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Voici les sites qui parlent de Faut-il avoir pitié du président de la République ? :

Commentaires

Jean-Marc

@Jef

Je n'ai plus les courbes pour l'ensemble de l'Europe. Mais en googlelisant "comparaison croissance France-Allemagne" j'obtiens :

http://www.les-crises.fr/pib-trimestriel-allemagne/

Il y a le PIB par habitant.
Il doit être aussi possible de les retrouver sur "Eurostat" (je n'ai pas recherché).

Pour la période Jospin j'admets qu'augmenter les dépenses pendant une croissance mondiale de 3% ne nuit pas à la croissance (mais le déficit réel de la France a continué d'augmenter).

Pour les fonctionnaires ou service public, l'Ifrap vous fera peut-être bondir mais ils donnent les chiffres provenant de l'administration (il existe même un livre provenant de sa directrice sur comment réduire les dépenses de 60 milliards par an).
On peut aussi dénoncer la gestion d'organismes qui n'est en fait qu'un détournement d'argent au profit de syndicats.

On note aussi que l'Allemagne fait dans le domaine éducatif mieux que la France avec, à nombre d'élèves identique, cinq milliards de moins.

"L’ouvrière du Bangladesh ?" Non ce n'est pas ce que j'exprime, il faudrait juste pouvoir licencier sans être sûr d'avoir à être condamné par les Prud'hommes à 15 000 euros pour un emploi.
On a vu que le statut d'auto-entrepreneur marchait car si on ne gagne rien on n'est pas obligé de payer des cotisations obligatoires.
Je pensais aux 35 heures, à l'abaissement de la retraite financés par de la dette.

Enfin non je ne crois pas à un rétablissement d'un pays en deux ans mais on a des exemples, Canada, Suède... Mais il faut mettre en place des mesures.

Pour mes exemples du camp de gauche je ne vais pas vous citer les pseudos, vous en avez déjà repérés.

Oui je suis de droite mais mais étant non inscrit je n'ai jamais voté pour aucun d'eux.

Cordialement

Jef

@ Jean-Marc

Je pourrais vous renvoyer le compliment Jean-Marc, car je lis très souvent sur les blogs, à gauche comme à droite et je dirais, pas davantage à gauche qu’à droite, des arguments à l’emporte-pièce.

Effectivement je suis allé un peu vite sur la théorie de Keynes. Disons pour faire simple que l’endettement de l’Etat pour relancer la machine économique en panne n’a pas vocation à devenir structurel. Les allègements ou les aides consentis, pour favoriser les investissements productifs ou pour doper la consommation, ont vocation à être récupérés par un moyen ou par un autre, une fois la croissance retrouvée, et certainement pas pérennisés.

J’abonde dans votre sens quand vous dites en substance que, du fait de la mondialisation, le keynésianisme classique a des effets difficilement contrôlables. L’exemple des années 1981 à 1983 est effectivement édifiant à ce sujet.

Je ne désigne pas l’Europe comme responsable, contrairement à ces hommes et à ces femmes politiques, de tout bord, qui refusent d’assumer la responsabilité, auprès de leurs concitoyens, de ce qu’ils ont voté à Bruxelles.

Ce qui est irresponsable, me semble-t-il, c’est d’avoir donné pour seule véritable mission à la BCE, celle de lutter contre la hausse des prix, alors que l’on connaît les effets de cette politique sur le fléau qu’est devenu le chômage.

J’entends que vous aimez rappeler que jusqu’en 1981 la France faisait 120 de croissance quand les pays européens faisaient 100. Bon, ce qui serait mieux c’est de citer vos sources car sur le sujet il y a matière à interprétation et à discussion. C’est vrai qu’en 1981 on a élu un président de gauche mais cela est-il une raison suffisante pour ne pas pousser plus loin la démonstration ?

Il n’est pas très pertinent, je pense, de comparer la croissance française et la croissance européenne, compte tenu de l’élargissement de cette dernière. La seule comparaison pertinente, me semble-t-il, c’est celle de la France et de la zone Euro. Et encore… Mais là on ne pourra pas avoir de données sur 1981, c’est ballot… Si on veut comparer l’Europe et la France sur du long terme, mieux vaut donc parler de PIB en valeur absolue que de croissance.

Si j’étais taquin, je vous dirais, avec une certaine dose de mauvaise foi, j’en conviens, que sous le gouvernement Jospin le différentiel de croissance avec l’Allemagne était singulièrement en faveur de la France et que c’est vers 2003, sous la présidence de Chirac que s’est produit le décrochage. Le problème des chiffres c’est qu’ils disent rarement toute la vérité…

Quand vous dites que le problème vient du fait qu’il y a trop de fonctionnaires et trop de droit sociaux, on reconnaît là incontestablement un discours de droite.

En ce qui concerne les fonctionnaires, on peut certes décider d’en supprimer. Mais ensuite, ce sont les parents d’élèves qui se plaignent des classes surchargées, de l’absence de remplaçants, de la faiblesse de la surveillance. Ce sont les malades qui se plaignent du manque de personnel soignant dans les hôpitaux. Ce sont les justiciables qui se plaignent de la lenteur de la justice. Ce sont les chômeurs qui se plaignent des files d’attente à Pôle emploi et du fait qu’ils ne sont pas assez accompagnés (bien qu’il n’y ait pas que des fonctionnaires à Pôle emploi). Ce sont les assujettis sociaux qui se plaignent d’un accueil minuté (là il n’y a pas de fonctionnaires mais généralement on fait l’amalgame…)

Bref, il faut savoir ce que l’on veut car on ne peut pas tout avoir. Les fonctionnaires, que je connais bien, sont très loin de l’image que certains veulent en donner. Ils sont pour la plupart animés par une mission de service public, consciencieux, intègres et beaucoup plus motivés dans leur travail que bien des salariés du secteur privé, parfois en recherche de sens.

Trop de droits sociaux ? Là le problème c’est que c’est toujours relatif. Par rapport à qui ? L’ouvrière du Bangladesh ?

La question est de savoir quel modèle nous voulons instituer. La droite de l’époque (celle qui avait collaboré) pensait que la Sécurité sociale était une aberration. Ils auraient pu se réjouir pourtant qu’on s’inspire du modèle allemand (Bismarck vs Beveridge). Mais peut-on encore dire aujourd’hui, quand on mesure les effets de cette conquête sociale sur la santé, que ce modèle-là n’est pas bon ?

Attention à cette tentation de toujours tirer vers le bas, vers le moins-disant social. C’était une volonté de l’Europe de tirer les nouveaux Etats membres vers le haut, pour éviter qu’ils ne tirent les autres vers le bas.

Ce qui m’inquiète le plus aujourd’hui, c’est ce rapport entre insiders et outsiders qui s’est instauré. Cela devrait amener l’ensemble du syndicalisme à s’interroger et à porter plus d’attention à ceux qui, moins organisés, plus vulnérables, sont mis dans des situations de précarité durables. A ce sujet, la situation de l’Allemagne est pire car l’écart des droits sociaux entre salariés des grandes firmes et ceux des entreprises sous-traitantes est abyssal. Cela pour la raison simple qu’il n’existe pas de structures interprofessionnelles dans le syndicalisme allemand.

Mais ce que je constate généralement c’est que ceux qui veulent réduire les droits sociaux sont ceux qui en ont le moins besoin parce qu’ils ne sont pas concernés.

Quand vous dites que les acquis sociaux sont bâtis sur la dette, vous semblez ne pas vous souvenir que les principaux acquis sociaux datent des Trente Glorieuses. A une époque où on parlait peu de dette. Ensuite, les gouvernements de droite comme de gauche ont laissé filer la dette car c’est toujours plus facile de laisser la facture au suivant. Aujourd’hui, nous sommes au pied du mur et on attend que le laxisme de trente années soit résolu en deux ans par un Superman…

Pour conclure, car j’ai tendance à être bavard, quand vous dites qu’il y a du chemin pour discuter sérieusement avec mon camp, vous vous placez, bien sûr, dans le camp du vrai. Pour ma part, il y a bien longtemps que je ne crois plus à la vérité, ni celle qui nous serait révélée, ni celle qui est prétendue vérifiée. Tout mérite d’être discuté et l’histoire nous apprend que les grandes certitudes vieillissent mal.

Je persiste à dire qu’il y a autant de bêtise à droite qu’à gauche ; et pas moins d’intelligence aussi.

Jean-Marc

@Jef

Cela fait plaisir de lire une personne de gauche qui argumente (même si je ne suis pas d'accord sur certains développements).

Pour Keynes la récupération de l'argent investi ne se fait pas par une levée d'impôts supplémentaires mais naturellement par l'emploi, la consommation, l'impôt, la croissance retrouvée...
C'est toujours vrai sauf qu'aujourd'hui, la consommation est internationale et donc la croissance n'est pas forcément pour le pays qui crée de la dette (voir l'exemple de la France en 1981).

"Hollande, à l’inverse de Sarkozy, ne gouverne pas en donnant des coups de barre à bâbord et à tribord. Sa politique serait plutôt le juste milieu sous la pression des différents rapports de force."

Il attendait la reprise et n'a rien fait sauf supprimer l'augmentation de la TVA pour la remettre, lois Duflot qui vont être supprimées, attaque des patrons (Peugeot, Mittal...) puis déclaration de son amour pour l'industrie, taxation des PV des entrepreneurs (60% puis abandon), taxation à 75% des revenus supérieurs à un million...
Il a cassé la confiance dans la France (pour les étrangers et les Français).

Je ne suis pas d'accord non plus sur le responsable que vous désignez : l'Europe.
J'aime rappeler que jusqu'en 1981 la France faisait 120 de croissance quand les pays européens faisaient 100. Aujourd'hui en base 100 elle fait 50.
Le problème de la France c'est son déficit, son surnombre de fonctionnaires et ses règles sur le travail qui empêchent le risque entrepreneurial.

La Suède l'a compris il y a vingt-cinq ans, Hollande le niait toujours en janvier quand il parlait d'accélération et non pas de virage.

Pour moi il faut juste que la gauche nous dise son mensonge depuis quarante ans, dette, baisse de la retraite, acquis sociaux (bâtis sur la dette) et la croissance repartira comme avant.

J'ai lu cet été et bien ri sur ce blog par la gauche :
10% chômeurs = 90% d'actifs.
La croissance c'est quand on a confiance en son voisin.

Vous voyez il y a du chemin pour discuter sérieusement dans votre camp !

Jef

@ Claude L

Je suis toujours très dubitatif face aux certitudes énoncées par les uns et les autres. Tout paraît tellement simple, quand c’est bien énoncé, qu’on se demande pourquoi depuis le temps il y a encore des problèmes. J’avoue me reconnaître un peu dans l’approche prudente d’un François Hollande. Mais je dois dire qu’il ne me viendrait pas à l’idée de postuler à la présidence de la République… Bref, je tourne autour du pot…

Je partage largement les théories de Joseph Stiglitz qui en appelle à de nouvelles formes de régulations. Un keynésianisme revisité en somme.

Oui, je pense que les politiques européennes ont mené à l’échec au niveau économique. Les enjeux étaient énormes, démesurés sans doute. Tout n’est pas nul toutefois dans l'Europe, car avoir arrêté le processus de guerre ce n’est quand même pas rien. Par contre, avoir tout misé sur une inflation faible, alors que l’on sait depuis 1958 avec William Phillips, que cela est synonyme d’un chômage élevé, c’est plus qu’une erreur, c’est une faute.

La mise en place de l’Euro, dans une Europe des Nations, c’était quand même osé. A défaut d’un gouvernement unique, cela a contraint à mettre en place des critères de convergence contraignants pour les gouvernements. Là où jadis l’insolence économique de l’Allemagne était compensée par des systèmes de dévaluation/réévaluation contribuant à maintenir nos économies compétitives, aujourd’hui, il nous reste à tenir ce à quoi nous sommes engagés par des règles communes.

Alors pas d’Union sans la France ? Certes ! Mais que faut-il faire alors ? Menacer de sortir de l’Europe ? Menacer de sortir de l’Euro ? Sont-ce là des menaces bien crédibles ?

Je ne crois pas que ce soit dans un face-à-face France/Allemagne, comme on tendrait à nous le faire croire, que l’avenir va se jouer mais plutôt dans une expression majoritaire au sein de l’Europe, conduite par la France.

La réforme est-elle modernisation ou régression sociale ? C’est un vaste débat. Peut-on considérer qu’il est possible de toujours tirer tout le monde vers le plus haut ? Ou bien doit-on accepter un moyen terme ? Mais si oui à quel niveau fixer ce moyen terme ?

Dans l’absolu tout le monde situera ce moyen terme un peu au-dessus de son propre niveau. Bon, quand il s’agit de mettre des chiffres cela se complique…

Je pense qu’il y a des acquis fondamentaux que nous devons préserver et des acquis mortifères que nous devons troquer contre de nouveaux acquis, plus adaptés à la conjoncture. C’est le rôle des partenaires sociaux de négocier au plus près des réalités du terrain. Mais pour cela, il faut des partenaires sociaux qui acceptent de se coltiner le patronat et qui n’attendent pas seulement de l’Etat qu’il légifère.

Il est impératif de sortir de ce schéma obsolète selon lequel les patrons attendent que la droite prenne le pouvoir pour avoir des lois qui leur soient favorables tandis que les salariés attendent de la gauche des lois sociales. Il est temps que les acteurs sociaux s’approprient le débat économique.

ClaudeL

@ Jef

Votre réflexion est intéressante. Mais vous avez l'art de tourner autour du pot. Ce qui contribue à exacerber les mécontentements, à gauche en particulier, c'est que depuis le début, d'éminents économistes, pas seulement français, mais dans le monde, je pense en particulier à Joseph Stiglitz, disent que les politiques suivies en Europe, et donc en France, mènent à la catastrophe, et le disent en argumentant de façon très convaincante. Que depuis le début, cela se vérifie partout, sans exception. Que ce que nous appelons réformes, en France, ce qui sous-entend modernisation, sont en réalité des régressions. Sur les retraites, les services publics, les systèmes sociaux. Que les économistes médiatiques nous rabâchent le discours libéral des banques faisant leur travail, du coût du travail trop important, de la flexibilité pas assez poussée, et du peuple qui a vécu au-dessus de ses moyens ; ce discours étant insupportablement mensonger.
La politique qui a institutionnalisé la stabilité d'une monnaie forte, a institutionnalisé le chômage de masse. Cette politique convient aux Allemands, pour des raisons très bien mises en lumière par Emmanuel Todd, pas du tout à la France, toute l'histoire économique de la France le démontre.
Il n'y a pas d'Union européenne sans la France. Il n'y a donc aucun rapport de force qui soit défavorable à la France. Tout est juste question de conviction et de volonté politique.
François Hollande n'a pas compris l'importance de la crise, et n'a pas compris que ce qu'il a appris à l'école ne peut plus marcher. Il ne comprend pas qu'une petite oligarchie planétaire est en train d'asservir les peuples, et jusqu'ici avec un certain succès, puisqu'elle a déjà réussi à faire exploser nos démocraties en entamant notre souveraineté, c'est-à-dire notre capacité à choisir notre propre destin. Et le pire est à venir avec comme exemple le grand marché transatlantique, négocié en secret par des technocrates non élus.
François Hollande n'a pas compris le grand danger qu'il y a pour un gouvernement dit de gauche, à ne pas faire une politique de gauche et ce faisant à imposer une alternance sans alternative, ouvrant un boulevard au FN et sa dénonciation de l’État UMPS.
Le mécontentement se généralise, ce qui était prévisible, et peut déboucher sur n'importe quoi, y compris le pire.
Ironie de l'Histoire, la croissance illimitée dans un monde fini étant une impossibilité absolue, ce que notre intelligence collective n'est pas capable de faire en en tirant les conséquences, l'incompétence de nos dirigeants y parvient et nous y sommes : croissance 0.
De quoi se plaint-on ?

Jef

Bonjour,

Autant je trouve l’article de Philippe Bilger nuancé, autant je trouve que beaucoup de commentaires sont caricaturaux, voire affligeants.

Et si on essayait de regarder les choses autrement qu’au travers de lunettes de droite ou de lunettes de gauche ? Cela éviterait déjà des amalgames fâcheux.

De la même manière qu’il n’y a pas une seule droite, il n’y a pas une seule gauche. Par ailleurs, on peut être de droite ou de gauche et se poser des questions. Je pense que l’histoire devrait apprendre aux uns et aux autres à rester humbles et à éviter de s’envoyer à la tête des formules, des jugements, des certitudes. Tout cela nous éloigne du vrai débat, au fond.

En l’état actuel des choses, il me semble qu’il y a eu maldonne. Les Français ont voté pour un président normal de qui ils attendaient qu’il soit Superman. Tout ça parce qu’il ne supportaient plus un président qui se prenait pour Superman et qui de fait, à part quelques coups de menton mémorables et une agitation permanente, n’a pas marqué son quinquennat de réformes spectaculaires.

La situation de la crise ne peut pas, bien sûr, être imputée à François Hollande. Elle est le fait de politiques, de droite comme de gauche, visant avant tout à satisfaire l’électorat pour pouvoir être réélu. Et là se pose la question du courage politique.

Le courage politique, ça serait pour un élu d’aller jusqu’au bout de sa politique, c'est-à-dire de faire des réformes sur cinq ans. Le courage en politique, c’est d’accepter d’être impopulaire ; accepter de faire passer l’intérêt de la nation à long terme avant sa réélection.

C’est bien là une des limites de la démocratie. Mais ce qui pose problème avant tout, c’est que le peuple attend tout des politiques et que les politiques savent que pour être élus ils doivent faire des promesses qu’ils ne pourront pas tenir. On peut rêver d’hommes comme Mendès France, mais ces hommes-là n’ont aucune chance d’être élus au suffrage universel.

De fait, la gauche comme la droite ont déçu parce qu’elles ont trop promis ou/et que leur électorat a trop cru en leurs promesses. Aujourd’hui, cet électorat se détourne des politiques en les mettant tous dans le même sac et en choisissant de s’abstenir. D’autres se laisse charmer par le programme creux du FN, tout aussi simpliste et caricatural que l’était celui du PCF dans lequel ils avaient mis leurs espoirs trente ans plus tôt. L’un comme l’autre, nous le savons, relèvent du populisme et ne peuvent conduire qu’à la catastrophe. Les questions sont simples, ce sont les réponses qui sont compliquées.

Le libéralisme économique conduit systématiquement à des crises qui, en théorie tout au moins, doivent se réguler elles-mêmes. Certains trouvent finalement que ces crises sont salutaires puisqu’elles permettent d’éliminer les plus faibles, selon la théorie de Darwin. J’avoue avoir une autre vision de l’humanité.

Keynes qui n’était ni un libéral ni un marxiste avait inventé un système particulièrement pertinent, donnant à l’Etat un rôle de régulateur économique. Son système fonctionne bien, à condition qu’une fois la crise passée, l’Etat qui s’est endetté récupère sa mise en levant des impôts. Là, par démagogie, l’Etat ne comble jamais son déficit et laisse filer la dette, pour ne pas ralentir la croissance, même en période d’embellie économique. C’est donc une pseudo-politique keynésienne qui a été menée, tant par la droite que par la gauche, en France comme ailleurs.

Certes, aujourd’hui la mondialisation rend plus aléatoire les politiques keynésiennes qui se révèlent de fait moins efficaces. Pourtant, une politique keynésienne européenne pourrait encore se révéler salutaire.

Le plus grand reproche que l’on puisse faire à Hollande, qui se voulait sur ce point en rupture avec Sarkozy, c’est de ne pas avoir réussi à infléchir la position de Merkel. Sans inflexion de la politique européenne qui impose un remède qui ne peut que tuer le malade, peu d’espoir et surtout peu de marges de manœuvre au niveau de la politique intérieure.

Mais, quel que soit le président, le bras de fer entre la France et l’Allemagne ne se joue pas sur un ring, pas plus que dans des joutes oratoires. Le problème dans toute négociation, c’est le rapport de force. Et force est de constater que la réélection de Merkel, ses résultats aux élections européennes, la santé économique du pays, sont autant d’atouts qui plaident en sa faveur. C’est pourtant de l’Europe que devra venir la solution…

Alors, faut-il avoir pitié du président de la République ? La pitié est un sentiment qui, comme les autres ne se commande pas. Ma réflexion me conduit à penser qu’il ne peut que continuer la politique entreprise et que c’est de fait la seule attitude courageuse, quand bien même, in fine, elle se révèlerait suicidaire pour lui. On ne peut pas tout à la fois lui reprocher d’être mou, de ne pas savoir décider, d’être hésitant et de tenir un cap dans la tempête. C’est autre chose de penser que ce cap n’est pas le bon.

Hollande, à l’inverse de Sarkozy, ne gouverne pas en donnant des coups de barre à bâbord et à tribord. Sa politique serait plutôt le juste milieu sous la pression des différents rapports de force.

Il est un fait que cette politique serait plébiscitée par les Français si elle apportait des résultats. Là, elle mécontente la gauche qui voudrait un coup de barre à gauche et la droite qui n’a pas grand-chose à proposer en remplacement, empêtrée qu’elle est dans ses problèmes d’appareil. Mais, naturellement, dans son rôle d’opposition, elle se fédère pour taper sur un président bien affaibli et, incontestablement, bien seul.

Quoi qu’il en soit, il est un fait que nos institutions sont à bout de souffle et qu’il faut, je pense, inventer des systèmes qui impliquent et responsabilisent davantage les citoyens, afin qu’ils puissent comprendre les réformes. Il faut par ailleurs, me semble-t-il, créer des régulations qui ne soient pas des carcans. Ces régulations ne peuvent plus se concevoir seulement à l’échelon national mais elles doivent être assumées avec courage et pédagogie.

J’avoue ne pas savoir si cela relève d’une politique de droite ou de gauche… Mais peut-être est-il temps d’inventer un œcuménisme politique pour dépasser le concept trop clivant de partis.

Jabiru

L'état actuel du pays requiert les services d'un patron compétent, courageux et désintéressé. Un homme d'Etat capable d'imposer des réformes visant à réduire la dépense publique et à encourager l'entreprise au sens large, quitte à gouverner par décrets pendant le temps qu'il faudra pour remettre la France sur les rails.
Les équipes qui se sont succédé depuis trente ans ont contribué à l'affaiblissement du pays et notamment celle en place qui n'a aucun courage politique. Etant comme Soeur Anne et ne voyant rien venir à l'horizon, quoique, il me semble qu'il y ait du souci à se faire pour notre avenir et celui de nos jeunes. Quant au quoique, nous aurons sans aucun doute l'occasion d'en discuter.

Garry Gaspary

@ Jean le Cauchois

L'Etat français est toujours aussi crédible, sa dette n'a jamais remis en question son financement. Elle n'est donc pas un problème en soi. Le vrai problème économique de la France n'est pas mécanique, il est humain, c'est un problème de confiance sur lequel le politique et l'Etat ne peuvent rien faire. Les Français n'ont plus confiance en leur avenir parce qu'ils n'ont plus confiance en eux, je veux dire en l'autre Français. L'Etat peut réinjecter tout l'argent possible dans l'économie, assainir ses comptes tant qu'il le souhaite, cela ne changera rien au fait, pour l'exemple, que vous concédez vous-même, ce qui rend d'ailleurs votre commentaire assez paradoxal : nous vivons aujourd'hui dans une société où des pères et des mères, qui se donnent les moyens de faire ce que leurs propres parents considéraient simplement comme un devoir élémentaire, sont devenus des héros.

Rares, très rares sont les parents qui se donnent les moyens, notamment humains, d'éduquer convenablement leurs enfants.

@ Michelle D-LEROY

Je pense qu'il est aisé d'être Napoléon lorsqu'on a sous sa gouverne une nation prête à mourir pour que l'idéal révolutionnaire vive à travers l'Europe, ou de Gaulle lorsque des Anglo-Américains le sont, cette fois sur des plages de Normandie.

Pas de grands chefs sans de grandes nations...

Je ne suis pas non plus pessimiste, j'appelle la France à redevenir une grande nation, mais je sais que cela dépend plus de liens sociaux retrouvés que de grandes réformes politiques ou de grands chefs pour bien les accomplir.

Les idées ne nous aideront pas sur ce coup, pour tout vous dire, je pense que leur temps est totalement révolu, mais c'est une humanité, peut-être même une animalité, instinctive que les Français doivent retrouver : la confiance en l'autre.

eileen

Affirmer que la solution serait de remplacer les sexa par les quadras me laisse perplexe... les sexa actuels sont des quadras d'hier, les quadras d'aujourd'hui ont été élevés au biberon des sexa d'aujourd'hui qui l'avaient été au etc. etc. tous ont le défaut de reproduire ce qu'ils ont vu faire... tous sont confrontés aux électeurs auxquels ils ne doivent pas déplaire pour être réélus.

Pour fréquenter régulièrement trois quadras député-maire et sénateur président de conseil général... je reste ahurie quant à leur incapacité à réformer et à mettre en place leurs promesses de campagne, tant la lourdeur de leur administration est lourde... tant leur marge de manœuvre est étroite = une fois élus tous chaussent les semelles de plomb, celles de leur prédécesseur les sexa et ainsi les mêmes mauvaises habitudes se perpétuent !

Ce qu'il faudrait c'est du sang neuf, celui de la société civile... et s'il est de coutume (voire de bon ton) d'affirmer que chaque fois qu'une personnalité de la société civile a été mise en situation, de ministre par exemple, ce fut en quelque sorte un échec, à moins qu'ils aient jeté l'éponge... la raison est simple, c'est qu'une personnalité venue de la société civile ne peut pas fonctionner dans un univers opaque de l'administration, tant est grande la rigidité et la lourdeur de l'administration et qu'un ministre ou un élu a très peu de pouvoir sur son administration.

C'est une personnalité charismatique hybride un élu d'une grande ville avec une longue expérience de dirigeant dans une grande entreprise industrielle, peu importe son âge, la belle cinquantaine... mais un chef d'Etat en devenir n'est ni un rock star, ni un GO !

F. Mitterrand avait dit qu'après lui il n'y aurait plus que des gestionnaires, et le Général de Gaulle qu'il ne craignait que le trop-plein de candidats... Ces deux grandes personnalités étaient visionnaires... ils sont trop nombreux à espérer, gestionnaires peu le sont !

Si personne ne croit à l'homme/femme providentiel, tous nous espérons une personne avec le sens de l'Etat et une vision pour le pays, mais comme Sœur Anne nous ne voyons rien venir !

Cyril

Je crois que le véritable problème est nettement plus profond que la personne même de François Hollande, je ne suis pas sûr que si l'ancien chef de l'Etat avait été réélu, la situation de la France serait aujourd'hui plus satisfaisante.
Nous sommes, me semble-t-il, sur un point de non-retour, une France ensevelie sous le poids de la mondialisation avec l'intégralité de ses effets dévastateurs, qui se traduisent par une concurrence exacerbée sur tous les produits, condamnant sans appel les producteurs français !
La France et avec elle, l'Europe, ne se remettront véritablement jamais du premier choc pétrolier de 1973, avec ses répercussions inflationnistes et créatrices de chômage massif, la France est déficitaire depuis 1974, soit quarante ans !
Oui, quarante années de dette publique, de déficit budgétaire, ces quatre décennies ne s'effacent pas, même avec un président de la République et un gouvernement qui s'efforcent tant bien que mal, avec la meilleure volonté qui vaille et les meilleures personnalités unanimement reconnues pour leurs compétences, à redresser la France.
Une population française dépolitisée à l'extrême, les Français portent un jugement d'une médiocrité alarmante sur la classe politique du pays.
Les partis politiques ne sont plus représentatifs, l'offre politique et la demande politique sont totalement disproportionnées, c'est justement ce qui fait l'assise politique du Front national.
Je me suis posé, je l'avoue humblement, quelques questions sur l'opportunité du vote FN, mais quand je réfléchis un peu, n'étant ni un économiste, ni un analyste financier, ni un monétariste, quand j'y ai réfléchi, quand j'entends des spécialistes de ces questions s'exprimer sur la sortie de l'Euro, la sortie de l'Union européenne, quand je réfléchis également au rétablissement de la peine de mort, je ne peux que m'éloigner de ce parti.
L'application du programme économique souhaité par le Front national, aurait des conséquences fort probablement catastrophiques pour la France.

Nous sommes sur un point de non-retour, c'est-à-dire que nous sommes désormais obligés de vivre dans une France endettée, de vivre dans une société criminogène, dans une économie dévastatrice (j'ai une noble pensée pour les salariés de l'abattoir "Gad" dans le Morbihan, abattoir qui flirte avec la liquidation judiciaire), nous sommes obligés de vivre dans cette nomenclature-là car nous sommes vraiment à un point de non-retour.

Le jeu politique, quant à lui, continue, comme si de rien n'était !
J'écoutais ce matin Hervé Mariton, député UMP de la Drôme, dire qu'il est candidat à la présidence de l'UMP, sourire aux lèvres !
Cet homme est talentueux, il est motivé, certes, mais que peut-il réellement espérer ?
Pas grand-chose !

Pour ma part, je me résigne à vivre dans cette France-là, mais je n'attends désormais plus rien d'"enchantant" pour l'avenir, sans pour autant sombrer dans un pessimisme pathogène et psychologiquement déviant !

Michelle D-LEROY

@ Garry Gaspary
"La seule qualité la mieux partagée aujourd'hui dans notre beau pays, c'est la lâcheté individuelle, c'est uniquement elle qui nous préserve de la guerre civile."

Ce n'est pas faux, mais je crois encore, peut-être à tort, qu'il suffirait d'une personne, une seule qui émergerait avec une ligne cohérente de réformes à faire, beaucoup suivraient, ils n'attendent qu'un déclic, on l'a vu dans un tout autre domaine : le mariage pour tous.
La France est dans le marasme économique et la société "foire" (excusez l'expression) de partout, parce que les gens ne croient plus en rien et que chacun veut ne plus avoir d'interdits, de règles de vie.

Mais j'y crois encore car en regardant l'Histoire, je constate qu'après le chaos, il peut y avoir le rebond. La France s'est remise des Révolutions, de la perte de millions d'hommes en 14/18, des fractures et de quatre ans d'occupation terrible puis l'épuration de la seconde guerre... des périodes noires qui ont tout emporté sur leur passage. De grandes figures de l'Histoire, inconnues ou presque, ont émergé et le pays a rebondi.

Je garde espoir car il est évident que nous sommes à la fin d'un cycle politique, que nous avons épuisé les ressources de nos institutions, de notre système social, de notre système scolaire, de l'assimilation de trop nombreux étrangers... Tout est à saturation et donc à repenser comme en 1793, en 1945, en 1958.

Evidemment, ce n'est pas avec ceux qui gouvernent aujourd'hui que cela va changer, puisqu'ils sont sûrs jusqu'au déni d'aller dans le bon sens. Et je vous accorde que l'opposition n'apparaît pas davantage innovante, qu'en plus elle se déchire à l'UMP, mais on voit cela aussi chez les Verts, au Front de Gauche. Trop de leaders.
Ils sont si nombreux à vouloir non pas s'occuper des français en devenant Président, ministres, députés, sénateurs mais à vouloir la place parce qu'elle est tout de même bonne, que je ne crains pas de manquer de candidats pour gouverner un peuple ingouvernable.

Mais il faudrait aussi se tourner vers des quadras intéressants, individus que l'on trouve dans tous les partis et qui incarnent le renouveau.

Pourquoi voir encore et toujours ces vieux éléphants usés jusqu'à la corde qui continuent d'ignorer que le monde a changé et continuent de nous asséner des recettes du passé, recettes qui ne fonctionnent plus. Sans aucun doute, parmi ceux-là, ces jeunes, bridés par leurs aînés qui n'arrivent pas à décrocher, nous trouverions des personnalités capables de nous sortir de l'ornière... peut-être même si elles regroupaient toutes les bonnes volontés.

Je reste réaliste, la situation est grave, beaucoup de Français critiquent mais se laissent vivre, mais beaucoup (de tous horizons, de tous âges, de toutes professions) aussi se "décarcassent", que ferions-nous d'ailleurs sans ceux-là que j'observe sans cesse et qui me rassurent ? Je garde espoir.

Les choses se dégradent très vite en ce moment, cette précipitation est peut-être un mal pour un bien car cela ne pourra durer.

Jean le Cauchois

@ Garry Gaspary 09:39
"Des idées ? Vous en voyez où des idées ?" et puis "La seule qualité la mieux partagée aujourd'hui dans notre beau pays c'est la lâcheté individuelle..."

C'est de l'aveuglement qui veut passer pour de la lucidité !
Des idées ? S'il s'agit de rétablir la crédibilité de l'Etat, de diminuer son déficit : un peu plus de rentrées fiscales = augmenter la TVA de 4% (c'est jakatalikiledi)... Et un peu moins de dépenses de l'Etat = ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux et limiter le nombre de hauts fonctionnaires à 3% de la fonction publique... C'est indolore pour le peuple...
Et puis, la lâcheté individuelle ? Elle est concentrée chez les politiques, ou chez vos proches (je ne sais pas quelles sont vos fréquentations) mais sûrement pas chez ceux qui travaillent ou souhaitent pouvoir travailler pour améliorer, ou seulement maintenir, leur mode de vie. Qui a dit : "les véritables héros des temps modernes ce sont les pères de famille" ? Ils échappent, avec leurs associées les mères de famille, à la lâcheté collective non ?

sylvain

Mon message d'espoir dans ce flot continu de pessimisme

Si seulement la gauche pouvait mourir !
Ah non vraiment… Quel bonheur… Etre enfin débarrassé de la gauche ! Le pied !
Une perspective d’être un jour enfin débarrassé de cette vaste fumisterie qui permet à une caste de pseudo bien-pensants de s’acheter des privilèges sur le dos des plus démunis.
Terminés ces escrocs qui en cherchant à se faire passer pour de bons samaritains avilissent le peuple tout en prétendant défendre ses libertés !
Terminés ces saupoudrages odieux et irrespectueux à leur clientèle fonctionnarisée ultra-privilégiée !
Terminées les leçons de morale de ceux qui sont plus doués pour imposer les règles aux autres que pour se les appliquer à eux-mêmes !
Terminées ces mainmises sur le monde des médias trotskistes, sur l’endoctrinement des enseignants à 98% gauchistes, cette justice de gauche, cette culture orientée !
Terminée aussi la dictature des syndicats et son asphyxie d’une économie déjà mal en point !
Terminées les lois dites de gauche qui sont votées non pas par bon sens mais uniquement par idéologie, démontrant ainsi toute leur absurdité et tout leur mépris !
Terminés aussi ces socialopards qui ont soutenu tous les pires criminels autocrates de la terre.

-------------

Faut-il avoir pitié de Hollande ou de son bouffon BHL ?
On peut se demander s’il y a, en dehors du soldat BHL, des troufions occidentaux prêts à se bigorner avec des Russes, donc à mourir, pour la plus grande gloire des néonazis ukrainiens.
Je l’ai entendu dire que « Poutine, c’est Hitler envahissant les Sudètes... ! »
Et qu’il fallait « éviter un nouveau Munich » !!
Je finis par me demander s’il n’est pas gravement atteint sur le plan psychiatrique ou si son cerveau n'est pas aussi amidonné que ses cols de chemise !

hameau dans les nuages

@ Bruno 22 août 9.39

Simple courroie de transmission dites-vous ?

Je ne crois pas.

La moindre des choses quand on occupe un tel poste et que l'on a accès à toutes les formations les plus pointues c'est de ne pas se laisser entraîner dans de telles aventures comme l'a fait monsieur Dominique de Villepin en ce ce qui concerne l'Irak.

La guerre n'est pas une belle aventure et nous ne sommes plus en 14 où les Français partaient à la boucherie sans en connaître les tenants et les aboutissants. Si ses services sont déficients il a le loisir comme tout un chacun d'aller sur internet se renseigner et avoir des doutes ! Un comble peut-être mais les médias alternatifs vont plus vite que la vérité officielle.

Voila ce qu'il disait sur son blog concernant l'attaque au gaz prétendument attribuée au régime d'Assad et les réponses apportées aux commentaires.

http://www.al1jup.com/linnommable/

Même chose sur les soi-disant massacres de Benghazi.

A sa place, je verrais les conséquences gigantesques de mes actes, j'irais me cacher dans un trou de souris.

Quand on a l'épiderme aussi sensible et que l'on pleurniche sur son blog on ne fait pas ministre des Affaires étrangères.

A moins que justement on veuille cacher un froid calcul derrière des sentiments de façade.

Comme c'est un homme intelligent et calculateur je penche pour cette hypothèse.

Reste à savoir pour qui.

scoubab00

Torse nu et en chaise longue sur la Côte d'Azur ? C'est dans le plus simple appareil et armé d'une détermination indéfectible que le président devrait se ruer sur cette crise hideuse. Au risque de finir en viande hachée à la façon d'une brave laitière réformée. Une riposte chevaleresque, bien que ce dernier qualificatif se fasse de plus en plus rare. Ah, c'est pour ça alors.
Ce que dit Véronique un peu plus bas est très juste.

breizmabro

Hier encore vous risquiez une comparaison entre Poutine et Hollande :
« Si j'ose et pour me faire bien comprendre, il n'y a pas de contraste plus éclatant qu'entre Poutine et sa vision de la société et de l'ordre naturel d'un côté, et François Hollande de l'autre, avec sa soumission au fil du temps qui serait forcément progressiste »

La comparaison entre ces deux personnages était en effet osée, c’est sans doute la raison qui vous fait titrer aujourd’hui "Faut-il avoir pitié du président de la République ?"... française.

La réponse naturelle serait oui tant cet homme est pitoyable.

Pitoyable dans la représentation de sa fonction que sa grande vanité l'a incité à exercer. Pitoyable dans ses choix politiques. Pitoyable dans ses résultats.

« Ce n’est pas la hauteur : c’est la pente qui est terrible ! » (Nietzsche, "Ainsi parlait Zarathoustra")

Je soutiens, comme Clélie Mathias, qu’« il n’y a pas de pitié pour les perdants. Le peuple est souverain » ("On n'est jamais mort en politique" - De Mitterrand à Sarkozy).

Robert

Je rejoins hameau dans les nuages et Véronique Raffeneau dans leurs analyses.

Pour les compléter, il me semble utile de donner deux liens qui permettent d'approfondir la réflexion sur le libéralisme :

http://russeurope.hypotheses.org/2615

et surtout d'entrevoir ce qui se concocte dans le dos des peuples, avec l'aval de nos sociaux-libéraux :

http://www.pouruneconstituante.fr/spip.php?article886

SR

Cette photo n'est en rien dégradante pour le président, nous étions habitués au formatage des publireportages, des photos retouchées de présidents. Or, en l'espèce on voit un président assis au sol comme de nombreux Français en vacances, sans apparat. Un président normal. C'est le regard troublé des lecteurs qui interroge. Ces lecteurs troublés auraient-ils voulu un majordome à ses côtés ? Un transat sur un yacht au large de Malte ? Une nana de trente ans sa cadette à ses côtés ? Une cour de serviles fayots obscurs conseillers pour lui tenir ses magazines ? Après il est comme de nombreux hommes, encombré d'un surpoids au niveau du ventre.

Parigoth

« Je me pose cette question, comment quelqu’un d’aussi intelligent a-t-il pu autant foirer le début de son quinquennat ? »

Mais de quelle intelligence parle-t-on ?

L'intelligence du mathématicien ou du gestionnaire peut-elle le rendre capable de faire preuve d'intuition et de subtilité quand il s'agit de régler des problèmes humains complexes, parfois grevés par des particularismes culturels séculaires ?

L'intelligence déployée par l'homme politique pour arriver au pouvoir est-elle du même type que celle attendue d'un véritable homme d’État, qui n'a que peu de rapport avec un simple technocrate ou apparatchik de second plan ?

Et puis, à quoi peut donc servir l'intelligence si elle ne s'appuie pas sur l'expérience et le bon sens, acquis par exemple au cours de l'exercice d'un vrai métier ?

Bruno

@ hameau dans les nuages

Pas tort. Point de vue parfaitement respectable et respecté.
Mais dans l'affaire libyenne et syrienne, Alain Juppé n'était que la courroie de transmission des décisions de Sarkozy.
"Bol d'air" était pris dans le sens "porte de sortie honorable pour le pays".
Ceci dit, chacun a le droit de dire que Juppé n'est pas son choix pour 2017.

Garry Gaspary

@ Michelle D-LEROY

Des idées ? Vous en voyez où exactement, vous, des idées pour nous sortir de cette situation ? Dans les commentaires de ce billet ? Je n'y vois que des critiques.

Dans le discours de l'opposition ? Je n'entends qu'un silence angoissant entrecoupé de disputes internes.

Et je ne vais même pas parler de Marine Le Pen qui souhaite inventer la machine à remonter le temps afin de nous ramener à l'époque des guerres mondiales et coloniales, poussée par un Alain Soral qui, quitte à remonter dans le temps, se demande s'il ne serait pas préférable de retourner jusqu'au Moyen Age...

Ce sont les Français qui sont pitoyables. Ce sont eux les premiers responsables de l'ampleur singulière de la crise qui touche notre pays. Leurs peurs, leur manque de confiance en l'autre, leur individualisme dévorant grossièrement dissimulé sous des valeurs, des discours purement oraux de l'amour du prochain, leur volonté de pointer du doigt les méfaits de l'autre (la femme voilée sur la plage, F. Hollande, les délinquants, les musulmans, les banquiers, les juifs, l'Europe, et j'en oublie tellement...) pour mieux dissimuler leur propre bassesse politique.

La France n'est plus une nation. Elle est un tas de viandes politiquement mortes, en décomposition, fumant de miasmes communautaristes religieux, sociaux, ethniques... Qui pourra, et bientôt, qui voudra la gouverner ?

La seule qualité la mieux partagée aujourd'hui dans notre beau pays, c'est la lâcheté individuelle, c'est uniquement elle qui nous préserve de la guerre civile.

Véronique Raffeneau

J'aime bien votre empathie pour le président faite de franchise blessée. Je reconnais qu'il a dû être difficile pour vous d'écrire le mot pitié que je trouve pour ma part excessif.

« La faillite c’est maintenant » en couverture de L’Express.

Non, la faillite c'est depuis des années.

La société est arrivée à un tel point d'exaspération que oui, le président, aujourd'hui, paye pour l'ensemble des dirigeants politiques, des décennies d'incuries et d'iniquités présidentielles, gouvernementales et parlementaires.

Le diagnostic est posé depuis longtemps. Seulement le remède est incompatible avec notre fonctionnement politique essentiellement fabriqué et autocentré, avec comme seule boussole le rendu médiatique de telle ou telle disposition, avec comme seul critère l'illusoire maintien d'une majorité à dix mille années lumière du réel ingrat.

L'homme ou la femme d'Etat digne de ce nom serait celui ou celle qui présiderait le pays avec la certitude sombre, sitôt élu, qu'il ne gagnera aucune des élections à venir, tant les décisions qu'il ou elle devra prendre le condamne inéluctablement, dans le court terme, à l'échec électoral.

Il manque juste ces hommes et ces femmes-là.

Et aussi, c'est à travers un billet comme celui-là qu'on comprend combien votre blog est une histoire d'homme.

caroff

Hollande est un alpiniste qui s'ignore.
Il y a deux ans et demi, il a décidé, tout seul, mais encouragé par plus de 51% de spectateurs, de gravir une montagne aux pentes escarpées et dangereuses. Au début, il n'a pas pris conscience des difficultés qui l'attendaient et puis soudain, par vent contraire il s'est trouvé en fâcheuse posture avec un deuxième de cordée, un certain Valls, qui lui a prodigué des conseils peu audibles et peu crédibles. Lui-même n'avait que peu d'expérience de l'escalade et son bilan précédent s'était soldé par des dégringolades spectaculaires !
Hollande, donc, pris au piège de la haute montagne fut obligé d'appeler à l'aide. Des secours furent dépêchés. Certains des sauveteurs, arrivés sur les lieux, lui conseillèrent d'emprunter une voie qui s'ouvrait sur sa gauche. Elle avait le mérite d'un moindre escarpement pour, finalement, glisser en pente douce vers la vallée surnommée "avenir meilleur". D'autres au contraire le pressèrent de prendre un chemin situé à sa droite. Certes il était, à son amorce, plus pentu, avec des risques d'avalanches, mais ensuite il conduisait vers la plaine surnommée par les connaisseurs "croissance retrouvée".
Désorienté par ces conseils contradictoires, Hollande décida tout net de suivre son instinct : il fallait à tout prix continuer de grimper en entraînant son Valls qui espérait secrètement qu'il s'était suffisamment assuré.
Mais déjà, attirés par l'odeur de la peur, des vautours s'approchaient de la paroi. Goldmanus Sacchus, Effémi et Merkella rôdaient en sentant la fin proche...

Franck Boizard

@ Clafoutis

Vous vous entraînez ou c'est naturel ?

moncreiffe

Vu du Canada, François Hollande apparaît comme un "canard boiteux" (pour reprendre les termes d’un chroniqueur de "The Globe and Mail") élu par défaut grâce au rejet que suscitait son prédécesseur, et dont ses amis socialistes aimeraient bien se défaire.

Et la France apparaît comme un pays dans lequel aucun responsable politique (depuis quarante ans !) n’a jamais eu le courage d’engager les réformes nécessaires pour assainir les finances publiques. Contrairement à ce qui s’est fait au Canada il y a vingt ans, certes dans une conjoncture économique nettement plus favorable, mais au prix de gros efforts consentis (bon gré mal gré) par l’ensemble de la population.

Pour les lecteurs francophones, en voici un assez bon résumé.

http://www.la-croix.com/Actualite/Economie-Entreprises/Economie/Comment-le-Canada-a-retabli-ses-finances-publiques-_NG_-2010-07-04-553790

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