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Commentaires

sbriglia, Crimée sans châtiment

Monsieur le ministre, quelles mesures face à cette annexion ?

- "Nous allons envisager d'annuler les ventes des "Mistral"".
(hurlements des syndicats qui craignent pour l'emploi... hurlements de Bercy qui a encaissé les milliards d'euros du marché... rigolade des Américains qui savent très bien qu'on ne le fera pas...)

- "Enfin, c'est le troisième niveau de la riposte... nous n'en sommes pas encore là..."

On respire !

Finalement, à tout prendre, je préférais Claude Cheysson et son "Evidemment nous ne ferons rien, comme d'habitude..." en 1981 face à Jaruzelski...

oursivi

Il est peut-être dt stable (demandez à Alex au lieu de me taxer de "hors sujet"), mais il a explosé assez vite son schéma, au planqué de la toundra.

Euh l'air de rien.

En rien d'Euler.

AO

PS : si un des (rares) lecteurs de ce blog connaît ce bon Alexandre - a de l'air et n'en manque pas - qu'il soit assez gentil de lui demander une photo dédicaucasée pour Savo. Déjà qu'il attend toujours la sortie de Liliane M ; pas l'autre, celle qui rachèterait le Caucase si un photographe de bons conseils le lui vendait bien.

Vin

Un article sur la situation en Ukraine.

http://www.blogactualite.org/2014/03/ukraine-au-dela-des-actualites-en-boucle.html

Même si Poutine a une attitude de force, il faut lui reconnaître le réalisme. A l'inverse, nous européens sommes empêtrés dans des contradictions et il faudrait avoir le pragmatisme de négocier car sinon c'est bien Poutine qui va l'emporter.

zenblabla

@Savonarole

Bien sûr que Poutine fait dans le génie de la récupération territoriale, alors que tout le monde serait consterné...

Napoléon nous a légué, deux siècles après sa magnifique intervention, quelques vieux sages corses dissertant à la terrasse d'un café de Bastia et disant pour leur accompagnement de leurs petit-fils :
"Commissaire de police !... une retraite de misère !"

Comme malheur putatif et actuel, la Russie n'a jamais encore été vaincue par l'Occident bien-pensant !
C'est un problème, vaguement terrifiant !

La Crimée aux incriminés, la Catalogne aux Catalans, la Corse aux Corses, la Bretagne aux bonnets rouges, l'Alsace à la Lorraine, et que sais-je encore !

Osons !
Strasbourg aux Strasbourgeois, à peu près le programme municipal des écolos qui fera passer pour solde de tous comptes la limitation de vitesse des automobiles sous trente kilomètres par heure intra-muros, tellement cela conforterait le visiteur et l'habitant qui trouverait la ville idéale pour commercer et pour habiter...

Les combats sont sans limites !
Mais il ne faut pas casser les impasses !!

Savonarole

Et puis la Crimée, que voulez-vous, c'est tout un pan de l'enfance de nos intellectuels du Figaro, de Libération et du Nouvel Obs, lorsque papa et maman les envoyaient dans les Jeunesses Communistes passer l'été là-bas ! Le PCF achetait les billets de train.
Certes on ne jouait qu'au baby-foot et les bières étaient tièdes mais Georges Marchais sortait de sa datcha pour nous dire bonjour avec Lilane.
Alexandre Adler ne peut être insensible à ce retour des sixties.

Savonarole

Ce Poutine est sublissime, il a organisé un foin d'enfer en Ukraine pour se récupérer la Crimée. Seul BHL n'a rien vu. Cocu comme d'habitude.
Les Catalans et les Écossais vont ramer avant d'obtenir un droit à l'indépendance. Bruxelles est tétanisée. De quel droit les peuples décideraient-ils d'eux-mêmes, non mais sans blague ! Le problème étant que personne ne veut d'une Catalogne ou d'une Écosse indépendantes.
Mayotte devenue française du jour au lendemain, personne n'a moufté, la Crimée serait donc une violation du droit international ? Je me gausse.
Poutine est un précurseur, il y aura d'ici la fin du siècle une "fusion des États", l'Espagne et le Portugal fusionneront, la Belgique et la France, l'Irlande et le Royaume-Uni fusionneront. Quant aux "États croupions" tels Monaco, Liechtenstein, Andorre, on s'en fera des zakouskis en moins de deux. Et Napoléon aura gagné à Waterloo !

Robert

@ Alex paulista | 03 mars 2014 à 19:35

L'interdiction de la langue russe ne me semble pas être une simple maladresse car elle s'inscrit dans un climat quasi insurrectionnel qui exacerbe les extrêmes et leur médiatisation, tandis que la masse "raisonnable" ne peut pas se faire entendre.

De fait on se trouve dans une manipulation de l'opinion de part et d'autre, avec souvent une mauvaise foi drapée dans une apparente bonne foi. Le discours cache souvent des intentions. On l'a vu avec l'intervention de M. Poutine. Mais sans doute faut-il ne pas négliger les options du camp d'en face. Je vous invite à lire cet article fort instructif :

http://blog.hajnalka-vincze.com/2014/03/le-droit-des-peuples-disposer-deux.html

Valerie

A l'attention de Dame Catherine JACOB et de Sieur Savonarole

Merci a la premiere d'avoir mentionne la comtesse de Segur et en particulier "L'Auberge de l'Ange gardien" ; quel merveilleux souvenir de lecture (jamais egale) remonte a la surface. C'est egalement la premiere fois que que j'ai entendu parler de la Crimee.

Sinon en Angleterre, Florence Nightingale est l'egerie de la Guerre de Crimee pour les enfants des ecoles primaires.

Savonarole@Catherine JACOB

Découvrir la Crimée grâce à la comtesse de Ségur... vous étiez pensionnaire au Couvent des Oiseaux ?
Moi c'est mon grand-père qui m'en a parlé : "c'était indémerdable !"

http://carlpepin.files.wordpress.com/2011/02/crimc3a9e9.jpg

Catherine JACOB

La première fois que j'ai entendu parler de la «Crimée», c'est avec L'Auberge de l'Ange gardien écrit en 1863 par la Comtesse de Ségur - née Rostopchine - , roman dans lequel deux enfants perdus sont recueillis par un brave militaire qui en partance pour la guerre de Crimée, les confie aux bons soins de deux sœurs qui tiennent cette auberge. La guerre de Crimée constitue donc la toile de fond de ce roman grâce auquel on fait également connaissance avec le personnage truculent qu'est le général Dourakine. Le soldat revient de Crimée couvert de médailles mais toujours trop pauvre pour se marier. Il le pourra cependant à la fin, grâce au vieil aristocrate russe auquel il a sauvé la vie. C'est avec ce roman que j'ai appris le mot vermeil que les enfants confondent avec merveille, pour décrire le nécessaire de toilette, il me semble, du général.
Il est question dans ce roman d'un pays dans lequel les droits de femmes se présentent de cette façon :

LE GÉNÉRAL : « Je suis votre mari, vous êtes ma femme, j’ai le droit de vous battre, de vous faire crever de faim, de froid, de misère.
MADAME BLIDOT, riant : Et moi, quels sont mes droits ?
LE GÉNÉRAL : De pleurer, de crier, de m’injurier, de battre les gens, de déchirer vos effets, de mettre le feu à la maison même dans les cas désespérés. »

Et bizarrement, Dourakine est malgré tout sympathique, on comprend en effet qu'il a un bon fond et qu'il suffit juste de savoir par quel bout le prendre.
Conquise par les Russes sur les Tatars au XVIIe siècle, la Crimée a aujourd'hui le statut de république autonome au sein de l'Ukraine, tout comme entre les rivages de la mer Baltique et ceux de la mer Blanche (sud de la mer de Barents), la république autonome de Carélie au sein de la fédération de Russie qui y a une base navale, ou encore la région autonome de Mongolie-intérieure (内蒙古) au sein de la République populaire de Chine qui en compte cinq dont la Région autonome ouïghour du Xinjiang ( 新疆 littéralement : « nouvelle frontière »), ou encore la région autonome du Tibet encore dite du Xizang( 西藏自治区), et dont elle représente un nouvel eldorado...

La Crimée est encore connue des lycéens du monde par Yalta (mot tatar de Crimée signifiant «alpage») où s'est tenue du 4 au 11 février 1945 la conférence qui a abouti à la « Déclaration sur l'Europe libérée » affirmant conformément à la charte de l'Atlantique, le «droit de tous les peuples à choisir leur mode de gouvernement » et accordait son aide indifféremment aux États satellites de l'Axe comme aux États libérés d'Europe et n'abandonnait pas précisément purement et simplement l'Europe orientale à l'Ours russe.

Les monts de Crimée descendent dans la mer Noire. À la pointe sud de la péninsule, appelée cap Sarytch était abrité le temple d'Artémis tauropole (honorée par des sacrifices de taureaux), où après avoir été remplacée par une biche au moment de son sacrifice à Aulis, Iphigénie fut déposée pour y servir la déesse ainsi qu'on l'apprend avec la tragédie d'Euripide Iphigénie en Tauride (Ἰφιγένεια ἐν Ταύροις) composée entre 414 et 412 av. J.-c.
C'est en effet sous le nom de «Tauride» que la Crimée est également très présente dans la mythologie ainsi que dans la littérature sans oublier la musique occidentale qui en est issue.
L'activité principale de ses ports où se retrouvent de nos jours dans une atmosphère de station balnéaire les mondes slaves et méditerranéens, consistait à cette époque dans l'approvisionnement en blé des cités grecques, dont Athènes, trop peuplée pour subvenir elle-même à ses besoins.
Ce précieux blé, en provenance des riches terres de l'est de la Tauride, était emmené en Grèce par voie de mer, traversant au passage la Chersonèse de Thrace.

On comprend bien dès lors comment peuvent se retrouver sous le même drapeau: aux couleurs adoptées en 1918, lors de la première indépendance ukrainienne et retrouvées lors de l'indépendance complète de l’Ukraine proclamée le 24 août 1991 et confirmée par le référendum du 1er décembre 1991 à l'occasion duquel 90,5 % d'électeurs votèrent pour l'indépendance (ce qui n'est pas 50,1%...), (et couleurs qui ont, j'imagine, inspiré celles du logo de la fondatrice ukrainienne des Femen dont il a déjà été question par ici), puisqu'on les dit à l'image d'un paysage de ciel bleu fleurtant avec des champs de blé .
Une image qui revêt d'autant plus de sens qu'on la rapporte à la série de famines qui entre 1931 et 1933, a frappé l'Union soviétique et particulièrement ravagé l'Ukraine, alors que cette région était la plus fertile de tout l'empire soviétique, famine qui a causé la mort de d'environ cinq millions de pauvres gens.
De nombreux historiens ont soutenu que tel Néron et l'incendie de Rome, Staline aurait utilisé cette famine, voire l'aurait délibérément provoquée afin de briser la paysannerie et le nationalisme ukrainien. Les Ukrainiens l'appellent « Holodomor » ou « l'extermination par la faim ».

S'agissant desdites couleurs, la linguistique rapproche mais sans certitude, le latin flāuus «jaune d'or» et le vieil islandais blār : «bleu sombre». Pourtant, l'origine commune paraît évidente dès que l'on songe aux gerbes de blé bleuissant à l'heure crépusculaire sous l’œil de quelque magicienne Thrace....!

Autrement dit, elles semblent s'engendrer l'une de l'autre comme l'exprime mystérieusement la seconde énigme de la Sphinge et il serait vraiment dommage de ne plus garder que le sein bleu ou le sein jaune des Amazones des temps modernes, ce qui risque fort cependant d'arriver dès lors que on n'aura plus des ensembles qui se soutiennent l'un l'autre comme au temps du référendum mais, comme il y a eu deux Allemagne et comme il y a encore deux Corée, et sans préjuger duquel, un sein d'où coulerait en abondance un lait nourricier et un sein en voie de se tarir! Peut-être faudrait-il se souvenir et se rapprocher du véritable esprit de Yalta, ou encore prendre conscience qu'Iphigénie a choisi Oreste.
- Une bonne partie des renseignements historiques sont empruntés, bien que réécrits, à Wikipédia.

Alex paulista

Entre les partisans de la russification (dont Viktor Ianoukovitch) et les nationalistes qui ont prétendu interdire la langue russe en Ukraine, on ne voit guère apparaître ni n'entend de partis de gouvernement qui ne soient pas des nationalistes extrêmes, certains sous-tendus par des références nettement nazifiantes, ou d'autres léninistes bon teint.
Rédigé par : Robert | 03 mars 2014 à 16:19

Je ne partage pas votre point de vue. Je crois au contraire que la tentative d'interdiction de la langue russe a été une maladresse mais que la plupart des Ukrainiens, y compris russophones, ne voient pas d'un bon œil les mauvaises manières de la Russie. Ils savent que tout se finit avec des chars russes qui envahissent leurs villes.
Certes certains Russes installés dans la partie orientale ont une certaine peur des insurgés de Kiev, mais ils ne subissent pas de menace réelle. Alors que l'invasion russe est réelle et restera dans les mémoires.
Je me souviens d'une discussion de physique des particules entre un Ukrainien et deux Russes. L'Ukrainien soutenait que le Principe de Pauli pouvait être un hasard des premières particules conservé lors de toutes les interactions, les Russes le contredisaient (à mon avis à tort, si j'en crois un article de Messiah de 68 pas contredit depuis). Lorsqu'ils se sont trouvés à court d'arguments, il lui ont dit qu'à la fin les Russes avaient raison par définition parce que c'étaient leurs chars qui pouvaient disposer de Kiev et non l'inverse. L'Ukrainien avait moyennement apprécié la boutade.

Les supposés problèmes autour de l'usage de la langue russe sont grandement exagérés par ceux qui veulent justifier une influence régionale de la Russie. Les groupes nazis existent et ont participé à la révolte, mais ils sont loin d'être majoritaires ou représentatifs. Quant aux léninistes, je ne sais pas où vous les trouvez: quelques nostalgiques ne font pas un programme.
Bref, il y a de la place pour une union ukrainienne respectueuse des régions, avec l'ukrainien comme langue officielle et le russe parlé localement. Sauf peut-être en Crimée, comme oursivi le soulignait, car c'est une chasse gardée des Russes.
Peut-être s'avance-t-on vers une séparation de la Crimée et un recentrage du reste de l'Ukraine en direction de l'UE.

Robert

Le problème ne me semble plus être Viktor Ianoukovitch. N'ayant pas su préserver son pouvoir, il est vraisemblable que Poutine le traitera en quantité négligeable et qu'il passera à la trappe et donc il m'apparaît sans avenir en Ukraine.

Entre les partisans de la russification (dont Viktor Ianoukovitch) et les nationalistes qui ont prétendu interdire la langue russe en Ukraine, on ne voit guère apparaître ni n'entend de partis de gouvernement qui ne soient pas des nationalistes extrêmes, certains sous-tendus par des références nettement nazifiantes, ou d'autres léninistes bon teint.

En un peu plus de vingt ans d'existence autonome, ce pays n'a pas su trouver un équilibre et a été soumis au règne des oligarques qui se sont enrichis sur le dos de leur peuple, la révolution orange n'ayant a priori été qu'une tentative de la CIA d'imposer un système politique qui n'a pas été capable de redonner espoir au peuple ukrainien, ni l'unifier, et qui n'a guère su éviter une corruption des élites.

A présent on voit aussi les limites du système de l'Union européenne, vassale des Etats-Unis par le biais de l'OTAN, et donc incapable d'avoir une politique propre dans ses liens avec la Russie dont elle est directement frontalière et donc qui l'intéresse au premier chef.
La politique US, via l'OTAN ou directe, de grignoter sans cesse les confins de la Russie a débouché sur ce qu'il se passe en Crimée (pour l'instant sans opération de guerre), comme cela a eu lieu en Géorgie. Les dirigeants russes savent eux ce que sont les intérêts stratégiques de leur confédération, ce que l'UE ignore superbement pour ses propres intérêts.
Il en est de même pour les dirigeants de la France qui ont lâché nos intérêts dans une entreprise comme l'ex-EADS, devenue Airbus Group sous domination allemande et de plus en plus au profit de l'Allemagne et au détriment de la France, singulièrement dans sa composante stratégique.

Merci enfin à Trekker pour ses précisions historiques qu'il convenait effectivement de rappeler. Le binarisme de la pensée n'est pas conforme à la réalité historique.
A lire quelques articles sur l'Ukraine d'un excellent intérêt dans le Monde diplomatique de ce mois. Ce type de lecture permet une approche moins partisane sur les événements qui se déroulent dans ce pays.

Xavier NEBOUT

@Trekker

Toujours peu crédule sur les choses convenues à Nuremberg et après, je me pose des questions sur les prétendus massacres commis par la Wermacht en Ukraine.
Et comme toujours, plus on cherche, moins on trouve.
Ce qu'on trouve par contre, ce sont beaucoup de nostalgiques du nazisme, et parfaitement acceptés par les ukrainiens de l'ouest qui seraient bien peu rancuniers !
En savez-vous un peu plus ?
Ne confond-on pas comme s'agissant des pogroms anti-juifs ayant précédé l'arrivée des Allemands, avec des règlements de compte entre Ukrainiens portant l'uniforme allemand et les "collabos" du stalinisme ?

Alex paulista

@ oursivi

La Crimée passera peut-être aux Russes, mais le reste de l'Ukraine de l'Est contient des minorités hostiles à la Russie.
On verra.

Trekker

@ Savonarole
"Un peuple qui a vécu à plat ventre et qui veut aujourd'hui rejoindre l'UE n'a donné aucun signe de génie depuis 60 ans. Dehors !"

Dans le péremptoire et les leçons vous excellez !... Car face à ces deux systèmes criminogènes (Lénine et Staline, Nazis), vous auriez certainement pris la tête des révoltes armées dans les années 20, début 30 et en 41-44... assis confortablement derrière votre ordinateur...

oursivi@Tk

Rédigé par : Trekker | 02 mars 2014 à 15:24

Très juste Trekker.

Et quant à Savonarole, rassurez-vous, nous n'en avons qu'un dans l'arche (pas de la défense, si ce n'est d'entrer), aucun risque que les générations suivantes n'en goûtent l'humour, aussi réel que souvent glaçant.

Savo est un fait rare dans l'histoire.

lAOrent le...

Savonarole

@Trekker | 2 mars 2014 à 15:24
"Pendant 50 ans les Ukrainiens furent les perdants de l’Histoire !..."

Et alors ? C'est bien ce que je disais sur l'Ukraine, vous me cherchez des poux dans la tonsure ?
Un peuple qui a vécu à plat ventre et qui veut aujourd'hui rejoindre l'UE n'a donné aucun signe de génie depuis 60 ans. Dehors ! On en crève de ces galimatias romantiques sur une Europe arche de Noé.

Trekker

@ Savonarole
« Quant aux Ukrainiens, après avoir accueilli la Wehrmacht à bras ouverts, ils ont dansé sur un pied pendant soixante ans(...)c'est souvent le cas des peuples faux culs et tergiversateurs...»

Avant de trancher péremptoirement, vous devriez vous rappeler trois faits majeurs qui ont marqué les Ukrainiens :

A / Dans le début des années 20, la révolte paysanne d’essence anarchiste de Makhno fut écrasée dans le sang par la récente Armée rouge.

B / Au début des années 30, la grande famine organisée par Staline fit ~ 3 à 4 millions de morts plus les déportés au Goulag. Ce fut suivi par la collectivisation des terres et l’imposition du régime soviétique le plus dur.

C / Certes à l’été 41 la Wehrmacht fut accueillie à bras ouverts, les Ukrainiens espéraient que l’occupant les délivrerait du système soviétique et de sa dictature sanglante. Mais face aux terribles exactions de la Wehrmacht dans les mois suivants (les slaves n’étaient qu’une race inférieure pour les nazis), la majorité bascula dans la résistance et la guérilla. Elle paya un lourd tribu, et guère de reconnaissance de Staline.

Pendant 50 ans les Ukrainiens furent les perdants de l’Histoire !...

zenblabla

@Michelle D-LEROY

Merci beaucoup pour votre réponse, vos précisions, même si entre les lignes "tout dialogue demeure vain".

Vous réhabilitez au moins un petit peu les "Droits de l'Homme", puisque vous n'écrivez plus, dans ce dialogue de sourds, "droitdel'hommisme", tout cela tandis que mon objectif était tout bêtement de dénoncer la tendance faite aujourd'hui ordinairement à mettre en cause avec des mots malvenus.

Que se passerait-il si ici, nous disions que le blog de notre hôte nous ennuie ou nous entraîne avec son "juridisme" ?

J'ai gagné n'est-il pas (étant sourd ?), et jamais il ne me viendra à l'esprit de vous enlever cette idée que l'épisode russe durant trois quarts d'une décennie ne fut pas une chape, même si je pense sourdement que ce fut plus prosaïquement une histoire considérable... comme autant sans doute pour vous j'en retiens la dimension plus que dramatique, la malfaisance, et son caractère d'actualité devenu "obscène" s'il suffisait qu'il s'envisage aujourd'hui comme simple chape, comme un mauvais moment à passer qu'une idéologie intriquée aurait entraîné avec le temps.
Cela ne me semble pas aussi simple...

Merci encore votre contribution pour cette histoire des "Droits de l'Homme".
Bien à vous certainement.

@Xavier Nebout

Évidemment que le capitalisme remonte aux amibes qui s'adaptent avec profit aux milieux qui apparaissent autant qu'elles y vivent, contribuent et investissent du simple échange !

Évidemment encore qu'investissent les amibes qui comprennent le circuit, et que leur talent d'investissement les préserve contre les mouvements du milieu !

Évidemment encore que par la grâce d'un tel commerce, fait à l'instinct de survie, l'amibe de bon sens se passe sûrement d'inventeurs, d'énarques, d'intellectuels en tout genre qui renseignent sur le milieu où vivent les amibes.

C'est cause certaine, et merci bien.
L'amibe-Facebook !

pibeste

Bonjour M. Bilger

Accomplir des oeuvres civilisatrices de grande envergure dans le monde de la "présence ordinaire" donne tout son sens à la notion d'historicité.
Comment dès lors ne pas être attentif à la signification des événements qui se déroulent aux portes de l'Europe en faisant preuve ici de compréhension et de la plus grande prudence pour que la temporalité prenne sa vraie dimension.
Mais par rapport au "monde de la lumière silencieuse" ceci ne demeure qu'une modeste réalisation.

Michelle D-LEROY

@ zenblabla

Personne ne dit que les droits de l'homme ne servent à rien, et que les gens qui pensent à droite seraient contre. C'est incroyable cette façon de lire entre les lignes.

Justement, hier soir, pour conforter le billet précédent de Philippe Bilger, Aymeric Caron s'énervant contre Denis Tillinac a dit clairement qu'on ne pouvait comparer le mouvement "Occident" donc l'extrême droite française aux jeunes étudiants trotskistes... Il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir et en l'occurrence savoir.

J'en ai déduit que les Droits de l'Homme, on les brandit lorsque cela arrange et que les dictatures communistes responsables, pendant des décennies, de la mort de millions d'individus à cause de leurs idées dissidentes réelles ou même supposées, l'ont fait pour la bonne cause.

Tout dialogue demeure donc vain.
Mais ne vous en déplaise je persiste en disant que la Russie soviétique a été une chape de plomb pour l'homme.

Les Droits de l'Homme contrairement à ce qu'une majorité pense, ont d'abord été écrits dans la Constitution américaine avant d'être repris par nos révolutionnaires français.

Bien à vous.

Savonarole

Protocole diplomatique :
- 100 morts, on déplore,
- 1000 morts, on proteste,
- 100.000 morts, on s'indigne,
- six millions de morts, on crée un tribunal international.

La Diplomatie est la seule science politique qui allie cynisme et humour.

Jabiru

Je plains tous ces Ukrainiens avides de démocratie qui ont été dépossédés par un pouvoir corrompu et qui n'ont comme horizon qu'une très faible opportunité d'entrer dans le sein de l'Europe ou de subir le diktat du Tsar Vladimir dont la raison d'Etat qui vise le futur ensemble eurasiatique l'emportera sans doute sur les velléités des pro européens. Je vois mal une partition de l'Ukraine à l'heure d'une volonté de reconstitution d'une grande Russie. Quant au chef d'Etat déchu, qu'il rende l'argent volé, qu'il soit dépossédé de tous ses biens et qu'il soit jugé pour ses crimes. Et ce n'est pas Vladimir qui va se porter à son secours car il a horreur des perdants.

Xavier NEBOUT

Tipaza, zenblabla et autres intervenants,

Si des haches en bronze et autres marchandises descendaient le Danube par dizaines de tonnes il y a quelque 5 000 ans, c’est que quelqu’un finançait l’expédition de la fabrication au salaire de l’équipage, et donc que le prêt à grosse aventure de notre Moyen Âge dans lequel nos mauvais historiens voient l’origine de la finance « capitalistique », remonte en réalité aux origines de la civilisation. Quelques millénaires encore plus tôt, les aventuriers descendaient eux aussi le Danube avec l’ambre de la Baltique.
Aujourd’hui, le prêt à grosse aventure s’investit dans les start-up. Rien de neuf sous le soleil sinon que là ou des crétins ignorant tout de l’histoire et la pratique de l’aventure commerciale font la loi, il n’y a plus de prêt à grosse aventure, et donc que l’aventure se joue ailleurs.
Il fut un temps où on donnait une belle fessée à des enfants pour qu’ils se souviennent de l’acte dont ils étaient les témoins. Que l’on enfonce ce qui précède de la même manière dans le cerveau des énarques et autres titulaires de gros diplômes inutiles (si vous rencontrez le nul, vous pourrez en plus lui filer une baffe de ma part).

Achille

« Pour l'instant, Ianoukovitch est détestable ! »

Ianoukovitch est détestable parce qu’il est la démonstration qu’un dirigeant peut être élu démocratiquement tout en étant corrompu jusqu’à la moelle et en profitant de sa position pour s’enrichir au-delà de toute mesure.

Churchill a dit un jour que la démocratie était le pire des systèmes mais qu'on n’en avait pas trouvé de meilleur. On peut s’interroger en regardant la qualité des dirigeants élus démocratiquement par le peuple et la cohorte des gens qui sont mis à leur disposition pour gouverner le pays et qui coûtent un bras aux contribuables si cette affirmation est encore vraie. Avec la conjoncture actuelle on en arriverait à douter.

A noter que Poutine aussi a été élu démocratiquement, même si l’on peut discuter sur le mode de scrutin qui ne devait pas être très différent de l’élection du président de l’UMP. Poutine a certes des défauts, mais il a le mérite de vouloir défendre les intérêts de son pays.

Quand il fait une proposition, celle-ci ne se perd pas en palabres entre représentants d’une multitude de nations, qui finalement sont tranchées par une commission à la botte des multinationales et de la haute finance internationale. Et ça évidemment ça fait gagner énormément en efficacité.

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