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24 mars 2016

Commentaires

scoubab00

@ Savonarole [22:18]

Eh bien, pour ce que je sais, Christine C a ouvert sa grotte en Ardèche, et ça a l'air de marcher. Corinne L est toujours avocate, les autres ont eu leur quart d'heure de célébrité d'après la formule warholienne.
Les culs-de-jatte, mon cher Savo, depuis le grand oncle Alfred, c'est plus rentable. Les ventes de prothèses ont grimpé en flèche, ce qui fait qu'on en croise tous les jours dans la rue sans rien remarquer. Non, faudra que "l'excité froid" landais - selon la formule ludique d'un blogueur dont j'ai oublié le pseudo - trouve une autre discrimination positive s'il veut être élu.

Savonarole

Tout de même, la France paye cher l'hypocrisie politique dont elle abuse depuis des années de Sarkozy à Hollande : faire croire à la "diversité" française en nommant des beurs, des noirs, des Coréens, et ensuite bombarder les arabes partout où les Américains ont été échaudés et ne veulent plus mettre les pieds.

Où sont aujourd'hui Fadela Amara ou Rama Yade ?
Quant à Mesdames Vallaud-Belkacem, El Khomri, Fleur Pellerin, retenez bien leur noms car dans un an vous les aurez oubliées.
En 1995, Alain Juppé nous avait fait le même coup, dans un autre domaine, avec les femmes dites les "Jupettes"... C'était la grande mode branchée du lugubre de Matignon, il nous fallait des femmes partout.
Le gouvernement comptait douze femmes ministres : Élisabeth Hubert, Colette Codaccioni, Corinne Lepage, Françoise de Panafieu, Anne-Marie Couderc, Élisabeth Dufourcq, Françoise Hostalier, Anne-Marie Idrac, Margie Sudre, Nicole Ameline, Françoise de Veyrinas et Christine Chauvet.
Puis il les avait toutes virées.
Où sont-elles aujourd'hui et que devenues ?
Chaque soir aux Vêpres je prie pour qu'en 2017 Alain Juppé ne s'entiche des culs-de-jatte, car la photo sur le perron de Matignon ne serait pas piquée des hannetons...

protagoras

@Achille | 30 mars 2016 à 07:28
"Il est ici des commentaires comme de certaines pubs à la télé. On se demande quel est le rapport entre le produit à vendre et le spot présenté par le publiciste."

Le rapport ? l'évocation spontanée, l'association libre.
Autour de quel archaïque ? celui des mises à mort et de leurs conséquences.
La réaction "publique" ? le déni de la "pulsion de mort".

"Jenseits des lustprinzips" fut la vraie révolution anthropologique, double effronterie tant aux aux yeux des utilitaristes qu'à ceux des rédemptionnistes.
Car il n'y a là aucun calcul d'optimum, aucun lendemain qui chante, aucune chance de salut ou de sainteté, fût-ce à travers de pitoyables rites conjuratoires plus ou moins "festifs" (marche, hommage à...) ou de non moins lamentables interprétations économico-sociales...

Loin de n'être que de simples souvenirs de classe de philo, ces associations plongent dans les tréfonds, là où nulle réponse n'existe, ni la main invisible, ni la lutte des classes, ni le rachat des péchés de tous par le sacrifice d'un seul.

Amère potion du non savoir ; qui peut avaler la ciguë de Socrate...?

Denis Monod-Broca

@ Achille

Qu'y a-t-il de déplacé à parler de sacrifice, de violence, de sacré... en commentaire d'un billet portant le titre "Pourquoi leur mort contre tant d'autres ?" ?

Achille


Il est ici des commentaires comme de certaines pubs à la télé. On se demande quel est le rapport entre le produit à vendre et le spot présenté par le publiciste.

Là c’est pareil. Il y a deux intervenants qui nous font des développements très « savants » sur la pensée de Nietzsche et les malheurs de Dionysos.

Le rapport avec le sujet du jour n’est évident que pour eux, chacun faisant assaut de ses vieux souvenirs de classe de philo. Cela fait sourire.

anne-marie marson

Intéressante intervention de P.Jolivet ce soir sur BFMTV, critiquant l'air en permanence ahuri, sidéré, tétanisé de F.Hollande et des politiques français nous indiquant qu'il y aurait d'autres attentats.
Rien ne les arrête. Comment veulent-ils nous faire vivre, insidieusement, sous la loi de la charia ?
Ils nous y prépare, lentement mais sûrement.

Denis Monod-Broca

@ protagoras

Dionysos et le Crucifié : les deux mythes sont très semblables en effet, mais il y a aussi entre eux une différence, une différence de taille ! Jésus est tué par une foule humaine, le récit dit les choses telles qu'elles se sont passées. Dionysos est tué par des créatures fantasmatiques, les Titans, c'est-à-dire que le récit dissimule la vérité, la violence humaine. Le récit évangélique donne le point de vue de la victime et il montre les coupables et leur violence dans toute sa crudité alors que le récit mythologique donne la version des lyncheurs qui font porter la faute à autrui, ces soi-disant titans...

Noblejoué

@ protagoras
"Sans aucun esprit polémique, j'ai toujours noté que Nietzsche avait présenté en avers et envers deux divinités très spécifiques. En effet, Dionysos est, selon le mythe, également un dieu initialement supplicié avant sa résurrection par Zeus."

Les deux "dieux" sont suppliciés. Mais le problème est que Nietzsche est pour faire des victimes : c'est ce qu'il tire de Dionysos.
Il en tire l'idée qu'il faut faire des victimes pour renforcer la vie, et dénigre le christianisme non pour ses abus... mais pour avoir défendu les victimes !

Vous savez que Jésus soit un supplicié, et Dionysos aussi, n'a rien d'étonnant.
Car il s'agit à la base de deux boucs émissaires. Lisez René Girard, vous comprendrez pourquoi tant de dieux sont des handicapés : ce qui est différent, notamment physiquement, est plus souvent lynché que ce qui a une apparence sans signe distinctif.

Deux différences dans le cas de Jésus.
La certaine. Comme les prophètes (puis quelques romanciers qui sans aller jusqu'à théoriser le désir mimétique, l'ont compris, avec ses lynchages subséquents), Jésus a dénoncé le mécanisme.
L'incertaine. Les croyants pensent que Jésus est Dieu fait homme. Pour les non croyants comme moi, c'est encore un homme fait dieu, son originalité étant qu'il a réussi a détraquer quelque peu le mécanisme victimaire.

Pour le fun.
Ce n'est pas parce que les mythologies dissimulent des victimes (comme un tas de choses d'ailleurs), que je n'en jouis pas.
Et je "défends" Dionysos... Il aurait été possible d'en rester à l'interprétation de La naissance de la tragédie, en opposant Dionysos et Apollon, de disserter sur l'art.
On peut aussi écrire en s'inspirant des mythes des opéras, des romans... Tout. Dionysos méritait mieux, à l'origine homme sacrifié, puis mythe qui a tout de même eu le mérite d'une grande fécondité culturelle, que d'être utilisé contre les victimes.

Nietzsche a un petit côté ange des ténèbres porteur de lumière.
Il préfère les ténèbres quand il voit la lumière.
Peut-on dire, pourtant, qu'il choisit le mal ?
Non. Je crois que, de son point de vue, il choisit la vie.
Tant qu'à dire que des gens nettement moins au fait des enjeux choisissent le mal, et puis quoi encore ?
Ils ne voient même pas les victimes. Lui voit les victimes mais non le mal a en faire.

Je ne peux pas dire que quelqu'un choisit le mal, même s'il le fait, quand il ne croit pas que ce qu'il fait est mal.
Tant qu'à quelqu'un qui ne sait même pas ce qu'il fait, mais c'est de l'ignorance au carré !
Les tribunaux sont bien obligés de punir pour écarter les transgresseurs, et espérons-le, pour dissuader.
Mais d'un point de vue plus profond, je ne sais pas s'il y a (beaucoup) de coupables.
Savoir ce qu'on fait et savoir qualifier ce qu'on fait.
J'oublais... Il faudrait prouver que l'Homme soit (un tant soit peu du moins) libre.

Voilà tout ce qu'il faudrait savoir pour le dire.

Alex paulista

Pourquoi leur mort contre tant d'autres ?

Parce que leur vie ne vaut rien, c'est d'ailleurs le message essentiel que ces jeunes nous envoient.
Je ne suis pas persuadé qu'ils aient particulièrement la foi. On pourra se débarrasser successivement d'Al-Qaïda, d'ISIL...
En ce moment la mode est à l'islamisme, et il est certain que les pays abritant le plus de musulmans sont plus vulnérables, mais si la crise économique continue on verra peut-être l'extrême droite ou l'extrême gauche récupérer leurs paumés, en Espagne ou en Grèce.
Ces kamikazes me rappellent le fils d'un voisin. Un ado pourtant très gentil qui s'est retrouvé à laisser tomber une brique sur une voiture depuis un pont sur l'autoroute simplement parce qu'un copain l'avait mis au défi par un "t'es pas cap"...
Le même gamin, adulte, tombe plus tard dans la drogue. Pourtant c'est un gentil gars, poli, toujours à proposer son aide quand vous bricolez. Je le croise à chaque fois que je passe en France, sans trop oser demander de détails de sa situation. Il erre entre la méthadone, les apparitions au Pôle emploi, les parents qui essaient de le secouer.
Notre société est pleine de ces désœuvrés qui n'ont pas trouvé leur place.

Lucile

@protagoras
"...deux divinités "déchirées" ("mon père, pourquoi m'as-tu abandonné ?)

Le livre auquel je pense s'appelle "Quatre lectures Talmudiques", il est de Lévinas, qui explique que la phrase "Mon Dieu pourquoi m'avez-vous abandonné ?" est la première phrase d'un psaume qu'il était parfaitement naturel de réciter pour un Juif mourant de mort violente, connaissant ses prières. On se référait à ce psaume non par son numéro, mais par sa première phrase comme nous dirions : Il a dit "Notre Père qui êtes au cieux", ou il a récité "le Notre Père". Lévinas se demande si la phrase "Tout est consommé", que l'on retrouve dans un autre évangile, pourrait être une traduction de la dernière phrase du même psaume. Psaume qui exprime en son début l'effroi du mourant et son sentiment de solitude, avec brutalement un renversement, puis acceptation et espoir. Lévinas n'en revient pas de ce que les Chrétiens, surtout à l'époque romantique et post-romantique, ont pu écrire là-dessus par ignorance des prières et psaumes de l'Ancien Testament. Ce que signale l'évangile, c'est que cette prière a été dite en araméen et non en hébreu. C'est pourquoi la traduction en est donnée (de mémoire, "ce qui veut dire, Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?").

Je vous livre cette interprétation que personnellement je trouve très convaincante.

protagoras

@Noblejoué | 26 mars 2016 à 18:15
"Entre Dionysos et le Crucifié, Nietzsche avait opté pour Dionysos. Grossière erreur. Il n'empêche, il avait eu cette formidable intuition que le choix essentiel était celui-ci."

Sans aucun esprit polémique, j'ai toujours noté que Nietzsche avait présenté en avers et envers deux divinités très spécifiques :
En effet, Dionysos est, selon le mythe, également un dieu initialement supplicié avant sa résurrection par Zeus.

"Dionysios et le Crucifié" ?
Une très intime proximité, en réalité... deux divinités "déchirées" ("mon père, pourquoi m'as-tu abandonné ?), très humaines en réalité, si on laisse tomber tous les falbalas et images d'Epinal qu'on y rattache.

Franck Boizard

@ PhD | 28 mars 2016 à 22:45

Oui, beaucoup de catholiques et d'institutions catholiques sont affligeants, bêtes, à pleurer. A commencer par le pape François Zéro.

Ma conviction, basée sur l'histoire de la résistance catholique au nazisme et au communisme, est qu'une solide théologie permet d'éviter les pièges.

Mais une solide formation théologique, ce n'est certainement pas ce qu'ont la plupart des catholiques français. La base est mauvaise : le catéchisme mou.

Robert Marchenoir

@PhD | 28 mars 2016 à 22:45

En effet, la ligne politique et la ligne religieuse du Salon beige ne collent pas l'une avec l'autre. Et puis ils ont accepté de devenir l'un des canaux de désinformation du Kremlin en direction de la France, ce que je ne trouve pas très chrétien, personnellement : ni le fait de mentir outrageusement, ni de défendre un tyran qui a du sang sur les mains.

Ils ont un comportement incohérent et méprisant avec leurs commentateurs. Je crois qu'ils aimeraient bien s'en passer totalement, mais ça apporte quand même de l'audience... et ils ont de la publicité...

Quant à Koz, cela fait des années que je ne le lis plus.

PhD

Bonsoir

@ Robert Marchenoir | 28 mars 2016 à 14:42

Ah le Salon beige : tout un poème
Il est vrai que certains commentateurs et certains auteurs sont particulièrement gratinés dans leurs souhait d'instaurer une véritable théocratie catholique : il ne se rendent même pas compte que leurs revendications concernant le blasphème et autres billevesées ne profiteraient qu'aux islamistes.
Et quand vous essayez de leur expliquer que la liberté d'expression ne peut en aucun cas se diviser, vous vous faites traiter de libéral par un commentateur et votre réponse dans laquelle vous argumentez que le remède serait pire que le mal qu'ils veulent combattre (en l'occurrence les dessins orduriers de Charlie Hebdo) est censurée.
J'avais essayé de commenter le 22 juin dernier : l'auteur de "c'est arrivé ce jour" avait simplement omis : Barbarossa
Réponse par mail privé : je n'indique que ce qui a eu une influence sur la foi catholique et sur la France : LOL je lui ai répondu que Barbarossa avait simplement changé le monde.

La religion orthodoxe est très spirituelle, beaucoup plus en tout cas que le catholicisme bisounours aux liturgies guitare djembé post conciliaires avec des cantiques niais à pleurer. Elle présente également un caractère identitaire marqué et qu'elle soit utilisée par Poutine ne fait aucun doute (je ne suis ni poutinophobe ni poutinolâtre)

Cela dit, j'aimerais parfois que le catholicisme ait conservé un caractère identitaire, celui de la chrétienté, pour laquelle aller coller une rouste au méchant qui vous embête était parfaitement légitime.
Mais avec ce pape, c'est mal barré.

D'ailleurs, les contorsions du Salon beige sont assez rigolotes, qui reprend les propos dénonçant l'avortement, la dénaturation du mariage etc. mais ne dit mot sur les exhortations de François d'accueillir, à bras ouverts et avec le sourire, les migrants, réfugiés et autres clandestins, le plus souvent musulmans et pas forcément sympathiques, arrivant du tiers monde par paquets de 10 000 tous les jours.

Dans le genre soutien du pape, allez faire un tour sur le blog de Koz, l'anti-Salon beige ? (sur lequel je suis censuré) ; c'est à rire ou à pleurer, selon l'humeur.

Savonarole

Lucile, encore une de vos énormes généralités : "C'est la première fois dans l'histoire qu'on n'envisage pas de liquider purement et simplement des terroristes coupables de fomenter des assassinats de masse", dites-vous...

Soleyman El Halaby... Voyez ce que Napoléon en a fait en Égypte en 1802 :
« L'homme fut condamné, par le conseil de guerre français, à avoir les poings brûlés puis à être empalé vif. Le bourreau Barthélemy coucha sur le ventre Soliman, tira un couteau de sa poche, lui fit au fondement une large incision, en approcha le bout de son pal et l'enfonça à coups de maillet. Puis il lia les bras et les jambes du patient, l'éleva en l'air et fixa le pal dans un trou préparé. Soliman vécut encore durant quatre heures, et il eut vécu plus si, durant l'absence de Barthélemy un soldat ne lui eut donné à boire : à l'instant même il expira. »

Lucile

C'est la première fois dans l'histoire qu'on n'envisage pas de liquider purement et simplement des terroristes coupables de fomenter des assassinats de masse, ni même de les incarcérer à vie. Ceux qu'on prend vivants, on les remettra dans le circuit dans quelques années.

Nous expérimentons hardiment et avec un optimisme qui frise la candeur. Pour l'instant tout débat paraît superflu. On verra comment ça tourne si ça continue.

Noblejoué

@ Denis Monod-Broca
"J'ajoute : et qui, rejetant le paradis de l'autre, se font la guerre."

Je ne sais pas si "nous irons tous au paradis" comme dit la chanson, mais ce que je sais, c'est que la terre sera moins infernale quand chacun laissera l'autre à son paradis.
Pas demain la veille.

Exemple :
Les gens les plus "tolérants" mettent bien en prison (ou à l'amende par manque de place) les drogués pour cause de paradis "artificiels".
Pas parce qu'ils auraient tués-violés-volés, non, par principe. Accessoirement parce qu'ils seraient dangereux.
OK. Si, par principe, on traitait de même les croyants, qui tout de même, au nom de leurs paradis "naturels" ont commis et commettent encore bien des guerres, tout le monde hurlerait, à raison, contre des lois liberticides.

Enfin, l'avantage des drogués, c'est que je les vois mal fonder une faction pour faire la guerre aux religieux (ou aux techniciens si ces derniers s'avisaient de les guérir de force, j'imagine que la chose deviendra possible, un jour).
Les drogués sont ceux qui ne rendent pas les coups. Non certes par esprit évangélique ! Par faiblesse... Il ne faut donc surtout pas se gêner pour leur marcher dessus.

Pour moi, ce sont vraiment des boucs émissaires. Ils ne s'attaquent à personne, et tout le monde s'en prend à eux.
Les drogués, n'agressant personne, sont agressés par tous. J'exagère ?
Tout le monde étant dans le consensus de les priver de liberté (au nom de la liberté...) ou du moins de les mettre à l'amende (quand on s'apitoie sur le prix de la drogue pour le drogué...) et en tout cas, de les juger si nuls qu'ils n'ont pas le droit de diriger leur vie (en leur disant contradictoirement de le faire).
Si le drogué n'est pas intégré, c'est forcément la faute de la drogue, s'il l'est, il n'est pas au-dessus de lois en on va vite le désintégrer socialement en révélant qu'il est drogué voire en l'emprisonnant. Magique ! Avec cette attitude, on ramasse la mise à tous les coups.

Encore, quand on s'en prend à la liberté d'expression, et je suis contre cet abus, on peut au moins dire qu'on protège des gens contre les agressions verbales des autres...
Des persécutions qui amènent certains à persécuter physiquement les autres, et des insultés à se tuer, ou pire, vivoter avec une mentalité de soumis.
Mais le drogué, qui n'a rien fait contre personne, tout le monde est d'accord pour s'en prendre à lui.
Pour son bien.
OK. Les religieux qui disaient persécuter les incroyants-mécréants pour les convertir, aussi. Il serait trop long et assez pitoyable de dire à quoi on veut convertir le drogué.

Savonarole

@Robert Marchenoir | 28 mars 2016 à 19:22

En effet, c'est un des aspects des plus curieux de cette guerre et on ne trouve aucun expert du CNRS pour nous expliquer que la trahison étant chez ces gens-là une composante génétique ; ils ne peuvent se faire confiance que par des liens de sang.

Robert Marchenoir

Petite collection de frères ayant préparé ensemble des actes de terreur islamique :

https://www.nytimes.com/interactive/2016/03/23/world/brothers-terrorism.html

Noblejoué

@ Denis Monod-Broca
"Il n'est nul besoin de connaître le désir mimétique pour y céder."

Evidemment.
Je voulais dire qu'on ne "choisit" pas, selon les termes de l'auteur de "La généalogie de la morale".
Et surtout qu'en étant mimétique...
On ne sait pas qu'on est mimétique. Si on ne connaît pas la théorie mimétique, on n'a pas conscience d'y céder. Sauf exceptions sur lesquelles René Girard a bâti sa théorie.
D'ailleurs si Jésus dit "Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font", ce n'est pas pour rien. C'est parce que les Hommes sont mimétiques et lyncheurs sans le savoir.
Si on ne sait pas ce qu'on fait, comment peut-on choisir d'être mimétique ?
On l'est mais sans le choisir.
Même en sachant, il est difficile (impossible ? ou guerre d'usure, parfois possible, parfois, impossible) de ne pas y céder.
Donc à plus forte raison sans le savoir.
On cède au mal sans avoir conscience que c'est le mal, sans le choisir.
Sauf quelques cas, type Nietzsche. Qui, en effet, choisit Dionysos, d'accabler les victimes, tout ça...
Encore ne croyait-il pas choisir le mal, mais la vie.

Robert Marchenoir

@vamonos | 27 mars 2016 à 22:04
Quel idéal l'Union européenne fournit-elle pour les jeunes Belges ou les jeunes Français ?

Ce qui est marrant, c'est que les Français s'imaginent que c'est à l'Etat, aux institutions politiques, de fournir "un idéal" aux jeunes gens. Toujours cette increvable nostalgie du communisme. Même les gens de droite ne se rendent pas compte qu'il ont été complètement maraboutés par la pensée marxiste.

Dans un pays libre, l'Etat n'est pas chargé de vous fournir un idéal. C'est à vous de le trouver. Ne rejetez pas vos faiblesses sur l'Etat.

Et ne croyez pas qu'on lutte contre un totalitarisme (l'islam) en lui en opposant un autre (l'étatisme sous ses différentes variantes).

On ne lutte même pas contre le totalitarisme islamiste en lui opposant une forme sectaire de la religion catholique qui semble avoir un certain succès ces temps-ci : un catholicisme traditionaliste à visée temporelle, qui lorgne vers Moscou.

Certains catholiques d'extrême droite rêvent de profiter du défi islamiste pour remplacer le pouvoir musulman naissant par un pouvoir catholique.

C'est pourquoi ils sont en amour devant Vladimir Poutine, qui utilise effectivement l'Eglise orthodoxe russe à la manière dont les chefs d'Etat musulmans utilisent l'islam : comme le bras armé d'une politique autoritariste et identitaire.

L'Eglise orthodoxe russe, dont les dirigeants font partie du KGB depuis longtemps, a perdu depuis belle lurette son essence spirituelle.

Apparemment, cela fait bicher certains "catholiques" français, bien représentés par le blog Le Salon beige.

Denis Monod-Broca

@ Franck Boizard

Excellent texte de Fabrice Hadjadj en effet, merci pour le lien, mais la lecture que vous en faites est hémiplégique.
Hadjadj ne dénonce pas l'islam seul, il dénonce le technicisme et l'islamisme, ces deux "religions" qui, l'une et l'autre, nous promettent un faux paradis. J'ajoute : et qui, rejetant le paradis de l'autre, se font la guerre.

Garry Gaspary

@ Lucile

Il s'est passé des événements très intéressants ce dimanche à Bruxelles : un rassemblement en mémoire des victimes des attentats qui avait été "interdit" pour des raisons de sécurité a été perturbé par des nazillons sans que l'Etat belge ne fasse quoi que ce soit en amont pour éviter cette confrontation. Autrement dit, lorsque l'Etat constate qu'il perd le contrôle de la situation, lorsque la population ne se soumet plus aux directives étatiques, ce dernier n'hésite pas à utiliser tous les moyens pour se faire respecter, y compris le recours aux fascistes.

Revenons en France où l'on nous explique qu'il existe des centaines de Molenbeek, des cités où des petits délinquants, voire des criminels, pourraient du jour au lendemain passer au terrorisme en retournant leurs armes contre la France. Ces cités, tout le monde les connaît, tout le monde sait où se situent les trafics, le banditisme. La police française pourrait se livrer dès aujourd'hui aux perquisitions nécessaires pour les désarmer. Le fait-elle ? Non. Pourquoi ? Parce qu'elle sait très bien que ces cités ne représentent aucun danger terroriste et qu'elle est assez bien renseignée pour empêcher la moindre dérive individuelle qui éventuellement s'y présenterait.

Mais rappelez-vous de l'après 13 novembre français. Où les perquisitions ont-elles eu lieu ? Dans la mosquée de Brest, notamment. Dans un lieu de prières dont l'imam a réussi à extraire de la délinquance une bonne partie de la jeunesse brestoise, à en faire des hommes, des femmes, des pères, des mères responsables, des citoyens irréprochables, à un tel point que les conversions à l'islam ne se comptent plus dans le secteur, que le maire de Brest lui-même ne cesse de chanter les louanges de son imam, au grand dam de toute la chrétienté.

L'islam des terroristes est sous contrôle de l'Etat français. Mais ce dernier manipule la beaufitude christianisée pour faire de l'islam de France la cible d'une population qui souffre du chômage, de la précarité, d'une économie qui n'a plus aucun avenir puisqu'elle n'arrive plus à sortir de ce qu'on continue de néanmoins nommer une crise, en un mot, d'un système et donc d'un Etat qui n'a plus lieu d'être tel qu'il est parce qu'il est totalement dépassé par l'histoire.

Le gouvernement français, quelle que soit sa couleur politique, se sert de la trouille, de la faiblesse endémiques des christianisés à l'encontre de tout ce qui leur est étranger et nécessairement supérieur pour propager la peur dans la société, avec un seul but et unique but : rester en place, coûte que coûte.

Vous avez donc le choix : soit perdre votre temps, votre vie en compagnie des beaufs à chercher toutes les mauvaises raisons du monde pour vous débarrasser de l'islam en France et dans le monde, soit commencer à vous préoccuper du sort de la France et de l'Europe, de leur place respective dans le monde.

Tenez, juste une question que personne ne pose jamais tant le climat de beaufitude nous pourrit l'esprit : pourquoi n'avons-nous toujours pas une armée européenne dont la puissance et l'indépendance nous auraient à la fois permis d'intervenir en Syrie sans le soutien des USA, nous évitant ainsi et le terrorisme, et la crise migratoire, et de menacer la Russie pour contrer toute velléité russe d'intervention en Ukraine ?

Franck Boizard

Je suis frappé de voir à quel point certains se battent pour contourner le point de vue chrétien, qui pourtant explique tout, sur ces attentats : le Mal existe et l'islam est une de ses incarnations.

Il y a dans l'hubris bobo (modeler un homme parfait infiniment malléable, ni homme ni femme, ni autochtone ni étranger) une régression intellectuelle, un manque de finesse, de connaissance de l'homme. L'islam est aussi maléfique mais plus intelligent.

Bon article de Fabrice Hadjadj à l'occasion de Pâques :

https://premium.lefigaro.fr/vox/societe/2016/03/25/31003-20160325ARTFIG00237-fabrice-hadjadj-le-mystere-de-la-resurrection-transfigure-le-drame-en-redemption.php

Denis Monod-Broca

@ Noblejoué

Il n'est nul besoin de connaître le désir mimétique pour y céder. Bien au contraire.

Quant aux victimes, nous en faisons à la pelle, et nous en sommes bien tous collectivement responsables.

vamonos

Vu de l'une de fenêtres de mon ordinateur, un titre d'un journal belge a retenu toute mon attention : "L'un des kamikazes avait fait Polytechnique". Je commence à lire et je me rends compte que le présumé terroriste était un gentil garçon qui avait obtenu la mention passable en passant l'équivalent du bac, ce qui lui avait permis d'entrer dans une école belge pour étudier plusieurs matières techniques. Au bout de deux ans, il avait cessé complètement de sécher les cours et il était parti voyager au Moyen-Orient. Je vous refais l'histoire en clair et sans décodeur. Il a gâché sa vie en séchant les cours, il est parti rejoindre l'Etat musulman autoproclamé et il s'est fait exploser en plein centre de Bruxelles.

Quel idéal l'Union européenne fournit-elle pour les jeunes Belges ou les jeunes Français ? Je ne vois pas grand-chose à part la libre circulation des biens, des capitaux, des services et des personnes (les gens sont en dernier). La liberté de circuler n'est pas une fin en soi, un jeune homme plein de testostérone ne va pas trouver matière à assouvir la folle énergie qui l'anime. Il manque un souffle épique, une voie, un chemin dans lequel s'engager.

Les Grecs de l'Antiquité nous ont légué "L'Iliade", les Américains du dix-huitième siècle nous ont donné "Moby Dick". Je ne vois pas de livre français ou belge qui puisse rivaliser avec ces chefs-d'oeuvre du point de vue de l'aventure épique.

Noblejoué

@ Denis Monod-Broca
"Le drame est que nous faisons, collectivement et individuellement, à quelques exceptions près, le même mauvais choix, la même erreur que lui."

Hum ! Comme la plupart des gens ne connaissent pas le désir mimétique non plus qu'ils ne veulent faire des victimes, on ne peut pas dire qu'ils choisissent entre Jésus et Dionysos.
En plus, ce sont les termes de l'auteur de la généalogie de la morale. Jésus, pour ne pas aller chercher très loin, parle aussi de César... Dans les questions politiques, si Jésus n'est pas à ignorer, pour moi, c'est César qui prime.

Mary Preud'homme

@ yoananda | 27 mars 2016 à 12:24 (prié - ou priée - de mettre un bémol à ses critiques nulles et non avenues)

Il ne me semble pas que Philippe Bilger vive dans un quartier à l'abri de toutes nuisances ou menaces, c'est du moins ce qui se dit côté police nationale.
Plus prosaïquement, il m'apparaît même que Philippe Bilger ait expérimenté en 2007, dans son propre quartier et alors qu'il était encore avocat général en titre, ce que pouvait être l'effroi et la sidération que provoque la menace d'un quidam armé d'une lame et qui entend vous faire la peau et vous détrousser sans états d'âme.

Robert Marchenoir

Franck Boizard | 27 mars 2016 à 11:19
Ainsi pour la peine de mort prévue pour l'apostasie (dans la Sunna, pas dans le Coran). On la pensait en voie de résorption, mais on voit que, dès que les circonstances sont favorables, par exemple dans un pays comme le Pakistan, elle peut s'appliquer.

Pas seulement au Pakistan. En Grande-Bretagne, aussi. Hier ou avant-hier, un musulman y a été assassiné parce qu'il avait osé souhaiter joyeuses Pâques aux chrétiens sur sa page Facebook. Il a été poignardé, puis on lui a écrasé la tête à coups de talon.

Et il n'a même pas apostasié, hein... il se considérait comme un pieux musulman. Seulement, être aimable envers les chrétiens, ça ne se fait pas, c'est interdit.

La police traite officiellement ce crime comme étant motivé par la haine religieuse.

yoananda

"...de se pulvériser au nom d'une religion à la conception dévoyée puisque rien dans sa normalité n'est porteur de telles atrocités"

La normalité de votre quartier peut-être... Regardez et vous verrez...

Denis Monod-Broca

@ Noblejoué

Je ne confonds pas Nietzsche et Girard.
Entre Dionysos et le Crucifié, Nietzsche avait opté pour Dionysos. Grossière erreur. Il n'empêche, il avait eu cette formidable intuition que le choix essentiel était celui-ci.
Le drame est que nous faisons, collectivement et individuellement, à quelques exceptions près, le même mauvais choix, la même erreur que lui.

Franck Boizard

Un commentaire sur mon blog qui vous concerne :

"De toute façon, Bilger partage la vision commune, qui est que les attentats sont commis, comme il le dit, "au nom d'une religion à la conception dévoyée puisque rien dans sa normalité n'est porteur de telles atrocités".
Bilger dit ça parce qu'il n'imagine pas qu'une religion, "dans sa normalité", puisse prévoir des comportements qu'il juge barbares.
Bilger ne saisit pas que, selon les circonstances, l'islam fonctionne en régime bas ("dans sa normalité") ou en régime haut, survolté. Que le régime haut n'est possible que parce que la doctrine l'autorise. Le régime haut n'est pas une déviation, une aberration, une distorsion (comme il en existe relativement à n'importe quelle institution sans aucune exception), mais est cohérent avec la doctrine.
Pour éviter d'avoir à faire face à cette réalité dérangeante, les savants, eux, inventent des techniques de contournement, par exemple en prétendant que "l'islam n'existe pas", il est tellement élastique et divers qu'on ne saurait le définir. Bilger est ignorant, mais de bonne foi. Les savants peuvent décider de s'aveugler sous l'impact d'une idéologie directrice, ou même peuvent cacher leur savoir, et donc mentir (voir ci-dessous).
S'agissant du régime haut, il en va de même pour d'autres comportements. Ainsi pour la peine de mort prévue pour l'apostasie (dans la Sunna, pas dans le Coran). On la pensait en voie de résorption, mais on voit que, dès que les circonstances sont favorables, par exemple dans un pays comme le Pakistan, elle peut s'appliquer.
Je doute que Bilger saisisse ceci. Ceux dont c'était le métier de l'éclairer n'ont pas fait leur travail, et Bilger a autre chose à faire que d'étudier l' islam.

Note - La presse se fait l'écho du refus mis par le Conseil des théologiens de l'EMB, l'Exécutif des musulmans de Belgique, à réciter la prière de la Fatiha pour les victimes des attentats de Bruxelles. Un islamologue belge est cité. Si ses propos sont rapportés fidèlement, on constate qu'il n'explique pas pourquoi il en est logiquement ainsi. Non seulement la majorité des victimes sont des infidèles, mais de toute façon la Fatiha appelle carrément la réprobation divine sur les juifs et sur les chrétiens. La position des oulémas est cohérente. Mais ce n'est pas le genre de choses qu'on ose publier quand on est un universitaire en 2016. Et si on rappelle cette réalité à des hommes d'Eglise, ils font semblant de ne pas comprendre."
(signé : Curmudgeon)

Robert

Pour ceux qui souhaiteraient mieux comprendre la pensée musulmane qui sous-tend le terrorisme utilisé par Daech ou d'autres organisations extrémistes, le site Theatrum Belli vient de faire paraître le texte d'une communication donnée le 31 janvier 1994 à l’Académie des sciences morales et politiques par l’islamologue Roger Arnaldez.
Le texte est long mais fort instructif :

https://www.theatrum-belli.com/lislam-une-religion-conquerante-par-roger-arnaldez-1994/

caroff

@Lucile
@Trekker et beaucoup d'autres

Il y a quelques mois, j'ai été le premier à démasquer le troll islamisé qu'est Garry Gaspary.
Définition d'un troll catégorie "méchant":
Troll méchant

"C'est le troll le plus connu, et pour lequel on trouve la littérature la plus abondante. Son but est, consciemment, de tuer les forums ou de détourner leur contenu. Par amusement, parce que le sujet du forum lui déplaît, parce que les administrateurs du forum l'ont vexé, parce que dehors il pleut et qu'il s'emm... au boulot. Ce qui, au final, nous donne le genre synthétique bien connu du « troll bête et méchant ». Un rapide profil psychologique de ce troll nous donne :
mauvaise foi à toute épreuve,
nullité conceptuelle,
autodérision de façade,
insultes aux blogueurs
bassesse inimaginable".

Noblejoué

@ Denis Monod-Broca

Vous me semblez confondre Nietzsche et René Girard. Le premier se réjouit de la violence, le second la déplore, le premier parle en termes obscurs, le second est clair au point qu'on l'accuse de simplisme, le premier veut une société aristocratique avec sacrifices, guerre et esclavage, le second la charité.

Vous exagérez le rôle des terroristes, ils sont des sacrificateurs, il y en a d'autres... Plus personne ne se sacrifie pour toute la société.

"Nos bombes assurent la répétition de leurs attentats."
Les terroristes assurent l'union de leurs groupuscules par le sacrifice, et entre eux et nous, c'est ? la montée de la violence. Je dirais quelque chose entre guerre chaude et guerre froide, entre la guerre et l'opération de police, donc la paix.
De nos jours, tout est mélangé avec tout... Pas grave, on finira pas forger de nouveaux concepts, comme on a découvert que la chauve-souris vole alors que c'est un mammifère, eh oui, il faut revoir les définitions.

Le sacrifice marche moins, et alors ?
La société de consommation permet de partager entre beaucoup des choses semblables destructibles. Comment continuer à se supporter sans sacrifice ? Pas facile mais possible, par la technique.
Deux techniques, la société de consommation, dont René Girard déplorait comme d'autres qu'elle pollue car devoir y renoncer nous rejetterait, à cause de la pollution, sans objet entre nous, les uns sur les autres.
Alors que faire ?
Rendre non polluante la société de consommation. On s'y emploie.

Technique numéro deux. La faire partager par tous. Le développement en cours, dans le tiers monde, et le revenu inconditionné pour tous, permettraient de partager les fruits de l'industrie entre tous. L'idée fait son chemin.

Trekker

@ Xavier NEBOUT |e 26 mars 2016 à 10:08

Désolé mais vous faites erreur. Daech et son pseudo état islamique ne se limitent pas qu’à une partie de l’Irak et de la Syrie. Celle-ci n’est que la base logistique servant à la reconquête de leur Califat mythique, car Daech est déjà présent sur un tiers de la côte libyenne (la Libye utile contrairement à ses vastes espaces désertiques), dans la zone sud du Mali, Niger et Nigeria (via sa filiale Boko Haram qui lui a prêté allégeance), et ce pour ne pas citer ses principaux foyers !

Bien évidemment il n'y a pas de nation sans une base religieuse commune, et de là pas d’Etat sans nation. Mais la différence avec Daech est qu'il veut créer un Califat reposant sur le wahhabisme le plus archaïque sur un tiers de planète, et pour lui la notion de nation et d’Etat n’existe pas : ce ne sont pour lui que des inventions de ces impies d’Occidentaux. Seul l’oumma des croyants ayant fait allégeance, de gré et plus souvent de force, à sa caricature d’Islam (wahhabisme extrême) existe !

Alors raisonner vis-à-vis de Daech comme si c’était un Etat-nation même embryonnaire, c’est se condamner à ne pas comprendre sa nature fondamentale. Ce que faisaient entre autres les USA il y a seulement un ou deux ans.

Denis Monod-Broca

@ Noblejoué

Les attentats et les suites des attentats sont un tout.
Explosion, cris, sang, larmes, discours scandalisés, drapeaux en berne, brassées de fleurs, manifestations, union sacrée... tout cela constitue les jeux sacrés et solennités expiatoires dont parle Nietzsche.
Les terroristes sont nos prêtres sacrificateurs.
Avec une sombre volupté nous repassons en boucle sur des millions d'écrans le spectacle de leur sacrifice, avec une sombre volupté nous communions dans la réprobation.
Nos bombes assurent la répétition de leurs attentats.
Et ainsi de suite.
Dans une escalade insensée.
Car dieu est mort et que ces sacrifices sont vains désormais, incapables de contenir la violence.

Lucile

@Garry Gaspary
"Je sens la guerre civile monter en France, et cette guerre civile, je n'en veux pas"

Au moins là-dessus nous sommes entièrement d'accord.
Mais là où je ne vous suis pas, c'est quand vous dites que sans ces attentats, beaucoup de gens ne considèreraient pas les musulmans comme des égaux.
Pour deux raisons :

1) Le fait que les gens soient chrétiens, juifs, musulmans ou agnostiques n'a pas à intervenir dans l'égalité des citoyens en France, constitutionnellement. Pour réclamer l'égalité en droit, personne n'a à mettre en avant son appartenance religieuse quelle qu'elle soit. Et justement, faire prévaloir la religion sur l'appartenance à la cité, c'est s'exposer à ne pas être traité en égal. C'est cela même qui engendre les guerres de religion.

2) Le terrorisme n'est jamais, en aucun cas, moralement justifié. De plus, non seulement il ne résout rien, mais il ne sert qu'à envenimer les choses. Il ne changera pas les mentalités, au contraire ; maintenant quand on voit un Arabe barbu dans un aéroport, dans une rame de métro ou dans l'Eurostar, on se pose des questions inconfortables. Les Arabes, non terroristes pour la plupart, savent qu'ils suscitent cette crainte, ils ne savent pas où se mettre, certains font tout pour montrer qu'ils ne sont pas malintentionnés, ils en sont réduits à faire des sourires et à en glaner pour calmer la tension des gens que leur seule présence terrorise - pas par racisme, simplement par association. C'est tout ce que les terroristes auront gagné alors que vous les dites attachés à faire reculer la discrimination. Ils ne veulent pas l'égalité, ils veulent la suprématie, tout comme le Ku Klux Klan, et ils suscitent sciemment l'engrenage de la violence. Ce n'est pas aider les Français musulmans qui veulent vivre en paix dans une France en paix, que de trouver grâce au terrorisme.

sylvain

@Garry Gaspary | 26 mars 2016 à 10:12

Bravo Gaspy pour avoir répondu aussi vite à mon appel, vous voyez les gars comme il est obéissant mon chienchien, qu'est-ce que je vous disais !
Nonosse susucre : kss kss !

Garry Gaspary

@ Achille
Tiens c'est nouveau la pub en bas de votre billet.

Ainsi, d'après vous, affirmer que le seul amour auquel peut mener le message du Christ est celui de l'argent, c'est ne rien y comprendre ?

De même, d'après vous, affirmer que les gens comme vous sont des beaufs totalement abrutis, c'est une insulte, et non le simple constat d'une réalité ?

@ Lucile

Ceux qui se sont pâmés devant la force brutale sont les députés français - c'est-à-dire des représentants de la nation, des individus qui sont censés parler en votre nom et en mon nom - qui ont fait le voyage en Syrie pour poser devant les photographes main dans la main avec Bachar el-Assad, la sienne étant encore rouge du sang des massacres de sa population, et ceci bien avant que les attentats signés Daech ne frappent en Europe. Ces gens-là n'ont même pas été inquiétés, et sont encore députés alors qu'ils ont tout simplement trahi leur pays dont la politique consistait alors à tout faire pour mettre un terme au régime syrien.

Voilà ce qu'est l'action réelle de l'Eglise et de la christianisation qui en découle : ceux qui aujourd'hui refusent de collaborer avec la chancelière Merkel parce qu'elle propose l'accueil par l'Europe des réfugiés syriens, irakiens, soudanais, etc. sont les fils de ceux qui n'ont pas hésité hier à collaborer avec le chancelier Hitler lorsque celui-ci massacrait les Juifs d'Europe. Cela ne vous parle pas ? Cela ne vous dit rien ? Vous pensez vraiment que sans ces attentats, les Bilger, Marchenoir, Trekker, Achille et j'arrête là parce qu'il faudrait en fait citer 90 % de ceux qui fréquentent ce blog, seraient aujourd'hui en train de vous expliquer que les Français musulmans sont nos égaux, qu'il n'y a aucun problème pour une femme à être voilée tant qu'elle n'impose pas le voile aux autres, qu'il n'y a aucun problème à ne pas serrer la main d'une femme tant qu'on ne sort pas de la première des politesses qui est de la saluer, que les islamophobes sont tous des crétins décérébrés ? Moi, j'ai l'histoire comme appui pour affirmer que sans ces attentats, ces gens-là seraient en train de nous pondre des affaires Mohamed Dreyfus ou des Protocoles des Imams de La Mecque à longueur de journée.

J'ai un gros problème, Lucile : je sens la guerre civile monter en France, et cette guerre civile, je n'en veux pas. Parce qu'elle va m'obliger à choisir parmi deux camps qui ne sont définitivement pas les miens.

Car Daech et les beaufs christianisés n'ont qu'un seul but : la fin de la République.

Xavier NEBOUT

@Trekker

Daech est la définition de l'état islamique d'Irak et de Syrie, à ne pas confondre avec le califat.

D'autre part, il n'y a pas de nation sans religion commune, et pas d'Etat sans nation. Il n'y a que les Occidentaux pour ne pas le savoir.

Franck Boizard

Ce fil de commentaires s'égare dans le n'importe quoi.

Comme l'a pointé Xavier Nebout dans son style inimitable, le problème est spirituel.

Les problèmes de l'esprit et du Salut ont des impacts concrets (rapport à la mort - pour reprendre le thème de ce billet : au suicide, à la peine de mort, à l'euthanasie, à l'avortement etc.). Psychologiser un problème spirituel, traiter la religion comme une maladie mentale, est une fuite, une grande lâcheté, typiquement occidentales.

Deux liens intéressants :

https://www.eecho.fr/bruxelles-l-echo-du-jihad/

https://m.youtube.com/watch?v=7ZWWyXrBK_E

Exilé

Il me semble cependant que la lumière sur cette interrogation : pourquoi leur mort contre tant d'autres ?, est essentielle. En tout cas elle fait partie de la solution qui un jour nous permettra de réduire à son plus bas niveau le terrorisme parce qu'on aura compris comment il naît et se développe dans les têtes.

La réponse est pourtant simple, terriblement simple, elle est connue depuis longtemps par ceux qui connaissent, sur un plan religieux, historique, politique, psychologique, social etc. la véritable nature de l'islam tel qu'il est depuis les origines et non pas tel qu'il nous est présenté par les idiots utiles du monde politico-médiatique reprenant sans discernement les discours de loups déguisés en agneaux pour nous tromper.

Tous ceux qui connaissent l'islam, inquiets devant la vague d'immigration en provenance de pays musulmans (et ce n'est qu'un début, la vague turque est annoncée), ne pouvaient que craindre depuis une cinquantaine d'années l'occurrence des drames que nous savons, sinon dans le détail de leur déroulement du moins dans leur probabilité et dans leur gravité.
Charles Maurras qui - quoi que l'on puisse penser de lui - s'est montré un grand visionnaire, en avait eu l'intution dès 1926 lors de l'inauguration de la Grande Mosquée de Paris :
https://www.delitdimages.org/inauguration-de-la-grande-mosquee-de-paris/

Tout est annoncé, tout est écrit, tout s'est déjà produit, tout se produit encore partout de nos jours selon un schéma identique, il suffit pour comprendre de ne plus pratiquer d'aveuglement volontaire pour se rassurer de façon illusoire, car la politique de l'autruche n'écartera en rien le danger.

Enfin, il faudra bien aussi qu'un jour ou l'autre nous dénoncions les premiers responsables de ces malheurs, à savoir les hommes politique qui ont joué avec le feu, en ignorant volontaitrement les avertissements des lanceurs d'alerte.

sylvain

@ Garry Gaspary |e 25 mars 2016 à 09:27
"Vos commentaires abscons et délirants ne méritent pas qu’on s’y attarde, car ce serait vous faire un honneur immérité."
Rédigé par : Trekker | 25 mars 2016 à 18:20

Ben alors pourquoi lui faites-vous l'honneur immérité de vous attarder à lui répondre ? J'adore tous ces anti Gaspy qui viennent nous dire qu'ils ne le liront pas, qu'ils ne lui répondront pas et qui viennent quand même lui dire qu'ils ne répondront pas à ce qu'ils ont lu ; y aurait-y pas comme un schilimilik ??
Je me le réserve mon petit Gaspy, il est à moi !! Kss kss ! chrétien christianisme chrétin beauf FNiste christianisé, kss kss !"

Frank THOMAS

@scoubab00

Je dois dire que le ton de votre dernier commentaire me convient davantage que celui-ci :

"Toujours cette théâtralité propre aux pieds-noirs. Les asiates et européens d'Indochine ont eu le déracinement plus discret."

Cette assignation aux prétendus comportements communs et réflexes intellectuels d'une communauté me semble d'une grande indigence.
Pour ne pas être désagréable, je ne dirai rien du parallèle plus que risqué entre l'Algérie et l'Indochine ni de la "théâtralité" des Français d'Algérie.

Achille

@ Tipaza | 25 mars 2016 à 13:26

Article intéressant sur les fameux experts en terrorisme que l’on voit rappliquer à chaque attentat sur les plateaux TV et notamment à C dans l’air.

Manifestement le terrorisme ce n’est pas ceux qui en parlent le mieux qui en savent le plus.

Mais sur ce blog nous avons déjà nos experts autoproclamés qui les valent bien ! :-)

https://tvmag.lefigaro.fr/le-scan-tele/actu-tele/2016/03/24/28001-20160324ARTFIG00296-les-experts-en-terrorisme-de-dangereux-imposteurs.php?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Twitter&link_time=1458933171#xtor=AL-155-[facebook]

Véronique Raffeneau

"Les El Bakraoui étaient connus des services de police pour grand banditisme. Rien qui dans leur personnalité les rendait donc aptes au sacrifice suprême, à la désertion délibérée de l'existence, de ses facilités et de ses tentations."

Ce qui me frappe ce sont les connexions innombrables, insaisissables, entre délinquance, petite délinquance, grand banditisme et terrorisme.

Mon incompréhension porte sur ces réseaux qui ont permis de protéger Salah Abdeslam quatre mois durant des recherches effectuées depuis le 13 novembre par les polices françaises et belges.

Il y a cette spirale ahurissante, cet abîme de mort et de terreur qui semble imbiber au plus profond et aspirer le cœur d'un tissu social, d'un quartier.

Je partage l'ensemble de vos interrogations.

Je voudrais juste ajouter qu'il est urgent de s'interroger au sujet de ces fraternités démentes, ce partage monstrueux du pire et de l'horreur innommables qui s’inscrit dans un quotidien.

Herman Kerhost

Ces "terroristes" savent très bien que s'ils veulent venir tuer dans nos rues ils se feront immanquablement ou presque liquider par nos forces de l'ordre, pourquoi donc ne pas utiliser cette faiblesse pour en faire une force ?
Le "kamikaze" porteur de bombe aura-t-il au-moins réussi à tuer quelques dizaines de personnes, sans les risques encourus dans une guerre normale de se faire tuer le premier ou échouer comme dans le Thalys venant d'Amsterdam (le terroriste était-il monté dans le train à Bruxelles ? centre de l'Europe ET du terrorisme islamique*...)
Bref, mourir pour une idée ? Pas si sûr...

*Ou du guerrier islamique, Robert Marchenoir n'ayant pas tort de nous rappeler nos chochotteries de paisibles citoyens du monde...

Savonarole

Chère Mary, voyez ce site

https://www.chapellenotredamedelamedaillemiraculeuse.com/

Quand je passe à Paris j'y vais, c'est un monde à part, on y croise des Africains, des Viets, des Arabes, des Guatémaltèques, une communion universelle.
On y mesure alors les pets de lapin de Garry Gaspary qui semble être devenu le gourou des crétins de ce blog.

Jean le Cauchois

Cher PB,

En rédigeant ce texte, vous n'auriez pas imaginé que le 89ème commentaire se résumerait à la recherche d'une adresse à Barcelone, jusqu'ici tenue secrète par un socio du prie-Dieu : je regarderai différemment les messieurs âgés agenouillés, ne les croyant plus à la recherche du pardon mais louchant vers une vision plus inspiratrice d'éternel. J'avoue que l'observation initiale de Savonarole m'a bien détendu, après avoir lu, pour essayer de comprendre, le journal El Watan et un article sur le site Oumma "Les Monstres de Daesh et les apprentis-sorciers de l'Empire" de Mohamed Tahar Bensaada. J'en ai conclu personnellement que rien ne sera plus comme avant, comme toujours, pour chacun, à toutes les époques, mais que tant qu'il y aura encore des allumettes suédoises, il y aura un Savonarole pour se consumer.

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