Le ridicule de cette Journée internationale des femmes. De la femme enfermée dans un ghetto spécifique. Regardée comme si elle n'appartenait pas à notre humanité mais relevait d'une espèce étrange. Aux moeurs, maux et vertus particuliers.
Le nombre d'absurdités que cette célébration a suscitées est infini. Les femmes y ont pris largement leur part.
On comprend pourquoi François Hollande s'est senti si bien au milieu d'elles : elles se contentent de la douceur des mots et de la considération du coeur. Un temps, il s'est échappé de la rudesse de la politique et le sentiment d'être apprécié, aimé, par une sorte de grâce d'Etat, a dû le combler au-delà de tout.
Ce qui a tourné autour du 8 mars est, chaque année, plus fascinant. Il ne s'agit même plus de démontrer l'égalité des sexes, ce qui va de soi pour tout humain normal, mais subtilement ou ostensiblement, comme pour rattraper des siècles de virilité dominatrice, que la femme serait supérieure à l'homme dans beaucoup de domaines, y compris, paraît-il, celui des entreprises .
Pourquoi pas ? Ce qui est comique tient à la surenchère, à la course éperdue vers un féminisme délirant de la part, souvent, de personnalités masculines qui semblaient à l'abri de tels excès.
Il est amusant de relever que des responsables socialistes des deux sexes ont fait semblant de ne rien comprendre à l'appréciation portée par NKM sur Ségolène Royal, Najat Vallaud-Belkacem osant même la qualifier de "la plus misogyne", ce qui est une ânerie. En réalité, NKM a exprimé un point de vue partagé par beaucoup : dépendant en définitive maintenant de François Hollande sur le plan politique, Ségolène Royal n'est plus totalement maîtresse du jeu. Et c'est dommage pour une femme de son talent et de sa force.
Il paraît qu'on recherche désespérément quelques femmes pour les faire reposer au Panthéon. Je me félicite déjà que pour Stéphane Hessel, l'hommage se soit arrêté aux Invalides. Les socialistes, Anne Hidalgo en tête, soutiennent la cause de Louise Michel et d'Olympe de Gouges. On évoque même l'éventualité de Simone de Beauvoir. Comme consensus, on peut mieux faire !
On s'interroge gravement sur le point de savoir si "la femme est l'avenir de la Justice". Tant qu'on y est, pourquoi pas l'inverse ? Ce type de réflexion, qui se veut progressiste, est surtout creux car la femme, pas plus que l'homme, n'est l'avenir de la justice pour la raison irréfutable que l'homme et la femme se trouvent au coeur de celle-ci. Et qu'à l'évidence, à tout prendre, l'avenir, tous les avenirs, partout, sont masculin et féminin.
Même la Bâtonnière de Paris se laisse aller au penchant d'aujourd'hui en publiant un livre sur un certain nombre de femmes qu'elle juge remarquables. A mon grand étonnement, elle y place Christine Lagarde : elle aurait pu, dû être plus prudente même si l'ancienne ministre n'a pas encore été mise en examen dans l'affaire Tapie.
En fait, j'en ai plus qu'assez de ce totalitarisme au quotidien qui impose par exemple une parité inepte pour le gouvernement : comme en 2012 où des choix malencontreux ont été opérés parce que le sexe a prévalu sur la compétence.
Je ne doute pas qu'il pourra y avoir demain des configurations politiques où les femmes devront être plus nombreuses que les hommes dans les instances de pouvoir. Cette obligation quantitative d'équité, là où l'inégalité du talent, de l'esprit et de l'énergie est une chance, représente l'une de ces fausses avancées de la modernité. On nivelle quand on a à discriminer, peu importe le sexe gagnant.
Une note gaie, une note courageuse pour terminer.
Feuilletant d'un regard distrait "La Parisienne", je m'arrête sur la magnifique Eva Herzigova, "40 ans au top". Je me donne le droit de dire qu'elle est une très belle femme sans éprouver le besoin, pour me faire pardonner, de consacrer l'essentiel de mon propos à son intelligence au demeurant incontestable. Cette dictature qui peu ou prou ne nous autorise plus des admirations esthétiques explicites est insupportable. Il faudrait toujours les diluer dans autre chose !
Clémentine Autain, pour sa part, fidèle à un combat féministe digne de ce nom, a recueilli cent témoignages de femmes victimes de viols. Elles racontent. Elles enseignent. J'ai écrit il y a longtemps un billet sur le livre plein de douleur et d'espoir que Clémentine Autain, victime elle-même, avait publié. Son destin exemplaire montrait que le viol n'était pas une prison et que l'avenir, contre la politique du pire, continuait d'exister (nouvelobs.com).
Qu'on cesse de vouloir pour la femme un autre pays, une autre langue, une autre identité, un autre futur que les siens : la femme est seulement l'avenir de la femme.
C'est déjà beaucoup.
Bonsoir Monsieur Bilger
Si les Femen veulent en découdre, qu'elles décousent ma braguette.
Bonne soirée, à bientôt.
Rédigé par : Carl+Larmonier | 18 mars 2013 à 19:23
Je vais me contenter de reprendre mon tweet : avec les Femen vous avez l'Adam dur ! (c'est du décousu main oui je sais, comme dirait le sieur sbriglia en première impression !)
Rédigé par : Cactus à venir boucher ? | 15 mars 2013 à 11:08
Bonjour Monsieur Bilger,
Anaïs Nin, Virginia Woolf, Emily Brontë, Colette, Madame de Staël, George Sand et je pourrais continuer la liste, incarnaient bel et bien une image du féminisme. Mais je pense un féminisme d'un autre niveau culturel (comme du reste) que celui illustré par les magazines féminins et féministes qui constellent nos kiosques de nos jours, car si la représentation du féminisme d'aujourd'hui est celui-ci, alors le féminisme tourne assez mal dans les grandes largeurs.
Tous les auteurs femmes que j'ai citées pourraient constituer à elles seules une bibliothèque idéale. Quand je vois qu'un de nos éclatants best-seller, en rapport, est cinquante nuances de Grey. Sans commentaire, hein !
Bonne journée
Rédigé par : Carl+Larmonier | 15 mars 2013 à 09:37
Bonjour Monsieur Bilger
Je pourrais conseiller une œuvre pour les dames qui voudraient se venger de ces messieurs par le biais de la lecture. Oui, c'est un peu mince mais elle vaut ce qu'elle vaut comme consolation.
En tout cas je me suis bien amusé en lisant le Sopha de Crébillon Fils que j'ai terminé hier soir. C'est quand même la gent masculine qui est largement ridiculisée dans ce livre, du début à la fin en permanence. Une œuvre du XVIII et qui a eu du succès, de plus.
Autres temps, autres mœurs.
Bonne journée.
Rédigé par : Carl+Larmonier | 14 mars 2013 à 12:19
@oursivi@LaNonce | 12 mars 2013 à 15:03
«c'est encore meilleur comme avec la moustache qui donne corps à la soupe, ou la barbe qui donne corps (et pas pécore) à bien autre chose qui se passe de cuillère, mais pas de mains*.
Les hirondelles aiment la neige, je répète, les hirondelles...
AO
* là, je fais très fort**
** et sbriglia qui n'est pas là... pfff »
«Que le sens de l’apparaître ne réside pas dans la conscience ne signifie cependant pas pour Merleau-Ponty renoncer à l'exigence phénoménologique de retour aux choses mêmes, c'est-à-dire aux phénomènes à partir de l'expérience perceptive elle-même, sans subordonner au préalable le sens et la vérité de cette expérience au pouvoir de la conscience.[...] Pour Merleau-Ponty comme pour Husserl, l’expérience du touchant-touché montre que le corps propre est distinct de tout autre corps, qu'il ne peut jamais être constitué comme le serait un objet. [...]. Pour Merleau-Ponty, la main droite touche un objet et est en même temps touchée par la main gauche. Mais, ajoute d'emblée Merleau-Ponty, "j'assiste alors à une dissociation de mon corps, qui est d'abord dissociation de ma main, qui se dédouble en une main qui touche et une main touchée. Ainsi, une seule et même main en fait deux, comme un seul et même œil en fait deux, celui qui voit et celui qui peut être vue." La différence est pourtant essentielle: la relation voyant-vu, contrairement à celle du touchant-touché, est nécessairement indirecte, elle implique une médiation, autrui ou un miroir. Dans le cas du miroir par exemple, seul le reflet des yeux qui regardent leur image, est en fait à proprement parler vu. De même affirmerait Merleau-Ponty, seul "un entrelacement d'os, de muscles et de chair, écrasé en un point de l'espace" est à proprement parler touché. Ce que masque cependant cette description, c'est que si le reflet n'est pas œil, la main touchée est bien main. Chez Merleau-Ponty, la réduction du toucher à la vue par laquelle la relation du touchant-touché est pensée à partir de la relation voyant-vu, marque sa distance par rapport à la phénoménologie de Husserl. [...] Dans la relation du touchant-touché en l'absence d'objet: les deux mains se touchent mais jamais la main gauche et la main droite ne sont touchantes en même temps: "les deux mains peuvent alterner dans la fonction de touchante et de , mais jamais elles ne joueront ce rôle ensemble et simultanément.» - Phénoménologie et ontologie: Merleau-Ponty lecteur de Husserl et Heidegger, Robert Franck p. 56 et sqq
Autrement dit, le cogito cartésien se transforme dans la phénoménologie, science de l'expérience en tant que vécue par un "JE", en corps touchant en tant qu'il se surprend lui-même de l'extérieur dans l'exercice de la fonction de connaissance et d'exploration, non pas dans l'intellection médiation du penser, mais du sentir et au-delà de «la problématique du corps propre, pose la question du rapport à soi, à l'altérité, celle d'autrui et celle du monde.»
Dans la moustache qui donne corps à la soupe qui ressort de la même problématique que celle de la moustache qui donne corps à la bière via son faux col, le corps propre exerce sa fonction de connaissance et d'exploration du monde en tant que moustache, or l'on sait que chez les chats notamment, les moustaches sont un organe sensoriel essentiel qui déterminent pour le corps propre qui est le leur, l'espace qu'il occupe dans le réel, autrement dit, en termes platoniciens revisités Luc Ferry, sa place dans l'ordre cosmique en liaison avec un lieu déterminé; dans le cas qui nous occupe, le seuil du passage entre le fond du verre et le fond de l'estomac tout en faisant intervenir non pas seulement le touchant-touché, mais également un sentir, un goûter et un re sentir couler le long de l'appareil digestif, qui suscitent consécutivement des sentiments de plaisir/déplaisir selon le cas, autrement dit toutes les catégories de l'expérience perceptive.
Connaître quelque chose ce n'est donc pas seulement savoir un mot, par ex. «moustaches», c'est, au sens, tant du Zen japonais que celui du retour aux phénomènes, faire l'expérience dans le cadre de la fonction touchant-touché.
A la tienne Étienne !
Rédigé par : Catherine JACOB@oursivi@LaNonce | 13 mars 2013 à 16:26
Bonjour Philippe Bilger
Je dois dire que rien que le titre de l'article est bien trouvé car en annulant l'équation mathématique elle est relativisée et donc on revient à une ré-ajustation dans l'égalité.
Le jour de la femme... je vais être cliché en disant que le jour de la femme c'est tous les jours et que quelque part, personnellement, je trouve plutôt que cette journée la dessert... car je suppose qu'au contraire de la logique pensante, cela doit énerver profondément certains hommes qui sont restés au stade néandertal, voir néant total.
Je trouve que Taddéï (une des rares émissions que je peux encore apprécier "Ce soir ou Jamais", j'étais un peu attristé, car, avant, ses soirs étaient tous les soirs du lundi au vendredi et ils les valaient bien), je trouve que Taddéï à été mal inspiré pour sa "reprise" de faire cette première le jour de la femme, car pour ceux qui ont regardé l'émission, celle-ci a failli finir en débâcle. Il faut dire qu'il y avait tous les opposés ce "soir"-là, sur le plateau, pour faire un feu d'artifice dans le mauvais sens du terme.
Ce soir fut surtout un soir du jamais pour un possible raccord.
http://images.lpcdn.ca/435x290/200902/12/47585-representation-homme-neandertal.jpg
Bonne journée.
Rédigé par : Carl+Larmonier | 13 mars 2013 à 13:25
Rédigé par : Mary Preud'homme | 12 mars 2013 à 19:31
Question ardue.
Les experts ne s'accordent pas entre eux.
D'aucuns ont cité 600 ou 700 ans d'âge mental, d'autres bien davantage.
Même le carbone 14 est impuissant.
Devant certains mystères il faut savoir faire silence.
AO
Rédigé par : oursivi@LaNonce3 | 12 mars 2013 à 19:56
Oursivi a écrit :
"...non, j'exagère rien ne peut la dérider..."
----
Elle est si vieille que ça ?
Rédigé par : Mary Preud'homme | 12 mars 2013 à 19:31
"lui l'ébauche"
Rédigé par : Mary Preud'homme | 12 mars 2013 à 13:52
et elle la débauche ?
Sacrée Mary !
AO
Rédigé par : oursivi@LaNonce2 | 12 mars 2013 à 15:07
Rédigé par : Mary Preud'homme | 12 mars 2013 à 13:52
Voilà-t-y-pas que not'Mary est saisie par l'esprit et pas celui, sein, des Femen, mais celui qui dériderait même Pietri (non, j'exagère rien ne peut la dérider).
Et cela est à prononcer avec l'accent Ricet Barriesque ou Pierre Vassiliesque, c'est encore meilleur comme avec la moustache qui donne corps à la soupe, ou la barbe qui donne corps (et pas pécore) à bien autre chose qui se passe de cuillère, mais pas de mains*.
Les hirondelles aiment la neige, je répète, les hirondelles...
AO
* là, je fais très fort**
** et sbriglia qui n'est pas là... pfff
Rédigé par : oursivi@LaNonce | 12 mars 2013 à 15:03
On ne le répétera jamais assez, la femme ayant été créée après l'homme, il n'est donc que l'ébauche et elle le chef-d'oeuvre, autrement dit le summum de la Création.
De quoi faire beaucoup de jaloux et d'envieux !
C'était l'annonce faite par Mary...
Rédigé par : Mary Preud'homme | 12 mars 2013 à 13:52
Je ne sais si la femme est l'avenir de la femme, du rouleau à pâtisserie, de la pelle mécanique ou du 18 juin, voire de l'homme, mais on se trompe toujours quant à la plus belle conquête de l'ohm...
La plus belle conquête de l'Ohm est l'Ampère, conquête pour laquelle il dut lever toutes les résistances.
On n'y prête jamais attention à cette conquête qui ne se prête pas à tension.
AO
Rédigé par : oursivi@AP | 12 mars 2013 à 12:44
Il faut rappeler que ce n'est pas la journée de la femme, comme repris partout, mais la journée de la lutte des femmes, ce qui est totalement différent. Le point de départ de votre argumentaire est donc erroné.
Rédigé par : Jachri | 11 mars 2013 à 11:24
Ce Xavier Nebout me fait penser au film de J-M Poiré "Les Visiteurs".
Serait-il Jacquouille, ce personnage du Moyen Âge projeté soudain dans notre monde moderne ? :-)
Rédigé par : Achille | 11 mars 2013 à 08:50
stalen illitch guevara 21.00
La Pravda ou Zavtra peu vous importe !
L'homme et la femme ne sont pas faits pour s'accorder, mais pour se combattre et se détruire. Entre l'homme et la femme c'est une guerre permanente, tantôt sournoise, tantôt ouverte mais une guerre à mort. La passion est le seul lieu où ils peuvent se retrouver... ainsi s'exprime Gabriel Matzneff et que Monique Canto-Sperber n'aurait pas renié, puisqu'elle aussi se demande encore si homme et femme pourront un jour se rassembler !
Suffit de survoler les commentaires pour savoir que le combat est long, puisqu'il s'agit d'un combat, inutile.
Rédigé par : Pietri S | 11 mars 2013 à 02:25
Quand vient la saison des amours, l'homme frotte la rugosité brutale de son teint buriné contre l'incomparable fraîcheur du teint scandinave de la femme.
...Pierre Desproges bien sûr. C'est peut-être ce que Xavier voulait dire tantôt avec ses mots à lui ? Ma spiritualité doit être un peu courte sur pattes...
Rédigé par : scoubab00 | 10 mars 2013 à 23:43
Xavier : vous êtes l'avenir de la truffe.
Rédigé par : gigi | 10 mars 2013 à 22:05
Vite... des seaux d'eau bien fraîche.
Alors que dame Pietri s'est calmée et laisse un peu de place sur ce blog grâce à une pause bienvenue, voilà que... Boris, Xavier, Camille, Tipaza, Clafoutis, Alex... ne contrôlent plus leur anima.
Ils en sont arrivés à se crêper le chignon et à se frapper avec leurs ombrelles comme des furies...
Ca vient sûrement du sujet... déstabilisant pour les non préparés, insuffisamment documentés et peut-être pas concernés.
Heureusement Catherine sauve la situation et malgré un pensum un peu long mais très argumenté comme toujours, assène quelques vérités dans lesquelles les hommes, injustement malmenés dans leur ego, trouvent un apaisement... bienvenu en ces temps de délire sur les anormalités évidentes qui veulent nous faire prendre les vessies (ici, le mot est plus que juste) pour des lanternes qui n'éclairent rien du tout à part le ventre des hystériques égoïstes.
Et surtout pas les cerveaux et le normal.
Rédigé par : stalen illitch guevara | 10 mars 2013 à 21:00
"Je me demandais : la femme qui avait refusé de céder sa place assise dans un bus, c'était pour prendre le pouvoir ?
Rédigé par : calamity jane | 10 mars 2013 à 20:17
Quoi ! Vous osez évoquer la mémoire de Rosa Parks, qui aurait dû céder sa place à l'homme blanc ?
Relisez Xavier Nebout : une bonne épouse doit apprendre à coudre et chanter, et se doit de rester dans l'ombre à un mètre derrière moi, lorsque je me mets à table le soir en rentrant du labeur (je vous passe le reste de la soirée...).
Rédigé par : Savonarole | 10 mars 2013 à 20:58
Je me demandais : la femme qui avait refusé de céder sa place assise dans un bus, c'était pour prendre le pouvoir ?
Rédigé par : calamity jane | 10 mars 2013 à 20:17
"Tant ce qui se conçoit bien s’énonce clairement...
Voici la clef : la femme mystique allant au fond de sa conscience d’être, éprouve l’aspiration à l’Être auquel aspire le principe de son être, et épouse le symbole de l’Homme qui va le conduire à Lui."
Rédigé par : Xavier NEBOUT | 10 mars 2013 à 10:32
A force de lire et relire cette clef emperlousée, je sens que je vais me convertir.
Surtout si elle ouvre le cadenas de la porcherie.
Car c'est dans le porc qu'est le Salut !
Le prétentieux voudrait bien, en plus, être méprisant.
Rédigé par : Clafoutis | 10 mars 2013 à 17:35
@ Xavier Nebout 10:56.
Etrange réponse. Ne me dites pas que vous confondez à ce point l'essentiel et l'accessoire (se dit en japonais: honmatsu wo tentô suru, clin d'oeil à Catherine) ce serait inquiétant dans votre rôle de commentateur.
Et que vous faut-il de plus ?
En 1969, âgé de 78 ans, de Gaulle avait déjà donné le meilleur de lui-même, lui qui avait mis toute sa vie au service "d'une certaine idée de la France", comme il l'écrivit dans ses Mémoires de guerre, tome 1.
Libérer en héros le pays envahi, lui redonner à partir de 1958 des institutions stables, son indépendance et sa grandeur lui confèrent une stature de grand homme, inégalée à ce jour par ses successeurs, et sans comparaison envisageable avec le Maréchal dont vous chantez les louanges.
Pour en revenir au sujet, beaucoup de progrès ont été accomplis depuis Schopenhauer écrivant : "la femme est un animal à cheveux longs et à idées courtes".
Mais ces quelques féministes agitatrices professionnelles et surmédiatisées ne font pas progresser la cause des femmes, elles irritent tout au plus. A noter aussi que les idées courtes ont toujours été l'apanage des deux sexes, quelle que soit la longueur des cheveux, et pas seulement dévolues à un seul.
Rédigé par : Camille @ Xavier Nebout | 10 mars 2013 à 13:10
@ Xavier NEBOUT
Vous êtes un rebelle, vous : on vous cite les plus hautes autorités, et vous répondez Dieu premier servi. Si j'ai bien compris, vous redéfinissez le mystère de l'Incarnation comme vous pouvez. Enfin, vous avez de la chance, l'Eglise ne met plus les mystiques au bûcher.
S'agissant des pourceaux, quand même, je vous aurais bien vu dans le rôle de Marguerite Porete, brûlé en 1310 avec votre Miroir des âmes simples et anéanties. Margaritas ante porcos, ou porcos ante Margaritam ? Ou encore mieux, dans celui de la Pucelle d'Orléans. Marine se recueillant devant une statue de saint Nebout, ça aurait de la gueule.
Je vous rappelle enfin qu'étant libre-penseur, j'ai le privilège de dire n'importe quoi. Vous, vous risquez beaucoup plus !
PS. Tenez, pour me faire pardonner, je vous inviterais bien au banquet que la Libre Pensée parisienne organise à la fin du mois pour le vendredi "dit saint". Vous seriez chargé de nous amener le foie gras et de nous divertir par vos traits d'esprit. Après tout, Don Juan s'est rendu au festin de pierre, et saint François-Xavier au festin des sushis. Par exemple, vous entreriez en criant d'une voix terrible : "Signori atei, a cenar con voi m'invitaste e son venuto" : ça nous ferait faire dans nos culottes, je gage : nous irions de ce pas à Notre-Dame demander un in pace pour expier. Mais si ça ne marche pas, je vous garantis un martyr de première classe, on vous ferait apostasier à petit feu avec quelques bonnes bouteilles de Pessac Léognan.
PPS. Merci, monsieur Bilger, pour votre patience devant ces hors-sujets. Mais quelque part, c'est encore de la dignité de la femme qu'il s'agit.
Rédigé par : Boris | 10 mars 2013 à 12:50
Camille,
Sans doute savez-vous que tout que disait le général de Gaulle, discours, réponses aux interrogations de la presse, était soigneusement étudié et appris par coeur.
C'est-à-dire que tout ce qui semblait brillant parce que relevant de l'improvisation et du sens de la répartie n'était qu'imposture.
Le colonel de Gaule était détesté par ses subordonnés, et aucun d'entre eux ne l'a suivi à Londres...
Et il y en a encore d'autres...
Ceci dit, je n'ai rien contre l'homme dont je ne connais pas la conscience.
Je dirais même qu'il est regrettable qu'on l'ait congédié au moment où il aurait sans doute enfin pu donner le meilleur de lui-même, encore que Pompidou ait été un grandissime président.
Rédigé par : Xavier NEBOUT | 10 mars 2013 à 10:56
Boris,
Votre gros problème psychologique se traduisant par une irrésistible propension à jouer au professeur vous aura ici perdu.
Tant ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, votre bouillie à elle seule prouve en effet que vous n’avez rien compris, comme un athée ne peut rien y comprendre.
Voici la clef : la femme mystique allant au fond de sa conscience d’être, éprouve l’aspiration à l’Être auquel aspire le principe de son être, et épouse le symbole de l’Homme qui va le conduire à Lui.
Il est dit que l’on ne doit pas donner de perles aux pourceaux, mais là, les pourceaux ne peuvent pas suivre.
Il va phosphorer, Boris…
Rédigé par : Xavier NEBOUT | 10 mars 2013 à 10:32