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26 mai 2017

Commentaires

breizmabro

@ Ellen 26 mai 2017 à 23:30
"Ouf !! La justice est passée"

Et en toute indépendance avec ça.
Puisqu'on vous le dit !

Giuseppe

@breizmabro | 26 mai 2017 à 18:48
"Sans honte ce monsieur Ferrand souhaite que ces Bretons incultes lui donnent un mandat législatif sur "ses" terres bretonnes... :("

S'il est élu je n'irai plus sur les terres bretonnes.

Ensuite la légende disant qu'il a redressé la mutuelle locale est fantaisiste, les mutuelles fonctionnent par répartition et augmentent leurs moyens en se regroupant, comme les assurances, plus d'accidents plus de cotisations. Ces "sociétés" sont tout sauf des entrepreneurs du risque.
Et comme elles disposent de fric abondamment, elles se tournent vers les produits d'assurances multirisques, etc.

Christian Dulcy

Je suis en tout point d'accord avec vous, cher Philippe et votre regard éclairé de bienveillant procureur me convient parfaitement.
Comparaison n'est pas raison et le débat sur M.Ferrand n'a rien à voir avec celui sur M.Fillon.

La levée de bouclier et la demande de démission concernant ce ministre me semblent parfaitement excessives et déplacées.

Tipaza

Une question posée à F. Bayrou et à tous les intervenants, est-ce que dans le cadre de la moralisation de la vie politique et de la lutte contre le népotisme, il est normal, moral, éthique, que l’épouse du président ait un bureau à l’Élysée et des fonctions de conseillère comme il semble que ce soit déjà le cas ?

Cette femme n’a pas été élue, n’a aucune formation administrative, politique ou philosophique agréée par des institutions officielles, qui puissent justifier ses fonctions implicites ou explicites, et j’ose ajouter, mais là je suis un parfait mais sincère goujat, qu’elle n’a pas le charme de la Marquise de Pompadour, à moins que nouvelle madame de Maintenon elle ne soit à l’origine de la crise de moralité, en attendant qu’elle cherche à se donner une image de femme pieuse et dévote.

République exemplaire dont l'exemplarité s'arrête où commence le bon vouloir du jeune prince, charmant au demeurant puisque Philippe Bilger nous dit que "sa personnalité nous agrée". Puis-je m'exclure du "nous" collectif ?

Ellen

@Régis ANTOINE | 27 mai 2017 à 00:16
"...si des éléments nouveaux apparaissaient (ce que rien ne laisse supposer en l’état des informations disponibles) conduisant à une mise en examen, Ferrand (comme tout autre ministre) devrait bien évidemment démissionner."

Comme vous y allez ! Pourquoi voulez-vous qu'il y ait des éléments nouveaux puisqu'on vous dit que les deux parquets, Brest et Paris, ne peuvent pas ouvrir une affaire sur un pet de travers lâché par le vilain petit canard ?

Jalousie, orgueil et vengeance gratuite ? Comprenez bien que depuis que R. Ferrand a rendu sa carte du PS, que LR n'a plus de chef et que les électeurs on mis au rebut tous ces anciens nuls, vous avez du coup les (faux) copains mis hors jeu par les électeurs qui se précipitent pour piquer les postes aux législatives. Faut surtout pas rêver mon cher, Richard Ferrand n'a pas à démissionner de la maison Macron, ce serait injuste !

Achille

@ Giuseppe | 26 mai 2017 à 23:46
"Allez Achille, n'ayez pas peur, si les personnages sont propres ils n'auront rien à craindre de qui que ce soit, il suffit d'être éthique, ce qui n'est pas trop souvent le cas, c'est une denrée rare mais elle est à cultiver."

Je ne suis pas certain que l’on puisse faire de la bonne politique, ou en tout cas de la politique efficace, sans un brin de canaillerie. Pas trop certes, mais il en faut suffisamment pour parvenir à se faire un nom, ensuite le reste suit.

Je préfère personnellement un politique un peu filou, mais qui parvient à régler les problèmes que la France connaît actuellement : chômage, dette publique, sécurité des citoyens, qu’un politique pétri de bons sentiments, n’hésitant pas à donner des leçons chaque fois qu’on lui tend un micro et qui est incapable de prendre des mesures appropriées, parfois même impopulaires mais qui vont dans le bon sens.

Je me demande si ces leçons de morale que nous déversent certains politiques et journalistes en ce moment, ne cachent pas une grande incapacité à régler les problèmes de fond de notre société. Quand on n’a pas de solution viable à proposer, une façon de contourner le problème est de parler de morale et généralement tout le monde suit.
Comme disait J. Chirac, « la maison brûle et nous regardons ailleurs ».

Véronique Raffeneau

"... on peut s'interroger sur le fait que le PNF se débarrasse si vite du boulet vers le parquet de Brest sans même avoir attendu la prochaine parution du Canard."

Mon interrogation, Robert, ne portait pas sur la passivité du PNF au regard des informations publiées par le Canard enchaîné.

Mon propos était de dire que la passivité d'aujourd'hui du PNF jetait une lumière crue, un discrédit géant, si vous voulez, sur sa précipitation - quelques heures pour ouvrir une enquête préliminaire suite à une publication - et son activisme forcené d'hier.

Par ailleurs, franchement, je pense que les moyens exorbitants engagés par la police et la justice dans ce type d'affaires seraient mille plus fois plus nécessaires et utiles s'ils étaient prioritairement employés au service de la justice au quotidien de tous.

Les moyens de la police et de la justice ne peuvent pas être ainsi privatisés au profit des campagnes électorales, des pouvoirs en place, des partis politiques ou des médias, alors qu'il y a tant et tant à construire et à reconstruire, par exemple en matière pénale, pour assurer la sécurité du quotidien de tous.

La moralisation de la vie publique et politique, c'est à mes yeux, à tort ou raison, prioritairement ce choix-là.

Par ailleurs, je suis certaine que la loi et ses déclinaisons à n'en plus finir, genre puits sans fond, sont impuissantes à restaurer chez nos représentants et dirigeants le goût, la passion, l'exigence de l'intérêt social et général.

Comme je l'ai dit dans mon premier commentaire, l'épisode Richard Ferrand n'est à mes yeux qu'une traduction supplémentaire de ce glissement profond qui a vu depuis des décennies se privatiser moralement et socialement tout ce qui touche de près ou de loin les responsabilités politiques, administratives et publiques au détriment de l'intérêt social et général.

Apprendre ou réapprendre par exemple la notion de décence ne relève pas d'une loi additionnelle écrite à toute allure dans la foulée de faits divers. C'est juste plus compliqué et essentiel que cela.

Tomas

@ Jean le Cauchois

Vous aviez l'air d'être quelqu'un de sérieux, je me suis trompé. Dreuz.info n'est pas une source fiable, c'est du même tonneau menteur et fascisant que Réseau Voltaire. Trouvez-moi une source correcte (j'accepte Valeurs actuelles malgré la médiocrité de la revue, ils ont encore un minimum de déontologie journalistique), je prêterai alors de l'attention à votre information.

@ caroff

Etant de façon générale pour la simplification administrative, je suis donc pour la réduction des niches fiscales et donc de celle-ci aussi. Mais elle n'est pas plus scandaleuse ou injuste que la centaine qui existe.

@ Lucile

Qui a dit publiquement qu'il fallait "mettre des bâtons dans les roues des bons élèves à l'école" pour améliorer l'égalité des chances ? Je ne me souviens pas avoir entendu cela ni quoi que ce soit d'approchant dans la bouche d'un responsable éducatif de gauche.

Régis ANTOINE

La polémique actuelle autour de Richard Ferrand permet d’apprécier le caractère totalement bidon des accusations de « cabinet noir » piteusement avancées par certains à propos de l’affaire Fillon.
Lors du premier article du Canard à propos de Penelope Fillon, beaucoup ont dit « le fait que ça ne sorte que maintenant est la preuve qu’il s’agit d’un complot puisque la rémunération de Penelope Fillon en tant qu’assistante parlementaire avait commencé il y a très longtemps ».
Pour Ferrand, l’article du Canard publié en mai 2017 porte sur des faits datant de 2011. Ce n’est pas pour autant qu’il faudrait, là aussi, crier au complot.
Dans les deux cas, le mécanisme est le même. Même si Fillon jouissait d’une notoriété beaucoup plus forte que Ferrand, la plupart des observateurs politiques ne lui voyaient pas d’avenir présidentiel, d’où un faible intérêt de la presse à son égard. Sa victoire inattendue a changé la donne. Le Canard a cherché et il a trouvé, sans doute aidé par des « amis » de Fillon (beaucoup ont évoqué Dati à ce sujet, rappelant certains de ses tweets assassins à l’égard de Fillon à l’été 2014).

Ferrand n’est apparu en pleine lumière que lors de la campagne présidentielle de Macron ; avant, la presse s’est peu intéressée à lui. Compte tenu de son rôle important dans la campagne, puis de sa nomination au gouvernement, il a attiré l’attention. Là encore, le Canard, probablement aidé par des « amis » de Ferrand, a cherché et il a trouvé.

Cela étant le parallèle s’arrête là, car les faits révélés d’une part à propos de Fillon, d’autre part à propos de Ferrand n’ont pas du tout la même portée.
La preuve en est que, dans le cas de Fillon, ils ont donné lieu à enquête préliminaire du PNF, puis à ouverture d’une instruction judiciaire et à une mise en examen pour de multiples motifs.
Pour Ferrand, le parquet de Brest a estimé qu’« il apparaît qu’en l’état, aucun des faits relatés n’est susceptible de relever d’une ou plusieurs qualifications pénales permettant d’ouvrir une enquête préliminaire ».

Mais si des éléments nouveaux apparaissaient (ce que rien ne laisse supposer en l’état des informations disponibles) conduisant à une mise en examen, Ferrand (comme tout autre ministre) devrait bien évidemment démissionner.

Giuseppe

@Achille | 26 mai 2017 à 11:34

Allez Achille, n'ayez pas peur, si les personnages sont propres ils n'auront rien à craindre de qui que ce soit, il suffit d'être éthique, ce qui n'est pas trop souvent le cas, c'est une denrée rare mais elle est à cultiver.

On voit bien dans cette affaire d'immobilier que même les façades les plus lisses cachent quelques fissures, on peut imaginer les tombereaux d'excès et d'abus qui devaient se passer quand il n'y avait pas cette investigation : la compagne qui vend un bien dont elle n'est pas propriétaire.
Diable ! Peu auraient imaginé un tel montage, il était bien patient le vendeur si j'en crois le Palmipède sur la méthode, légale paraît-il.

Aujourd'hui, cette soif d'honnêteté impulsée par les courants du numérique à portée de tous est sans cesse en demande non pas forcément du légal trop abstrait, mais du juste et de l'honorable.

Petite pause, si vous n'étiez pas à Marseille - pas pour le combat des MéMé, Mélenchon/Mennucci - pour aller voir Toulon/La Rochelle je vous invite à le revoir... Le plus beau perdant du monde ne fera jamais un vainqueur quel que soit le domaine, je cite souvent Pierre Berbizier, "seule la victoire est belle".

@Robert Marchenoir | 26 mai 2017 à 18:03

Bob - je me permets - comme sbriglia parfois vous me faites sursauter, mais dans le fond vous êtes un vrai démocrate.

Ellen

Ce pauvre canard est bien malade en ce moment. Se serait-il trop engraissé avec Fillon get-out et aurait-il pris depuis la grosse tête ? Ou est-il atteint par la maladie de la rage pour avoir voulu chasser sur les terres méconnues de R. Ferrand se réjouissant de mettre le souk dans la maison Macron ?
Y a plus rien à becqueter petit vilain canard, cette fois c'est la diète : pas d'enquête par le parquet de Brest ni par le PNF de Paris. Ouf !! La justice est passée.

Wil

Ferrand magouille ? No problemo.
La justice dit qu'il n'y a rien à dire donc c'est que ça doit être vrai...
Bien sûr, si ça avait été un adversaire politique de la macronie, là il y aurait sûrement eu matière à ce que la justice "s'auto-saisisse" mais là évidemment, non...
Après tout, ce n'est pas la première fois. On a vu ça lors de la campagne quand comme par hasard, les affaires datant de plusieurs décennies sortaient fort opportunément à quelques semaines de l'élection et que comme par enchantement il ne s'agissait que d'affaires concernant les adversaires du candidat du pouvoir en place, Macron.
Le "hasard" fait bien les choses n'est-ce pas ?... Euh, mais attendez, il y a bien eu des "affaires Macron" pendant cette campagne ?
Ah ben oui, mais elles ont disparu elles aussi comme par enchantement.
C'est pratique, la justice...
"Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir" (La Fontaine)

Pierre-Antoine ELDIN

"Et comment ne pas reconnaître qu'il est intolérable pour beaucoup qu'on focalise sur certaines catégories professionnelles et que d'autres soient systématiquement laissées à l'abri de l'opprobre ?"

Oui... on peut se demander pourquoi aucun scandale ne touche les journalistes ?
Sont-ils des saints ? Aucun membre de leur famille ne profite de leur position (collusion) avec le pouvoir ? Aucun de leurs enfants n'a fait de stage dans les médias ? Même pas un petit pigiste, un photocopiste, un préposé au café ?
Oui, oui, cette blancheur virginale en devient suspecte !

Wil

"Un homme d'esprit, l'avenir. Bilger"
Put**n, on croirait du Séguéla ! (je veux ma Rolex !). C'est aussi c.. et donc aussi facile.

Et là, Séguéla aurait dit "Put**n, ça va pas du tout ton slogan connard ! avenir, c'est avec un grand A ! Loser !"...

Savonarole

@Jean le Cauchois | 26 mai 2017 à 15:25

Sans compter une EELV qui vient de s'acheter à Barcelone un superbe appartement de plusieurs centaines de mètres carrés Passeo de Gracia, l'avenue Foch de Barcelone...

Pas mal, quand on sort de Villeneuve-Saint-Georges.

Achille

@Jabiru | 26 mai 2017 à 17:35

Je n’ai rien contre la prime d’anxiété pour des ouvriers qui ont été exposés à la nocivité de l’amiante durant toute leur activité professionnelle et sont obligés d’avoir un traitement à vie pour lutter contre les effets de ce poison. Ceci d’autant que la prime est versée par leur employeur et qu'il s’agit de ce fait d’argent privé et non public.

Ceci étant, aujourd’hui avec les nanoparticules des moteurs Diesel que les citadins respirent depuis des décennies, les pesticides répandus sur les fruits et légumes des exploitations agricoles qui se retrouvent dans notre assiettes, l’ensemble de la population est victime des perturbateurs endocriniens.

A noter que la prime d’anxiété pourrait ne pas se limiter seulement aux effets des produits toxiques. Le harcèlement au travail ou même dans la vie de tous les jours pourrait également être pris en compte vu ses effets dévastateurs sur chaque individu qui en est victime.

Les politiques qui sont surveillés en permanence par une horde de journalistes qui se comportent comme des chasseurs de prime au temps du Far West doivent eux aussi être soumis à l’anxiété quand ce n’est pas à de l’angoisse.

Vous me direz que celui qui n’a rien à se reprocher n’a pas lieu de s’inquiéter. Reste à savoir si ce genre de saint homme existe. Diogène de Sinope l’a longtemps cherché mais il ne l’a jamais trouvé.
Tout le monde a sa part d’ombre, les politiques sans doute plus que les bons citoyens que nous sommes vous et moi.

Savonarole

Puisqu'on me demande mon avis, je pense que Mme Macron a raison de privilégier Paris Match.
Depuis des décennies la royauté anglaise accorde à ses fournisseurs de qualité un label appelé "by appointment to Her Majesty the Queen".

On trouve ce label sur des bouteilles de whisky, des biscuits de chez Fortnum & Mason, des marques de thé, des chapeliers et autres fabricants de bigoudis.

Brigitte Trogneux a raison, un peu de classe british ne fera pas de mal aux Français.

Jean-Marc

Je commence à regretter les temps anciens, les coups d'Etat se terminaient avec un dictateur qui s'il échouait risquait sa peau.
Aujourd'hui les coups d'Etat sont institutionnels, on crée une officine et on tient le tout sans risque.

Au final cela reste une dictature.

Caillaux

Ce qui gêne dans cette affaire, c'est la constitution de l'élite politicienne dans toute sa complexité donc la progression d'un apparatchik. Ferrand n'était pas de la région, après une assistance au cabinet du secrétaire d'Etat de Bérégovoy, il se recase dans la région où son "parrain" est conseiller général et conseiller régional (élu sur liste du parti). En devenant "directeur des Mutuelles" et dans la foulée élu au conseil général (1998), vice-président du Finistère en 2004 donc toujours en 2011, lors de la "transaction" avec son épouse (sa fille reprend une part à son ancien associé en février 2017 et c'est lui qui la représente chez le notaire). J'ai connu le même système dans une mairie, l'adjoint aux travaux achète un immeuble de bureaux en SCI, où il accueille comme locataires ses deux associés : deux entreprises auxquelles il confie les marchés de la mairie pour les travaux annuels d'entretien. Ainsi, avec les loyers, en une dizaine d'années une grande partie de l'achat en emprunt est remboursé et l'adjoint peut prendre une belle retraite. Tout est affaire de niveau, mais l'escroquerie n'en est pas moins certaine.

breizmabro

@ Marcel Patoulatchi | 26 mai 2017 à 11:51

Mille fois raison.

Un membre du conseil régional chargé des finances d'un côté, et d'un autre côté Me Sandrine Doucen sa compagne, avocate, soudainement investisseuse commerciale, qui trouve une banque sur un claquement de doigts (j'ose croire que ce n'est pas le Crédit Mutuel de Bretagne !) pour financer son projet d'investissement, comme dirait l'autre : "le doute m'habite" :-D

En même temps, comme dit l'autre, tout est possible, surtout avec les traîtres ;)

"Le traître s'assied à nos banquets, il porte la barbe de nos conseillers, il affecte le sourire de nos courtisans et la gaité maligne de nos bouffons ; par-dessus tout il se cache sous l'air amical d'un ennemi réconcilié" (Sir W. Scott)

Noblejoué

"Je devine bien, en même temps, l'effet noblement pervers de cette chasse à toutes les malhonnêtetés éventuellement imputables à nos élus et à tous ceux qui touchent de près ou de loin la gestion du pouvoir. Il crée une telle atmosphère, à cause de cette exigence admirable mais totalitaire, que tout est mis sur le même plan et que la moindre hiérarchisation entre l'anodin et le grave apparaîtra pour une indulgence suspecte."

Enfin, quand il s'agit de petites transgressions de petits délinquants, on n'est pas si indulgent. On a plutôt la théorie de la vitre brisée, que je comprends parfaitement.
A plus forte raison, il ne faut pas laisser de la transgression politique s'installer et se développer. Le poisson pourrit par la tête, comme on dit.

Claude Luçon

Dans la tambouille politique où patauge allègrement le Canard enchaîné, il ne faut pas oublier de situer la collecte des végétaux de la tambouille dans l'ordre chronologique et l'environnement du moment :
1. Totalement imprévu par le Canard et ses mentors et "deep throats", François Fillon remporte la primaire LR brillamment, risquant d'amener une grande armée de députés LR/UDI au Parlement, derrière un Bonaparte imprévu.
Aïe ! Il fallait le sortir d'urgence et sans ménagement, justice comprise. Il avait ses faiblesses, on connaît la suite.

2. Tout le monde ou presque voyant un coup d'Etat médiatique contre Fillon, un sabotage délibéré de la présidentielle, il fallait détourner l'attention du pékin ordinaire en lui jetant en pâture Le Roux et ses gamines super-douées, risque minimum, le PS est déjà rôti et Le Roux et copains étaient en route vers la sortie six semaines plus tard de toute façon.

3. Le doute sur les intentions initiales du Canard & Co perdurant, on jette un autre morceau du cadavre PS greffé sur En Marche ! avant la mise à mort lors de la primaire PS, pour expliquer auxdits pékins, et en leur faisant croire que ce sont bien eux qui ont élu le Président, qu'il est vraiment humain, avec un nouveau petit défaut, après ceux d'avant, Ferrand, mais rien d'irréparable par les électeurs.

Bref le Canard se refait tout doucement une sainteté après avoir fait un miracle : Macron Président.
C'est ironique ! Un Canard parmi 66 millions de dindons.
Mais attention ! Macron met la main sur le coeur à l'américaine en chantant La Marseillaise, il serre la main de Trump, type "tough guy" encore à l'américaine, et quand on voit Melania auprès de Brigitte, Angela et Theresa, l'américanisation doit être de plus en plus tentante pour un homme au physique de "French lover", cher aux Américains depuis Louis Jourdan. Il l'a bien dit, il aime tout le monde !
Le Canard serait-il en fait un agent de la CIA dont les hackers auraient truandé notre scrutin à la mode russe ?

@ Jean le Cauchois | 26 mai 2017 à 15:25

Merci !
Pas mal comme cabanon de campagne !
Donc nous savons déjà que petit, ce canard-là était en fait un paon !
Creusons toujours, pour savoir ce qu'étaient vraiment tous les canetons du Canard, pas des cygnes c'est certain, c'est un oiseau trop noble. Il y avait probablement quelques oeufs de charognards et de corbeaux.

@ Alex paulista | 26 mai 2017 à 04:22

Non ! Vous n'êtes pas seul cerné par les avocats, il y a ici quelques troupiers et troupières et même au moins un vieux grognard pour former le carré avec vous.
Ceci dit le coup de l'offre la moins chère, rien de plus classique !
Si on n'a pas sa femme comme soumissionnaire pour lui passer l'analyse des offres, la technique pour le postulant est, durant l'analyse, de tourner le charme du côté de la secrétaire du décideur et de lui faire oublier la liste comparative des offres sur son bureau en allant annoncer votre visite au patron.
En général on s'en sort avec un carré Hermès plus une boîte de chocolats Godiva. Alternativement, si vous êtes à l'étranger, le No 5 de Chanel, celui de Marilyn, est aussi très convaincant.

@ Tomas | 26 mai 2017 à 10:07
"Quant aux journalistes du Canard enchaîné, qu'ils continuent à fouiller les poubelles de nos élus, cela les poussera à la vigilance !"

Le Canard se complaît dans les poubelles, pour une fois nous sommes d'accord.

breizmabro

"La polémique concernant Richard Ferrand est évidemment très regrettable parce qu'elle s'inscrit dans un contexte qui semblait rendre inconcevable, de la part de ceux qui collaboraient avec le président de la République, la moindre incartade, le plus petit glissement sujet à caution"

Je vous rappelle tout de même que, à l'époque où la compagne de M. Ferrand a obtenu un prêt bancaire sur un claquement de doigt, le même Richard Ferrand était membre du Conseil Régional de Bretagne. Ceci expliquerait-il cela ?

« Le Pays du Centre-Ouest Bretagne, qui a la singularité  de s’étendre sur trois départements, comptait jusqu’à récemment trois conseillers régionaux.
À Rennes, Pierre Pouliquen siège dans la commission « Culture et sports », Anne Troalen dans la commission « Formation », Jean-Yves Milbeau dans la commission « Économie » tandis que je fais partie de la commission « Finances ». » (Richard Ferrand) 

Je ne sais quelle(s) banque(s) a prêté la somme à la compagne de M. Ferrand pour acheter l'immeuble qui abritera plus tard une compagnie d'assurances, mais je sais que le conseiller régional chargé des finances a la meilleure place pour inciter une banque régionale à financer tel ou telle (après dépôt du dossier sur son bureau, naturellement, pour le faire valider par la commission ad hoc ;-))

Alors que le PNF a été si prompt pour investiguer sur M. Fillon, il ne peut aujourd'hui s'auto-saisir à la suite de l'article du Canard enchaîné, tout en voulant nous faire croire que, enfin, la justice est indépendante !

A bon entendeur ;-))

M. Bilger s'étonne d'une polémique au sujet de l'emploi de son fils comme attaché parlementaire pour un job d'été à environ 9000 euros en quatre mois au motif qu' « il est difficile du côté de Pleyben (29) de trouver un jeune sachant lire et écrire correctement le français (?) et travailler sur Internet ».

Le smic brut en 2014 était de 1445,38€ (soit en net 1130€) (Ici tout le monde sait faire une multiplication, qu'elle soit en brut ou en net ;-))

Il faut également se rappeler ce que disait M. Ferrand en février dernier :

"Nous défendrons une mesure parmi d'autres : l'interdiction des emplois familiaux pour les parlementaires"  

Sur son compte Twitter, il ajoutait même "nous veillerons à ce que nos candidats aux législatives n'aient pas de conflits d'intérêts et n'embauchent pas de membres de leur famille".

C'était le bon temps, le temps d'avant.. :-D

Sans honte ce monsieur Ferrand souhaite que ces Bretons incultes lui donnent un mandat législatif sur "ses" terres bretonnes... :(

J'espère qu'ils ne sauront lire que le breton ce jour-là :-)

P.S. : Je n'ose croire que l'achat de l'immeuble de Me Sandrine Doucen ait pu être financé par le Crédit Mutuel de Bretagne ;-)

Adeo

Trekker

@ Alex paulista | 26 mai 2017 à 04:22

Totalement d’accord avec votre propos, on devrait questionner les adhérents de la mutuelle en question afin de connaître leurs réactions face à ces révélations. Il n’est pas certain que le conseil d’administration et son Président aient jugé bon d’informer ceux-ci sur les détails de cette opération.

Certes des dérives similaires et même plus graves sont hélas fréquentes dans nombre d’organismes mutualistes, coopératifs et paritaires. Etrangement tous sont bien souvent une quasi chasse gardée pour les francs-maçons, au niveau direction et échelons intermédiaires, mais de là à voir de quelconques connivences fraternelles dans cette affaire bretonne, cela relèverait du pur fantasme, car il est bien connu que tous les frères sont d’une moralité irréprochable !

@ Claude Luçon | 26 mai 2017 à 01:03
"Quelqu’un va-t-il un jour avoir la bonne idée d’aller fouiller dans le passé des rédacteurs et journalistes du Canard enchaîné ?"

On ne peut vous dénier un certain talent pour faire des allusions fielleuses, cela afin de ne surtout pas répondre sur les turpitudes financières de nos élus. C’est bien évidemment un scandale innommable, cette constante du Canard enchaîné à nous informer au sujet de celles-ci. Vous devez amèrement regretter qu’une certaine presse française ne soit pas soumise à une censure préalable et vétilleuse comme dans feu l’Union soviétique !

seraye yves

Je me demande pourquoi Attali et ses copains voulaient faire élire Macron, était-ce pour pouvoir faire des affaires juteuses ?

Probablement ! Alors Mélenchon au secours !

Robert Marchenoir

Oui, enfin nous sommes en Russie, donc. La corruption est normale, Ferrand n'est "que" ministre donc il a bien le droit de magouiller un peu, etc. Il n'y a que l'échelle qui change.

Ce qu'a fait Ferrand lui vaudrait le renvoi immédiat plus des poursuites judiciaires dans n'importe quel pays normal, démocratique, libéral, honnête, non africanisé, non russifié.

En France, non. On lui trouve des excuses, il n'est que ministre, et puis si on se met à être trop honnête où irait-on ma bonne dame, la pureté excessive c'est totalitaire, chacun sait bien que "la politique il faut que ça pue un peu la m... mais pas trop" (on retrouvera aisément l'auteur de cette immortelle maxime)...

Cette indulgence malavisée, concernant la classe dirigeante, fait directement écho à l'antienne entendue jusqu'à l'écoeurement concernant les fameux "petits délinquants" : qui n'a donc pas fait des bêtises quand il était jeune ?, sommes-nous sommés d'avouer.

Eh bien, non. Il y a beaucoup de Français qui n'ont jamais "fait de bêtises quand ils étaient jeunes" (c'est-à-dire volé des scooters, agressé des gens dans la rue), de même qu'il y a beaucoup de Français qui n'ont jamais acheté de locaux avec rien pour les revendre à l'entreprise que dirige leur conjoint. Je dirai même qu'il s'agit de l'écrasante majorité. Une écrasante majorité qui est de plus en plus écoeurée par les ignominies qui s'étalent autour d'elle.

Trouver des excuses à Ferrand, c'est donner une justification à la racaille qui rackettera demain vos enfants à l'école et volera votre téléphone dans la rue.

Au passage, on entraperçoit ici ce que sont vraiment les "mutuelles", qui nous bassinent avec leur "militantisme" et leur répugnance du "profit", mais qui sont en réalité des officines gauchistes -- donc des associations de malfaiteurs recouvertes des oripeaux du Bien.

Privatisez-moi tout ça, jetez-moi tout ça dans la fosse du CAC 40, et qu'on en finisse avec ces voleurs.

Savonarole

@Lucile 13h03
"Le plus hilarant tient à ce que ce sont les mêmes qui nous bassinent avec l'égalité des chances - au point de soutenir avec ferveur qu'il faut mettre des bâtons dans les roues aux bons élèves à l'école afin qu'il leur devienne quasiment impossible de surpasser les cancres."

Dans un domaine assez proche, voyez les publicités de la télévision, on y trouve de plus en plus de noirs, souvent en couple avec des blanches, alors que l'inverse aurait une touche coloniale, mais dès qu'il s'agit de réparer une voiture ou de la vendre, un plombier, un réparateur de lave-vaisselle, un docteur, un chirurgien-dentiste pour vanter un dentifrice, nos milliers de noirs disparaissent. C'en est presque raciste.
Le noir dans la publicité française mange des Kinder, mais pas plus... et quand il y a un crétin, il est toujours blanc.
Ici, en Espagne, ça n'existe pas.

Jabiru

@Achille 11:34

Ce fameux préjudice d'anxiété est reparu à la surface quand des salariés exposés à l'amiante ont assigné leurs employeurs devant les Prud'hommes pour toucher une prime réparatrice en dédommagement de leur anxiété d'avoir un jour à devoir lutter contre un cancer. Il y a quelques années, certains ont été indemnisés à hauteur de 15 000 euros qui pouvaient se coupler d'une indemnité supplémentaire d'un même montant du fait que cette exposition les avait conduits à modifier leurs conditions de vie.

Eu égard aux nombreuses demandes dont certaines qui ne remplissaient pas les conditions d'avoir à ester, les indemnisations sont revenues à des niveaux de l'ordre de 3000 euros et uniquement au titre de l'anxiété. Il y a encore des dossiers non traités par-devant les juridictions et notamment en cours d'appel.

Tendance

Bienvenue dans le monde de l'ingénierie financière, c'est-à-dire du capitalisme sans capital (ou presque), qui enrichit ses bénéficiaires au détriment de l'entreprise-cible.

La pratique la plus délétère en est le LBO (rachat avec effet de levier) qui consiste pour un repreneur à souscrire un emprunt qui ne nécessite qu'une faible mise de fonds (d'où l'effet de levier) et qui est remboursé par l'entreprise cible (on se "paye sur la bête"). Cette pratique que l'on rencontre dans la reprise d'entreprises en difficulté (et qui n'est pas assez dénoncée par les syndicats du moins dans leur communication à destination du public) conduit à un sous-investissement (les profits servent en premier lieu à rembourser l'emprunt) et est responsable de nombreux drames sociaux (le sujet est d'une actualité brûlante), surtout lorsqu'une entreprise fait l'objet au fil des années de plusieurs reprises de ce style.

Dans le cas de M. Ferrand, ce qui est choquant est qu'en tant que dirigeant, il devait veiller à l'intérêt de la Mutuelle, et vous ne pourrez pas m'empêcher de penser qu'en l'espèce, l'intérêt de la Mutuelle était d'acquérir le bien par l'intermédiaire d'une SCI.
Qu'il ait laissé faire ce montage au profit de sa famille grâce à une opération montée en parallèle et selon toute vraisemblance sans pleinement informer son employeur ne peut être accepté.

D'autant que le monsieur est socialiste et qu'il s'agit d'une Mutuelle de travailleurs.

Jean le Cauchois

@ Tomas
"Quant aux journalistes du Canard enchaîné, qu'ils continuent à fouiller les poubelles de nos élus..."

Cher Tomas, vous pouvez consulter "Le Canard enchaîné et sa vie de château" pour apprendre, comme moi, que monsieur André Escaro, dessinateur bien connu mais aussi administrateur-propriétaire des Editions Maréchal, réside depuis fort longtemps dans le château médiéval classé de La Ventrouze, dans l'Orne, dont l'entretien est payé... pas par lui mais par les contribuables, comme vous... Qui croit encore à la moralité des journalistes du Canard enchaîné : tout se vend, tout s'achète, ou tout ce vent qui s'achète !

@ Claude Luçon à 01:03
"Quelqu'un va t-il un jour avoir la bonne idée d'aller fouiller dans le passé des rédacteurs et journalistes du Canard enchaîné"

C'est fait = un article signé Nancy Verdier, paru le 22 avril 2017 dans dreuz.info, qui informe que monsieur André Escaro (dessinateur et administrateur) réside depuis très longtemps dans le château médiéval classé de La Ventrouze, dans le département de l'Orne, sans en payer les coûts de maintien en l'état... Il est vrai que sur le Net, on trouve beaucoup plus de publications sur le "château de Fillon"...

http://www.dreuz.info/2017/04/22/le-canard-enchaine-et-sa-vie-de-chateau-au-sens-propre/comment-page-1/

anne-marie marson

Ceux qui ont instrumentalisé la campagne électorale avec l'affaire Fillon, sur des points précis comme l'emploi des membres de sa famille, points qui devaient se retrouver dans la loi de moralisation, devaient s'attendre à un retour du boomerang.
C'est comme lors de la campagne électorale. Il y a les bons et les méchants.
Les méchants, ce sont le FN, Closer et Voici.
Les bons, ce sont les candidats EM, et Paris Match, Le Monde et le Canard enchaîné.

Giuseppe

Edouard Philippe annonce que pour Ferrand les élections législatives seront "le juge de paix", c'est habile mais même s'il est réélu les citoyens ne lui pardonneront pas, mauvais calcul dans le fond, la légitimité c'est l'hygiène d'un passé dont les électeurs ne supportent plus le moindre accroc.

Giuseppe

"...l'anodin et le grave" (PB).

Je ne sais pas ce qu'est l'un où l'autre, quant aux politiques ils n'ont pas les mêmes valeurs que les miennes, alors la loi, rien que la loi, celle qui rend la confiance aux électeurs.

"Quant à notre image du président, chacun a la sienne. Un président pour tous et pour chacun. Il sera scruté avec d'autant plus de vigilance, on lui pardonnera d'autant moins ses légères déviations que sa personnalité, pour l'instant, nous agrée. Elle a de la tenue.
Cela nous manquait." (PB).

Oui M. Bilger, cela nous manquait depuis dix longues années, c'est l'élection enfin d'un personnage qui a compris que les citoyens qui souffrent en avaient assez d'un président bling-bling ou d'un autre qui se répandait en dénigrant au passage ses amis de trente ans.

La normalité a la limite du talent, de la classe. Les "baouasseries" de celui qui vient de partir c'est fini et cela suffit, regardez l'image de la photo où Trump salue Macron et va jusqu'à se retourner pour lui taper l'épaule de reconnaissance prolongée après qu'il a franchi le premier rang, il ne s'est pas trompé sur le costume endossé par Macron le Légionnaire, il savait que le capitaine de pédalo avait rendu sa location.

Certes EM ne fera sans doute pas la multiplication des pains, mais il pose jour après jour son empreinte, éloignée des deux présidents précédents.
Son tour de chauffe est presque achevé, il va rentrer dans le dur, là où tout le monde l'attend, Richard Ferrand n'est sûrement pas pour lui une péripétie, va-t-il le laisser jusqu'aux législatives être élu et le remercier...

Bien sûr c'était avant, et il ne postulait pas à la présidence, rien n'est à négliger, ce rocher dans son pied doit être traité car la polémique enfle, il faudra patienter jusqu'à mercredi prochain, cet épisode ne cacherait-il pas un arbitrage dont on connaît la suite.

Transparence et non cumul des mandats j'en espérais deux et pas trois comme pour le Président.

Exilé

Je devine bien, en même temps, l'effet noblement pervers de cette chasse à toutes les malhonnêtetés éventuellement imputables à nos élus et à tous ceux qui touchent de près ou de loin la gestion du pouvoir. Il crée une telle atmosphère, à cause de cette exigence admirable mais totalitaire, que tout est mis sur le même plan et que la moindre hiérarchisation entre l'anodin et le grave apparaîtra pour une indulgence suspecte.

Pour faire simple, les malhonnêtetés éventuellement imputables à nos élus ne tournent généralement qu'autour de questions financières ou bien d'intérêts cachés et le sujet a été surabondamment mis en avant dès le début de la campagne électorale principalement pour stigmatiser des élus de l'opposition comme par hasard juste à ce moment-là, concomitamment à l'apparition d'un étrange PNF de circonstance sorti alors de sa boîte comme un diable.
Passons. Le lecteur appréciera.

En revanche, ce qui est beaucoup plus grave est que des élus ou bien des hommes politiques - et pas uniquement certains de ceux qui viennent d'apparaître dans le paysage politique - sont parfois des gens cyniques, pervers et amoraux voire contaminés par des idéologies délétères, prêts à trahir leur pays pour un plat de lentilles qui le plus souvent se résume à la mise en valeur de leur petite gloriole.

La France ne sera pas mise en péril si un homme politique se livre à quelques imprudences comptables ou fiscales, mais elle risquera de l'être dans le cas où ce dernier sera à l'origine de décisions aux conséquences graves en se rendant parfois coupable d'une forme de trahison.
Quand prendrons-nous enfin les mesures légales propres à empêcher et à punir de tels comportements ?

-------------------------

Voilà un exemple de pureté politique destiné à l'édification des foules et de notre belle jeunesse :

http://www.entreprise.news/marlene-schiappa-secretaire-detat-expliquait-frauder-securite-sociale/

Lucile

D'accord avec Savonarole quand il souligne le côté comique de l'affaire.

Le plus hilarant tient à ce que ce sont les mêmes qui nous bassinent avec l'égalité des chances - au point de soutenir avec ferveur qu'il faut mettre des bâtons dans les roues aux bons élèves à l'école afin qu'il leur devienne quasiment impossible de surpasser les cancres -, ce sont ceux-là, oui, qui profitent de ce qu'ils sont aux commandes pour s'enrichir d'un coup de baguette magique. Et hop 450 000 euros par ici et hop une autre petite somme rondelette par là. La probabilité qu'un cadre moyen ou qu'un ouvrier puisse faire la même chose avoisine l'infiniment petit, mais c'est ainsi que ça fonctionne dans notre République, gérée par des professionnels de la République, tous plus égalitaristes les uns que les autres.

Je ne sais pas comment ce membre du PS qui a fait en même temps une belle carrière politique est devenu DG d'une mutuelle (organisme à but non lucratif !). Il paraît qu'il l'a redressée, mais à bien y réfléchir, il était là pour ça. Et maintenant nous avons droit à une chasse aux sorcières, preuve de la moralité du sérail, jetée en pâture aux consommateurs de media, tout aussi perverse au fond que l'ascension et l'enrichissement fulgurants des apparatchiks et de leurs épouses.

Une dernière petite vacherie : les journalistes de Paris Match admettent que la photo a été photoshopée pour donner une silhouette de rêve à la first lady, mais disent-ils, pas plus qu'une autre. Là encore, l'égalité est sauve. Et puis on est patriote ou pas, la femme de César doit avoir des cuisses de rêve.

caroff

@Tomas
"Puisque vous aimez la précision, je crois utile de vous rappeler ou de vous apprendre que ladite réduction fiscale s'applique aux revenus annuels et non mensuels."

Le système est d’autant plus généreux qu’il bénéficie aux journalistes au sens large c'est-à-dire aux rédacteurs, photographes, critiques dramatiques et musicaux et même aux directeurs de journaux…

En 2013, la Cour des comptes avait indiqué que "le principe même d'une compensation par l'Etat d'éventuelles lacunes en matière de remboursements de frais professionnels ou d'un niveau jugé insuffisant de rémunération au sein d'un secteur professionnel pouvait prêter à discussion". Et d'ajouter : "Ne faisant pas l'objet d'une modulation en fonction du niveau de rémunération, la mesure fiscale concernée apparaît aussi discutable du point de vue de l'égalité des contribuables devant l'impôt".

Je persiste à dire que cette mesure devrait s'éteindre puisqu'elle favorise un secteur d'activité sans justifications particulières.

Frank THOMAS

Comme dans l'affaire Fillon, la question est moins de savoir si ces pratiques sont légales ou pas, ou si elles sont morales.
Glissons sur l'emploi par Monsieur Ferrand de son fils comme attaché parlementaire. Beaucoup plus grave, car il y a enrichissement personnel, me semble le fait d'avoir loué, en tant que directeur des Mutuelles de Bretagne, un local dont son épouse était propriétaire.
L'argument de l'économie prétendument réalisée ajoute l'hypocrisie à l'esprit de lucre puisque la position de Madame Ferrand lui permettait d'ajuster le prix du loyer en fonction de celui des autres, qu'elle était bien placée pour connaître.
Mais ce loyer eût-il été réellement plus bas, le député Ferrand aurait dû à l'évidence dissuader sa femme de participer à l'appel d'offres.
La morale, en effet, ne saurait se limiter à faire tout ce qui n'est pas illégal.

Un mot sur votre affirmation, Philippe, selon laquelle aucun d'entre nous n'est impeccable. J'ai connu nombre de professionnels dans divers métiers ou d'élus qui étaient irréprochables et j'ose dire que moi-même, en quarante ans d'enseignement et en un quart de siècle de mandat municipal, je n'ai jamais cédé à ces petits arrangements mesquins, bien qu'on m'en eût proposé souvent.
Le cas de Monsieur Ferrand, comme naguère celui de François Fillon, est aggravé, me semble-t-il, par les leçons qu'il prétend donner aux autres.

Marcel Patoulatchi

Monsieur Bilger,

Donc, pour vous, monter une SCI pour l'occasion et acheter des locaux, lorsqu'on sait qu'un groupe de mutuelles cherche de tels locaux puisque notre époux la dirige, financer cette création et acquisition par la location couvrant l'emprunt, ça ne vous interpelle pas du tout ?

C'est quand même un étrange pari non ? Que se serait-il passé si les Mutuelles de Bretagne n'avaient pas choisi l'offre de Mme Ferrand ?

Est-il acceptable qu'une mutuelle fasse le choix éclairé (?) de louer des locaux pour un tarif couvrant le prix de leur acquisition, et ce au profit de la femme du directeur général ?

Toutes les femmes de directeurs généraux peuvent-elles, du jour au lendemain, se créer de toute pièce un capital foncier en louant à l'entité dirigée par leur mari un bien acheté sur mesure ?

Est-ce dans l'intérêt de la mutuelle ? Les adhérents de la mutuelle n'ont-il pas intégralement financé l'acquisition d'un bien par Madame Ferrand ?

La notion de conflit d'intérêt ne vous parle pas ?

Monsieur Bilger, j'ai une proposition à vous faire : je vous achète votre appartement, vous me verserez un loyer correspondant aux frais de notaire et au remboursement de l'emprunt que je vais contracter pour l'achat. Entre nous, pas besoin de se mortifier de rectitude entière !

Qu'en dites-vous ?

Robert

Pour ce qui concerne le fond de ce billet, je suis en tout point en accord avec les commentaires de Véronique Raffeneau | 26 mai 2017 à 07:08 et Giuseppe | 26 mai 2017 à 10:33. Cela évitera une trop grande longueur au mien. Alex paulista a ajouté une pointe d'ironie qui me semble parfaitement seoir à la situation évoquée.

M. Richard Ferrand est ferré par le Palmipède comme l'a été M. François Fillon il y a quelques mois. Tout le problème est de savoir quelles munitions Le Canard a encore en soute pour pouvoir à nouveau piquer M. Ferrand comme le taon du coche et la mouche de notre bien cher La Fontaine ! Auquel cas il est urgent que M. Ferrand quitte ses fonctions (par décence) dès l'issue des législatives, pour ne pas que des éclaboussures salissent M. Macron par effet de proximité.

Et la presse de s'interroger sur le silence du garde des Sceaux. D'évidence il ne lui appartient pas de commenter, d'autant plus qu'il a croisé le fer avec M. Ferrand lors de la désignation des candidats du parti d'En Marche !. En revanche, comme le signale Véronique Raffeneau, on peut s'interroger sur le fait que le PNF se débarrasse si vite du boulet vers le parquet de Brest sans même avoir attendu la prochaine parution du Canard.

Alors à mercredi prochain pour la suite du feuilleton...

PS : En complément, une analyse juridique de la situation de M. Ferrand qui relativise bien les choses :
http://www.vududroit.com/2017/05/richard-ferrand-mange-t-petits-enfants/

genau

Vacarme sans écho. Il en va de la pureté politique comme des lois Pleven et Gayssot.
Les parquets classent sans suite environ 85 % des plaintes. C'est légitime : mauvaise foi, voisinage, famille, couple, enfin, toutes les tares de n'importe quel monde.
Mais dès qu'il s'agit d'une plainte avec constitution de partie civile, ce qui est la voie royale des associations antiracistes, il en va différemment, et tous les parquets de France se font un devoir de devenir rouges de colère. Leur seule limite, c'est la barbarie invoquée qui ne peut être niée, comme une exception permanente de vérité.
Qui a vu Timbuktu a tout compris.
Sauf qu'il ne faut pas parler d'Islam, mais de terrorisme. N'est pas loin le temps où assimiler l'un à l'autre, ou du moins invoquer l'origine religieuse de la barbarie, sera de nature raciste ou islamophobe.

Il en va de même pour la morale : le robespierrisme du Canard est aussi moche que la tronche de ce républicain qu'on s'ingénie à représenter beau, alors qu'il était laid à faire peur, comme on a montré un Christ blond et tout de blanc vêtu, alors qu'il était un pouilleux palestinien, image que j'ai tendance à privilégier, en bon franciscain.

Le lien entre toutes ces difficultés d'interprétation, c'est la nécessité de donner un air, une allure, un maintien artistiques, reconnaissables par tous comme représentatif de ce qui est souhaitable et dont les approximations n'entament pas la valeur intrinsèque.
Le Canard dépoussière, ça ne touche pas l'essentiel. Les gens du PNF, eux, détruisent la bête immonde et laissent surnager les louveteaux qui ne touchent pas encore à cet essentiel.
Bon, dans un sens, je me gausse.

Achille

Bonjour,

République exemplaire, élus irréprochables, moralisation de la vie politique.
Nous sommes revenus en pleine période d’Inquisition. Les Torquemada sont partout, en particulier dans la presse moralisatrice qui fait ses choux gras de la moindre incartade de nos politiques.

Il est vrai que certains d’entre eux ont tendance à un peu abuser de leurs prérogatives, au point de prendre quelques libertés avec leur enveloppe budgétaire et de profiter de leurs relations personnelles pour faire prospérer leurs petites affaires.

J’ai lu que plus d’une centaine de députés ont renoncé à se représenter à la prochaine élection législative. Peur de se faire prendre les doigts dans le pot de confiture ?

Je pense que ceux qui osent aujourd’hui se lancer dans la vie politique vont demander à bénéficier du fameux préjudice d’anxiété, car la moindre erreur et c’est la une du Canard et de Mediapart et le buzz sur les réseaux sociaux. Quelque part, ça fait peur !

Giuseppe

Il faut arrêter avec l'antienne sur le misérabilisme de nos élus, j'entends et notre hôte de l'écrire que trop de transparence serait apparenté à du totalitarisme ; ah bon ?

Quand je remplis ma feuille d'impôts je rends des comptes, j'ai été amené à assister des personnes pour remplir le dossier pour leur obtention du RSA, ce que l'on demande à nos parlementaires comparé à ceux-ci c'est du "pipi de chat", d'ailleurs un nombre important ne réclame pas.
Allez donc vérifier sur le site le document.

Pour tous nos actes de la vie publique vous êtes et devez prouver votre limpide appartenance, allocation logement, allocations familiales et j'en passe. Et ces pauvres parlementaires dorés sur tranche seraient une population à mettre à part ?

http://www2.assemblee-nationale.fr/decouvrir-l-assemblee/role-et-pouvoirs-de-l-assemblee-nationale/le-depute/la-situation-materielle-du-depute

Dans mon entourage on me disait récemment qu'il fallait avoir produit un extrait du casier judiciaire pour enseigner.
Heureux que les journaux comme Mediapart ou le Volatile cher à Mongénéral continuent leur œuvre de salubrité nationale, ils nous rendent service, ils rendent service à nos libertés, le totalitarisme n'a rien à voir à cela, pour ceux qui ont connu l'ère du Caudillo, les mots employés pour des histoires d'argent font bien sourire.

Lucile

Opération juteuse certes. Par un simple jeu d'écriture ce couple de petits malins à l'affût et bien placés s'est enrichi légalement, et personne n'a été lésé dans l'affaire. Ce jeu de Monopoly heurte quelque peu les tenants de la méritocratie. Je ne sais pas si cette opération aurait pu être faite par la mutuelle elle-même, mais tout de même, cela aurait semblé plus moral.

Cela dit, si l'on remplace le légal par le moral, et le jugement de la rue par celui des tribunaux, on peut dire adieu à toute justice. De plus, l'idée que certains journaux se donnent le rôle de dénonciateurs et de moralisateurs de la vie publique a quelque chose de gênant, même si les journalistes frappent, selon leur bon vouloir, autant d'un côté que de l'autre, ce dont je doute d'ailleurs. Pour les dégâts, advienne que pourra. La capacité de nuisance du Canard paraît démesurée. Cependant, à force de dénicher des scandales, il installe une routine ; c'est alors que les media qui font leur marché comme à Rungis, font le tri comme entre les scandales destinés à faire pschitt et ceux à monter en épingle.

Tomas

@ caroff

Puisque vous aimez la precision, je crois utile de vous rappeler ou de vous apprendre que ladite reduction fiscale s'applique aux revenus annuels et non mensuels.

Un journaliste paye 10 000 euros par mois (ca doit bien exister a la tele) ne declarera donc que 112 350 euros de revenus annuels.

Une niche fiscale parmi d'autres...

Giuseppe

"Mais l'enjeu démocratique que représente cette quête d'un monde politique plus exemplaire vaut la peine qu'on coure le risque d'affronter des abus. Rien de plus important en effet que le projet de loi sur la moralisation de la vie publique dont il y a fort à parier qu'il ne terminera pas l'ouvrage de l'intégrité mais lui ajoutera une pierre capitale." (PB).

Tout l'enjeu est là ! J'entends encore cette petite musique - mais de moins en moins - que l'on verserait vers trop d'exigence... Mais bien sûr, et continuer cet entre-soi, ces petites turpitudes, ou grosses d'ailleurs, ces voracités ordinaires, les citoyens en ont assez et le font savoir sur tous les réseaux et sur tous les tons.

L'affaire immobilière de la compagne de Richard Ferrand, quand bien même était-elle légale, était finement et profondément méditée et préparée.
Si l'on en croit le Volatile, l'achat de l'immeuble ne s'est conclu qu'après la décision du conseil d'administration, cela montre bien que cette opération était soumise à un client particulier, donc ciblée, et non comparable à une habituelle gestion de marchand de biens, qui achète et revend au fil de l'eau.

Certes pour la vente il fallait l'assentiment du conseil d'administration, mais peut-on penser que cette subordination à cet acte était comme un appel d'offre normal, alors que le compagnon était le DG de la mutuelle ? Toute la question est là.
Même si c'est légal - en attendant la suite - la pratique n'est pas très saine : la compagne qui fait une offre avec un bien qu'elle ne possède pas ! Chapeau les artistes ! Il fallait y penser.

Quant à l'affaire du fils de R. Ferrand rien de nouveau sous le soleil, un job d'été effectué en hiver pour environ 9000€ brut pour quatre mois, respect ! Alors que tant de citoyens galèrent pour placer leurs enfants, souvent au prix de leurs deniers... Et 200 parlementaires environ - chiffre de la journaliste de Regards - s'octroient ces arrangements payés des milliers d'euros.

Les citoyens ne veulent plus de ce passé et de ces méchantes pratiques, j'entends aussi que ce n'est pas de l'argent public, quelle est cette bêtise de plus ! L'argent est sans odeur ni couleur, en l'occurrence c'est celui des mutualistes, comme cela pourrait être le nôtre.

Oui les gens veulent de la transparence, Daniel Lebègue de Transparency International l'a martelé, ils feraient mieux de mettre leur imagination débridée au service du bien public et non pas pour se servir "légalement" comme ils disent.

Il me semble que le représentant de SHERPA avait souligné aussi tout le trouble qu'il avait ressenti quand avait été mise en préfecture la transparence opaque des élus... Un parcours du combattant, avait dit un journaliste.
Assez donc de ces misérables avantages, ils sont grassement payés, largement défrayés, il suffit de consulter la liste de leurs avantages, les parlementaires sont choyés dans notre pays et sont dans la moyenne européenne, qu'ils arrêtent de pleurnicher, ils arrivent même à partir en vacances avec l'IRFM.

caroff

"Pour prendre deux exemples culturel et médiatique, qui peut contester la tare du clientélisme pour le premier et le risque de la connivence pour le second ?"

Oui et ça saute aux yeux comme un coup de pied aux fesses !
Tout le monde couche avec tout le monde et... ça crée des liens n'est-ce pas ?

Plus sérieusement cette campagne de recherche de pureté commence vraiment à lasser.
Les dénonciateurs ont-ils des mains assez immaculées pour se permettre d'allumer les détenteurs d'une parcelle d'autorité ?

J'ai parfois l'impression qu'un flic sommeille en tout journaliste, mais ces derniers n'ont pas cette mirifique ristourne fiscale de 7650€/mois... jamais remise en question.

Tomas

Salutaire rappel a l'ordre : il faut etre exemplaire pour etre elu, cette charge doit etre reservee aux meilleurs, pas aux plus ambitieux comme c'est actuellement le cas.

L'honnetete me parait etre un critere d'excellence appreciable.

Employer son fils pour le salaire verse n'a rien de reprehensible, en revanche il y a clairement quelque chose de louche derriere l'histoire de la SCI. Trop facile !

Mais enfin par rapport aux montants dont on parle pour M. Fillon il y a de la marge, on progresse en effet, qui vole un oeuf ne vole pas forcement un boeuf.

Quant aux journalistes du Canard enchaine, qu'ils continuent a fouiller les poubelles de nos elus, cela les poussera a la vigilance !

agecanonix

Les élections présidentielles auront été piratées, au sus et vu de tous, pour en arriver à "l'impossible pureté politique" ?

N'est-ce pas plutôt l'insoutenable crapulerie politique ? Comme quoi la veste est complétement retournée et comment faire confiance à la justice des hommes !

Savonarole

François Bayrou est dépité, il s'apprêtait à nous faire don d'une loi sur la moralité exclusivement réservée à la droite, patatras, ce "connard" de Richard Ferrand (dixit Bayrou) lui casse son jouet.

Cette affaire serait survenue en Corse on aurait ri de bon coeur, c'est tellement corse se serait-on esclaffé.

C'est ignorer le Mikado breton, inextricables réseaux, où pas un Breton ne peut être touché sans faire bouger un autre Breton.

Dans sa grande sagesse les juges de Fillon préfèrent se poncepilater les mains de cette affaire et désigner derechef le tribunal de... Brest.

marie

"L'impossible pureté politique ?"

Ils ne parlent pas de "pureté politique", mais "d'hygiène démocratique".

Monsieur Macron :
- le candidat Macron a appelé à la "bienveillance" comme "hygiène démocratique".
- Les pistes d'Emmanuel Macron pour améliorer "l'hygiène démocratique" en France.
Monsieur Ferrand :
- "C’est pourquoi nous voulons amplifier notre dynamique, non pas seulement comme objectif électoral mais comme objectif d’hygiène démocratique".

♪ ♪ Vive l'eau, vive l'eau
Qui rend propre, qui rend propre,
Vive l'eau, vive l'eau 
Qui rend propre et qui rend beau ♪ ♪

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