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01 juin 2017

Commentaires

Xavier Nebout

@Jean-Dominique Reffait

Il eut été étonnant que vous vous dispensiez d'un soutien fraternel, mais ce faisant, vous nous faites découvrir votre conception de l'honnêteté.

Le directeur d'une association achète personnellement le local qu'il va payer en le lui louant, et le faire aménager au lieu de le lui faire acheter.
C'est de l'abus de confiance, un agissement de voyou, mais en maçonnerie, on est honnête dès lors qu'on est maçon, n'est-ce pas ?

--------------

Sur l'honnêteté au sens franc-maçon.
J'ai très bien connu un frère, chevalier de Saint-André et vénérable qui, séparé de sa compagne et de ses filles, ne payait pas la pension alimentaire en leur écrivant qu'il leur abandonnait ses droits sur le bail à construction de la maison et qu'elles devaient en payer le loyer pour se constituer un patrimoine, alors qu'il avait cédé les part de la SCI titulaire du bail.
Jusqu'au jour où le bail arrivant à échéance, filles et compagnes durent quitter les lieux...

Par la même occasion, il avait roulé ses frères et soeur et essayé de rouler le frère à qui il avait cédé les parts de la SCI. Mais le frère n'étant pas compréhensif, il est passé à deux doigts de la taule pour faux et usage de faux, et le frère n'est plus frère...

Un air de famille avec le vénérable Agnelet et le Palais de la Méditerranée, sauf que là, le vénérable est monté en grade au lieu de finir en prison...

C'est pas beau, la franc-maçonnerie ?

caroff

@Jean-Dominique Reffait
"Quel dirigeant d'entreprise peut me dire ici, sans pouffer de rire, qu'il ne lui arrive jamais de jongler avec les réglementations administratives ou les procédures ? Celui qui respecte toutes les règles sans déroger à aucune ne tient pas trois mois."

Et vous oubliez les maires qui d'un trait de plume sur le PLU peuvent faire la fortune de l'un (e) ou de l'autre...
A part ça les gens que vous citez n'ont pas de charges publiques et ne sont pas ordonnateurs de dépenses publiques.

Et puis ils ne se répandent pas dans les médias sur la conduite supposément répréhensible de leurs "amis"...

César et la femme de César ne doivent pas être soupçonnés!

Ellen

@Catherine JACOB | 02 juin 2017 à 07:38

Vous êtes une vraie artiste et une assidue documentaliste.

Petite rectification. L'amende maximum de 45 000 euros n'est applicable qu'en cas de dénonciation mise à la connaissance auprès du tribunal de grande instance ayant conduit le parquet à ouvrir une enquête préliminaire auprès de la police et ayant causé de grands préjudices moral et financier à la victime, personne physique. En ce qui concerne la personne morale (entreprise), les frais d'indemnisation liés à l'amende des 45 000 euros peuvent être plus conséquents selon que ces calomnies ou diffamations auraient provoqué injustement de grandes pertes financières à l'entreprise.

Mais bon, Philippe Bilger pourra vous l'expliquer mieux que moi.

@GLW | 02 juin 2017 à 07:52

Soyez plus précautionneux à ne pas mettre toutes les affaires dans le même sac. Chaque cas est particulier pour qualifier les faits selon leur gravité. C'est la raison pour laquelle vous trouverez dans le code de procédure pénale un nombre d'articles de loi incalculable avec ses alinéas, ses sous-alinéas agrémentés d'un jargon à vous rendre migraineux pour la journée. Seuls les professionnels peuvent les décrypter.

D'ailleurs drôles de noms pour ces prisons pour les illégaux et immoraux : La santé et Fleury d'où beaucoup en sortent encore plus défaits en fin de séjour.

Franck Boizard

@ Lucile | 01 juin 2017 à 00:17
"Le changement pour le changement, c'est une utopie française et c'est une promesse vide de sens, une ritournelle machinale. "

Vous allez faire pleurer notre hôte qui a avalé l'hameçon, le plomb, le flotteur et le fil de la mise en scène macroniste.

On se rabat sur la morale parce qu'on ne veut plus faire de politique (ce qui impliquerait de reprendre notre souveraineté et de réaffirmer notre identité par des décisions concrètes, ce que nos politiciens se refusent explicitement à faire). Si cela amuse certains, laissons-les s'amuser, mais ne soyons pas dupes.

jlm

@Lucile

Merci de vos éclaircissements, oui ce sont les Institutions qu'il faut améliorer ou empêcher de se désagréger lorsqu'elles sont bonnes. Vous avez raison, la démocratie est notre seul bien en un sens, elle doit rester un rempart contre vents et marées, et elle est perfectible, ce qui prouve sa vitalité. Mais que c'est long pour ceux qui souffrent !

Véronique Raffeneau

@ Robert

Mon propos, cher Robert, n'est pas de dire ouverture d'une enquête préliminaire à tout prix, à n'importe quel prix, encore moins quand l'ouverture d'une enquête préliminaire s’improvise, comme c'est le cas dans l'épisode Mutuelles de Bretagne, sous la pression des médias, des réseaux sociaux, d'associations, que sais-je encore.

Ce qui m'intéresse - que j'approuve - est la position du président de la République : Pouvoir-Justice-Médias : chacun son rôle, chacun sa place.

Quand bien même je ne sous-estime pas les écueils d'une indépendance du Parquet, je considère que l’autonomie et l'équilibre entre les pouvoirs souhaité par Emmanuel Macron n'est possible que si le Parquet est réellement séparé de l'Exécutif.

Et contrairement à ce qu'affirme François Bayrou, la valse à deux temps du parquet de Brest est tout sauf, pour reprendre les mots du ministre, "la preuve de l'indépendance de la Justice". A mes yeux, en l'espace d'une semaine, c'est presque la caricature de la (des) dépendance(s) du Parquet.

Franchement, la loi de François Bayrou m'intéresse très peu : je pense que l'étendard de moralisation de la vie publique est un leurre.

La société française n'exige pas une opération mains propres. Elle se désespère en premier de l'impuissance de l'Etat, corollaire et conséquence de la privatisation morale et sociale des élites dont je parle dans mon commentaire ; elle demande prioritairement que les lois existantes soient appliquées, qu'on lui dise dire la vérité sur l'état du pays et ce que le pouvoir compte faire pour améliorer de façon significative et réelle ce qui aggrave tous les jours les déchirures et les séparatismes sociaux.

D'abord cela : pour le gouvernement, il s'agit du plus ingrat, du plus périlleux et du plus difficile à mettre en oeuvre, à réaliser et... à réussir.

Pour reprendre le fond du billet, je crains que le Président ne laisse que très peu de place et d'espace au Premier ministre.

Certes la parole de l'Elysée se veut rare, c'est une bonne chose. Cependant, la rareté de la parole présidentielle ne doit pas être le prétexte à une omniprésence de l'image - l’imagerie - présidentielle.

GLW

@ Jean-Dominique Reffait 01/06/17 à 14h51

Vous avez raison. Vous venez d'ouvrir une nouvelle voie. Plutôt que de recruter des ministres qui auraient fait je ne sais quelles grandes écoles, il faudrait plutôt les recruter à Fleury ou à la Santé. Il doit bien y avoir quelques "honnêtes escrocs" qui pourraient nous faire profiter de leur expérience professionnelle et de leur savoir-faire.

Ellen

@stephane | 01 juin 2017 à 20:24
"Richard Ferrand va bientôt déclarer qu'il n'a pas de mal à se regarder dans la glace. Je le rassure, Hitler, Staline, par exemple, non plus. Ferrand est un foireux, mais il a fait le job de rabattage pour Macron. Qu'il dégage, et vite."

stephane, vous m'inquiétez sur votre état de santé. Vous m'avez l'air d'avoir déclaré une maladie neurologique contagieuse très grave. Un vaccin contre la rage, ça existe. S'il est trop tard, il vous faudra alors penser à dégager, et vite !

Catherine JACOB

@Noblejoué | 01 juin 2017 à 17:51
Et Obéron, alors ? »

Huon de Bordeaux n’est plus dans la course.

Gandalf for president !

Et pourquoi pas enfin un Sage !

@ Jabiru | 01 juin 2017 à 15:23
« S'agissant du mis en examen de Pau, il devrait lui aussi prendre conscience que le malaise est aussi perceptible. La moralisation c'est quand même de faire le ménage avec une main qui ne tremble pas. »

Donc pas celle d’un, par ex., parkinsonien.

Plainte pour diffamation et plainte reconventionnelle pour dénonciation calomnieuse - je ne sais pas si la notion de ‘plainte reconventionnelle’ existe, je l’ai bâtie sur ‘demande reconventionnelle’.

Ceci étant : « Visé depuis 2015 par une plainte en diffamation qui lui a valu une mise en examen, François Bayrou doit connaître ce vendredi, à l'issue d'une audience, la date de sa comparution devant le tribunal correctionnel de Paris. Le 28 septembre 2015, celui qui était alors maire de Pau présidait une assemblée de conseil communautaire dans sa ville. Ce jour-là, une association réclame des fonds. François Bayrou déclare à propos de cette dernière, qu'elle "veut faire de l'argent" et qu'elle "a un objectif commercial". L'association décide de porter plainte pour diffamation. "En matière de diffamation, la mise en examen est quasiment automatique", explique Cécile Danré, journaliste police-justice de BFMTV. »

Code pénal Article R621-1
« §1 La diffamation non publique envers une personne est punie de l'amende prévue pour les contraventions de la 1re classe.

§2 La vérité des faits diffamatoires peut être établie conformément aux dispositions législatives relatives à la liberté de la presse. »

Première question : l’assemblée de conseil communautaire se tient-elle en espace public ou privé ? Le président de l’assemblée qui se fait l’avocat devant elle des fonds publics qu’on lui réclame est-il susceptible en sa défense de ceux-ci de diffamation envers qui y prétend ou pas ?

Code pénal Article 131-13
« Constituent des contraventions les infractions que la loi punit d'une amende n'excédant pas 3 000 euros.

Le montant de l'amende est le suivant :

1° 38 euros au plus pour les contraventions de la 1re classe ; »

Donc le parquet a mis en examen Bayrou qui mettait en garde contre le gaspillage de fonds publics, pour en obtenir tout au plus 38€ d’amende.

Diffamation non publique
« La diffamation non publique concerne la diffamation prononcée :
• par son auteur à sa victime sans qu'aucune tierce personne ne soit présente. Par exemple, dans un SMS,
• Devant un cercle restreint de personnes partageant les mêmes intérêts, que la victime soit présente ou non. Les personnes témoins sont toutes un même lien entre elles. Ce lien peut être professionnel, personnel... Par exemple, une injure lancée lors d'un comité d'entreprise est non publique car prononcée devant un nombre restreint de personnes appartenant à une même instance. »

L’assemblée du conseil communautaire semble correspondre à cette définition eu égard à la publicité des propos qui peuvent s’y tenir.

BFM TV raconte donc des co….ies s’agissant d’une amende pouvant atteindre plus de dix mille euros. L’amende est cependant distincte d’une demande civile en dommages et intérêts qui peut représenter une façon détournée d’obtenir les fonds à l’attribution desquels s’opposait Bayrou.

Je pense très sérieusement que le pouvoir de mise en examen qui est l’apanage de la Justice, ne doit pas pouvoir constituer une arme, pour le coup totalement immorale, de déstabilisation d’un adversaire politique contre lequel il suffirait alors de porter plainte avec à la clé, tout étant relatif, une sanction minime (cf. ci-dessous : 45 000€) du moins eu égard au bénéfice potentiel pouvant être obtenu le temps que le prévenu se dépatouille de la mouise dans lequel on l’aura mis (ex. Fillon), puis de parler à tous vents de 'mise en examen' sans autre précision, avec un porte-voix !

Ceci étant, alors que Bayrou est virtuellement passible d’une amende de 38€ dans le cas où l’infraction d’atteinte à la personne par la voie de diffamation pourrait être caractérisée, son adversaire est lui virtuellement passible d’une amende de 45 000€ en cas de « dénonciation calomnieuse ».

Code pénal Article 226-10
« §1- La dénonciation, effectuée par tout moyen et dirigée contre une personne déterminée, d'un fait qui est de nature à entraîner des sanctions judiciaires, administratives ou disciplinaires et que l'on sait totalement ou partiellement inexact, lorsqu'elle est adressée soit à un officier de justice ou de police administrative ou judiciaire, soit à une autorité ayant le pouvoir d'y donner suite ou de saisir l'autorité compétente, soit aux supérieurs hiérarchiques ou à l'employeur de la personne dénoncée est punie de cinq ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende.

§2- La fausseté du fait dénoncé résulte nécessairement de la décision, devenue définitive, d'acquittement, de relaxe ou de non-lieu, déclarant que le fait n'a pas été commis ou que celui-ci n'est pas imputable à la personne dénoncée.

§3 -En tout autre cas, le tribunal saisi des poursuites contre le dénonciateur apprécie la pertinence des accusations portées par celui-ci. »

sylvain

Un grand bravo à Trump qui adresse un beau doigt d'honneur à l'escrologie mondialiste !

Tipaza

La Maison-Blanche a confirmé ce jeudi le retrait américain de l'accord de Paris sur le climat.

Un regard bleu acier, une main de fer et une tranchante arrogance du verbe n’auront pas suffi à Macron pour impressionner Trump.

Macron lui a quand même précisé immédiatement, dans un échange téléphonique direct, que « rien n’était renégociable dans l’accord de Paris ».
Il a ajouté, d’une façon que certains pourraient qualifier de jupitérienne, mais qui n’est qu’auguste :
«Je suis maître de moi comme de l'univers ;
Je le suis, je veux l'être. » (*)

Je n’ai pas d’informations sur l’éclat de rire de Trump qui a suivi l’entretien téléphonique.

(*) Corneille, Cinna Acte V, Sc 3

semtob

Cher Philippe,

Après avoir écouté la conférence de presse de Monsieur Bayrou, nous avons constaté que Monsieur Bayrou avait renoncé à sa loi de moralisation.
En ce sens, il a raison car ce n'est pas la loi qui implique une conscience morale politique, mais d'autres facteurs que nous avons énoncés précédemment.
Nous assistons au même recul qui concernait le titre d'un enseignement scolaire disparu en 1968, celui de la morale, qui cache encore aujourd'hui son but en s'intitulant enseignement moral et civique en dissimulant le mot laïque, alors que la laïcité est son but prioritaire.

Ce chapelet de principes pose de nombreux problèmes et nous interrogent.
Tous ces principes concernent un faux idéal de situations qu'il sera aisé de détourner.
En dehors du fait que le seul ministre qui n'aurait pas dû faire interférence entre l'organisation parlementaire et l'organisation judiciaire au principe de la séparation des pouvoirs qui est décidément violentée à souhait, il est clair que cette tentation de la mise sous tutelle du pouvoir législatif par le pouvoir des juges ne résout aucun problème.

N'y a-t-il pas conflit d'intérêt dans la création d'une banque démocratique proposée par un homme qui s'est déjà présenté à la présidentielle et qui pourrait se représenter dans cinq ans ?
C'est de l'inadmissible tout simplement.
Ensuite cet histoire de filtre précédant le passage devant un juge d'instruction est fort de café !
Tout est comme une chaussette enfilée à l'envers, car ce qu'il faut entreprendre dans un premier temps, c'est la réforme de l'indépendance de la justice. Et la responsabilisation des magistrats !

Nous demandons la possibilité pour les politiques de révoquer les juges non neutres car il n'est absolument pas moral que des politiques se trouvent entravés dans de fausses affaires.
Pourquoi la démocratie donnerait-elle sur fond de rumeur le pouvoir à des juges de faire passer un tour dans un destin politique un peu comme dans le jeu de l'oie.
Si les parlementaires auxquels il appartient de se doter de statuts acceptent cette grossière manipulation, ce seront les dindons d'une farce monumentale qu'il convient d'empêcher.

Ces propositions n'apporteront que la fausse démonstration que tous les politiques sont dénués de conscience morale et la confiance attendue peut toujours se faire attendre.
Il était nécessaire de faire un distinguo clair et net entre ce qui est moral et ne relève pas du droit et ce qui est légal ou non et relève bien du droit.
Par exemple, si je suis parlementaire et que ma maîtresse est assistante parlementaire, c'est légal puisqu'il n'y a pas de lien de parenté par contre, si c'est ma femme ou mon fils c'est immoral. S'il y a de la logique là-dedans, nous demandons à voir. C'est tout simplement débile et pour faire plaisir aux gens.
Concernant la disparition de la Cour de justice, c'est tout simplement une accélération du retour à une crise de fonctionnement institutionnel et à un prévisible écœurement de la population.
N'importe quel ministre ne sera pas innocent de grimper d'un fauteuil en salissant son collègue, en faisant fuiter dans la presse n'importe quoi. Le temps que la réalité apparaisse, le quinquennat sera passé.

Cette loi qui est l'expression d'une paranoïa totale n'affirme pas la confiance et n'amènera pas un travail d'équipe au service de la France.
Non, les parlementaires ne sont pas des enfants et ce sont eux-mêmes qui doivent déterminer leur fonctionnement.
Bien des communes ne trouvent plus de maire à cause de l'hyper responsabilisation qui les décourage. Un panneau de basket qui s'envole peut les conduire en prison.

Quelle hypocrisie aussi ce nouveau parcours du politique, qui permet tout de même de faire une très longue carrière politique très protégée pour les fonctionnaires et très risquée pour les privés. Tout ceci est absolument immoral parce que la société n'est pas représentée dans sa réalité.

Quant au Conseil constitutionnel, il n'est pas idéal mais au minimum, il représente les votes successifs d'une démocratie. Tout ce qui est nomination devrait inspirer une méfiance encore plus grande. Il n'y a qu'à regarder ce qui se passe au CSA, ce sont des nominations qui ne représente que les intérêts d'un parti très à gauche actuellement. Idem pour les instituts de sondage où l'un des proches de Macron est à l'oeuvre, ce qui est très pratique pour manipuler les opinions.

Pour conclure, le goût du pouvoir est la morgue et la confiance restera au cimetière.
Amuser la galerie avec des projets de la sorte lorsque des millions de personnes rampent pour garder leur travail, tremblent pour ne pas le perdre, font les poubelles pour se nourrir, c'est qu'il y a un terrible divorce entre la presse, la justice,la politique et la réalité.
L'agriculteur Bayrou, puisque c'est ainsi qu'il se déclare, fidèle à son épouse et à ses enfants et qui est tout nouveau en politique, comment faut-il le croire n'a pas fait le jeu de la transparence dans ses réponses.
Et les seuls débats que nous souhaitons, ce ne sont pas des amusements de ce genre, mais du travail, de la croissance, de la sécurité.
françoise et karell Semtob

Catherine JACOB

@Marc GHINSBERG | 01 juin 2017 à 00:22
"Le Premier ministre est à la traîne... du Président."

Comme dirait Pippa qui en a fait une merveilleuse vitrine publicitaire vu que d'ordinaire cet honneur est réservé aux petites filles ou aux jeunes filles des familles, par ex. Lady Louise Windsor qui devait avoir dans les 6 ou 7 ans à l'époque, de nos jours placée au 11ème rang de l'ordre de succession au trône derrière son petit frère et les enfants de William.

stephane

Richard Ferrand va vientôt déclarer qu'il n'a pas de mal à se regarder dans la glace.
Je le rassure, Hitler, Staline, par exemple, non plus.
Ferrand est un foireux, mais il a fait le job de rabattage pour Macron. Qu'il dégage, et vite.

Catherine JACOB

"Ce ne sont pas sa tenue et la place qu'il a prise lors du G7, avec notamment sa manière élégante de ne pas céder dans le rapport de force avec le président Trump, qui pourraient diminuer l'adhésion qu'il suscite."

Oui, enfin, l'important c'était la COP21 et non un bras de fer sur la prestance présidentielle. Et même si la sortie des Etats-Unis ne pourrait être effective avant la prochaine campagne présidentielle qui pourrait à nouveau tout remettre en question, et même si Donald avait dit avant le G7 qu'il y songerait, il faut croire que la force de persuasion entre professionnels de la représentation défait ce que Pénélope avait fait dans les entretiens des modestes coulisses de la diplomatie puisque Axios News a annoncé un prochain retrait, histoire de montrer que dans le bras de fer les USA sont plus forts que 197 pays - eux !
David ne gagne contre Goliath que parce qu'il se montre malin et non pas parce qu'il roule les mécaniques devant le géant !

Giuseppe

"On sait dorénavant que le nouveau monde n'a pas étouffé tous les réflexes anciens et que c'est dommage. La fidélité pèse plus que la rectitude : un réflexe qui date." (PB)

Que va faire le Premier ministre maintenant ? Même s'il s'en tire, R. Ferrand ne peut plus rester, ce serait incroyable, les pays nordiques nous ont auscultés une première fois, là ils doivent se dire que le mal est ancré et attendent le scalpel du chirurgien.

https://youtu.be/-XcOiTgq49o

Jean le Cauchois

@ Marc GHINSBERG à 00:22
"Le Premier ministre est à la traîne... du Président"

Bien d'accord avec vous. Tous ces chiens qui aboient après la caravane qui passe ne voient que les pattes des chevaux ou des chameaux... c'est de leur niveau. Ils ne peuvent concevoir que la caravane est menée par un caravanier qu'ils ne voient pas, ou feignent de ne pas voir, car pas de leur niveau.

Dans un autre ordre d'idées, Jean-Jacques Urvoas, natif de Brest, se représente aux législatives dans son Finistère, et a repris son blog ; pas un mot sur l'"affaire" : un chien bien élevé, un chien instruit ou un chien désabusé, un chien prudent ?

Noblejoué

"Dans le couple qui unit le président de la République au Premier ministre..."

Couple toujours comique.

On ne changera pas de pièce en changeant les acteurs, changeons de Constitution.

Noblejoué

@ Catherine JACOB

Vous êtes dure avec les Elfes, là ! Et Obéron, alors ? Quant aux Elfes de Tolkien, ils sont mieux que beaucoup d'humains, lesquels leur doivent beaucoup.

Gandalf for president !

Robert

Je fais mien le commentaire de Véronique Raffeneau | 01 juin 2017 à 07:33 et rejoins Ellen dans l'idée de ne pas jouer les Panurge.

A partir du moment où le Parquet de Brest s'est décidé à confier une enquête préliminaire à la police judiciaire, il me semble qu'enfin la Justice a enclenché la procédure qu'elle aurait dû, en parallèle avec ce qui été diligenté dans l'urgence concernant M. Fillon, lancer sans délai. Ce retard apporté a ouvert la voie au "deux poids, deux mesures" et enclenché à nouveau la suspicion sur l'inféodation du Parquet à l'exécutif. Cela, Monsieur Bilger, me semble être le plus important dans cette affaire car cela aussi a un impact non négligeable sur la crédibilité de la volonté annoncée de moraliser enfin la vie publique.

Quant à une démission de M. Ferrand, elle me semble dans ces conditions prématurée et nous restons dans la logique développée par le Premier ministre : un départ lié à une éventuelle mise en examen, dans la mesure où l'enquête déboucherait sur l'ouverture d'une information et une mise en examen. Donc, si démission il doit y avoir, elle ne devra intervenir logiquement qu'après les législatives, la situation de M. Ferrand ne nécessitant pas une urgence caractérisée, d'autant qu'à ce stade il bénéficie de la présomption d'innocence quant à des actes délictueux qui ne sont pas juridiquement caractérisés.

J'ai entendu M. Ferrand s'expliquer sur France Inter. Je ne suis pas dupe du message de parfaite communication qu'il a donné. Toutefois, si la chronologie à laquelle il fait référence et les conditions d'urgence d'une décision concernant un bien qui serait "parti aux enchères" sans l'engagement initialement pris par lui pour "réserver" ce bien immobilier sont avérées, sans doute que la circonspection devra prévaloir quant à l'appréciation à porter sur cette affaire.

Le dernier point reste celui de l'oubli, par toute notre classe politique et par la grande majorité de nos hauts fonctionnaires issus de l'ENA, des exigences du service de l’État, de l'intérêt général et du gouvernement pour le peuple.
Nous sommes dans un climat de prébende généralisée parce que le modernisme estimait que les méthodes anciennes de gouvernement étaient obsolètes et qu'il convenait de diriger l’État selon les méthodes, supposées parfaites, de la "bonne gouvernance des entreprises". Avec en sus la célébration du pantouflage dans le privé et des navettes incessantes entre privé et public, ce dont M. Macron est le prototype et sans doute imprégné de cette idée considérée comme positive alors qu'elle génère d'évidence des confusions des genres.
Ce travers apparaît dans toute sa splendeur avec un président Trump aux États-Unis d’Amérique.

Alors la moralisation prétendue ne pourra passer que par une stricte séparation du public et du privé. La Vertu dans l'exercice de fonctions quelles qu'elles soient est d'abord une disposition intérieure, une rigueur morale et intellectuelle personnelle absolue. Dans cette société de la marchandisation généralisée, je doute que le retour à cet état d'esprit se fasse sans douleur.

Servir n'est plus qu'un slogan commercial, alors qu'il s'agit de la notion fondamentale qui doit sous-tendre toute action publique. SERVIR et non pas SE SERVIR... Vaste programme !

olivier seutet

Coupable mansuétude envers une presse qui veut être un pouvoir (le cinquième) en faisant et défaisant les carrières politiques tout en s’abritant derrière une absence de transparence totale (avec le pompon absolu du secret sur les sources). Intrusion d’une prétendue moralité, qui heureusement n’est pas inscrite sur des tables de la Loi, qui serait devenue l’alpha et l’oméga du citoyen ordinaire.

Mais les réactions à des micro-trottoirs ne sont pas l’expression d’une quelconque démocratie : la prétendue dictature imposée par madame Michu qui veut des hommes politiques passés à l’essoreuse ne relève que de la manipulation. Aujourd’hui comme au temps de César, les qualités demandées aux hommes à qui nous déléguons le pouvoir ne sont ni leur absence de désir de s’enrichir, ni leur atonie sexuelle, ni leur passion pour les fleurs et les petits oiseaux, ni leur fidélité à je ne sais quelle idéologie, mais leurs aptitudes à raisonner, à défendre leurs raisonnements, à les mettre en pratique avec efficacité.

Mais pour les médias, il faut s’extasier devant la propension de nos hommes politiques à l’amour conjugal, à l’absence d’économies, à l’inexistence de leur carrière professionnelle (sauf comme serf d’un autre politique), en somme devant leur inexistence physique et économique. Le sommet est atteint avec l’exigence d’une absence de conflits d’intérêts pour tous ceux qui aspirent à faire la loi ou à diriger le pays : mais d’où sortiraient ces ectoplasmes ? D’un enfer aseptisé ? La vie c’est gérer des conflits d’intérêts, en permanence, entre ce que l’on voudrait faire et ce que l’on peut faire, entre favoriser telle solution (et donc telle personne) ou telle autre (et donc d’autres personnes), entre passer en force (et déplaire à untel, mais plaire à l’autre), ou négocier (avec des personnes avec qui l’on fait des concessions).

La loi prévoit des bornes à ce qui est tolérable pour tout un chacun ; c’est suffisant, un homme politique est un homme comme un autre, il n’a pas besoin de règles particulières. Dans ce délire de pureté, on arrive à des propositions clownesques : le patrimoine et la vie passée de nos politiques ne peuvent être un frein quelconque à son désir de se faire élire ; la loi prévoit des cas d’inéligibilité, c’est suffisant. Au nom de quel Dieu, Mediapart, Le Monde et France Inter s’arrogeraient-ils le pouvoir de dénoncer une présence au gouvernement ou au parlement, si rien dans la loi n’y contrevient. Et les balivernes pleuvent : il existerait une morale anglo-saxonne, voire protestante qui peu à peu remplacerait dans notre pays, une tolérance dite catholique ou méditerranéenne vis-à-vis des écarts de mœurs ; enfin qui ne s’est pas tordu de rire devant les galipettes d'innombrables ministres anglais adeptes du sado-maso, ou de l’enrichissement sans frein de tel vice-président américain actionnaire d’Halliburton. Que la presse arrête de dicter au peuple ce qui est convenable, ou qui ne l’est pas.

Jabiru

@Achille

L'expert financier Ferrand s'avère un piètre communicant s'agissant de ses moyens de défense. Sachant parfaitement que son passé handicape le chef de l'Etat et le Premier ministre, il se devrait en homme d'honneur de leur présenter une solution d'exfiltration pendant la durée d'une éventuelle procédure pour permettre au pouvoir de balayer le malaise perceptible qui ne peut que prospérer. L'intérêt général c'est de moraliser la politique quels que soient les dégâts individuels. Si le chef de l'Etat ne tranche pas il perdra la face. Des financiers de bon calibre il y en d'autres qui attendent la place alors pourquoi attendre ?

S'agissant du mis en examen de Pau, il devrait lui aussi prendre conscience que le malaise est aussi perceptible. La moralisation c'est quand même de faire le ménage avec une main qui ne tremble pas.

Jean-Dominique Reffait

Gilbert, dentiste, a été invité trois étés de suite en vacances exotiques par un fabricant de prothèses dentaires et escompte bien être invité une nouvelle fois. Il pose les prothèses de ce fournisseur, qui sont par ailleurs, excellentes.
Il ne sera jamais ministre.

Abdel a prêté son camion de livraison avec deux de ses livreurs à sa belle-soeur pour son déménagement.
Il ne sera jamais ministre.

La belle-soeur d'Abdel a donné 100 € à chacun des deux livreurs, de la main à la main.
Elle ne sera jamais ministre.

Xavier, assureur, qui adore donner des leçons, mais qui aime encore davantage son vieux copain, a antidaté de 24 heures une déclaration de sinistre pour permettre un remboursement qui, sans cela, n'aurait pas été accepté.
Xavier ne sera jamais ministre.

Cherchez, fouillez, partout, dans la vie de chacun, à quelque niveau que ce soit : vous trouverez l'arrangement, la petite entourloupe, le joli coup à se faire. Telle ramène des ramettes de papier du travail à la maison, tel pistonne un ami pour une affaire, tel monte un dossier idéal grâce à des informations de première main.

L'immoral, c'est celui qui réalise la bonne affaire que je n'ai pas faite. Peu importe qu'il n'y ait pas de victime, qui n'y ait pas d'argent détourné, qu'il n'y ait aucun dommage pour personne, peu importe même que telle opération ait rendu service, amélioré les choses, à moindre coût : non, ce qui importe, c'est mon aigreur de Tartufe devant les actions dont je n'ai tiré aucun bénéfice.

On prétend au renouvellement politique mais croit-on que les nouveaux élus n'auront pas de casserole, au sens élastique d'aujourd'hui ? Ils en auront tous, sans exception, pour peu qu'ils aient travaillé avant leur élection et qu'ils ne soient ni manchots, ni cul-de-jatte. Et s'ils ont été dirigeant d'entreprise, ce sera fromage et dessert : quel dirigeant d'entreprise peut me dire ici, sans pouffer de rire, qu'il ne lui arrive jamais de jongler avec les réglementations administratives ou les procédures ? Celui qui respecte toutes les règles sans déroger à aucune ne tient pas trois mois.

La défense de R. Ferrand aurait pu s'établir sur cette base. La défense politicarde d'E. Philippe et de Ferrand est plus accablante que les faits insignifiants en débat.

breizmabro

Il aurait été préférable que l'association FRICC porte plainte avec constitution de partie civile car ce dossier aurait été instruit par un juge d'instruction beaucoup plus indépendant que le parquet. Mais bon, c'est déjà ça.

Ceci étant c'est un premier pas vers la clarté DES affaires Ferrand assez troublantes mais en marche ;-)

Nous n'avons plus qu'à espérer que, comme pour Fillon, nous aurons les PV d'audition dans l'heure suivant celles-ci afin que l'égalité de traitement des dossiers Fillon/Ferrand soit respectée.

En attendant notre Jupiter reste sur son nuage, écartant de sa main de dieu romain ces chiens qui ont tant fait pour son irrésistible ascension. Le monde politico-médiatique n'est pas parsemé de fleurs, demandez à V. Trierweiler qui a tant fait aussi pour son « ami » François qui, comme Ferrand n'était pas pacsé avec elle :-D (c'était une moins bonne négociatrice que l'avocate S. Doucen ;))

Jupiter Macron nous a déjà fait le coup mitterrandien du Panthéon maintenant il nous fait le coup de « ceux qui livrent aux chiens l'honneur d'un homme ». Décidément quel renouveau ! Quelle fraîcheur !

Contrairement à beaucoup, je n'ai pas confiance dans la justice de mon pays 1. parce qu'elle est humaine donc pas 100% fiable et 2. parce que le mur des cons m'a conforté dans ma défiance, mais si j'avais un temps soit peu de confiance en elle se serait comme dans celle de Kaa dans « le livre de la jungle » de Disney :D. Du coup pour les poursuites du dossier Ferrand j'ai comme un doute...

Comme je vais faire un petit tour à Ouessant ce week-end et que je prends le bateau au Conquet, je vais procéder à mon propre sondage sur la moralité des hommes politiques.

On s'amuse comme on peut chez les illettrés bretons qui ne savent pas se servir d'Internet, je suis donc munie de follennoù distag, les mêmes que celles du commissaire aux comptes des Mutuelles de Bretagne ;))

Michelle D-LEROY

Le Président a pourtant bel et bien fait une première bourde, due en particulier à l'optimisme de sa jeunesse : celle de vouloir commencer son mandat par une loi sur la moralisation et de la transparence en politique. Une loi concoctée par un maire de Pau (puisque c'est ainsi qu'il se présente désormais sur Twitter. De façon prémonitoire ?) qui lui-même - et son modeste parti - avait été mis en question dans le livre de Madame Lepage, bien avant.

Emmanuel Macron est très redevable a Richard Ferrand qui s'est démené et a beaucoup fait pour son élection comme il est aussi redevable à François Bayrou de s'être rallié à lui au bon moment. Il le sera aussi envers d'autres donateurs ou soutiens qui ne l'ont pas fait aussi gratuitement qu'il n'y paraît.
Qu'Emmanuel Macron ait pu croire le contraire est un manque d'objectivité, voulant la victoire à n'importe quel prix.
Sachant tout cela, il aurait dû remettre à plus tard cette loi, qui, de toute façon, ne sera qu'un rempart temporaire contre les abus. La loi sera toujours détournée au profit de politiques désireux de s'enrichir à bon compte et légalement. Ils trouveront toujours un avocat de leurs amis pour contourner la loi. Et, avec le fait même de situations matrimoniales compliquées, cela sera encore plus facile pour brouiller les pistes. L'avidité en politique existe depuis toujours, au cours de l'Histoire, des exemples multiples et célèbres ont créé des scandales. Emmanuel Macron n'est pas si naïf, mais, après l'affaire Fillon il a voulu nous montrer que son parti serait clean, or, il n'est qu'un ramassis de vieux politiques dont certains bien roués et de personnes de la société civile dont certaines ont déjà été mises en question. C'est un manque de jugeote quand même, une erreur de jeunesse pour le moins. Mais une affaire embarrassante qui ne manquera pas de lui coller aux basques.

Il y avait tant de choses à faire, tant de problèmes et de réformes à envisager que la loi sur la transparence est de la roupie de sansonnet, un masque pour amuser la galerie et occuper les esprits pendant la campagne des législatives. Surtout qu'elle vient de démontrer encore une fois que la loi n'empêche pas les dérives. Des dérives que seule la notoriété peut permettre, ce qui exaspère l'opinion.

Ensuite, je ne connaissais pas le Premier ministre avant sa nomination. Pour l'instant il n'a pas fait ou dit grand-chose qui puisse le rendre intéressant ou décevant. Nos institutions font que le Premier ministre est en première ligne mais dans le cas présent, il ne fait, à n'en pas douter, qu'appliquer les directives de son Président, jusqu'à paraître insignifiant. S'émancipera-t-il ou restera-t-il dans l'ombre ? Chirac avait eu le culot de démissionner, d'autres Premier ministre n'ont été que des toutous, on le sait.
A moins qu'il ne soit là que pour le temps des législatives, pour appâter une certaine droite.
Certains disent aussi qu'il n'aime pas Ferrand... peut-être attend-il tout simplement d'en être libéré.

Giuseppe

Génial ! A déguster sans modération...

https://youtu.be/9jMGVmHqx6g

Christian C

Il est surprenant de voir un avocat général honoraire appeler ainsi de ses vœux le déclenchement d'une enquête préliminaire, voire d'une mise en examen de Richard Ferrand sur les "arrangements", comme il les qualifie, de ce dernier.

Comme Véronique Raffeneau, l'avocat général Bilger a un avis, mais il semble en revanche ne disposer d'aucune information - tout comme nous, humbles observateurs - sur ces "arrangements".

Il me semble que face au jury (le peuple), il est pourtant de la responsabilité de l'avocat général de prononcer ses réquisitions, mettant ainsi en avant, de façon exhaustive, l'ensemble des turpitudes de l'accusé. Le clavier de Philippe Bilger serait-il à court de caractères, signes et ponctuations qui eussent été de nature à nous éclairer ?

Certes, Les Républicains se sont étonnés du "silence assourdissant" du garde des Sceaux. À les en croire, il eût été à l'honneur de Jean-Jacques Urvoas, ministre de la Justice de l'époque, de déclencher une procédure à l'encontre de François Fillon.
Certes, Les Républicains ont exigé une enquête sur Richard Ferrand ; certes, Anticor a réclamé une enquête sur Richard Ferrand.

La belle affaire. Continuons dans cette voie, et les files d'attente vont bientôt s'allonger aux portes des commissariats où les policiers auront à recueillir les dénonciations, délations, de tout un chacun désireux de faire "suer" son voisin, son concurrent, son adversaire...

Chaque jour qui passe nous abreuve de nouvelles "révélations" concernant les "arrangements" de Richard Ferrand ; des détails croustillants ? Non ! Des informations éclairantes sur les mécanismes des "arrangements" ? Non !

Les seuls rebondissements que la gazette propose de nous mettre sous la dent chaque jour ne mettent en évidence qu'un nouveau plaignant désireux de se joindre à l'hallali.

Qu'un ancien magistrat se prête à ce petit jeu est consternant.

Alors, Philippe Bilger, chiche, détaillez donc ce qui ne vous convient pas dans les faits que vous qualifiez d'arrangements dont se serait rendu coupable Richard Ferrand.

Les mises en cause dont il est l'objet me rappellent avec acuité le procès médiatique déclenché contre Robert Boulin en 1979.

Cela vaudra à leurs auteurs la satisfaction de voir Robert Boulin se suicider du 29 au 30 octobre de la même année de coups et blessures ayant entraîné la mort suite à une station prolongée à genoux dans 40 cm de l'eau des étangs rompus.

caroff

Oser se séparer d'un ami quand il fait défaut est sans conteste la marque d'un chef d'Etat.

Alors ?

Solon

C'est reparti ! Encore une fois, l'écume dissimule la vague. Dès son arrivée, le gouvernement Hollande a mis l'accent sur des questions ne concernant qu'une minorité, négligeant l'emploi, la dette, la sécurité. On a beaucoup entendu parler des droits des uns et des autres, encore une fois, tous minoritaires. Certes, il fallait s'en préoccuper et favoriser l'émergence des droits. En priorité ? Un million de chômeurs de plus, 400 milliards de dettes de plus, des forces de sécurité inorganisées, etc.

Ensuite, nous avons eu la campagne présidentielle dont chacun s'accorde à dire qu'elle n'a pas porté sur les questions de fond.

Aujourd'hui, les faiseurs de buzz, qui en vivent, nous envoient à nouveau un nuage d’illusions. Je ne suis en aucune façon "en marche." J'attends de voir. Les vrais sujets. Les vraies solutions. Les réformes. L'efficacité.
Pas les "news" pour magazines people.

Ellen

Parlons-en de la moralisation, à commencer par le Canard enchaîné et Mediapart, deux antennes de presse malhonnêtes, pour avoir fait rétention de l'information pendant six ans et nous la sortir seulement quelques jours après la nomination du gouvernement Macron. Oh, les vicieux !

L'Etat devrait leur couper les subventions et les condamner à une forte amende pour avoir profité du système légal mais pas moral.

Lucile

@ jlm

Je voulais simplement dire qu'en mettant l'accent sur le changement radical plutôt que sur l'amélioration des pratiques et l'adaptation, en tournant le dos à hier plutôt qu'en inscrivant aujourd'hui dans une continuité qui s'appuie sur du solide et rectifie les erreurs, on déplace le problème. Non jusqu'ici ils n'étaient pas tous pourris, non dorénavant ils ne seront pas tous probes. Oui un peu plus de contrôle au bon endroit et au bon moment, et l'épluchage des notes de frais, ne feraient pas de mal.

Dans l'affaire Ferrand, il me semble que l'appartenance au PS de l'intéressé et la tolérance confraternelle de personnes qui auraient dû le contrôler explique en partie l'affaire. Quand un parti "tient" une région, il tient par exemple aussi la direction des offices HLM, et bien d'autres postes intéressants. On récompense ainsi les membres du parti, et en plus on sait qu'ils entretiendront la doctrine. Cela donne lieu à quelques avantages substantiels et arrangements entre amis. Ensuite, on se serre les coudes. Si l'un est pris, les autres font le gros dos, en espérant qu'on ne tirera pas trop les fils pour remonter jusqu'à eux, et le type sert de fusible. Le parti adverse ferme pieusement les yeux, renvoi d'ascenseur oblige.

La promesse de changement, on a vu ce qu'elle donnait avec Hollande. On entretient maintenant les gens dans l'idée qu'il faut tout bazarder, repartir avec des gens nouveaux, sur des bases complètement nouvelles, plutôt que de chercher ce qui dans le fonctionnement des institutions permet de telles dérives. Le fait que ce soit des journalistes qui éventent le pot aux roses montre suffisamment qu'il y a un vide là où ça se passe, et une volonté insuffisante d'analyse et de contrôle. Et pourtant Bercy est bien équipé en cerveaux et en moyens.

Attention à ne pas nous leurrer sur le changement paré de toutes les vertus et à ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain. La démocratie est imparfaite, mais elle toujours perfectible, et amendable, ce que ne sont pas des régimes plus autoritaires. En attendant, le gouvernement actuel a trouvé un moyen intelligent de s'en sortir. Le Parquet, (sous son autorité) va enquêter, ce qui permettra de gagner un peu de temps, et s'il est mis en examen, Ferrand sera obligé de démissionner de lui-même, ce qui est la meilleure solution. Mais on n'aura pas lavé plus blanc tant qu'on n'aura pas démonté un par un tous les rouages de ce qui a permis son enrichissement miraculeux.

Exilé

@Catherine JACOB
Et en remaniant une étude de poteries danubiennes, j’ai trouvé ! Edouard Philippe, du moins sur le cliché que vous en présentez, a des oreilles d’elfes, ou encore de ‘Umpa-Lumpa’.

N'ayant plus de poteries danubiennes sous la main - elles n'ont pas supporté le lave-vaisselle - il m'a été difficile de vérifier sur pièce cette particularité ministérielle que j'avais initialement prise pour une oreille d'âne.
Mais je m'en remets à votre érudition.
Au fait, quel est le cri du Umpa-Lumpa dans la jungle ?

Marc GHINSBERG

Le parquet de Brest ouvre ce matin une enquête préliminaire. C’est le moment pour Emmanuel Macron (ce type de décision lui revient évidemment ) de demander à son ministre de démissionner pour, selon la formule consacrée, pouvoir se consacrer pleinement à sa défense et faire triompher son innocence. Le Premier ministre ne sera pas déjugé puisqu’un fait nouveau est intervenu et que c’est l’intéressé qui déciderait de partir.
Jean-Paul Delevoye ferait un très bon remplaçant, fidèle de la première heure, sa nomination montrerait qu’Emmanuel Macron n’est pas un ingrat.

PS : apparemment Richard Ferrand ne démissionnera pas. À mon avis grosse erreur politique.

Xavier Nebout

La nasse dans laquelle on a mis Bayrou, c'est qu'en matière de droit, il faut tout savoir faire par écrit. Or, comme il n'y connaît rien ou pas grand-chose, il ne sait quasiment pas écrire.
Ca, c'est un bon garde des Sceaux !

Giuseppe

"Mais là n'est pas l'essentiel. [...] à la marge." (PB)

À la marge, à la marge, à la marge... 580 0000€ tout de même rénovation comprise !!

Xavier Nebout

@Antoine Marquet

La procédure en matière de diffamation est particulière : dès lors qu'il est établi que les propos incriminés ont été tenus par l'accusé, le juge d'instruction est tenu de mettre en examen.
On ne peut donc pas appliquer le principe de non mise en examen d'un ministre dans ce cas-là.


jack

Un Premier ministre à la traîne ? A la traîne parce qu'il ne tranche pas le cas Ferrand ? S'agissant de ce ministre, peut-être qu'il reçoit directement les instructions de Macron. Ferrand est une vache sacrée pour En Marche !. Alors le Premier ministre a un gros caillou dans sa chaussure et c'est lui qu'on discrédite.
Toujours est-il que cette affaire Sandrine est aussi empoisonnante que l'affaire Penelope. Dans le premier cas, c'est le crédit du nouveau président qui est mis en cause et cela peut avoir des conséquences sur l'appréciation générale des Français concernant le monde politique : 'tous pareils, on nous enfume'.
C'est à Macron de prendre rapidement ses responsabilités. L'action du Parquet de Brest est l'occasion de dire à Ferrand : 'je vous libère momentanément en attendant que cette affaire soit réglée'. Il serait ridicule de plomber une belle victoire parce que règne encore l'opacité sur les affaires Sandrine & Richard.

Giuseppe

Nous attendions beaucoup de l'exercice courant - pour la moralisation tant recherchée, suppliée, exacerbée par tant de turpitudes - de ce gouvernement. Patatras circulez il n'y a rien à voir !

80% des citoyens ne croyaient plus en la parole politique et ce dernier épisode du "dossier" Ferrand est de la pire gestion, celle qui ne peut que renforcer ce dégoût pour ces acteurs de nos vies.

Heureusement des documents, des extraits de compromis de vente sont sortis de leur boîte, compromis dont les extraits publiés par le Palmipède mettent en lumière une manipulation... préméditée semble-t-il.
La non publication de publicité aux hypothèques et le remplacement du nom du signataire premier par la SCI.
Bigre ! Quel est donc ce tour de passe-passe et le Canard de nous éclairer.

Richard Ferrand doit partir, sa situation est intenable, les réseaux sociaux sont à cran, vite, demain il sera trop tard.

Aliocha

Que celui qui n'a jamais péché, n'est-ce pas... La volonté de changement devrait primer sur les vieilles pratiques, jusqu'à l'exigence atavique de la démission du bouc du jour.

Xavier Nebout

Dès lors que c'est R. Ferrand qui avait signé le compromis d'achat, l'abus de confiance est patent.
Il ne s'agit plus en effet d'avoir saisi une offre cousue de fil blanc proposée par sa compagne, mais de l'avoir organisée.

Maintenant, si le point de savoir combien de sièges de mutuelles et associations ont été acquis avec une magouille du même tabac vient sur la table, on n'a pas fini de rire.

Quant à la solidarité de la bande, on est passé de la gouvernementale à la fraternelle.

Dans son ministère, Bayrou doit être entouré d'un rideau de frères ; il ne lui reste qu'à demander à P. Bilger de lui donner des cours accélérés.

Achille

Bonjour,

Quand on veut se poser en moralisateur encore faut-il faire la démonstration de sa probité.
Je trouve assez sidérant d’entendre certains responsables de parti pousser des cris d’orfraie concernant l’affaire Ferrand alors que des affaires similaires concernant des personnalités éminentes au sein de leur propre parti ont été largement évoquées dans la presse.

J’ai entendu ce matin que le parquet de Brest allait ouvrir une enquête préliminaire afin de lever les incertitudes qui pèsent sur le dossier Ferrand. Cette action a au moins le mérite de faire la part du vrai et du faux avec certainement une plus grande objectivité que ce que peuvent raconter certains journalistes plus à la recherche du scoop vendeur que de l’information objective.

Comme dans tout nouveau système qui se met en place, il est inévitable qu’il y ait quelques ratés. Il faut d’abord défaire les malfaçons avant de partir sur de bonnes bases. Allons, de grâce, laissons le nouveau logiciel se mettre en place et corriger les bugs inévitables.

Michel Deluré

"Un Président qui entraîne, un Premier ministre à la traîne"

Mais qui peut un seul instant penser qu'avec une affaire aussi sensible sur les bras et qui tombe au plus mauvais moment le Président ne soit pas à la manoeuvre et que ce dernier et son Premier ministre ne réagissent pas en pleine accord après avoir arrêté la stratégie - bonne ou mauvaise ? - à adopter ?

Puisque le premier acte fort de cet exécutif était de moraliser la vie politique, alors il appartenait à Richard Ferrand et à lui seul de prendre, sans attendre, ses responsabilités et de renoncer à son poste.

On ne peut participer à un gouvernement qui érige en vertu première la morale en politique et être coupable soi-même de pratiques sans doute légales, mais qui s'accommodent de petits arrangements avec cette même morale.

Catherine JACOB

Je savais bien qu’il y avait un truc spécial avec Edouard Philippe. Et en remaniant une étude de poteries danubiennes, j’ai trouvé ! Edouard Philippe, du moins sur le cliché que vous en présentez, a des oreilles d’elfes, ou encore de ‘Umpa-Lumpa’. Voyez ci-dessous sous la partie droite du visage d’E.P, à gauche de l’écran une oreille humaine, à droite une oreille d’elfe :

La tasse du tableau CIV de l'étude sur la culture dite des champs d'urnes est dotée d'une anse en forme d'oreille d'elfe, mais l'oreille d'E.P. se situe entre l'oreille humaine et l'oreille d'elfe. C'est donc un Umpa-Lumpa ou un Oompa Loompa.

«Les Oompa Loompas sont des créatures de fiction présentés dans le roman «Charlie et la chocolaterie» (1964). Ils viennent de « Loompaland », qui est une région de « Loompa », une petite île isolée située dans l'océan Pacifique. Ce sont les seules personnes que Willy Wonka autorise à travailler dans son usine en raison du risque d'espionnage industriel. Ils sont payés en fèves de cacao, leur nourriture favorite. »

Accessoirement on soulignera que « l'économie des Oompa-Loompas » consiste à décrire un phénomène actuel émergent avec la notion de web 2.0, non pas un champ d'urnes mais une mine de personnalités issues de la société civile, le vivier de recrutement de REM.

Exilé

"Ce ne sont pas sa tenue et la place qu'il a prise lors du G7, avec notamment sa manière élégante de ne pas céder dans le rapport de force avec le président Trump, qui pourraient diminuer l'adhésion qu'il suscite."

Elle est bien bonne, celle-là !
Alors que sur les questions du climat et de l'immigration c'est Donald qui a énergiquement refusé de céder au chantage des « européistes »...
Ce dont tout être avisé se doit de lui savoir gré.

Catherine JACOB

"Il est dommage que le président de la République se soit senti tenu, lors du Conseil des ministres, de renouveler sa confiance à Richard Ferrand, tout en réclamant "solidarité et exemplarité". Il dénonce "la presse se faisant juge"..."

J'aurais bien aimé être petite souris dans la plinthe de votre bureau ou encore little garden gnome à sa fenêtre pour surprendre le sourire malicieux qui a dû accompagner la reprise de cette petite phrase.

GLW

Mais enfin Monsieur Bilger, le sous-chef prend ses ordres auprès du chef. Ou alors, nous avons déjà une espèce d'armée de Bourbaki à la tête de l'Etat. Pour le coup, je trouve que votre César joue petit bras dans cette affaire en envoyant le fusible de service se ridiculiser.

Véronique Raffeneau

Le Président de la République a raison : Pouvoir-Justice-Presse, chacun son rôle, chacun sa place.

Cependant, pour que cet équilibre fondamentalement républicain soit audible, fiable et viable, il ne fallait pas, quelques jours plus tôt, par l'intermédiaire d’une déclaration du Premier ministre, faire des électeurs des juges.

Pas plus que les journalistes, les électeurs ne sont des juges.

Par ailleurs, dans le triptyque Pouvoir-Justice-Presse, pour que chacun sans ambiguïté soit dans son rôle et à sa place, il me semble indispensable, déterminant de séparer le parquet de l'exécutif.

"...le parquet de Brest - le PNF n'étant pas compétent - n'a pas été très acharné dans la recherche d'une qualification qui aurait pu s'orienter vers des présomptions d'abus de confiance ou d'escroquerie."

La parquet de Brest est l’absent de cet épisode. Sa faiblesse, son apparente apathie déséquilibrent de fait l'équilibre de la formule préconisée par Emmanuel Macron.

François Bayrou peut présenter toutes les lois de moralisation de la vie publique possibles et imaginables, sans une indépendance du Parquet en tête de chapitre et ressort essentiel de sa loi, rien de fondamental ne se passera pour inverser de façon décisive ce glissement de fond à l'œuvre depuis des décennies : la privatisation de tout ce qui touche de près ou de loin l'ensemble des responsabilités publiques. Rien ne se passera pour que, selon vos mots, la rectitude pèse plus que la fidélité et la proximité.

Je crois Richard Ferrand sincère quand il affirme son honnêteté. Comme l'était François Fillon, comme le sont tous - sincères - ceux qui affirment leur honnêteté quand, à un titre ou à un autre, ils sont mis en cause dans le débat public.

Seulement, la posture - légal donc moral – passe à côté tant elle semble tout ignorer de la transgression majeure à mes yeux de nos élites depuis des décennies : l'éclatement en dix mille morceaux de ce formidable idéal, l'intérêt général, en minuscules, petits et grands intérêts privés et particuliers.

Cet idéal aujourd'hui surdimensionné est à reconquérir, ce quelque chose tellement plus grand qui a dépassé nos élites et qui continue de les dépasser.

Un homme ça s'empêche enseignait à son fils le père d'Albert Camus. C'était il y a si longtemps...

jlm

@Lucile
"Le changement pour le changement, c'est une utopie française et c'est une promesse vide de sens, une ritournelle machinale."

Ce n'est pas une simple question franco-française à mon avis. Il s'agit plutôt de se mettre aux normes de pays où la probité et la défense de l'intérêt général sont normales, au lieu de ressembler à une république bananière. Ce n'est pas seulement la France qui est concernée, mais la marche du monde : on ne peut se dire lumière du monde face à MM. Trump et Poutine et accepter de trouver normal que quelqu'un qui occupe une place éminente au Gouvernement français se soit servi de l'argent des adhérents d'une mutuelle pour s'enrichir et/ou enrichir un membre de sa famille.
Au PS il y a de nombreux cas dans les instances locales de fonctionnements de ce type, d'où entre autres la chute de ce parti qui a totalement perdu la confiance de ses adhérents. Le montage financier dont il est question s'appuie sur la position dominante que ce monsieur avait dans sa Région et dans son parti. cf http://www.20minutes.fr/rennes/1965703-20161121-bras-droit-macron-lache-renes-socialistes-bretagne

Cela n'a rien d'utopique d'exiger un fonctionnement normal et démocratique, c'est fermer les yeux sur ces pratiques au prétexte qu'elles seraient anciennes qui est irréaliste.

Antoine Marquet

M. Edouard Philippe a dit devant Pujadas que M. Ferrand devait rester au gouvernement puisque ne seraient exclus que ceux mis en examen... Quid alors de celui qui est chargé d'écrire la loi sur la moralisation de la vie publique, le garde des Sceaux, M. François Bayrou, mis en examen ?

Ellen

"Dans le couple qui unit le président de la République au Premier ministre, nous avons eu des configurations différentes, contrastées. Une première déception." (Ph.B)

Doit-on reprocher et divorcer de son mari du fait qu'il ait eu, dans le passé, une aventure avec une autre avant le mariage ? Non.

Doit-on pousser R. Ferrand à démissionner du gouvernement à cause d'une opération immobilière et financière "privée" réalisée en 2011 entre les Mutuelles de Bretagne satisfaites de leur sort selon eux et le DG Richard Ferrand à l'époque ? Non.

Prévention de la moralisation publique : la loi Sapin II votée en décembre 2016 ne rentre seulement en vigueur que le 1er juin 2017 et n'est pas rétroactive.

E. Macron a raison, la presse ne doit pas se substituer à la justice du pays. A chacun sa fonction, le droit et le devoir concerne tout le monde.

Je ne suivrai pas la meute ni les moutons de panurge.
Comme dirait un certain "France First !"

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