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09 septembre 2017

Commentaires

Patrice Charoulet

@Clafoutis

Ce que vous dites est à la fois juste et défendable. Mais, si vous n'êtes convaincu ni par Larousse, ni par Robert, ni par l'Académie, laissez-moi vous communiquer ceci :
Jean-Paul COLIN, Dictionnaire des difficultés du français, coll. les Usuels, Le Robert éd. : "Du coup", néologisme du XIXe siècle pour "Du même coup", ou "De ce fait", est aujourd'hui admis par le bon usage".
L'auteur de ce dictionnaire accompagne son avis éclairé d'un exemple d'écrivain connu du XXe siècle.
Loin d'être obstiné, je ne demande qu'à suivre le bon usage.
Merci d'avoir consacré tout ce temps à tenter de m'instruire. Vous êtes très aimable de me rappeler ma profession à chaque fois. Je ne puis en faire autant.

Clafoutis

@ Patrice Charoulet | 18 septembre 2017 à 16:25

Comme vous avez raison, Monsieur le professeur, de buter sur l’horrible « j’hurle » de l’auteur !
Mais
- Cela n’aurait pas dû, à mon sens, vous empêcher de poursuivre votre lecture.
- Vous auriez pu envisager la possibilité d’un glissement intempestif du doigt de l’auteur : avez-vous remarqué la proximité des touches « e » et « ‘ » sur votre clavier ? Un doigt un peu épais ou un geste un peu approximatif, suivi d’une relecture trop rapide ou même absente et vous êtes pris au piège, comme l’est celui qui tape « conservation » au lieu de « conversation ».
- Vos élèves ne devaient pas compter beaucoup sur votre indulgence ! Nombre d’entre eux ont dû se décourager en constatant qu’une bévue de forme oblitérait sans recours un contenu peut-être intéressant.

Patrice Charoulet

@Clafoutis, votre post du 17 sept. 15h08

Vous aviez voulu améliorer mon niveau de français en me fournissant très obligeamment un lien. Une dame y émet un avis, contredit par le Larousse, le Robert et la dernière édition du dictionnaire de l'Académie.
Vous redoublez d'obligeance en m'offrant un nouveau lien, pour éclairer enfin ma lanterne.
Je m'empresse de lire cet avis d'un expert du français. Je lis à la ligne 1 : "Dès le titre, vous avez eu envie d'hurler...".
A mon grand regret, je ne crois pas utile de poursuivre ma lecture de cet expert débutant.
Mais votre souci d'une langue à laquelle j'ai dévoué toute ma vie me semble sympathique. C'est un beau souci.

Clafoutis

@ Patrice Charoulet | 17 septembre 2017 à 15:08

Je vous sens réticent à l'égard de l'auteur du commentaire que je vous ai proposé.
Peut-être sa pénultième phrase vous a-t-elle choqué :
"Pour ces raisons, ce sont les personnes qui ont la plus haute opinion d'elles-mêmes qui abusent de cette expression."

Je vous propose donc une source qui vous conviendra sans doute mieux :

http://www.lefigaro.fr/langue-francaise/expressions-francaises/2017/05/29/37003-20170529ARTFIG00004-les-expressions-a-bannir-au-bureau-du-coup.php

Et j'y relève ceci, Monsieur le professeur :
"«Du coup», c'est le degré zéro de la langue française. En l'utilisant, vous affichez clairement votre volonté de déconstruire ce que l'on vous a appris à l'école depuis votre plus tendre enfance. Pire encore, vous passez pour un malappris."

Nonobstant les dictionnaires... qui ne font le plus souvent qu'entériner les usages, même abusifs.

Patrice Charoulet

@Clafoutis

Votre post du 12 septembre à 9h48 m'avait échappé.

Une phrase commençant par "Du coup" vous semble inélégante. J'approuve votre désir d'élégance.
Vous alléguez l'écrivain, que je ne connaissais pas, Claudine Chollet, et j'ai lu ce qu'elle dit sur son blog à cet égard, grâce au lien que vous m'offrez. Grand merci.
Mais le petit Larousse, le petit Robert et... le dictionnaire de l'Académie, dernière édition, autorisent ce tour.
Je ne serai pas plus royaliste que le roi.

duvent

@Wil

Mais s'il n'était pas ostracisé il n'existerait pas votre egregius...

Achille

@ hameau dans les nuages | 15 septembre 2017 à 09:25

Puisque vos enfants sont ingénieurs, ce dont je vous félicite, vous devez savoir que ceux-ci ne parlent pas uniquement « boutique », même s’il est vrai que leur domaine de compétence occupe beaucoup leurs conversations.

Ils s’intéressent aussi à l’actualité : politique, sport, littérature, cinéma, etc. Ils se racontent aussi les joies et peines de leurs vies privées.

Je vais vous raconter une anecdote que m’a rapportée un collègue noir de peau.
Il était assis dans le métro à une heure d’affluence quand il vit une femme, la cinquantaine bien enveloppée, qui était debout près de lui et avait visiblement du mal à s'agripper à la barre de maintien réservée aux usagers qui n'ont pas de place assise, le conducteur de la rame semblant manifestement pressé d’arriver à destination
Que croyez-vous qu’il fît ? Il se proposa aimablement de laisser sa place assise à la dame, comme l’aurait fait un parfait gentleman.

Que croyez-vous que lui répondit la dame bien propre sur elle ? Eh bien elle lui a répondu ceci : "Vous ne croyez quand même pas que je vais m’asseoir à la place occupée par un Noir" !

Je n’ai pu que lui répondre que s’il est une personne qui inspire de la honte ce n’était certainement pas lui mais cette grosse conne (pardon Pascale pour le gros mot, mais je n’ai pas trouvé d’autre terme pour la qualifier).

hameau dans les nuages

Je reviens sur mon commentaire du 15 septembre 2017 à 09:25 pour préciser qu'il y a une période où les non-dits s'expriment un peu mais pas trop, des fois que...

C'est la rentrée scolaire. De jeunes cadres dynamiques architectes ou chefs de projets ou ingénieurs, jeunes pères ou mères de famille, doivent choisir l'établissement scolaire pour leurs chérubins.
Et là cela fait partie des moments où mes enfants rient sous cape et compatissent.

"Non ! tu comprends ce n'est pas que l'école X n'est pas bien ! Ce n'est pas ça ! mais, comment dire... Je suis allé à une réunion pré-scolaire de parents d’élèves et...

Oui, comment dire...

Clafoutis

@Patrice Charoulet | 12 septembre 2017 à 09:48
"(1) Je n'ai pas demandé la suppression de votre post, ce que j'aurais pu faire.
(2) Du coup votre texte devient difficilement compréhensible."

1°) vous êtes trop bon
2°) grâce à votre explication de texte, le mien redevient pertinent.

Soyez donc doublement remercié.

Mais notez quand même, Monsieur le professeur, que vous êtes victime du tic de langage actuel consistant à utiliser "du coup" alors que d'autres expressions plus élégantes peuvent être utilisées :
http://claudinecholletecrivain.hautetfort.com/archive/2006/09/05/tordons-le-cou-a-l-expression-du-coup.html

calamity jane

@Patrice Charoulet

"Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément" ! (Boileau)
Votre professorat a dû être un chemin de croix...

hameau dans les nuages

@ Achille | 13 septembre 2017 à 14:02

Comparaison n'est pas raison ! Votre bureau d'études était un vase clos constitué de gens qui avaient la même finalité. Chacun venant tous les matins et laissant au vestiaire soucis en tous genres. Il ne faut pas confondre société et société. D'autant plus que votre petit monde, et ce n'est pas une critique, avait une vision biaisée de la société humaine car venant de couches supérieures.

Et je ne parle pas des non-dits qui par définition ne sont pas dits. Deux de mes enfants sont ingénieurs dans des SSII (sociétés de services en ingénierie informatique) où JAMAIS les questions sociétales ne sont évoquées sauf parfois par allusions très prudentes et encore dans les périodes cruciales comme les élections.

Et chacun quittant l’atmosphère feutrée et climatisée rejoint qui son métro (jamais seul jusqu'à la station) qui sa voiture (portes verrouillées) pour retrouver son appartement dans un immeuble sécurisé.

Complète hypocrisie ou aveuglement de bonne naissance.

Wil

Comment peut-on ostraciser un penseur comme celui-là, qui vaut bien tous les autres ?!
Renaud Camus est juste quelqu'un de fidèle à ses idées quelles qu'elles soient.
C'est un snobinard très cultivé qui a de grands thèmes et donc des points de vues qui sont parfois vrais mais parfois faux comme disait ma grand-mère.

J'adore les gens pleins comme lui-même quand je vois plein de points faibles dans leur pensée. Mais j'imagine qu'on aurait vu plein de points faibles à Nietzsche s'il avait été interviewé par M.Bilger ou pire par une starlette de chaîne info. Et sûrement même qu'il ne serait pas devenu ce qu'il est.

J'adorerais avoir un entretien avec Camus.
Quant au "Répliques" entre Camus et Le Bras que j'ai écouté, c'est comme comparer un DJ à la mode à Jim Morrison. C'est ridicule. Un saltimbanque et un musicien.

Ce qui est sûr, c'est que quoi qu'il soit lui-même, "le grand remplacement" est une réalité. Et le fait que personne n'ait rien vu venir et se refuse encore à l'accepter alors que ça crève les yeux ne fait que prouver sa théorie.
Généralement, les précurseurs sont des parias.
C'est comme ça.

Belle interview en tout cas même si je lui serais rentré un peu plus dans le lard comme on dit.
Ce type mérite mieux que ce qu'il vit le pauvre.
Mais c'est notre lot à tous non ?...

Achille

@Tipaza | 14 septembre 2017 à 09:09

En fait il ne fait qu’appliquer la "philosophie" de Figaro dans Le Barbier de Séville où Beaumarchais lui fait dire : « Je me presse de rire de tout avant d'être obligé d'en pleurer ». 😀

Tipaza

La manipulation par l’image c’est vieux comme le monde si j'en juge par les peintures rupestres, et voilà qu’après la photo, en prophète du naufrage du Titanic civilisationnel que nous vivons, Madame Bilger nous offre la photo du même prophète revenu de l’au-delà du Bien et du Mal.

Et en même temps c’est le même homme, ayant compris que tout étant perdu, il lui fallait partir avec le sourire en grand seigneur. C’est plus qu’un sourire, j’ai l’impression que c’est un rire, ce rire qui est « une anesthésie momentanée du cœur », et il lui faut bien anesthésier son cœur pour rire devant la catastrophe annoncée, peur de mourir sans avoir ri.

Un reproche quand même à Renaud Camus, sa cravate bien terne. Dans un monde où la tenue est de moins en moins la règle, il faut une cravate qui flashe, aux couleurs hyper visuelles, affirmer ce qu’on est, une sorte d’uniforme pour le combat d’une discussion animée.

Wil

Je n'ai eu le temps que de regarder les premières questions et peut-être que j'aurais un autre commentaire à faire plus tard mais il est clair que cet homme est très malade physiquement. J'espère pour lui qu'il le sait. J'imagine.
C'est tout.

Sur la pensée, je l'ai déjà entendu et sans être une groupie de personne... en dehors de Mme Bilger bien sûr ha ! ha ! ha ! je n'ai jamais vu ce qu'il y avait de choquant dans son discours mais je suis hors concours de ce côté de toutes façons.

Alors ça y est, je lis déjà les idiots, quoi 5.20 du matin ?!
Mais oui ma brave dame, un vrai cerveau ne dort jamais !
Si vous en aviez un vous le sauriez !

caroff

@Achille
"Après les migrants pour cause de conflits, puis ceux pour raisons économiques, nous n’allons pas tarder à voir débarquer les migrants climatiques, peut-être les plus nombreux."

Personne n'est capable d'estimer le nombre de migrants climatiques présents et à venir (sauf Hulot sans doute), en revanche on sait très bien que c'est parce que les Africains ne parviennent pas à réaliser leur transition démographique que l'agriculture familiale n'est pas en mesure d'offrir emploi et stabilité.

Achille

@ Robert Marchenoir | 13 septembre 2017 à 12:09

Pas un poil de sciences humaines dans mon labo, que de la R&D dans le domaine des Radiocommunications, Traitement du signal et Compatibilité Electromagnétique (CEM).
Le centre d’études par lui-même comprenait une centaine de personnes, mon labo une quinzaine. Mais en fait c’est du centre d’études dont je voulais parler

Ça vous épate, n’est-ce pas ? Certains esprits enfermés dans leurs certitudes ont bien souvent du mal à accepter que le petit monde qu’ils se sont bâtis et dont ils ne veulent surtout pas sortir soit contrarié par une réalité qui les dépasse.

Vous devriez sortir un peu de temps en temps de votre bureau climatisé et regarder le monde autrement que par le petit bout de la lorgnette. Vous seriez surpris de voir combien il est différent de celui que vous aviez imaginé.

Robert Marchenoir

@ Achille | 12 septembre 2017 à 23:39
"Dans le labo où j’ai travaillé pendant dix-sept ans, il y avait des juifs, des musulmans, des cathos pratiquants, des ingénieurs, doctorants et stagiaires de différentes nationalités et tout ce beau monde travaillait en parfaite harmonie. Jamais il n’y a eu le moindre incident de type communautaire. Preuve que la diversité est compatible avec les valeurs de la République entre gens civilisés de toutes appartenances et origines."

Vious avez travaillé dans un "labo" de quoi ? De sciences humaines, j'espère... Parce que si vous êtes un praticien de sciences dures, je suis un peu inquiet quant au niveau scientifique général de notre pays : voir dans l'absence de tout conflit ethnique au sein de "votre" labo (vingt, quarante, cent personnes ?) la "preuve" que l'immigration de masse est possible dans la joie et la bonne humeur, c'est montrer une singulière ignorance des notions de base de la logique.

Vous me rappelez ce commentateur qui affirmait avoir vécu plusieurs années en Seine-Saint-Denis, et n'avoir subi personnellement aucun inconvénient du fait de l'immigration ; ce qui était censé fournir la "preuve" que l'immigration de masse n'avait aucun inconvénient, et pouvait être poursuivie sans le moindre dommage...

Le nombrilisme de notre époque est sidérant.

Achille

@ hameau dans les nuages | 13 septembre 2017 à 10:24
« Dans un autre ordre d'idée j'ai pu écouter le sermon sur BFM d'un écologiste bien propre sur lui avec des mains de pianiste nous expliquer qu'il suffisait de vivre comme il y a quelques milliers d'années pour sauver la planète. »

Depuis le temps que je suis sur ce blog, il devrait ne pas vous avoir échappé que je n’ai jamais manifesté la moindre sympathie pour les écolos, enfin ceux qui ont fait partie de l’équipe de François Hollande, les Duflot, Placé, Cosse et Cie qui ont complètement discrédité l’écologie par leur comportement arriviste et purement politicien, ce qui est fort dommageable car aujourd’hui le problème se pose avec une acuité particulière.

Après les migrants pour cause de conflits, puis ceux pour raisons économiques, nous n’allons pas tarder à voir débarquer les migrants climatiques, peut-être les plus nombreux.

hameau dans les nuages

@ Achille | 13 septembre 2017 à 09:36:

Ha là là ! Que c'est beau !... Si tous les gars du monde !... on connaît la musique. Le problème de votre sermon c'est que dans voeux pieux, il y a pieux :

https://cdn.jardinitis.com/productos/madera/delimitacio-i-tancaments/pals_de_fusta/poste-redondo-con-punta-diametro-10-cm/image_1_large

Le retour des peacelovers à la réalité va être très douloureux.

Dans un autre ordre d'idée j'ai pu écouter le sermon sur BFM d'un écologiste bien propre sur lui avec des mains de pianiste nous expliquer qu'il suffisait de vivre comme il y a quelques milliers d'années pour sauver la planète. Hurlements et éclats de rire autour de la toile cirée de la cuisine. Je deviendrai vite maoïste en les mettant aux travaux des champs, une houe à la main pendant... allez ne soyons pas extrémiste... un certain temps.

Achille

@ sylvain | 13 septembre 2017 à 07:50

Ravi de vous avoir amusé, sylvain. J’en ai encore plein d’autres du même genre que celle-ci. Alors surtout ne quittez pas le blog.
De toute façon on se demande bien où vous pourriez aller vu que vos êtes banni de partout sur le Net.
Il n’y a plus guère qu’ici où vous pouvez trouver une oreille complaisante à vos exagérations.

Vive la liberté d’expression !

sylvain

Le LOL du jour :

"Preuve que la diversité est compatible avec les valeurs de la République entre gens civilisés de toutes appartenances et origines.
Rédigé par : Achille | 12 septembre 2017 à 23:39"

Arf ! Venez dire ça à mon cheval de bois, il va vous filer une ruade !

Achille

@ Tipaza | 12 septembre 2017 à 23:07
"Ce qui est nocif c’est l’existence des communautés, ce qui est bon c’est ce qui les fait se dissoudre et disparaître dans la République."

Les communautés existent depuis l’Antiquité (et même avant) et existeront toujours.

Il n’existe pas de culture universelle. La différence n’empêche pas de vivre avec des gens de culture différente. Dans le labo où j’ai travaillé pendant dix-sept ans, il y avait des juifs, des musulmans, des cathos pratiquants, des ingénieurs, doctorants et stagiaires de différentes nationalités et tout ce beau monde travaillait en parfaite harmonie. Jamais il n’y a eu le moindre incident de type communautaire.

Preuve que la diversité est compatible avec les valeurs de la République entre gens civilisés de toutes appartenances et origines.

Tipaza

@ Achille | 11 septembre 2017 à 10:38
"Ce qui est bon est ce qui rapproche les communautés, ce qui est nocif est ce qui les sépare"

Non !
Ce qui nocif c’est l’existence des communautés, ce qui est bon c’est ce qui les fait se dissoudre et disparaître dans la République.

Achille

@ Lucile | 12 septembre 2017 à 18:26
"C'est très vague, mais en plus, malgré son apparence anodine et son angélisme, à mon avis cette phrase prône le défaitisme face au communautarisme."

Il est vrai que mes commentaires ne s’embarrassent pas de longs développements alambiqués avec force références savantes, d’où ce côté « angélique et anodin » que vous leur accordez avec la condescendance de ceux qui croient détenir LA vérité et accessoirement la connaissance.

Par contre je conteste le côté « vague » que vous y avez ajouté. Bien des communautés ont cohabité, que ce soit en France ou ailleurs, en bonne intelligence pendant des siècles et même cohabitent encore.

L'humanité n'est pas constituée de "bons" qui appartiennent à notre camp et de "méchants" à savoir ceux qui ne pensent pas comme nous.
Une des vertus de l'intelligence est aussi de savoir sortir de ce manichéisme primaire.

Lucile

@ Achille
"Ce qui est bon est ce qui rapproche les communautés, ce qui est nocif est ce qui les sépare"

C'est très vague, mais en plus, malgré son apparence anodine et son angélisme, à mon avis cette phrase prône le défaitisme face au communautarisme. Quelles communautés voulez-vous rapprocher ? Vous savez très bien que certaines communautés sont plus dures en affaires que d'autres et luttent pied à pied pour arracher des privilèges les uns après les autres, et que d'autres communautés, beaucoup plus pacifiques, sont prêtes à toutes les concessions pour qu'aucun conflit ne survienne.

La République n'a pas à tenir compte de la rue ni des communautés, la loi est la même pour tous.

Catherine JACOB

@fugace | 11 septembre 2017 à 01:54
« Pour l'écrivain, c'est l'observation de tant de détails de la vie autour de lui qui le conduit me semble-t-il à décrypter puis raconter les phénomènes d'usage conduisant quelquefois à introduire l'idée de la naissance jusque-là improbable, d'un fait majeur pourtant en gestation dans les tréfonds d'une société. »

Vous savez écouter, n'êtes pas bête et assez clairvoyant, finalement.

Catherine JACOB

Ma première réaction spontanée au terme de l'écoute de ce questionnement au cours duquel j'ai pris pas mal de notes, je dois dire, est que seul un questionneur de la stature de Philippe Bilger pouvait ouvrir vers une clarté très nécessaire sur les thèses portées par Renaud Camus.

J'ai envie de revenir sur quelques-unes, en particulier sur l'aspect heideggerien de certaines de qui ne revendique aucunement la lecture de ce penseur, et qui est "la fin de l'Homme", soit dit pour faire court. Mais j'y réfléchis.

Patrice Charoulet

@clafoutis

J'avais commis dans un post un "lapsus calami", et écrit "conservation" au lieu de "conversation". On ne se relit jamais trop !
Je m'étais aperçu de cela et j'avais prié notre chère correctrice de bien vouloir réparer mon inadvertance. Ce qu'elle a bien voulu faire.
Je n'ai pas demandé la suppression de votre post, ce que j'aurais pu faire.
Du coup votre texte devient difficilement compréhensible.

Achille

@ Pierre Blanchard | 11 septembre 2017 à 09:15
« Achille, votre explication, parfaitement simple et concise, se résume à votre partie de phrase en gras… »

Je pensais, sans doute naïvement (mais certains ici laissent entendre que je le suis...) que vous auriez retenu ma première phrase, celle qui était vraiment importante, à savoir :

Ce qui est bon est ce qui rapproche les communautés, ce qui est nocif est ce qui les sépare.

Je vous ferai remarquer que c’est vous qui m’avez embarqué dans les transports en commun, sans que je comprenne vraiment le rapport avec mon commentaire qui portait sur le concept de « race ».

J’avoue que j’ai un peu hésité avant de mettre ma phrase sur le « pauvre bougre » qui, dans mon esprit, n’avait aucune connotation péjorative mais évoquait plutôt les gens cabossés par la vie, que personne ne regarde et qui s’accrochent à un geste charitable d'un usager du métro ou d'un passant.

Oui, mais voilà, vous n’avez retenu que la phrase où je parlais du « pauvre bougre ». Preuve s’il en était besoin que lorsque l’on montre la lune à certains, il y en a toujours quelques-uns pour regarder le doigt...

Pierre Blanchard

@ Achille | 10 septembre 2017 à 21:04
« Quand je prends les transports en commun, ce qui m’arrive rarement sauf quand je me rends à Paris…Je donne de temps en temps une pièce à un pauvre bougre qui fait la manche dans la rame et tout va bien.
Je pense que mon explication est suffisamment simple et concise. »

Achille, votre explication, parfaitement simple et concise, se résume à votre partie de phrase en gras… et au fait que votre conscience est apaisée par votre acte parfaitement chrétien : « Je donne de temps en temps une pièce à un pauvre bougre qui fait la manche dans la rame »… J’ose espérer, qu’hors de la rame, d’autres « pauvres bougres » peuvent également bénéficier de l’une de vos pièces, si vous en avez assez !

Vous ne vivez pas dans la même France que moi... et bien d’autres.

fugace

@ Patrice Charoulet | 10 septembre 2017 à 07:41
"Je le redis, j'avais invité tous les lecteurs de ce blog à réécouter l'émission où l'invité de notre hôte avait été opposé à un démographe."

Je viens de le faire. Je mets donc le lien qui apparemment n'a pas encore été proposé, afin de récolter éventuellement d'autres avis.

https://www.franceculture.fr/emissions/repliques/le-grand-demenagement-du-monde-1

La question demeure donc :
- Qu'est-ce qu'un peuple ?

Les trois intervenants AF, RC, HLB, seraient sans doute d'accord pour partager ces sens suivants :

Sens 1 :
Une communauté vivant sur un même territoire ou, par extension, unie par des caractéristiques communes comme la culture, les moeurs, la langue...

Sens 2 :
Ensemble des citoyens d'un Etat constituant une nation, par rapport aux gouvernants et en référence aux principes de citoyenneté (le peuple souverain).

Sens 3 :
Ensemble des citoyens de condition modeste ou humble, par opposition aux groupes ou classes privilégiées par la naissance, par la fortune, la culture, l'éducation...

Et pourtant, s'ils se rejoignent presque, dans quelques moment de la discussion, il demeure un (des) ingrédients qui ne cesse de les éloigner.
Lequel fondamentalement ?

Leurs perceptions différentes de l'espace et du temps, et même de leurs intuitions respectives, sans aucun doute.

On aurait tort de croire que l'intuition ne pèse rien :

Depuis Newton par exemple, qui en a eu pour la gravitation universelle à force de penser à la dynamique des solides et la chute des corps. Jusqu'à Archimède dans son bain.

Pour l'écrivain, c'est l'observation de tant de détails de la vie autour de lui qui le conduit me semble-t-il à décrypter puis raconter les phénomènes d'usage conduisant quelquefois à introduire l'idée de la naissance jusque-là improbable, d'un fait majeur pourtant en gestation dans les tréfonds d'une société.

Aliocha

@saturne

Au commencement était... @caroff
Car, si on lit, il répond au Monsieur.

boureau

@ Achille 10 septembre 2017 20:35
"En fait, j'en suis resté à l'aspect "présentable" de l'interview..."

Je vous encourage à revoir l'interview une troisième fois et particulièrement le passage concernant la race.
Rien n'est plus clair que les propos de Renaud Camus.
Seriez-vous de ceux qui voient des nazis partout ? J'espère bien que non.

Pour vous faire mieux comprendre le Grand Remplacement, je vous donne l'information parue dans le journal local de mon département de France profonde :

"En 2013, le département avait accueilli 63 mineurs (sans papiers) non accompagnés. Au 31 août 2017 - soit seulement huit mois - on en dénombre déjà 435"

Le tout avec le quasi-encouragement de la Ligue des Droits de l'Homme, du Secours catholique, de la Cimade et autres associations bien-pensantes.

Vous croyez qu'ils viennent faire quoi ces mineurs ?
Ouvrez les yeux !

Cordialement.

Achille

@ Pierre Blanchard | 10 septembre 2017 à 16:32
« Pouvez-vous nous énoncer de façon simple, claire et concise comment vous faites, au regard de l’ouverture « à la diversité », pour faire le tri entre ce que vous appelez : « y prendre ce qui est bon et rejeter ce qui est nocif ». Pour ma part je vois plutôt un trop-plein qu’un tri ! »

Ce qui est bon est ce qui rapproche les communautés, ce qui est nocif est ce qui les sépare.

Quand je prends les transports en commun, ce qui m’arrive rarement sauf quand je me rends à Paris et que donc je prends le métro, je n’ai jamais eu besoin d’assumer mon identité, ni subir celle des autres voyageurs quelle que soit leur origine étrangère. Je donne de temps en temps une pièce à un pauvre bougre qui fait la manche dans la rame et tout va bien.

Je pense que mon explication est suffisamment simple et concise.

@ saturne | 10 septembre 2017 à 17:47
« Votre raisonnement est celui d'une grand-mère qui veut endormir son petit-fils pour qu'il n'ait pas peur du grand méchant loup, prenez-vous les autres pour des niais ou en êtes-vous un ? »

Qui sait je suis peut-être comme Renaud Camus un grand naïf. Va falloir que je pense à m’inscrire à son « parti de l’Innocence ». Mais vu mes idées je ne suis pas sûr de réussir l’examen de passage.

Vous ne devriez pas mépriser, ainsi que vous le faites, avec la suffisance qui caractérise les imbéciles, les raisonnements de grands-mères. Elles connaissent bien la vie et les conseils des miennes ont toujours été riches d’enseignement.

Achille

@ boureau | 10 septembre 2017 à 17:15
« Le développement que vous faites de l'interview montre - à l'évidence - que vous n'avez rien compris des pensées exprimées par Renaud Camus.
Vous en êtes resté à l'écume des jours... dans l'artificiel... »

En fait, j’en suis resté à l’aspect « présentable » de l’interview, ce qui vous appelez l’écume.
Je vous renvoie à mon premier commentaire (le premier du billet) dans lequel je disais :
« Je m‘arrêterai sur ces passages de l’entretien, et ne commenterai pas les autres considérations concernant la « race humaine » que semble vouloir remettre au goût du jour Renaud Camus et qui relèvent d’une idéologie qui a déjà montré jusqu’où elle pouvait conduire l’humanité.
Mais je pense que d’autres commentateurs ne manqueront pas de le faire à ma place… »

Je vous laisse donc le soin de développer la pensée camusienne sur ce concept de race que, j’en suis persuadé, vous devez parfaitement maîtriser.

Exilé

@Patrice Charoulet
"En second lieu, il signe de son prénom et de son nom : ce qui l'expose à toutes les agressions et toutes les moqueries des uns et des autres faisant assaut de lâcheté."

Il est exact que ce commentateur produit des contributions qui, bien que souvent contestables sur le fond ou reposant sur des bases carrément fausses, sont toujours exposées sur un ton modéré et courtois et qu'il accepte la contradiction sans se fâcher.

Mais n'oubliez pas que dans la France-petite Corée du Nord actuelle, le fait de nous servir des rations de bouillie pour chat conformiste reprenant, pour faire simple, la ligne du Parti inspirée par les directives du Guide Suprême en poste n'est pas tout à fait à placer sur le compte du courage, même si nous ne lui dénierons pas a priori cette qualité.
En d'autres termes, ce genre de contributions ne peut que lui attirer sous le régime actuel non pas l'opprobre mais au contraire la considération des puissants du moment.

Il n'en irait pas de même pour un imitateur de Renaud Camus par exemple qui, tout en respectant son prochain et les lois, exposerait calmement et de façon argumentée un certain nombre de vérités dérangeantes allant à l'encontre des dogmes assénés à coups de massue par la Pensée Unique et par ses sectateurs...

saturne

@ Achille | 10 septembre 2017 à 10:11

Vous avez oublié de parler de l'extinction des dinosaures, du big bang et vous oubliez que chaque grand "mouvement" d'humains sur la planète s'accompagne de millions de morts, que ce soit des révolutions, des invasions ou des guerres ; c'est un jeu où le plus fort gagne. Quant à l'évolution elle est due principalement à des chercheurs scientifiques qui apportent petit à petit la connaissance et non à des mondialistes, des altermondialistes, des dingos, des conquérants sanguinaires, ceux-là, l'histoire en est pleine.

Votre raisonnement est celui d'une grand-mère qui veut endormir son petit-fils pour qu'il n'ait pas peur du grand méchant loup, prenez-vous les autres pour des niais ou en êtes-vous un ?

@ Aliocha | 10 septembre 2017 à 09:25

Paroles, paroles, paroles, paroles, paroles
et encore des paroles qu'il sème au vent
Voilà notre destin, écouter ce que l'on a écrit pour lui

Encore des mots, toujours des mots,
les mêmes mots
Qu'il laisse l'Europe, c'est trop grand pour lui

Qu'il nous écoute au moins une fois
au lieu de réciter des blablas

Moi, comment, je tète encore ma mère
Et l'an passé je n'étais pas né
Oui mais, il n'y a pas que toi ici-bas

Au fait ce n'est pas toi le président de l'Europe aujourd'hui
et il semble que tu veuilles le faire croire
avec un auditoire restreint payé pour cela

boureau

@ Achille 10 septembre 2017 10:11
"J'ai donc revu une deuxième fois..."

Le développement que vous faites de l'interview montre - à l'évidence - que vous n'avez rien compris des pensées exprimées par Renaud Camus.

Vous en êtes resté à l'écume des jours... dans l'artificiel...

Cordialement.

Pierre Blanchard

@ Achille | 10 septembre 2017 à 10:11

Vouloir rester frileusement dans un monde où rien ne change est une réaction totalement rétrograde qui conduit à l’enfermement sur soi-même, à une autarcie stérile. Il faut s’ouvrir à la diversité, y prendre ce qui est bon et rejeter ce qui est nocif. Accepter la différence de celui qui n’a pas la même culture que nous sans bien sûr renoncer à la sienne. Mais manifestement pour certains c’est trop demander.

Pouvez-vous nous énoncer de façon simple, claire et concise comment vous faites, au regard de l’ouverture « à la diversité », pour faire le tri entre ce que vous appelez : « y prendre ce qui est bon et rejeter ce qui est nocif ». Pour ma part je vois plutôt un trop-plein qu’un tri !

D’ailleurs, comment faites-vous, prenant par exemple différents types de modes de transports en commun dans les villes (moyennes ou grandes), pour assumer votre identité sans subir celles des autres voyageurs « de la diversité » ? Arrivez-vous à « rejeter ce qui est nocif » et si oui, merci de m’en donner le mode d’emploi pratique utilisé par vous.

Des propos tels que les vôtres m’ont toujours donné une très grande soif d’apprendre.

Claude Luçon

@ Achille | 10 septembre 2017 à 10:11

Bonne analyse mais vous comparez ce qui n'est pas comparable.
L'islamisme n'a rien à voir avec ce que vous écrivez.
Vous confondez islam et islamisme.
L'islamisme, sous-jacent au grand remplacement, n'est comparable qu'au nazisme, soviétisme, fascisme et franquisme. Rien d'autre, certainement pas à ce qu'a connu la France.

Allez faire un tour en Iran et Arabie Saoudite, si vous pouvez, et comparez-les encore avec ce qu'a connu la France par le passé.
J'ai un avantage sur vous, j'ai vécu et travaillé dans les deux et suis parti précipitamment de Téhéran en mars 1979, devinez pourquoi !

caroff

@ Aliocha

Pourquoi nous infliger la copie d'énarque de Macron dans un fil consacré au grand écrivain qu'est Renaud Camus ?

Robert Marchenoir

@ Achille | 10 septembre 2017 à 10:11
"Il faut s’ouvrir à la diversité, y prendre ce qui est bon et rejeter ce qui est nocif."

Tout à fait. Donc on va s'ouvrir à la culture japonaise (qui a déjà montré son affinité avec la nôtre, par exemple au cours des échanges qui ont eu lieu avec le mouvement occidental Arts and Crafts), on va s'ouvrir à la musique austro-allemande (sommet de l'art humain), à l'innovation technique américaine (qui nous donne des leçons tous les jours), au courage militaire polonais (qui nous a sauvés de l'islam), à la littérature russe, à la cuisine chinoise, à la philosophie de la Grèce antique, aux injonctions morales juives, au droit et à la plomberie romains, à l'art britannique du vêtement masculin...

Et nous rejetterons l'immigration de masse d'où qu'elle vienne, l'arriération et la culture de la violence africaines, le totalitarisme et le mépris de la femme musulmans, la pratique intensive du viol et de la pédophilie par les Afghans, la saleté et la grossièreté des Chinois, la cruauté des Japonais, la sauvagerie des Turcs, la complaisance des Russes pour la tyrannie et l'asservissement -- et bien sûr toutes les variantes de l'idéologie de gauche, socialiste, communiste, politiquement correcte, qui ont infecté une bonne partie du monde habité.

Savonarole

@ Robert Marchenoir à 10:23
"Jean Raspail serait mieux dans ce rôle."

Ah oui, c'est exact, on en oublie Jean Raspail !

Avec le puissant physique qu'il avait on l'imagine à la bataille de Camerone, ou dans la charge d'Eylau, en Cambronne à Waterloo dans le dernier carré.

Hélas, il n'y a plus que les Anglais qui osent un "Dunkerque", un "Zoulou" de 1964 (bataille de Rorke's Drift).

Les Anglais ne cessent de glorifier leur passé au cinéma, jusqu'à leurs espions soviétiques (La taupe, Cambridge Spies, etc.).

En France je vois mal Jean Raspail dans un film où un syndic de copropriété est confronté à un problème de toiture avec Vincent Lindon et Sandrine Kiberlain... et primé à Cannes, et ce, bien évidemment à l'unanimité.

Clafoutis

@Patrice Charoulet | 10 septembre 2017 à 07:41
"Je ne cesse de ressasser ici la phrase de Vigny : "La conservation n'est bonne qu'à deux.""

Ne pas confondre Alfred de Vigny (1797 - 1863) et Nicolas Appert (1749 - 1841).

Robert Marchenoir

@ Savonarole | 09 septembre 2017 à 19:36

Jean Raspail serait mieux dans ce rôle.

Achille

J’ai donc revu une seconde fois l’interview et je constate que rien ne m’avait échappé lors de la première visualisation de l‘entretien.

Renaud Camus a peur du « grand remplacement » pour utiliser son expression.
Mais la France a connu de nombreux grands remplacements au cours de son Histoire, allant du régime monarchique à la Révolution, puis à l’Empire et de nouveau à la monarchie, puis au Second Empire pour enfin se fixer sur le régime républicain dont nous connaissons aujourd’hui la cinquième version et peut-être bientôt la sixième, vu que la version actuelle semble être à bout de souffle.

Idem en termes de grand remplacement industriel qui au cours des deux derniers siècles a considérablement modifié les conditions de vie de l’Homme, l’a sorti de l’analphabétisme, lui a permis de mieux connaître le monde complexe dans lequel il vit, de bénéficier des apports du progrès dans des domaines aussi divers que sont la médecine, les transports, les télécommunications, la gestion de l’énergie, etc.

Quant à la civilisation occidentale que nous connaissons, elle n’est rien d’autre que la compilation de connaissances, de coutumes importées de pays du monde entier aussi bien européens, asiatiques, africains aussi. Certes, nos habitudes s’inspirent de plus en plus du mode de vie à l’américaine notamment par le biais des médias dont les USA tiennent tous les leviers.

Bien sûr, nous vivons dans un monde très tourmenté. Il est en perpétuel mouvement. Un peu partout apparaissent des conflits, des révolutions, des migrations de population. Mais le monde bouge en permanence.
Notre bonne vieille planète bouge aussi et peut parfois être très destructrice. On l’a vu dernièrement avec les ouragans qui tuent et détruisent tout sur leur passage. Les tremblements de terre tout aussi meurtriers, les tsunamis, les éruptions volcaniques.

Vouloir rester frileusement dans un monde où rien ne change est une réaction totalement rétrograde qui conduit à l’enfermement sur soi-même, à une autarcie stérile. Il faut s’ouvrir à la diversité, y prendre ce qui est bon et rejeter ce qui est nocif. Accepter la différence de celui qui n’a pas la même culture que nous sans bien sûr renoncer à la sienne. Mais manifestement pour certains c’est trop demander.

Aliocha

Nous vivons des heures où regarder vers l'avant n'empêche pas le souvenir, sans l'obsession de la perte :

"Alors oui, dans ce monde où les alliances d'hier, parfois se fissurent, où des risques nouveaux apparaissent et bousculent des pays que nous pensions indéplaçables, font émerger des puissances nouvelles dans ce monde, où nos valeurs mêmes, ce qui nous tenait dans la certitude que l'ordre établi était le nôtre, sont profondément chahutées, l'Europe est l'un des derniers havres où nous continuons collectivement de nourrir une certaine idée de l'Humanité, du droit, de la liberté, de la justice. Plus que jamais aujourd'hui, nous avons besoin de l'Europe. Le monde a besoin de l'Europe. En programmer le démantèlement n'aurait à cet égard aucun sens. Ce serait une forme de suicide politique et historique.
...
La reconquête de notre souveraineté, c'est une nécessité première. Parce que je ne laisserai pas ce terme à ceux qu'on appelle les « souverainistes ». Non, la souveraineté, c'est bien ce qui fait que nous décidons pour nous-mêmes, que nous nous fixons nos propres règles, que nous choisissons notre avenir, et ce qui fait notre monde. La souveraineté n'est pas la propriété de ceux qui préfèrent le rétrécissement sur les frontières ! La souveraineté, ne la laissez pas à ceux qui veulent le recroquevillement, à ceux qui prétendent qu'on défend, qu'on protège, qu'on décide, quand on se replie sur soi, qu’on déteste l’autre, qu’on ferme la porte à ce qui vient de l'extérieur, qu'on renie des décennies d'histoire commune où nous avons cherché enfin à dépasser les nationalismes !
...
Y a-t-il un autre continent avec un tel attachement pour la liberté, la démocratie, les équilibres sociaux qui nous tiennent ensemble, cette réconciliation de la justice et de la liberté, enfin réunies ? Je connais des espaces où on aime l'économie, le développement, mais où l'autorité politique prévaut sur la liberté, en Asie. Je connais des grandes puissances qui aiment la liberté, qui ont réussi dans le capitalisme, mais qui n'ont pas le même attachement que nous à l'égalité et à la justice sociale, de l'autre côté de l'Atlantique.
Mais nulle part ailleurs, il n'y a un tel espace politique, social où les préférences collectives qui sont les nôtres sont ainsi défendues. C'est cela, la souveraineté européenne ! Si nous y renonçons, c'est simple : nous subirons les règles ou de l'un, ou de l'autre.
...
C'est cela, l'histoire de la décennie qui s'achève : une forme de guerre civile interne où on a voulu regarder nos différences, nos petites trahisons et où nous avons en quelque sorte oublié le monde dans lequel nous étions ; où nous avons préféré corriger ces petites différences et ces petites trahisons en oubliant que face à nous, il y avait des puissances radicalement différentes, et que la seule question qui nous était posée, c'est : comment faire de la zone euro une puissance économique qui puisse tenir, face à la Chine et face aux Etats-Unis ? Comment faire de notre Europe une puissance diplomatique et militaire qui puisse défendre nos valeurs et nos intérêts, face à des régimes autoritaires qui émergent des crises profondes qui peuvent nous bousculer. C'est cela notre seul défi, et pas un autre.
...
Nous ne nous battrons jamais assez pour que les Européens prennent conscience au plus vif d’eux-mêmes de ce socle commun qui depuis des siècles trouve à s'exprimer de mille manières, l'Europe des cénacles, des revues, des voyageurs, des bibliothèques et des idées, l'Europe des capitales lumineuses et des marges fascinantes, cette Europe qui a existé par tant et tant de voies qui ne nous disait même pas parfois son nom, qui n'a pas attendu nos institutions, nos traités, nos refondations, nos controverses. L'Europe de madame de Staël et de Benjamin Constant parlait presque toutes les langues, elle était là, cette Europe depuis tant de siècles qui nous unit, c'est celle de la culture. Et pour que vive cet esprit de reconnaissance et de connaissance mutuelle, pour que nous refondions enfin la confiance européenne, c'est bien par la culture que nous devons repartir !
...
Regardez l'heure que nous partageons, c’est ce moment dont Hegel parlait, ce moment où la chouette de Minerve s'envole. Il est délicieux ce moment parce qu'il a quelque chose de confortable et de rassurant. La chouette de Minerve porte la sagesse mais elle regarde toujours derrière, c'est aussi ce que nous dit Hegel avec humilité en parlant du philosophe, elle regarde derrière parce qu'il est toujours si facile et si agréable de regarder ce que nous avons, l'espace déterminé de ce que nous connaissons !

Ne vous arrêtez pas à la chouette de Minerve, ayez cette ambition folle à nouveau de vouloir une Europe plus forte, plus démocratique, refondée par sa culture et ce qui nous unit ! Je vous demande vous et en particulier vous, jeunesse d'Europe, d'avoir cette ambition extrême peut-être un peu folle !

Ce que nous espérons est entre nos mains ; désirons-le ensemble pour nous et pour nos enfants ! Alors je vous le promets, nous réussirons ! Suivons-en cela les paroles du poète Georges Séféris et je le cite : « Et quand on cherche le miracle, il faut semer son sang aux quatre coins du vent car le miracle n'est pas ailleurs mais circule dans les veines de l'homme. »

Alors donnons une chance à ce miracle ensemble pour notre Europe !"

On peut critiquer, bien sûr, dans la mesure où l'on entend.

http://www.elysee.fr/declarations/article/discours-du-president-de-la-republique-emmanuel-macron-a-la-pnyx-athenes-le-jeudi-7-septembre-201/

Patrice Charoulet

Votre passionnant dialogue avec cet écrivain sulfureux demeurera l'un de vos meilleurs.
J'en ai déjà dit quelques mots. J'y reviens.

L'un des commentateurs avance que vous connaissez mal l'œuvre et la pensée de cet invité. Au passage, je salue ce commentateur pour deux raisons. En dépit d'une situation éminente dans une grande entreprise connue, il ne craint pas de penser ici en toute indépendance et avec une grande qualité de réflexion et d'expression. En second lieu, il signe de son prénom et de son nom : ce qui l'expose à toutes les agressions et toutes les moqueries des uns et des autres faisant assaut de lâcheté.

Dans le cas d'espèce, je suis d'un avis différent. Et je reparlerai pour ce faire de l'émission "Répliques", diffusée chaque samedi sur France Culture, animée, comme tout le monde devrait le savoir, par Alain Finkielkraut. Ce penseur, qui n'est pas agrégé de philosophie, mais de lettres, est un des hommes que j'estime le plus en France. Je le redis, j'avais invité tous les lecteurs de ce blog à réécouter l'émission où l'invité de notre hôte avait été opposé à un démographe.

Je ne cesse de ressasser ici la phrase de Vigny : "La conversation n'est bonne qu'à deux." Je ne sais si Philippe Bilger partage mon opinion, mais sa quarantaine de dialogues semblent illustrer à merveille cette vérité.
J'avance qu'après l'heure de dialogue qu'il a eue avec Zemmour, on comprend parfaitement l'essentiel de sa pensée. Notre hôte a invité deux fois Finkielkraut. Idem. Cette fois encore, on sait tout ce qu'il faut savoir sur ce dernier écrivain, plus que dans l'émission du cher Finkielkraut. Non seulement le démographe a parasité l'émission, mais l'animateur était intervenu souvent, en développant sa propre pensée à haute voix pendant le quart de l'émission.

Je me résume, si Philippe Bilger a probablement moins lu de livres de RC que Finkie, même s'il avait visiblement bien préparé son dialogue, il nous a mieux fait connaître son invité, notamment en ne craignant pas de poser des questions "qui fâchent". J'ajoute que RC a répondu à ces questions, comme dit avec bonheur PB, "avec alacrité".

Marc GHINSBERG

@mektoub
« Interdire la parole, culpabiliser, apeurer c'est avec cela que l'on domine les autres et que l'on empêche des Renaud Camus de dire ce qu'ils pensent. »

Relisez le début de mon commentaire, vous verrez que j’approuve Philippe Bilger d’avoir interviewé Renaud Camus. Au passage permettez-moi de vous dire que "culpabiliser, apeurer", c'est exactement ce que fait Renaud Camus.

« Si l'on avait de tels propos à votre encontre vous considéreriez que votre interlocuteur est antisémite, raciste, xénophobe et peut-être iriez-vous jusqu'à lui faire un procès. »

Vous me faites un procès d’intention. Vous m’apportez la contradiction, c’est tout à fait votre droit, je ne vois pas pourquoi je vous traiterais d’antisémite, de xénophobe.

Je maintiens mon jugement sur Renaud Camus que vous n’êtes pas obligé de partager.
En plus de l’émission que j’ai déjà signalée, je vous invite à prendre connaissance d’un article de Renaud Camus qui relève de mon point de vue d’un délire obsessionnel.

https://m.youtube.com/watch?v=KDOxOQenCbA

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