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Voici les sites qui parlent de Olivier Metzner a quitté la barre :

Commentaires

sarah gould

La vie publique est dure et la tourmente dans le cœur est plus forte lorsque le vent siffle de la mer et que tout craque, la santé, l'amitié mais avec l'anonymat on reste seul... Qui savait de l'intime de cet être-là, de son regard à l'horizon ?... Les médias effleurent les choses, les papillons savent en frôlant les visages mieux apaiser les tristesses... Vous le savez vous-même si bien...

Dubois Jean

Cher Monsieur,
Votre missive pudique et méditative dédiée à Olivier Metzner a réveillé le souvenir du philosophe breton Jules Lequier, qui avait pour rampe sur son chemin de vie : "l'existence humaine comme libre arbitre."
Là où il était né, dans la baie de Saint-Brieuc, à sa fin de vie décidée, il s'immergea et nagea vers le soleil, jusqu'à l'engloutissement.
..."sa passion pour la mer"... Il est des passions...
Régulièrement, de temps en temps, je vous lis et vos propos, repris par France Culture, pour l'honneur des magistrats à propos de la mise en examen de M. Sarkozy, m’ont convaincu de me colleter à nouveau à votre pensée et à vos écrits.
Meilleures salutations
Jean Dubois, Sarreguemines
Référence : Le murmure de Lequier, récit imaginaire, par Michel Valensi

Valerie

Rédigé par Monsieur Savonarole le 26 mars 2013 à 11:06

A ce propos, j'ai parcouru cet article me donnant envie de lire cet auteur dont l'oeuvre reste inconnue de moi...

Henry de Montherlant et la force massive de l'indifférence

14 juil. 2010 Jean-Christophe Gruau

http://suite101.fr/article/henry-de-montherlant-et-la-force-massive-de-lindifference-a15124#axzz2OeHjDzmg

Walter

Il y a un un très bel article dans Le Monde du 24 mars, rédigé par Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin dont voici la teneur de la lettre d'adieu :
"Emmanuel, Nicolas, Aurélien, Antonin, je vous fais confiance pour la continuité du cabinet sous l'impulsion de Nicolas, et pour le moins, vous charge de préserver la défense de nos clients. Je garde le bonheur d'avoir travaillé avec vous. Olivier"
Il avait tout organisé, même son oraison funèbre, comme un dossier de procédure...

Savonarole

"@Savonarole!
Ne vous faites donc pas plus minable que vous ne réussiriez pas à l'être!
Comment donc, Monsieur, envisagez-vous votre suicide si vous envisagez tellement doctement celui des autres?
Vous fîtes faible, c'est le moins que l'on puisse dire...

Rédigé par : zenblabla | 23 mars 2013 à 21:35

Vous ne m'avez pas compris. Je soulignais le protocole presque romain de son geste, qui fait penser aux circonstances du suicide de Montherlant.

Le suicide n'est pas un sujet de plaisanterie, en effet.

Mais j'en connais un de particulièrement savoureux : sous le règne de la Reine Victoria, un jeune officier britannique est en poste dans le nord de l'Inde où avec son impeccable uniforme rouge boutonné jusqu'au col et son képi blanc il tient un territoire grand comme l'Angleterre.
Il se suicide en laissant un mot : "trop de boutons à boutonner, trop de boutons à déboutonner"...

Des fois il n'y a pas à chercher plus loin...

Walter

@ Robert Marchenoir

C'est surtout une demeure quasiment inhabitée.
C'est un enfer des plus séduisant...

zenblabla

@Savonarole!
Ne vous faites donc pas plus minable que vous ne réussiriez pas à l'être!
Comment donc, Monsieur, envisagez-vous votre suicide si vous envisagez tellement doctement celui des autres?
Vous fîtes faible, c'est le moins que l'on puisse dire...

zenblabla

Merci beaucoup pour ce billet.
Il n'y a peut-être pas tous les espaces du cloisonnement comme l'espace s'oblige s'il doit être dit avec les mots...
Mais au moins il y a comment l'espace sépare avec comment les cloisonnements s'obligent, d'une manière parfois si ridicule, que l'on se demande ce que veut dire augmenter l'espace, par exemple en valorisant celui d'une île minuscule.
J'en tiens pour les lieux, ils ont beaucoup à nous apprendre.
Que les attachements aux lieux surgissent avec lui, c'est pour moi très émouvant, même si je ne sais pas si cela peut être transmis, ni non plus si cela vaut vraiment.

Walter

Je lui dois ma liberté !
Avant de me défendre, face à vous, avocat général de la cour d'assises, il m'avait dit : "Je veux la vérité". Il m'a cru. Pas vous !
Contrairement à ce que je lis, il ne défendait pas que des crapules mais aussi certains individus pris dans l'engrenage de la machine policière.
Pour Kerviel, il devait avoir ses raisons.
Son suicide m'a attristé.
Je reste interrogatif. C'est glacial, la mer, au mois de mars...
J'aime votre billet. Il vous estimait.

Valerie

Pas d'inquietude, vous ferez de venerables centenaires :-) y compris M. Savonarole... peut-etre dans la meme maison de retraite d'ici la !


"...La vie ne m'apprend rien
Je voulais juste un peu parler, choisir un train
La vie ne m'apprend rien
J'aimerais tellement m'accrocher, prendre un chemin
Prendre un chemin..."

http://www.paroles-musique.com/paroles-Daniel_Balavoine-La_Vie_Ne_Mapprend_Rien-lyrics,p6108

Savonarole

L'émotion de Maître Kiejman fait sourire. Qui a fait courir le bruit de l'homosexualité de son confrère ?
Passons, oublions, pardonnons, chez les Chrétiens cela existe...
Reste le choix du départ... c'est une curiosité. Il y a le métro, la pendaison, les barbituriques, il a choisi la mer, le large, une espèce de pureté simple.
Il faut savoir qu'il n'y a pas pire que la noyade... En Bretagne vous avez dix minutes de survie si vous tombez à l'eau... et dix minutes, c'est long.

Alex paulista

@ Valerie | 21 mars 2013 à 15:01

Oui, je l'ai (re)trouvée là et copiée. On en avait aussi parlé à la radio vers 2003, à l'occasion d'un album hommage à Léo Ferré.

Elle parle de la Mer, de la mort grande et petite.

Sur le suicide je ne sais quoi dire.
Plus j'en vois parmi les gens que je connais, et moins je comprends. Ou plutôt plus je comprends qu'il n'y a pas grand-chose à comprendre.

oursivi@Val

Rédigé par : Valerie | 21 mars 2013 à 15:01

Chère Valérie,

Lues les anecdotes citées, je ne suis pas certain qu'"aider à vivre" soit l'expression la plus ad-hoc (râble).

Mais votre découverte attestée par ce lien me laisse pantois...

Bravo !
Et c'est Mr oursivi qui vous le dit.

Pour Mr Paulista, il faudra attendre, Sao Paulo est un peu à l'Ouest, comme les tournesols, Pr ou pas.

AO

Alex T

C'était parfaitement prévisible. Article de juin 2012 qui en faisait le pari : http://www.contreligne.eu/2012/06/sans-illusion-taubira-justice-2012/

Valerie

@ l'attention de Messieurs oursivi et paulista

Vous retrouverez (mot pour mot) dans le "Hall de la Chanson" la belle histoire contee par M. paulista :

http://www.lehall.com/conferences/ferre/index.php?option=com_content&view=article&id=14&Itemid=61

La question du jour : faut-il croire tout ce qu'on lit ici et la ?

Ma reponse : "Oui, si cela peut vous aider a vivre :-) "

oursivi@AP

Rédigé par : Alex paulista | 20 mars 2013 à 18:27

Ce genre d'histoire est tellement improbable qu'on a du mal à y croire...

En 98 (?) est venue jusque moi une toute similaire dans son invraisemblance, mais qui semblait réelle que d'être colportée par des médias certifiés.

Un homme circulant seul en auto à la campagne, vit (aurait vu, plutôt, je continue de douter), une silhouette assise sur la route au sortir d'un virage sans visibilité, il roula dessus et tua celui s'étant installé là pour forcer sa fin.

L'instrument que ce serait (plutôt que c'était, j'ai encore plus de difficulté chemin faisant dans mon récit) choisi ce suicidaire, eut tant de difficultés à se remettre du rôle que le destin et l'homme assis l'avaient forcé à endosser, qu'un jour... lui aussi s'est (se serait) assis dans ce même virage pour attendre sa propre fin... ce qu'un autre lui "offrit".

Cela ressemble plus à une nouvelle de Borges qu'à un réel fait fait divers, mais convoque comme votre histoire, la notion même d'entendement.

AO

Michelle D-Leroy

@ Catherine A.

Je n'ai jamais dit qu'il ne fallait pas défendre les salauds, mais qu'à la fin d'une vie cela doit peser. Un homme normal doit quand même se demander quelquefois si inventer les pires subtilités pour défendre des canailles au détriment de belles âmes est altruiste ou méprisable. Un avocat reste un être humain avec ses questionnements... comme un juge d'ailleurs.

stéphane

Bonjour,

Je reste surpris que Maître Metzner ait lâché son client Kerviel avant le procès en appel. Je n'attendais pas cela de ce qu'il avait montré à la télé.
Que d'eau, le canal du Nivernais, l'étang de Boulin, le bateau de Maxwell.
Je reste sceptique.
Nous n'avons pas entendu Jean Veil réagir, c'est le point rassurant.
Quand à Kiejman, j'ai aimé sa réaction pleine de sollicitude.
Saura-t-on un jour ce qu'il y avait d'écrit sur la lettre ? D'autres envois avant son acte ?

Alex paulista

@ oursivi@AP | 20 mars 2013 à 11:38

C'est rapporté. Je ne l'ai pas entendu directement.
Et non, je n'ai pas d'enregistrements de FCult. Juste quelques enregistrements de radios étudiantes lyonnaises.
Mais l'histoire est belle.

Quand on part tout seul pour le large on ressent quelque chose de fort. C'est un peu comme si on larguait une partie de sa vie à chaque fois.

catherine A. un avocat est là pour défendre

Michelle, tous les accusés, même les pires, ont droit à un défenseur. Heureusement. De même le pire des salauds s'il est malade a le droit, dans nos démocraties, d'être soigné. Il faut bien que des avocats, des médecins s'y collent.
Avec ou sans états d'âme. C'est l'honneur, l'exigence de leurs professions.

Michelle D-Leroy

Le suicide reste souvent inexplicable. Il faut à la fois beaucoup de courage pour se détruire et surtout un immense ras-le-bol de la vie, un grand dégoût pour les humains.
On voit des gens qui survivent à de terribles malheurs, et d'autres, plus fragiles intérieurement, qui vont apparemment bien sans problèmes visibles, en finir avec la vie. Incompréhensible pour ceux qui n'ont jamais eu envie de passer à l'acte et très culpabilisant pour les proches.

Je ne connaissais à peine cet avocat. Ce geste a pu bien sûr être dû à un problème de vie personnelle mais le métier d'avocat ne doit pas toujours être simple pour la conscience : défendre des crapules de tous horizons, des individus sans foi ni loi, doit parfois amener au dégoût de soi-même et de l'espèce humaine ou au moins à une remise en question... pour ceux qui ont des états d'âmes, bien entendu.

oursivi@Cathy

Rédigé par : Catherine JACOB@Jabiru | 20 mars 2013 à 09:04

Nous avons plus près de nous celui de la charmante Mary (メアリー 2013) - ne suis jamais parvenu à la détester malgré toutes ses insultes, sa bêtise toujours sincère m'apparaissait touchante, elle me manquera - qui prisonnière du bocal où sévissait une de ses semblables à écailles - elle à jamais antipathique comme inébranlable en tous les sens qu'on donne à cela - préféra tirer sa révérence qu'une balle pas perdue pour tous.

Plus sage.

On lui souhaite bon vent, loin des îles.

AO

J.H. de la Roche-Bernard

@ Robert Marchenoir
"...Si la décoration de la maison de l'île de Boëdic est bien celle qu'a voulue Me Metzner, cela en dit long.
Ce décor est totalement dépourvu d'âme. Il est terrifiant. C'est une image de l'enfer..."
Rédigé par : Robert Marchenoir | 20 mars 2013 à 02:19

C'est une question de point de vue...
Sur un air de sirtaki, certains auraient pu trouver Boëdic moins sinistre, qui sait ?

M. Metzner était propriétaire de cette île du golfe du Morbihan. Il paraît qu'il pensait à s'en défaire. Ce golfe est un lieu superbe et des célébrités (acteurs, écrivains, musiciens...) y séjournent, sur ces îles justement, à la recherche sans doute du calme... ou des sortilèges des lieux.

Tout le monde n'est pas fait pour y vivre, certes !

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bo%C3%ABdic


Jabiru

@Catherine JACOB

Merci pour votre attention à mon post.
Effectivement on peut imaginer qu'un être en perdition ait le courage de sacrifier sa vie en échange et dans l'espérance d'un "au-delà" meilleur. Un de mes amis est passé à l'acte dernièrement et je suis toujours sous le coup de l'émotion. Il m'avait appelé la veille pour des futilités et rien dans ses propos ne laisser présager cette dramatique issue. C'est tout à fait perturbant et on ne saura jamais.

oursivi@AP

Rédigé par : Alex paulista | 18 mars 2013 à 17:57

Vraie votre histoire ?

Avez des archives de FCult vous aussi pour pouvoir citer une émission de 2001 ?

AO

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