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11 août 2014

Commentaires

catherine A.

Pour info, Soral a accepté d'être l'invité de deux types séduisants comme des limandes, qui ont lancé une de ces fameuses formations ridicules pour apprendre l'art de la séduction... un vrai rebelle vraiment.

Surcouf

Peu importe les idées le combat doit se tenir là. Avoir peur de la confrontation c'est n'être pas sûr de son fait.

Chacun doit pouvoir tenir les propos qui lui semblent nécessaires.

Si ces propos sont contraires à la loi alors peut-être faut-il changer cette loi qui bâillonne et qui entrave un des principes fondamentaux de nos valeurs républicaines, la liberté d'expression.

Beaucoup et notamment à gauche, mais la droite sait ne pas être en reste, l'ont souvent à la bouche mais n'arrivent que difficilement à la mettre en œuvre et au contraire pondent des lois restreignant cette liberté.

Alex paulista

"Tous ces petits Bourdouleix qui commencent à éclore..."
Rédigé par : sylvain | 13 août 2014 à 08:22

Bourdouleix, sed lex !

eileen

Rebelle, mot ou adjectif (rebelious or unruly)... 17 synonymes sont disponibles : à chacun sa définition ! de contestataire à insurgé, en passant par récalcitrant, mutin, réfractaire, résistant, révolutionnaire... c'est dire si chacun à le choix... = Monsieur Bilger est un rebelle... qui s'ignore !

fugace

Rebelle gentil ou rebelle méchant, c’est la cause à défendre qui en décidera. Rebelle passif ou rebelle actif, c’est l’intensité de la cause qui en décidera. Rebelle triomphant ou rebelle vaincu, il est probable que la loi du plus fort ou du nombre s’imposera dans la plupart des cas. Mais le vrai rebelle sera celui qui osera le premier non pas dire mais faire. En ce sens, dans ce rebelle pourra se découvrir le courage, le mérite, même si ceux qui le suivront feront plus et mieux. Je demeure convaincu que de nombreux rebelles potentiels en ces temps compliqués géopolitiquement attendent comme le messie un signal faute d’avoir repéré le chef qui pourrait les réunir pour que la « masse » fasse son œuvre. Mais le signal viendra c’est certain ; pour le meilleur ?

anne-marie marson

@jack

Je ne vois pas ce qu'il y a de rebelle dans les commentaires de Boulevard Voltaire, sauf si rebelle veut dire contre la bienséance d'Etat actuelle.
En ce qui concerne la haine, elle est bien plus importante sur certains réseaux sociaux, Facebook par exemple, comme le matraquage pro-palestinien au moment des manifestations pro-palestiniennes.

eileen

calamity jane... allez sur Amazon je suis certaine qu'il en reste bien un !

calamity jane

Que Monsieur Bilger m'excuse cette petite entorse, en m'adressant à @eileen.
En effet, le livre de M. Onfray "La Religion du poignard" est introuvable et même mon libraire préféré ne peut me donner d'explications ! A l'occasion pourrait-on en connaître les vraies raisons ? Par avance je remercie @eileen.
A moins qu'Amazon... sans liseuse cela va être compliqué.

sylvain

Rédigé par : Mary Preud'homme (les faux rebelles de l'air du temps) | 12 août 2014 à 21:26
........................................

Désolé mais ce n'est ni Mary Preud'homme ni Sarko ni le pape qui détiennent la vérité ! Mais les citoyens de Cholet, moi-même et beaucoup de gens NORMAUX que vous et la bien-pensance bobo intello appelez "piliers de comptoirs de café du commerce", qui pensent comme Bourdouleix, approuvent ses dires et ses actions et l'ont réélu haut la main !!
Ca vous en bouche un coin ; il faudra vous y faire : les merdias renifleurs de bidets de sanitaires auront beaucoup de pain sur la planche à l'avenir avec tous ces petits Bourdouleix qui commencent à éclore ci et là et dont les gens NORMAUX (je reprécise), qui en ont ras le bol, sont de plus en plus demandeurs !

eileen

"J'évite de lire ce que l'on écrit sur moi, en bien comme en mal, hygiène nécessaire" m'a répondu Michel Onfray !

N'est-ce pas là l'attitude d'un vrai rebelle !

Alex paulista

La rébellion, c'est la colère, le courage contre une autorité (légitime ou mafieuse) mais aussi contre l'assentiment ou la passivité de la majorité.

Je vois plus de rebelles cités dans le billet précédent que dans celui-ci.

genau

Juste un portrait de rebelle au sens de résistant.
C'est en France, pas en Islamie, en France, sur un plateau désolé et délicieux. Un château, où naquit un pape et restauré "de suis denaris posuit" par le descendant du frère dudit pape, après des siècles de péripéties, l'opposition de certaines administrations et l'aide d'autres.
La visite, partielle, menée par une jeune fille au teint clair, au sourire éclatant, à la modestie sérieuse.
Cherchez ce château, devinez-le, allez-y, vous passerez un moment en France, en France tenace, rebelle et noble, celle que déteste le pouvoir, parce qu'elle résiste.

Mary Preud'homme (les faux rebelles de l'air du temps)

Sylvain a écrit :
"...Bourdouleix ne s'est pas laissé démonter et leur a dit que s'ils étaient encore là c'est que Hitler ne les avait pas tous tués..."
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Contrairement à vos remarques, il me semble au contraire que Bourdouleix s'est fait piéger comme un bleu par ses détracteurs et provocateurs, allant jusqu'à proférer les propos les plus indignes et inévitablement condamnables. Impossible en tout cas de cautionner de telles dérives et de les assimiler à une forme de rébellion. J'ajoute que c'est desservir la cause que vous prétendrez défendre, notamment celle de Sarkozy qui aurait forcément désavoué de tels propos, que de vous obstiner à les citer comme modèle de civisme, de liberté et de non conformisme pur et dur.

Denis Monod-Broca

Les "rebelles" qui nous gouvernent ont encore frappé : ça y est, c'est dans le journal officiel, les expressions "père de famille" et "en bon père de famille" ont disparu du code civil !...

Expressions obligées, expressions interdites : sous nos yeux ébahis, la novlangue se met en place...

Les mots deviennent des armes, disons adieu à la vérité, à la possibilité-même de vérité !

jack

On peut aussi ajouter les dizaines de milliers de rebelles s'activant sur les réseaux sociaux. Ces rebelles anonymes ne paradent pas sur les tréteaux. L'anonymat est confortable et protecteur. Alors 'on se lâche'. Par exemple, il suffit de faire un tour du côté du site Boulevard Voltaire pour se rendre compte que des commentaires sont particulièrement rebelles, haineux, injurieux. L'injure remplace l'argumentation. De la rébellion violente mais sans exposer les auteurs.

berdepas

Et si, aujourd'hui, se cachait un vrai "rebelle" derrière chaque Français ??

Sondage :

Quel cadeau pourriez-vous offrir à François Hollande pour ses 60 ans ? (11916 votants)

Un nouveau Premier ministre (95 votants) 0.8%

Un vrai mariage avec la femme de son choix (325 votants) 2.7%

L'inversion de la courbe du chômage (1588 votants) 13.3%

Le droit de prendre sa retraite de président de la République (9908 votants) 83.1%...

Paru dans "lepoint.fr" de ce jour !!

eileen

Dans "Les idées des autres" Simon Leys rapporte (page 122 ? - loin de chez moi je ne peux pas vérifier) le portrait d'une dame qui raconte tout ce qu'elle fera lorsqu'elle sera âgée, toutes les folies qu'elle s'autorisera, loin de toute convention sociale ; portrait "décapant" mais combien réjouissant d'une dame rebelle... les féministes échevelées n'ont qu'à bien se tenir !
Pour avoir choisi ce texte Simon Leys devait bien avoir un brin de rebelle en lui, comme d'autres ont un brin de folie.

Archibald

@ Franck Boizard

Il est réjouissant de partager l'admiration de Simon Leys, le dernier des Mohicans.

Dans son dernier livre, le Studio de l'Inutilité, on peut effectivement lire un article sur Roland Barthes en Chine. La citation à propos de l'intelligentsia y est reproduite mais elle est de George Orwell.

Lucile

Trancher entre qui est rebelle et qui ne l'est pas, c'est la quadrature du cercle. On n'est jamais rebelle à 100% - impossible de faire la guerre à tous les usages et à toutes les autorités - et on l'est toujours un tout petit peu, au moins quelquefois ! Vouloir être rebelle dans l'absolu pour la satisfaction d'être rebelle, c'est une posture, selon le terme à la mode, relevant du pur narcissisme ou de la puérilité, à l'instar du petit enfant qui s'enivre du savoureux plaisir de dire non à des gens qui l'aiment et qui mesurent leur autorité. Tout rebelle n'est pas un héros.

On se rebelle toujours contre quelque chose ; en fait, ce sont l'objet et le prix de la rébellion qui en font la valeur. Mais se réclamer d'un tel comportement, sans préciser contre quoi il s'exerce, ni comment, c'est ridicule. La peur panique du conformisme est risible. D'ailleurs, le conformisme n'est pas une tare, quand on le prend au sens espagnol du terme : il consiste alors à accepter son destin, et à en éprouver du contentement, idée que l'on retrouve aussi chez les anciens philosophes grecs.

Mary Preud'homme (les faux rebelles de l'air du temps)

Philippe Bilger a parlé de rebelle au singulier et non au pluriel, ce qui n'est pas du tout la même chose. Dans le premier cas, c'est l'esprit libertaire et non conformiste qui prévaut, plus la capacité de garder son esprit critique contre vents et marées et de résister à toute forme de propagande. Alors que dans le second on peut effectivement supposer une certaine forme de conformisme ou de suivisme de la part de "rebelles" organisés, notamment parmi les ralliés idéologiques opportunistes qui ne font que s'abandonner corps et âme (généralement sans risques comme dans nos sociétés) à un courant à la mode et aux sirènes de la bien-pensance de gauche ou de droite.

Catherine JACOB@SCHON

@SCHON | 11 août 2014 à 09:36
une certaine Valérie de St Do traite Elisabeth Lévy de Mégère Maquerelle. "

C'est juste qu'Elisabeth Lévy est parfois fatigante et fait penser à Rosy Varte dans le téléfilm tiré de la pièce de Shakespeare, La mégère apprivoisée (The Taming of the Shrew) où elle joue Catharina, fille aînée de Baptista, et personne au caractère épouvantable qui veut toujours avoir le dernier mot. Cf. https://www.youtube.com/watch?v=jIP-0GvfdgE
Quel Petruchio aura le dernier mot avec Elisabeth Lévy ? La question reste ouverte mais sans rapport aucun avec une tenancière de maison close. C'est même précisément tout le contraire.
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Ceci étant, traiter le normalien et son alter ego d'"ayatollahs en culottes courtes", c'est critiquer non un certain féminisme effectivement agaçant, mais un certain rapport au politiquement correct propre à faire peur, bien que mis en scène par des gamins qui n'ont aucune idée de l'implication concrète de les proclamations.

Quant à néo réactionnaire, c'est comme néo kantien, néo romantique, néo gothique, néo tout ce qu'on veut, il s'agit d'un néo conservatisme vu par la lorgnette du Centre-Gauche et dont Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin ont dressé leur petite liste.
Est-ce que cela s'applique effectivement à la pensée politique de Marcel Gauchet ? Je ne la connais pas suffisamment pour avoir un avis sur le sujet.

Franck Boizard

Je désapprouve : faire de la rébellion une valeur me paraît un sommet de conformisme.

Simon Leys vient de décéder. Il était une lumière pour tous ses lecteurs. Il pensait en parfaite inadéquation avec notre époque. Son choix de vivre en Australie et de ne communiquer avec son éditrice que par fax illustre le fossé qui le séparait des rebelles médiatiques de pacotille.

Je doute que le qualifier de rebelle lui eut arraché autre chose qu'un demi-sourire.

Me reviennent deux passages (de mémoire, je ne garantis pas l'exactitude des mots) :

A propos de Roland Barthes visitant la Chine maoïste sans rien trouver à y redire : "vous devez être de l'intelligentsia, car jamais une personne ordinaire ne soutiendrait des idées aussi stupides".

À propos de la propagande médiatique omniprésente : "le combat entre la vérité et le mensonge est inégal. Car la vérité est terne et banale, alors que le mensonge s'habille de mille couleurs chatoyantes et toujours renouvelées".

sylvain

Un rebelle, un vrai !

Rebelle du terrain, de la France profonde, de la vraie France !

Aujourd'hui j'ai une pensée très forte pour M.Gilles Bourdouleix qui passe encore en procès juste pour avoir fait son travail de maire à Cholet et qui, étant devenu un élu hors norme par ses actions sur le terrain depuis des années, gênait, dépareillait, montait en première ligne face aux délinquants, aux envahisseurs, gens du voyage, Roms qui occupaient illégalement des terrains publics et privés en toute impunité, la justice et la police préférant se coucher devant les difficultés, le préfet étant responsable de cette anarchie ; tous les citoyens de Cholet l'ont réélu aux dernières élections avec un score de plus de 70 % tant il était performant ; mais une journaliste a monté une cabale incroyable : les GDV le voyant arriver une énième fois lui ont fait le salut nazi et lui ont lancé des : "Hitler ! facho ! nazi ! tu rêves de faire comme Hitler" ! La discussion s'est envenimée, Bourdouleix ne s'est pas laissé démonter et leur a dit que s'ils étaient encore là c'est que Hitler ne les avait pas tous tués ce qui a tout de suite fait le bonheur de la journaleuse merdiatique du Courrier de l'Ouest, qui a immédiatement accusé sans preuve ce maire d'avoir dit "Hitler n'en a pas assez tué" mais qui n'a jamais mentionné les "80 saluts nazis" des gens du voyage. Cette ignoble paparazzi est depuis montée en grade car enfin ils avaient réussi à faire tomber cet élu gênant qui ne voulait pas se conformer à la bien-pensance et dérogeait à toutes les règles de l'omerta politique face aux crimes et actes de délinquance.
Bravo M.Bourdouleix, je vous soutiens dans votre combat héroïque, seul face à tous ces lâches, ces couards, cette police qui ne se déplace plus sur ordre du préfet et ces juges qui relaxent et n'appliquent plus la loi !
Pour moi vous êtes de la même trempe que celle du Général Soubelet qui dit la vérité ; la France, pays carpette, élimine les uns après les autres les gens courageux capables de faire régner l'ordre et nous redonner de la fierté et du respect !

Archibald

@moncreiffe
"Un rebelle n’est-il pas d’abord et avant tout un révolté ?"

Ne serait-il pas, ce rebelle, un être épris de vérité ? Ce serait alors le moment de regretter la disparition de Simon Leys, hier à Canberra. On profiterait de l'occasion pour relire Jean-François Revel, George Orwell et Arthur Koestler.

Simon Leys disait d'Orwell qu' "à la différence des spécialistes brevetés et des sommités diplômées, il voyait l’évidence ; à la différence des politiciens astucieux et des intellectuels dans le vent, il n’avait pas peur de la nommer ; et à la différence des politologues et des sociologues, il savait l’épeler dans un langage intelligible."

Un rebelle rend limpide et intelligible ce qui nous entoure ; "Tu m'as donné ta boue et j'en ai fait de l'or" (Baudelaire).

Xavier NEBOUT

Pensée de gauche, d'extrême gauche, de jacent au fond de la gauche, de "prenez la première à gauche, et c'est tout droit", de "non la deuxième puis tournez encore à gauche", sont tous frappés d'une même invalidité : l'absence de toute vision spirituelle qui seule peut conférer une qualité de philosophe.

Comment qualifier cette bande d'abrutis relatifs, fussent-ils sympathiques comme Marcel Gauchet ?

Avant tout comme des payés par le contribuable à flatter des abrutis intégraux type Besancenot à croire qu'ils sont intelligents, et accessoirement pour sonder jusqu'à quelle profondeur peut descendre l'intelligence humaine pour peu qu'elle soit guidée par la vanité de quelques connaissances d'essence "sociologiques".

Pour donner une petite idée aux intellos de gauche de l'immensité de leur ignorance de ce que fut la philosophie, qu'ils sachent par exemple qu'un nommé Guignes de Pont établissait au 13ème siècle un tableau sur le contenu des trois formes de contemplation spéculative : physique, scolastique et infuse.

Nous devons dire "philosophie", car la tache fut ensuite pour Denys le Chartreux (les Denys sont toujours en rapport avec Dionysos)...

calamity jane

Sœurs semtob,

En effet, Edouard Louis, c'est du déjà vu (lu) et en moins bien.
Drogués, alcooliques nous ont déjà gratifiés de littérature, aidés par des journalistes et autres écriv-haillons, à l'adresse de tous ces vilains citoyens qui ne comprennent pas la différence. En politique aussi s'agissant de langue de bois et autre omerta.
Ben, justement si ! la différence on la comprend parce que d'autres avant vous l'ont vécue en souhaitant rester citoyens et non citoyens-assistés.

Sinon, j'apprends par les milieux bien informés que Papili-président-célibataire fête soixante ans ! qu'il est donc du signe du lion. J'espère que Madame Taubira-Lionne
de Guyane aura à cœur de lui rendre cette journée agréable en grande pourvoyeuse de bonheur, telle qu'elle nous est connue.. :-)

vamonos

"Des rebelles qui au mieux ruent dans des brancards soyeux."

Des rebelles dont les comptes en banques sont approvisionnés tous les mois.

Des rebelles qui savent ajuster leur casquette de serviteur de l'Etat.

L'Etat, c'est aussi moi ou Hollande ou Sarkozy. Mais c'est aussi tous ceux qui se demandent comment ils vont payer leur troisième tiers de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. Nombreux sont ceux qui vont se retrouver en défaut de paiement.

Combien de temps encore l'Etat pourra-t-il se payer le luxe d'entretenir des "ayatollahs en culotte courte" et des "néo-réactionnaires" ?

semtob

Cher Philippe,

Edouard Louis, c'est du déjà vu et en moins bien.
C'est une raison pour revisiter les châteaux de la Loire au lieu de tourner en rond avec le lobbying socialiste des années quatre-vingt.
Onfray, c'est encore pire, un tissu d'ânerie, un moulin à paroles qui ne comprend pas le symbolisme des moulins en croix. Ce sont des pensées poussiéreuses et inintéressantes. C'est un vernis craquelé qui ne comprend rien à rien et qui a une lecture rigide et superficielle.
C'est dépassé et sans saveur. Si cela plaît à une paire de personnes qui pensent avoir inventé la lune, c'est déjà ça. Il n'y a aucune recherche ni création de concept. C'est pathétique que la paresse des journalistes promeuve ce genre de radotage pour propagande socialiste du passé.
françoise et karell Semtob

Noblejoué

C'est parce qu'en France on ne sait pas dialoguer.

Au pouvoir, on a tendance à jouer le roi absolu. Dans l'opposition le révolutionnaire. Il n'y a pas de place pour la réforme en politique et de conversation entre intellectuels de différentes chapelles.

En principe. Heureusement un certain art de vivre et quelques personnes de bonne volonté relèvent le niveau.

Cela n'empêche pas qu'on perde, à force, du terrain intellectuel avec cette attitude.

L'émergence de René Girard, l'inventeur de la théorie mimétique, aurait-elle été possible en France ?
J'en doute.

On ne saura jamais tout ce qu'on a perdu.

Catherine JACOB

"Marcel Gauchet, "l'un des plus éminents philosophes français" selon les organisateurs de la prochaine édition des Rendez-vous de l'Histoire prévus à Blois, du 9 au 12 octobre, avec pour thème : Les Rebelles (Le Monde)"

Re-belle (XIVe), serait emprunté au latin re-bellis (« qui recommence la guerre, rebelle, qui se révolte, se soulève »). L'emploi le plus commun apparaissant être : qui refuse obéissance à une autorité légitime, qui ne lui cède pas. Ce qui pose la question en premier lieu, de cette autorité, de ce qui en fonde la légitimité dont la contestation implique rébellion.

"Gauchet s'intéresse à des thèmes comme l'autorité, ou encore la transmission des savoirs. Apprendre, ce n'est pas qu'assimiler un savoir à sa psychologie propre, c'est accommoder son fonctionnement mental à des méthodes nouvelles" nous dit-on encore. Plutôt que se rebeller donc et effacer, apprendre, former, se former et se reformer.

Exemple et qui donne particulièrement à réfléchir, sans par ailleurs préjuger du sens de ladite transmission.

eileen

Monsieur Bilger évoque le rebelle Edouard Louis, celui qui a écrit Eddy Bellegueule et aucun commentaire... Eddy Bellegueule un livre à succès !! dont je n'ai lu que les extraits publiés dans la presse : de ma vie je n'ai rien lu de plus abominable, de plus haineux, de plus vomitif. L'homme interviewé semble tout à fait courtois et convenable, on aurait envie de ne pas croire les horreurs qu'il écrit, sa détestation des hétérosexuels et de leurs pratiques m'a fait penser à la détestation haineuse qu'entretient un Alain Soral vs les homosexuels.
Il y a du Soral dans ce jeune Louis qui cependant ne correspond pas à la définition que j'avais d'un rebelle, la rébellion d'Edouard Louis est ciblée, circonscrite sur ce qu'il dit avoir enduré durant son enfance et son adolescence, et qu'il devait évacuer pour construire son identité... et vivre ; il ne semble pas avoir une pure stratégie de rebelle, si ce n'est celle qui consiste à convaincre qu'un homo est un homme (ou une femme) comme un autre, ce que personne n'oserait plus contester... ce que j'affirme avec prudence, je ne connais pas suffisamment le sujet "Edouard Louis". Son livre Eddy Bellegueule ne me donne pas envie d'en savoir plus, trop de descriptions réalistes tuent le réalisme MDR

eileen

SCHON 9.34
Vous parlez d'or, en sage, tant la tendance consiste, surtout ceux/celles qui n'ont rien à dire, à écraser l'autre qui ne pense pas comme soi, pour l'humilier tout simplement et se donner l'impression d'avoir raison.

Paul Duret 11.14
50% l'ignorent peut-être, 50% sont des complices passifs/actifs ?, mais 100% ont pour dieu "le pognon" qui, comme chacun sait, n'a pas d'odeur !

Marc Ghinsberg 11.51/moncreiffe 13.44
Michel Onfray comment ai-je pu oublier ce rebelle si discret... Merci à vous deux de l'avoir mentionné. Michel Onfray qui - pourtant dès qu'il apparaît - fait la différence, que dis-je creuse un fossé... Son échange récent avec Elisabeth Guigou était savoureux. J'ai honte de ne pas avoir pensé à lui, lui que j'admire tant, avec qui j'ai l'immense privilège de quelques échanges sporadiques en fonction de son actualité. Je le contacte de suite, peut-être prendra-t-il le temps d'un commentaire.

moncreiffe

Marc Ghinsberg m’a devancé en citant le nom de Michel Onfray. Ce qui ressemble le plus aujourd’hui à un intellectuel rebelle, c’est quelqu’un comme Michel Onfray qui n’hésite pas à s’attirer les foudres des sectaires de tout poil (sartriens, bourdieusiens, foucaldiens, freudiens, lacaniens, et alii) en critiquant leurs idoles, non par désir de transgression vaine ou par provocation stérile, mais par amour de la vérité. Et surtout après avoir lu attentivement les oeuvres des auteurs qu’il critique. Ce n’est pas un hasard s’il admire Albert Camus (auteur notamment de L’Homme révolté ). Un rebelle n’est-il pas d’abord et avant tout un révolté ? Mais ça ne suffit pas. Il faut aussi mettre ses idées en accord avec ses actes ou avec sa façon de vivre. Sur ce point, Michel Onfray me semble exemplaire.

Guzet

En quoi la rébellion - comme dans ces propos et chez ceux qui les ont suscités - est-elle une valeur absolue et indiscutable ? L'adoration inconditionnelle de la rébellion - comme c'est le cas chez tous les protagonistes de ce débat - ne fait-elle pas partie du conformisme de "l'air du temps", pour qui la suprême expression de l'humanité est de se refuser à être l'héritier de quelqu'un ou de quelque chose...

caroff

Grâce à ce blog, on apprend l'existence de gens qui purgent leur mal-être en grattant quelques pages.
Je constate que se reproduisent dans notre cher et beau pays le même genre de cinglés ou de faussaires que j'ai bien connus au début des années 1970. Il fallait manifester contre l'intervention américaine au Vietnam, il fallait dénoncer la dictature post-gaulliste, il fallait soutenir les avancées du peuple chinois guidé par son grand leader, il fallait se réjouir de la lutte anti-réactionnaire au Cambodge, etc... On connaît la suite...
Sur son blog ce Bellegueule nous dit :
"Nous ne voulons pas prendre part à l’un de ces innombrables dispositifs qui, dans le champ culturel, voudraient toujours que l’on accepte la présence d’idéologues réactionnaires comme si de rien n’était, comme si cela était acceptable – ce qui revient à légitimer et banaliser les opinions les plus violemment conservatrices. Nous refusons de cautionner cet état de la scène intellectuelle".
C'est exactement ce que les gauchistes éructaient il y a quarante ans avec le succès que l'on sait et je pensais qu'ils s'étaient définitivement discrédités.
De toute façon, on est toujours le réactionnaire de l'autre !

Catherine JACOB

"David Bowie m'a inspiré pour ce titre mais ai-je le droit de l'utiliser alors que je ne suis pas un rebelle ?"

Vous n'êtes pas général non plus...

Et celui-là (Geoffroy de Lagasnerie) qui est depuis septembre 2013 professeur de philosophie et de sciences humaines à l'École nationale supérieure d'arts de Cergy-Pontoise est cependant agrégé de sciences économiques et sociales.

Quant à son compagnon qui écrit : « Je ne cesse de m'étonner de la violence du monde, et de ce qu'on la voie si peu. Mon travail d'écriture, j'aimerais qu'il serve à cela, à dire la violence invisible, dissimulée », il ne regarde manifestement jamais la télévision...

genau

Ah que voilà un joli billet. A sa suite, il n'est pas besoin de définir ou de tenter de créer des catégories, tant le principe de rébellion est posé avec tout ce qu'il contient de paradoxes et de défigurations.
On moque suffisamment ces opulents rebelles pavanant dans un décor photographique, au dédain de la réalité horrible pour affirmer ce qui leur est utile à exprimer, les acteurs amis du pouvoir, sollicités ad nauseam, encensés par tous les thuriféraires médiatiques, qui se proclament rebelles à la société dont les excès, précisément, les nourrissent ; ainsi de suite, toute attitude porte sa part de rébellion pourvu qu'on la fasse connaître et donc, qu'on l'enlise dans la bouillie tiède de la foule.
En revanche, comme elle est difficile la rébellion désespérée de celui qui n'a que son amertume, son désarroi devant le désordre et la banalisation de l'horreur, qui ne peut rien faire d'autre que s'enfermer dans son chagrin puisqu'il n'a pas de raison d'affronter les forces de l'ordre, ne voulant pas troubler l'ordre public, aucun goût pour la violence télécommandée, aucune dilection pour la role politique, qui corrompt tout, seulement un idéal brûlant de raison et de mesure. Je parle de ceux qui admettent que sous l'attitude commandée, il y a autre chose en formation, un courant qui demande des années avant de se faire reconnaître, au détriment de l'immédiat qui serait douloureux mais nécessaire et qui acceptent la patience.
L'intolérance est un de ces phénomènes qui torturent le rebelle intime. Etre tolérant c'est prendre le risque de se faire envelopper et réduire à merci par les faux tolérants, les tenants d'une civilisation perverse, qui, parcelle après parcelle, ruine son concurrent. Est-ce le pouvoir qui est en cause ou le modus vivendi ? Le sens du destin ou le confort acquis ? Je pense au petit cochon du manège public de la commune d'Istres, supprimé pour ne pas choquer les enfants musulmans qui d'ailleurs, devaient s'en moquer comme d'une guigne. Un fait infime, témoin d'une grande peversité chez le politique, c'est normal, et aussi source d'une vraie rébellion brûlante et muette chez ceux qui se sentent culpabilisés par des religieux observantistes vétilleux dont aucun, jamais, n'a pris la tête d'une manifestation pour se rebeller contre le massacre ignoble des moines de Tibéhirine.
Ceux aussi qui ont entendu leur président, si bizarre qu'il soit, se faire insulter à l'Assemblée nationale algérienne par ceux qui ne savent décliner que la prière de la peur et le sectarisme de la haine.
Ainsi, de degré en degré, la rébellion montre son aspect guerrier, son nécessaire débouché sur l'expression publique quittant alors son sens noble et intime pour aboutir dans le monde commun, celui de l'apparence.

Marc Ghinsberg

Largement d'accord avec les idées développées. J'insisterai particulièrement sur un critère pour distinguer le vrai rebelle du rebelle de salon : la conformité des actes avec la pensée, ce qui effectivement élimine beaucoup de pseudo-rebelles.
Je recommande le livre de Michel Onfray "Politique du rebelle. Traité de résistance et d'insoumission" paru en 1997, surtout pour ceux que l'esprit de Mai 68 insupporte...

calamity jane

Clochemerle ? Les cloches de Corneville ?

H. Guaino ? R. Ménard ? Où ? Quand ? Comment ?
Se positionner contre l'ordre établi est une chose. Faire des propositions en est une autre.
Monsieur Ménard roule pour lui et lui seul avec, accroché à ses basques, le trop-plein d'orgueil blessé en regard sur son passé.
C'est dommage ! mais c'est ainsi.
H. Guaino pourrait être cette personne pétrie d'insoumission parce qu'il a connu le dedans de quelques arcanes, s'agissant d'actions politiques. Mais...
J.-L. Mélenchon ne peut pas ne rester que sur une rébellion philosophique. Il se doit, en homme politique, aux propositions et autres exagérations.
Dans le combat journalier existent d'authentiques rebelles qui ne s'en laissent pas conter par les trompettes de la renommée.

Paul Duret

Cette discussion est très intéressante mais il me semble que d'autres sujets sont plus préoccupants.
Ainsi le championnat de ligue 1 vient de recommencer avec en vedette le PSG financé par le Qatar.
Ce même Qatar financerait l'état islamique, le sanguinaire califat.
Ainsi quand vous regardez un match du PSG, indirectement, vous cautionnez le califat et ses atrocités.
Qu'en pensent tous ces beaux esprits que l'on voit dans les tribunes du parc ?

Parigoth

Ces faux « rebelles », souvent quand ils sont jeunes, ne se rendent pas compte qu'ils sont d'un conformisme tout ce qu'il y a de plus commun.
Il suffit de se reporter à ces jeunes « chanteurs » (?) volontairement mal rasés qui croient qu'il suffit de martyriser une guitare et d'éructer quelques imprécations convenues contre la société, contre la religion, contre le capitalisme ou contre le racisme avant d'aller empocher leur cachet à la caisse et de remonter dans leur voiture de luxe pour passer pour des rebelles.

Nous avons évoqué récemment le courage.

A la suite des événements d'Algérie, des hommes qui ont estimé ne pas pouvoir accepter l'inacceptable ont mis « leur peau au bout de leurs idées », certains se sont retrouvés en prison, d'autres attachés à un poteau d’exécution, alors qu'ils auraient pu continuer de mener une petite vie tranquille ou bien se voir ouvrir une carrière brillante.
C'est cela, l'esprit de rébellion.

De nos jours, être rebelle, c'est savoir résister avec courage à l'idéologie dominante à base de gauchisme bobo, et c'est accepter de se faire traiter de tous les noms par les bien-pensants pour avoir osé contester les dogmes à la mode dont la propagande nous rebat les oreilles.

jl-m

C'est si vrai Monsieur Bilger, que ceux qui se rebellent depuis leur divan de soie, ou leurs confortables idéologies rigides, et qui font commerce de leur capacité de rébellion, entraînant derrière eux des êtres auxquels ils font prendre des risques, déclenchent et organisent des sortes de guerres dans lesquelles eux-mêmes sont toujours armés de gilets pare-balles quand ils envoient au combat des suiveurs enthousiastes le plus souvent désarmés, physiquement et moralement. Je pense par exemple à cet homme qui a, à cause d'un geste de violence inacceptable, pris plusieurs années de prison lors d'une manifestation, alors que les organisateurs restaient bien protégés par leur propre prudence, ayant pourtant été incapables de veiller à empêcher des débordements pourtant prévisibles.

Denis Monod-Broca

Quand la rébellion devient sauf-conduit, et l'anticonformisme conformisme, et la désobéissance obligation, il n'est plus possible de penser, de penser droit s'entend, de penser rationnellement, objectivement. Et c'est très inquiétant, cet évanouissement de la pensée.

"Tes princes sont des rebelles", disait déjà le prophète Isaïe, s'adressant à la ville de Jérusalem, fustigeant la confusion des idées et des actions qui y régnait.

Rien de bien nouveau sous le soleil, donc, mais il y a des jours où cela est particulièrement désespérant.

Progressisme, que de régressions sont perpétrées en ton nom !...

SCHON

Cette histoire montre à quel point il devient difficile de discuter entre personnes d'avis différents et l'injure est de nouveau facilement utilisée. A titre d'exemple, dans un commentaire d'un article sur le même sujet dans Marianne 2, une certaine Valérie de St Do traite Elisabeth Lévy de Mégère Maquerelle. On oublie un peu vite que la tolérance est une vertu selon moi essentielle pour vivre en société et que l'invective n'a jamais fait avancer le débat qui permet selon Aron d’éventuellement changer d'avis.
Cordialement

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