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25 août 2017

Commentaires

Robert Marchenoir

@ Tipaza | 28 août 2017 à 08:18
"Vous confondez l’action et le verbe, peut-être celui-ci vous est-il plus familier. Me faire traiter « Moâ » de communiste ou de gauchiste vénézuélien voilà qui m’a mis de bonne humeur pour la journée."

Non, c'est vous qui confondez le verbe et l'action. Moi je m'intéresse à la politique de Macron, vous vous intéressez aux inflexions de ses paroles. Votre insinuation hypocrite selon laquelle le verbe me serait plus familier que l'action est dans la droite ligne de vos attaques de mauvaise foi contre le président.

Je ne sais pas où vous votez, et cela ne m'intéresse pas. Je viens de vous expliquer en quoi vous utilisez les méthodes communistes. Vous votez peut-être Front national ou Antoine Pinay ; ça n'a aucune importance. Ce qui est important, ce sont les mentalités, et la mentalité française est communiste, vous en êtes la preuve. Vous en êtes d'autant plus la preuve que vous dites ne pas être de gauche.

Vous vous obstinez à porter un jugement sur l'attitude de Macron. Mais on s'en moque, de l'attitude de Macron. Ce qui compte, c'est la lune, et vous nous commentez le doigt.

Ce qui compte, c'est ce que vous voulez. Que voulez-vous ? Que veulent les Français ? Je veux dire : quelle politique veulent-ils ?

Ca n'a aucune importance, de savoir si on est pour ou contre Macron. Ce qui a des chances de peser sur la politique de la France, c'est la politique que veulent les Français. Avec ou sans Macron. Avec lui ou avec son successeur.

Or, c'est précisément ce sur quoi les Français refusent de se prononcer, sinon pour dire : la politique suivie est mauvaise, et nos dirigeants (quels qu'ils soient, les uns après les autres) sont des êtres vicieux et inadéquats. Sur lesquels on peut se défouler tout à plaisir.

L'affaire polonaise est exemplaire. Une partie notable de l'opposition la plus virulente à Macron est constituée par ceux qu'on appelle les souverainistes (qui se recrutent à droite comme à gauche). Ils voient en Macron le diable européiste, mondialiste, ultra-libéral, faisant passer les intérêts de la finance avant ceux des peuples.

Que fait Macron, sur ce point précis ? Il prend une initiative concrète pour réduire le nombre des travailleurs détachés. Ces mêmes travailleurs détachés dont les souverainistes (nombreux sur ce blog, et dans le débat public) avaient fait le symbole de la vilenie européiste, de la concurrence déloyale, du mépris des peuples.

A ma connaissance, Macron est le premier à agir dans ce sens. Et que font les souverainistes ? Ils s'en prennent à Macron parce qu'il aurait "mal parlé" à la Pologne, premier bénéficiaire et défenseur du système des travailleurs détachés.

On jurerait une racaille musulmane qui hurle au "manque de respect" après avoir largement pourri la vie de ses contemporains. Houlàlà, ça va pas du tout, Macron a coupé sa salade avec son couteau, il a dit des choses pas tout à fait plaisantes à l'adresse de la Pologne, décidément ce garçon n'a aucune éducation.

Bien sûr, ces grimaces de dégoût sont faites par des gens qui n'ont nullement été gênés lorsque Chirac s'est plaint que "la mère Thatcher veuille ses couilles sur un plateau" (au contraire : là, mal parler à un pays étranger, c'était un signe de vertu patriotique) ; par des gens qui n'ont pas de formules assez méprisantes pour les Américains, pour les "Anglo-Saxons", pour Bush (qui, lui aussi, a été "élu par son peuple", mais bizarrement, ça ne semble pas compter dans ce cas-là).

Ce qui est extrêmement frappant depuis quelques années, c'est que les Français se transforment en une meute de chiens hurleurs à l'encontre de leurs dirigeants successifs, quels qu'ils soient. Sarkozy ça n'allait pas, Hollande c'était le symbole du mal et Macron c'est Deschanel plus Caligula. Tout cela, noyé dans une marée écoeurante d'invectives personnelles et d'attaques indifférenciées : quoi qu'ils fassent, c'est mauvais. Ils repeignent l'économie en blanc c'est un scandale, ils la repeignent en noir c'est une abomination.

On reproche à juste titre aux politiciens, et à Macron en particulier, de dire une chose et son contraire, de vouloir concilier des choses inconciliables et de chercher à plaire à tout le monde. Mais les Français, ils veulent quoi, au juste ?

Admettons, pour les nécessités de la discussion, que Macron soit la lie de l'humanité, un histrion caractériel, un être dévoré par l'ambition et vendu aux ennemis de la France. Il n'y a donc rien à en espérer. Mais après lui ? Si nous voulons être dirigés par quelqu'un qui nous agrée plus tard, il faudrait que nous en profitions maintenant pour nous mettre d'accord sur ce que nous voulons.

Donc, les travailleurs détachés, il faut les maintenir ou il faut les supprimer ? La baisse de la dépense publique, la réduction des contraintes du Code du travail, vous êtes pour ? contre ? ne sait pas ? s'en moque comme de sa première chemise ? ne comprend pas la question ? merci de ne pas me déranger, c'est l'heure de l'apéro ?

Tout se passe comme si les Français se consolaient de leurs difficultés en se vautrant dans une fausse unanimité, celle de la meute qui s'en prend avec la plus parfaite mauvaise foi à ses dirigeants, avec toute la haine et tout le vice de la foule coalisée.

Ils pensent d'autant plus être dans le vrai que leur voisin vomit lui aussi sur "Micron", sur "Flanby" ou sur "Sarközy". La réalité, bien sûr, est que non seulement les Français sont extrêmement divisés, mais qu'eux-mêmes ne savent pas ce qu'ils veulent et réclament des choses contradictoires.

Je dis une chose très simple et une seule : quels que soient vos objectifs politiques, vous n'arriverez pas à les atteindre avec ce genre de méthodes. Vous serez cocu par votre faute. Ne venez pas vous plaindre, après, que la situation ne soit pas à votre goût.

boureau

@ Aliocha 28 août 09:03

Vous êtes bien le seul, sur ce blog, à croire encore aux discours des Présidents.

Quant à leurs plumes, ce ne sont jamais que des commerçants qui vendent au plus offrant le résultat de quelques années passées à Normale Sup.

Rien de génial.

Cordialement.

anne-marie marson

François Hollande ne pouvait pas se représenter, ses sponsors n'en voulant plus. Les Pierre Bergé, Xavier Niel et autres ont préféré parier sur un autre cheval, plus jeune et plus frais : Emmanuel Macron.
Je pense qu'ils ont imposé à François Hollande de ne pas se représenter.
L'argent de la primaire PS est allé à Benoît Hamon, et François Hollande n'avait pas les moyens de se lancer dans une campagne électorale coûteuse.
C'est ce qui le rend un peu amer et critique envers son successeur, comme il l'avait été avec Nicolas Sarkozy ("Tu ne le verras plus").

Frank THOMAS

"Vous vous contentez de hoqueter d'indignation et de réclamer vos sels" éructe Robert Marchenoir pour toute réponse à une argumentation. C'en est gênant.

Lucile

@ Robert Marchenoir

Nous nous querellons sur les propos de Macron. Je crois que nous sommes tous d'accord pour dire que l'État fait des promesses à tout-va, et dépense un argent qu'il n'a pas. Et que nous nous trouvons pour cette raison dans une situation périlleuse. Or le discours de Macron me paraît oiseux. Il est évident que personne n'aime se serrer la ceinture, ce n'est pas le problème. Et ce n'est pas en désignant de faux coupables que nos gouvernements arrangeront la situation.

La Constitution donne toute latitude à nos gouvernements pour changer les habitudes d'un pays. S'ils ne le font pas, par paresse ou par électoralisme, il est trop facile de dire que les Français n'aiment pas les réformes. Voir au travers du "J'aime, j'aime pas" n'est pas de bon augure.

Nous verrons si Macron diminue drastiquement les dépenses de l'État, ce qu'il n'a pas fait quand il était ministre de l'Economie de François Hollande. S'il ne fait que changer les modes de perception de l'impôt, en rajoutant par-ci et en ôtant par là, effectivement, nous et nos enfants serons bientôt dans une situation extrêmement difficile, chacun d'entre nous et les plus pauvres d'abord.

Il s'agit de ne plus laisser engloutir la richesse nationale dans la redistribution, et d'en affecter un peu plus à l'armée, à la justice, à l'université qui tombent en capilotade. Ne plus faire de dette est un impératif, mais serrer la ceinture de l'État en est un autre. Et, pour reprendre le vocabulaire macronien, les politiques et l'État français "n'aiment pas ça", y compris Macron.

calamity jane

...l'empathie mondaine et flagorneuse... (Aliocha)

Excusez-moi du peu mais c'est vous qui insultez !
Du coup, pourriez-vous rendre public sur cet espace le nom de votre secte ?

Aliocha

@boureau

Connaissez-vous celui-là, nègre blanc ou plume noire, à votre convenance :

"Tom Bombadil. Quand, pour comprendre la nature de Sylvain Fort, un de ses amis nous a conseillé de voir du côté de Tolkien et de l'un de ses héros du Seigneur des anneaux, on a d'abord cru à une méprise, tant on ne s'imaginait pas, s'agissant du si sobre conseiller d'Emmanuel Macron, puiser dans la littérature fantastique. La comparaison avec ce personnage au chapeau piqué d'une plume n'est en rien physique, elle tient uniquement à ce que Tom Bombadil est un être à part, qui chérit sa solitude et le lyrisme, et se montre insensible à l'invincibilité que confère l'anneau magique. Pour ajouter au mystère, la communauté des lecteurs de Tolkien se demande encore qui est vraiment Tom Bombadil, comme d'autres se demandent qui est Sylvain Fort."

http://www.lepoint.fr/politique/qui-est-sylvain-fort-la-plume-du-president-13-06-2017-2134988_20.php

Beaucoup de phrases, si elles étaient dans la bouche de Fillon, les feraient se trémousser de bonheur, mais proférées par Macron, elle deviennent vides de sens et inaudibles, allez comprendre les conservateurs français !

Aliocha

Il est difficile d'éclairer ceux qui, sous la peau de l'empathie mondaine et flagorneuse, cachent les ténèbres de l'insulte brillant à leurs lippes auto-consacrées. Mais après tout, et grâce soit rendue à nos hôtes bienveillants, cela ne coûte rien d'essayer. Voici donc la suite du texte en question, éclairant les coins d'ombre, affolant ceux qui s'y cachent :

"La révélation prive les hommes du religieux, et c'est cette privation qui se manifeste autour de nous de plus en plus, dans l'illusion naïve d'en avoir fini avec lui. Ceux qui croient en cette défaite du religieux le voient aujourd'hui réapparaître en tant que produit de leur démystification même : mais un produit souillé, démonétisé, affolé par la révélation dont il a été l'objet. C'est cette perte du sacrificiel, seul système à même de contenir la violence, qui ramène cette violence parmi nous. L'anti-religion actuelle sert la cause qu'elle croit desservir, et défend secrètement l'erreur qu'elle croit détruire, affolant le religieux sans parvenir à le maîtriser. En cherchant à démystifier le sacrificiel, la démystification actuelle fait donc beaucoup moins bien le travail du christianisme qu'elle croit attaquer, car elle le confond toujours plus avec le religieux archaïque."

Donc, et les insultes ne font que corroborer la démonstration, rejeter le religieux n'est qu'une forme, mais plus ancienne et moins efficace que le chrétien, de religion.

Tipaza

@ Robert Marchenoir | 28 août 2017 à 02:05
« C'est jamais le moment, c'est jamais le lieu, c'est pas bien dit, il a manqué de tact... »

Vous confondez l’action et le verbe, peut-être celui-ci vous est-il plus familier.

Le temps et le lieu de l’action sont choisis en fonction de l’opportunité du succès, on peut choisir la guerre de mouvement ou la guerre de tranchées, mais pas la drôle de guerre de la ligne Maginot ou celle qui consiste à fanfaronner de façon un peu infantile dans les rues de Barcelone.

Mais justement le temps de l’action, n’est pas celui du bavardage qui n’apporte rien d’autre que la satisfaction de la vanité de celui qui parle.

Je persiste à dire que le chef qui ne respecte pas publiquement ses troupes est un « pas grand-chose » et que le dirigeant élu qui ne respecte pas publiquement ses administrés est « un moins que rien ».

Le mépris comme stratégie de commandement est rarement efficace, demander des sacrifices en disant vous n’êtes pas capables et je vais vous y obliger parce que « je suis votre chef » génère du ressentiment et une haine sourde dans les esprits qui se retourne un jour ou l’autre contre le chef en question.

Les propos méprisants de Macron ne sont pas de ceux qui entraînent l’adhésion pourtant indispensable dans l’exécution des ordres.

Quant à dire que les Polonais méritent mieux que les dirigeants qu’ils ont élus, cela relève de la provocation d’ado et mérite la gifle que je lui souhaite. Si c’est par ce genre de propos qu’il pense entraîner les dirigeants de l’U.E. derrière ses propositions nous verrons rapidement le résultat.

La transgression et le mépris comme stratégie d’action, on a déjà vu ça dans l’histoire, c’est la Blitzkrieg et ça marche pour la conquête, mais pas pour le long terme de gestion de la guerre ou d’un pays.

J’en reste là.
Je dois avouer que vous lire est un plaisir renouvelé par les surprenantes découvertes que je peux y faire. Me faire traiter « Moâ » de communiste ou de gauchiste vénézuélien voilà qui m’a mis de bonne humeur pour la journée.
Grand fou ou grand comique, va !!

Robert Marchenoir

@ Tipaza | 27 août 2017 à 12:14
"Le problème est dans la formulation urbi et orbi. La règle est que les problèmes se règlent en famille."

L'éternelle hypocrisie de ceux qui veulent continuer à vivre sur le dos de leurs compatriotes sous le couvert de l'Etat : c'est jamais le moment, c'est jamais le lieu, c'est pas bien dit, il a manqué de tact, il aurait pas dû le dire comme ça, il nous a manqué de "respé", etc., etc.

Les vieilles ficelles des malfaiteurs islamistes rejoignent les éternels mensonges des bandits communistes. Tout pour détourner l'attention du fond du sujet, en faisant mine de s'indigner sur la forme.

Et immanquablement, il ne faut pas bien longtemps pour que montre son nez la vraie nature de la vilenie communiste : le désir de violence, la volonté de tuer.

"Une façon de le calmer serait que lors d’une réunion des chefs de l’U.E., la Première ministre polonaise le gifle publiquement, une seule suffira, pour lui montrer qu’au jeu de la transgression d’autres savent jouer. Évidemment elle ne le fera pas, et je le regrette, comme thérapie ça peut être efficace."

Sous Sarkozy, nous avions connu le même défilé de gauchistes bon teint, propres sur eux, honorablement connus dans leur quartier, qui passaient leur temps à souhaiter ouvertement (et en toute impunité) l'assassinat du président.

Ce sont les mêmes qui nous inventent des "règles" inexistantes (en latin, s'il vous plaît), parce qu'ils veulent continuer à piller l'Etat à leur profit. Sans être dérangés. Ils prétendent donner des leçons de morale au monde entier, mais leur jouissance secrète consiste à imaginer le président de la République victime d'agression physique. Pas de leur main, bien sûr ! La lâcheté va de pair avec le communisme...

La lâcheté, et le mensonge : Macron parlait devant des Français : le prétexte du lieu ne tient donc même pas. On vous l'a déjà rappelé à plusieurs reprises, mais ce n'est pas un détail tel que la vérité qui va vous impressionner, n'est-ce pas ?

Quand les salaires des fonctionnaires seront payés un mois sur deux, et que vous ferez la queue une journée entière pour arriver à acheter des nouilles (s'il en reste), vous nous reparlerez de vos belles "règles" qui prescrivent dans quel lieu, à quel moment et sous quelle forme il est permis de botter le cul aux Français pour qu'ils arrêtent de piller les caisses de l'Etat.

Jamais, apparemment, à en juger par le nombre de fois que cela a été tenté, depuis quarante ans, par des personnages de toutes couleurs politiques, à voix basse, à voix haute, par écrit, par oral, en période de récession, en période de croissance, en français, en latin, en moldo-valaque, à la télé à 20 heures, en deux minutes, dans des traités de mille pages, avec cinquante pages de notes, en chantant, la tête en bas, en alexandrins, à Pondichéry ou à Noeux-les-Mines.

Mais je suppose que vous espérez mourir avant que nous ne connaissions une situation à la vénézuélienne, tandis que vos enfants, ou les enfants de vos enfants, auront été contraints, entre-temps, de fuir à l'étranger pour pouvoir gagner leur vie et rembourser les dettes que vous avez accumulées sur leur dos.

Comme je le disais, toutes les savantes élucubrations psychanalytico-sexuello-caractérielles sur l'âge de Madame et les alliances de Monsieur servent essentiellement à cacher une chose : pas touche au grisbi !

Les néo-marxistes font semblant de se tordre les mains devant "le règne du profit" et "l'argent-roi", mais lorsqu'il s'agit de leur argent à eux, ou plus exactement de celui qu'ils volent à leurs concitoyens par le truchement de l'Etat, là, ils montrent les dents et appellent à la violence physique contre l'homme qui fait mine de leur fermer le robinet.

Rien de nouveau pour quiconque a pris la peine d'ouvrir un ou deux livres d'histoire.

@ Frank THOMAS | 27 août 2017 à 10:04
" 'Les réactions offusquées à ces propos montrent leur véracité' écrit Robert Marchenoir. Donc, si l'on approuve un propos, il est vrai ; si on le désapprouve, il est encore plus vrai."

Vous faites semblant de ne pas comprendre. Le propos de Macron n'est pas juste parce qu'il soulève des récriminations offusquées telles que votre commentaire ; il est juste parce vous vous contentez de hoqueter d'indignation et de réclamer vos sels, en mettant en cause la forme du discours de Macron ; tout en vous gardant bien d'en réfuter le fond. Pas plus que vous ne réfutez les faits et les analyses des dizaines de milliers de déclarations, études, livres, rapports scientifiques en tout genre, qui confirment depuis des décennies la véracité de la déclaration de Macron.

Au fait, qui est l'ennemi juré de Macron, son adversaire électoral défait, qui déclarait il y dix ans : "La France est en faillite" ? François Fillon. Vous avez oublié ?

Cela fait quarante ans que nous entendons des réactions indignées et hypocrites de la même nature que la vôtre, et jamais la moindre contre-argumentation sur le fond de la question.

boureau

@ Aliocha 26 août 2017 09:46

Discours du très inquiétant Monsieur Macron.

Comment pouvez-vous croire un seul instant cette compilation de phrases creuses écrites par un des nombreux "nègres" de l'Elysée ?

Il y a un moment où il faut sortir de la torpeur de l'été !

Cordialement.

Lucile

@ Robert Marchenoir

Selon moi, ces mots de Macron pourraient servir de thème de dissertation à Sciences Po : Les Français aiment-ils les réformes ? (Évidemment, une réforme n'est pas un objectif, mais un moyen, tout le monde sera d'accord là-dessus). Toujours est-il que selon moi, ils n'ont été dits ni au bon endroit ni au bon moment. Si Macron sait "ce qu'il faut", qu'il nous le dise en face, et qu'il explique précisément ce projet "plus grand que soi" auquel nous aspirons d'après lui, et qu'il a en tête pour nous. Pour l'instant, la plupart des Français ne l'ont pas très bien compris si j'en crois les sondages.

Je traduis des extraits de la fin d'un article du Spectator sur la rentrée politique de Macron en France, intitulé : Se pourrait-il que Macron triomphe ?

"(…) Il est très intelligent et extrêmement rusé. Il a les grands médias derrière lui, bien que certaines de leurs têtes pensantes commencent à se poser des questions. Les ploutocrates, lassés de vaines promesses, veulent leurs réformes. Les Français veulent du changement, et jamais les forces contraires n'ont été aussi faibles. Et puis, gauche et droite sont désintégrées. (…) L'opposition finira par ressusciter, mais dans l'immédiat la menace est faible.(…)

Macron ne réussira pas tout, mais la barre est placée si bas en France que la moindre réforme sera présentée comme une victoire majeure, et revendiquée comme telle par Macron, servi par la machinerie docile des médias dominants, pour lesquels aucun sacrifice n'a été prévu, ni amputations des subventions, avantages fiscaux ou privilèges.

(…) Cela ne devrait pas faire croire que Macron est un néo-libéral, comme l'imagine ce qui reste de la gauche. Il est étatiste et socialiste à la manière poreuse des hyper-élites de la France. (…) Lui qui a travaillé chez Rothschild sait combien immense est la capacité de l'État à consommer de la richesse. Il fait le calcul que s'il négocie avec le monde des affaires, ce dernier travaillera pour lui en créant des emplois, de la richesse et des rentrées fiscales. (…)

(…) Macron reste plus que singulier (…). Il est autistique, dépourvu d'intelligence émotionnelle. Il est arrogant, sans charme. Il n'a survécu au débat pré-électoral que parce que MLP a été nulle. Il a le regard froid. Lors de la visite de Trump, tous deux donnaient l'impression d'être aussi narcissiques l'un que l'autre. Mais alors que Trump est un acteur né et un vendeur, Macron est maladroit, supérieur et il fait premier de la classe. (…)

Il prépare déjà sa réélection. Les sceptiques objectent que sa promesse de tout réformer — Code du travail, taxes sur l'emploi, règlementations excessives, corruption, pollution, déficit, grèves, privilèges, bureaucratie, état calamiteux des écoles et universités, jeunesse en colère, terrorisme rampant, etc. etc. etc. — se brisera contre la sclérose de la France moderne. C'est ce que nous saurons bientôt. (…) Il se peut qu'il réussisse (…) Sera-t-il le Thatcher français?"

"Is it possible that Macron might just triumph?
There are faults, but the French President could have a surprisingly successful autumn
Jonathan Miller"
https://www.spectator.co.uk/2017/08/is-it-possible-that-macron-might-just-triumph/

Philippe Dubois

@ Robert Marchenoir | 27 août 2017 à 08:13
"Les Français adorent les réformes, tant qu'elles consistent à ce que l'Etat prenne dans la poche des autres pour leur donner à eux."

Merci : vous avez exprimé en une phrase ce que n'importe quel individu normalement câblé ainsi que nos hommes et femmes politiques devraient comprendre.

Les revendications des bonnets rouges furent exemplaires à cet égard.

La véritable qualité d'un homme politique serait de pouvoir faire accepter des réformes en vue du bien commun, qui in fine, profiteraient à tous.
Encore faut-il
- que cette notion de bien commun soit devenue suffisamment prégnante pour être acceptée sans rechigner
- que les réformes ne soient pas (ressenties comme) une purge à l'huile de ricin pour ceux qui ne sont rien ou les sans-dents au profit de la caste

Pour cela, il est nécessaire que
- la situation devienne catastrophique et que tout s'effondre
- et/ou qu'un véritable homme (ou femme) d'Etat réussisse à convaincre les Français de regarder plus haut, plus loin : très difficile mais pas impossible (l'Espérance est une des trois vertus théologales)

Bon, le jour où les grévistes de Sud-Rail ou Sud-PTT se ramasseront des tomates pourries dans la figure et que leurs amis (en vrai ou Facebook) les renieront, je pourrai dire que mon item 2 est envisageable.

Bon, je ne voulais pas commenter sur le billet traitant du clown qui a squatté l'Elysée pendant cinq ans ; tant pis.

calamity jane

"La révélation prive les hommes du religieux et c'est cette privation qui se manifeste alors de plus en plus dans l'illusion naïve d'en avoir fini avec lui". (René Girard, cité par Aliocha !)

Dies irae !
Quelqu'un, quelqu'une pourrait-il, elle, pourvoir à la traduction ?
Merci.

Jabiru

Le capitaine de pédalo qui se permet de donner des conseils alors qu'il est responsable d'un quinquennat raté !
Heureusement pour lui que le ridicule ne tue pas.

Tipaza

@ Robert Marchenoir
« Et donc ? Où est le problème ? C'est faux, peut-être ? »

Le problème est dans la formulation urbi et orbi.
La règle est que les problèmes se règlent en famille.
Le mot famille devant être pris au sens large de clan, de mafia, de secte, ou de politique et il s’agit alors de la solidarité d’un dirigeant avec le peuple qui l’a élu, quelle que soit la qualité de ce peuple.
On peut appeler ça l’omerta ou la dignité d’un chef qui respecte ses troupes et ses électeurs, je vous laisse le choix de l’appellation.

Macron a manqué de la dignité la plus élémentaire qui doit être celle d’un chef. Il a changé de CEMA, peut-être veut-il également changer de peuple ou changer le peuple, c’est le signe d’une dérive mentale.

En mai, quelques jours avant l’élection, un psychanalyste italien avait déclaré que Macron était un psychopathe, j’avoue que ça m’avait bien fait rire. Je commence à rire jaune, cet individu joue la transgression comme mode d’action et de conquête, ça lui a réussi jusqu’à présent, parce que personne n’a osé lui répondre sur le mode transgressif.

Une façon de le calmer serait que lors d’une réunion des chefs de l’U.E., la Première ministre polonaise le gifle publiquement, une seule suffira, pour lui montrer qu’au jeu de la transgression d’autres savent jouer.

Évidemment elle ne le fera pas, et je le regrette, comme thérapie ça peut être efficace.

https://www.youtube.com/watch?v=SyTX3T0UltM

Noblejoué

@ Aliocha | 27 août 2017 à 08:20
"René Girard est pour tout le monde, la vexation travestit mes propos, noblejoujou, je vous avais dit de ne pas en lire que ce qui alimentait vos obsessions, qu'il pouvait même être dangereux de s'arrêter au milieu du gué, je vous conseille donc à nouveau, s'il vous reste une oreille et un œil pour me lire, de le lire, mais jusqu'au bout"

Ne pas s'arrêter au milieu du gué... Qui êtes-vous pour dire comment un texte doit être lu, surtout celui-là ? Pour moi, le monde se décrit en termes scientifiques, je vous laisse votre mysticisme ennemi de la liberté, de l'honnêteté intellectuelle et même de la politesse : mais je vais vous répondre dans votre langue.
Je ne travestis rien, Aliocaca (je ne vois pas pourquoi vous pourriez déformer mon pseudo, et pas moi le vôtre ! )

"La révélation prive les hommes du religieux, et c'est cette privation qui se manifeste autour de nous de plus en plus, dans l'illusion naïve d'en avoir fini avec lui."

Bien sûr qu'on n'en a pas fini avec le religieux. Le monde est assez rempli des attentats islamistes, de régime théocratiques, de rues pleines d'anti-mariage pour tous et autres manifestations de la chose : quand on est obligé de se boucher le nez, on ne dit pas qu'il n'y a pas infection.
Et aussi, à la réflexion de gens bien comme Lucile, à savoir qui comprennent le bouc émissaire, mais aussi, contrairement à vous, et quoique croyante, qu'il faut rester libre, et contrairement à moi, qui ne s'énerve pas face à vos aberrations !

"...vos lubies de liberté qui ne témoignent que de votre enfermement en elles"

C'est sûr que pour qui n'aime pas la liberté, la liberté est lubie. Et tenir à quelque chose est y être enfermé.
La mentalité religieuse dans toute sa splendeur !

"...et continuerait à défendre, malgré votre propagande et vos méthodes totalitaires, que le meilleur moyen d'être libre est de se déprendre de soi-même."

Que ça sonne mystique ! Comme les mystiques et la logique, ça fait deux, je pourrais peut-être excuser que vous me disiez totalitaire.
Mais non, ce qui est dit est dit, "méthodes totalitaires", tiens, mais si je le ressors plus tard, vous m'accuserez de mentir ! Les gens à mentalité religieuse sont d'une malhonnêteté intellectuelle confondante... Comme je ne joue pas à prendre des airs éthérés alors que même pas capable de liberté et d'honnêteté intellectuelle, je vous dis tout net que je ne vous pardonnerai pas.
Assez des gens comme vous qui croient avoir un droit à l'impunité !

"Décrire notre altercation et citer vos mensonges en est la meilleure démonstration, je vous en remercie."

Je ne remercie jamais les gens de votre sorte, et je ne sais ce que les gens penseront, car les faux airs d'innocence ont beaucoup de succès, et je ne suis pas hypocrite à dire que peu m'importe, non, je n'en sais rien... Mais fais ce que tu dois, advienne que pourra.

@ Achille
"Il est vrai que pour les femmes le problème se pose différemment, et ce ne sont pas les dernières à participer aux festivités."

A propos des femmes, ont-elles des toilettes adaptées ? Des goûts différents en matière de bière ? Existe-t-il beaucoup de dames fabriquant de la bière ?
Digère-t-on mieux la bière artisanale ? Est-ce qu'on pourrait boire autre chose à la fête si on n'aime pas la bière ? Est-ce que tout le monde s'endort à la fin de la fête ?

"Dans le cadre de mes activités professionnelles, je me suis trouvé une fois à Munich en pleine fête de la bière, et je peux vous assurer que les Allemands sont de sacrés fêtards. Oh quelle nuit !"

Plus généralement, sauf si c'est indiscret, voulez-vous décrire ?

Achille

@ Robert Marchenoir | 27 août 2017 à 08:13

Ça me coûte vraiment de vous le dire, mais je suis entièrement d’accord avec vous. Rien à rajouter.
En plus un commentaire sans y mettre vos états d’âme sur Poutine, c’est à souligner. Continuez, vous êtes sur la bonne voie !

Frank THOMAS

"Les réactions offusquées à ces propos montrent leur véracité" écrit Robert Marchenoir.
Donc, si l'on approuve un propos, il est vrai ; si on le désapprouve, il est encore plus vrai.

Aliocha

René Girard est pour tout le monde, la vexation travestit mes propos, noblejoujou, je vous avais dit de ne pas en lire que ce qui alimentait vos obsessions, qu'il pouvait même être dangereux de s'arrêter au milieu du gué, je vous conseille donc à nouveau, s'il vous reste une oreille et un œil pour me lire, de le lire, mais jusqu'au bout :

"La révélation prive les hommes du religieux, et c'est cette privation qui se manifeste autour de nous de plus en plus, dans l'illusion naïve d'en avoir fini avec lui."

Je vous laisse à vos manies, observant qu'elles ne vous laissent que le choix du toxique qui vous les rendent viables, à vos lubies de liberté qui ne témoignent que de votre enfermement en elles, et continuerait à défendre, malgré votre propagande et vos méthodes totalitaires, que le meilleur moyen d'être libre est de se déprendre de soi-même.
Décrire notre altercation et citer vos mensonges en est la meilleure démonstration, je vous en remercie.

Robert Marchenoir

Emmanuel Macron devant la communauté française de Roumanie :

"La France n’est pas un pays réformable. Beaucoup ont essayé, ils n’ont pas réussi parce que les Français détestent les réformes. Dès qu’on peut éviter les réformes, on ne les fait pas. C’est un peuple qui déteste cela. Ce qu'il faut, c'est lui expliquer où on va et il faut lui proposer de se transformer en profondeur, mais pour mener un projet plus grand que soi."

Et donc ? Où est le problème ? C'est faux, peut-être ?

Les réactions offusquées à ces propos montrent leur véracité -- si c'était nécessaire. Macron a été gentil, en fait. S'il avait vraiment voulu être complet, il aurait dû ajouter : les Français adorent les réformes, tant qu'elles consistent à ce que l'Etat prenne dans la poche des autres pour leur donner à eux.

L'ennui est que les autres s'aperçoivent bien vite qu'on leur fait les poches, et réclament à leur tour leurs petites "réformes". Puis le mistigri repasse chez le voisin, et ainsi de suite.

C'est la raison pour laquelle, au lieu de descendre par centaines de milliers dans la rue pour protester contre le fait que pas un seul budget public n'ait été à l'équilibre depuis quarante ans, les Français s'occupent successivement, et par ordre chronologique inverse, des graves questions suivantes :

- Macron n'est-il pas un peu jeune pour sa femme, et ne serait-il pas par hasard de la jaquette flottante ?

- Hollande ne change-t-il pas un peu trop souvent de bonne amie, et ne devrait-il pas aller l'honorer en Citroën blindée plutôt qu'en scooter ?

- Sarkozy va-t-il se faire plaquer par sa légitime, a-t-il fricoté avec Rachida Dati, et sa nouvelle conquête sera-t-elle à la hauteur (?) de Tante Yvonne ?

Curieusement, le bélier en rut Jacques Chirac ne s'est jamais attiré les invectives des Français à ce titre, pas davantage que le bigame François Mitterrand, voleur des fonds de l'Etat au bénéfice de son harem musulman.

Sans doute la dette publique n'avait-elle pas atteint encore, à cette époque, les profondeurs qu'on lui connaît, et les Français ne s'étaient-ils pas encore entendu dire que l'Etat pouvait éventuellement leur confisquer leur assurance-vie, dans le but de garantir les chèques sans provision qu'ils exigent -- et obtiennent -- depuis quarante ans.

Achille

@ Noblejoué | 26 août 2017 à 21:51
« Achille, j'ai entendu parler de bières non amères, est-ce que vous en avez déjà bu ? »

Bières non amères ? Je ne connais pas. Ce qui fait toute l’originalité de la bière c’est justement son amertume (en tant que saveur, bien entendu). Si vous lui retirez cette spécificité, ce n’est plus tout à fait de la bière. Le houblon est un élément important de la bière qui lui apporte parfum et amertume.
Certes il existe une grande variété de saveurs concernant les bières. Certaines sont plus ou moins amères, plus ou moins fruitées, cela dépend des ingrédients qui accompagnent le malt qui est généralement à base d’orge, mais certaines bières étrangères utilisent un autre support (le riz pour la bière chinoise par exemple).

Chaque brasseur y met sa petite recette secrète. Les bières artisanales sont souvent délicieuses, mais il y a aussi parfois des arnaques. Elles ont généralement une teneur assez forte en alcool et leur prix est bien supérieur au pack de bière traditionnel du genre « Kro » acheté dans les grandes surfaces, mais elles méritent que l’on s’y attarde, à condition bien sûr de faire preuve de modération.

Certains pays comme la Belgique et l’Allemagne en ont fait leur boisson nationale. Dans le cadre de mes activités professionnelles, je me suis trouvé une fois à Munich en pleine fête de la bière, et je peux vous assurer que les Allemands sont de sacrés fêtards. Oh quelle nuit !

Compte tenu de l’effet diurétique bien connu de la bière, les pissotières sont prises d’assaut, mais heureusement les brasseries munichoises disposent dans leur sous-sol de pissotières gigantesques pour satisfaire le besoin pressant de ses clients. Au diable la pudeur, on est collé les uns à côté des autres et on se déplace latéralement en urinant pour laisser la place aux suivants.
Il est vrai que pour les femmes le problème se pose différemment, et ce ne sont pas les dernières à participer aux festivités.

Noblejoué

@ Achille @ Savonarole

Quand je lis Aliocha, j'ai envie de boire pour me remonter le moral tant le prêchi-prêcha m'ennuie, sans compter que je ne risque pas de lui pardonner d'avoir dit que René Girard n'est pas pour moi : le pape du désir mimétique, maintenant ? Et autre. Mais il faut bien voir s'il ne va pas trop pousser notre pays à la soumission.
Malgré tout, je ne blasphème pas la lecture - ni le vin, qui mérite mieux qu'être une éponge à agacement. Achille, j'ai entendu parler de bières non amères, est-ce que vous en avez déjà bu ?

@ Lucile

Les politiques sont des professionnels du pouvoir, s'abaisser devant plus fort qu'eux et piétiner les faibles doit être un réflexe, sans doute inconscient chez la plupart, comme les gosses des cours de récréation, mais en plus brutal par habitude, possibilité de maîtriser les règles et addiction au pouvoir.
La prohibition des drogues ? Des addicts qui se dédouanent de leur addiction en en interdisant de moins nuisibles à la société, la vie c'est "Les animaux malades de la peste" de La Fontaine.

"Quelquefois, il suffit d'oser."

Parfois, ce serait bien. Reste à voir si on ose essayer d'aller vers plus ou moins de justice.
Mais comme je le disais, les politiques sont naturellement portés à l'injustice si je veux bien croire que certains se surveillent.

Giuseppe

@Claggart | 26 août 2017 à 17:30

sans compter le rôle d'assistante sociale

et lui JV Placé - vu le nombre de sièges vides - trouvait même le temps de s'offrir un match intermédiaire, il est vrai qu'un Vert rouge de transpiration cela ne doit pas courir les couloirs de son ancien ministère, même pas l'excuse d'une sortie relationnelle, égoïstement seul.

Frank THOMAS

On a aimé Hollande, on va adorer Macron.
Celui-ci vient encore d'exprimer le mépris que lui inspire le peuple en général, et le peuple français en particulier. S'il était âgé, on dirait qu'il s'est oublié.
Circonstance aggravante, ses derniers propos, qui datent d'il y a trois jours, ont été prononcés à l'étranger, en Roumanie.

On se souvient qu'il s'était déjà laissé aller, durant la campagne, en Algérie, à condamner la France pour "crime contre l'humanité". Mais - si l'on peut trouver des excuses à cette faute - il n'était alors que candidat et ne représentait pas encore notre pays.
On n'a sûrement pas oublié non plus sa très douteuse plaisanterie à propos des kwassa-kwassas à Mayotte.

Cette fois-ci c'est fort différent : Emmanuel Macron est président de la République. A ce titre il est censé incarner dans tous les pays où il est reçu, la réputation, l'honneur et les intérêts de notre nation.
Pourtant, oublieux de ses devoirs élémentaires, il a osé, sur une tribune, devant la communauté française de Bucarest, proférer les paroles suivantes :

"Les Français n'aiment pas les réformes. Dès qu'on peut éviter les réformes, on ne les fait pas. C'est un peuple qui déteste les réformes."

Passons charitablement sur le style extrêmement pesant de ces paroles.
Sur le fond elles sont non seulement inacceptables pour la raison que je viens de dire, mais parfaitement fausses et stupides.
Les Français sont un très vieux peuple à qui on ne la fait pas si facilement. Ils ne refusent pas "la réforme" - mot magique des technocrates - par principe ou par je ne sais quelle cauteleuse frilosité ; ils repoussent les mauvaises mesures et les initiatives injustes.
Loin d'être le signe de leur bêtise, comme semble le dire Macron, leur réticence devant la "réforme" - qui est à la vie économique et sociale ce que la saignée et le clystère étaient à la médecine de Molière - est au contraire une preuve de prudence, de clairvoyance et de bon sens.

Toutes qualités dont, depuis plus d'un an, je doute que soit doté le jeune ambitieux qui nous gouverne.

Tipaza

E. Macron essaie de prendre la direction de l’U.E. à la hussarde, sans ménagement pour ceux qui sont en travers de sa route.

Rappelons-lui la phrase célèbre d'Antoine Charles Louis, comte de Lasalle, général de cavalerie du Premier Empire :

« Tout hussard qui n’est pas mort à trente ans est un jean-foutre. »

On veut bien extrapoler la formule à quarante ans, mais pas plus.

Claggart

@ Giuseppe 26 août 13 h 11

A propos du "burn-out" des cabinets

Nous sommes le 26 août, dans cinq jours c'est le 31 ; à l'heure où ces beaux messieurs des cabinets iront en costard de croque-mort se taper la cloche "Chez Françoise", il y a des milliers de patrons du BTP qui auront du mal à dormir car ce sera le jour où il faudra :

- payer les employés
- payer l'URSSAF
- payer la caisse des congés payés
- payer les fournisseurs
...et j'en oublie
- et peut-être redouter que le banquier ne refuse les traites des clients

Alors oui, Giuseppe, vous avez mille fois raison de remettre à leur juste valeur les pleurnicheries des cabinets, de ces blancs-becs qui n'ont jamais l'angoisse avant de livrer un chantier en temps et en heure, comme vous-même, l'ami Claude Luçon, et votre serviteur nous avons pu l'avoir durant des années.

Xavier NEBOUT

@Catherine JACOB

Un faisceau d'indices conduisait une partie des Français à penser qu'il avait un pet au casque, maintenant c'est une partie de l'Europe, et nous n'en sommes qu'au début.

Un fou à la suite d'un guignol, il est à craindre que la France n'en sorte pas grandie.

duvent

@Daniel Ciccia

Quel rapport ? Aucun...
Il s'adressait aux Français de Bucarest, et donc ?
Dans l'attente d'un éclairage avisé.
Bien à vous !

Lucile

Les acteurs politiques sont passés maîtres dans l'art de se pourrir la vie les uns aux autres. Ils font également preuve d'une ingéniosité raffinée pour pourrir la vie des contribuables les plus modestes. Mais pas une seule idée pour pourrir celle des fichés S. Bizarre.

Pour se soucier de cela, Macron est bien trop occupé à prendre la tête de l'Europe, et au pas de charge s'il vous plaît. Il s'imagine que ce sera facile, comme cela l'a été en France, en jouant les uns contre les autres, quitte à dénigrer son pays à l'étranger. Quelquefois, il suffit d'oser. Et ce ne seront pas Hollande ni Juppé qui l'arrêteront.

Giuseppe

Je crois qu'il faut arrêter avec la pénibilité du poste de Président, un intervenant l'a souligné ce n'est pas le bagne non plus.

Pépère trouvait même le temps d'envolées nocturnes en scooter, et pour se reconstituer la Lanterne c'est quand même pas un taudis.

Arrêtons de pleurnicher sur leurs conditions de travail, dans notre milieu nous vivions sous le coup de délais et de pénalités et je peux assurer que parfois on ne dort pas toutes les nuits.
Quant à la sécurité, chaque jour pouvait apporter un incident/accident passible du droit commun au même titre que le pire des délinquants.

Alors basta sur les responsabilités des politiques ! Ils n'engagent à aucun moment leur argent ni leur patrimoine, et ne sont responsables de rien.
La dette augmente, ont-ils été inculpés pour déni de courage à réformer, ou déni de courage pour arrêter les gaspillages ?
Voyez René Dosière scrutateur des dépenses publiques, qu'a t-il fait au bout de 25 ans de mandats ? Même pas fichu d'avoir interpellé sur les emplois familiaux... La soupe était bonne pour lui aussi, le Canard n'a pas manqué de le lui rappeler.

Il suffit de voir l'affaire Tapie pour se rendre compte du colossal qui est en jeu et du peu d'acuité des servants de nos intérêts.
Dans tous les cas ce n'est pas leur argent et on ne peut les mettre à la porte, alors un peu de décence de leur part et surtout de Christophe Lagarde qui ne comptait pas ses heures... Qu'il aille travailler pour une entreprise de BTP - Claude Luçon a dû connaître - faire le tour du cadran pour livrer à temps et le stress des impayés dont on était responsable.

Nous avons des politiques dorés sur tranche, et de nous faire croire qu'ils seraient malheureux.
Qu'a fait François Hollande de spécial ? A-t-il sauvé le pays ? un chef de guerre en papier mâché dont les structures militaires se suffisent à elles-mêmes.
N'importe qui à sa place aurait fait ainsi.

Le journalisme français est une presse de nouvelles sans saveur ni odeur, elle colporte mais ne fait pas l'effort de houspiller ou creuser.
A l'exception de Mediapart et quelques rares autres dont le Palmipède cher au général Motor.

Le burn-out des conseillers a de quoi faire rire quad on sait le nombre qui officient à Bercy, et puis s'ils ne sont pas contents de leur sort ils prennent la porte et la queue est longue, ainsi que les dents de certains qui attendent leur tour.

Daniel Ciccia

@duvent

Quel rapport entre les Roumains et Leonarda ?
Je crois savoir par ailleurs que le président s'adressait à la communauté française de Bucarest.
Bien à vous.

Catherine JACOB

@calamity jane | 25 août 2017 à 22:58
"Ces pays sauront certainement s'en souvenir si besoin était... et cela sera regrettable tant pour le peuple de France que pour E. Macron..."

"Le chef de la diplomatie polonaise convoque en urgence le chargé d'affaires français à Varsovie. Et toute l'affaire fait beaucoup de bruit dans la presse polonaise" indique en effet RFI qui rapporte les propos de la presse polonaise qui s'est exprimée en ces termes :

« Qu'est-il arrivé à la France pour qu'elle élise un président aussi follement irresponsable ? depuis la Seconde Guerre mondiale, personne n'a parlé de la Pologne en termes aussi négligents et méprisants »

Selon wPolityce.pl, dire que la Pologne ne définit en rien l'Europe d'aujourd'hui, ni celle de demain, et lui interdire de penser par elle-même, cela rappelle les propos du pacte germano-soviétique de 1939.

Waouh ! Il faut que les Bilger restent à l'abri dans les îles grecques, parce que si Macron traite les Polonais et autres européens de l'Est comme il a traité son premier chef d'état-major, ça risque de ne pas être la même limonade !

Michel Deluré

@ Achille 25/08 231:32
"Il faut effectivement reconnaître que le job de président n'est pas facile..."

Soit. Mais il ne s'agit tout de même que d'un CDD dont la durée a été ramenée de sept à cinq ans et que les Français, conscients sans doute de son caractère de pénibilité pourtant non reconnu dans le Code du travail, ont jugé bon de ne pas renouveler s'agissant des deux derniers occupants de ce poste !

Et à regarder de plus près les récentes photos de notre dernier Président, et il en fut de même de son prédécesseur, nous sommes rassurés en constatant qu'il ne semble pas avoir trop souffert de son passage à l'usine élyséenne. Nous n'avons pas eu vent par ailleurs qu'il ait eu besoin de faire appel à une cellule psychologique après avoir abandonné le pouvoir.

Ceci dit et pour redevenir sérieux, je reconnais parfaitement que gouverner les Français n'est pas une sinécure !

EM ne passera plus

@ calamity jane | 25 août 2017 à 22:58

Emmanuel Macron a été imposé par la presse et par les appels, non pas à la prière, mais au vote surtout dans la région parisienne d'où la visite du roi du Maroc à ce moment-là.
EM est une race à part sortie d'un placard et qui va coûter cher, très cher à la France. Merci aux Polonais de lui redresser les bretelles ! Quant aux dépenses farfelues et aux chèques de complaisance qui sont et seront émis par l'Elysée, souhaitons que Mediapart nous les fasse connaître.

Tipaza

Ce jour 10 heures, pas de commentaires en vue, je me suis amusé à remonter le fil des billets pour voir les photos.

Elles traduisent directement l’humeur du billet et l’interprétation qu’en donne par l’image Madame Bilger, que je salue bien bas. Je commence par lire le titre du billet puis je me précipite sur la photo pour avoir l’ambiance du jour, et savoir ce qui va se dire.

François Hollande bouffi de vanité et de vacuité.
Cyril Hanouna, un mec sympa, un peu hurluberlu.
Le Parthénon, la photo d’une perfection grecque, évidemment.
Jérôme Garcin, droit, direct, une amitié plutôt intellectuelle, un très léger sourire pour effacer l’intellect.
Albert Camus, là j’avoue avoir flotté quelques instants, aimable, gentil, mais ambigu, un regard direct et en même temps un peu en dessous. L’ambiguïté du personnage dont il est faux de dire qu’il a été le philosophe de l’absurde, il a été aussi celui de la soif de vivre pleinement. Il lui a manqué « simplement » de rencontrer le Divin.
Joseph de Maistre, la morgue de l’aristocrate, mais pas seulement, il y a aussi le suprême détachement, l’indifférence supérieure à ce bas monde.
D’Ormesson, la couverture de Valeurs actuelles, cet homme fait partie des médias autant que de la littérature.

Enfin bref, voilà un commentaire d’humeur masculine sur un choix de photos d’humeur féminine, tout est normal.

S’il est vrai qu’un homme déshabille du regard une femme à la première rencontre, la femme fait mieux, elle nous dissèque et nous subissons la pire des vivisections, la vivisection mentale.

Blogueurs mes frères, méfiez-vous de l’« éternel féminin »… mais c’est peut-être un peu tard !

Achille

@ Savonarole | 25 août 2017 à 20:23

Manifestement Aliocha ne semble pas apprécier les vertus de la bière qui est pourtant une des plus vieilles boissons alcoolisées puisqu’elle remonte à l'aube de l'Humanité.
Il préfère sans doute le vin de messe qu’il devait goûter en secret quand il était l’enfant de chœur chargé de remplir le calice du prête qui allait officier dans sa paroisse.

Il est vrai que le vin est aussi un très vieux breuvage, qui était fort apprécié par Noé, celui qui a construit l’Arche (pas celle de la Défense mais la vraie, celle qui remonte à la Genèse).

Bon, la Kro est bonne, mais depuis quelque temps je me suis mis à la bière artisanale qui connaît un franc succès en Lorraine où des brasseurs géniaux nous offrent des bières originales de très grande qualité.

Aliocha

Ah, les névroses françaises, l'or chamarré des blessures infectées fait tomber le style dans les détails honteux de la presse people, la cyclothymie du goupillon face à la blouse tachée de craie, les raideurs du désir de revanche et le prix de la protection sociale bloque ce pays sempiternellement dans le conservatisme d'une révolution dépassée et jamais aboutie, où dénigrer paye toujours plus que proposer :

"C’est pourquoi faire une rentrée en Europe et en particulier ici parmi vous prend tout son sens, non pas parce que nous faisons les réformes en France pour l’Europe, mais parce que nous ne pouvons transformer le pays que pour lui redonner son vrai leadership européen. Et je terminerai là-dessus, la France n’est pas un pays réformable. Beaucoup ont essayé, ils n’ont pas réussi parce que les Français détestent les réformes. Dès qu’on peut éviter les réformes, on ne les fait pas. C’est un peuple qui déteste cela. Ce qu'il faut, c'est lui expliquer où on va et il faut lui proposer de se transformer en profondeur, mais pour mener un projet plus grand que soi.

La France n’est elle-même que quand elle mène des combats qui sont plus grands qu’elle. Se réformer pour ressembler aux autres, se réformer pour répondre à un chiffre, à une contrainte autour d’une table, notre pays n’est pas fait ainsi. Par contre, se transformer en profondeur pour retrouver le destin qui est le sien, retrouver la capacité à emmener l’Europe vers de nouveaux projets, être à la hauteur du combat qui est aujourd’hui le nôtre dans un monde en train d’éclater, où les régimes autoritaires émergent, où ce qui a été pendant des décennies le camp de l’Occident est en train de se fracturer, où le doute s’est installé, ça, c’est un combat ! Ça, c’est un combat qui fait rêver les Français !

Ça, c’est une nouvelle frontière grâce à laquelle nous pouvons convaincre le pays, non pas de se réformer, mais de le transformer pour porter cet universalisme parce que ça a toujours été cela qui a fait notre pays. Parce que si vous êtes là aujourd’hui, si on parle tant français dans ce pays, c’est parce que la France ne s’est jamais arrêtée à ses frontières, ne s’est jamais arrêtée à ses défis propres, elle a toujours mené les choses ailleurs par sa diplomatie, son armée, son intelligence, ses talents. C’est cela ce que nous devons retrouver, c’est ce niveau d’exigence et d’ambition que nous devons avoir si nous voulons transformer le pays.

Je vous dis une chose, Mesdames et Messieurs, nous y parviendrons parce qu’au mois de mai dernier, les Français ont fait un choix, celui de ne pas se replier, celui un peu fou de choisir un mouvement politique nouveau, une personnalité politique qui n’existait pas dans leur quotidien depuis longtemps, dans ce sursaut que j’évoque, celui d’être à la hauteur de l’Histoire. Donc nous n’avons pas le choix. Ce n’est pas une volonté du moment ou une espèce de désir personnel, c’est la raison de l’Histoire profonde qui est en train de pousser notre pays et l’Europe."

Foin de sa jeunesse et de son maquillage, de l'âge ou de la coiffure de madame, ce que le président propose est enfin à la hauteur de la tradition française universaliste, que le seul vin qui saoule, et atrocement, et désespérément, le vin des aigreurs de la haine et du ressentiment, a menée au fossé du déclin, au gouffre du reniement.

duvent

Je conjecture et m'interroge sur les propos de M.Macron en Roumanie !?
Mais quelle mouche l'a piqué ?
De deux choses l'une, soit il pense que les Roumains ont besoin de l'entendre vomir sur les Français (ce qui fera oublier Leonarda), soit que les Français ont besoin de voir à quel point il les méprise. Mais qu'attendre d'un pur produit du système ? Qu'attendre de quelqu'un qui a toujours eu un mentor ou un menteur pour le conduire par la main vers des cieux toujours bleus ? La réalité, il ne connaît pas, la pire expérience qu'il ait vécu doit être du genre "Les malheurs de Sophie". Il va nous en faire des surprises, pour l'instant il est encore dans l'hésitation de la nouveauté...

Robert Marchenoir

@ Exilé | 25 août 2017 à 09:13
"Philippe Bilger a manifestement quitté la Grèce, en y ayant laissé derrière lui un monceau de ruines..."

Aaaah ?... Vous pensez qu'il y a un rapport ?... Quelle énergie !...

calamity jane

"Il a déçu ceux qui avaient voté pour lui et a confirmé tous les autres dans leur opposition." (P. Bilger)

Prémonitoire pour Emmanuel Macron ?!

@Tipaza

D'accord avec vous. Mais les différentes sorties arrogantes et/ou méprisantes qu'il a faites dans certains pays (dont la Roumanie hier) ne sont pas tombées dans les pavillons de sourds... Ces pays sauront certainement s'en souvenir si besoin était... et cela sera regrettable tant pour le peuple de France que pour E. Macron...

genau

Tout de même, on sent poindre une certaine ironie à propos d'une dame dite première, dont on cache à peine qu'elle aurait des épaisseurs de retour de retraite de Russie.
C'est inadmissible. L'esprit français admet et pratique la "vacherie", le florilège est infini, mais pas l'insinuation.
Il est tout à fait possible que le président ne finisse pas son quinquennat, madame non plus, mais pas pour les mêmes raisons. Si lui se dépêche, il pourra, peut-être, bâtir une gloriette sur un socle de pierre fiscale, elle, pourrait tenter de planter des impatientes, ce n'est pas pérenne.

Que voulez-vous que nous fassions, nous, les méprisés, les chiffons à poussière, si ce n'est regarder livrer en si grand château les pots de maquillage, les bonbonnes d'eau de jouvence et les illusions éperdues. Car, en plus, il faudrait applaudir et attendre sagement que le professeur nous explique que nous ne comprenons rien, comme il l'a expliqué hors les murs à notre sujet. Sans doute tardera-t-il un peu à expliquer vraiment, le temps, au moins, de changer d'avis sur ce qu'il doit nous expliquer, en créant au passage quelques taxes nouvelles, histoire de ne pas perdre la main, matière indispensable pour prouver dialectiquement qu'il diminue la charge fiscale comme il a tenté de faire croire que les bonnets carrés ruinaient un système que son pays s'acharne à scléroser depuis des années.

C'est cela que la dame d'oseille a compris : parler pour faire parler et oublier que le temps, ce grand sculpteur, n'a jamais donné au visage que la caricature des ambitions. Ainsi le monsieur d'avant a arrondi ses joues, dans la thébaïde onéreuse que nous lui payons, caricature des maléfices qu'il nous a laissés ; le château, mais sans le domaine.

Pourtant, il me semble entendre, au loin, derrière les barres HLM, au-delà des barrières du Paris des reniements femelles, un bruit sourd de godasses qui ont une furieuse envie de botter des fesses.
La pire bataille intellectuelle de tous les temps contemporains est engagée : le temps des soviets s'est embourbé dans la négation, le temps des colons s'est vaporisé dans un parfum de liberté, avec la pourriture comme base. Mais surgit aujourd'hui le temps intérieur des renégats, les Ganelon cousus de ducats, les Bazaine de l'opportunité, les Reynaud Descons, les Tartuffe de l'inculture, les imams de la dégénérescence et les papes borgiesques de la sodomie islamique. Ce temps-là aura la peau de la dame d'oseille et la jeunesse du dieu jaloux.
Il ne restera plus qu'un seul chant, une seule âme, celle des assurés sociaux repentis qui monteront à l'assaut des palais infects en récitant le Dies Irae que des clercs en ribote leur auront réappris en se saoulant de vin de messe.

Achille

@ Ellen | 25 août 2017 à 19:42
« Il faut reconnaître que gouverner la France a toujours été très compliqué. Une fois qu'un Président a été élu, au bout de trois mois, les opposants et les syndicats crient à la démission. »

Il faut effectivement reconnaître que le job de président n’est pas facile, même s’il procure quelques satisfactions côté ego et permet de disposer d’un coiffeur et d’une maquilleuse prêts à vous donner un coup de peigne ou une touche de fond de teint sur le nez au moindre claquement de doigt.

Le fait de disposer d’une armée d’experts qui vous préparent le travail, écrivent vos discours, un chef du protocole qui vous guide pas à pas lors des cérémonies officielles, facilite certes la tâche, mais j’imagine qu’il ne se passe pas dix minutes dans une vie de président sans qu'il ne soit amené à prendre une décision, parfois au pied levé. Et qui dit prendre une décision signifie satisfaire un camp et mécontenter un autre. Sans parler des gens de votre propre camp qui n’ont qu’une idée, celle de vous piquer votre place à la prochaine élection ainsi qu’on a pu le voir pour celle de 2017.

Tout ça pour dire qu'un président ne saurait en aucun cas être un être normal. Il lui faut disposer d’un égo surdimensionné pour tenir le coup, une autorité sans faille pour se protéger de ses amis et une ruse de renard pour piéger ses adversaires.
Bon, si en plus il est capable d’anticiper les événements, prévoir et donc corriger les différentes courbes de l’économie (chômage, croissance, pouvoir d’achat) c’est une qualité qui saura être appréciée des citoyens.

Il est encore un peu tôt pour juger l’action du président en place. J’ai entendu aujourd’hui que la reprise économique commençait à se manifester, même si le chômage est toujours en berne. Mais l’emploi a toujours un petit décalage avec la croissance et donc il faut encore entendre quelques mois pour y voir plus clair.


Giuseppe

@Claude Luçon | 25 août 2017 à 19:23

Venant des profondeurs du sol - moi qui étais dans les superstructures - je prends votre remarque avec plaisir.
Allez ne nous laissons pas distraire il y a encore du boulot pour rebâtir.

duvent

@ Michel Deluré

S'il s'agit d'amour-propre, il semble que FH ait délibéré en conséquence de quoi, il a voix au chapitre comme tous les bavards qui pensent être utiles au monde qui ne leur a rien demandé.
Mais je crois pouvoir affirmer sans me tromper que bonnet blanc et blanc bonnet... Ça ne sera pas pire ni mieux, la qualité étant médiocre sur la quasi-totalité de la production d'hommes et de femmes politiques. O tempora o mores !

Savonarole

@Aliocha | 25 août 2017 à 19:12

Que vous arrive-t-il Aliocha, je vous ai cassé votre joujou ?
L'eau bénite dont vous nous abreuvez depuis des mois se tarit ?
Allez, soyez pas fâché, les culs bénis sont des gens tout à fait fréquentables.

Achille

@Savonarole | 25 août 2017 à 18:35

Encore que Caroline Roux dorée comme un petit pain brioché qui sort du four, ça me fait l’effet du loup de Tex Avery. Et je pense que je ne suis pas le seul ! 😀

Ellen

@Achille | 25 août 2017 à 07:28
"Il lui reste encore quatre ans pour nous faire croire qu’il est bien l’homme de la situation. Mais tout à fait entre nous, je crains que notre ex-président n’aille au-devant d’une grosse désillusion."

Quatre ans et huit mois plus précisément. Il faut reconnaître que gouverner la France a toujours été très compliqué. Une fois qu'un Président a été élu, au bout de trois mois, les opposants et les syndicats crient à la démission. De plus, essayer d'accorder les vingt-sept violons de l'UE est l'une des tâches les plus délicates. Il suffit qu'un seul pays des 27 s'y oppose, la locomotive Allemagne/France rentre en gare. Même Bruxelles est impuissant. Juncker l'a reconnu.

Claude Luçon

"François Hollande ne se remet pas de n'avoir pas perdu en 2017 !"

Enfin un sujet sur lequel nous semblons tous d'accord, quel plaisir !
Un joyeux week-end en perspective.

@ Giuseppe | 25 août 2017 à 16:56

Philippe, qui est un fan de foot, et Pascale qui subit toutes nos élucubrations, devraient désigner le meilleur commentateur du texte du jour, aujourd'hui vous le méritez avec cette photo.

@ Xavier NEBOUT | 25 août 2017 à 16:18

Concernant Elusen ne perdez pas votre temps, il est occupé à tailler ses pointes de flèche dans du silex, il vit avec son temps ! L'écriture, la grammaire c'est encore dans le lointain futur pour lui.

Aliocha

@Savo l'accro

La lecture n'a jamais eu d'effet sur la vessie, la Kro par contre... Devriez tenter l'abstinence.

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