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24 février 2017

Commentaires

caroff

@ alain RAY
"Ceux qui ont eu la chance d'entendre sur France Inter ce matin entre 8h et 9 h le débat entre J.Y. Le Borgne et A. Garapon auront pu constater que vous n'exagérez pas : J.Y Le Borgne est décidément un type bien, à la pensée haute et claire.
On pourrait ajouter qu'il n'abuse pas de son intelligence... A 8h45, tout autre que lui serait "allé au clash" avec ce magistrat qui venait d'avouer... sur la radio du service public... que le Parquet National Financier avait été créé spécialement pour s'occuper des personnalités politiques !"

Je n'en ai pas cru mes oreilles : l'aveu en "direct live" de Garapon valait son pesant de cacahuètes !!
Jean-Yves Le Borgne que j'ai croisé au lycée Buffon... il y a bien longtemps...

alain RAY

Ceux qui ont eu la chance d'entendre sur France Inter ce matin entre 8h et 9 h le débat entre J.Y. Le Borgne et A. Garapon auront pu constater que vous n'exagérez pas : J.Y Le Borgne est décidément un type bien, à la pensée haute et claire.
On pourrait ajouter qu'il n'abuse pas de son intelligence... A 8h45, tout autre que lui serait "allé au clash" avec ce magistrat qui venait d'avouer... sur la radio du service public... que le Parquet National Financier avait été créé spécialement pour s'occuper des personnalités politiques !

Si l'on se rappelle l'article du Figaro (vers octobre 2015) qui annonçait la nomination d'une personne proche du pouvoir pour chapeauter le PNF, ils auront bonne mine ces magistrats quand les médias diront dans quelques mois qu'ils sont responsables de l'élection de M. Macron et des troubles qui suivront. Ce sera une affaire d'une autre gravité que l'"affaire Fillon". Ces juges qui se disent représenter le peuple et qui traînent dans la boue les autres populistes, c'est affligeant...
Tant que le peuple ne parlera pas directement, que de bêtises ne dira-t-on pas en son nom.

D'ailleurs, certains juges ne se cachent plus derrière le peuple : ils prononcent des jugements portant la mention "AU NOM DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE" donc de son président, de son gouvernement, de son administration, etc. Et personne ne dit rien contre ce coup d'Etat...

Garry Gaspary

@ stephane

Si nous sommes donc d'accord pour affirmer que si c'étaient bien les Noirs que les jeunes camarades de P. Bilger traitaient de Bamboula, son tweet est alors infect, nous pouvons effectivement couper court.

Car cela reviendrait, pour reprendre votre comparaison, à affirmer que seuls, disons, les enfants élevés uniquement par leur mère étaient "affectueusement" traités à votre époque de f. de p., ce qui, vous me le confirmerez, n'était sans doute pas le cas.

@ Solon

Le monde où l'on a tenté de se débarrasser des Juifs, parce qu'ils formaient le gros de l'élite des nations de l'époque, en les parquant puis en les exterminant dans des camps n'avait rien d'un monde déchristianisé, au contraire, c'était la quintessence de la christianisation.

Mais vous n'avez pas répondu à la question de l'être : doit-on vraiment supprimer tous les magistrats comme nous le propose en creux P. Bilger et tous les professeurs comme nous le propose en creux Frank THOMAS pour les remplacer par des flics ? Ou est-ce qu'un magistrat ou un professeur qui se comporte comme un flic n'a de ce fait absolument plus rien à voir avec un magistrat ou un professeur ?

Autre question en corollaire : les syndicats enseignants ont-ils prévu un Mur des cons ?

Solon

@Garry Gaspary
"...construire le meilleur des mondes avec plein de camps de concentration..."

Déjà fait : ça s'appelle un monde déchristianisé...

stephane

@Garry Gaspary

Pas les noirs, certains de ses camarades. C'était même peut-être admiratif au moment des douches mais ne tordons pas le débat et coupons court.
A mon époque, c'était plutôt Fils de P. et des excuses il en faudrait par livres entiers, d'ailleurs même Domenech avec Anelka n'a pas considéré cela comme affectueux, c'est dire.

Xavier NEBOUT

@Frank Thomas

Excusez-moi, j'ai dû vous confondre avec un autre Tomas...

Garry Gaspary

@ Frank THOMAS

En gros, vous nous dites que pour éviter le Mur des cons au jeune P. Bilger qui lors de ses années de collège entendait ses jeunes camarades traiter parfois les noirs de Bamboula, vous lui aurez promis le bagne. Un peu dur, je trouve.

Etre ou ne pas être magistrat...

Etre ou ne pas être professeur...

Des questions bien embarrassantes alors que nous pourrions simplement tous être des flics et ainsi construire ensemble le meilleur des mondes avec plein de camps de concentration dedans.

Frank THOMAS

@ Xavier NEBOUT
"Vous avez raison en tous points, et je suis heureux pour vous de vous voir débarrassé des idéaux dits de gauche."

Permettez-moi de ne retenir que la première partie de votre phrase, non parce qu'elle formule un compliment, mais parce qu'elle est vraie.
Quant à la seconde, je me demande d'où vous tirez que j'aie jamais eu des "idéaux de gauche". Ce serait le cas que je n'en concevrais aucune honte, bien sûr. Mais il se trouve que je me suis toujours tenu à distance des idéologies, quelles qu'elles fussent, tant comme élu, durant 25 ans, que comme simple citoyen.
Je me considère seulement comme un Français, un Européen, un citoyen du monde, aussi étranger que possible aux petites nuances partisanes dont l'inanité, aujourd'hui plus encore que jamais, n'est plus à démontrer.
Méfiez-vous donc des conclusions hâtives.

Claude Luçon

@ Michel Deluré | 25 février 2017 à 16:23

Je vote depuis 1948, comme vous jamais je n'ai connu quelque chose de semblable.
Surtout que l'on se serve de l'épouse pour attaquer le candidat.
La théorie du genre fait ses ravages !
La chose ne semble pas unique à la France, l'épouse de Trump a eu droit à quelques remarques pour le moins grossières pendant la campagne et encore plus maintenant.
L'étonnant est que les féministes ne disent rien.
Ou peut-être qu'il y a des femmes qui sont moins égales que d'autres dirait Orwell.

Mary Preud'homme (le monde à l'envers !)

@Frank THOMAS | 25 février 2017 à 09:48

Merci pour votre témoignage. Il est vrai que se plaindre d'un voyou (à plus forte raison d'apparence étrangère) demande aujourd'hui de la part de l'enseignant un véritable courage, sinon une témérité qui peut lui valoir d'être soupçonné (en retour) de toutes sortes de préjugés et mauvaises intentions à connotations racistes.
En quelque sorte, c'est le voleur qui crie au voleur et l'opinion gauchiste (amplifiée par les médias) qui suit avec gourmandise et condamne sans procès l'outragé ! Difficile dans ces conditions d'asseoir ou restaurer un semblant d'autorité !
Et comme l'avait si bien prédit Platon dans une formule restée célèbre, "c'est alors le début de la tyrannie".

Michel Deluré

@ Claude Luçon 25/07 14:09

Je pense que, depuis plusieurs billets, nombreux sont ceux qui se sont indignés à juste raison de la manière dont est plus spécialement traité F. Fillon dans cette campagne. E. Macron, d'après ce que j'ai cru entendre, s'en est d'ailleurs lui-même indigné !

Je n'ai point souvenir que depuis 1965 un candidat à l'élection présidentielle ait subi un tel traitement de faveur avec autant d'acharnement.

Et quand on constate que la Justice, qui est l'objet du billet de notre hôte, traite aujourd'hui ce dossier avec tant de diligence, ce qui n'est pas, il faut bien en convenir, dans ses habitudes, voilà qui nous renforce vraiment dans l'idée que cela cache quelque chose.

Claude Luçon

@ boureau | 25 février 2017 à 08:45
@ semtob | 24 février 2017 à 22:56
Puis-je être le troisième à m'indigner avec vous ?

Lu dans Le Figaro :
"Plus une page du dossier Fillon, qui s'étend désormais de 1988 à 2013, n'a échappé à l'action publique" est-il écrit dans l'article.

Juste avant l'élection présidentielle on décide d'aller piocher dans le passé des Fillon sur 25 années ?! 25 années !!
Pourquoi ne pas l'avoir fait avant, quand il était député, puis ministre, puis Premier ministre ?
On se moque de nous ! On nous prend pour des idiots !
Il faut à tout prix entretenir le doute chez les citoyens car, très probablement, il n'y a rien d'illégal dans le dossier.

On nous refait le coup de l'affaire Bettencourt, le Canard ayant pris le relais de Mediapart, sauf que la vieille dame dans ce cas est la France qui, contrairement à Madame Bettencourt, est complètement fauchée.

Autour des années cinquante, la France était déjà fauchée au point de ne pouvoir payer les soldes des officiers des forces armées et les salaires de ses diplomates à l'étranger. L'ambassade de France à Washington avait dû emprunter de l'argent au gouvernement américain pour payer son personnel. Ailleurs, les expatriés français du secteur privé prêtaient de l'argent et leur voiture à leurs consuls pour qu'ils survivent en attendant leurs sous, et pour ne pas avoir honte de notre gouvernement.
Nous y arriverons de nouveau d'autant plus vite que nos juges semblent impatients de dépenser l'argent du contribuable pour leur plaisir personnel : crucifier une famille française catholique de droite.
Ce n'est plus de la justice, c'est du sadisme.

Si nous devons à toute force être de nouveau sans le sou, soixante ans après, là où nous emmène encore la gauche, on aimerait qu'ils dépensent le peu d'argent qu'il nous reste à chasser les djihadistes qui nous coûtent bien plus cher que les Fillon.

Il est facile d'imaginer ce que dirait Trump si notre ambassadeur devait lui emprunter des sous pour ses fins de mois, il est vrai qu'il pourrait aussi aller taper son collègue allemand, il est riche maintenant, pas comme en 1950/55.

Jabiru

Quand je lis, aujourd'hui encore, que les juges s'acharnent sur le candidat Fillon, il me semble que l'on se trompe de cible. Ce ne sont pas les juges qui s'acharnent, les juges eux, n'instruisent que les dossiers qui leur sont confiés et qu'ils doivent traiter dans le respect des procédures. L'acharnement dont il est question n'est manifestement que la volonté du pouvoir politique pour arriver à ses fins. Quoi qu'il en soit, si par extraordinaire F.Fillon était élu on en reparlera dans cinq ou six ans compte tenu de l'immunité du chef de l'Etat pendant son mandat. Sinon il devra rendre des comptes dès qu'il ne sera plus protégé par une immunité parlementaire.

Claude Luçon

@ Frank THOMAS | 25 février 2017 à 09:48
"La France connaît à son tour la terreur continue que l'Algérie a connue il y a soixante ans."

Il est clair que nous n'avons plus en France le sens de l'autorité, ce que les minorités ont parfaitement compris car d'où qu'elles viennent ces minorités n'ont connu que la dictature ou le chaos.
Vous auriez pu rajouter quelque chose qu'on oublie ou occulte en France à propos de l'Algérie, elle aussi a connu la terreur chez elle il y a 25 ans avec une centaine de milliers de morts sinon plus et pourtant nous n'y étions plus mais avons même dû leur donner un coup de main, plus discret que celui donné au Mali pour la même raison plus récemment, pour se débarrasser de ce fléau qui nous ronge.

Duvent a bien choisi son pseudonyme car c'est souvent ce qu'il nous souffle.
Il ne sait pas ce qu'est le courage ! Des fois il en faut pour chasser les mouches ! Des gens risquent leur santé pour chasser les mouches tsé-tsé en Afrique. Mais peut-être y a-t-il vécu et quelques mouches tsé-tsé l'ont piqué, ce qui explique pourquoi il veut que vous alliez régler ce problème là.

Vous avez raison il faut impérativement ramasser tout ce ramassis de pseudo-musulmans quitte à heurter quelques âmes trop sensibles.
La solution ?
Peut-être une prison en forme de zoo avec le pedigree de chaque individu affiché sur la grille de sa cage pour les plus violents, les étudiants en droit pourront aller étudier leurs cas pour leurs thèses de fin d'année en observant le comportement de l'animal.
Pour les moins violents les confier à toutes ces bonnes âmes sensibles, qu'ils les logent et se chargent de leur surveillance chez eux, bien sûr l'Etat leur payant une pension pour l'entretien de chaque délinquant.
Les bonnes âmes enfin au service de la nation.
Des prisons à la carte en somme.
Pour les plus jeunes à l'école, retourner aux bonnes vieilles méthodes de nos instits d'avant-guerre, seulement les douces : cent lignes du genre "les djihadistes sont des imbéciles et des barbares" et finir avec un bonnet d'âne ou une chéchia dans un coin de la classe.

Exilé

Changer la Justice

Mais n'y a-t-il pas autre chose à faire avant ?

Suffirait-il par exemple d'affirmer qu'il faudrait changer la Justice en Corée du Nord pour que la vie devienne supportable dans ce pays ?

Un régime mauvais fondé par des gens pas très recommandables et reposant sur des bases contestables (euphémisme) peut-il prétendre rendre une bonne justice ?

Choubidou75

Dans certaines affaires les avocats se heurtent à un mur inébranlable parce qu'il y a des gens ou bien des intérêts à protéger.

Par exemple on vient d'apprendre que trente-sept ans après les faits, les documents secret défense sur la mort de Robert Boulin pourraient être bientôt déclassifiés !

Par exemple cette affaire sabotée par des magistrats agissant en bande organisée pour préserver le rapprochement de deux journaux tendance PS, bien connus ; que faut-il faire pour enfin aboutir ?

Alors pour changer la justice et tout simplement la faire avancer, on pourrait attendre des avocats qu'au lieu d'agir seul, ou qu'au lieu de s'écraser, ils se mobilisent tous ensemble, qu'ils prennent d'assaut les tribunaux et qu'ils fassent un tel barouf qu'à la fin le mur finisse par s'ébranler.

Il s'agit d'appliquer tout simplement le code de déontologie des avocats européens : "L’avocat défend son client avec conscience et sans crainte, sans tenir compte de ses propres intérêts ni de quelque conséquence que ce soit pour lui-même ou toute autre personne."

Demandons au barreau de lancer l'opération #AvocatDebout !

Michel Deluré

Changer la Justice ? Belle ambition, mais n'est-ce point un combat sans fin ? La Justice est faite et rendue par l'homme et ne peut donc être qu'à son image, c'est-à-dire imparfaite, car chacun porte en soi cette imperfection.
Comme l'écrit le philosophe, "heureux les affamés de Justice, qui ne seront jamais rassasiés".

duvent

@semtob

Que de questions... Peut-être pourriez-vous considérer que certains comportements conduisent à certains résultats !

@ Frank Thomas

Quelle analyse !! Vous devriez diriger les mouches...

Xavier NEBOUT

@Frank Thomas

Vous avez raison en tous points, et je suis heureux pour vous de vous voir débarrassé des idéaux dits de gauche. Il ne vous reste plus qu'à en tirer les conséquences en militant pour le FN.

Pour ma part, je me situe au stade au-dessus en posant la question du sens de la vie autrement que pour le salut de son âme dans le cadre du retour aux bagnes.
Soit le repentir est possible et la faute est pardonnable, soit il ne l'est pas et la vie ne peut sombrer que dans une aspiration à la délivrance par la mort.
Comment demander à un père, comme à soi-même, de pardonner le meurtre de son fils ? Comment demander à un enfant le pardon de l'avoir violé ?
De même que la mise en maison de correction serait salutaire pour les voyous qui conduisent des enseignants au suicide, la peine de mort le serait pour les crimes impardonnables - les crimes contre l'Esprit.

Par contre et à coup sûr, quelques années de bagne feraient le plus grand bien à ceux qui vous ont désavoué face aux voyous.

Frank THOMAS

"La mise à l'écart sur une île - qui remplacerait la rétention de sûreté pour les êtres irrécupérables - ne s'accomplira jamais."

Dommage !
Ceux - et ils n'appartenaient pas tous au Front National, tels M. Guérin, maire communiste de Vénissieux dans le Rhône - qui mettaient en garde contre la vague noire de la violence étaient et sont encore traités de racistes et de populistes. Comme si le vrai populisme n'était pas au contraire de vouloir à toute force justifier, excuser et même refuser d'admettre les crimes commis par les membres d'une même communauté.

Systématiquement, certains esprits, au nom d'une conception dévoyée et perverse de la démocratie, refusaient et refusent encore de donner à cette dérive fascisante un nom et un visage.
Sous le prétexte, d'ailleurs fondé, que les ressortissants français d'origine maghrébine et de culte musulman ne sont pas tous des terroristes en puissance, et au nom d'une idéologie stupidement irénique, on a refusé de sévir quand il en était temps contre tous ces voyous qui pourrissaient la vie de nos concitoyens les plus défavorisés et installaient peu à peu dans nos villes et dans nos campagnes un régime d'omerta, de terreur et de complicité forcée.

Moi-même, comme professeur, j'ai à maintes reprises eu à me heurter à l'apathie absolue des autorités de l'Education nationale qui refusaient de "stigmatiser" et de sévir. Pire : il m'est arrivé d'avoir à me justifier devant tel proviseur du lycée de la petite ville où j'enseignais pour avoir porté plainte contre un jeune voyou insultant et violent. Loin d'aller dans mon sens, on me mettait en position d'accusé et peu s'en fallait qu'on ne me traitât de raciste pour avoir voulu faire sanctionner un jeune qui s'était mal comporté de façon provocatrice, menaçante et grossière.
Par exemple, rares, très rares étaient les collègues qui osaient protester et faire taire les élèves, filles et garçons, qui s'invectivaient en hurlant dans la cour et dans les couloirs des "fils de pute", "pédé", "sale juif". Lorsque je le faisais, jamais l'administration ne marquait la moindre solidarité, quand elle ne faisait pas montre, au contraire, d'une désapprobation à la fois démagogique et dangereuse.

Nous payons le prix de toutes ces années d'aveuglement et de lâcheté.

La France, complexée par son passé colonial en Afrique du Nord (qui aurait pourtant dû l'instruire sur la montée du terrorisme et sur ses méthodes d'intimidation), est comme tétanisée par ce qui lui arrive.

Les terroristes sanguinaires que nous avons nourris dans notre sein nous font de plus en plus mal. Et nos réponses tardives, molles et inadaptées sont autant de triomphes pour eux.
Ils hurlent de rire devant ces images de télévision où un peuple apeuré vient dire son angoisse et, au sortir de "cellule de soutien psychologique", pleure à chaudes larmes en déposant fleurs et bougies sur les lieux du dernier crime.

Ce qui s'est passé à Magnanville - ce double meurtre de policiers à leur domicile sous les yeux d'un petit enfant - est une étape supplémentaire dans la montée de la terreur.
Le meurtrier est un délinquant répertorié dans les fichiers ; il a effectué un temps de prison, il est connu pour s'être radicalisé, et il va librement par les rues de son quartier !
Dorénavant on n'est plus en sécurité dans les stades, les clubs privés, les salles de concert, les églises, les synagogues, les écoles et, à présent, chez soi. La France connaît à son tour la terreur continue que l'Algérie a connue il y a soixante ans. Mais cette fois elle n'a pas la solution d'abandonner son territoire...
Et comme il n'est pas possible de demander plus à nos forces de l'ordre et qu'il est hors de question de vivre dans un régime policier en perpétuel état de siège, il faut impérativement mettre hors d'état de nuire les 3600 islamistes radicaux répertoriés et fichés S par nos services de renseignement avant que leur nombre ne double ou ne décuple. Car nous n'en sommes qu'au commencement.
On n'a pas assez de places en prison et les aurait-on, il n'est certainement pas souhaitable que ces fanatiques viennent y pourrir les détenus de droit commun.
Personne ne souhaite non plus un grand camp de détention à la Guantanamo qui serait un remède plus dangereux que le mal.

Pour ma part, je ne vois que l'exil lointain pour ces assassins irrécupérables, dans un endroit peu ou pas gardé - sauf par les requins -, toute fuite en étant impossible, et si éloigné qu'aucun contact avec le monde extérieur ne soit envisageable. Il s'agirait d'une mise à mort civile, d'un bannissement à vie qui ôterait à ceux qui en seraient frappés la joie d'être des martyrs et de faire la une des journaux, des télévisions et des réseaux sociaux. Edgar Faure répétait souvent "Clipperton !"
Pensez-y.

boureau

@semtob

Comment ne pas être d'accord avec vous ?

Après l'information judiciaire d'hier vendredi, il fallait entendre les médias annoncer en se pourléchant les babines que les trois juges nommés allaient 's'emparer' du dossier dès lundi. C'est à croire que ces trois juges n'avaient rien d'autre à faire !

Cordialement

calamity jane

Achille et les clients prestigieux de Maître J.-Y. Le Borgne... no comment !

Patrice Charoulet

@Françoise et Karell Semtob

Je découvre avec un grand plaisir votre prose. On ne saurait mieux dire. Quelle lucidité ! Quelle indépendance d'esprit ! C'est très rafraîchissant. Cela nous change un peu des kilomètres de moutonnerie dont nous sommes gratifiés depuis un mois.

semtob

Cher Philippe,

Pauvre justice en plein déni de démocratie !
Honte sur cet acharnement sadique et hollandesque.
Ce n'est plus une élection démocratique, c'est un premier ministre dans l'arène des juges rouges et fachos.
Les petits pois tirent à boulets rouges grâce aux médias et aux journaux qui craignent de perdre leur subvention.
Nous espérons que le livre évoqué indique comment rayer la profession des juges d'instruction qui ne peuvent absolument pas être à charge et à décharge dans une enquête politique. Qu'il reste une aberration de ce genre dans le système juridique n'est pas crédible !
Comment peut-on les avoir nommés pendant la campagne ? A la courte paille ? Avec une stratégie politique viciée ? Pour cacher les boulettes de la chouette Houlette ? Car il ne faut pas être féru de droit pour voir que son travail est entaché de totale illégalité, d'entier parti pris, que son dossier qui la fait mousser est vide, totalement vide. Que cela ne peut déboucher sur rien et que le seul but de cette machination débile est de salir et d'essayer de gagner de manière déloyale une élection présidentielle. Mais qu'avaient donc prévu ces hors la loi dans le cas où Juppé se serait présenté ? Un vieux truc sous le coude, une rumeur de basse zone ?

Quel est l'idiot qui peut supposer qu'une femme de politique n'accompagne pas son époux dans sa carrière publique ? Jusqu'à quand peut durer cette triste investigation ? Quel malin plaisir se cache derrière ces tractations malsaines ?
Parce que faire travailler des magistrats et des policiers à la suite d'investigations truffées d'irrégularités, dans le total mépris de la séparation des pouvoirs avec violation du secret de l'instruction, cela n'est que pour salir un individu, pour persécuter une famille et cela n'honore pas la justice, ni la police qui a beaucoup à faire en cette période de risque d'attentats, de guérilla urbaine, de montée de racisme, de montée de chômage.
Pauvre France !
françoise et karell Semtob

Ralebol

La justice étant aveugle il est normal que le Borgne veuille nous éclairer, mais ce ne sont que des paroles qui s'adressent à des sourds castrés.

Voyez tous ces génies que nous avons dans ce pays en déconfiture... Macron par exemple, quel X à la puissance zéro... Après Dupont Lajoie, voilà la nouvelle cuvée de l'organisation tricéphale et mafieuse qui gère notre pays.

Claude Luçon

@ Marc GHINSBERG | 24 février 2017 à 15:09

"Aussi je préfère me taire", après 13 lignes d'avoir pu parler.
Marc Ghinsberg, ou de l'art de se taire tout en écrivant !

stephane

Je ne vois pas le mot Taubira dans ce billet, ou alors il y est et je suis aveugle.

calamity jane

Changer la Justice ?! par Jean-Yves Le Borgne.
Mon intention n'était pas ironique... Si ?!

Marc GHINSBERG

Je n’ai rien de particulier à dire sur le billet de Philippe Bilger, mais j’aurais pu estimer nécessaire de le faire savoir.
Je ne suis pas compétent en matière judiciaire, mais j’aurais pu en conclure que j’étais qualifié pour en parler.
J’aurais pu intituler mon commentaire : « Au royaume des aveugles… », mais c’eut été céder à la facilité.
J’aurais pu parler de la présomption d'innocence, celle des policiers, celle de Nicolas Sarkozy, mais j’aurais été désagréable avec Philippe Bilger.
J’aurai pu évoquer la petite polémique entre Christiane Taubira et Emmanuel Macron concernant la loi sur le mariage pour tous et les humiliations des uns et des autres, mais j’aurais provoqué l’ire de l’admirateur inavoué de l’ancienne garde des Sceaux.
J’aurai pu m’étonner que Marine Le Pen se déclare auto-immune et refuse de se rendre aux convocations de la police, mais je me serais fait traiter d’ennemi compulsif du FN.
Aussi je préfère me taire.

Achille

Bonjour,

Bel éloge, un peu grandiloquent, comme vous seul êtes en mesure de les écrire, Philippe Bilger.

Jean-Yves Le Borgne fait certainement parti du tip top des grands avocats. Il suffit pour cela de regarder la liste des clients prestigieux qu’il a eu à défendre.

J’ai jeté un coup d’œil sur sa fiche Wikipédia. J’ai pu y lire qu’il a été l'un des avocats d'un directeur de cabinet de Jacques Chirac, et à ce titre est parvenu à obtenir le report du procès de ce dernier
Il a été dans l'affaire Bettencourt l'avocat d’Éric Woerth, ainsi que celui de Jean Tiberi et du rappeur Joey Starr.
Vouloir changer la Justice est une noble entreprise surtout quand on observe qu’en France certaines personnalités sont intouchables malgré leur lot de casseroles.

Vaste programme !

duvent

"L'obsession de trouver des modes de traitement des affaires détachés de la judiciarisation, de la culpabilité et de la sanction révèle la propension de ce brillant avocat à imaginer un monde où il n'aurait plus l'angoisse ou l'espérance de perdre ou de gagner une cause."

Évidemment, je n'ai pas lu ce livre... Cependant, cette phrase n'a aucun sens !
Où exactement ce genre de propension est-il censé nous conduire ? Un avocat ataraxique est très mauvais pour le client ! Un avocat littérateur aussi.
Il s'agit ici, du compte rendu d'un homme qui va bientôt quitter le prétoire et à qui, bien sûr, viennent de grandes idées.
Que n'a-t-il fait ce qu'il dit, et que n'a-t-il dit ce qu'il fait ?

Tipaza

N’ayant aucune connaissance du droit, pas plus que de l’institution judiciaire, n’ayant jamais eu affaire à elle, pas même pour des problèmes de dépassement de vitesse limite, je me crois parfaitement habilité à donner mon opinion sur le monde de la justice vu par un qui devient Persan en son pays.

Or donc, je constate que dans un monde qui évolue, où l’impermanence des systèmes politique et économique est la règle par la création de multinationales échappant aux règles de droit locales, le regroupement de pays donnant naissance à des ensembles technocratiques, l’institution judiciaire revendique le droit, non seulement de conserver ses privilèges gagnés de haute lutte mais pas par elle, et qu’elle revendique aussi le droit de juger les fautes et erreurs des autres, revendiquant par la même occasion le droit et le privilège de juger ses propres fautes sans que quiconque puisse les juger.

S’il est vrai que « C'est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser (...) Pour qu'on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir », * qui arrêtera le pouvoir exorbitant des juges, exorbitant parce que sans contre-pouvoir ?

Si les pouvoirs législatif et exécutif sont remis en cause régulièrement par des élections, le pouvoir judiciaire n’est remis en cause que de façon cosmétique, et constitue actuellement l’arme principale de contestation de la volonté populaire, comme on commence à le voir aux USA, depuis l’élection de D. Trump. Et je ne parle pas du tout à la fois subtil et grossier sabotage des campagnes de F. Fillon et Marine Le Pen.
Arme redoutable puisqu’intouchable et inamovible.

Une dérive grave de la séparation des pouvoirs qui nie la démocratie. On me dira que cette dérive est souvent individuelle et n’est pas la règle générale. Peut-être.

Mais revenons alors aux fondamentaux de l’État de droit. En principe la législation qui le fonde est le résultat de la volonté populaire, exprimée lors des élections.

Mais qu’en est-il lorsque cette législation échappe à la volonté populaire et est dictée par des instances de droit extra-nationales comme la Cour de Justice Européenne, et la Cour Européenne des Droits de l’Homme, qui s’imposent au droit national ?

Déni de démocratie évident, même si les représentants des pays ont donné leur aval à cet abandon de souveraineté. Ce qui pose en plus de la question du pouvoir judiciaire celle des limites de la démocratie représentative.

Et j’en resterai sur ces fondamentaux, pertinents ou pas, puisque je suis ignorant de la Justice. Je regrette que ces problèmes ne soient pas abordés avec plus de sérieux dans la campagne électorale, qui se focalise sur ce que l’on peut considérer comme accessoire en oubliant que cet accessoire repose sur un socle de principes largement occultés dans cette campagne.

Espérons que dans les semaines qui viennent, sous l’impulsion des soi-disant extrêmes Mélenchon et Marine Le Pen, ces problèmes soient abordés.

(*) De l’esprit des lois (Montesquieu) évidemment, dont le quasi Persan que je suis ne sait pas s’il reste grand-chose en application...

PS : Je n'ai pas lu le livre de J-Y Le Borgne.
Il aborde peut-être ces sujets et y répond. Ce qui serait une excellente entrée en matière pour la partie du débat sur TF1 réservée à la justice, si elle existe.

Patrice Charoulet

Votre analyse des propositions de Maître Jean-Yves Le Borgne est, à n'en pas douter, faite en connaissance. Je vois mal pourquoi j'aurais l'idée saugrenue de vouloir y ajouter quoi que ce soit.

En revanche, je voudrais signaler une chose, pour ceux qui ne sauraient rien de cet avocat. Vous avez dit que les plaidoiries d'Eric Dupond-Moretti, aux assises, sont indépassables. Vous avez dit que Thierry Lévy, qui vient de nous quitter, avait "la plus belle langue du barreau". Il faut dire que Jean-Yves Le Borgne a la plus belle voix du barreau. On trouvera sur le Net, si l'on ne peut pas se rendre dans les prétoires où il plaide, la preuve de ce que j'avance.
La voix, la belle voix, en éloquence judiciaire, ce n'est pas rien.
En éloquence politique non plus. Il suffit de comparer celle de Georges Pompidou et celle du pauvre Macron, dans leurs discours de meetings.

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  • Formation à l'Institut de la parole
    Renseignements et inscriptions : philippe.bilger@florimont.com
  • L'Institut de la Parole propose des formations dans tous les domaines de l'expression et pour tous, au profane comme au professionnel de la parole publique. L'apprentissage et le perfectionnement s'attachent à l'appréhension psychologique de la personnalité et aux aptitudes techniques à développer. L’Institut de la Parole dispense des formations sur mesure et aussi, dans l’urgence, des formations liées à des interventions ponctuelles, notamment médiatiques. Magistrat honoraire, Philippe Bilger propose également des consultations judiciaires : conseils en stratégie et psychologie judiciaires.

MENTIONS LEGALES

  • Directeur de la publication : Philippe Bilger
    SixApart SA 104, avenue du Président Kennedy 75116 PARIS