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26 avril 2014

Commentaires

Jean-Paul Ledun

On ne nous dit pas tout !

http://video.lefigaro.fr/figaro/video/un-accrochage-entre-aymeric-caron-et-alexandre-arcady-censure-dans-on-n-est-pas-couche/3515403353001/

Pierre Verhas

Monsieur l'Avocat général,

Je partage avec vous votre point de vue sur ce champion de la pensée unique.

Mais sa dernière "prestation" censurée par France 2 sur l'affaire Halimi est pour moi particulièrement odieuse. Cette manière de pratiquer l'amalgame est abjecte.

Comme vous avez été un acteur de cette affaire comme avocat général, que l'on vous a reproché votre modération en l'occurrence, j'aimerais avoir votre opinion sur cet incident. Cette demande est motivée par la saine curiosité de connaître l'opinion d'un homme de raison. Je vous en remercie quoi que vous décidiez.

Bien cordialement

Christian C

@MS

C'est avec Aymeric Caron que vous avez appris à lire entre les lignes, ou vous avez fait l'acquisition d'un décrypteur de pensée profonde ?

calamity jane

On cause moncreiffe !
Personne ne met en doute ses qualités de grand reporter ; davantage sa tenue sur un plateau de télévision où il n'y a aucun danger à gérer dans l'imminence, où les deux protagonistes ont le même cahier des charges. L'attitude de plus en plus détestable dont il fait état à l'égard de Natacha
Polony le condamne à ne pas prendre de distance pour s'enfermer dans le tout "je" qui diminue la portée même de l'attaque...
Le concept de l'émission basé sur "ceux qui sont au top cette semaine" venant faire leur promo est dérisoire. Sans doute manque-t-il le et/ou la fantaisiste !
L'entre soi à fait son temps ainsi que le confort de tel ou tel autre animateur, animatrice... il serait étonnant que le service public devint créatif et prenne plus de risques quand aux personnes invités et des chroniqueurs qui n'auraient rien à perdre.

Quant au positionnement de ce Monsieur, végétarisme et autres particularités pour le bien-être des animaux (très ciblées), c'est d'un ringard astronomique... il n'a
sûrement pas suffisamment travaillé ces sujets car il saurait que tout a été dit et beaucoup mieux que par lui en reliant les causes et les conséquences tant à la science
qu'à la philosophie. Mais bon ! on ne va pas chipoter.

hameau dans les nuages

@moutagnac
"Certes Caron est antipathique, bête et simpliste, mais que de haine d'anathèmes, vous qui prêchez la tolérance..."

Ah bon parce qu'en plus il faudrait être tolérant ?

Je pensais justement qu'on l'avait été un peu trop depuis pas mal d'années et qu'eux n'avaient pas eu d'égards à l'encontre des "réactionnaires" ou considérés comme tels.

Pour une fois qu'on peut jouer "à jeu égal". Au moins en apparence et par le verbe.

@Christian C

Les déja tondus et cocus sont bien déjà là et concernant ce dernier point la biographie revisitée de monsieur Valls venant de paraître est assez, comment dirais-je... quand même ! quand même !... assez piquante... je vous le dis franco.

MS

« Il ne faudrait pas pousser beaucoup Aymeric Caron et Jean Birnbaum pour que leur pensée profonde, qui est d'exclusion et d'ostracisme à l'égard de ces dissidents, soit formulée. »

Ah bon, parce qu’elle n’est pas formulée ? Par quelle sorcellerie Philippe Bilger peut-il accuser une pensée d’être "d’exclusion et d’ostracisme" à l’égard de ces "dissidents" (à quoi ?) puisqu’elle n’est pas formulée ?

Rédigé par : Christian C | 27 avril 2014 à 18:40


"Pensée profonde", est-il plus précisément écrit, Christian C. La pensée profonde serait donc en ce cas à la pensée ce que la vase est au ruisselet. Et dans le vôtre à son reflet.

moutagnac

Certes Caron est antipathique, bête et simpliste, mais que de haine d'anathèmes, vous qui prêchez la tolérance...
Certes Zemmour, Ménard, Rioufol, Elisabeth Lévy (des modèles de modération), aboyant, vociférant, insultant toute parole contraire à leur médiocre point de vue, si souvent mensonger.
Jamais dans le dialogue, toujours dans le cynisme et le contentement de soi.
Alors partez tous en vacances ensemble et laissez-nous respirer !

semtob

Cher Philippe,

Nous avons pu grâce à votre entretien explorer un peu la bibliothèque de l'Assemblée nationale. Nous avons préféré regarder votre entretien du 25 avril 2014 pour passer un moment avec vous-même et Henri Guaino.
Ce genre d'interview manque au paysage médiatique et devrait être diffusé sur la chaîne parlementaire ou sur LCI.
Le reportage d'Arte de ce samedi sur Guillaume le Conquérant était d'un grand intérêt.
L'émission de Ruquier est devenue une vitrine publicitaire. Tous les intervenants réapparaissent dans la semaine sur toutes les radios et les plateaux et cela finit par manquer d'originalité. Une émission de ce genre serait bien pour valoriser des films d'auteurs, des artisans d'arts, des chercheurs, des initiatives... des découvertes archéologiques.
Nous regardions l'émission pour la présence de Lambert et de ses personnages très singuliers.
Caron, c'est Caron. Cela n'a encore rien à voir avec la célèbre nageuse Kiki Caron...
françoise et karell Semtob

Christian C

« Pour Aymeric Caron, j'ose écrire que cela n'a pas beaucoup d'importance, tant la personnalité et les questionnements de ce dernier à la télévision, chez Laurent Ruquier, sont très révélateurs de ce qui l'inspire et le gouverne. »

Pour Philippe Bilger, Aymeric Caron est ce pelé, ce galeux, non pour ce qu’il fait, non pour ce qu’il dit, mais pour ce qu’il paraît être.

« Encore heureux qu'il n'ait pas ajouté à cette liste quelques personnalités qu'à l'évidence ni lui ni son auteur préféré ne goûtent particulièrement : par exemple, Denis Tillinac, Gilles-William Goldnadel, Eric Naulleau, Alain Finkielkraut ou Ivan Rioufol. »

Pour Philippe Bilger, si Birnbaum ne s’est en rien exprimé sur ces grands penseurs, il n’en pense sûrement pas moins.

Ce n’était pas avocat général, le métier de Philippe Bilger ?

« Il ne faudrait pas pousser beaucoup Aymeric Caron et Jean Birnbaum pour que leur pensée profonde, qui est d'exclusion et d'ostracisme à l'égard de ces dissidents, soit formulée. »

Ah bon, parce qu’elle n’est pas formulée ? Par quelle sorcellerie Philippe Bilger peut-il accuser une pensée d’être "d’exclusion et d’ostracisme" à l’égard de ces "dissidents" (à quoi ?) puisqu’elle n’est pas formulée ?

Le délit de faciès réinventé, avec le soutien inconditionnel des hyènes habituelles.

Si la haine qui sourd de votre philippique est réelle, permettez-moi une suggestion : regardez autre chose et écoutez de la musique avec Madame Bilger comme si vous regardiez un match de foot.

Votre vésicule biliaire vous en sera reconnaissante.

@Arobase du ban

Le jour où "Tous ces soutiers politico-médiatiques de la colère du peuple auront peut-être bientôt des comptes à rendre", j'espère que vous aurez votre tondeuse et votre gégène.

oursivi

Sont plusieurs paradoxes croquignolets dans la thèse végétarienne.

Une de ses visées consiste à élever l'animal au plus près de l'homme interdisant de faire du premier l'aliment du second, là que la nature profonde du premier est justement de s'alimenter de tout ce qui est à lui digestible. En interdisant à l'homme de procéder comme l'animal évolué qu'il est, cette visée écarte plus complètement ceux qu'elle entend rapprocher, elle affirme une délicatesse, une sophistication à l'homme qui l'éloigne de qui n'y tendra jamais et qui rend les animaux encore plus négligeables de nous être ainsi encore plus éloignés.

Un autre aspect constitue une pierre angulaire pleinement "achoppante" à ce que nous observons du fonctionnement énergétique de l'univers, en tous ces niveaux organisationnels qui sont la nature. Une forme vivante rustique est combustible d'une plus élaborée. La plus élaborée est justement plus élaborée non parce qu'elle est la plus forte au sens énergétique, mais parce que l'avancement de conscience qu'elle constitue dans l'univers est plus à même de se défendre comme de se propager que d'autres états organisationnels moins conscients, donc efficients dans ce déploiement vers la complexité.
Laisser une fois leur mort survenue, selon les préceptes végétariens, ces mécanismes "complexes" que sont nombre de mammifères alimenter de leurs protéines des organismes beaucoup plus rudimentaires qu'eux via leur simple mise en terre, est une aberration dans ce qu'une étape complexe ne peut qu'alimenter une étape plus complexe pour qu'une avancée puisse s'effectuer.
Un univers où les microbes auraient le dessus sur les hommes en serait un qui s'autoriserait un retour en arrière de quelques dizaines de millions d'années.

Sacré détour, d'un chemin tracé vers quoi, nul ne le sait, mais sacrée perte de temps, tous en sentons l'évidence.

On pourrait objecter sur ce dernier point que ce précepte suggère que seuls des hommes seraient dignes de manger des hommes et qu'il y serait plus cohérent qu'ils le fassent plutôt que se laisser dévorer par les vers (sauf les poètes).

Une des réfutations de l'objection peut être que l'homme n'a pas besoin de se nourrir de ses semblables pour trouver tous les nutriments nécessaires à son maintien.
Aussi que les avancées symboliques que cet interdit a autorisées sont plus profitables à la cohérence de son groupe - tels les représentants de la plupart des espèces animales qui se contestent mais ne se détruisent pas - que le simple gain bioénergétique que ce choix offrirait.

L'invention d'interdits n'est pas l'apanage des hommes, mais il y va plus loin et plus profondément que les autres formes vivantes ayant créé les leurs propres.

Reconnaître une entité consciente et sensible en la vie animale fut un progrès, mais ce principe a été intériorisé bien avant la mode "écologisante" qui n'en fait un récit légalisé que pour se donner bonne conscience. Principe qu'on pourrait étendre à une autre forme de vie (végétale) à condition de ne pas oublier la hiérarchie universelle qui nous fait à la fois des devoirs et des droits en notre position.
Devoir de ne pas gâcher ce qui vit sans qu'une forme plus élaborée en tire noble bénéfice - pas celui justement perçu comme pervers de casser pour casser, tuer pour tuer. Devoir de bienveillance a priori.
Droit d'agir tant que les devoirs n'ont pas été enfreints.

Bien... je vais encore en agacer et j'entends d'ici Mary trépigner d'agacement et tapoter nerveusement sa souris sur son bureau, donc retournons plutôt à notre ravi de la crèche télévisuelle pour circonvenir ce faux hors-sujet.

Pour en revenir à Caron, donc, Philippe a eu quelques formules heureuses en ses

"Plus une assurance, une arrogance aigres et sommaires à l'encontre de ses adversaires"

qui disent bien, et le poids extravagant que le positionnement médiatique et surtout télévisuel peut offrir, et cette étroitesse d'esprit qui caractérise celui-là, toute d'indignation mal comprise et de brièveté de vue, toute d'un racisme qui ne serait pas celui du dégoût des aspects extérieurs mais d'aspects intérieurs pourtant fantasmés selon une grille, elle aussi, d'une superbe pauvreté.

Ayant regardé une demi-heure la mouture d'hier, j'y ai aperçu un N. Dupont-Aignan tout aussi impuissant et confit d'un même recours à l'indignation que les deux médiocres qui lui cherchaient pouilles.

Peu glorieux, moi qui lui trouvais des vertus.

Caron, toujours prêt à sauter sur tous les clichés et autres mots clefs pavloviens qui renvoient de suite vers l'opprobre en son réseau neuronal embryonnaire, et Arcady, d'une sottise toujours remarquable, annonçant la prochaine contagion haineuse aux autres communautés françaises (sic), celle qu'un esprit malsain purement endogène n'aurait jamais expiée, là que les monstres du gang des barbares étaient justement cette frange de l'émigration friande de ce marxisme des imbéciles qu'est l'antisémitisme, là que l'on ne l'entend pas beaucoup reprendre ceux qui créent et alimentent cette haine depuis Tel-Aviv et l'assassinat d'Yitzhak Rabin, pour mélanger lieu et temps...

Les sots seront toujours les plus malfaisants.

Contrairement aux malveillants, ils ne se reposent jamais de l'être, que ceux-là.

AO

PS : Cath J., pas eu le temps de lire vos renvois historiques, vous répondrai plus tard.

vamonos

Vu de ma fenêtre, dans ce billet, il s'agit de M. Aymeric Caron et de l'ouvrage que celui-ci vient de publier dont le titre est, je cite "Incorrect. Pire que la gauche bobo, la droite bobards". Certes, je n'ai pas lu le texte de cet ouvrage et je ne me prononcerai donc pas sur son contenu puisqu'il m'est inconnu. Mais je ne m'arrêterai pas là puisque M. Aymeric Caron n'a pas le pouvoir de m'interrompre en parlant plus fort que moi, attitude dans laquelle il excelle. La voix la plus forte ne suffit pas pour avoir raison, cela ne marche pas comme cela.

N'ayant pas lu l'ouvrage, je peux toutefois m'exprimer sur son titre, l'apparence de son auteur et ma décision de l'acheter ou non.

Le titre ressemble à une petite énigme avec deux phrases sans verbe séparées par un point simple, une formule manichéenne et surtout l'adjectif pire. Je décrypte tout cela en me disant que l'auteur semble avoir une piètre opinion de la gauche. Il justifie son appartenance à la gauche en nous assurant de son aversion pour la droite. S'il semble acquis à la lecture de cette phrase que les bourgeois bohèmes de gauche ne parviendraient pas à mener des actions populaires, M. Caron estimerait que les bourgeois de droite seraient des bardes prêts à écrire des folies réactionnaires éloignées des faits réels.

N'ayant pas lu l'ouvrage, il faudrait que j'ai envie de l'acheter, l'apparence physique de l'auteur est un paramètre qui semble a priori hors de propos car je ne partage pas depuis longtemps les idées de ceux qui estiment que les cheveux longs et les idées courtes vont de pair. Toutefois, je me demande quelle serait la réaction de M. Aymeric Caron si un auteur se présentait sur un plateau de télévision avec les cheveux très courts, rasé de frais et l'uniforme de parachutiste impeccable. Je suppose qu'un tel auteur n'aurait même pas le droit de se présenter ainsi vêtu sous les projecteurs pour faire la promotion de son livre. Encore une preuve éclatante de la diversité de traitement des opinions politiques. Un homme de gauche a la légèreté de se présenter avec les cheveux longs, une chemise déboutonnée et une barbe de plusieurs jours ; mais ne tolère pas la rigueur vestimentaire martiale.

Si M. Caron fait de la promotion, c'est dans le but de vendre, de faire parvenir ses idées dans ma bibliothèque, soyons réalistes et pragmatiques. En tant que lecteur potentiel, je pourrais m'intéresser à son discours au point de me laisser tenter à commander son ouvrage, je pourrais alors le lire et le relire, je pourrais ensuite m'intéresser à l'hyper-texte, l'infra-texte, le péri-texte et même rechercher d'autres ouvrages de M. Aymeric Caron. Mais tout cela reste dans le domaine des éventualités hautement improbables, il faudrait d'abord que M. Aymeric Caron et moi ayons des points communs, de l'affinité, ce n'est pas le cas, bien au contraire.

A mon avis

Ce billet anti-Caron est finalement très thérapeutique : il permet aux commentateurs de se soulager de leur flot de polémiques "anti-gauche", jusqu'à déborder naturellement sur France Inter, ce repaire bien connu de gauchistes.

@olivier seutet | 27 avril 2014 à 14:06

Vous semblez détester cette radio. Alors, écoutez-vous les émissions que vous citez par masochisme ou bien simplement parce que ce sont des émissions de qualité ?

Arobase du Ban

Pour me remonter le moral, j'écoute sur YouTube vos entretiens, M. Bilger, avec diverses personnalités, dont Eric Zemmour (superbe), Alain Finkielkraut (dense), Robert Ménard (libre et sincère).
Sur Aymeric Caron, j'ai déjà écrit sur votre blog en empruntant à Voltaire :
"Un jour, au creux d'un vallon, 
Un serpent mordit Aymeric Caron.
Que croyez-vous qu'il arriva ?
Ce fut le serpent qui creva !"
Plaisanterie mise à part, ce qui me paraît dramatique, au-delà du cas de cet individu infect de prétention, c'est que les directeurs de France Télévisions (qui, en principe doivent respecter le peuple français et ne pas le heurter par pur plaisir) et des chaînes publiques l'acceptent sur le service public.
Il ne faut pas exclure bien sûr A. Caron, le contempteur volontiers "fouille-merde" et "flic de pensée politique". Il faut au contraire que chacun voie épisodiquement l'état de déliquescence intellectuelle et morale, et la pulsion subtotalitaire des tenants de la pensée "korrecte". Pensée "korrecte" qui n'est que le recyclage de la pulsion totalitaire, comme celles du nazisme ou du communisme, et du rêve multiséculaire (la volonté de puissance de certains hommes) des présomptueux qui veulent fabriquer un "homme nouveau" à leur goût.
Fabriqué à coups de procès dans le meilleur des cas (l'envie de pénal comme le disait P.Muray), de meurtres (les koulaks génocidés par Trotski), de tortures, de manipulation mentale (Georges Boudarel au camp 113 du Vietminh), de poursuites militaires punitives (BHL le punisseur de Kadhafi, Hollande le punisseur d'Assad et de Poutine...) et, au plus près de nous, le combat acharné contre E.Zemmour, (malheur à celui qui dit la vérité), etc.
Tous ces soutiers politico-médiatiques de la colère du peuple auront peut-être bientôt des comptes à rendre pour "atteinte au moral de la Nation", lorsque celle-ci se retrouvera dans un pataquès ingérable au plan de l'adéquation de la pensée politique avec la vie.
Il sera bien tard pour crier au "fascisme" à la face de ceux dont ils auront tout fait pour les amener à "réagir" à leur indécrottable orgueil, à leur enfermement idéologique haineux, et à leur absence totale de considération pour la personne de l'autre.
Quels apôtres du vivre ensemble ! Quel tartufferie !
Pour avoir été viré manu militari en 1998 (à 62 ans) d'une réunion publique par des miliciens (sans badge et sans insigne) d'un syndicat d'agglomération nouvelle "de gauche" alors que je prenais la parole après la clôture de la séance en qualité de président d'une association d'usagers, pour avoir bizarrement au cours de la même période fait l'objet d'un contrôle fiscal injustifié, et pour avoir été placé malencontreusement sur écoute téléphonique de la part d'un central électro-mécanique de vieux modèle servi par des voix féminines, identique à celui, hasard fâcheux, de ce syndicat, je sais que tout est à craindre de la part de certains membres de la bien-pensance dérangée dans ses fiefs. Dès que l'on gratte un peu, chez eux aussi, la bête est vite revenue...

Néanmoins, M. Bilger, on continue !
D'autant que, grâce à votre action et à celle de bien d'autres intervenants courageux, on sent déjà vibrer dans l'air comme un zéphyr de libération.

Avant d'aller dormir sous les étoiles, j'aurai peut-être à revivre l'exaltation de 1945, ou les joies de 1958.
De grands moments de vie !

Parigoth

@olivier seutet
Cette exclusivité est intolérable pour une chaîne de radio abusivement subventionnée par l'ensemble des citoyens (...)

Exactement.
De plus, l'image donnée par l'ensemble de ces intervenants plus que sectaires ne représente en rien la France dans sa réalité.
Mettons-nous à la place d'un étranger désireux de parfaire son français : il doit parfois se demander s'il n'est pas branché sur la Corée du Nord...

Au passage, tous ces gens qui à l'instar de Py méprisent les gens « d'extrême droite » (traduire par : tous ceux qui émettent des objections à leur vision des choses) et qui se targuent ouvertement de dresser des « cordons sanitaires » dans tous les sens ne crachent pas sur des cachets ou des traitements abondés par ces cochons de payants infréquentables qui pensent si mal...

jack

J'ai tendance à considérer Caron comme une création artificielle de Ruquier. En effet, si Caron n'était pas parvenu à son émission après l'éviction de deux réelles compétences (Naulleau et Zemmour) personne ne parlerait du petit florentin végétarien qui pique une fausse colère devant Finkielkraut, prétexte pour l'ignorant de se rendre intéressant devant un monument de savoir. Quelle calamité, quel contraste par rapport à Natacha Polony. Mais que fait le bateleur Ruquier à part se regarder le nombril avec autosatisfaction ?

Savonarole

Aymeric Caron on l'a sur les bras jusqu'en 2040, date à laquelle il aura 70 ans.
En 2040 il sera sur le point d'entrer à l'Académie française au fauteuil de Finkielkraut, et Philippe Bilger le trouvera très bien, formidable et "d'une pertinence exceptionnelle", tout comme Régis Debray, qu'il a trouvé génial.
En somme en France il suffit d'attendre trente ou quarante ans pour qu'un crétin gagne ses titres de noblesse.
En 2075, Philippe Bilger soutiendra la candidature de Michel Field à l'Académie française, c'est un scoop que je vous livre ici.

olivier seutet

Je ne regarde guère la télévision, mais j'écoute souvent la radio. France Inter entre autres. Rageant d'entendre un seul message, comme si toutes les autres opinions étaient réservées aux ânes, aux sectaires, aux ennemis du progrès, aux traditionalistes. Patrick Cohen qui fait le tri de ceux qui ont le droit d'accéder aux heures de plus grandes écoutes en fonction de ses stéréotypes. Pascale Clark sanglée dans son insupportable féminisme, massacre de son dédain tous ceux qui s'écartent de sa pensée. Philippe Bertrand, dans ses carnets de campagne, porte-parole d'une économie associative sacralisée. Daniel Mermet qui ne conçoit pas de vie en dehors de son idéologie ultra-gauchiste. Mathieu Vidard, toujours écolo fondamentaliste, dans son émission La tête au carré. Et les chroniqueurs sont tous de la même eau : Thomas Legrand et son socialisme de bon aloi. Bernard Guetta, épigone radiophonique de Bernard Kouchner, etc. Toutes ces voix sont légitimes mais elles ne représentent qu'un peuple de militants de gauche et la foule des cabinets des excellences au pouvoir. Cette exclusivité est intolérable pour une chaîne de radio abusivement subventionnée par l'ensemble des citoyens ; elle l'est d'autant plus par les anathèmes balancés par ce petit monde sur ceux qui n'en font pas partie. Vivement que dans la réforme de l'Etat, Radio France soit vendue ou pour le moins transforme en une Scop sans liens financiers avec le pouvoir.

duvent

Je n'ai pas d'affinités particulières avec ce monsieur, néanmoins ce billet étrangement éveille l'envie de comprendre pourquoi tant d'effort pour écorner l'image d'une personne qui semble-t-il n'a pas de qualité ?
Quant à la liste de ses opposants, permettez monsieur Bilger de la trouver peu convaincante... Pourquoi agonir M. Caron, d'après la description que vous en faites il pourrait parfaitement s'en charger lui-même. Par ailleurs, et lorsque les arcanes du monde de l'audiovisuel se découvrent, personne ne peut plus croire à ces saynètes, un petit théâtre de Bouvard sans imagination ! Les animateurs et les émissions de divertissement ne méritent de si sérieux billets. C'est la confusion des genres ! Rire, s'apostropher, s'inquiéter, se scandaliser, s'émouvoir, convaincre et aller boire un verre ensemble, c'est beau !

Parigoth

@moncreiffe
...et honnête (il ne cache pas ses convictions)

L’honnêteté ne se cantonne pas à ce point : tous les stipendiés des médias affichent ouvertement lesdites « convictions » pour conserver leur gamelle.
Il n'a donc aucun mérite à le faire.
En revanche, l'honnêteté que nous serions en droit d'attendre d'eux serait qu'ils respectassent les convictions des autres, sans les traiter comme des chiens si ces convictions vont à l'encontre de leurs propres idées reçues.

Guzet

La cabale contre Finkielkraut comme les éditoriaux répétitifs de Birnbaum sont sans doute de bons indicateurs d'une évolution qui voit une bien-pensance paniquée s'affoler que soit ébréché le monopole culturel qu'elle s'était arrogée. Les éditoriaux de Birnbaum, qui semblent vouloir être une sorte de "mur des cons" pour intellectuels, a en tout cas le mérite de constituer un palmarès utile pour un lectorat qui, sans cette information, ignorerait souvent des intellectuels dont les noms d'habitude n'apparaissent pas dans Le Monde des Livres, un lectorat qui est plus familier des publicités de luxe "morelliennes" dont les abreuvent Le Monde Magazine et les suppléments "Cadeaux" que reçoivent les abonnés..

moncreiffe

Puisque personne ici ne semble vouloir prendre la défense d’Aymeric Caron, je m’y colle, tel un avocat commis d’office.

De quoi accuse-t-on mon client ? D’être végétarien et de faire la promotion du végétarisme ? De militer en faveur de l’interdiction de la corrida ? D’être sensible au sort des animaux ? De considérer Eric Naulleau comme un écrivain raté et aigri ? De paraître arrogant et sectaire lorsqu’il s’adresse à des gens de droite ? D’être de gauche et de ne pas en avoir honte ? D’avoir encore des cheveux à 43 ans ?

Je démontrerai, si le président de ce tribunal me le permet, qu’Aymeric Caron est un journaliste sérieux (il se renseigne et prend des notes, avant de critiquer un livre ou un spectacle), tenace (il n’hésite pas à poser plusieurs fois la même question tant qu’on ne lui a pas répondu franchement) et honnête (il ne cache pas ses convictions).

Je démontrerai aussi que mon client ne mérite vraiment pas le lynchage médiatique dont il est victime. Aymeric Caron était journaliste bien avant de se compromettre dans l’émission de divertissement de Laurent Ruquier, il le sera encore longtemps après que cette émission aura disparu.

Il est parfois excessif, comme lorsqu’il met en doute la capacité de travail de Michel Onfray ou lorsqu’il déclare à un Denis Tillinac ridicule et bredouillant (clocher, cimetière) qu’il ne sait pas ce que signifie « Français de souche » (l’expression est ambiguë).

Je réclamerai finalement l’indulgence du tribunal.

Jean le Cauchois

Comme un certain nombre de commentateurs, il m'arrive de regarder l'émission "On n'est pas couché" et je commençais à être fatigué des pitreries de Laurent Ruquier et des excès d'Aymeric Caron et ses attaques contre l'invité... Mais depuis quelques semaines, je ne veux plus la rater : l'opposition entre AC et Natacha Polony est le vrai spectacle. A tel point que l'invité importe peu. Et ma belle-soeur, qui a connu et apprécié LR à ses débuts sur une radio locale, m'a fait comprendre que LR "tient en laisse" AC un peu comme Alessandra Sublet tenait en laisse Patrick Cohen à certains moments de ses émissions. Dans les deux cas, les présentateurs sont bien plus rusés, en dépit des apparences, que leurs partenaires et les cameramen savent cadrer sur les regards dépités, frustrés de ces partenaires de la comédie médiatique. Avec ce décodage du spectacle, les propos particuliers d'AC n'ont plus beaucoup d'importance... Pas plus, je présume, que ses écrits récents dont PB nous apprend la publication...

Achille

Bonjour Philippe Bilger,

« Miracle : un admirateur pour Aymeric Caron ! »

C’est lui faire beaucoup d’honneur, Philippe Bilger, que d’écrire un billet sur Aymeric Caron.

Ce dernier va encore s’en servir comme d’un trophée et s’en vanter sur les plateaux TV.

Le mieux quand on n’apprécie pas quelqu’un c’est encore de l’ignorer, en particulier si le personnage en question est atteint d’un narcissisme qui relève du cas clinique.

Pour ces gens-là que l’on en dise du mal ou du bien, cela n’a guère d’importance, l’essentiel étant que l’on parle d’eux.

Aymeric Caron cultive la détestation qu’il inspire comme une plante délicate qui demande le plus grand soin.

S’il advenait qu’un jour il devienne sympathique aux yeux du public, cela en serait fini de sa popularité.

On a les moyens de satisfaire son ego que l’on peut. Lui c'est tout ce qu'il a trouvé.

Alors quand on voit le nom d’Aymeric Caron dans une revue TV, un article de journal, une émission TV, la meilleure chose qu’il reste à faire est de ne pas s’attarder, on zappe et on se sent tout de suite beaucoup mieux.

calamity jane

Non ! Vous avez trouvé l'aiguille dans la botte de foin ?
Il me fait penser à la célèbre Castafiore chantant à tue-tête : "ahahah, je ris de me voir..." sauf que le public même "pas couché" est las !
C'est parfois pitié de le voir ! (je n'ai pas écrit de le regarder)... La soirée où il eut le culot de dire à M. Onfray "qu'il trichait" insinuant qu'un être humain ne pouvait abattre tant de travail intellectuel mérite un Gérard. Comment qu'il est humain ce M. Onfray pour ne pas avoir rétorqué :
j'ai du temps avec mes cheveux courts.
Il n'argumente rien ! Il attaque. Mais vaste est la botte de foin où il se perd.

Breizmabro

Donc vous vous fendez d'un billet pour ce petit monsieur ? Vous avez du temps à perdre...

A. Caron n'a commencé à exister que depuis l'émission de Ruquier et retournera dans les limbes dès le mois de juin, restera juste en (ma) mémoire sa tête de brushing.

Vivement... le mois de juin :-D

Parigoth

@Michelle D-Leroy
Mais le temps qu'A.Caron et ses amis comprennent qu'on peut raisonner à droite sans être extrême, il se passera encore un certain temps.

Mais c'est ignorer le fait que ces véritables extrémistes savent pertinemment que leurs rares et trop polis contradicteurs ne le sont pas, ils appliquent simplement le vieux truc mis au point par les révolutionnaires consistant à accuser autrui de ses propres turpitudes.

Cela va faire pratiquement un siècle que cela dure et il est incroyable que ce procédé éculé n'ait pas encore été dénoncé sur la place publique.

Catherine JACOB

Aymeric Caron et le rôle moteur de la femelle dans l'évolution, autrement dit de la nourriture végétale contre l'adoption de l'élément carné dans le régime alimentaire des primates et donc contre la prédation comme un élément crucial de l'évolution humaine, tout un poème.

En entendant par la chasse l'action de guetter et de poursuivre des animaux en vue de leur capture et/ou de leur transformation en nourriture, la proie pourchassée se définissant comme appartenant à une autre espèce que celle du chasseur, on parle d'un type de prédation bien sûr exclusif du cannibalisme.

In Le singe carnivore, la chasse chez les primates non humains, il est mentionné que les quelques deux cents espèces et sous-espèces de primates ont des régimes alimentaires variés incluant la consommation d'animaux et de végétaux, certaines espèces étant même géophages (elles mangent de la terre, ce qui s'observent également chez certains de nos modernes contemporains - j'ai vu passer ça dans une émission TV, mais je ne me rappelle plus le type de population concernée par l'émission. En tout état de cause, il semblerait que la consommation d'argile préviendrait les maux d'estomac induits par la consommation de certains tubercules) ou encore coprophages (elles consomment des matières fécales au titre d'un mode d'alimentation complémentaire qui joue un grand rôle dans le recyclage des matières organiques).
Chez les humains, cette consommation est toutefois considérée comme un symptôme de maladie mentale. En revanche d'autres mammifères sont occasionnellement coprophages pour assurer l'apport de nutriments indispensables quand ils sont manquants autrement: chien, porcs, singes, oiseaux.
En ce qui concerne les animaux qui consomment un état premier de leurs propres fèces, on parlera de cæcotrophie, par ex. chez les lapins, les marmottes, les castors, les musaraignes etc.

Pour revenir à nos primates, presque toutes les espèces sont frugivores, certains consommant de préférence telle ou telle sorte de fruits, tout comme les pandas qui trouvent tout ce qu'il leur faut dans les bambous exclusivement, ou encore se nourrissent par périodes tantôt exclusivement de feuilles, tantôt exclusivement de fruits tantôt se rabattent sur les insectes, comme nous allons bien être obligés de le faire un jour ou l'autre sachant qu'on consomme depuis fort longtemps des crustacés (sauterelle et langouste viennent du même mot latin locusta) et que l’entomophagiefera partie intégrante de tous les régimes alimentaires, à l'exception de celui d'Aymeric Caron et de ses adeptes j'imagine, qui ne voudront pas faire de mal aux gentilles demoiselles et autres zygoptères, même s'ils consomment du miel dans l'ignorance qu'il s'agit là aussi d'une production animale.

Chez certaines populations amérindiennes, la consommation des reines d'hormiga culona (qu'on peut traduire par "fourmi à gros derrière" dit-on) représente jusqu'à 26 % des protéines consommées par les femmes. Elles sont récoltées lors de leur vol nuptial.

Chez l'Arctocebus , le régime alimentaire est constitué pour 90% d'insectes, araignées, vers, escargots.

Personnellement, j'adore les escargots et l'une de mes sœurs se nourrissait étant petite et bien que ne manquant de rien, de lombrics mêlés de terre, dans la foulée du bêchage du jardin par un adulte.
Chez l'Arctocebus, le besoin de protéines animales serait une histoire ancienne remontant au crétacé (une période qui se termine avec la disparition des dinosaures).

Pour se rapprocher des protéines animales dont la proscription est sans doute à l'origine de la doctrine végétarienne, «trois possibilités s'offrent aux primates non humains pour se procurer les vertébrés qui entrent dans leur régime :
- la capture d'un animal vivant
- l'entrée en possession de proies déjà tuées par un autre prédateur ou bien encore de charognes offertes par le hasard dans leur domaine vital
- la collecte de petites proies comme des oisillons au nid etc.»
Comme on le voit, «les primates chasseurs n'appartiennent pas à une espèce particulière, ce qui les définit ce n'est pas leur taille ni un habit particulier, ni un type de proie trop défini, ni un mâle chasseur plutôt qu'une femelle chasseresse, mais la stratégie de capture à l’œuvre. Ceci étant la proie reste plus petite que son prédateur et la coopération augmente les chances de succès. Les primates non humains capturent leurs proies à mains nues (mais bon, c'est encore le cas de certains pêcheurs humains d'anguille, même à notre époque), et l'emploi d'un projectile aurait été observé chez le chimpanzé chassant le babouin (autre espèce de primate) ou encore le potamochère (un genre de cochon sauvage).

Il arrive aux macaques et aux babouins de dépecer leurs proies vivantes et la victime meure pendant la consommation.

Anecdote personnelle, ayant pratiqué la méthode d'enseignement qui consiste à utiliser parfois telles quelles des émissions de télévision en langue étrangère, en les capturant sur le vif par satellite s'agissant dans mon cas du japonais, je suis tombée un jour sur une émission qui présentait ce mode de consommation de la proie chez ces chimpanzés auxquels les Japonais ont également réussi à apprendre à lire, et le public de l'émission qui devait être un adepte d'Aymeric Caron avait été très choqué, s'identifiant spontanément à la victime (petit singe) plutôt qu'au prédateur (chimpanzé), au lieu d'en tirer la conclusion et la leçon qu'il fallait être très prudent en faisant du chimpanzé un animal domestique, par ex. comme dans le cas de Max, mon amour ou celui d'un professeur de philosophie d'un lycée de Nancy - du moins d'après les rapportages de ses élèves -, et sans voir que le dépeçage consistait également pour la femelle qui avait ramené la proie à donner un membre de celle-ci équitablement à chacun de ses petits.

Pour en revenir au singe carnivore, les auteurs notent que la cervelle paraît un élément très apprécié, le chimpanzé mâle curant même la boîte crânienne avec, non pas un bout de pain de céréales, mais un petit paquet de feuilles mâchées. Est-ce de là que provient la rumeur qu'en Chine, et dans d'autres pays, le singe est parfois présenté vivant et le crâne ouvert aux convives, je ne saurais le dire, mais ce que je peux en revanche affirmer, c'est qu'au Japon dans certaines Sushiya de luxe, les gambas sont décortiquées vivantes et consommées crues et d'après le consommateur interrogé (je n'ai pas osé goûter moi-même), gigotent encore sous la dent quand on les croque...!

Pour en revenir à nos primates, l'alimentation carnée ainsi obtenue ne représenterait qu'environ 5% de leur régime alimentaire et on présume que la prédation aurait pour ces animaux sociaux une fonction sociale non négligeable, elle diminuerait l'agressivité interne au groupe en la redirigeant vers une autre espèce tout en valorisant les acteurs de la chasse, en particulier les jeunes, au yeux du reste du groupe et renforce les liens dans le partage, par ex. tel qu'évoqué ci-dessus ou encore on dit qu'elle serait le prolongement d'une activité ludique initié par la curiosité envers une autre espèce et qui aurait subitement un aboutissement fatal. Le SM chez les singes, il fallait y penser !

Mais d'où en extrapolant, un certain nombre de questions qui se posent relativement à notre propre comportement de groupe dès lors que nous adoptons un régime qui rejette délibérément l'alimentation carnée, relativement à la cohésion du groupe et à l'agressivité infraspécifique. Quel est alors le canal de dérivation de l'agressivité en l'absence de consommation complémentaire de sucres ? C'est ce que je me propose d'étudier lors de la prochaine émission de "On n'est pas couché".
Pour en revenir aux proto ou préhominiens qui se sont aventurés dans un nouvel écosystème, celui de la savane arborée, après avoir quitté la forêt tropicale, la conclusion des auteurs est qu'il n'y a pas eu surgissement de comportements nouveaux, mais seulement amplification de comportements déjà présents dans ce qu'ils appellent le répertoire général et présentant une assez grande diversité, le régime alimentaire allant jusqu'à générer des comportements sexuels particuliers, notamment entre femelles (je n'invente rien) impliquant des transferts de nourriture vus comme à l'origine de la naissance du phénomène culturel qu'on appelle le don et le contre-don.

Bref, on va laisser là les primates non humains et leurs cousins que nous sommes, en faisant observer que la prédation paraît donc faire en somme également partie de ce qu'on appelle leur ethogramme, et que le problème qui se pose avec la consommation humaine d'une alimentation carnée souvent réputée ou considérée comme facteur d'hominisation n'est pas tant celle d'une prédation, par ex. en tant que prélèvement raisonné comme chez les populations de cet omnivore opportuniste qu'est l'Homme, qui n'ont pas perdu l'habitude d'adapter leurs besoins aux possibilités de leur environnement et non l'inverse comme par ex. dans l'élevage à tendance intensive, dès lors que celui-ci prend des proportions telles que «dans la préface de son ouvrage Le silence des bêtes, la philosophie à l'épreuve de l'animalité, Élisabeth Bourdeau de Fontenay est amenée à conduire un parallèle entre les méthodes génocidaires élaborées par les Nazis et celles de l'industrie agro-alimentaire».

On fera observer pour terminer que la question de la surproduction et de ses méthodes, n'est pas tant celle de la surproduction de «viande sur pattes», que celle d'un mode de production qui concerne aussi bien les végétaux et leur environnement, tel qu'il conduit les agriculteurs chinois à polliniser eux-mêmes leurs arbres fruitiers par manque d'abeilles ou de papillons pour faire le travail, que de biens de consommation en général dans le monde non de Narnia où les animaux parlent, la magie œuvre et le bien vainc le mal, mais du premier Kerviel !!

caroff

Quand j'ai vu l'édito de M. Poirier (Birnbaum) dans l'exemplaire du quotidien de révérence aimablement mis à la disposition des fonctionnaires de l'administration où je tue le temps, j'ai tout de suite pensé que Philippe Bilger polirait un article dont il a le secret sur ce sinistre individu.
Pourquoi ce type est-il toujours dans l'émission de Ruquier ?
Parce qu'il est utile pour son audience évidemment. Imaginez un débatteur de grande qualité, cultivé, sans a priori (comment est-ce possible, sans idéologie alors...), cherchant à comprendre, attisant les braises de l'intelligence chez ses interlocuteurs, bref une sorte de P.Bilger, et bien sans nul doute France 2 ce soir-là aurait moins de téléspectateurs à l'affût d'un esclandre, mais aurait plus de dignité et remplirait sa mission de service public.
Mais est-ce bien raisonnable que de le souhaiter ?

bruno

Laurent Joffrin, de son vrai nom Mouchard, patronyme, j'en conviens, dur à porter pour une conscience de gauche !!

Sanchez Yvonne

Billet très drôle qui, après un premier miracle dit de l'admiration, nous en dévoile un second grâce à certain commentaire.
Le miracle du disciple. A l'instar du bellâtre du samedi soir, "à mon avis" nous propose une lecture approximative de l'écrit et réductrice de la pensée. Une attaque inappropriée et sans humour. Tout y est.

fugace

Bonjour,

"J'indique tout de suite n'avoir lu ni le premier ni le second de ces opus, à l'évidence d'un genre différent".
Alors ce billet n'avait pas lieu d'être. J'en profite néanmoins pour ajouter mon grain de sel. On peut se demander à quel niveau va descendre l'émission ONPC lorsque Natacha Polony se sera extraite du guêpier dans lequel elle s'est fourvoyée (personne n'est cependant irremplaçable). Elle nous aura néanmoins gratifié de ses analyses pertinentes souvent partagées, et à côté desquelles A.C. a souvent fait pâle figure, compte tenu de son enfermement dans ses certitudes et son antipathie ridicule et encore inexpliquée à l'égard de celles et ceux qui ne pensent pas comme lui.
Pour conclure : rien que le bonheur jouissif d'assister aux frustrations d'un A.C vaut le détour par ONPC. Car, comment ne pas détester, en effet, un A.C avec ce regard mélangeant en même temps ou alternativement haine et admiration de sa consœur qui l'écrase royalement de sa supériorité culturelle et intellectuelle au sens large.
Peut-être que A.C, mériterait d'être mieux connu ? Ph. B. : invitez-le !

berdepas

Cher M. Bilger,

Merci pour cet excellent billet.
Et c'est bien peu dire que je partage votre opinion sur ce Aymeric Caron, qui est à lui seul une synthèse caricaturale de ce que l'on pourrait nommer le "boboïsme" intellectuel d'une certaine gauche nombriliste et satisfaite d'elle-même, au point de se considérer comme "la référence" de la pensée contemporaine.
Heureusement, les Zemmour, Elsabeth Lévy et autres Ménard existent, et même si parfois leurs excès (volontairement ?) provocateurs peuvent irriter certains, portons à leur crédit le fait qu'ils font circuler un courant d'air frais dans le "monde des idées" où règne un conformisme intellectuel ravageur...

Michelle D-LEROY

Il est certain que dans l'émission "On n'est pas couché" chez Ruquier, Aymeric Caron fait pâle figure à côté d'une Natacha Polony qui s'exprime dans un français irréprochable, avec concision et arguments. Elle n'est d'ailleurs pas forcément de droite mais fait la part des choses. Ce co-équipier, la plupart du temps de mauvaise foi, ne peut la trouver populiste au sens entendu par la gauche soit : réac, aux idées étroites et simplistes. C'est bien ce qui l'enrage.

Il y a encore une dizaine d'années, la gauche était moins drapée dans ses certitudes, du coup elle avait peu de contradicteurs face à son mépris pour tout individu ne partageant pas ses idées, et puis sont arrivés une flopée de journalistes, d'intellectuels moins bornés, qui n'ont plus peur de donner leur avis divergent et de débattre face à cette nouvelle gauche incapable de voir les réalités. Des gens courageux. Parce que les Zemmour, Ménard, E.Lévy, Rioufol ou Tillinac et autres sont tout de même mis au ban quand ils ne sont pas carrément pris à parti et convoqués au tribunal pour propos supposés racistes, homophobes et autres. Il n'y a qu'à voir le ramdam qui a été fait lors de l'élection d'Alain Finkielkraut à l'Académie française (hier soir encore, chez F.Taddéï quelqu'un a cru bon de rappeler cette élection comme presque "douteuse").

Pourtant, à mon grand plaisir, peu à peu les choses changent et évoluent. Beaucoup n'osaient pas dire le fond de leur pensée, aujourd'hui ils n'ont plus peur (N'ayez plus peur, une phrase de Jean-Paul II, c'est d'actualité !).
Mais le temps qu'A.Caron et ses amis comprennent qu'on peut raisonner à droite sans être extrême, il se passera encore un certain temps.

Parigoth

Il fallait un admirateur pour Aymeric Caron. J'aurais pu le parier : ce fut Jean Birnbaum, responsable du Monde des Livres.

N'étant pas téléspectateur et gardant mes distances avec le microcosme de la fausse culture, tout ce petit monde m'est étranger même si j'en ai connaissance par ouï-dire, et le fait que je sois forcé de participer malgré moi par mes impôts au financement de médias audiovisuels contestables m'autorise tout de même à me prononcer.

Vu de Sirius, je trouve absolument anormal et scandaleux que sur toutes les « chaînes » (pour esclaves...) les invitants soient pratiquement tous des gens fortement imprégnés d'idéologie gauchisante (euphémisme), ce qui les pousse à n'inviter que des gens du même bord qu'eux sauf les rares fois où ils sont forcés de faire une exception par alibi, auquel cas ils se livrent souvent à un véritable hallali médiatique sur le malheureux qui a accepté l'invitation.
Bien entendu, cela vaut aussi pour les « journalistes » qui trop souvent se comportent en commissaires politiques.

Le simple fait que cette anomalie de l’uni-polarité flagrante se soit banalisée n'est-il pas inquiétant et révélateur de l'abaissement à la fois de la vie intellectuelle française et de la perte de plusieurs de nos libertés fondamentales dont celle de ne pas être d'accord avec le discours dominant et de pouvoir le dire haut et fort ?

A quand une foison d'émissions audiovisuelles ou de tribunes de presse confiées à des gens normaux, pas-de-gauche, par exemple à des gens qui sont caricaturés actuellement comme étant « d'extrême droite » ?

Ribus

Puisque c'est le jour de conseiller des livres, je vais citer celui de Paul-François Paoli : Malaise de l'Occident. C'est un livre intéressant, instructif et bien écrit.

Quant à Caron, je fais le serment de ne jamais lire une seule page de cet ignoble individu. Il est à craindre qu'il soit aussi mauvais écrivain qu'il est mauvais journaliste et mauvais homme.

Néanmoins, il y a une certaine satisfaction à le voir, vert de rage et bave aux lèvres car cette hargne est la preuve de la défaite de sa pensée.

Après le "grand remplacement" de Renaud Camus, on assiste au "grand retournement" de l'opinion.

Les Zemmour, Rioufol et Lévy sont désormais considérés comme les figures de la résistance de la liberté d'expression en France en ce début du XXIe siècle. Les bobos gauchistes sont bel et bien vaincus ou au moins en passe de l'être.

Ce petit livre du petit Caron est donc finalement une bonne nouvelle. Sa haine fumante me remplit de joie.

A mon avis

Vous dites :
"J'indique tout de suite n'avoir lu ni le premier ni le second de ces opus, à l'évidence d'un genre différent."
Cela ne vous empêche pas de démolir (et non critiquer) les supposés écrits d'Aymeric Caron.
Quelle partialité et quelle suffisance dans vos propos !

Jean-Paul Ledun

Lors de ma virée pascale dans le nord, une ou deux visites au "Furet du Nord" - la librairie des librairies à Lille - sont obligatoires.
J'ai jeté un œil dans l'ouvrage de AC, pour le récupérer aussitôt ! Pas question de perdre mon argent pour la poche de ce monsieur.
Lire la première page suffit : M. Caron se compare d'emblée à un journaliste célèbre (?) qui lui, a eu l'audace de poser la bonne question et même de la reposer face à Berlusconi (il me semble). Ce collègue a réussi à mettre à genoux, prétend-il, le chansonnier-Président du conseil.
Voilà, c'est cela à quoi il veut arriver M. Caron. C'est son but.
Ben il y a encore du travail mon pauvre Monsieur !
En feuilletant un peu plus loin j'ai retrouvé un peu partout les noms que vous citez, Philippe. Ménard, Zemmour, Lévy...
Là il était temps pour moi de refermer l'ouvrage.
Il est clair que son « œuf » est un petit fascicule de vengeance à usage personnel.
Donc inintéressant.

Puisque nous sommes dans la lecture, je conseille à tous les passionnés de la Chine moyenâgeuse et du travail de police scientifique "Le lecteur de cadavres" d'Antonio Garrido.
Une brique de 600 pages que j'ai dévorée en quelques jours. Vraiment passionnante la vie de ce jeune Chinois !
Ca c'est un bon investissement.

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