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28 février 2017

Commentaires

Régis ANTOINE

En France aussi la méfiance envers les médias gagne du terrain :

Catherine JACOB

@Trekker | 01 mars 2017 à 15:19
« Pour plus sur la prostitution et son passé, vous devriez lire Yves Charpenel qui est actuellement premier avocat général à la Cour de cassation. »

En fait je n’ai aucun intérêt particulier pour le phénomène de prostitution car on ne peut embrasser toutes les causes et celle-ci me paraît fort bien défendue par des gens qui semblent savoir de quoi ils parlent, ce qui ne serait pas mon cas, dont l’auteur que vous me suggérez.
J’ai néanmoins jeté un œil sur sa bibliographie et j’y ai trouvé cet ouvrage L'ordre public judiciaire : La laque et le vernis– 29 avril 2014
dont voici le résumé sur la quatrième de couverture. Je pense qu’il est particulièrement d’actualité, mais je pense aussi que le temps de le commander, l’affaire qui nous préoccupe aura vraisemblablement dépassé toutes les bornes du bon ordre public :

«Au cœur et au gré de l'actualité politique et juridique, les questions posées par le délicat équilibre que notre démocratie doit sans cesse maintenir entre l'indépendance des magistrats judiciaires et les nécessités de l'ordre public sont évidemment récurrentes, manifestement complexes, parfois conflictuelles. Selon les réponses qui y sont apportées le principe de la séparation des pouvoirs voit ses contours se brouiller ou se figer. Loin des caricatures d'un juge soit aux ordres soit rebelle, l'ordre public judiciaire montre les étonnantes capacités d'adaptation de nos institutions et la variété des défis posés à ceux qui les servent. »

fugace

@ Trekker | 01 mars 2017 à 18:43

Complètement d'accord.

Sauf que si la fortune de Poutine est estimée entre 70 et 100 milliards de dollars voire plus, peut-être 200 maintenant, alors que celle de Trump serait près de $4,5 mds USD, auxquels il faut rajouter la fortune d'Ivanka.

Quel est donc le premier cadeau (empoisonné ou non) que fera Trump à Poutine ?
A suivre donc.

boureau

"Trump et les médias : un scandale ou une révolution ?"

Une révolution, cher P. Bilger ! Une révolution ou son début !

Contrairement à ce que vous laissez entendre, Trump ne discrimine pas certains organes de presse. Il instaure un rapport de force. C'est sans doute le premier Président qui ne courbe pas l'échine devant les oukases des médias. En d'autres termes, le combat du pragmatisme contre l'idéologie.

Si vous n'avez pas vécu aux USA ou si vous n'y avez pas séjourné souvent, vous ne pouvez pas imaginer les excès de certains médias américains transnationaux.

Certains journalistes de ces grands médias comme le New York Times, le Washington Post ou CNN, sont - sous des dehors policés - de véritables voyous de l'information.

Le quatrième pouvoir n'a plus la crédibilité d'antan et sa déontologie est devenue un mythe. Voyageant depuis quarante ans aux USA, j'ai pu constater l'évolution de ces médias qui depuis une vingtaine d'années ont quitté le journalisme pour la direction d'opinion. Il ne s'agit plus d'informer mais de donner à penser que c'est l'opinion du journaliste qui doit se substituer au libre arbitre du lecteur.

Mais Internet vient changer toutes les donnes : l'information en direct ! Ce que Trump a compris avant les autres politiques. Son contact direct avec l'américain moyen a complétement squeezé les médias qui n'avaient rien vu venir. Habituellement, les novations américaines mettent dix ans pour traverser l'Atlantique mais Internet change tout !

Nous sommes quasiment dans la même situation en France : certains politiques (Fillon, Le Pen, Mélenchon, Dupont-Aignan) commencent - un petit peu - à se rebeller devant l'arrogance et les manipulations de certains médias. Et c'est tant mieux !

Cette tentative de captation d'opinion au détriment du journalisme se met en place notamment au Journal Le Monde et dans sa nébuleuse. La première tentative s'est faite quand Edwy Plenel était directeur du Monde. La campagne odieuse et mensongère qu'il a menée contre Dominique Baudis a été inique et reste comme une tache de sang sur ce journal dit à tort 'de référence'. D'ailleurs, certains politiques opposés à Dominique Baudis n'ont pas hésité à dire lors de son décès prématuré d'une tumeur au cerveau que les tourments endurés par celui-ci par les accusations sordides et fausses du Monde n'étaient pas étrangères à son décès.

Une prise de conscience ? Oui certainement ! Mais peut-être aussi le début d'une petite révolution pour beaucoup de Français contre un pouvoir usurpé dans bien des cas.

Cordialement.

Trekker

@ fugace | 01 mars 2017 à 17:02
"Il est probable qui si Trump avait pratiqué le judo à haut niveau, comme Poutine, il aurait adopté une attitude plus opportune…"

Tout le problème est que Donald Trump n’a jamais pratiqué le judo à haut niveau - ou même à un niveau moyen - comme Poutine, et qu'il est loin d’être un joueur d’échecs tel ce dernier. Poutine doit attendre avec délectation les négociations qu’il aura avec Trump, car de ce cow-boy matamore il ne fera qu’une bouchée !

Selon le proverbe allemand « pour dîner avec le diable, il faut une fourchette à long manche ».

fugace

@ Robert Marchenoir / 28 février 2017 à 21:20
"On sent bien qu'il ne s'y trouve guère d'affinité avec l'idée que les élus doivent rendre des comptes aux médias, même si ces derniers ne leur sont pas spécialement acquis."

A mon sens, les élus ont D'ABORD des comptes à rendre à la majorité qui les a portés aux postes convoités, mais aussi aux autres qui n'ont pas voté pour eux.
Effectivement si des élus se sentent redevable à tel ou tel média pour les énormes coup de pouce apportés à leur quête, ainsi qu'aux coups répétés et portés à leur adversaire, les médias idéologiques ont encore de beaux jours devant eux.

Il est probable qui si Trump avait pratiqué le judo à haut niveau, comme Poutine, il aurait adopté une attitude plus opportune. En effet, le judo est un véritable sport de défense qui permet d'esquiver une agression, de résister ou si besoin est, de riposter avec efficacité. Ce qui caractérise le judo, c'est bien sa perfection dans le mouvement permettant d'utiliser la force et le déséquilibre de son adversaire.

Tomas

@ Franck Boizard

Ca c'est une definition precise !

J'ai du mal a voir comment la masse informe des opposants a Trump pourrait avoir une strategie bien arretee pour le renverser, mais si vous le dites...

Trekker

@ Catherine JACOB | 01 mars 2017 à 09:02
"Pour le reste, vu les sex workers, autrement dit les « travailleurs et travailleuses du sexe outre-Rhin » je déduis que les points de vue culturels sur la prostitution sont divers. L’article ne dit pas non plus que Grandpa Trump maltraitait ses pensionnaires, ni de quel standing était son établissement…"

Désolé vous faites dans l’anachronisme. Comparer les conditions des actuels sex workers en Allemagne, qui sont loin d’être idylliques, avec celles des pensionnaires des bordels américains de la fin du XIXe siècle, notamment destinés aux chercheurs d’or ce qui semble être le cas de celui de grand-papa Trump ! Une rapide recherche documentaire sur ce sujet, et vous constateriez que les pensionnaires d’alors en ces lieux étaient de véritables esclaves sexuels. Ces bordels n’avaient strictement rien à voir avec ceux parisiens destinés à une clientèle très haut de gamme, tel le Sphinx ou le One two two, dont d’ailleurs on a souvent mythifié les conditions de leurs pensionnaires !

"Ensuite, je constate qu’il n’est pas resté dans cette branche de services…"

Certes mais il n’empêche que le début de sa fortune provient de celle-ci, et c’était un classique - pour les tenanciers les plus intelligents - de se reconvertir après dans une activité plus honorable et moins risquée !

PS : pour plus sur la prostitution et son passé, vous devriez lire Yves Charpenel qui est actuellement premier avocat général à la Cour de cassation.

Catherine JACOB

@Lucile | 01 mars 2017 à 10:53

Tant qu’à faire et après vérification :
En anglais :
Nom commun : trump
(Cartes à jouer) Atout.
(Vulgaire) (Langage enfantin) Pet.
Verbe : trump
(Cartes à jouer) Prendre avec un atout.
(Figuré) Renchérir sur, faire une enchère supérieure, (renchérir sur quelqu’un).
Ex. The move of his competitor trumped his own plans.
(Vulgaire) (Langage enfantin) Péter.
Synonymes : surpass = Surpasser, dépasser (aller au-delà de quelque chose), primer, excéder, dominer, maîtriser, surmonter.
En allemand :
Trumpf
Bedeutungen : Signification
[1] Kartenspiel: Jeu de cartes
[1a] stechende Farbe oder bestimmte, bevorrechtigte Karte : Couleur dominante
[1b] Karte, die sticht, Trumpfkarte : La carte qui prend le dessus est dite. Trumpfkarte
[2] übertragen: etwas, das jemandem einen Vorteil verschafft : conférer : Idée de procurer un avantage à qqn,
Herkunft: Origine :
Die ältere frühneuhochdeutsche Form von Trumpf ist Triumpf. Es ist seit dem 16.Jahrhundert belegt und eine Entlehnung aus dem latenischen triumphus → la mit der besonderen Bedeutung „siegende, stechende Farbe beim Kartenspiel“.
La forme ancienne en nouvel haut allemand de Trumpf est Triumpf. Elle est attestée depuis le 16ème siècle et est issue du latin triumphus → avec le sens particulier de l’atout d’un jeu de cartes
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Schwedisch (Suédois): trumf
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S’agissant de la Trompete, le mot allemand vient du français :
Herkunft (origine) :
« spätmittelhochdeutsch trumbe, trumpe, trum(m)e, belegt seit dem 15. Jahrhundert, entlehnt von altfranzösisch trompette » Attesté depuis le 15ème siècle, vient du vieux français ‘trompette’
Lequel français « trompette » vient lui-même du vieux-francique (langue originelle des Francs saliens éteinte au VIIIe siècle): *trumba comme un certain nombre d’autres vocables, tels ceux-ci. On suppose une origine onomatopéique de la forme en entonnoir.

Claude Luçon

@ Lucile | 01 mars 2017 à 10:53
(En Angleterre "trump" est un vent qui sort d'un cul, ça doit être la même chose en Amérique)

NON !
En Angleterre on a inventé le Bridge (avec un B, le jeu de cartes, pas le pont, avec un b) où l'atout s'appelle "trump", originellement le jeu de la "gentry" anglaise.
Vous confondez "fart", pour pet, et "trump", pour atout.
Bien sûr vous trouverez sûrement un magicien qui réussira, après avoir demandé au public de choisir l'atout, pique par exemple, d'avaler un jeu de 52 cartes et de rejeter cet atout-trump par l'orifice de son arrière-train à une vitesse suffisante pour que les 13 piques fassent du vent comme une éolienne.

Sauf bien entendu si vous fréquentez les bas-fonds de Londres, le cul de Londres en somme, où les cockneys utilisent peut-être trump en référence à trompette.
Au passage cela relierait les cockneys aux Allemands, et justifierait aussi ce qu'a écrit Catherine Jacob. Il n'est toutefois pas conseillé de dire aux cockneys qu'ils sont allemands, si vous avez vécu à Londres vous savez sûrement cela.

Lucile

@ Catherine JACOB | 28 février 2017 à 18:00

Désolée de cette intervention quelque peu nauséabonde, mais le verbe "trump" a un autre sens, que vous êtes trop bien élevée pour signaler :
"Émettre un son de trompette", je vous laisse deviner avec quel orifice (googler : "trump fart"). Cet usage est principalement anglais, et appartient au vocabulaire enfantin ou à l'argot.
https://www.quora.com/What-does-trump-mean-in-British-slang

D'où quelques phrases bien senties placardées sous le portrait de Trump, telles que :
"In England trump is wind that comes out of an arse, must be the same in America"
(En Angleterre "trump" est un vent qui sort d'un cul, ça doit être la même chose en Amérique)

Tipaza

@Catherine JACOB | 01 mars 2017 à 09:02
"...la raison en est que la famille paternelle de mon arrière-grand-mère de la branche maternelle est issue de cette même région dans un rayon de 87km autour de Kallstadt"

Eh bien voilà, que n’aviez-vous pas dit cela bien avant, tout aurait été plus clair.

Et je vous pose la question que n’importe quel interne en médecine vous poserait : « Est-ce que ça vous gratouille ou est-ce que ça vous chatouille ? ».

Sinon je peux dire que le discours au Congrès de Trump a été d’une totale grandeur ce qui lui donne une stature parfaitement présidentielle.

Et je m’empresse d’anticiper et de résumer les commentaires à venir des journalistes de France Inter, de Libération et du Monde, en déclarant que ce discours est bien la preuve de la schizophrénie du personnage, dont il ne faut rien attendre.

Je me demande si j’exagère ou si je suis en dessous de la vérité.

Hum, je dois être en dessous, si j’en juge par l’interview d’Anne Sinclair ce matin sur France Culture.
Elle a reproché, entre autres, à Trump des propos et un comportement indignes. Je me demande sur la base de quelle comparaison et à qui elle faisait allusion en faisant cette déclaration.

Catherine JACOB

@ Trekker | 28 février 2017 à 23:33
« Libre à vous de juger que se soustraire au service militaire dans son pays d’origine en immigrant aux USA, puis commencer par faire fortune là comme tenancier d’un bordel, est des plus normal et éthique ! »

Oui enfin bref, vous n’avez pas trouvé d’erreur dans mon résumé ?

Pour le reste, vu les sex worker, autrement dit les « travailleurs et travailleuses du sexe outre-Rhin » je déduis que les points de vue culturels sur la prostitution sont divers. L’article ne dit pas non plus que Grandpa Trump maltraitait ses pensionnaires, ni de quel standing était son établissement. Ensuite, je constate qu’il n’est pas resté dans cette branche de services.

Les Trump étaient venus à Kallstadt de Bobenheim-am-Berg, d'une région occupée par les troupes révolutionnaires françaises qui n’étaient pas spécialement tendres, qui ont finalement annexé la région dont j’ai un petit peu étudié les avancées sociales précédant l’occupation et que celle-ci a mise à bas, bien que ‘révolutionnaire’, la raison en est que la famille paternelle de mon arrière-grand-mère de la branche maternelle est issue de cette même région dans un rayon de 87km autour de Kallstadt à vrai dire, et qui a connu diverses vicissitudes. Je ne connais pas le système de service militaire bavarois mais bon, s’agissant du nôtre, il semble que certains avaient les moyens de se faire remplacer par d’autres désargentés mais non sélectionnés et d’autres non. (Cf. remplacement militaire au XIXème ).

Enfin, contrairement aux médias de notre pays, je ne juge jamais rien sans une connaissance détaillée des faits et pour l’instant, je constate qu’on ne connaît pas dans son détail, l’histoire de la famille Trump qui par sa mère, Mary Anne Mac Leod issue d’une famille écossaise de petite paysannerie, descendrait cependant, bien qu’à date plutôt ancienne, des Stuart parmi lesquels Mary, Queen of Scots (1542-1587), simultanément reine consort de France où elle avait été éduquée, dont la mère appartenait à la branche de Guise de la maison de Lorraine, et qui fut finalement décapitée par sa cousine Elisabeth 1ère d’Angleterre.

Franck Boizard

@ Tomas

Système = ceux qui sont contre Trump, qui est un excellent révélateur.

Ce sont ceux qui profitent de l'état actuel des choses. Comme Hollande, ils peuvent parler de changement pour tromper le monde, mais ils hurlent comme des damnés quand il y a un vrai changement (Brexit, Trump, Le Pen).

Achille

@Jabiru
@Michelle D-LEROY

Rassurez-vous, je me garderai bien de prendre la défense de Philippe Poutou dont la vision politique n’est pas du tout la mienne. J’ai juste éprouvé un peu de compassion à son égard face aux rires nerveux de la blonde évaporée qui manifestement avait un peu forcé sur sa dose de shit avant de venir à l'émission.

J’ai mentionné cette anecdote surtout pour montrer le fossé qui existe entre la gauche fondamentaliste et doctrinaire de Philippe Poutou et la gauche bobo à l’humanisme bon teint de la bande à Ruquier dont la devise est sans doute : « Défendre les pauvres d’accord, mais vivre comme eux, surtout pas !»

Deux gauches qui ne vivent pas dans le même monde.

Claude Luçon

@ Catherine JACOB | 28 février 2017 à 18:00
"Donc identification également au patronyme dans les deux langues : TRUMP fait du bruit et a de l’atout !"

Mais où allez-vous pêcher toutes vos informations ? Ce n'est pas une critique mais de l'admiration... enfin presque.

On parle beaucoup de Trump mais personne ne s'attarde sur les hommes dont il s'entoure : pour la sécurité intérieure et extérieure des USA, quatre généraux connus pour n'être pas des tendres, l'un fait un faux pas il le vide sur-le-champ et le remplace par un autre du même calibre.
Il a déjà sélectionné comme Secrétaire d'Etat le patron d'Exxon, pas moins, nos journalistes ne se rendent pas compte du genre d'homme qu'il faut pour diriger une organisation pareille, et si quelqu'un sait négocier c'est bien lui, en particulier aller expliquer aux producteurs de pétrole du Moyen-Orient et d'ailleurs, Poutine compris, ce qu'ils doivent faire. Contrôler la production de pétrole, dont toute la technologie est dominée par des entreprises américaines, est un grand pas vers le contrôle de l'économie mondiale, il est à parier que les Chinois ont reçu le message.

Lesquels viennent d'en recevoir un deuxième avec l'augmentation du budget militaire US de 10%.
Trump est en train de refaire le coup de Reagan, au lieu de l'URSS c'est la Chine cette fois-ci, une solide course à l'armement qui épuisera tous les sous des Chinois.
Il a assuré ses arrières à la Supreme Court, il reste à voir qui est, ou sera, à la Central Bank, au Budget, comme Attorney General et à l'ONU.

Trump est peut être un clown pour la presse mais c'est un clown qui sait choisir les artistes de son cirque, entre-temps il amuse les pékins avec ses tweets.
Le spectacle à venir risque d'être fascinant, comme dit Catherine : "TRUMP fait du bruit et a de l’atout !", un spectacle où les places risquent de coûter cher et ajustées en fonction des spectateurs.

PS : J'ai suivi cette nuit sur CNN une bonne partie du discours de Donald Trump adressé au Congrès américain.
Le discours a été bien accueilli, très émotionnel à un moment, même par les démocrates qui se sont levés pour applaudir en plusieurs occasions dont, miracle, John McCain.
Un des piliers de CNN, Wolf Blitzer, a même estimé qu'on avait vu un Donald Trump présidentiel pour la première fois, avec des accents reaganiens.
Ce premier test a été un succès, il faut maintenant voir si les actes suivront les paroles. Il a repris l'essentiel des engagements exprimés lors de l'élection.
Bien sûr, après, quelques démocrates ont émis des réserves, ils ne pouvaient guère faire autrement, en particulier sur l'avenir d'Obamacare.
Les sondages donnent 78 % de réactions positives.
On attend les commentaires de nos experts.

Trekker

@ Catherine JACOB | 28 février 2017 à 18:00
"Est-ce que pour autant, il faille stigmatiser le vigneron ayant cherché à échapper au service militaire et devenu émigré clandestin aux USA où il a fait sa fortune comme tenancier de maison close"

Dans mon bref propos je ne stigmatisais nullement Donald Trump, pour le fait d’avoir omis une partie du passé de son grand-père et l’avoir de fait enjolivé. Libre à vous de juger que se soustraire au service militaire dans son pays d’origine en immigrant aux USA, puis commencer par faire fortune là comme tenancier d’un bordel, est des plus normal et éthique !

Tomas

@ Franck Boizard

Pouvez-vous nous définir ce Système dont j'entends régulièrement parler sans savoir jamais précisément de quoi il retourne ? A défaut d'avoir des noms, quelles sont les catégories socioprofessionnelles qui le composent ?

En tout cas visiblement, l'oligarchie financière n'en fait curieusement pas partie. C'est pourtant elle qui est la première à bénéficier de l'élection de M. Trump, qui va diminuer ses impôts.

Le complexe militaro-industriel américain non plus, et ce même si l'armée américaine a le même budget que celles des dix armées suivantes dans le monde cumulées.

Alors, qui est-ce ?

Robert Marchenoir

Donald Trump a raison de dénoncer la partialité et la forfaiture des médias américains : dans leur grande majorité, ceux-ci sont des organes de propagande gauchistes et mentent comme des arracheurs de dents.

On le voit bien avec la série de fausses nouvelles scandaleusement répandues à l'encontre de Trump, qu'il s'agisse de sa prétendue propension à saisir les femmes par un endroit que la décence m'interdit de nommer, ou de sa prétendue déclaration sur un attentat musulman imaginaire en Suède.

Quand je dis qu'il a raison, il faut comprendre : comme il aurait raison de dire que la capitale du Portugal est Lisbonne.

En revanche, il a tort de mener une guerre ouverte contre les médias de son pays, et de déclarer que ceux qu'il n'aime pas sont les ennemis du peuple américain. Cela a l'air d'une nuance, mais c'est fondamental.

Il est tout à fait exact que l'obsession médiatique de Donald Trump dénote une tentation autocratique, la même qui est à l'oeuvre en Russie (où cela fait longtemps que la limite de la tentation est franchie), et, bien sûr, en France, avec le Front national et ses partisans.

De même que Lisbonne est bien la capitale du Portugal, de même les "merdias" français (terme plébiscité par la réacosphère) ne méritent guère le respect pour leurs oeuvres. En revanche, de la dénonciation de la partialité des médias, on a vite fait de passer à la condamnation de principe de tous les médias, quels qu'ils soient et quels qu'ils puissent être, puis à l'injonction sectaire, selon laquelle soit les médias seront dans notre camp quand "nous" serons au pouvoir, soit il faudra les mater.

C'est cette frontière que Donald Trump a franchie en reprochant à la presse de dire la vérité, à savoir qu'il y avait moins de monde à son intronisation qu'à celle de Barack Obama. C'est cette frontière que le Front national et ses sympathisants manifestent sans cesse leur désir de franchir, lorsqu'ils traînent les médias dans la boue alors même que leur parti et ses dirigeants y ont table ouverte désormais.

On sent bien que pour le Front national, la vérité n'a pas beaucoup d'importance. On sent bien qu'il ne s'y trouve guère d'affinité avec l'idée que les élus doivent rendre des comptes aux médias, même si ces derniers ne leur sont pas spécialement acquis.

La même tentation autocratique se retrouve dans les menaces que Marine Le Pen vient d'adresser aux fonctionnaires qui lui seraient hostiles, avant de rétropédaler quelque peu face à sa boulette.

Personne, ici, je crois, ne peut m'accuser de complaisance envers la corporation des fonctionnaires. Et je trouve parfaitement scandaleuse, autant que révélatrice, la réaction de François Hollande, qui a cru bon de déclarer, à la tribune du Grand Orient de France, en plus ! : "Je n’accepterai jamais qu’on puisse mettre en cause les fonctionnaires dans notre République".

Au moins, c'est clair : les fonctionnaires constituent une caste intouchable et irresponsable, qui n'a jamais à rendre de comptes. Le président de la République lui-même se porte garant de leur impunité.

Malheureusement, il semble qu'en France, la dictature ne puisse se combattre qu'avec la dictature ; la démocratie n'est jamais au menu. A l'assertion mafieuse et autocratique de Hollande sur l'armée des fonctionnaires qui le protège, répond la menace sectaire de Marine le Pen qui se verrait bien en mini-Poutine coupant des têtes.

Une fois de plus, ce qui est frappant, ce n'est pas la différence entre la France et la Russie, mais la ressemblance entre leurs névroses collectives. Le Russe a toujours été un esclave dans l'âme (désolé, ça a l'air "raciste", mais c'est la stricte vérité : il suffit d'étudier l'histoire de la Russie -- et d'ailleurs les Russes eux-mêmes le disent) ; le Français manifeste une furieuse envie de se donner à un Homme Fort (on ne dit pas une femme forte, ce serait "sexiste"), et tant pis pour la liberté.

Il s'agit d'une tendance mondiale. Quand vous jetez, dans la balance, le monde musulman qui est lui aussi assoiffé de servitude et de tyrannie (l'un va avec l'autre), et le géant montant qu'est la Chine, lequel n'est pas précisément un havre de démocratie, vous vous dites que les amoureux de la liberté n'ont pas vraiment le vent dans les voiles.

@waa | 28 février 2017 à 17:00
"Au passage, on ne peut qu'envier les Américains d'avoir des débats de ce calibre."

Oui, c'est ce que je me tue à expliquer. Les Etats-Unis sont à cent coudées au-dessus de la France sur le plan intellectuel.

Mais c'est aussi difficile à admettre, pour un Français, que pour un Russe d'admettre que la Crimée ne lui appartient pas, que l'Ukraine est un pays souverain, ou que les Etats-Unis n'ont nullement l'intention d'envahir la Russie.

Jabiru

France Inter à gauche, France 3 aussi et bien d'autres dans ce monde de l'info. Rappelez-vous qu'un opérateur de plateau avait refusé de serrer la main de Sarkozy avant une interview.

duvent

Poutou/Trump en voilà de la haute voltige !! Deux manipulateurs et deux crétins opportunistes, doués pour seriner le chant des sirènes à d'autres crétins dépressifs... Quand donc viendra le temps des hommes de bonne volonté ? Les poules ont déjà des dents !

Franck Boizard

Trump s’est présenté et a été élu comme candidat anti-Système.

Ce qui a permis cette victoire, outre son intelligence stratégique (je pense que nous verrons sortir dans quelques mois des livres étudiant cette campagne), c’est que sa personnalité et son comportement correspondaient à son message. Candidat anti-Système, il se comporte à l’opposé d’un produit du Système (c’est en partie factice, puisqu’il n’aurait pas gagné s’il ne connaissait pas tous les codes du Système, même pour les subvertir).

Les agents du Système qui critiquent Trump font mine d’oublier une chose toute bête : la victoire de Donald s’est construite sur l’échec du Système, sur l’échec des gens qui le critiquent, y compris des gens comme notre hôte, des gens qui préfèrent qu’il n’y ait pas trop de bousculade, que les changements soient homéopathiques et raisonnables. Mais les électeurs de Trump ont des raisons objectives (pas seulement des « sentiments », des « phobies » et des « peurs ») de vouloir des changements radicaux et déraisonnables aux yeux des bourgeois confortablement installés. Emmmanuel Todd (que je n’aime pourtant pas) a prédit la victoire de Trump en constatant que la mortalité des blancs de la « flyover America » augmentait pour causes sociales (suicide et alcoolisme).

Quand j’écris que les partisans du Système ont fait Trump par leurs échecs, c’est valable pour la presse : la partialité de la presse à bobos (genre New York Times et Washington Post) depuis des décennies, toujours dans le sens du politiquement correct, fait son discrédit actuel et explique pourquoi Trump peut les envoyer ch..r sans que ça émeuve grand monde en dehors des médias.

Tant que ceux qui ont porté Trump au pouvoir, c’est-à-dire ses adversaires aveuglés par leur nombrilisme et leur autosatisfaction, ne font pas une réelle autocritique (ce que leur caractère de sectateurs du Bien les dispose peu à pratiquer), Trump voit sa légitimité constamment rafraîchie par les attaques superficielles, voire grotesques (1), dont il est l’objet et elles sont superficielles parce que, n’ayant pas fait leur autocritique (par exemple, pourquoi la mortalité des blancs a-t-elle augmenté après huit ans d’Obama ?), ses adversaires ne peuvent aller au fond des choses.

La menace pour Trump n’est pas son opposition déclarée qui, comme je viens de l’expliquer, est assez nulle mais l’inertie de la bureaucratie, voire le sabotage pur et simple. Après tout, faire traîner des dossiers quatre ans, ça doit être possible. Et je doute que Trump sache manipuler la bureaucratie aussi bien que les médias. Mais il a de la ressource, l’animal, ne l’enterrons pas trop vite.

********************
(1) http://premium.lefigaro.fr/flash-actu/2017/02/28/97001-20170228FILWWW00133-une-conseillere-de-trump-fait-un-nouveau-tolle.php

Graham

La meilleure façon de résister à ce conformisme de la pensée est simplement d'éteindre les postes de radio ou de télévision, de ne plus acheter ces journaux, magazines, etc. A la fin, ce boycott ne peut que réussir, et surtout c'est important de le dire : sans violence ; c'est déjà le cas pour la presse écrite. On pourra rétorquer qu'il manquera alors de moyens de s'informer. Il existe désormais quantité de moyens alternatifs. Toutefois, qu'en est-il de leur objectivité ? C'est prendre les gens pour des crétins que de les supposer incapables d'esprit critique. Ceux qui néanmoins le seraient, et il y en a en un assez grand nombre, de toute façon resteraient perméables aux influences. Lequel de ces deux travers est le pire ? Qu'importe dans le fond. Une opinion fausse reste une opinion fausse. Seul rajoute le mal ou la violence qui l'accompagne.

Faisons donc confiance aux gens et usons et abusons de ce pouvoir du faible qui est en chacun de nous, qu'il soit du vote ou de l'abstention, quil soit encore économique en nous abstenant de faire vivre toutes ces choses que nous abhorrons, en ne les achetant pas, en ne les consommant pas. A la fin une somme de résistants peut devenir masse paisible et non violente. C'est nous, par notre consentement, qui donnons créance à ce que nous rejetons.

Catherine JACOB

@Trekker | 28 février 2017 à 00:36
"...parmi les commentateurs de ce blog il doit bien y avoir des germanistes de qualité."

Est-ce que pour autant, il faille stigmatiser le vigneron ayant cherché à échapper au service militaire et devenu émigré clandestin aux USA où il a fait sa fortune comme tenancier de maison close pour revenir au pays épouser une payse qu'il a ramenée aux USA où elle ne s'est pas plu mais dont les Bavarois n'ont plus voulu lorsqu'ils sont revenus à Kallstadt, petite cité sur la route des vins, et au terme d'une procédure administrative pas piquée des vers, ils ont renvoyé la famille Trump aux USA où est alors né à New York trois mois après leur retour le père de Donald dont la mère palatine décédée il y a une quarantaine d'années s'exprimait encore parfaitement en allemand.

Certes on comprend beaucoup mieux dès lors, comment l'identification au pays d'accueil a fait de Trump un Américain plus farouchement Américain que les Américains d'émigration ancienne eux-mêmes, comme ça a pu se produire sur le vieux continent avec d'autres personnalités que je m'éviterai de nommer plus précisément pour ne pas encourir de nouvelles foudres de la part de R. Antoine.
Mais bon, quelque part, que le descendant d'émigrés clandestins bavarois ayant fait un petit crochet par le Canada ait accédé à la magistrature suprême, quoi d'étonnant, ils le sont tous, ceux qui n'ont pas de sang amérindien dans les veines.

Ceci étant, est-ce que les Trump de Kallstadt venaient ou ne venaient pas de l'Europe du Nord de la même façon que Giscard descendrait d'Hugues Capet par l’une des maîtresses de Louis XV, n'est pas indiqué dans votre article or, je crois savoir que des populations danubiennes ont émigré dans cette région au 18ème sans compter au 17ème, la guerre avec les Suédois. Or, « par le traité de Bärwald le 23 janvier 1631, Gustave Adolphe s’était engagé à intervenir en Allemagne et la France à lui verser 400 000 écus par an à la condition que les Suédois respectent le culte catholique et l’indépendance de la Bavière. Dès la fin du mois, ils mettent pied en Poméranie et au Mecklembourg. Un traité secret est par ailleurs conclu entre la France et la Bavière pour se garantir mutuellement leurs possessions sur le Rhin. » Il n'est pas indiqué que les Suédois devaient en outre respecter aussi les Mädele bavaroises...!

Bref, que réexpédiés aux USA, les Trump aient abandonné les maisons closes pour les maisons tout court (immobilier), leur a été assez bénéfique manifestement.
J’ai résumé rapidement, après avoir lu rapidement l’article indiqué. Si j’ai fait des erreurs, merci de corriger.

Pour le surplus, un site de généalogie indique :
« Si en anglais, trump désigne l’atout, on a ici un patronyme allemand, issu d’un ancien terme de moyen haut-allemand – plus anciennement Trumpf – et ayant le sens de « tambour ». Surnom hérité d’un lointain ancêtre joueur de tambour, même si le nom a pu autrefois souvent osciller entre les formes Trumpf et Drumpf», mais Trump n'ayant pas d'in'coyables parmi ses ancêtres, heureusement pas Dumpf
Donc identification également au patronyme dans les deux langues : TRUMP fait du bruit et a de l’atout !

Tomas

@ Lucile

Et comment vous informez-vous sur ce qui passe dans le monde, sinon par la presse ? Vous recevez les synthèses de la DGSE ?
Votre antigauchisme primaire vous aveugle, du Point au Figaro jusqu'à Atlantico, Valeurs actuelles et Causeur en passant par BFMTV et RTL il existe une foultitude de médias orientés à droite, il est trop facile de prétendre que toutes les rédactions sont à gauche. Si c'est le cas de la plupart des étudiants en école de journalisme, il faut s'interroger sur les raisons qui poussent les jeunes de droite à ne pas embrasser cette profession.

Je ne fais la leçon à personne, je trouve que ce billet bâche inutilement la profession, comme si c'était la faute aux journalistes si Marine Le Pen et François Fillon commettent des irrégularités avec les deniers publics. Qu'on démontre information à l'appui que les fortunes de MM. Macron et Hamon ont été irrégulièrement acquises, et je me tairai !

Sinon, pour les thuriféraires de Trump, sachez qu'il prépare un train de mesures fiscales destinées à alléger les impôts des grandes fortunes, et qu'il vient d'augmenter le budget militaire américain de 10%. Le peuple va sûrement apprécier ces deux mesures qui ne lui profiteront en rien. C'est le Financial Times, un dangereux journal gauchiste, qui l'écrit dans son édition d'hier.

Trekker

La politique de Donald Trump - à supposer qu’il en ait une cohérente - et ses foucades vis-à-vis des médias sont loin de faire l’unanimité chez les Républicains. Même son prédécesseur G.W. Bush junior, qui représente plus l’aile droite de ce parti, le tacle sérieusement :

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/l-amerique-selon-trump/20170228.OBS5881/islam-medias-russie-meme-george-bush-rappelle-a-l-ordre-donald-trump.html

Ses propos ne dépareraient pas dans la bouche d’un démocrate !

D’ici un à deux ans le soufflé Trump risque fort de retomber, et cela sous les coups d’une majorité de Républicains au Congrès et au Sénat. Dans cette hypothèse les médias et les démocrates n’auront joué qu’un rôle somme toute secondaire.

Tipaza

Trump essaie avec beaucoup de courage et aussi beaucoup de maladresse de se battre contre la désinformation et la malhonnêteté des médias américains.

Il aura beaucoup de mal. Même l’ancien président Bush à l’origine de l’invasion catastrophique de l’Irak sur la base de la pire des désinformations, celle des armes à destruction massive, se permet de lui recommander la prudence vis-à-vis des médias.

Bush doit avoir peur qu’un média livre au grand jour la vérité sur ses mensonges et les turpitudes qui ont suivi, et qui ont déclenché l’explosion du Moyen-Orient, et la naissance de Daech.

La désinformation bat son plein en France, en particulier concernant l’apocalypse que serait la sortie de l’Euro.

J’ai mis un lien, il y a quelques jours, sur une analyse de Jacques Sapir sur ce sujet. Ce dernier poursuit son analyse, que je vous livre.

http://russeurope.hypotheses.org/5754

La stratégie de la peur que mènent les médias au service des bien-pensants doit être remplacée par une analyse rationnelle sur un avenir possible concernant cette sortie.

Je suis preneur d’articles démontrant que J. Sapir se trompe. Tout ce qui ouvre et permet le débat, le vrai, pas le débat incantatoire à la Macron, sera le bienvenu.

Inutile de me dire «je vous aime ».
Pour cela j’exige moins de quarante ans, brune aux yeux verts. Une exigence comme une autre pour être tranquille, un rêve doit rester un rêve.

Michelle D-LEROY

@ Lucile

Merci pour ce commentaire.

Il faut aussi noter que certains milliardaires qui approchaient Nicolas Sarkozy n'étaient pas dignes d'être jetés aux chiens. M. Bolloré qui l'avait invité sur son bateau, puis qui a récemment bousculé les médias d'i-Télé et Canal+ était exécré du PAF, curieusement, depuis qu'il soutient le jeune Macron, je n'entends plus de critiques. Il est rentré dans le rang.

Le général Soubelet, un autre exemple, si décrié lorsqu'il avait écrit son livre sur la gendarmerie et les difficultés quotidiennes, bref, sur tout ce qu'il ne faut pas dire, est désormais devenu un exemple puisque lui aussi a rejoint "En Marche !".

Tout est bien ficelé et ceux qui organisent tout cela en amont garderont le pouvoir. Le vote étant préempté, restera la rue, qui sait ?

Claude Luçon

@ Jabiru | 28 février 2017 à 13:31

Comme vous j'ai vu Poutou sur la Revue de la Presse, puis sur ONPC, la différence de traitement était effarante ; pourtant, en principe, les deux chroniqueurs de Ruquier ne sont pas des chansonniers. Dans le genre invité politique il vaut d'ailleurs mieux regarder la Revue de la Presse que ONPC, on y apprend tout autant en restant détendu.

waa

@Claude Luçon
"Car qui est vraiment Donald Trump ?"

J'ai cru comprendre que vous maîtrisiez l'anglais.
Voici quelques pistes.

Understanding Donald Trump

The State of the 2016 Presidential Election, the Role of the Media, and Obama’s Legacy

Victor Davis Hanson - The Mythologies of the 2016 Election

Au passage, on ne peut qu'envier les Américains d'avoir des débats de ce calibre.

Michelle D-LEROY

@ Jabiru et Achille

L'émission de Ruquier est censée être une émission divertissante, le clou a été atteint lorsque Philippe Poutou a dit le plus sérieusement du monde : "On ne peut même plus séquestrer un patron tranquille" !

Il en a ri lui-même.

Michelle D-LEROY

A l'évidence, Donald Trump est un personnage fantasque et provocateur, fanfaron et tout sauf diplomatique mais on ne peut que constater qu'il a été élu parce que beaucoup d'Américains n'en peuvent plus de la gent politico-médiatique arrogante, méprisante, qui se targue d'humanisme mais se moque de son peuple comme d'une guigne, lui préférant les peuples du monde. Et ce qui se passe aux USA est la vitrine de ce qui se passe en France et même en Europe. On ne peut donc pas s'étonner du résultat des votes. Les peuples montrent leur rejet avec le seul moyen démocratique en leur possession : le vote. Sauf que bien souvent ils ne votent pas pour quelqu'un mais contre quelqu'un. Et c'est là le grand problème.

"Déjà, sur un pied très modeste, je ne me dissimule pas l'inévitable rançon que je devrai payer parce que j'ose formuler une telle interrogation qui est à elle seule blasphématoire."

En écrivant cela vous avez, Monsieur Bilger, résumé la situation.
Chaque jour nous révèle une caste de la bien-pensance qui décide du bien, du mal, des gens fréquentables et de ceux qui ne le seraient pas. Et ce, sur à peu près tous les sujets. Comme une mainmise, et malheureusement, il faut bien le dire, comme dans les dictatures. On ne peut donc pas s'étonner du résultat des votes. La caste des Intouchables se rebiffe.

On a beau vilipender le terme de pensée unique, c'est bien de cela qu'il s'agit. Tout le démontre : journaux télévisés où les sujets sont savamment triés, émissions de divertissement où les animateurs choisissent leurs invités pour orienter le téléspectateur et même téléfilms sur les sujets de société pour faire évoluer les mentalités trop timorées à leur goût. Le clou étant "ONPC", Yann Moix essaye parfois, intelligemment, de recadrer Mme Burggraf ou Laurent Ruquier, c'est dire.
La Macronmania environnante est à cette image, le microcosme médiatique compte peser sur l'électorat panurgiste.

Heureusement, beaucoup de Français font encore la part des choses et ouvrent les yeux.
Excédés par cet environnement manipulateur, rien ne dit qu'ils ne pourraient pas voter "mal" à l'instar des Américains, par rejet de cette intelligentsia. Il y a un moment où trop c'est trop.

D'autant que je reste persuadée que parmi nos journalistes, certains analysent et écrivent sans être convaincus de ce qu'ils disent, juste parce qu'ils tiennent à leur emploi. Ils évoluent dans une atmosphère où les faits et gestes, les mots, sont passés au peigne fin.
On voit bien comment sont guettés, attaqués, envoyés au tribunal, évités sur les plateaux télé, certains bons journalistes, politologues ou experts. La liberté d'expression pourtant si défendue le 11 Janvier 2015, reste à sens unique et l'apanage de ceux qui pensent bien.

Hélas pour ceux qui organisent cette atmosphère délétère, personne ne peut empêcher les gens de penser, de se faire une opinion personnelle. Aux USA comme en Europe. Personnellement il m'est arrivé de me sentir marginale mais il se trouve que je côtoie et rencontre beaucoup de monde, de parcours différents, de professions différentes intellectuelles ou non, y compris dans mon cercle plus restreint d'amis ou de proches qui hier encore gardaient pour eux leurs opinions, ou répétaient les formules toutes faites et bienséantes, je m'aperçois que petit à petit les langues se délient, les gens s'interrogent et que le carcan imposé se fissure.

agecanonix

La presse française n’est qu’une collaboratrice du pouvoir politique qui lui-même est subordonné au bon vouloir des dirigeants de sectes !
Ces sectes nous les connaissons et elles nous imposent leurs lois qui interdisent la liberté d’expression et condamnent notre peuple au silence et à sa disparition !

J’espère que les nouveaux dirigeants des USA mettront un coup de pied dans cette porcherie, ce qui permettra aux peuples européens de recommencer à espérer !
Il est impossible que cette situation dure éternellement !

breizmabro

@ Tomas | 28 février 2017 à 10:32
"Il est trop facile d'accuser les journalistes de partialité quand ils s'attaquent aux errements des candidats Fillon et Le Pen"

C'est un peu court jeune homme... Quand ces médias IMPARTIAUX, puisque de gauche, s'intéresseront-ils à d'autres cibles que Fillon et Le Pen ? Aux "bénévoles" de Macron par exemple, dont la plupart perçoivent le RSA ou les indemnités de Pôle Emploi ? (rigolez pas ce sont nos impôts, le RSA et les allocations chômage ne doivent être versés qu'en contre-partie de la recherche d'un emploi et non pour faire le bénévole pour un mouvement politique)

En même temps la presse est muselée par Bergé, Niel et Draghi et gare à celui qui bouge mal son micro ou son stylo.

Vive la presse démocratique ! :-D

Lucile

@ Tomas
"Rappelons que la presse est le seul moyen d'information des citoyens sur ce qui se passe dans le monde et sur l'actualité politique"

Vous devriez avoir honte Tomas de nous resservir comme un perroquet et à tout propos des cuillerées de votre bouillie au goût insipide et rassis de totalitarisme mou, alors que sous nos yeux, en ce moment même, la gauche achève la démocratie, servie par une justice dont les ruses n'entament pas la bonne conscience, et par une presse persuadée de faire œuvre de salut public, dans le but de maintenir au pouvoir une idéologie qui correspond à ses intérêts politiques, déguisés en "valeurs", et non à la majorité du pays. Elle se maintient avec la carotte et le bâton.

Ce sont un sentiment d'impuissance et un avant-goût de crainte qui empêchent les Français de se révolter, car, contre eux, on donne l'ordre aux CRS de faire usage de la force, exception faite pour les minorités les plus violentes. Peur feutrée, elle aussi, mais qui s'installe, d'une administration et d'une certaine justice dont le pouvoir grandissant le dispute à l'arbitraire, et qui se faufile dans tous les interstices dont elle dispose pour asséner ses foudres sur ceux qu'elle veut perdre. Sidération devant la propagande incessante des journalistes de gauche qui profitent de leur passage sur les ondes pour s'interroger à mi-voix sur la validité du suffrage universel —comme une boutade pour commencer, mais ils enfoncent ainsi un coin—, et qui se relayent pour occuper, eux et leurs copains, tout le terrain. Tous les moyens sont bons. L'effroi qu'inspire la justice, son pouvoir et la menace qu'elle représente, les mièvreries de Macron qui "aime" ses électeurs, à peine sortis de l'école maternelle et formatés par ce qu'est devenu le catéchisme républicain, et les ralliements, de Cohn-Bendit à certains patrons, en passant par Bayrou et bientôt Ségolène Royal peut-être. La presse pimente à grands coups de couvertures de magazines la soupe tiède et trompeuse de Macron, sponsorisé par des propriétaires de media, financiers de nulle part, endettés et joueurs, qui s'en mettent plein les poches tant que ça marche. Si la banque saute, il sera temps d'aviser, et il y toujours les économies des épargnants à l'ancienne pour éponger les dégâts.

Mélenchon est un guignol, Hamon un bobo, Hollande est fini, et Macron son ex-conseiller, est à la politique ce que McDo est à la cuisine, mondialiste, passe-partout, désespérément uniformisé, plaisant pour les enfants, mauvais pour la santé, et lucratif pour ses propriétaires.

Tomas, s'il vous plaît, ne venez pas nous faire la leçon.

Jabiru

@Achille

Le Sieur Philippe Poutou, bien connu en Aquitaine en tant que chef syndicaliste chez Ford, a été invité lundi dernier dans l'émission "La Revue de Presse" diffusée sur la chaîne Paris Première.
Connaissant un peu ses exploits locaux j'ai trouvé qu'il avait fait une bonne prestation, quelque peu intimidé dans un premier temps puis beaucoup plus à l'aise au fil de l'émission, mélangeant les genres entre anecdotes assez marrantes et revendications syndicales. Face à lui les "chansonniers" habituels, les Mabille, Mailhot et Jérôme de Verdière, personne ne l'a humilié bien au contraire et une salle qui l'a applaudi à plusieurs reprises. Fabuleux bazar !

Par contre je crois savoir que son employeur préfère le voir à la télévision que dans son entreprise, car pour le bazar c'est un vrai pro. Pour l'Elysée ça va être un peu court car il peine à trouver des soutiens. Quel dommage !

Michel Mertz

Merci d'aborder ce sujet qui, en effet, devient de plus en plus préoccupant chaque jour.

Derrière une liberté d'opinion théorique, ou en tout cas proclamée, il est évident que certains avis n'ont soit plus droit d'être exprimés dans les médias, soit valent automatiquement - par des amalgames spécieux - à leurs auteurs un sceau d'infamie.

Par exemple, il est tout à fait possible de défendre le vote Trump par des arguments "de gauche" (contrairement à Hillary Clinton, il offrait un espoir à une classe ouvrière en détresse, en promettant des relocalisations et l'arrêt d'une immigration dont on sait qu'au-delà des arguments humanistes avancés pour la justifier, elle fait pression à la baisse sur les salaires) ou humanistes (sa promesse de désescalade vis-à-vis de la Russie et même, je cite un propos réellement tenu par Trump, "d'arrêter de renverser des gouvernements étrangers").

Or, il est devenu inconcevable de tenir de tels arguments, qui n'ont pourtant rien d'outranciers ou d'extrémistes, sur un média français, dès lors qu'ils déboucheraient sur un soutien, même réservé, à Trump.

Parallèlement, les mensonges attribués à Trump se révèlent dans bien des cas (mais pas tous, j'en conviens), de pures calomnies, comme la récente affaire de "l'attentat en Suède" qui s'est avérée n'être qu'une extrapolation gratuite sur la juxtaposition maladroite de sa part d'un "hier soir" avec l'évocation générale de la situation autour des migrants en Suède, et une référence à des émeutes récurrentes et bien réelles, comme on a pu le constater dès le lendemain.

Ces quelques lignes ne me paraissent empreintes d'aucun "complotisme" et d'aucun biais idéologique "suspect", d'autant que j'exprime ici un ressenti et non une opinion péremptoire et définitive. Alors pourquoi ces idées mesurées n'ont-elle manifestement pas droit de cité ?

Claude Luçon

L'ensemble des médias, américains comme français, a pris parti contre Trump, et est d'une violence inégalée jusqu'ici, que ce soit contre G.W. Bush aux USA, ou Nicolas Sarkozy ici, il convient alors de se poser la question : que savons-nous vraiment de Donald Trump ? Où est la vérité ?
Loin d'admirer l'individu, c'est tout de même un homme à succès, un succès qu'il n'a pas acquis en louvoyant toute sa vie parmi les politiciens et en flattant les journalistes.
Ayant souvent écrit ici ce que je pensais des médias, sur les sujets de politique nationale et géopolitique en particulier, après ce texte de Philippe et ce qu'il vient de nous dire sur France Inter ce matin, lors de son Décryptage No.27, la réflexion s'impose.

Car qui est vraiment Donald Trump ?
Dans leur grande majorité les Français, comme les Américains, ne font plus confiance aux politiciens et aux médias, dans ce cas restons logique et écoutons ce que dit sur Twitter et fait vraiment Donald Trump.
Il avait promis, à sa façon, comme veut le faire Fillon pour nous, de casser la baraque Washington, observons ! La bataille va être vicieuse.

Voyons aussi en particulier si nos médias vont claironner, avec la même ardeur qu'ils le font pour Fillon et Marine Le Pen, la plainte déposée contre Emmanuel Macron pour "injure", après ses propos sur la colonisation française, selon lui "un crime contre l'humanité", par l'association Le Cercle algérianiste national en son nom et celui des harkis massacrés après Juillet 62.
Voyons, si ce Cercle fait des manifestations en soutien de sa plainte, combien de casseurs chercheront à l'empêcher car cela nous permettra de savoir qui sont vraiment les casseurs !

Solon

Que ce billet est bienvenu ! Quelle justesse dans l'analyse ! Mais aussi quel dommage qu'il ne souligne pas que cette hémiplégie complaisante se fait, au moins en ce qui concerne la radio et la télévision, avec l'argent des citoyens, de tous les citoyens. Que Monsieur Ruquier soit de gauche, c'est son droit. Mais qu'il éructe ou ironise sur une chaîne de service public avec l'argent de ceux qui ne partagent pas son avis, ce n'est pas admissible. Je cite Ruquier, sans lui en vouloir particulièrement car le lecteur, l'auditeur ou le téléspectateur pourrait aisément citer beaucoup de membres de la team "Je te nique avec ton pognon."

vamonos

@caroff
"Cette fripouille antisémite n'est par ailleurs toujours pas poursuivie par la justice."

La poursuite est impossible car il y a prescription dans la mesure où les écrits racistes ont été rendus publics plus d'un an après leur parution.
1./ Il écrit des gazouillis racistes.
2./ Il les efface.
3./ Il fait paraître un livre.
4./ La polémique enfle ce qui rend le livre visible.
5./ Le délai pour porter plainte est expiré.
6./ La propagande antisémite continue puisqu'elle n'a jamais cessé.

bob

"Mais sur tous les autres registres, les médias, dans notre pays, sont tranquilles et sereins."

C'est vrai qu'ils sont sereins et tranquilles, les médias. Ils sont tranquilles pour se poser des questions sur Le Pen ou Fillon. Et ils sont aussi tranquilles pour ne pas se poser de questions sur Macron et son étrange patrimoine. Son étrange patrimoine, disons "paradisiaque".

Patrice Charoulet

Je viens de lire vos propos très intéressants sur Trump et les médias.
N'étant pas très informé là-dessus, je ne puis que signaler deux pages consacrées à la magistrature française (Le Parisien, 28/02).
J'apprends qu'un magistrat sur cinq vote pour le Syndicat de la magistrature, le syndicat du "mur des cons".
Et que Van Ruymbeke ne veut plus travailler avec Tournaire, celui qui vient d'être désigné par Mme Houlette pour l'affaire (?) Fillon, ce qui n'augure rien de bon.

caroff

J'attends toujours que Pascale Clark en particulier et que France Inter en général, par la voix de son président Mathieu Gallet, s'excusent pour avoir accueilli, louangé Mehdi Meklat et mis son "oeuvre" en exergue à l'exception de ses tweets !

Cette fripouille antisémite n'est par ailleurs toujours pas poursuivie par la justice.
Et qu'attendent la LICRA, la LDH et SOS Racisme, d'habitude si prompts à la détente, pour passer à l'attaque ?

L'absence de réaction des médias conduit le pékin moyen à penser comme Trump : les journalistes ne sont pas sérieux !!

Tomas

Je ne sais pas si c'est un scandale (apres tout, libre a chacun de traiter la presse comme il l'entend) ou une revolution (Trump n'est pas le premier a mepriser ouvertement les journalistes, Melenchon fait cela depuis longtemps), mais c'est une evoution inquietante que cette nouvelle mode de vilipender la presse a tout propos. Rappelons que la presse est le seul moyen d'information des citoyens sur ce qui se passe dans le monde et sur l'actualite politique, qu'on ne peut decrypter ou croire sur la foi de simples communiques ou de message de 100 signes.

Bien sur, il y a des journalistes incompetents, de mauvaise foi et corrompus, et la profession doit faire le menage chez elle. Mais il est trop facile d'accuser les journalistes de partialite quand ils s'attaquent aux errements des candidats Fillon et Le Pen, le premier ne manque pas d'organes de presse pour le defendre et la seconde, sans etre aussi bien lotie, n'en est pas privee non plus. Il ne me semble pas par ailleurs que le mandat qui s'acheve ait fait l'objet d'une complaisance particuliere de la part de la presse, tout le monde en a sa part, et la raison premiere des ennuis mediatiques de MM. Fillon et Le Pen, c'est leurs agissements et les reponses insatisfaisantes et mensongeres qu'ils ont faites aux electeurs, par le truchement des medias.

Quant a Trump, il est fou, pas la peine d'aller au-dela, si ce n'est pour s'inquieter qu'a notre epoque, un fou puisse etre elu.

@ Trekker

Tres drole en effet !

Exilé

Le principal grief qui lui est fait - si j'excepte ses foucades brutales sur l'immigration - est d'avoir adopté à l'encontre de certains médias américains une attitude offensive, de discrimination. Les uns sont acceptés et même vantés, les autres ostracisés.

Je propose que nous nous gardions - sous la pression de gens pas toujours très bien intentionnés y compris chez nous - de juger et de condamner trop rapidement Donald Trump, qui est ce qu'il est mais qui représente malgré tout une Amérique profonde qui a été réduite au silence par la plupart de ces médias qui ont eux-mêmes fait preuve d’exagération et de brutalité.

Et puis, le fait qu'un homme politique refuse de ramper devant les médias de manière servile n'est-il pas à porter à son crédit ?

vamonos

Quand je marche au soleil, mon ombre est projetée sur le sol. La forme de l'ombre dépend de l'heure et de l'intensité lumineuse. Pourtant, je suis toujours le même, ma taille et mon poids ne varient pas beaucoup du matin au soir, d'une année sur l'autre. Les grands traits de mon caractère restent inchangés, ma personnalité a été façonnée dans ma jeunesse, elle ne varie pas beaucoup non plus. Par contre l'ombre change en fonction de paramètres extérieurs à mon apparence physique et à mon métabolisme.

Ceux qui pensent que je suis hors sujet ont décroché depuis longtemps, c'est dommage pour eux car j'arrive à la charnière de ma démonstration.

Je peux choisir d'écouter France Inter d'une oreille distraite ou bien attentivement en fonction de paramètres qui n'ont rien à voir avec ma personnalité. Je suis conscient des efforts des animateurs et des animatrices de la station du service public pour que j'adhère à la ligne éditoriale de la chaîne de radio qu'ils représentent. Ils invitent des écrivains, des producteurs, des artistes qui sont là pour promouvoir un livre, un film ou une manifestation. Pendant la crise et les travaux, les affaires continuent.

Moi aussi, je peux faire des efforts pour apprendre, comprendre et admettre l'étrange. Mais si je m'aperçois que ma personnalité est en danger, alors la sanction est immédiate et inéluctable, je ne me fâche qu'une fois, je coupe le son et je dis adieu à la radio qui me saoule au lieu de me divertir.

breizmabro

"...les médias officiels jamais en reste d'une inexactitude, d'une approximation ou d'une partialité ont pour ambition de nous indiquer sur la Toile ce qui est vrai ou faux"

C'est la raison pour laquelle M. Macron est soutenu par "les forces de l'argent" qui ont acheté et patronnent la plupart des médias. De gauche naturellement ;-)

Bayrou ne s'y était pas trompé lorsqu'il voulait faire barrage "aux puissances de l'argent" qui orchestrent la montée en puissance de l'ancien employé de banque Rothschild.

Posez-vous la question du pourquoi ces heures et ces heures de télévision en direct ? Pourquoi ces couvertures de magazines, pourquoi ces pages et ces pages autour de photographies ou d'histoires assez vides? ajoutait-il.

Oui mais ça c'était AVANT !

Depuis il a changé de monture... (de lunettes) :-D

A une époque on disait que la presse était le quatrième pouvoir. Aujourd'hui c'est le premier, à égalité avec l'argent.

Trump a seulement écarté d'un colloque, les journaux et/ou journalistes qu'il n'avait pas encore achetés :-D

Pierre-Antoine ELDIN

"Il y a des lignes qu'il ne faut jamais franchir et qui seraient essentielles pour la dignité de la République et la liberté d'expression."

Oui, c'est très bien... alors que les politiques montrent l'exemple.
Oui, c'est très bien... alors que les journalistes montrent l'exemple.
Oui, c'est très bien... alors que les pseudo-associations de défense diverses et variées montrent l'exemple.
Oui, c'est très bien... alors que les magistrats ayant seuls accès aux dossiers montrent l'exemple.
Oui, c'est très bien... alors que les syndicats nourris aux subventions publiques montrent l'exemple.
Oui, c'est très bien... alors que chacun à sa place montre l'exemple.

Charles

"Je ne me dissimule pas l'inévitable rançon que je devrai payer parce que j'ose formuler une telle interrogation qui est à elle seule blasphématoire."

Comme souvent vous aimez montrer que vous êtes iconoclaste, que très certainement beaucoup de gens vont vous en vouloir... Ce petit frisson que vous vous créez doit sans doute, peut-être, vous rassurer. Cette dénonciation des médias alors que vous y êtes si souvent présent ! Vous avez même créé une rubrique pour le montrer...

Deux citations :

- G.W. Bush "Nous avons besoin des médias pour que les gens comme moi aient à rendre des comptes. Le pouvoir peut être très addictif et il peut être corrosif. Il est important pour les médias d’appeler à rendre compte les gens qui abusent de leur pouvoir, que ce soit ici ou ailleurs."

- A. de Tocqueville "En matière de presse, il n'y a certainement pas de milieu entre la servitude et la licence. Pour recueillir les biens inestimables qu'assure la liberté de la presse, il faut savoir se soumettre aux maux inévitables qu'elle fait naître."

Marc GHINSBERG

Qui est hémiplégique ?

"Quand la liberté des médias les conduit systématiquement, sans l'ombre d'une ouverture, sans un zeste de positivité, avec une constance qui ne connaît jamais la moindre baisse de régime, à fustiger seulement tel ou tel adversaire, responsable de parti, de droite ou mariniste, tel maire ou telle personnalité, le masochisme des victimes est-il obligatoire ?"

Philippe Bilger revêt son costume de défenseur de la veuve et de l’orphelin, ou plutôt de Marine Le Pen, de Gilbert Collard, de Robert Ménard, entre autres, qui bénéficieraient du privilège d’avoir le monopole des critiques des médias.
Philippe a déjà oublié le « Sarko bashing », le « Hollande bashing », auxquels tous les médias ont participé à des degrés divers.

Il ajoute :
"Quand le discours médiatique est d'une hostilité homogène, peut-il réclamer d'être perçu comme si virtuellement au moins il laissait toutes ses chances à l'opinion contraire ?"

On dirait qu’il ignore l’existence de Valeurs actuelles, de Causeur, du Figaro...

Pendant ce temps-là Marine Le Pen déclare :
"Je veux dire aux fonctionnaires, à qui un personnel politique aux abois demande d’utiliser les pouvoirs d’État pour surveiller les opposants, organiser à leur encontre des persécutions, des coups tordus ou des cabales d’Etat, de se garder de participer à de telles dérives. Dans quelques semaines, ce pouvoir politique aura été balayé par l’élection. Mais ses fonctionnaires, eux, devront assumer le poids de ces méthodes illégales. Ils mettent en jeu leur propre responsabilité. L’État que nous voulons sera patriote."

Pendant ce temps-là Marine Le Pen fait état de son immunité de parlementaire européenne pour refuser de répondre aux convocations de la police.

Et pendant ce temps-là Philippe Bilger de s’étrangler sur la critique d’un film par Augustin Trapenard !

L’hémiplégie que vous dénoncez serait-elle une maladie contagieuse ?

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  • L'Institut de la Parole propose des formations dans tous les domaines de l'expression et pour tous, au profane comme au professionnel de la parole publique. L'apprentissage et le perfectionnement s'attachent à l'appréhension psychologique de la personnalité et aux aptitudes techniques à développer. L’Institut de la Parole dispense des formations sur mesure et aussi, dans l’urgence, des formations liées à des interventions ponctuelles, notamment médiatiques. Magistrat honoraire, Philippe Bilger propose également des consultations judiciaires : conseils en stratégie et psychologie judiciaires.

MENTIONS LEGALES

  • Directeur de la publication : Philippe Bilger
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