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Voici les sites qui parlent de Karl Marx aurait-il aimé le pape François ? :

Commentaires

Xavier NEBOUT

Robert,

Doutez-vous que votre père soit bien le vôtre alors que seule une analyse génétique le prouverait ?
Sans doute pas, et cela parce que la raison s’efface devant l’amour de celui que l’on tient pour son père naturel même s’il ne l’est pas.
Alors vous êtes un croyant, un croyant « ordinaire » à qui, et comme à Kierkegaard, l'idée de l'amour paternel de Dieu s'impose comme seule donnée inébranlable de la vie.

Quant aux postulats, ça, ce sont les dogmes.

Boris

@ Trekker. Je sais, car il a bien voulu l'écrire dans un commentaire, que notre Nébout national (oups, ma langue a fourché !) a derrière son bureau un grand portrait de Cathelineau, le chef de l'Armée catholique et royale, Saint de l'Anjou, martyr de la Foi, j'en passe et des meilleures.
Avec musique en conséquence - là, j'en suis réduit aux suppositions...

http://www.youtube.com/watch?v=jKatKQyGGQY

Moi, je prendrais plutôt cette chanson pour accueillir mes visiteurs, mais bon, chacun ses goûts :

http://www.youtube.com/watch?v=IjVmy5lzoKA

Mayol de Lupé est effectivement tout près de la Chouannerie... Je suis beaucoup moins sûr pour Doriot et Déat, ce ne sont jamais que d'anciens gauchistes repentis. En plus, il leur arrivait de snober le divin Maréchal, qui-sauva-la-Patrie-une-seconde-fois, pas assez féroce à leur goût.

Par ailleurs, il faut changer votre état-civil, Xavier ! Car, même s'il ne se prononce pas, vous portez dans votre prénom le R de l'odieuse Révolution.

Trekker

@ Robert - 21 décembre 2013 à 21:51
"Je crains que vous ne perdiez votre temps à chercher à convaincre Xavier Nebout de la justesse de votre argumentation. De la même manière qu'il sera impossible de faire comprendre à un croyant que Dieu est avant tout ce que les mathématiciens appellent un postulat. Postulat à partir duquel s'édifient les théologies."

Hélas je crains fort que vous n'ayez raison, mais dans le sujet sur lequel j'ai échangé avec Xavier Nebout son Dieu doit plutôt être une réincarnation de Monseigneur de Mayol de Lupé (ce saint homme aumônier de la LVF). Pour ce qui est de ses références théologiques sur la période concernée, elles doivent surtout se situer chez Doriot, Déat et Henriot...

Je présume que dans son bureau sont en bonne place les photos de deux de ses héros, qui nous préservèrent entre 43 et 45 des hordes de l'armée rouge : Henri Fenet (capitaine à la SS Charlemagne et un des derniers combattants à Berlin) et Edgar Puaud (commandant la LVF).

Robert

@ Trekker | 21 décembre 2013 à 19:04

Vos développements me semblent parfaitement sérieux, raisonnés et argumentés. Néanmoins je crains que vous ne perdiez votre temps à chercher à convaincre Xavier Nebout de la justesse de votre argumentation.
De la même manière qu'il sera impossible de faire comprendre à un croyant que Dieu est avant tout ce que les mathématiciens appellent un postulat. Postulat à partir duquel s'édifient les théologies. D'autant que pour certains, ce qui est écrit dans les textes sacrés est La Parole de Dieu, l'homme n'en étant que le transcripteur.

Trekker

@ Xavier NEBOUT - 21 décembre 2013 à 12:51

Désolé mais vous amalgamez des phénomènes de nature bien différente - certes ils peuvent parfois se cumuler - et qu’on peut classer en trois catégories :

A / Ségrégationniste : cantonnement des migrations humaines, mise à l’écart de populations aux systèmes moraux et religieux incompatibles avec ceux de celle majoritaire, et mise à l’écart d’insoumis. Quotas d’immigration à l’américaine, apartheid à la sud-africaine, ghettos juifs (du Moyen Age au IIIe Reich) et bagnes en sont les outils les plus usités.

B / Substitution : déportation de populations voire éliminations de celles-ci pour pouvoir leur en substituer d’autres, et déportation de populations pour peupler un territoire. Les colonisations de peuplement en sont un des exemples type.

C / Éliminatoire : réduction drastique et méthodique par la violence du volume de certaines catégories de populations. Celui-ci découle souvent du précédent, substitution, exemples types: colonisation de l’Australie, Tasmanie et USA, conquête britannique de l’Afrique du Sud, etc. Mais peut aussi venir de motivations non économiques : politiques dans le cas du génocide des Ukrainiens et déportations mortifères des opposants ou supposés tels (Goulag) par les Staliniens, raciales dans le cas des Nazis avec le génocide des juifs et tziganes ainsi que celui des prisonniers de guerre soviétiques (envoyés en camps de concentration : deux tiers y moururent).

Ces éliminations programmées et systématiques ont souvent été réalisées avec des méthodes artisanales-traditionnelles dues à l’état des techniques du moment : éradication conséquente des aborigènes en Australie, réduction drastique des populations indiennes aux USA. Mais l’usage de ce genre de méthodes peut aussi résulter du contexte et inexistence d’un outil spécifique ne pouvant servir qu’à cela : einsatzgruppen et autres unités militaires des Nazis affectées au génocide sur place des Juifs sur le front de l’Est, génocide d’un tiers des Cambodgiens par les Khmers rouges, massacres mutuels des Tutsis et Hutus. Dans ces deux derniers cas cela s’est pratiqué de manière quasi archaïque : en grande majorité par usage d’outils agricoles.

Mais avec les systèmes concentrationnaires modernes, britannique en Afrique du Sud, Goulag soviétique, et Nazis avec ses deux variantes (camps de concentration et d’extermination), on bascule dans une forme nouvelle et autrement plus efficace du massacre de masse et génocide : planification, outil dédié qu’à cela (camps), rationalisation générant un besoin limité de personnel et une forte «productivité». Là on est donc bien face à un système novateur et d’une redoutable efficacité, donc à une rupture technologique-organisationnelle similaire à celles qui se produisent en matière de production économique.

En conséquence il y a bel et bien une spécificité du système concentrationnaire, notamment au regard des méthodes artisanales-traditionnelles utilisées avant. Même si cela dérange votre postulat d’une armée allemande nous ayant protégé du déferlement des hordes de l’Armée rouge, reconnaissez que les Nazis on porté ce système concentrationnaire à un niveau inégalé à ce jour. Celui-ci est bien une des pires spécificité du nazisme, notamment avec ses camps d’extermination des juifs et tziganes : transposition au génocide des méthodes d’organisation en usage dans l’industrie.

Xavier NEBOUT

Trekker

Faute de partir de vues générales pour entrer dans les détails ensuite, vous avez un problème de liaison entre des connaissances de niveau très inégal, si bien que lorsque vous bouchez les trous, vous dites souvent n'importe quoi.

Le problème du cantonnement des migrations humaines ne date pas d'aujourd'hui.
La mise à l'écart de populations dont le système moral ou religieux est incompatible avec les institutions locales, la déportation ou l'élimination de populations pour peupler ou dépeupler des lieux comme s'il s'agissait d'animaux, la mise à l'écart des insoumis à tort ou à raison, les bagnes, la confusion de tout cela aide bien à faire dire ce qu'on veut aux "camps" dont le monde a été et est parsemé, mais comme sur le sujet précédent, on est pas obligé de s'y affaler.

Trekker

@ Parigoth - 20 décembre 2013 à 17:11
"Mais n'oubliez pas qu'au-delà de sa cible en principe « économique » la dialectique marxiste a été généralisée à d'autres cas de figures"

Je suis bien d’accord avec vous au sujet de ce que j’appellerai une transposition, et non une généralisation. La dialectique marxiste tire sa force et son intérêt du fait qu’elle découle d’une analyse rigoureuse de l’économique (systèmes de production et ceux politiques qu’ils génèrent). Ce qui fait que cette dialectique ne peut s’appliquer qu’à des phénomènes d’ordre économique et des politiques découlant des précédents, ou du moins quand ce socle ”économiciste” joue un rôle important. Mais aussi à condition que la société en question ait atteint un niveau de développement du capitalisme faisant de ce dernier un acteur important voire central. Dans ce dernier point réside entre autre l’erreur-faute intellectuelle de Lénine : calquer un schéma marxiste sur un pays fonctionnant avec une économie essentiellement agraire et empreinte de féodalisme, où le prolétariat était une petite minorité de par la faible part de l’industrie. Bis repetita avec Mao et sa révolution paysanne dans un pays encore plus agraire que la Russie de 1917, et plus récemment avec Brejnev en Afghanistan soutenant un pouvoir "communisant" dans un pays agraire à structure féodale.

Dès les années 1900 Kautsky dénonçait chez Lénine cette erreur-faute intellectuelle, et anticipait les désillusions et drames qu’elle générerait immanquablement. Mais la transposition d’un système de pensée ou organisation politique valable ou concevable dans un certain contexte, à un autre qui est totalement différent, c’est hélas un travers intellectuel que l’on ne retrouve pas que chez certains lecteurs de Marx. Exemples : promouvoir en Afrique subsahélienne une démocratie jacobine à la française (lire ou relire Bernard Lugan), ou imposer en Irak une démocratie communautariste à l’américaine.

En conséquence appliquer une dialectique marxiste et notamment une variante de sa lutte des classes, à des cas de figure où son socle ”économiciste” est difficilement discernable, ou au mieux facteur fort secondaire, cela relève a minima du sophisme et de l'indigence intellectuelle. Mais hélas ces deux dernières sont les mamelles nourrissant les élucubrations sociétales d’une bonne partie de nos élites intellectuelles-culturelles françaises.

"Il faut rappeler que les socialistes nationaux allemands ont directement recopié le système concentrationnaire soviétique à l'époque où les deux systèmes totalitaires pactisaient"

Exact les nazis ont dupliqué le système dit du Goulag, mais en le déclinant de manière industrielle : rationalisation de la collecte et transfert des déportés, organisation interne des camps, chambres à gaz et fours crématoires. En quelque sorte l’application au monde concentrationnaire, des compétences provenant de leur industrie manufacturière. Mais au sujet du Goulag et donc système concentrationnaire, il convient de rappeler que les communistes soviétiques n’en furent pas les inventeurs, et ne firent que l’appliquer de manière massive. Les premiers camps de concentration et entre autre choix de leurs occupants, furent conçus et mis en oeuvre par les Britanniques au tournant du XIX° et XX° siècle. Cela lors de la guerre des Boers en Afrique du Sud, plusieurs dizaines de milliers d’Afrikaners périrent dans ceux-ci et en grande majorité ce furent des civils, entre autres des femmes, enfants et vieillards. Certes vous pourrez me rétorquer que ce n’était que de l’artisanat laborieux et d’ampleur limitée, comparativement à ce que firent leurs copieurs soviétiques et nazis. Ces derniers question productivité du système, furent incontestablement les meilleurs !

Boris

@ Parigoth

Je viens d'acheter pour un vieux soixante-huitard, à l'occasion de la fête de la prétendue Nativité, la première édition du Journal Officiel de la Commune de Paris.

Mais pour vous faire adhérer à la Cause prolétarienne, il faudrait au moins le manuscrit original, qui se trouve actuellement à la BHVP - j'ai eu la joie de le consulter l'année dernière, quelle émotion !

Sa lecture vous serait un chemin de Damas, vous seriez plongée jusqu'au cou dans la grâce suffisante de Karl Marx.

Mais pour obtenir ce résultat miraculeux, suis-je disposé à user de la reprise individuelle, voire de la propagande par le fait ?

Hélas non ! Ce que l'amitié me dicte, le Code pénal me l'interdit..

Alex paulista

"à 40% ou 50% du PIB en dépenses publiques, on n'est certainement pas dans le libéralisme".
Rédigé par : buridan | 20 décembre 2013 à 15:38

Très juste.
On a dépassé les 50% depuis longtemps si on prend en compte ce qui dépend directement du public comme la médecine libérale, les pharmacies, etc.

Robert

@ Trekker | 20 décembre 2013 à 15:07

Je ne sais si vous avez gagné vos points Godwin, mais j'apprécie particulièrement vos analyses et commentaires. Leur longueur est rendue nécessaire pour que le développement de la pensée soit complet et non pas tronqué et qu'il ne puisse être sorti des éléments hors de leur contexte.
En ce qui concerne la politique d'immigration, les concepts d'assimilation républicaine, puis d'intégration et à présent "d'inclusion" qui n'est que l'aboutissement du "différentialisme" prôné par une partie de la gauche depuis les années 1980, je partage les idées que vous avez ainsi développées :
"Il en est d’ailleurs de même en matière de promotion de l’immigration en France (accueil de tous les migrants, culte du multiculturalisme, etc.) et là encore cela n’est nullement dérangeant pour l’ultralibéralisme : voir la défense de ce supposé besoin d’une forte immigration par Laurence Parisot, quand elle présidait le MEDEF. Dans ces deux domaines, famille et immigration, il y a bel et bien comme vous l’écrivez un processus révolutionnaire porté par une partie de nos élites intellectuelles-culturelles".

Un excellent article sur le sujet vient de paraître dans le dernier numéro de Marianne, sous la plume de Gérald Andrieu et Eric Conan sous le titre : "La gauche et l'intégration - Le nécessaire débat".

Parigoth

@Trekker
Le pivot central de toutes les théories de ces ultraféministes, c’est le rapport hommes/femmes et celui à la sexualité.

Mais n'oubliez pas qu'au-delà de sa cible en principe « économique » la dialectique marxiste a été généralisée à d'autres cas de figures dont justement les rapports hommes-femmes (ou autochtones-allogènes, ou riches-pauvres ou parents-enfants, etc.), le principe étant de vouloir à tout prix désigner un « oppresseur » d'un côté et un « opprimé » de l'autre (peut-être pourrions-nous aussi parfois nous demander si certains confrères de Philippe Bilger n'auraient pas tendance à tomber dans ce réductionnisme quand ils doivent aborder certaines affaires...).

Cette façon récente de considérer les gens a priori non pas selon ce qu'ils ont fait mais selon la « classe » à laquelle ils sont supposés appartenir est une dérive grave de notre civilisation ou de notre culture juridique.
D'une certaine manière, cette approche est voisine des comportements dits « racistes ».

les camps de concentration et d'extermination

En ce qui concerne cette question d'ordre historique, il faut rappeler que les socialistes nationaux allemands ont directement recopié le système concentrationnaire soviétique à l'époque où les deux systèmes totalitaires pactisaient.

buridan

@Robert

Selon vous, à un bon ou à un plus ou moins bon capitalisme a succédé un capitalisme que vous décrivez comme financier, court-termiste, au seul service des actionnaires, appauvrissant pour la plus grande masse de la population.
Je suis sceptique.
Mais tout ce que je voulais vous faire remarquer, c'est que les traits que prêtez à ce capitalisme ne sont pas particulièrement libéraux, ni ultra-libéraux, et que vous (et ceux qui pensent comme vous) devriez trouvez un autre nom pour le qualifier : à 40% ou 50% du PIB en dépenses publiques, on n'est certainement pas dans le libéralisme.

Savonarole

C'est la grande mode parisienne. Se réclamer d'un héros du temps passé pour valider sa posture actuelle. Ben voyons...
- Le FN se réclame du Général de Gaulle,
- Mélenchon de Jaurès,
- Ségolène de la "Liberté conduisant le peuple",
- Fillon se réclame de l'inepte du siècle : Philippe Séguin, plus triste tu meurs,
- Hollande de Chirac, ça promet...
- Bruno Le Maire de Clausewitz, qu'il a lu de travers.

Bref, toute une bande de crétins qui n'ayant rien à proposer s'adossent à des mythes.

"Sergent ! Foutez-moi tout ça dehors !" (Joaquim Murat)

buridan

@Parigoth

Vous dites que Gabriel Péri a été résistant.
Il est entré dans la clandestinité pendant la Drôle de Guerre, époque du pacte de non-agression, du pacte d'amitié, et de la qualification par l'Ic de la guerre comme d'une guerre impérialiste, et a été de ce fait condamné comme traître, et qui niera que ce fut avec justice ?
Il a été arrêté en mai 41, soit avant juin 41 et le changement de ligne du PC.
Le fait qu'il ait exprimé non publiquement des réticences envers la ligne du parti ne constitue pas un acte de résistance, ni non plus le fait qu'il ait écrit une brochure "Non, le nazisme ce n'est pas le socialisme".
Bref : s'il est vrai que Gabriel Péri aurait pu échapper à la mort en désavouant les attentats individuels (ce point est discuté, si j'en crois Wikipédia) cela constituerait son seul acte de résistance (aussi héroïque que contestable : était-ce tellement juste, en particulier eu égard aux lois de la guerre, d'abattre des soldats allemands pas en service ?).

Trekker

@ Parigoth - 20 décembre 2013 à 10:53

Merci de rappeler la théorie et la méthode Gramsci, dissolution des défenses de l’adversaire et installation chez lui des fondements du marxisme via le culturel et ses élites. Cette technique est d’ailleurs toujours de mise en France au PCF et chez les néo-staliniens, notamment dans l’Université. Le cas type : Annie Lacroix-Ritz qui n’est plus membre du PCF depuis plus de vingt ans, cela lui permettant de se revendiquer comme une universitaire indépendante de tout parti politique. Mais qui se livre à un travail de sape relayant les thèses du PCF sur la période 1930 / 45 : complicité active de tout le patronat et élites de droite françaises avec les nazis, justification du pacifisme du PCF entre septembre 1939 et mai 1941, etc. Bien pire, elle se livre sous le couvert de son aura de professeur d’histoire en université, à une négation des crimes de masse du stalinisme : minoration outrancière de l’ampleur de la famine en Ukraine au début des années 30, et causée uniquement par les koulaks !... Je préfère arrêter la liste de ses manipulations.

Mais cette méthode de Gramsci n’est pas restée l’apanage des communistes et de leurs compagnons de route. Elle a été reprise par des mouvances de droite ultra ou extrême, certes avec bien moins de succès : feu Dominique Venner l’a faite sienne dès la fin des années 60-début 70. Je profite de ce commentaire pour souligner que c’était un brillant intellectuel et ses analyses pouvaient être fort pertinentes, cela quand elles n’étaient pas parasitées-gâchées par son antigaullisme pulsionnel et sa déification des systèmes monarchiques-féodaux.

Aux États-Unis Marcuse, bien oublié depuis au moins deux décennies, a certes exercé un magistère moral conséquent et notamment dans les années 60 et la première moitié des années 70. Il fut en quelque sorte le père de tous les mouvements contestataires non violents de cette période : flower power, féminisme, contre la guerre au Vietnam, etc. Dans sa pensée et ses analyses, il y avait bien une part de marxisme mais marié à d’autres courants et notamment libertaire-anarchiste. Ce mariage des contraires, tenté avant lui par Wilhelm Reich (marxisme avec psychanalyse), fut d’ailleurs la cause de l’impasse intellectuelle de sa pensée et du rapide désintérêt pour elle. Le socle des analyses de Marx et Engels étant économie, systèmes de production et mode d’organisations politiques qu’ils généraient, cela était et est difficilement transposable à la cellule familiale et aux moeurs.

Certes les créatrices de l’ultraféminisme US, qui ne s’est réellement théorisé et formalisé qu’au début des années 90, furent influencées dans leur jeunesse étudiante par Marcuse et ses disciples. Mais elles n’ont guère retenu la composante marxiste de cette école de pensée, et notamment celle économique. Le pivot central de toutes les théories de ces ultraféministes, c’est le rapport hommes/femmes et celui à la sexualité. Les problématiques économiques quand elles sont abordées, ne le sont que dans cette optique. On est bien en peine de trouver dans leurs fatras de réflexions une quelconque critique cohérente et approfondie du capitalisme et même de l’ultra libéralisme : féminisme exacerbé et théorie du genre ne sont guère dérangeante pour ces derniers. Quant à la PMA pour les couples féminins et encore plus la GPA, choses promues-encensées par ces ultraféministes et faisant le bonheur financier des cliniques qui les pratiquent, là on est dans le stade le plus abouti de l’ultralibéralisme : tout est marchandise génératrice de flux financiers et bénéfices.

Là où je suis totalement d’accord avec vous, cette désintégration de la famille et des valeurs en découlant se fait bien selon le processus théorisé par Gramsci mais sans une once de finalité marxiste. Il en est d’ailleurs de même en matière de promotion de l’immigration en France (accueil de tous les migrants, culte du multiculturalisme, etc.) et là encore cela n’est nullement dérangeant pour l’ultralibéralisme : voir la défense de ce supposé besoin d’une forte immigration par Laurence Parisot, quand elle présidait le MEDEF. Dans ces deux domaines, famille et immigration, il y a bel et bien comme vous l’écrivez un processus révolutionnaire porté par une partie de nos élites intellectuelles-culturelles. On peut aisément supposer que Gramsci qui était un marxiste « orthodoxe», donc voulant substituer au capitalisme un système d’essence communiste, serait horrifié par les finalités poursuivies par les usagers actuels de sa théorie. Tel que Nietzsche l’aurait été s'il avait été convié, au nom de son héritage intellectuel, à visiter un des plus parfaits aboutissements du nazisme : les camps de concentration et d'extermination. Désolé, mais là je viens de gagner un lot de points Godwin !...

calamity jane

Ben ouais, d'accord avec sylvain !
La première préoccupation des socialistes est en effet de traquer les tricheurs à ceci et ou cela mais uniquement les petits tricheurs bien plus accessibles, et, de préférence, ceux et celles dénoncés ! délationnés voulais-je dire...
On ne va pas y regarder de trop près à cause de certains qui sont capables de tricher sur des centaines de milliers d'euros en affirmant qu'il s'agit d'une erreur...!
Mais le comble de la rectitude socialiste c'est qu'ils sont capables d'affirmer que les petits tricheurs étant plus nombreux que les gros, ils compensent le manque à gagner !

Parigoth

@Trekker
D’ailleurs les postulats sur lesquels repose cette actuelle déconstruction de la famille sont issus des théories élaborées par les mouvements ultraféministes US. Pays où le marxisme n’a toujours eu qu’une influence fort marginale, et cela dans tous les milieux sociaux : conséquence de l’imprégnation protestante de la société américaine.

Merci pour l'ensemble de votre commentaire aussi pertinent qu'argumenté.

Une petite remarque sur le féminisme étasunien.
Il ne faut pas oublier que les disciples de Marx (Lénine, Gramsci, l'Ecole de Francfort, etc.) ont développé des techniques de subversion permettant de parvenir aux mêmes effets que par le recours à une révolution violente, et parfois même avec des résultats plus profonds et plus permanents.

Gramsci avait théorisé le fait qu'il ne servait à rien de tenter de prendre le pouvoir par les armes si les esprits n'avaient été préparés antérieurement par une révolution d'ordre culturel, destinée à dissoudre les résistances naturelles de la cible.
Pour schématiser, c'est ce que l'on a appelé le « marxisme culturel ».

Aux États-Unis, cette entreprise a été relayée par des gens comme Marcuse et son école.

Mais comme dans toute révolution, les vrais agitateurs sont relativement peu nombreux, ils se contentent de faire travailler à leur insu des « idiots utiles » dont les féministes ont été (ou sont encore) l'archétype.

En France, les diverses mesures visant à désintégrer la famille et la nation peuvent être considérées comme rentrant dans ce genre de processus révolutionnaire.

Carl+Larmonier

Dans le supplément du Parisien je regarde la couverture du magazine et que vois-je ? Le pape François Ier se faire prendre en photo avec un smartphone ou un quelconque portable entouré de jeunes pour bien démontrer que c'est le pape super cool ; le pape.com comme est titré ce supplément.
Encore mieux, dans les sous-titrages ont peut lire "Comment François change l'Eglise et séduit le monde". Cela donne l'impression d'un pape altermondialiste, un pape qui nous inviterait à des JMJ (Journées mondiales pour la jeunesse) perpétuelles dans l'euphorie éternelle.
Dans les différents articles on peut lire plus simple, que Jean-Paul II est moins "prof" que Benoît XVI ; eh bien je regrette la bonhomie bienfaisante et non calculée du premier et la mine de science, le côté professoral du second.
Il revient à l'essentiel. Je ne lui demande pas de faire le tour du monde comme une rock star mais je suis impatient de lire un de ses livres ou une de ses encycliques à venir qui nous démontrera que ce n'est pas qu'un pape de contact mais aussi un pape de l'esprit.
L'Eglise orthodoxe dit qu'elle est de ce monde ; en fait elle veut dire que spirituellement elle est de ce monde ; ce nouveau pape est partout dans le monde à la fois.

sylvain

"La justice sociale, c'est le socialisme" (j'en ai avalé mon café de travers)
Rédigé par : Robert Marchenoir | 19 décembre 2013 à 20:08
........................................................................................

Très juste, le socialisme nous a apporté les bienfaits des bonheurs collectifs aux palmarès mortuaires prolifiques en ossuaires et en millions de morts partout où il a sévi ; chez nous encore, pays attardé et nostalgique de ces heures sombres épouvantables, nous prônons toujours la chasse aux riches, la stigmatisation des investisseurs, des créateurs, des financiers, des banquiers, de tous ceux qui réussissent grâce à leur labeur, leur génie, leur audace, les prises de risques ; le socialisme c'est la jalousie, la haine, la division, l'inquisition, la solidarité pour les autres, la liberté d'expression muselée censurée bafouée, la propagande, la dictature de la bien-pensance de gauche etc. etc. ad nauseam ; la justice sociale à sens unique revue et corrigée par le socialisme .
Voilà, je peux enfin finir mon café !

Boris

"Cette expression Marx ne l’a utilisée qu’une fois dans une correspondance, et quand on la replace dans le contexte de cette dernière son sens est bien différent de celui que Lénine et consorts lui ont donné".

Ah, quand même. Merci de tout coeur, Trekker !!! Et continuez à faire l'éducation de certains blogueurs sur le marxisme, il faut que cela vienne de la droite pour être audible. L'essentiel est que cela soit dit.

Il est quand même désagréable d'être traité de stalinien pour peu qu'on dise du bien d'Eugène Varlin ou de Nestor Burma. Désolé, mais la moustache et la pipe sont notoirement différentes...

Boris

@ Parigoth

A vrai dire, je me suis contenté de singer la logique d'une certaine droite. Il va sans dire que si j'avais eu le bonheur d'être membre de la Commune de Paris, j'en aurais adopté une toute contraire, s'agissant des noms de rues.

Ceci étant, vous me voyez positivement enchanté de votre avis sur Gabriel Péri. Si vous devenez maire de Malakoff ou de Clichy-sous-Bois, vous êtes prié de vous en souvenir...

Trekker

@ Parigoth - 19 décembre 2013 à 13:43
"Marx a inscrit son œuvre dans une optique révolutionnaire, prolongée depuis par d'autres théoriciens, ces « fumisteries » qui visent à déconstruire la société « bourgeoise » (comprendre traditionnelle)"

Exact mais tant chez Marx que chez Engels cette déconstruction ne concernait quasiment que les rapports économiques, d’ailleurs les deux, hormis une indifférence pour l’adultère, en matière de moeurs étaient relativement conservateurs.

Cette déconstruction de la famille au sens large (mariage pour tous, homoparentalité, théorie du genre, etc.) est très présente chez nos actuels socialistes et surtout EELV, auquel le PCF en quête pathétique d’électeurs s’est rallié. Ses origines intellectuelles on les trouve dans l’idéologie libertaire de plusieurs mouvances anarchistes, les mêmes qui dans les années 1900 / 1920 niaient l’existence des réseaux proxénètes criminels dénommés alors "traite des blanches". D’ailleurs les postulats sur lesquels repose cette actuelle déconstruction de la famille sont issus des théories élaborées par les mouvements ultraféministes US. Pays où le marxisme n’a toujours eu qu’une influence fort marginale, et cela dans tous les milieux sociaux : conséquence de l’imprégnation protestante de la société américaine.

Ces ultraféministes US s’inscrivent avant tout dans une tradition-lignée anarchiste, et celle-ci fut toujours aux États-Unis autrement plus importante question influence dans les milieux intellectuels que le marxisme. Certes les promotrices de l’ultraféminisme en France souvent substituent à la lutte des classes marxiste (exploités / exploiteurs en économie), une variante : femmes / hommes dominant et exploitant les premières. Cette intégration d’une variante de la lutte des classes marxiste n’a rien de surprenant, la majorité de nos ultraféministes françaises sont issues ou gravitent dans les milieux gauchistes d’obédience trotskiste.

"sa fixation sur les oppositions, les « luttes », les affrontements, sur ses objectifs impliquant que telle classe doive se débarrasser de telle autre ne laisse pas présager d'une vision particulièrement irénique, humaniste et bon enfant des choses..."

Totalement d’accord avec vous : ce dogmatisme et la prégnance de la notion de lutte chez Marx ne pouvaient que générer chez ses disciples les plus encenseurs et sectaires de ses analyses, une mise en pratique brutale. Il est bien connu que les disciples les plus déïficateurs d’une pensée, sont d’une intransigeance et d'un sectarisme bien supérieurs à ceux de son auteur. D’ailleurs Proudhon ne fut pas le seul à critiquer vertement le dogmatisme de Marx et sa propension a détenir la seule vérité, ce fut le cas de tous les penseurs de ce que Marx dénommait avec condescendance le "socialisme utopique", de Pierre Leroux à Ferdinand Lassalle (bien qu’il ne se réclama pas officiellement de cette école de pensée) la liste est longue.

"quand nous voyons comment cette théorie mise en application de façon littérale a engendré les conséquences les plus monstrueuses qui soient, quand nous voyons simplement selon quel esprit certains représentants syndicaux imprégnés de ce dogme se croient encore obligés de se comporter de nos jours"

Là encore je suis en plein accord avec vous, la lecture littérale et souvent sélective * de Marx alliée à une fascination pour la période de la Terreur à la Robespierre a bel et bien généré ce que vous décrivez. Hélas ce socle totalitariste et sectaire est encore bien présent chez les cadres de certains de nos syndicats comme la CGT et SUD. Sur les ingrédients du marxisme ayant servi à bâtir cette monstruosité criminogène que fut le marxisme-léninisme et ses déclinaisons (maoïsme, castrisme et Khmers rouges), André Glucksmann a publié une fort pertinente analyse en 1975, "La cuisinière et le mangeur d’hommes".

* Exemple type le vocable "dictature du prolétariat", un des pivots du marxisme-léninisme et donc du communisme en tant que parti politique et système de pouvoir. Cette expression Marx ne l’a utilisée qu’une fois dans une correspondance, et quand on la replace dans le contexte de cette dernière son sens est bien différent de celui que Lénine et consorts lui ont donné.

Pour conclure, Marx et Engels portent une responsabilité intellectuelle dans ces idéologies criminogènes se référant à leurs oeuvres. Non pas au niveau de leurs analyses de la société et économie capitaliste, mais dans les conclusions péremptoires qu’ils en tiraient et la violence de leurs propos. Lénine qui était intrinsèquement un cynique adepte de la plus grande violence y trouva de quoi nourrir la mise en pratique de cette dernière : mécanisme similaire à celui d’un Goebbels se référant à Nietzsche. On en revient au problème récurrent chez nombre de penseurs aux analyses d’une grande richesse et aux solutions n'en découlant souvent qu’esquissées, ils ne mesurent pas ce qu’en tireront et feront de futurs disciples dont l’étroitesse d’esprit le disputera au fanatisme.

Parigoth

@Boris

Pour compléter votre liste de stations de métro :

Guy Môquet. Distributeur de tracts pas vraiment résistant. A remplacer par Henri Fertet, vrai résistant fusillé à Besançon en 1943, auteur d'une lettre émouvante à ses parents.

Bizarre, si plusieurs stations de métro portent des noms de gens disons -contestables- en voici un qui n'est pas de mon bord mais qui échappe à la règle :

Gabriel Péri. Un des rares communistes résistants. A remplacer par son « camarade » de parti Edmond Foeglin qui l'a dénoncé.
http://www.bvoltaire.fr/xavierraufer/gabriel-peri-le-pcf-et-le-devoir-de-memoire,44908

(Je me borne à suivre votre logique sans pour autant l'approuver en totalité...)

 Robert Marchenoir

La justice sociale est une très mauvaise chose. La justice sociale, c'est le socialisme.

La seule justice qui vaille est celle qui n'a pas besoin d'adjectifs.

Frank THOMAS

@Boris
"Voltaire. A péri d’une mort affreuse, comme tous les mécréants"

Vous oubliez le Christ et Jeanne d'Arc, et tant d'autres...

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