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09 juillet 2017

Commentaires

Jean-Yves BOUCHICOT

Mais bien sûr.
La justice est indépendante,
La presse n'a aucun lien avec la finance et les banquiers sont des philanthropes.

Elusen

@ Franck Boizard | 15 juillet 2017 à 18:46
"...j'ai du mal à me prendre au sérieux"

Rassurez-vous, moi aussi, j’ai du mal à vous prendre au sérieux !

Franck Boizard

@ Elusen | 15 juillet 2017 à 02:26
"Cela sert à quoi déjà un blog ?!
Ah oui : à s’épancher !"

C'est vrai. Cette contradiction m'amuse (j'ai du mal à me prendre au sérieux). Notez quand même que je n'exige pas des commentateurs des choses dont je suis incapable : je suis un homme de peu de mots.

Elusen

@ Franck Boizard | 14 juillet 2017 à 19:59
« Pour mon blog, je préfère la censure sur des critères objectifs : longueur, style. Les commentaires qui font de l’incontinence verbale sont tout simplement impolis. Si des commentateurs ont besoin de s’épancher, il y a les psys, les curés et les émissions de téléréalité pour ça. »

Cela sert à quoi déjà un blog ?!
Ah oui : à s’épancher !

Franck Boizard

Le problème de la censure se pose depuis la démocratie athénienne.

Pour que la démocratie vive, il faut que la parole soit libre. Mais si elle est trop libre, il y a le risque qu’elle soit monopolisée par les plus abrutis et par les plus vicieux.

Les principes que l’on a trouvés sont : pas d’anonymat, pas d’attaque personnelle, temps de parole limité et égal pour chacun. Ces principes sont déclinés suivant les circonstances, plus ou moins négligés, plus ou moins respectés.

Or, il se trouve qu’ils n’existent pas sur Internet, bien au contraire. Inutile que je vous fasse un dessin. C’est pourquoi la censure est nécessaire.

Pour mon blog, je préfère la censure sur des critères objectifs : longueur, style. Les commentaires qui font de l’incontinence verbale sont tout simplement impolis. Si des commentateurs ont besoin de s’épancher, il y a les psys, les curés et les émissions de téléréalité pour ça.

Elusen

@ sylvain | 12 juillet 2017 à 11:50

À vous lire, vous seriez donc l’antonyme.

"...bonnes moeurs officielles"

Vous auriez les mauvaises mœurs non officielles.

"...service public bien-pensant"

Vous seriez le service public mal-pensant.

"...seules autorisées par la dictature de la pensée unique conforme"

Après avoir écrit ça :
"Super message de Philippe qui le starise et le charismatise"

sylvain

Rédigé par : Philippe Bilger | 11 juillet 2017 à 18:48

Super message de Philippe qui le starise et le charismatise encore plus en renvoyant le chien sombre Elusen dans le fond de sa fosse septique obscure, dans laquelle il patauge englué dans ses immondices, rageux, haineux, jaloux de voir passer dans le ciel l'étoile Bilger auréolée de gloire et de célébrité qui le méprise et lui sourit dédaigneusement.

Justice au singulier : le seul et unique blog du Net qui applique réellement ce concept que tout le monde s'octroie en paroles mais bafoue dans les faits : la liberté d'expression, la vraie ; beaucoup de messages postés ici seraient censurés sur d'autres sites, voire menacés de poursuites judiciaires pour atteintes aux "bonnes moeurs officielles" seules autorisées par la dictature de la pensée unique conforme, instaurée par les lobbys des SOS Racisme, SOS homophobie, SOS islamophobie et les procureurs gauchistes du service public bien-pensant qui pollue le climat social et cadenasse les cervelles du petit peuple soumis à sa déchéance programmée : dépravations, perversions, amoralité, incivisme, distillation de la haine et humiliation de tout ce qui n'est pas de gauche, noir, homo, à l'aide "d'humoristes" mis en vedette par des animateurs de gauche anti-France, anti-blancs, anti-chrétiens, qui crachent en permanence sur le système honni qui leur permet de vivre grassement aux frais des contribuables.

Actuellement, le festival d'Avignon est un véritable dépotoir de toute la lie de la fange gauchiste ; cette année ils ont fait très fort : Taubira, icône de l'horreur socialiste mise à l'honneur, ainsi que M. Merah le terroriste dans une pièce de Mohammed Kacimi, acceptée par l'ignoble O. Py, directeur du festival.

Si vous passez par Avignon, n'oubliez pas vos sacs à vomi !

Ellen

@Philippe Bilger | 11 juillet 2017 à 18:48

Cher Monsieur Bilger, tout autant que vous, je suis pour la liberté d'expression dans la mesure où chacun exprime ses propres points de vue, ses divergences et ses connaissances prouvées en des termes corrects et non pas par des attaques vulgaires, arrogantes et préjudiciables qui pourraient vous être imputées à tort par certains à la langue bien pendue. Je me souviens d'un certain avocat que vous connaissez bien et qui vous ayant insulté vous et votre père, a suscité en vous un émoi et une tristesse profonde parce que c'était faux et injuste. Alors permettez-moi de me positionner en défenseur de la personne que je respecte beaucoup, vous.

Voilà, je suis comme ça parce que je ne supporte pas les arrogants vulgaires et les m'as-tu vu prenant un plaisir sadique à écraser celui ou ceux qui en savent plus. Ca me heurte.

Avez-vous remarqué qu'Elusen se tient un peu plus tranquille depuis qu'on lui a remonté les bretelles ? Il continue à s'exprimer, mais avec plus de tact.

Tous mes remerciements pour votre réponse fine et claire, comme de coutume. Au fond vous avez raison, vous êtes très fort.

Elusen

@ Diogène | 11 juillet 2017 à 11:49

Cela, c’est de vous !
« Votre propos sur le Conseil constitutionnel, dont la composition mettrait à mal l'idée même d'une indépendance de la justice, n'a aucun sens.
C'est du grand n'importe quoi. Et le rapport avec l'indépendance de la justice, on le cherche encore. »

Tout ça :
« Il vous aura je pense échappé qu'on parle ici des juges du judiciaire. C'est ballot. »<.i>

Nulle part, il n’est d’ailleurs marqué juge judiciaire, mais :
L'indépendance de la justice est acquise !

À défaut de brasser de la bière, vous brassez du vent !

@ Réponse à un commentaire d'Ellen. Elle me faisait reproche de publier les attaques d'Elusen.

Comme les propos à l'égard dame Taubira n'ont d'attaque envers sa personne ?!
Le courage serait d'aller le lui dire en face à face et non derrière un clavier.

Philippe Bilger

Réponse à un commentaire d'Ellen. Elle me faisait reproche de publier les attaques d'Elusen.

La cour d'assises et un blog qui s'est fait une gloire de la liberté d'expression - la plus difficile, celle qui nuit plus que celle qui flatte - n'ont rien de commun. Les saletés que de très rares déversent sur moi sont la rançon de la liberté dont je me flatte et que je m'octroie. Non pas que ces vulgarités me soient agréables mais au moins tous ceux nombreux qui honorent ce blog me reconnaîtront la cohérence de respecter mes principes et de ne pas m'en dispenser. J'ajoute que je crois davantage à la contradiction des commentaires et à la mise en pièces des ineptes par la majorité qu'à la censure. Il me serait évidemment facile de justifier la suppression de certains commentaires. J'y répugne. N'y voyez pas la marque d'une quelconque faiblesse. C'est le contraire. Interdire, faire disparaître donneraient du prix à des propos qui ne méritent que le mépris, l'indifférence ou la réplique. Bien cordialement

Diogène

@ Elusen

Mon post n'était en rien une défense des membres du Conseil constitutionnel, dont vous ne dites à aucun moment comment il conviendrait selon vous de les désigner, soit dit en passant.
Le sujet était l'indépendance des juges, réelle ou supposée qui, me semble-t-il, se situe sur un autre plan analytique.
Il vous aura je pense échappé qu'on parle ici des juges du judiciaire. C'est ballot.

Il est absurde de prétendre que l'identité, la formation ou le mode de désignation des membres du Conseil constitutionnel a quelque chose à voir avec l'indépendance des juges.
C'est dire que l'on peut être particulièrement prolixe sur notre système de pouvoirs en ne parlant que de l'écume des choses. Ce que vous faites très bien.

seraye yves

@ Diogène | 10 juillet 2017 à 20:23

Cher Diogène,

Comme vous l’avez compris, je ne suis qu’un brave petit soldat et je cherchais parmi vous une intelligence supérieure qui daignât apporter une réflexion sur le paquet enveloppé que je soumettais à votre attentionné odorat.

Soyez rassuré, cher Diogène, je ne bois jamais d’alcool ni de vin, je laisse ce plaisir à d’autres.
Je ne suis pas FN et suis sans culture depuis que Macron nous l’a dit !

Elusen

@ Diogène | 10 juillet 2017 à 20:23

Les magistrats du Conseil constitutionnel sont nommés comment déjà ?
Par auditions ?
Des personnes qui exercent des mandats politiques n’ont pas à devenir magistrat au Conseil constitutionnel.
L’indépendance de la justice, c’est la séparation des pouvoirs !

Michel Charasse est le sénateur qui a porté le projet de loi pour augmenter le salaire de Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa alors président de la République du chiffre de : 170%.
Puis, il est nommé par ce dernier membre du Conseil constitutionnel !

Ô surprise, quand le premier gouvernement sous François Hollande a voulu baisser le salaire du Président, cela a été jugé par le Conseil constitutionnel comme inconstitutionnel.

Et Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa, magistrat du Conseil constitutionnel où il ne se présente plus mais perçoit son salaire, était président d’un parti politique, était candidat aux primaires du parti conservateur, il prenait des positions publiques, il est actionnaire d’un cabinet d’avocats, membre d'un conseil d'administration d'une grosse entreprise, le tout en violation du droit de réserve des magistrats, en violation complète des décrets, à part ça aucun problème.

- Constitution française article 56 :
« En sus des neuf membres prévus ci-dessus, font de droit partie à vie du Conseil constitutionnel les anciens Présidents de la République. » https://miniurl.be/r-nlu

« à vie » : ne peut pas démissionner, ne peut être révoqué, ne peut pas être suspendu, donc ne peut pas redevenir président de la République.

- Ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 – art. 4 : https://miniurl.be/r-1g6r
« Elles sont également incompatibles avec l'exercice de tout mandat électoral.

L'exercice des fonctions de membre du Conseil constitutionnel est incompatible avec l'exercice de toute fonction publique et de toute autre activité professionnelle ou salariée.

Les fonctions de membre du Conseil constitutionnel sont incompatibles avec l'exercice de la profession d'avocat »

- Décret n° 59-1292 du 13 novembre 1959 – art. 2 :
« Les membres du Conseil constitutionnel s'interdisent en particulier pendant la durée de leurs fonctions :

De prendre aucune position publique ou de consulter sur des questions ayant fait ou étant susceptibles de faire l'objet de décisions de la part du Conseil ;

D'occuper au sein d'un parti ou groupement politique tout poste de responsabilité ou de direction et, de façon plus générale, d'y exercer une activité inconciliable avec les dispositions de l'article premier ci-dessus ;

De laisser mentionner leur qualité de membre du Conseil constitutionnel dans tout document susceptible d'être publié et relatif à toute activité publique ou privée. »

- Confirmé par Thomas Hochmann maître de conférences en droit public à l’Université de Reims, dans un article paru dans l’Actualité Juridique Droit Administratif (AJDA), Dalloz.
Toute sortie de l’Élysée est définitive : https://miniurl.be/r-1g6s

Quand le Conseil constitutionnel sous Roland Dumas, en 2002, valide une élection présidentielle illégale, en faisant pression sur les magistrats chargés de vérifier les comptes de campagne pour qu’ils masquent des fraudes, pas de problème.

@ Noblejoué | 10 juillet 2017 à 20:42
« Mais je n'approuve pas que quand on n'a pas de quoi les élever, et je ne parle pas que d'argent, on ne préfère pas prendre la pilule ou autre moyen de contraception. »

Oh, là, cela ne va pas vous faire plaisir, mais je suis entièrement d’accord avec vous.
Mais quand je dis la même chose que vous, ce sont des terminologies telles que fasciste, eugéniste, ségrégationniste, qui me sont objectées.

Il est, selon moi, inadmissible que des personnes qui n’ont pas les moyens d’assurer la sécurité alimentaire, éducative, affective, sociale, d’un toit à des enfants, procréent.
Je pense à certaines personnes qui n’ont les moyens d’accueillir qu’un ou deux enfants et qui au final procréent 4, 5, 7, 11 enfants.

Sacrifier autant d’enfants mériterait que cela soit judiciarisé pour défaut d’éducation, abandon d’enfant, mise en danger de la vie d’autrui.

Amedy Coulibaly le kamikaze et assassin français venait d’une famille pauvre de dix enfants !
Comment voulez-vous, quand vous n’avez pas les moyens d’avoir un 300m2, deux emplois bien payés, d’avoir dix enfants, il y a fort à parier qu’au final, c’est la rue qui va se charger de vos enfants.

Noblejoué

@ Achille
"C'est Saint Augustin qui disait : "A force de tout tolérer l'on finit par tout accepter. A force de tout accepter l'on finit par tout approuver." "

Il suffit d'un contre-exemple pour prouver que c'est faux. Je trouve que faire des enfants est du libre choix des gens.
Mais je n'approuve pas que quand on n'a pas de quoi les élever, et je ne parle pas que d'argent, on ne préfère pas prendre la pilule ou autre moyen de contraception. Les enfants ne sont pas un bien de consommation, selon moi, ils sont une responsabilité.

Quant à Saint Augustin, il a dit qu'en fait la persécution ne convainquait peut-être pas les gens - on avait bien vu les chrétiens être parfois martyrs, parfois non, mais pas convertis par les païens - mais que leurs enfants, eux, seraient chrétiens.
Il bétonnait donc une argumentation d'oppresseur des consciences.

Enfin, je comprends bien qu'en tout, il y a une tendance à... Bref, souvent un engrenage.
Pour ma part, c'est celui qui va vers la destruction de notre liberté qui me semble le pire.

Enfin, si on commence à émonder un blog, on peut se retrouver sans grand-chose, parce que du contributeur intelligent, cultivé mais non pédant, sans préjugé même envers ceux qui en ont, au troll, il y a toutes sortes de nuances, et qu'on peut avoir tendance à tant s'attaquer à l'arbre qu'on le laisse presque chauve.

Cependant, à la lecture du personnage dont vous parlez, et d'autres, je me demande si tenant un blog je serais aussi large.
Le dégoût, le désir de perfection, un peu tout y pousse. Ce n'est donc pas par flagornerie que je vantais l'attitude de notre hôte mais parce qu'elle me semble répondre à un désir de liberté et de justice sans compter qu'elle n'est sans doute pas facile.

Bon, c'est toujours des éloges pour les mêmes ! Merci aussi à madame Bilger de lisser nos textes et notamment le mien, nettement plus présentable grâce à elle. Non seulement nos proses sont plus lisses ainsi, mais elle nous épargne les commentateurs maniaques de l'orthographe, encore plus mesquins que ceux du dictionnaire, ce qui n'est pas peu dire !
Certes, le sens est primordial, mais il se situe dans le texte, qui est plus que l'ensemble de ses mots, plus que dans tel ou tel, et certes, mieux vaut être le plus lisible possible, mais être ravalé aux détails plutôt qu'à l'essentiel fait toujours l'impression d'être un Gulliver attaché par les lilliputiens !

@ caroff

Les comportements désagréables m'ennuient mais j'aime bien le mot troll... A chaque fois, c'est un peu comme si le monde de Tolkien me revenait.
Ce qui serait vraiment méchant serait de traiter quelqu'un d'orc, à mon avis, mais bon, troll fait un peu coup d'oeil aux légendes nordiques !

Diogène

@Elusen

Votre propos sur le Conseil constitutionnel, dont la composition mettrait à mal l'idée même d'une indépendance de la justice, n'a aucun sens.
C'est du grand n'importe quoi. Et le rapport avec l'indépendance de la justice, on le cherche encore.
Si j'étais cynique je vous dirais qu'il faut bien en nommer les membres par un moyen quelconque.
Le fait est que les membres du Conseil constitutionnel ne se prononcent pas sur des lois "qu’ils ont eux-mêmes votées, ou contribué à faire voter". Où êtes-vous allé chercher ça ?
Il se prononcent sur la conformité de telle loi ou disposition avec la Constitution, ce n'est pas la même chose.
Ce qui indique bien que leur boussole est bien le texte écrit et pas leur appartenance ou parcours politique.

@ seraye yves

Brave petit soldat, va.

Franck Boizard

Vous avez oublié l'essentiel : Emmanuel Macron fait se lever le soleil tous les matins.

Alex paulista

@ seraye yves | 10 juillet 2017 à 17:21

Oui, on peut voir dans la vidéo que la signature de Macron n'est qu'une grossière imitation basée sur les publications d'En Marche.
Sa signature n'a rien à voir avec ça...

Radio Marine ment, radio Marine ment, radio Marine : 30%

Savonarole

@seraye yves | 10 juillet 2017 à 17:21

C'est bidon.
Le ton conspirationniste du commentateur montre bien qu'il n'est pas passé par l'Institut de la parole.
On croirait entendre Détritus dans La Zizanie d'Astérix.

seraye yves

Bonjour,

Quelqu'un aurait-il des informations sur ce document ?

https://www.youtube.com/watch?v=B0AMjRSdaPA

Je ne parle pas de la justice qui est toujours sourde, aveugle et muette mais d'une source émanant de nos services secrets que l'on musèle.

Au fait a-t-on retrouvé l'argent (perdu, volé, non déclaré) de Macron ?
Cette supercherie va-t-elle durer éternellement ?

paul

En fait ce qui fait problème ce sont les affaires judiciaires impliquant un politique ou faisant débat de société pour cause de communautarisme. Pour le reste les gens qui dépassent les limitations de vitesse sont durement sanctionnés (ils perdent parfois aussi leur travail), quelques meurtriers pris le couteau à la main sont protégés par la police pour être présentés à un juge, bref la routine quoi.

Alors quels remèdes ? Pourquoi pour être ambulancier faut-il un casier judiciaire vierge, et pas pour un élu ?? Je sais que cette antienne a été portée par un parti qui n'a pas droit de cité sur ce blog, et sans avoir aucune affinité avec ledit parti je ne peux m’empêcher, humble citoyen, de trouver que cette idée est bonne.

Pour le surplus, mon expérience des tribunaux me laisse penser que les magistrats du siège comme du parquet ne reçoivent pas d'ordres, ils attendent simplement de l'avancement ou des décorations. Au fond, c'est bien humain.

boureau

Vous soulignez avec raison, cher P. Bilger, le corporatisme profondément ancré dans cette profession :

"L'institution... et les syndicats n'aspirent qu'à leur nirvana qui serait 'l'alignement des conditions de nomination des membres du Parquet sur celles des magistrats du siège'."

Vous nous ressortez le leitmotiv favori des fonctionnaires : "des moyens humains et financiers".

Moi je parlerais plutôt à ce ministère et à cette profession sclérosés :

Organisation, modernisme, formation, efficacité, retour sur investissement, contrôle de gestion, management efficace, promotion au mérite, maîtrise des coûts, économies de fonctionnement etc. etc.

Que des gros mots !

Quant au concept de "la justice indépendante ou pas", la quasi-totalité des Français s'en fiche totalement... et pour cause !

Cordialement

Claude Luçon

@ Exilé | 10 juillet 2017 à 08:47

Et, en plus, grâce à Nicolas Hulot il n'y aura plus d'exploitation de pétrole en France.
Enfin libre de la pollution !
Les autres producteurs de ce monde vont devoir augmenter leurs productions, NH vient de réduire la production mondiale d'or noir de 0,022 %.
Nos copains qataris doivent se frotter les mains.

Charles

"L'institution... et bien sûr les syndicats, ne sont mobilisés que par l'indépendance dont ils ne voient pas qu'elle est assurée"

La ou vous vous référez à la liberté comme non-interférence, eux, je pense, se réfèrent à la liberté comme non-domination.
C'est il me semble le hiatus entre vous.


duvent

@ Elusen
"Vous devriez plutôt vous étonner de la composition du Conseil constitutionnel qui prouve irréfutablement qu’il n’y a pas d’indépendance de la Justice !"

Je m'étonne de ce qui est à la portée de mon petit discernement, et comme vous devez vous en douter il est beaucoup (et de loin) moins affûté que le vôtre !

Néanmoins, je crois devoir m'étonner de ce que j'ignorais, et seulement constater ce qui est un fait ; que le pouvoir corrompt et qu'absolu il corrompt absolument...

La vie des humains m'intéressant beaucoup moins que celle des primates je n'y fais que quelques incursions.

Faites donc vous aussi une pause, et cesser de croire que M. ou Mme Bilger vous doivent quelque chose, car il me semble qu'ils ne vous doivent rien, mais si je me trompe je vous prie de considérer ma réponse comme non avenue.

Par ailleurs, vous semblez penser que vous êtes un porte-parole, ce qui est fort louable, et tout à fait vain, mais dans ce cas agir est plus profitable. Votre verve est sympathique et je vous lis avec intérêt puis me désole de votre style frontal qui nuit à votre propos que je crois sincère.

Solon

Je me demande comment on peut parler sans rire de l'indépendance de la Justice alors qu'une large partie des magistrats se réclame d'une idéologie marquée politiquement. Dorénavant, ce n'est pas le maçon mais le magistrat qu'on voit au pied du mur. Affaire au demeurant dissoute dans l'oubli.

Exilé

L'indépendance de la justice est acquise !

Magnifique !
Les impôts vont aussi baisser et les poules vont avoir des dents !

Quel merveilleux pays que la Macronie...

Trekker

@ Claude Luçon
@ Achille
@ Ellen

Involontairement vous flattez l’ego plus que démesuré de notre nouveau Pic de la Mirandole (Elusen), et vous lui permettez alors de clamer qu’il est le seul ici à détenir la VERITÉ sur tous les sujets. Fort d’un supposé savoir encyclopédique appuyé sur de multiples liens, dont on peut raisonnablement douter qu’il les ait tous lus dans leur intégralité, il peut donner libre cours à sa cuistrerie.

Bien évidemment, pour un tel personnage le respect des autres commentateurs, et en premier lieu celui de notre hôte, ainsi que le doute, sont des notions qui dépassent largement son entendement. Il me paraît être l’illustration emblématique d’un phénomène bien connu en psychanalyse : le délire de la raison !

Matthieu 5:3. : "Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux".

Elusen

@ duvent | 10 juillet 2017 à 00:14

Vous devriez plutôt vous étonner de la composition du Conseil constitutionnel qui prouve irréfutablement qu’il n’y a pas d’indépendance de la Justice !
Des ministres, des Premiers ministres, des députés, des sénateurs, d’anciens présidents de la République qui deviennent magistrats au Conseil constitutionnel.

Des personnes qui vont se prononcer sur des lois qu’ils ont eux-mêmes votées, ou contribué à faire voter.
Des personnes qui une fois leur mandat fini peuvent redevenir sénateur, etc.

Mais n’ayez crainte, mes propos ne sont que partiellement publiés, parfois réécrits, voire des parties entières non publiées...

duvent

Je m'étonne de voir les commentateurs s'inquiéter de l'effet sur M. Bilger d'une prose querelleuse...

Mais il a survécu à son métier, que tous se rassurent donc !

Quant à Elusen, il peut puisqu'il en a l'opportunité et qu'il le souhaite exposer son propos, et même rêver à convaincre de sa pertinence, pourquoi pas ? Permettez Elusen, une remarque, le respect de l'interlocuteur est une excellente chose que vous devriez tenter !

En passant, je dirai que la justice n'est pas puisque :
1) la TVA est à 20% pour un produit de première nécessité
2) l'entregent est plus efficace que la plaidoirie
3) le temps n'existant pas, la justice non plus
4) la publicité étant partie prenante il n'y a pas d'équité
5) les médias remplaçant les enquêteurs, je vous laisse continuer cette liste non exhaustive de misères qui frappent l'organe le plus important pour un Etat en état de marche...

Fiat justitia et pereat mundus !

Claude Luçon

@ Ellen | 09 juillet 2017 à 17:02

Regardez le problème sous un autre angle.
Ces insultes ne salissent que ceux qui les émettent.
Nous connaissons tous Philippe Bilger et ce qu'il représente !
Il aurait tort de s'abaisser à y répondre, ce serait leur donner de l'importance.
Il s'est réservé la possibilité de les bloquer : "Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaîtront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés" et il ne le fait pas !
Il y a des silences qui sont particulièrement éloquents, surtout quand ces silences proviennent du Président de l'Institut de la parole.
Au contraire, il nous permet ainsi de garder en mémoire qu'il y a encore bien des crétins dans ce monde.
Il reste l'Avocat général qu'il a été, mais en silence.

Achille

@ Noblejoué | 09 juillet 2017 à 19:57

Il est certain que Philippe Bilger est maître de son blog et peut à ce titre accepter de se faire insulter s’il pense que cela fait partie des règles qu’il s’est données.
Je pense toutefois qu’il n’a rien à gagner à ce qu’un individu dont la volonté n’est pas de participer aux échanges mais clairement de semer la zizanie puisse œuvrer en toute liberté.

Que des différends puissent apparaître dans les échanges portant sur un sujet sensible comme, par exemple l’IVG, cela peut se concevoir et c’est même inévitable. Mais qu’un intervenant se permette de tenir des propos injurieux envers l’hôte du blog et d’autres contributeurs cela sort du cadre de la liberté d’expression.

C'est Saint Augustin qui disait : "A force de tout tolérer l'on finit par tout accepter. A force de tout accepter l'on finit par tout approuver."

Il serait dommage que ce blog où les échanges sont généralement de bonne tenue soit détourné par un individu qui a décidé d’y introduire un climat malsain.

Giuseppe

Chaque fois qu'un homme politique est mis en cause, nous entendons toujours le même refrain, "laissons travailler la justice", "laissons faire la justice" et ceux qui disent cela la plupart du temps sont trempés jusqu'aux yeux... J'oubliais "j'ai confiance en la justice de mon pays", cette phrase est la pire de toutes, celui qui se cache derrière est le plus souvent pourri jusqu'à l'os par ses turpitudes.
Où en est l'affaire Nanard et les arbitrages, où en est l'affaire Cahuzac ? Des mois, des années passent, la justice n'a plus la même fraîcheur et elle n'en paraît que moins juste.
Trop longue, trop lointaine, trop éloignée, un tel délai cela cache forcément quelque chose pour le citoyen, de pas très clair, la connivence ou l'entre-soi.

Noblejoué

"A tenter ce singulier rapprochement, une évolution perverse risquerait de se produire qui dégraderait, dans la quotidienneté, les juges en accusateurs et ces derniers en pourfendeurs faiblards."

Oui, il y a la tradition, et une différence de tempérament et de rôle, "pourfendeur faiblard" : je like.

La Justice :

"...est victime de tant d'autres difficultés, d'une raréfaction des moyens humains et matériels, d'une multitude de tâches qui ne devraient pas relever de sa compétence ou qui concrètement lui interdisent de prendre en charge l'essentiel : la politique pénale au quotidien"

Oui. La droite et la gauche devraient se réconcilier sur ce point. Car sans Justice, ni sécurité de la personne ni sécurité des contrats, car sans Justice, l'inégalité entre les Hommes augmente.
Tant de combats, ou réformes, ne sont pas partisans... Si Macron donnait plus de moyens à la Justice, il prouverait qu'il essaie véritablement de reprendre le plus indispensable et le moins discutable de la droite et de la gauche.

Achille

@ Michel Deluré | 09 juillet 2017 à 14:55

Il est certain que le facteur humain est à prendre en considération dans toute décision de justice et par corollaire les opinions politiques, les aspirations philosophiques, bref tout ce qui constitue l’ADN intellectuel et culturel qui fait que chaque être humain est unique.

Heureusement les textes de loi constituent un référentiel qui canalise les décisions judiciaires et permet in fine d’obtenir un jugement cohérent, même si le talent des grands juristes (magistrats et avocats) peut parfois influer sur le verdict.

Sans Robert Badinter, je pense que Patrick Henry était bon pour l’échafaud.

Robert Marchenoir

@Savonarole | 09 juillet 2017 à 19:38
"Communisme synthétique."

Bien vu. Comme les drogues de synthèse. Quand on a trouvé la recette, tout va tellement plus vite, et c'est tellement plus profitable...

Il n'y a que les imbéciles qui vont encore chercher du pavot en Afghanistan, ou du communisme estampillé AOC à Moscou...

Noblejoué

@ xc | 09 juillet 2017 à 19:15

Bonne idée.

Noblejoué

"Cela n'empêchera pas les médias, les opposants politiques et les citoyens d'être persuadés du contraire, tant on préfère cultiver un soupçon absurde plutôt qu'une certitude à laquelle on n'était pas habitué."

Je ne doute pas de l'indépendance de la Justice.
Mais conditionnelle : ni notre Constitution - à réformer - ni notre culture - à perfectionner - n'intègrent l'indépendance de la Justice. Elle est donc très fragile... Voyons, comme une maison aux mauvaises fondations sur un terrain mouvant. Certes, à un moment, il se peut que la baraque ne s'enfonce pas. Mais ce n'est qu'un répit.

Elusen

@ Achille
@ Michel Deluré
@ Jabiru
@ Ellen

Oh, il est vrai que le sieur Bilger ne dénigre jamais !
Il est vrai qu’il ne pose jamais de terminologies à l’endroit de personnes telles que "médiocre" !
Il est vrai qu’il ne fait jamais d’attaques à la personne.
Oh ben si !
Il ne fait que cela à longueur de posts, mais il ne faudrait surtout pas que quelqu’un lui réponde.
La loi de 1881 sur le droit de réponse ne devrait surtout pas s’appliquer à notre bon monsieur, qu’il plaise à sa Seigneurie de bien vouloir...
Après tout, qui lui a demandé de prendre la parole publique ?
Pas moi !
Est-ce d’un intérêt pour le devenir de l’humanité ce qu’il aurait à dire ? Non !
Un blog, c’est comme déclarer à la face du monde : « moi je » et le répéter à l’infini.
C’est affirmer à la face du monde : « ce que je dis est capital, vous allez m’écouter », seulement, il y a aussi un droit de réponse, eh oui.
Un blog n'est pas une confidence, ce n'est pas un carnet secret et intime, il s'expose à tout le monde.
Toute expression publique se soumet ainsi à la loi de 1881 sur la liberté de la presse. Oui, toute expression publique.
Le blog est ainsi devenu un média, de la presse.
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006070722

caroff

@Noblejoué
"Un magistrat en exercice doit refuser les insultes pour sa fonction. Un magistrat à la retraite, ou toute autre personne d'ailleurs, qui accepte les insultes qu'on lui adresse sur son blog, est digne des plus grands éloges "

Philippe Bilger fait ce qu'il veut chez lui et vos remarques sont de bon sens.

Mais lorsqu'un intervenant sort son flingue à chaque ligne et refuse tout débat, on est en droit de s'interroger sur la valeur ajoutée d'icelui, d'autant que ses tics pathologiques et ses insultes ad hominem nuisent à la sérénité.

Je viens de définir un troll !!

Noblejoué

@ Ellen | 09 juillet 2017 à 17:02

Un magistrat en exercice doit refuser les insultes pour sa fonction. Un magistrat à la retraite, ou toute autre personne d'ailleurs, qui accepte les insultes qu'on lui adresse sur son blog, est digne des plus grands éloges :
- Il est cohérent. S'il refuse les insultes pour lui, au nom de quoi les tolérer pour les autres ?
- Très cohérent. S'il ne fait pas le juge de paix entre commentateurs, doit-il le faire entre communautés en défendant des groupes de victimes potentielles ou tout autre groupe envers lequel il se sentirait en affinité.
- Encore plus cohérent, "sans la liberté de critiquer, il n'est point d'éloge sincère".

Tout cela est juste et participe de la liberté d'expression, laquelle inclut et dépasse ces considérations.

Je ne doute pas que monsieur Bilger apprécie votre soutien. Mais je gage qu'il lui importe avant tout que son blog reste un espace de liberté.
Il est certain que vous contribuez à le maintenir tel, il est sûr que je ne peux pas trouver meilleure conclusion que de le remercier pour cet espace de liberté.

Savonarole

En Europe, il n'y a plus qu'en France qu'on se pose encore la question de l'indépendance de la justice. Voyez autour de vous, quel pays a des soupçons sur sa justice ?

L'Espagne de Franco, le Portugal de Salazar, l'Italie de Mussolini, l'Allemagne, ont surmonté ce problème, cette suspicion permanente, il n'y a qu'en France qu'on en parle encore.

En France, "cette Union Soviétique qui a réussi", la justice ou l'Education nationale sont les derniers bastions d'un communisme synthétique profondément ancré, et les crétins absurdes des divers syndicats ne savent même plus qu'ils sont de petits staliniens.
Ils ne savent même plus d'où il viennent.

Le temps a fait son œuvre, ils ne sont plus communistes, mais la vérole est toujours là.

xc

Pour manifester leur indépendance, les magistrats devraient symboliquement renoncer à arborer leurs décorations, et les refuser par avance pour ceux qui n'en ont pas encore. Exception pour ceux qui auraient été décorés pour des faits étrangers à l'exercice de leur fonction de magistrat.

Choubidou75

La justice et son indépendance apparemment acquise me fait penser au handicapé, devenu libre de ses mouvements après que l'on a relâché les freins et ôté ses mains des poignées pour le guider.

Et la justice devant l'ampleur de la tâche à accomplir avec son manque de moyens dénoncé en permanence, c'est ce handicapé laissé seul face à un col du Tour de France, et ne disposant que de ses seuls petits muscles d'escargot pour réaliser l'ascension.

Vite une cure d'EPO et des séances de musculation pour une justice qui envoie aux encombrants sa chaise roulante devenue inutile !!

genau

Indépendance ? de la Justice ? Autrement dit du système judiciaire dans sa configuration actuelle. Il y a eu des moments de soumission lâche, des défauts de reconnaissance du courage, un train-train hiérarchique, des idées toute faites, une lutte sournoise et corporatiste contre les indépendants et une tendre indulgence envers tout ce qui était de gauche ; cela successivement, concomitamment, ou alternativement, ce qui, en somme, résume l'indépendance.

Dire qu'elle est aujourd'hui assurée postule que l'ensemble des magistrats, pas seulement les juges, sont acquis à la charte de l'instruction "à charge et à décharge".

Par quelle épiphanie les juges rouges auraient-ils été délavés, les arrogants apaisés et les laxistes dynamisés ? Car c'est bien de cela qu'il s'agit. La justice existe selon Rawls, selon Burke, selon Smith ou selon Dieu, mais les hommes, soumis à la Loi qui n'est de personne, ont le pouvoir d'interprétation qui est précisément leur signe d'indépendance. Pensez aux lois Pleven, Gayssot, Pinel, El Khomri, véritable déni de démocratie au regard de nos grands anciens.

Ce n'est pas significatif de déférer les ministres devant des juridictions de droit commun, certaines révélations peuvent justifier le huis clos ; il faut aussi que la publicité des débats soit assurée, au moins par la presse judiciaire et les cancellations visibles. Oui, tout de même, le Ministère s'appelle la Chancellerie, avouant ainsi son rôle censeur.

En définitive, agiter cette indépendance fait penser à la baisse des impôts. Dans l'urgence, on met en route une augmentation massive, puis on discutaille à l'infini de petites réductions, qui n'amputent qu'une faible part de l'augmentation antécédente. Tous, tous, je dis tous, font ça.

L'indépendance de la Justice fait partie de ces marronniers.

La pitoyable affaire Grégory n'a rien révélé de particulièrement dramatique du fonctionnement de la justice, pas plus que celle d'Outreau, si ce n'est qu'elle n'a pas besoin d'être passée au scanner pour qu'on sache qu'elle est faillible, indépendante ou pas, d'autant que cette indépendance ne vise que le volet pénal, le seul qui intéresse les populations. Le Parquet est fait de magistrats, pas de juges.

En quoi le trouble pénal gêne-t-il la justice civile ou la rend-elle suspecte ? Les magistrats font leur travail de réflexion, marquent leurs avancées, freinent les excès ou les accentuent pour en démontrer le danger. Cette justice-là ne pâtit que de la paresse de certains ou du manque de moyens de l'ensemble ou quelquefois encore du conformisme excessif de gens qui confondent la concision avec l'obscurité et le développement avec la prolixité. C'est mineur.

Non, décidément, cher M.Bilger, je ne vois dans les annonces gouvernementales que la répétition ad nauseam des mêmes déclarations d'entrée en fonction qui ne résistent pas à l'expérience.

Parler à ce sujet de M.Hollande et de Taubira me paraît presque hors sujet, tant leur intelligence, réelle, était au service de leur crispation.

Une question pourrait subsister : les magistrats ont-ils besoin d'aimer la France ?

Ellen

Monsieur Bilger. Là, je ne vous comprends plus. Vous qui vous êtes toujours dressé contre le laxisme, vous acceptez, ici, sous couvert de la liberté d'expression de vous faire insulter copieusement sans réagir. Gardez à l'idée que la France entière lit les commentaires insultants à votre égard sans que vous vous défendiez. Auriez-vous accepté à l'époque où vous étiez en exercice d'avocat général aux assises autant d'insultes en public ? Alors pourquoi accepter ici ? Cela ne fait que salir votre blog.

Paul Duret

L'indépendance de la justice, vaste question mais se délivrer d'une dépendance pour tomber dans une autre est un risque réel. Quoi que vous fassiez, vous serez toujours dépendants, de votre supérieur hiérarchique, de la mode, de la pensée dominante, de certaines réalités...
Par contre, il faut saluer sans détour la libération de Mossoul et la fin de sa dépendance à l'EI. A quand le même traitement pour le Venezuela ?
On devrait y envoyer Mélenchon en stage de survie.

Michel Deluré

@ Achille 09/07 03:37

Comment ne pas partager vos propos concernant cet énergumène qui vient polluer ce blog en n'ayant pour tout plaisir que celui de dénigrer et d'insulter en tout premier lieu celui qui est notre hôte et ensuite certains de ceux qui apportent modestement leur contribution à ce blog.
Comme vous, je préfère désormais ignorer purement et simplement cette personne avec laquelle tout échange est voué à l'échec.

Pour en revenir tout de même au sujet abordé, je crois effectivement que l'indépendance de la justice est aujourd'hui mieux assurée qu'il y a seulement quelques années. Mais il y a encore des progrès indéniables à accomplir et je me demande si cet objectif d'indépendance totale n'est pas finalement illusoire.
D'abord ne serait-ce qu'en raison du fait que la justice est exercée et rendue par les hommes, avec certes leurs qualités mais aussi leurs défauts, leurs faiblesses, autant d'éléments dont cette institution est le reflet.
Ensuite, parce que ne disparaîtront jamais totalement des pressions plus ou moins fortes, qu'elles viennent du pouvoir politique ou médiatique, auxquelles la justice aura du mal à ne pas céder.

Pour espérer en une justice indépendante, sans doute faudrait-il à sa tête un ministre sachant "dialoguer avec le monde judiciaire, respecter les magistrats et ne pas accentuer une politisation de la justice qui depuis 2007 a déjà produit des effets dévastateurs". P. Bilger reconnaîtra sans nul doute qui a brossé ce portrait du ministre de la Justice idéal.

Joséphyne

"Pourquoi dit-on le Parquet déjà ?!
Ah oui, cela a aussi à voir avec le fait que c’est glissant..."

Mon Dieu, le pauvre Elusen qui croit faire de l'humour et qui n'y connaît rien.
Ou alors une mauvaise expérience avec la Justice qui lui donne l'air grinçant.
Je le lis depuis son apparition sur le blog : il est pathétique dans son désir d'exciter certains ici à lui répondre méchamment. Mais franchement se mettre à son niveau est une trop grosse dépense d'énergie par ces temps estivaux.
D'accord avec Achille, j'admire ceux ici qui essaient d'argumenter, tentant un échange d'idées, mais il est si imbu de lui-même et persuadé qu'il a toujours raison que c'est peine perdue.
En revanche je comprends mal l'acceptation des insultes. Pour moi ce n'est pas cela la liberté d'expression.

Jabiru

@Achille

L'énergumène auquel vous faites référence va bien finir par se calmer. Ce donneur de leçons disparaîtra comme il est venu. En ce qui me concerne je le zappe.

Robert

Si l'indépendance de la Justice est proclamée par notre actuel président de la République et si son intention de supprimer la Cour de justice de la République pour déférer les ministres devant les cours ordinaires sont effectives à court terme, alors il y aura lieu d'en vérifier la réalité sur un certain nombre d'affaires emblématiques. Et nous serons enfin rassurés sur ce point.

Reste un autre point : l'indépendance de la justice vis-à-vis des médias. Dans une émission récente consacrée à l'affaire Grégory, un journaliste, que j'estime sérieux, m'a surpris en demandant la suppression du secret de l'instruction et surtout la remise systématique des procédures aux journalistes !
Comme contre-pouvoir judiciaire, on ne ferait pas mieux : à quoi donc serviraient alors cours d'appel et de cassation ? La presse en l'espèce serait la bonne vérificatrice de la régularité et du bon déroulement des enquêtes judiciaires...

Effectivement, il y a trop de fautes déontologiques commises tant par les avocats que par un certain nombre de magistrats, mais aussi de policiers qui font fuiter les procès-verbaux dans la presse, au mépris de la présomption d'innocence des personnes mises en cause que couvre le secret des procédures tant que la Justice ne s'est pas prononcée définitivement. La Justice ne s'honorerait-elle pas d'y mettre un terme ?

Mais c'est sans doute de ma part une idéalisation excessive du cours de la Justice dans notre démocratie...

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