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Voici les sites qui parlent de Faut-il soigner les jurés d'assises ? :

Commentaires

Merci Sigmund !

@Xavier Nebout

Au début de mon post, je reprochais à Philippe Bilger le manque de « nuances » de son article.
A la lecture de votre réaction, je vois que le concept même de « nuance » vous est totalement étranger…

@Lucile
"Le travail psychologique sur soi doit venir d'une démarche personnelle, et les frais doivent rester à la charge de celui qui poursuit le processus, ce qui lui confère un statut de sujet, adulte, et non d'objet. C'est la condition pour que ça réussisse à "faire des vagues", rien que des vagues, comme dit Lacan"

Incontestablement, imposer ce soutien systématiquement serait parfaitement absurde voire contre-productif. Tout au moins pourrait-il être proposé et bien sûr gracieusement, tout le monde n’ayant pas forcément les moyens d’en assurer la charge. Il n’est question ici que de soutien et non pas de cure, durant laquelle il est effectivement indispensable qu’un analysé ait à supporter financièrement les frais de son travail…

« Rien » que des vagues… dites-vous.
Ancien surfeur et toujours navigateur j’ai encore, je vous l'avoue, beaucoup à apprendre de l’influence des vagues.
;-)
Avec toute ma sympathie.
Stéphane

pibeste

Les jurés vont côtoyer l'horreur absolue du vécu des victimes d'un Fourniret ou d'un Dutroux ou l'angoisse absolue de l'erreur judiciaire d'un Patrick Dils qui vont hanter leur existence au fil des réminiscences.

On exalte la vertu d'humanité d'un Badinter mais les affres des états d'âmes des jurés pourquoi s'en préoccuper, ils sont justes coupables d'être innocents !
Autrement dit inconscients du mal qu'on peut leur faire en les immergeant sans préparation aucune ni avertissement dans ce qu'ils n'ont jamais imaginé de pervers et de d'inhumain.

Faut-il être une mentalité rétrograde pour ne pas sentir l'inconfort psychologique intense, démesuré qui au fond du gouffre peut les faire verser dans un abîme !

Xavier NEBOUT

Robert,

Lorsqu'on tue un homme au nom de son Roi, c'est-à-dire pour l'honneur de son père, on ne culpabilise pas même s'il a tort.

Lorsqu'on le fait au nom d'une République - c'est-à-dire pour une raison d'Etat -, on ne s'en remet jamais même si c'est à raison.

Dans un cas comme dans l'autre le psy est inutile.

Xavier NEBOUT

"Merci Sigmund"
Nous voilà bien dans l'art de l'imposture psychanalytique de la supercherie tendant à créer un besoin qui n'existe pas pour démolir les gens et créer un besoin.
Autrement dit : comment se construit un système psychique si on l’assiste dans ses souffrances autrement qu’en le conduisant au besoin d’assistance ?
La psychanalyse produit des pseudo-libérés qui enfouissent encore plus profond leurs culpabilités et leurs traumatismes.
Du temps de la liberté d’expression, on vous aurait dit que la culpabilité et les offenses s'évacuent par la repentance, la méditation, la prière, la grâce et le pardon, pas avec un billet de x centaines d'euros selon la fortune du client, messieurs les escrocs congénitaux !

Michel Deluré

Parfaitement d'accord avec vous, Philippe Bilger.
A quand un numéro d'appel spécifique pour une "cellule psychologique d'urgence" activée au moindre événement susceptible d'affecter de quelque manière que ce soit notre décidément bien petite nature humaine ?
Montaigne ne se trompait finalement pas lorsqu'il affirmait déjà que l'homme était bien "la plus calamiteuse et la plus fragile de toutes les créatures".
Notre société veut construire pour l'homme un environnement lui assurant une protection toujours plus grande, plus rassurante, elle lui offre une multitude de formules d'assistanat, elle met à sa disposition des outils toujours plus performants au motif de lui faciliter son quotidien, d'évacuer l'effort. Et pour quel résultat, sinon celui de déshumaniser, de déresponsabiliser, d'avilir ce même homme qui se trouve alors confronté, comme disait Pascal, "à son insuffisance, sa dépendance, son impuissance, son vide".
Est-ce cela que l'on appelle progrès et qui devrait conduire au contraire à grandir l'homme ?

zenblabla

L'honneur peut-il faire un englobant qui entourerait tout à la fois "bons sens, volonté, rigueur" ?

En tout cas les exclus de la rigueur, de la volonté et du bon sens, ceux-là ne peuvent atteindre aux honneurs.

Du côté d'Icare autant que du côté de Prométhée, ne manque pas la volonté.
Pour Icare manquerait le bon sens, éventuellement la rigueur, mais cela n'est pas certain.
Pour Prométhée, ne manquerait que le bon sens, sauf si la rigueur était un caractère réservé, pratiquement conclu d'avance.

L'un comme l'autre racontent, pour moi au moins, assez bien ce qui s'entretient avec le principe de précaution...
Partant, je ne suis pas sûr qu'Icare ou Prométhée n'aient pas reçu, avec le mythe, dans sa constitution, quelques honneurs avec la mythologie.
Ces deux-là approchaient les domaines des Dieux, alors peut-être manquaient-ils évidemment de bon sens...

La faculté offerte au juré de juger est sûrement un honneur.
Ici, nous ne jugeons toutefois pas avec la Bible.
Le principe de précaution pourrait-il se dissoudre avec la simple Bible ?

Je crois que je ne pourrai, ne saurai, pas encore être juré d'assises, non pas que l'honneur ferait repoussoir, mais plutôt parce qu'avec Prométhée l'ouverture pour moi avec un honneur minimal ne serait pas suffisante, parce que, avec Prométhée je ne voudrais ni principe de précaution, ni dieux qui permettent de l'évacuer.

Du côté de l'expression de la "Vérité", il y a bien une distance nombreuse suivant que l'on arrive bardé avec des Sciences, avec un Dieu, avec du Droit, et même avec toutes connaissances et convictions faites a priori autant que pèsent les attachements.
Il n'y a pourtant pas entre ces Domaines, a priori, de dissolution avec ce qui peut se comprendre comme faisant partie "dans" l'Honneur...
Le Droit fait l'Histoire des détachements, et c'est sans précautions, en finalité.

moncreiffe

Pour prendre un peu de recul et comprendre ce que ressentent les jurés, voici un lien vers un documentaire de 2012 ("Le jour où j’ai été juré d’assises") dont j’ai vu la rediffusion ce matin sur LCP.

http://www.youtube.com/watch?v=sAQFIekrRnI

Robert

Je conçois aisément que des personnes qui ont frôlé la mort dans des circonstances particulièrement difficiles aient effectivement besoin d'un psychologue, voire d'un psychiatre : par exemple les militaires, policiers gendarmes, voire médecins d'urgence... qui se sont trouvés dans des situations particulièrement critiques ou dures.

Pour les autres, c'est simplement la capacité personnelle à surmonter des difficultés passagères de la vie, dont celles liées aux fonctions de juré d'assises. Vouloir leur imposer une cellule psycho relève de l'infantilisation systématique. Il est vrai que l'homme est ainsi fait qu'il lui faut nécessairement des couches en bas âge, et parfois dans le troisième, voire quatrième âge. Mais de là à l'imposer dans la vie adulte... il y a un pas qu'il convient de s'abstenir de franchir !

sbriglia

"...les vingt et un mois de social-démocratie grise et déjà fatiguée... que François Hollande et son gouvernement nous ont fait vivre."

Je propose une cellule d'aide psychologique pour Philippe Bilger et les 39 marches (euh !... "mois") qui lui restent à gravir (euh !... "à somatiser").

jcé

Il est des articles que je relis plusieurs fois, par plaisir, pour comprendre, et là, je pense que celui-ci en est UN, d'article. Merci M. Philippe, toutes mes salutations à vous. Merci de nouveau...

choubidou

Le soutien est peut-être nécessaire à quelques-uns.

Procès en appel du "gang des barbares" : un juré s'évanouit devant l'horreur du crime

"Des photos de l'examen médico-légal ont été diffusées dans la salle d'audience ce mardi. Les jurés ont été particulièrement surpris et bouleversés par les clichés présentant les plaies et les brûlures constatées sur le défunt. L'audience a même dû être suspendue, après que l'un d'eux, sous le choc, s'est évanoui. C'est le médecin légiste qui l'a pris en charge sur-le-champ. Il est remplacé par l'un des jurés suppléant."

http://elsa-vigoureux.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/11/16/proces-en-appel-du-gang-des-barbares-la-decouverte-du-corps.html

Lucile

@choubidou

Merci du lien. À le lire, il s'agirait d'assister les jurés pendant le procès lui-même et non seulement après le procès ! C'est effarant. L'idée du jury populaire c'est justement de ne pas laisser la décision aux spécialistes, mais au citoyen moyen.

Une parente à moi psy me signale que les psychologues sont souvent récusés par les victimes et leurs défenseurs au moment de la constitution du jury, justement parce qu'ils sont psychologues et donc supposés biaisés dans leur appréciation de la culpabilité d'un accusé. On me dit aussi que de toutes façons, en France, les jurés ne délibèrent pas sans la présence de magistrats - le président en personne, et ses deux conseillers - qui assez souvent les orientent dans leur décision.

Bref, le citoyen moyen, ce pauvre type ignorant, fragile, dépourvu d'autonomie de jugement, doit être encadré d'experts, aux frais du contribuable, c'est-à-dire de lui-même. Tocqueville doit se retourner dans sa tombe.

Sigmund,

D'après votre homonyme Viennois, le travail psychologique sur soi doit venir d'une démarche personnelle, et les frais doivent rester à la charge de celui qui poursuit le processus, ce qui lui confère un statut de sujet, adulte, et non d'objet. C'est la condition pour que ça réussisse à "faire des vagues", rien que des vagues, comme dit Lacan. On en est loin me semble-t-il avec ce projet de loi.

Valerie

Rédigé par Dame Catherine A le 02 mars 2014 à 17:51

"...les supprimer et en finir avec ce faux-semblant de démocratie. Mais qui osera ?"

Tout a fait mon point de vue.

D'autre part, qu'est-ce qui justifie d'etre expose a l'horreur gratuitement ? Non sans compter les risques encourus pour sa famille et sa personne alors que l'on ne demandait rien et qu'aucune reelle protection ne sera apportee.

Cela ne rendra pas la vie a la victime trucidee... ni ne la reparera en rien si elle a ete "seulement salement estropiee".

De toutes facons, rien n'est fait aujourd'hui pour decourager les vocations criminelles les plus ancrees alors... ce sera sans moi !!

Quant aux "cellules psychologiques", elles permettent, probablement, de "placer" tous les etudiants en "psycho" que la France produit et de contribuer a ce que les personnes en souffrance mettent un couvercle sur leur ressenti... de la meme facon que l'on suggere a quelqu'un de s'exprimer pour surtout de ne pas en tenir compte (dans le meilleur des cas) ou le plus souvent pour lui nuire. Ainsi va la vie...

Tout le monde n'a pas le meme degre d'insertion dans la societe et puis on est toujours pret a prendre des risques... m'enfin pour les autres !! "Faut pas pousser" non plus !!

Wil

On sait maintenant pourquoi ils ont supprimé la peine de mort. La sentence était trop barbare... pour les jurés.

Mon dieu, mais comment font les jurés américains pour survivre à cette épreuve !...

Bientôt, le séjour en maison de repos pour jurés d'assises remboursé par la sécu.

hameau dans les nuages

Poutine n'a rien à craindre.
Ils encombrent les urgences, les parcs d'attraction, les cabinets des psychologues ou de sophrologie, les temples bouddhistes, les musées d'Art moderne et les centres d’aquagym :

http://www.youtube.com/watch?v=GK7kLqy5NC0

La note aussi va être salée.

Michelle D-LEROY

J'avais lu votre chronique dans le FigaroVox et j'avais découvert cette nouvelle proposition utopique qui m'avait largement agacée.

Après l'assistanat financier, l'assistanat psychologique, tout porte à croire que notre société est à bout de souffle, en plein déclin. Une déresponsabilisation de l'être humain.

Mais on le voit dans d'autres domaines, nos nouvelles élites veillent sur tout, qu'il s'agisse des mots que nous devons utiliser, des idées que nous devons véhiculer, de l'éducation à donner à nos enfants et bien d'autres choses. Une société aseptisée et feutrée, la société du bonheur malgré soi. Une société de plus en plus virtuelle aussi.

On finit par se demander pourquoi il reste encore tant de gens qui "pètent les plombs", qui se suicident, qui sortent des sentiers battus par des gestes extrêmes. Les soutiens psychologiques ne sont sans doute pas mis au bon endroit.

Nos politiciens devraient bien nous lâcher un peu et surtout réapprendre ce qu'est le respect, l'honneur, l'amour-propre, des valeurs de plus en plus oubliées et pourtant nécessaire au vivre ensemble.

Jean MORLAND

Bravo pour ce remarquable billet ! Tout est dit. Le stade ultime de l'Etat Pampers !
Nos braves républicains et démocrates de tout poil ont chassé les crucifix et les soutanes, mais le nouveau clergé des psys de tout poil s'est engouffré dans la brèche. Las, il est loin de combler ce vide abyssal dans l'ère duquel nous sommes entrés...

pibeste

Bonjour M. Bilger

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale il est question de faire évoluer les consciences, même si l'on peut se poser la question de l'exactitude de la démarche qui parfois frise le grotesque ou la manipulation comme dans l'histoire du petit chat qui a donné lieu à sa réplique britannique où un ex-militaire a été condamné à 18 semaines de prison ferme pour avoir achevé un chat en train d'agoniser à 5h du matin après avoir été renversé par une voiture sans que le conducteur soit interpellé puisque l'assurance est en quelque sorte un "permis de tuer". Trouvez l'incongruité !

Maintenant si l'on ressasse à un tribunal d'assises, avec moult précisions, les heures d'angoisse abjecte qu'a pu vivre par exemple, un ado séquestré pendant une semaine, avant d'être démembré me semble justifier pour le moins, dans une telle société de la sensiblerie exacerbée, la possibilité d'évacuer la vision d'horreur qui s'impose et qu'on ne peut souhaiter voir engendrer une névrose.
Maintenant qu'un expert de l'horreur ne se formalise plus devant l'innommable se comprend aussi. Il doit y avoir une aptitude à la résilience qui apparaît chez les professionnels de la criminalité et c'est normal.

Mais de grâce n'ayez le coeur trop endurci, Dieu en aura plus tôt pitié pour vous !

Choubidou

Apparemment M. Yannick Favennec récidive après avoir déjà été épinglé en 2008 par Authueil

Une nounou appelée Favennec
http://authueil.org/?2008/05/22/851-une-nounou-appelee-favennec

moncreiffe

@ Achille
Un gendarme, un policier, un avocat, un juge, un médecin légiste sont des professionnels qui sont régulièrement confrontés à des scènes de crime, mais je pense qu’un juré qui n’appartient pas à ces corps de métier peut être choqué par les images, le récit des faits et la détresse des parents de la victime.

Certes les jurés ne sont pas préparés à entendre des détails sordides, dans les affaires sur lesquelles ils devront se prononcer. Certes ils sont soumis à une forte pression tout au long du procès, car ils doivent prendre finalement une décision lourde de conséquences. C’est une expérience difficile, pénible, dérangeante et marquante, mais pas forcément traumatisante.

Croyez-vous vraiment que les professionnels, spécialement ceux qui sont en première ligne, ne sont pas eux aussi choqués ? Croyez-vous qu’ils finissent par s’endurcir au point de devenir insensibles ?

J’ai été officier de police à Winnipeg durant onze ans. Je suis intervenu sur toutes sortes d’affaires, des accidents de la route, des violences conjugales, des rixes entre ivrognes, des vols avec violence. J’ai vu des hommes et des femmes grièvement blessés, parfois mutilés ou défigurés. J’en ai vu d’autres mourir sous mes yeux. Je vous épargne les détails. Je peux vous dire qu’on ne s’y habitue jamais. Mais si on ne sait pas garder son sang-froid et agir avec professionnalisme, alors on n’a rien à faire dans la police.

L’équivalent canadien des cellules d’aide psychologique ce sont les programmes de gestion du stress à la suite d'un incident critique (GSIC), initialement développés pour aider ceux qui sont en première ligne (policiers, gendarmes, pompiers, secouristes, urgentistes), sans jamais avoir démontré la moindre efficacité. J’insiste sur ce dernier point.

Véronique Raffeneau

"L'immense majorité des citoyens appelés à être les juges, comme il est normal, des faits les plus graves dans notre hiérarchie pénale non seulement assume avec exemplarité cette épreuve judiciaire et démocratique mais considérerait, j'en suis persuadé, comme une honte d'être assistée et dorlotée après."

Pas seulement comme une honte, mais bien comme la traduction du préjugé, dans l'esprit de ce parlementaire, selon lequel la société réelle à laquelle appartiennent les jurés, et qu'ils représentent, était de toute façon ignorante et préservée de toute notion de tragédie, de malheur, de destin fracassé, sans conscience du mal dont sont capables les êtres humains.

Cette proposition de loi folle en dit surtout très long sur le réel fantasmé des élites.

Que ces parlementaires cessent de confondre leur monde et ses orientations si quelconques, banales, pétries d'irresponsabilité et d'inconséquence, avec la société réelle laquelle, quand les circonstances l'imposent, ne fuit pas ses devoirs et ses responsabilités.

Guzet

La maladie de l'époque porte un nom (Taguieff) : le bougisme. Il faut changer pour changer et faire parler de soi... Avec les fameux "réseaux sociaux" ça ne fait que commencer...

Camille

Certains crimes particulièrement horribles (mais ne le sont-ils pas tous ?) peuvent durablement impressionner, pas uniquement des âmes sensibles, mais simplement tout un chacun.
Si le sort me désignait comme jurée dans le procès d'un meurtrier ayant violé, puis tué, puis brûlé une jeune fille, il me semble qu'après le verdict quelques conversations avec une psychologue ou une psychiatre ne seraient pas inutiles. Pas pour me faire "cocooner, ou dorloter, ou assister", mais pour clarifier des ressentis, les remettre dans une juste perspective, faire une sorte de tour d'horizon et de debriefing pour mettre des mots sur l'innommable.
Il ne me semblerait pas abusif dans ce cas de souhaiter la gratuité de ces consultations. De là à demander la mise en place systématique de cellules psychologiques pour tous les jurés, c'est un pas que je me garderais bien de franchir.
C'est une idée d'autant plus aberrante que les moyens de sa mise en œuvre n'existent même pas, la France étant déjà très en retard sur ses voisins européens en services d’accompagnement de la personne souffrant de troubles psychiques dans sa vie quotidienne.

Tipaza

Un billet que j’avais déjà apprécié, à la lecture du FigaroVox.
Les hasards de l’actualité lui donnent un poids encore plus fort.
La mièvrerie des comportements qui se répandent dans notre société se mesure à l’aune des événements qui se déroulent en Crimée, et pas seulement, mais aussi en Syrie, au Mali, etc.
Il se fait que nous partageons avec la Crimée un passé, glorieux pour certains, sanglant pour tous, comme en témoignent certaines plaques de rues.

Le caractère dérisoire des cellules de soutien psychologique, pour aider les personnes soumises aux charges de la vie quotidienne, en dit long sur l’état de décadence dans lequel nous nous enfonçons avec l’inconscience des drogués à la facilité.

Une addiction au moindre effort, au minimum de responsabilité, qui est la marque de notre société.

Une remarque mineure mais révélatrice. Quel est l’enseignant qui dit encore à l’enfant qu’il a devant lui, quand il l’interroge : « Tiens-toi droit ».
On n’apprend plus à se tenir droit, au sens propre et au sens figuré.
Le reste coule de source !!

Denis Monod-Broca

J'aime assez, Monsieur Bilger, votre suggestion d'une cellule de soutien à ceux qui seront passés par une cellule de soutien...

Elle est très curieuse cette importance donnée désormais à ces cellules de soutien psychologique. Que signifie-t-elle ? Quelle croyance superstitieuse se cache derrière la confiance qui leur est accordée, derrière les bénéfices, pour ne pas dire les miracles, qu'on attend d'elles ?

Quelle idée nous faisons-nous de notre psyché pour croire indispensable de lui rendre ces hommages, de lui faire ces offrandes ?

Il y a là à mes yeux une sorte de mystère.

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