Qu'on se rassure : je ne fais pas référence à la taille de Nicolas Sarkozy, qui a été vulgairement, honteusement moquée.
Mais à sa dimension historique, à son profil politique. Protégé par l'ombre immense de Victor Hugo, j'ose ce titre.
Il est vrai qu'on oscille, avec les propos de l'ancien président rapportés par Valeurs actuelles, entre l'insupportable ou le ridicule.
D'abord je n'y ai pas cru mais ils étaient tellement imprégnés de vanité qu'on ne pouvait pas s'y tromper : c'étaient bien les siens.
"Il y aura malheureusement un moment où la question ne sera plus : "avez-vous envie ?" mais "avez-vous le choix ?"... Dans ce cas je ne pourrai pas continuer à me dire : je suis heureux, j'emmène ma fille à l'école et je fais des conférences partout dans le monde. Dans ce cas effectivement je serai obligé d'y aller. Pas par envie. Par devoir. Uniquement parce qu'il s'agit de la France... Je n'ai pas envie d'avoir affaire au monde politique qui me procure un ennui mortel... C'est un très mauvais sentiment que la revanche... donc franchement est-ce que j'ai envie de revenir ? Non." (nouvelobs.com, Le Monde, France 2).
Incidemment il se plaint de la manière dont il a été traité avec ses treize heures d'interrogatoire dans l'affaire Bettencourt et déplore - pour moi, c'est le seul passage comique - que son épouse ait été interdite de chant durant cinq ans. Alors que, sans vouloir être désobligeant, ce silence était plutôt une aubaine.
Mais face à l'enflure de ces réflexions, au contentement de soi qu'elles révèlent et à leur grotesque inadaptation à l'état de notre pays et de notre démocratie, on a le droit de s'interroger : la retraite dorée de Nicolas Sarkozy n'a-t-elle pas des effets dévastateurs sur sa lucidité ? La folie des grandeurs ne l'atteint-elle pas au moment où il les a perdues ? Est-il à ce point désorienté qu'il puisse spéculer, dans le cours ordinaire de notre République, sur un bouleversement qui rendrait nécessaire l'offrande de sa personne à la France ?
Je prie les gaullistes convaincus de me pardonner mais il me semble que le général de Gaulle est, au fond, responsable de cette dérive qui conduit de petits personnages, même s'ils ont été élus mais non réélus, à se croire porteurs à vie d'un destin national et à s'imaginer en permanence comme des sauveurs putatifs d'un Etat qui ne leur demande rien et se passera bien d'eux dans la suite des années. Parce que Charles de Gaulle, entre la gloire du libérateur et le retour de 1958, a vécu et enduré un long retrait de la vie publique, certain, lui à juste titre mais parce que c'était lui, qu'on aurait besoin de lui à nouveau un jour ou l'autre, il a mis dans la tête de plusieurs de nos gouvernants - Nicolas Sarkozy au premier chef - qu'il en était de même pour eux et que leur absence serait douloureusement assumée, forcément, par leurs concitoyens. Parce que de Gaulle habitait dans l'Histoire de France, Nicolas Sarkozy, au prétexte qu'il a été battu, se jugerait-il à son niveau et chercherait-il à nous convaincre que nous l'attendons avec une impatience vive que nous ignorons encore ? Aurait-il le front de laisser entendre que son sens de l'Etat, de la morale publique et personnelle a eu quoi que ce soit de comparable avec celui du fondateur de la Ve République ?
Le précipice entre ce syndrome gaullien et la réalité sarkozyste serait risible si cette irruption calculée de l'ancien président dans le débat public, sur un mode mi-ouvert mi-discret, ne risquait d'avoir de graves conséquences qu'on pourrait résumer ainsi. Nicolas Sarkozy, au bout de son quinquennat, a fait perdre la droite, il l'a même détruite, et il s'apprête apparemment à l'empêcher de se renouveler pour que 2017 la voie à nouveau mordre la poussière républicaine.
La défaite d'hier et la déconfiture de demain : il n'est pas tolérable que qui que ce soit, dans son camp, prenne une relève victorieuse. Après lui, plutôt le déluge qu'une recomposition qui le maintiendrait dans un statut qu'il déteste : celui de l'acteur réduit à l'impuissance parce qu'enfin le discrédit le sanctionne et que son parti n'est plus fasciné par une incoercible appétence pour l'échec mêlée à une fidélité absurde et suicidaire.
Heureusement, alors qu'au mois de mai, un an de la présidence de François Hollande se sera écoulé et que l'UMP, les municipales ont fait surgir, au milieu d'agitations insensées et dévastatrices, des ambitions, des désirs de renouveau et des espérances répudiant à mots de moins en moins couverts le passé, on ne va plus parvenir à faire accepter n'importe quoi à ses partisans trop longtemps conditionnés.
Alain Juppé réplique à cette médiocre imitation gaulliste - quatre ans à l'avance ! - que cette priorité n'est pas à l'ordre du jour, que ce débat est prématuré. Jean-Pierre Raffarin souligne que "rien ne presse". François Fillon, pour sa part, maintient son cap et indique que pour 2017, on ne veut pas d'un casting mais d'une primaire.
Le pouvoir, toutefois, aurait tort de se gausser de cette provocation verbale de Nicolas Sarkozy. Même si celui-ci, jouant, souhaitant presque la politique du pire, exacerbe une situation nationale déjà difficile sur tous les plans, les réactions, de ce fait, se doivent d'être à la hauteur de l'enjeu. Le Premier ministre, dénonçant à cette occasion et à nouveau le bilan, prend au sérieux cet épisode tandis que Najat Vallaud-Belkacem, avec une ironie mal placée sur le contrat de génération, se retrouve encore déphasée. Sa communication est clairement imparfaite.
Pour éviter à Nicolas Sarkozy d'avoir à se sacrifier pour nous, pour ne pas le contraindre à boire une nouvelle fois le calice présidentiel, pour lui épargner de ne pas satisfaire son envie profonde qui est, paraît-il, d'abandonner la politique "qui l'ennuie", on ne peut compter que sur deux personnalités.
François Fillon d'abord. Qu'il prenne garde de dissuader Nicolas Sarkozy avant la primaire de 2016 parce que, sinon, je crains fort que l'axe mobilisé et très actif Sarkozy-Copé fasse de cette dernière un nid à pièges dont le grand perdant ne pourra être que l'ancien Premier ministre. Aussi, pour que ce dernier représente une véritable et nouvelle alternative - il a raison d'insister sur ce plan -, il conviendra qu'il enrichisse sa maîtrise de soi avec de l'enthousiasme et justifie enfin une adhésion que beaucoup, en dépit de certaines déceptions tactiques, continuent à lui manifester.
Et François Hollande, évidemment. Si le socialisme continue à ce rythme "pépère" - ce serait le surnom du président à l'Elysée -, engendrant autant de contestations que s'il était demeuré pur et dur mais ne gagnant rien sur sa droite parce que les déçus du sarkozysme ont été oubliés, il ne représentera pas un barrage contre l'éventuel retour de de Gaulle le Petit (Le Canard enchaîné).
Il serait scandaleux de leur part, dans un registre contradictoire, de ne pas tout faire pour assurer à Nicolas Sarkozy un repos bien mérité.
La rue de Miromesnil n'est pas Colombey-les-Deux-Eglises.
Dans le numéro du printemps de la revue "Commentaire" (page 40), une citation du livre d'Arnaud Leparmentier "Ces Français fossoyeurs de l'euro".
En 2007, le président NS s'invite à une réunion de ministres des finances. Dit que la France ne tiendra pas ses engagements. Le ministre allemand Steinbrück lui répond (en allemand, avec traduction bien entendu). NS, "assez fort pour être entendu d'un tiers de la salle : "C'est qui ce gros con ?"". Puis, au directeur de Trésor allemand (francophone) : "Dis à ton ministre d'arrêter sinon c'en sera fini de l'amitié franco-allemande", "avec cette marque de fabrique délétère qui sera la sienne tout au long de son quinquennat".
Je dois dire que j'ai peine à croire cela, cela dit "Commentaire" est fiable (tant qu'il n'est pas question des Corses, des musulmans, des Russes, des juifs, de Sciences Po et du FN). Mais même si c'est un peu exagéré c'est assez révoltant...
Rédigé par : sa | 14 mars 2013 à 13:31
Nath | 11 mars 2013 à 07:31
Non bien sûr, cela ne vous était pas destiné.
Rédigé par : hameau dans les nuages | 11 mars 2013 à 16:24
Pauvre Savonarole !
Des boutiques ? Quelles boutiques ? Vous n’êtes même pas insultant … vous êtes simplement ridicule. Je vous laisse à vos remugles nauséabonds. Dormez en paix !
Hameau dans les nuages,
Escargots ? Caracoles ? Je ne le savais pas. Vous m’apprenez ce terme… et je vous en remercie. Je sais bien que l’histoire de l’Algérie, « colonie de peuplement », est le fruit de toutes ces populations, loin d’être de riches colons. Les riches colons venaient principalement de France ou étaient représentés par d’autres, là-bas. Dans sa grande majorité, ce fut une immigration de « pauvres ».
J’espère, enfin, que vos dernières phrases ne s’adressent pas à moi…
Ces images de « gros colons, sueurs de burnous » n'étaient pas de moi, à l'origine. Je les ai reprises, à contre-emploi, parmi celles du même blogueur : « ...et les belles gamines bronzées, comme dans "Les Centurions", avec Alain Delon, il faisait bon faire suer le burnous, hein ? »
Enfin, l'Histoire aura toujours deux versions et c'est tant mieux... car qui détient la Vérité ?
Rédigé par : Nath | 11 mars 2013 à 07:31
Rédigé par : Xavier NEBOUT | 10 mars 2013 à 22:21
Des faits exacts que mentionnez à leurs possibles audience et impact, il y a loin. Hadj était tellement peu populaire qu'il finira ses jours en France, chassé par les glorieux "vainqueurs" du FLN. Les réformes tirant en effet dans le bon sens étaient d'un humanisme trop moderne pour ceux qu'elles devaient contraindre.
Quant à ce dernier homme, je n'en connaissais même le nom et vu le temps qu'il fallut à un personnage de la stature de de Gaulle pour faire accoucher tous de quelque chose de clair et d'historiquement entériné, notre inconnu n'eut guère pu faire mieux, tout étant là question d'autorité.
Vous êtes assurément un homme d'une vraie culture, mais votre religiosité vous a coupé des hommes, de leur histoire, des mécanismes concrets ; vos aspirations et fantasmes ne vous aident pas à appréhender le réel.
AO
Rédigé par : oursivi | 10 mars 2013 à 23:19
@Boris et oursivi
Messali Hadj avait revendiqué l'indépendance dès 1936. Cette revendication fut notamment reprise dans le manifeste du peuple algérien en 1943 qui fut rejeté. Première erreur.
En 1944 on décida de très bonnes réformes, mais on ne les appliqua pas. Deuxième erreur, et celle-là, magistrale.
En 1957, Robert Lacoste élabora une solution qui fut rejetée par les pieds-noirs, puis en 1958 Félix Gaillard était sur le point d’en mettre une autre en œuvre qui eut permis l’évolution vers une autonomie de l’Algérie. C’est alors que de Gaulle ficha tout en l’air. Autre erreur magistrale.
Rédigé par : Xavier NEBOUT | 10 mars 2013 à 22:21
@Nath
Venues d’Europe principalement, des générations entières sont arrivées dans ces pays, motivées (leurrées ?) par leurs gouvernements pour participer au grand œuvre du «développement».
Nath, c'est souvent la misère qui les a poussées à émigrer. Les nouveaux arrivants espagnols étaient appelés les escargots par les autochtones parce qu'ils arrivaient avec le baluchon sur le dos. Ma belle-famille originaire d'Andalousie crevait de faim et devait partir pour l'Argentine. Arrivés trop tard pour prendre le bateau ils prirent le suivant pour Alger.
Savonarole vous êtes insultant. Dommage que je ne puisse pas vous montrer l'album de photos de ma belle-famille. Ma belle-mère faisait les ménages dès l'âge de douze ans. Son mari fabriquait des semelles de chaussures avec les vieux pneus.
Les conditions de départ alors que la guerre était militairement gagnée ? :
Mon beau-frère à bord d'un GMC passait dans les rues des villages avec un haut-parleur pour inciter les gens à rester chez eux car l'armée veillait à leur sécurité alors que la nuit même ils levaient le camp. On connaît la suite pour les Harkis.
Ce qui s'est passé avec ce lâchage est une véritable honte et il est dommage que vous en soyez encore aux images d’Épinal du "gros colon faisant suer le burnous", véhiculées par le PC et les porteurs de valise...
Rédigé par : hameau dans les nuages | 10 mars 2013 à 21:26
@Nath -10 mars à 17h40 :
"Il convient ici de ne pas traiter la majorité des rapatriés de « gros colons », exploiteurs et « sueurs de burnous », mais de considérer ces gens comme victimes... de l’Histoire, comme les populations autochtones l’ont été pendant ces colonisations..."
Nath ? Nath quoi donc ? Nath Garcia ? Nath Rodriguez ? Nath Gonzalez ? Nath Hernandez ?
Ainsi, en vertu du décret Crémieux il aurait fallu que l'on aille se faire trouer la peau pour sauver vos boutiques ?
Rédigé par : Savonarole | 10 mars 2013 à 20:08
Je viens de voir les posts de Boris, oursivi...: "Je vous ai compris!" (version 2013)... mais Constantine est bien loin, maintenant !
Rédigé par : Nath | 10 mars 2013 à 17:45
De Gaulle aura marqué l’Histoire de France. Par son nom, bien gaulois, par son rôle et sa résistance à l’infamie collaborationniste, par son désir et sa volonté de maintenir le rang de la France dans le concert des nations. Même si son appel du 18 Juin ne fut entendu que par une minorité (se souvenir des conditions du discours du « Maréchal » appelant à cesser le combat et, finalement, collaborer avec l’ennemi), ce fut le début d’un long et difficile relèvement des consciences et des volontés. Hélas, vint la question de l’Algérie (où je suis né, comme des dizaines de générations de mes ancêtres). Je fis partie, à 12 ans, de ces "rapatriés" (comme on les appelait alors) et quittais mon pays natal. Que faire de ce pays après 45 et surtout après 1960 ?
En 1945, l’ONU reconnaissait le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Les pays "non-alignés" se font connaître, la question de la décolonisation se pose dans le monde pour les grandes puissances, les Etats-Unis apparaissent comme LA puissance vainqueur (en Occident). Leur supposé combat anti-impérialiste et anticolonialiste commence à éroder l’aura et l’influence des vieilles puissances européennes. La France (et de Gaulle) seront finalement obligés de tenir compte de ce contexte mondial. Ca, c’est la politique !
Alors quid du drame humain que représente ce bouleversement mondial pour les peuples ? Il est un fait que les grandes nations, et la France, ont eu (depuis des siècles) une politique impérialiste et colonialiste dans ces pays « occupés ». Venues d’Europe principalement, des générations entières sont arrivées dans ces pays, motivées (leurrées ?) par leurs gouvernements pour participer au grand œuvre du « développement», et donc de la conquête, des âmes et des territoires. L’Algérie (plus que l’Indochine ou l’Afrique « noire ») auront marqué durement et cruellement l’inconscient collectif français par les massacres (des deux côtés), les drames humains de ceux qui partaient en n’ayant souvent nulle part où se réfugier, en France ou ailleurs. Il convient ici de ne pas traiter la majorité des rapatriés de « gros colons », exploiteurs et « sueurs de burnous », mais de considérer ces gens comme victimes... de l’Histoire, comme les populations autochtones l’ont été pendant ces colonisations..
Je crois que de Gaulle a finalement reconnu qu’il ne pouvait lutter contre le vent de l’Histoire, bien capricieux. Dur retour de bâton alors qu’il initia quelques 20 ans plus tôt cette volonté de ne pas renoncer devant l’infamie. Ne pas oublier aussi les USA et leur intérêt subitement porté sur le pétrole d’Hassi Messaoud…
Finalement, l’Etre humain aura payé, dans sa chair, ses morts, et sa conscience, bien plus que les Etats… qui s’en remettront, tant bien que mal.
Rédigé par : Nath | 10 mars 2013 à 17:40
Oui, Boris a tout à fait raison.
Si l'Algérie allait de droit vers l'indépendance, l'imposer ou même évoquer de l'envisager en 45 ou peu après et ce au sommet de l'Etat, eut été une faute grave, personne n'étant prêt à cela, l'essentiel des autochtones les premiers...
Ce genre de processus, du fait des intérêts totalement divergents qu'il entend régler d'un même élan, ne peut que se conclure dans la douleur, comme le fut.
Il faut que ça travaille du dedans, qu'on s'entretue au point d'en avoir plus qu'assez, qu'on fasse migrer peu à peu ses repères, ses aspirations, ce qu'on est prêt à consentir.
La seule vraie faute grave du grand Charles a été d'abandonner nos alliés les Harkis.
On peut et doit être aussi dur qu'il le faut envers ses adversaires - et le FLN méritait qu'on (je n'étais pas né) le fût - mais la seule droiture mise en défaut fut de laisser en pâture à ceux-là ces alliés sincères avec les conséquences prévisibles que l'on savait.
Quant à la façon dont ils furent traités ici, elle n'insulte que ceux qui nous représentaient alors.
Est renier sa parole et sa droiture d'âme, que d'agir comme cela.
C'est la seule faute grave incombant à de Gaulle, l'ai déjà écrit ici.
Elle est là la honte ultime, davantage encore qu'en les jets à la Seine et autres ratonnades lamentables.
AO
Rédigé par : oursivi@SavoHameauAndCo | 10 mars 2013 à 13:54
@ Xavier NEBOUT
Mais, à cette époque, Ferhat Abbas lui-même n'était pas encore indépendantiste ! Et le PCF se voulait partisan de l'Algérie française - voir la réaction de l'Humanité lors des massacres de Sétif. L'idée que le général aurait pu donner l'indépendance à l'Algérie en 45 - en gros faire ce que les Anglais ont réussi avec l'Inde, où la population européenne était beaucoup moins nombreuse - est simplement incongrue.
Je regrette que vous n'ayez pas été au pouvoir en 1945 ou en 1962 pour régler un problème aussi simple.
Rédigé par : Boris | 10 mars 2013 à 11:33
@Savonarole et autres qui ne savent pas lire
On peut être agacé par la gloire imméritée que l’on fait à de Gaulle sans que cela ait un rapport avec la nostalgie de l’Algérie française. A supposer qu’on ait dû y mettre les pieds un jour, il est incontestable que son indépendance était inéluctable à l’issue de la guerre, et même qu’elle lui était due.
Or, en 1945, de Gaulle a pris clairement position contre son indépendance, et c’est là sa première faute magistrale sur ce point, faute confirmée par ses déclarations en 1947.
Ensuite, nous avons un premier scandale moral en se servant de ce drame pour arriver au pouvoir, un second en trahissant l’armée dont il était le chef, un troisième en abandonnant précipitamment l’Algérie comme on se débarrasse d’un dossier poussiéreux alors que le problème était réglé sur le plan militaire, et un quatrième qui n’est pas loin du crime contre l’humanité en l’abandonnant au FLN.
Quant au Colonel Bastien-Thiry, désolé, mais un colonel n’a pas à assassiner le chef de l’Etat même si celui-ci est détestable. Dommage que les Français ne sachent plus ce qu’est mériter la mort dans l’honneur.
Rédigé par : Xavier NEBOUT | 10 mars 2013 à 10:13
Les femmes font des études et réussissent aux concours comme les hommes, elles sont donc payées comme les hommes dans une filière professionnelle où coexistent hommes et femmes. L'inégalité est plus subtile. Elle se produit dans les métiers qui se féminisent à outrance.
La lutte contre cette dérive aurait aussi des répercussions positives, on a montré que les jeunes garçons étaient handicapés dans leur développement par la disparition des maîtres masculins. Mais de cela personne ne se préoccupe.
Bien souvent la lutte des femmes se confond avec des luttes sociales.
Quant aux violences faites aux femmes, qui dira que la lutte contre la prostitution est réelle ? L'Europe est bien discrète sur ce sujet. Les femmes elles-mêmes luttent peu contre les traditions imposées aux petites filles, l'excision est davantage exigée par la mère que par le père quand cela est de tradition. Nos banlieues ne seront pacifiées que lorsque comme aux USA les hommes auront peur de de retrouver en tête-à-tête avec une femme au bureau ou dans un lieu public et pourront être poursuivis pour harcèlement sexuel. Si la France condamnait plus sévèrement les mariages forcés, en extradant les familles concernées, peut-être que dans les statistiques la condition de la femme serait meilleure. Mais là on se heurtera â d'autres lobbies.
Rédigé par : Perplexe-gb | 10 mars 2013 à 03:51
@Savonarole | 09 mars 2013 à 21:16
Ne vous excusez pas. Un frère et un beau-frère du contingent sont aussi allés là-bas. Ma femme est pied-noir espagnole et a dû quitter sa terre "une main devant, une main derrière".
Nous sommes tous victimes et les Harkis avec nous des conditions dans lesquelles l'abandon de l'Algérie a été programmé même si, et vous avez raison, le maintien de celle-ci dans une France de Dunkerque à Tamanrasset aurait été intenable pour la métropole.
J'ai été touché et baigné depuis ma jeunesse par ce drame, mon patronyme étant quasiment le même qu'une personne qui a été fusillée, mon père qui plus est ayant le même prénom.
Je me souviens des coups de téléphone de journaux nous appelant le lendemain, croyant à un homonyme.
L’exécution de Bastien-Thiry le 11 mars 1963 (il ne s'agit pas de celui précité) après un recours en grâce refusé est une tache indélébile.
Le pardon fait les grands hommes.
Sinon j''avais choisi depuis longtemps pour un de mes fils le prénom de Jean-Marie. Il est arrivé au monde prématuré un 11 mars... et par un concours de circonstance extraordinaire, l'infirmière de la maternité s'étant occupé de lui avait caché Bastien-Thiry au Maroc.
D'autres clins d’œil étranges ont suivi...
Le doigt de Dieu ?
Rédigé par : hameau dans les nuages | 10 mars 2013 à 00:23
hameau dans les nuages | 09 mars 2013 à 20:17
Désolé. Je m'excuse. Me suis emporté. Mauvais souvenirs de famille, mon frère a fait 36 mois là-bas comme appelé du contingent. Il en a vu des Xavier Nebout, à en gerber pour le reste de l'existence.
Rédigé par : Savonarole | 09 mars 2013 à 21:16
Savonarole , je vous ai compris !
Mostaganem 6 juin 1958
http://www.dailymotion.com/video/xl6e_mostaganem_news#.UTuGnzfRqJo
Ne vous énervez pas comme ça !... on cause... lol !
Votre réaction disproportionnée me ferait penser que vous êtes vous-même un ancien barbouze du Service d'Action Civique.
Ce que vous n'êtes pas au même titre que je ne suis pas sous-off.
Rédigé par : hameau dans les nuages | 09 mars 2013 à 20:17
"De Gaulle visionnaire de la guerre moderne : zéro. Il n’avait fait que reprendre les préceptes du Maréchal sans même avoir su le suivre dans l’importance de l’aviation, ni fichu de penser à la radio."
Rédigé par : Xavier NEBOUT | 08 mars 2013 à 23:17
C'est du grand - du très grand n'importe quoi !
Pauvre Nebout.
Tenez, je vous offre de quoi compléter votre documentation :
http://www.ebooksgratuits.com/pdf/bloch_etrange_defaite.pdf
Lisez donc page 295.
Je sais, on peut critiquer l'auteur :
Historien de réputation mondiale (fondateur des Annales)
Capitaine pendant 14-18
Entré dans la Résistance
Pris, torturé à Lyon
Fusillé le 16 juin juin 44 par la Milice de ce cher Pétain
Juif non croyant pour compléter le tableau.
Toutes qualités qui vous révulsent, je le devine.
Pire : il ne semble pas partager votre admiration quant aux qualités militaires de l'ex-maréchal et de ses adorateurs !
Tant pis. Lisez quand même, pour votre pénitence.
Rédigé par : Clafoutis | 09 mars 2013 à 20:12
@Nath | 09 mars 2013 à 06:26
C'est exactement ce que je voulais dire. Quant à l'humour de Savonarole, il est beaucoup trop fondé sur la rumeur pour être réellement percutant.
Rédigé par : Catherine JACOB@Nath | 09 mars 2013 à 17:19
Ce blog vire maréchaliste, ma parole !
Il y a sur ce blog une génération qui souffre encore de cette vérole.
Voyez ces nostalgiques de l'Algérie française qui ne supportent pas les Arabes en bas de leur immeuble ou au Monoprix, c'est tout de même curieux. Si le Général ne s'était pas débarrassé de l'Algérie vous seriez tous en djellaba, sombres crétins !
Vous nous pompez l'air avec vos souvenirs des Aurès avec Bigeard, déguisés en "léopards", vos permissions sur les plages d'Alger, pastis et méchouis rue Michelet, et les belles gamines bronzées, comme dans "Les Centurions", avec Alain Delon, il faisait bon faire suer le burnous, hein ?
Vous l'avez perdue cette guerre !
De Gaulle avait bien mesuré que vos torses bombés dans les rues d'Alger, sur les barricades de Lagaillarde, n'étaient que montgolfières de prétention.
Dégagez ! Sortez de l'Histoire, minables sous-off !
Rédigé par : Savonarole | 09 mars 2013 à 15:42
@ Xavier Nebout
Votre prose exaltée montre bien la supériorité actuelle de l’extrême gauche sur l’extrême droite. En l’an de grâce 2013, vous aurez du mal à trouver un militant communiste pour vous faire l’apologie de Staline. Mais les thuriféraires de Pétain réchauffent les mêmes ragoûts depuis soixante-dix ans, et ce n’est manifestement pas terminé. Sur Abbeville, j’imagine que vous suivez la thèse de Henri de Wailly et de quelques autres… en la résumant pas mal ! Tenez, vous oubliez la fameuse opposition entre le piteux de Gaulle et le génial Prioux, qui a aussi donné du grain à moudre à votre bord… Mais il y a aussi Montcornet !
Quant aux qualités militaires de Pétain, réelles mais limitées, un peu de bon sens suffit pour comprendre qu’elles ont sombré dans les sables de la guerre du Rif. Même à sa grande époque, Lanrezac et Castelnau manoeuvraient mieux. Pétain, lui, a su dire que le feu tuait, et bien réussi sa logistique. Si vous me dites qu’il était supérieur à Nivelle, d’accord. Mais vous aussi, vous êtes supérieur à Nivelle…
Enfin, le maréchal visionnaire, je veux bien, mais alors il faisait tourner les tables. Dans les années 30, les âneries de Philippe sont nombreuses, la plus connue étant celle du 7 mars 1934 sur les Ardennes. La vision juste, c’est de Gaulle qui l’a, dans son mémorandum de janvier 40. Que voulez-vous, c’est ainsi.
Je passe sur le reste, et vous rappelle juste que saint Isorni, en dépit de toute sa théologie maréchaliste, admirait l’appel du 18 juin. Quant à l’assassinat de Darlan, si vous pouviez expliquer ce qui s’est exactement passé à Alger ce jour-là, les historiens vous en sauraient gré… Le comte de Paris aussi était un peu mouillé, me suis-je laissé dire. Et l’amiral en 45 à la même table que Churchill et Roosevelt, qui l’appelaient YBSOB dans leur correspondance – yellow bellied sun of a bitch… Moi, je veux bien, si ça vous fait plaisir !
Pour le reste, la résistance française a servi, comme toutes les résistances en pays occupé, à tenir les zones écartées pour y fixer des troupes ennemies et à gêner les communications. Personne n’attendait de Pierre de Bénouville qu’il libère Paris à lui tout seul…
La main tendue du maréchal… Mais bien sûr. C’est un peu tard, vieil homme… Que ne l’a-t-il tendue en novembre 42 ? Et il est évident que le gaullisme a fait barrage au communisme, à un moment décisif de l’été 44. Enfin, pour la guerre d’Indochine, si vous préférez Léon Pignon à Sainteny et Carpentier à Leclerc, alors là, vraiment, ça me suffit…
Audi, popule stulte, qui non habes cor, qui habentes oculos non videtis, et aures et non auditis. D’autant qu’ouvrir un « Que sais-je » suffirait largement pour votre information…
Rédigé par : Boris | 09 mars 2013 à 13:04
@Xavier Nebout
"Vous en voulez encore ?"
Oui, les conditions de l'abandon de l'Algérie et l'exécution de Jean-Marie Bastien-Thiry il y a 50 ans presque jour pour jour.
Rédigé par : hameau dans les nuages | 09 mars 2013 à 09:30
@Jean-Dominique
Reconnaître le sacrifice du Maréchal c'est déjà un bel hommage hors champ du politiquement correct.
Quant à la place de la France à la table des vainqueurs, elle aurait très probablement été plus belle avec Darlan pour l'y représenter.
Rédigé par : Xavier NEBOUT | 09 mars 2013 à 09:22
@Mary Preud'homme,
"Comment pourrait-on entrer en résonance avec une femme quand on la réduit à n’être qu’une citoyenne de gauche ou de droite ? Alors que l’amour se place bien au-dessus et au-delà de ces contingences et de ces formatages "planplans". Sans parler de l’éternel féminin, évanescent et secret, que l’homme le plus intelligent qui soit ne peut définitivement cerner.
Je trouve au contraire extraordinaire et réconfortant que des êtres que tout opposait au départ (origine, classe sociale, idéologie, etc.) puissent s’aimer passionnément et former un couple durable.
---
Et qui sait si au jardin d'Eden, Adam n'était pas de droite et Eve de gauche ou vice versa !"
Rédigé par : Mary Preud'homme | 08 mars 2013 à 18:54
Je ne sais qui « la réduit à n’être qu’une citoyenne, de gauche ou droite, etc.». Il est vrai que Sylvain est égal à lui-même avec ses déclarations à l'emporte-pièce et un peu « hors-sol ». Il en faut !
Mais que vient faire l’Amour dans cette arène politique, où les règles du jeu sont à la fois claires mais aussi pleines de chausse-trapes ? C’est bien le mariage de l’eau et du feu, de l’eau et de l’huile, de... et... de…
Et à qui pensez-vous en parlant de «ces êtres que tout opposait au départ... » etc. ?
Rédigé par : Nath | 09 mars 2013 à 06:51
@Catherine Jacob
"Une journée de travail qui s'arrête à 17h49... c'est pépère votre métier..."
Rédigé par : Savonarole | 07 mars 2013 à 18:53
Certes, Savonarole a l’humour un peu... spécial. Mais vous dites :
« Certaines administrations s'arrêtent à 15h ; exemple : Service de contrôle de la Caisse primaire ! »
Ne serait-ce pas parce que leur journée commence à 7h 30 qu'elle dure jusqu’à 15h, soit 7,5 x 5 = 37h, 5j/semaine ? Les guichets ferment à 15h mais ne continuent-ils pas, comme dans les banques ou ailleurs, à travailler quelque temps supplémentaire (clore des dossiers, vérifier, etc.) ? Je pose la question !
Rédigé par : Nath | 09 mars 2013 à 06:26
Ho là ! Xavier, n'allez pas trop vite en besogne ! Le jour où je rendrai hommage au Maréchal, je serai coiffé d'un entonnoir ou Femen dans un temple bouddhiste. Non, non, je me suis limité à mettre en parallèle la rhétorique du sacrifice et du don de sa personne utilisée par N. Sarkozy. Le côté dégoûté du monde politique, heureux d'une retraite paisible et, malgré tout, prêt à offrir son corps en rempart pour la France, c'est du Pétain, pas du de Gaulle.
Pour le reste, permettez-moi de penser, comme beaucoup de Français, que si la France s'est assise à la table des vainqueurs en 45 et a sauvé ainsi sa souveraineté, nous le devons à de Gaulle, pas à Pétain, quelque imparfait que fut le premier et grandiose le second.
Rédigé par : Jean-Dominique @ Xavier Nebout | 09 mars 2013 à 00:29