère plus que ce que chacun aimerait faire ; à savoir contrôler, diriger, et finalement être le grand marionnettiste dont on fantasme l'existence.

AO

* "cachés" juste en ce que sis en un point temporel où l'univers - cad la matière - ne s'est pas encore assez enroulé sur lui-même pour comprendre des causalités plus fines que ce dont la matière vivante sait prendre conscience à travers ses "simples" sens. "Raison" - Ah, les mots se font ambigus - actuelle ultime de notre existence et de l'évolution telle que l'avons comprise en 2013.

Jabiru

@Perplexe-gb

Bonne question, pourquoi ces hommes brillants se suicident-ils ?
Moi-même j'en reste perplexe au vu des zones d'ombre incontestables.

sylvain

Le mal français c'est de regarder l'assiette de son voisin pour voir si elle est un peu plus remplie que la sienne, sans jamais se poser la question : POURQUOI MON ASSIETTE EST-ELLE MOINS REMPLIE QUE CELLE DE MON VOISIN (travail, mobilité, effort, étude, disponibilité) ????? On va entendre avec la récession tout et n'importe quoi et faciliter ainsi l'opposition des classes et des professions et ce sera mis à profit par la gauche caviar pour rafler encore de l'argent à ceux qui travaillent, à ceux qui font travailler, pour le redistribuer à leurs électeurs, à des réformes et investissements pourris !
Ce qui me choque le plus actuellement c'est cette volonté absolue de dresser les gens les uns contre les autres.
Unissons-nous pour le départ des "khmers roses" ce sera plus utile et c'est dès aujourd'hui une question de survie.

Robert

@ Jean-Dominique Reffait | 12 février 2013 à 23:44

Puisque vous évoquez la Trilatérale ("Tout le monde n'aborde pas aux rivages de la Trilatérale et du complot mondial, mais combien sont ceux qui, déboutés dans une affaire judiciaire, se persuadent qu'il existe une collusion secrète contre eux dont leur propre avocat, ce salaud, est partie prenante."), je me permets de fournir un lien qui en évoque un rapport :

http://www.lecanardrépublicain.net/spip.php?article634

Sauf à considérer que ce rapport dont le lien est fourni dans la page Internet du site concerné est un faux manifeste (à ma connaissance personne, pas même les signataires allégués, ne semble avoir mis en doute ce document ni traduit en justice le responsable de ce site), peut-être, sans être complotiste dans l'âme ni adhérer à nombre de théories échafaudées, est-il possible de lire le document en anglais pour en penser ensuite ce que l'on en voudra.

Internet est, comme la langue d’Ésope, la meilleure et la pire des choses. Néanmoins la navigation sur de multiples sites, certes plus ou moins sérieux ou crédibles, permet de trouver un certain nombre d'informations dont la synthèse critique peut conduire à tirer des conclusions, sans doute partiales et partielles, sur un certain nombre de pratiques ou de décisions qui ne se révèlent guère démocratiques ni ouvertes en discussions sur l'agora. Mais qui parfois peuvent expliquer des politiques dont on ne comprend pas nécessairement la logique dans l'immédiat et qui peuvent s'éclairer ainsi de manière rétrospective.

Christian C

Véronique Raffeneau,

Vous êtes bien évidemment libre d’être « convaincue de la désespérance et de l’infinie solitude de Robert Boulin le conduisant inéluctablement à se donner la mort ». Philippe Bilger est lui aussi libre de rejoindre vos certitudes.

Votre commentaire recommande à Jean-Dominique de s’en prendre à FR3 et à l’ensemble des médias ayant soutenu la daube télévisuelle baptisée fiction.

Pardon, mais votre lecture me paraît un tantinet simpliste.

Lors de l’annonce, le 30 octobre 1979, de la mort par noyade du ministre, suicidé par immersion dans un étang vaseux profond de 50 cm, j’étais au volant de ma voiture ; le « suicide » de Robert Boulin n’a pas été loin de provoquer un deuxième décès, le mien. Sans doute va-t-il de soi pour vous que, confrontée à une mise en cause de votre probité et de votre honorabilité, vous envisagiez le pire. Dans ce contexte, quel moyen de mettre fin à vos jours pourrait vous sembler radical, indolore, rapide, simple ? Selon les analyses propres à chacun, des esprits faibles penseraient à un empoisonnement par un produit à action rapide, une pendaison, une balle dans la tête ou dans la bouche, ou le grand saut dans la Seine ou toute autre eau agitée et profonde, voire un plongeon du haut d’une falaise ou d’un immeuble. Quelle faiblesse ! Quel manque d’imagination ! Parlez-moi d’un bon petit séjour nocturne, à genoux, la tête hors de l’eau, dans un étang boueux au cœur de la nature si jolie l’automne. Rien de tel pour mourir par noyade !

Alors oui, je le reconnais, j’ai rejoint ce 30 octobre 1979, la cohorte des méfiants médiatiques, des suspicieux péremptoires fustigés par notre hôte.

Alors, j’ai suivi parce que cela m’intéressait, le déroulement de l’enquête, puis les demandes de la famille, l’exhumation en 1983, les résultats de la deuxième autopsie, j’ai vu les photos du visage de Robert Boulin publiées dans la presse. Ni Le Figaro, ni Paris-Match n’étaient de la « fête ». La famille demandait l’impossible : l’ouverture d’une enquête. Celle-ci n’a jamais été ordonnée.

Depuis, Benoît Collombat a publié un excellent livre, « Un homme à abattre, Contre-enquête sur la mort de Robert Boulin » Fayard, avril 2007, et Fabienne Boulin Burgeat a publié en 2011 « Le dormeur du val ». Ces deux livres plaident l’impossibilité du suicide et vont évidemment plus loin dans la probabilité du meurtre.

Au contraire des affaires Grossouvre et Bérégovoy, dans lesquelles rien de déterminant ne permet de mettre en doute les conclusions officielles, l’affaire Boulin est entachée d’un grand nombre de bizarreries, contradictions, impossibilités, qui plaident contre la thèse du suicide. Que Robert Boulin ait eu des raisons de mettre fin à ses jours, soit. Mais la réalité des constats effectués, y compris par des représentants de la gendarmerie, de la police et certains magistrats, ne colle pas du tout à cette thèse.

Alors, il vous est loisible de vous gausser, de concert avec Philippe Bilger, des esprits perméables. Il vous est aussi loisible de vous informer, au-delà d’une daube écrite plus de trente ans après les faits, sur les circonstances et le constat du décès de Robert Boulin ; peut-être en sortiriez-vous, vous aussi, avec quelques questions.

Jean-Louis

Salutaire mise au point monsieur Bilger. En forme d’auto-absolution ? Où en êtes-vous avec Mediapart ? Je rappelle votre opinion, rien de plus que votre opinion, dans votre billet du 11 janvier dernier « Pour la Justice ou contre Mediapart ».
« Je tiens pour rien, dans ce débat, ceux qui éprouvent une telle hostilité intellectuelle et politique à l'encontre d'Edwy Plenel que tout ce qui pourrait sortir de sa bouche, être écrit par lui ou sous son égide serait frappé de caducité ou de mauvaise foi. »
Et moi je tiens Plenel pour un sordide voyou. Si l’on était dans un pays où l’honneur de chacun était normalement respecté, l’étape suivante serait de casser les reins à ce genre de support de diffamation. Je crains que Cahuzac n’aille pas au bout et ne présente pas la note.
La diffamation a encore de beaux jours.

Ce ne serait pas possible en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis. Les deux pisseurs de copies qui ont accusé Gaudin et Léotard d’avoir commandité l’assassinat de Yann Piat sont toujours en fonction…

Perplexe-gb

La France qui ne s'en laisse pas conter. Est-ce bien la France ? C'est faire trop d'honneur à la presse des chiens écrasés.
Ce billet analyse des faits qui n 'ont pas de liens entre eux. Le besoin de judiciariser et de pénaliser des affaires remonte à très longtemps, j'avais lu une étude mettant en évidence que les rois pardonnaient plus facilement à leurs ennemis que les républiques. L'analyse se faisait au travers des carrières d'hommes célèbres. Le peuple tel un moloch demande du sang.
Les comportements de groupe amplifient les défauts et la méchanceté. La laïcité a mon avis amplifie ce phénomène, les discours politiques entendus ici ou là, sont autrement plus violents que ceux de nos prélats chrétiens. Pourtant cette laïcité permet de contrer les errements dus au fanatisme religieux, mais elle ne parle pas de l'homme et de l'amour désintéressé.
L'affaire Findus tombe bien à propos pour évaluer ce qui va relever de l'organisation de la filière alimentaire, de l'utilisation des outils de marché modernes, de la fiabilité des contrôles et du grain de sable représenté par le fraudeur. La manière dont tout cela sera géré et rapporté montrera le degré de fantasme ou d'aptitude à appréhender les risques de nos sociétés.
Boulin, Grossouvre, Bérégovoy il est très difficile de comprendre pourquoi ces hommes brillants se suicident. Cela ne va pas avec les responsabilités qu'ils ont assumées et la confiance qui leur était accordée. Ces morts sans signe précurseur, sans lettres aux proches, deux balles tirées dans le cas de Bérégovoy tout cela ouvre des portes au questionnement. Et voyez-vous quand je vois l'utilisation des drones et l'exécution de Ben Laden je me dis que les politiques ont un droit de vie et de mort sidérant, car les dignitaires nazis furent bien jugés. Je sais au nom de la raison d'Etat il valait mieux faire disparaître Ben Laden qu'en faire un martyr soulevant la passion des foules, mais il n'en reste pas moins que la démocratie moderne peut faire froid dans le dos par ses secrets.

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