« Droite, gauche ou ailleurs ? | Accueil | Le président et la Justice : une respectueuse indifférence ! »

08 octobre 2017

Commentaires

Savonarole

J'entends bien les foules immenses en liesse qui s'étonnent de mon silence et me supplient de m'exprimer sur la Catalogne.
Giuseppe a tout dit sur ce blog et formidablement bien.
J'ai retenu mon destrier car je sais combien tout ce qui dépasse nos frontières vous est Terra Incognita, vous n'y comprenez rien et ça ne vous intéresse pas.

Rien de ce qui dépasse nos frontières n'éveille vos esprits.

En somme, le graillon, la cuistance, la "tambouille" chère au Général, le pot-au-feu franco-français, les rognons de veau, y a que ça qui vous émeut.

Pour un pays qui se croit dans la mondialisation, vous êtes déjà KO.

Giuseppe

Les indépendantistes sont une minorité, l'histoire de cette région a été balayée par un vent nouveau à partir des années 70, il faut avoir vu ce qu'est l'apport de l'Espagne pour comprendre tous ces combats d'arrière-garde qui ne sont là que pour flatter un ego politique à la mode.

Faire un rappel à l'histoire passée c'est avoir une méconnaissance du renouveau, on parle de Barcelone mais c'est sans compter toutes les stations alentour, un vrai référendum balayerait tous ces doutes et sans doute montrerait le pusillanime d'une démarche qui apporterait la misère.

Tout ce que comptait le pays d'économique avait commencé à faire les valises, un pays neuf et moderne ne s'encombre pas d'un passé qu'elle a effacé et qui ne peut plus rattraper l'avancée des dernières décennies.

Ce soir Carles Puigdemont a ravalé sa superbe, la Catalogne n'est rien face à une Espagne qui a soif de liberté et non pas d'enfermement.

caroff

@Trekker
"J’ose espérer que vous faites de l’humour noir en citant le livre de Bardèche et Brasillach sur la guerre d’Espagne. Les engagements politiques de ce duo, dès les années 30, sont amplement connus !"

Point du tout. Et ils se permettent même le luxe de rendre hommage aux vaillants anarchistes catalans... ah les racines !!

C'est un livre admirable que j'ai recommandé à plusieurs de mes amis et aucun d'entre eux ne m'a fait de reproches !!

Robert

@ Exilé | 10 octobre 2017 à 14:56

Une première remarque : je n'éprouve pas de sympathie particulière pour une quelconque obédience. Je suis devenu clairement agnostique dans les années de ma majorité après avoir été un très fervent catholique et j'ai gagné dans mon très jeune âge une médaille d'enfant de chœur qui ne doit pas courir les rues !

Ensuite, je n'ai pas la "religion de la République" et je dénonce ce type d'assimilation. Les deux personnalités que vous citez sont parmi celles que j'exècre tout particulièrement.

Enfin, je considère qu'un État, si l'on veut la paix civile, doit organiser la relation entre les citoyens sur une base a-religieuse, seule façon d'interdire à quelque religion que ce soit d'imposer au Peuple une organisation sociale fondée sur la supériorité de l'une quelconque des fois proclamées. La plus active en ce moment est bien l'islam politique, ce que l'on qualifie d'islamisme. Je me contrefiche que le citoyen que je rencontre dans la rue croie ou ne croie pas en Dieu mais je n'apprécie guère qu'il m'impose des signes d'appartenance religieuse qui ne peuvent que le qualifier comme tel alors que ma relation avec lui ne peut reposer que ses qualités humaines.

Noblejoué

Tout le monde assume pour se dédouaner. Avant, on se dédouanait pour ne pas assumer. Rien de moins franc que l'affectation de l'être.

Noblejoué

"L'Espagne n'est pas que pour les Espagnols. Ce qui a été magnifiquement illustré par cette multitude d'Espagnols, cette foule immense qui est venue combattre la volonté séparatiste et illégale de Catalans qui au mieux ne songent qu'à leur pulsion inconcevable d'indépendance."

C'est quand même aux Espagnols de décider, j'espère. Je préférerais que les Espagnols veuillent et puissent rester unis, mais on ne va pas interdire la dispersion parce qu'elle pourrait donner des idées aux Bretons et autres Corses... Qu'est-ce qu'il y a d'inconcevable à ce que des gens autrefois humiliés veuillent se purifier des restes d'une telle souillure en partant ?
Surtout s'ils croient en avoir les moyens... Les moyens, c'est d'ailleurs toujours discuté. La Grande-Bretagne les avait-elle pour quitter l'Union européenne ? Le point est qu'à un moment, les gens ont l'impression de se perdre en restant.

Cependant, l'Espagne et la Catalogue, singulièrement, sont bien divisées... Raison de plus pour espérer que toute décision se fasse dans le calme et la négociation.
Savoir ce que pensent les pays latino-américains issus de l'Espagne de tout cela ?

Trekker

@ Claggart | 09 octobre 2017 à 23:54
"...il fallait, par haine du catholicisme, abattre une vieille monarchie catholique, même aux prix d'une prolongation de la guerre et de centaines de milliers de morts."

Donc de fait privilégier l’ultranationalisme et le militarisme prussien, alors que l’empire catholique austro-hongrois était profondément différent : il laissait peu ou prou une large autonomie à tous ses Etats membres, et avant tout était partisan de montrer sa force militaire pour ne pas avoir à s’en servir. Cette dernière était son ultima ratio, et toujours utilisé de manière limitée, ce qui allait totalement à l’encontre des thèses pangermanistes de la Prusse. Celles-ci alors dominantes en Allemagne firent que cette dernière se saisit des problèmes austro-hongrois au milieu de 1914, assassinat de Sarajevo et ses suites qui n’était qu’un conflit mineur et local, pour enclencher la boucherie de la Première Guerre mondiale.

Hélas quand la passion anti-religieuse et l’ultranationalisme priment sur toute analyse rationnelle : Francis Cailloux en France échappa de peu au peloton d’exécution, et cela pour avoir tenté de mettre un terme à cette guerre !

@ Tomas | 10 octobre 2017 à 07:33
"…la thèse de Moa qui fait des communistes les responsables de la guerre…"

Son postulat de base est pour le moins erroné. A la veille de la guerre civile espagnole et donc au début 1936, les communistes n’étaient qu’un groupuscule au sein des forces légitimistes. Les deux partis-mouvements dominants étaient les socialistes et les anarchistes, les républicains et légalistes divisés entre diverses obédiences ne venaient qu’après, même le POUM d’obédience trotskiste était bien plus important que le parti communiste espagnol !

Le PCE ne dut son essor, à partir de 37, et outre son entrisme usuel et son organisation activiste, que grâce à l’appui du Komintern qui phagocyta les Brigades internationales avec l'aide prépondérante du PCF : l’hélas célèbre Marty et consorts... Mais aussi autant à l’appui militaire de l’URSS, qui ne se limita pas qu’à sa composante militaire. Les infiltrations et encadrements des KGB et GRU sont bien connus, ils visèrent uniquement à marginaliser, et bien souvent éliminer, tous ceux qui n’étaient pas communistes parmi les antifascistes : républicains, socialistes, anarchistes et POUM.

Autre erreur de Moa, les responsables principaux de la guerre furent bel et bien Franco et les mouvements politiques qui le soutinrent lors de son putsch en 1936. Bien sûr depuis les années 30, l’Espagne était en proie à un certain chaos politique et social : nombreuses grèves insurrectionnelles, souvent réprimées de manière sanglantes. Naturellement les exactions n’étaient pas rares et cela dans les deux camps, mais elles ne prirent un tour systématique qu’après le coup de force de Franco. La montée aux extrêmes est hélas inhérente à toute guerre civile.

Quant aux racines profondes de cette guerre, je suis totalement d’accord avec vous et notamment sur le premier paragraphe de votre commentaire du 9 octobre 2017 à 20:57.

@ caroff | 09 octobre 2017 à 23:19

J’ose espérer que vous faites de l’humour noir en citant le livre de Bardèche et Brasillach sur la guerre d’Espagne. Les engagements politiques de ce duo, dès les années 30, sont amplement connus !

Robert Marchenoir

@ Exilé | 10 octobre 2017 à 14:56
Vincent Peillon : « La Franc-maçonnerie, religion de la République ».
Claude Bartolone : « Regardez le temps qu'il a fallu pour faire accepter à la religion catholique le fait qu'il y a une religion suprême pour chacun d'entre nous : c'est la religion de la République ».
***
Ces citations sont effectivement très frappantes. Il est manifeste que "la République" est en France une religion ; mais que ses sectataires l'avouent, voilà qui est stupéfiant.

Cependant, votre critique souffre d'un défaut, c'est l'aveuglement au monde extérieur. Vous faites comme si les maux qui sont les nôtres en France n'étaient pas partagés au-delà de nos frontières. L'islamisation et l'immigration de masse touchent une grande partie de l'Occident, et pourtant tous les pays occidentaux n'ont pas décapité leur roi, n'ont pas connu une révolution sanglante, ne subissent pas le poids politique et social d'une franc-maçonnerie aussi infiltrée dans les réseaux du pouvoir que chez nous... tandis qu'aucun autre pays, à ma connaissance, ne vante la "religion de la République", ni même ne se gargarise à l'année longue des "valeurs républicaines".

Ce qui n'empêche pas la république, sans majuscule, d'être une excellente chose. Ce qu'oublient les anti-républicains qui nous refont 1793 à l'envers avec deux siècles de retard.

C'est très bien, la démocratie. C'est très bien, l'Etat au service de tous, et non d'un petit nombre. C'est très bien, le libéralisme.

Cet aveuglement franco-centré se révèle lorsqu'on considère la question monarchique. Les anti-républicains, les contre-révolutionnaires contemporains sont en général des monarchistes, déclarés ou implicites.

Mais quelle est la nation où la monarchie, régime qu'ils appellent de leurs voeux, est aujourd'hui la plus vivace, la plus enracinée, la plus authentique ? La Grande-Bretagne. Or, les anti-républicains n'ont pas de mots assez durs, pour la plupart, contre ce pays, enfer "anglo-saxon" et "ultra-libéral".

Il faudrait savoir. Que voulez-vous au juste ? Vous avez sous le nez un exemple contemporain d'un pays puissant, de vieille tradition, exerçant une influence dans le monde entier, capable de réaliser de façon ordonnée ce que vous rêvez de faire : quitter l'Union européenne ; ce pays est une authentique monarchie, où le peuple révère sa reine, où cette dernière exerce réellement l'autorité royale telle qu'on l'imagine : le monarque ne décide ni la courbure des bananes ni la couleur du budget, mais il ne se contente pas non plus de baptiser les navires : il a un entretien approfondi une fois par semaine avec le premier ministre -- entretien dont personne n'a jamais osé briser le secret.

Mieux : la reine d'Angleterre est le chef de l'Eglise de son pays, réalisant le rêve des anti-républicains français : restaurer la proximité entre l'Eglise et le pouvoir politique.

Et pourtant, les adhérents de votre famille de pensée ne montrent jamais l'Angleterre en exemple, ne cherchent jamais à s'inspirer de sa philosophie politique ; bien au contraire !

J'en conclus que l'anti-républicanisme, que vous représentez avec toutes ses modalités (l'obsession anti-maçonnique, etc.), est une utopie et un enfermement. Vous ne recherchez pas un régime politique sain et applicable aujourd'hui, qui serait, par exemple, une monarchie parlementaire ; vous rêvez à une monarchie absolue qui n'a peut-être d'ailleurs jamais existé que dans votre imagination, car le parlementarisme équilibrait le pouvoir royal avant même la Révolution.

Vous fantasmez un absolutisme où chacun serait à sa place et où le monarque règlerait tous les problèmes, à ceci près qu'un tel régime supposerait une servilité et une tyrannie à laquelle personne ne consentirait aujourd'hui -- et certainement pas ceux qui font mine de le souhaiter.

Vous voulez plaquer sur la France d'aujourd'hui un mode de gouvernement qui n'était envisageable que dans des siècles d'ignorance et de pauvreté généralisée -- mais je doute que vous vouliez vous priver d'Internet, des bienfaits de la science et de votre niveau de vie actuel (même si vous l'estimez insuffisant).

Vous analysez la situation actuelle en France à travers le prisme exclusif de l'histoire de France -- ce qui est à l'évidence nécessaire, mais conduit à des erreurs accumulées si l'on omet d'observer aussi l'histoire du monde.

L'utopie est agréable car elle fournit un réconfort psychologique ; mais c'est sur le même principe que fleurit, chez nous, l'amour du communisme (à condition qu'il ne soit pleinement instauré que chez les autres), le poutinisme (à condition les Russes soient seuls à en souffrir) et même l'islamisme punitif de droite, incarné dans ces pages par Xavier Nebout, qui rêve de corriger ses concitoyens à grands coups de cravache musulmane afin qu'ils consentent, enfin, à devenir de bons chrétiens.

Ce qui montre assez à quel point ce mode de pensée rend fou -- en plus d'être complètement inefficace.

Charles

@ Exilé | 09 octobre 2017 à 20:38
"...cette laïcité qui l'oblige à se renier lui-même et qui lui a été insérée de force comme un coin dans sa chair"

Dès le Moyen Âge il y eut une séparation entre le temporel et le spirituel et une volonté de la prééminence du premier (voir Philippe Le Bel face à Boniface VIII) et l'approfondissement de l'autonomie de la personne (Thomas d'Aquin).

Exilé

@Robert
"...Ou alors l'on en reviendrait à un État confessionnel avec les pires excès que nous avons historiquement connus dans nos guerres de Religion où la religion n'est que le paravent du désir du pouvoir et non pas la simple croyance qui réunirait quelques communautés sur le fondement de leur foi."

Vous reprenez-là en fait un de ces nombreux mantras que je dénonce, forgés par la F.M. et diffusés par plusieurs de ses relais dont le premier est l'école publique, chargée de formater les petits Français afin qu'ils deviennent de bons petits « républicains » bien laïcards de même qu'en URSS les élèves étaient conditionnés pour devenir de bons petits soviétiques.

Les manuels scolaires véhiculent trop souvent une vision faussée voire caricaturale de l'histoire de France, en nous présentant la Révolution abusivement dite française comme le passage de l'ombre à la lumière et en caricaturant les siècles qui l'ont précédée.

Oui, il y a eu en France des affrontements basés sur des clivages en apparence religieux mais qui étaient davantage fondés sur des critères politiques et non pas dogmatiques.
Le protestantisme était souvent un moyen pour certains nobles et pour certains grands bourgeois de se démarquer du pouvoir royal et de l'affronter, la religion en tant que telle n'ayant servi que de prétexte.

Quand un Etat se constitue dans l’État, ce dernier n'a d'autre solution que de le combattre, du moins en principe, ce qui a par exemple conduit au siège de La Rochelle. La « République » n'agirait pas autrement, et il lui est arrivé de le faire aussi (sauf peut-être de nos jours dans certains quartiers sensibles où elle évite de poser ne fût-ce qu'un doigt de pied...).

Par ailleurs il est abusif d'affirmer que : « la religion n'est que le paravent du désir du pouvoir ».

Quand l'Empire romain s'est effondré, le chaos s'est installé en Gaule et les populations à la merci de brigands ou bien d'envahisseurs se plaçaient sous la protection des monastères ou bien des évêques à tel point qu'il arrivait parfois à ces derniers comme Saint Loup de marcher crosse en main en tête de processions pour tenter de s'opposer aux envahisseurs.
Mais le « désir de pouvoir » n'avait rien à voir dans l'affaire.

Par la suite, la société féodale s'est constituée d'un commun accord entre les trois ordres : Oratores, Bellatores, Laboratores, ce qui a permis de fonder une société équilibrée où chacun avait sa place.

http://www.persee.fr/doc/ahess_0395-2649_1979_num_34_6_294118

Que nous le voulions ou non, notre pays et sa civilisation unique au monde reposent sur ces bases et nous devrions en remercier nos ancêtres.
En ce sens, la « Révolution », qui a déjà commis un premier crime de parricide en ayant assassiné le Roi, en a commis un second en nous obligeant à piétiner la tombe de ceux qui ont permis à notre pays de croître et d'exister...

"...ou même dans le communisme qui n'a jamais été qu'une religion sans Dieu."

Vous oubliez une certaine secte qui semble jouir de votre bienveillance et qui est aussi une religion sans Dieu...

Vincent Peillon : « La Franc-maçonnerie, religion de la République ».
https://www.youtube.com/watch?v=wSWPsX53wtw

Claude Bartolone : « Regardez le temps qu'il a fallu pour faire accepter à la religion catholique le fait qu'il y a une religion suprême pour chacun d'entre nous : c'est la religion de la République ».

Tomas

@ caroff

Je ne crois pas à cette légende des bons et des méchants, la Pasionaria ou le général Lister n'étaient pas plus humanistes que Franco et ses sbires ! Mais la thèse de Moa qui fait des communistes les responsables de la guerre ne change rien à mon analyse : leur radicalisme a été la réaction aux flagrantes injustices sociales de l'Espagne d'avant la guerre.

Quant à lire Bardèche et Brasillach sur la guerre d'Espagne, ça reviendrait à lire une histoire de la révolution russe écrite par Maurice Thorez, on serait en droit de douter de leur objectivité. Je préfère Bernanos, qui ne pouvait pas être taxé a priori de sympathie pour le camp républicain, son fils s'engagea d'ailleurs dans la Phalange !

Claggart

@Trekker 09 octobre 17h45
@Xavier Nebout, 09 octobre 11h45

Merci de rappeler, Trekker et Xavier Nebout, le torpillage par les mécréants Wilson et Clemenceau, des offres de paix séparée faites dès 1916 par l'empereur d'Autriche Charles 1er, par l'intermédiaire des princes Sixte et Xavier de Bourbon-Parme. Mais il fallait, par haine du catholicisme, abattre une vieille monarchie catholique, même aux prix d'une prolongation de la guerre et de centaines de milliers de morts.

caroff

@Tomas

Puisque vous vous intéressez à l'histoire de l'Espagne, je vous conseille la lecture de "Los orígenes de la guerra civil española" de Pio Moa paru en 1999 et hélas jamais traduit en français.
Après cette lecture j'ai complètement changé d'avis sur la légende des gentils républicains et des méchants franquistes !

Et si vous voulez ajouter à votre connaissance de cette période, lisez "Histoire de la guerre d'Espagne" de Maurice Bardèche et Robert Brasillach qui vécurent sur le terrain les atrocités commises des deux côtés.
Un grand livre écrit dans une langue superbe...

Robert

Votre dernière partie de billet, Monsieur Bilger, fait polémique parce qu'il s'agit effectivement de réflexion rapide, soumise à une subjectivité qui fait dans l'à-peu-près. Je trouve cela dommage par rapport à d'autres réflexions tout de même plus approfondies auxquelles vous nous avez habitués.

Tout d'abord je dois préciser que je ne suis ni n'ai jamais été franc-maçon et que, soucieux de mon indépendance et de ma totale liberté, j'ai toute ma vie durant évité de les aliéner par une adhésion à ce type d'obédience.

Mais il faut aussi se garder de propos péremptoires dans ce domaine. Lorsque j'ai résidé à Paris, j'ai visité le musée du Grand Orient et il m'est arrivé dans ma ville moyenne de province d'assister à des conférences publiques de responsables d'obédiences, le dernier étant M. Keller, précédent Grand Maître du GODF qui avait traité de la laïcité dans un amphi de l'université publique voisine. Je n'ai aucunement trouvé ses positions de principe dans ce que vous écrivez Monsieur Bilger de la laïcité prônée par le GODF.

Comme je le fais systématiquement, je retourne aux sources. C'est ainsi sur le site du GODF (http://www.godf.org/) que j'ai appris que le Grand Maître est à présent Philippe Foussier. Il a fait paraître un document intitulé "Le Grand Orient de France, sentinelle de la République". Il me semble qu'il faille lire ces positions de principe qui ne correspondent aucunement à nombre d'assertions du billet comme de multiples commentaires. A lire ici : http://www.godf.org/js/tinymce/source/GODF-sentinelle-de-la-republique.pdf

Pour en revenir au principe de laïcité que je défends, contrairement à nombre de commentateurs qui considèrent que ne pas croire en un Dieu rendrait l'esprit fermé à toute notion de transcendance ou de compréhension du fait religieux, il faut rappeler et marteler qu'elle est fondamentalement la liberté de conscience de chaque individu comme citoyen qui est libre de croire ou de ne pas croire, d'adhérer ou pas à une religion, quelle qu'elle soit. A une condition elle aussi fondamentale : que le fait religieux ne déborde pas de la sphère personnelle et privée dans l'espace public (c'est-à-dire dans le domaine institutionnel). Ou alors l'on en reviendrait à un État confessionnel avec les pires excès que nous avons historiquement connus dans nos guerres de Religion où la religion n'est que le paravent du désir du pouvoir et non pas la simple croyance qui réunirait quelques communautés sur le fondement de leur foi.
Cette religion politique n'est en fait qu'un système à aspiration totalitaire, comme on le voit avec l'islam politique des Frères musulmans ou les salafistes wahhabites, ou même dans le communisme qui n'a jamais été qu'une religion sans Dieu.
Si l'on veut encore plus déstructurer notre pays qui va déjà très mal, acceptons les surenchères religieuses dans la sphère publique et nous irons à une guerre civile à moyenne échéance.

Tomas

@ Xavier Nebout

Allons donc, tous les historiens sérieux sont unanimes à admettre que les franquistes ont massacré davantage que les Républicains, sans nier bien sûr les massacres commis par ces derniers. Lisez ou relisez "Les grands cimetières sous la lune" de Bernanos si vous vous méfiez des historiens gauchistes. L'Espagne d'avant-guerre donne sans doute une bonne idée de ce qu'aurait été la France sans la Révolution : une armée de miséreux sous-alimentés tenus sous la coupe de grands propriétaires terriens et d'un clergé réactionnaire. Au XXe siècle, ça ne pouvait donner, comme en Russie d'ailleurs, qu'une révolution sanglante, de celles qui divisent encore les communautés humaines trois générations après.

Heureusement, l'Espagne a échappé au règlement de compte yougoslave des années 90, ce qu'on peut certes mettre au crédit du développement économiste franquiste à partir des années 50, mais aussi à l'influence occidentale qui s'exerça sur le pays quand celui-ci s'ouvrit massivement aux investissements étrangers et au tourisme à partir de la même époque.

Mieux vaut rire de vos délires sur la franc-maçonnerie, ce sont bien là des élucubrations de monarchiste absolutiste. Quant aux médias français, il ont comme d'habitude repris les chiffres des blessés communiqués par les manifestants, qui mettent toujours dans le même sac la simple égratignure et la fracture du crâne, je n'ai pas l'impression que ceux-ci aient pris parti pour l'un ou l'autre des deux camps.

Bien sûr que les nationalistes ont tort de réclamer une indépendance qui n'apportera aux Catalans aucune liberté fondamentale supplémentaire, mais la droite espagnole a été stupide de rejeter le compromis obtenu par le PSOE en 2006, et encore plus de refuser un référendum qui aurait donné un "non" ferme et définitif comme en Ecosse ou au Québec. Ils ont ce faisant radicalisé le bloc indépendantiste et élargi sa base. S'ils envoient les chars, le processus risque d'être irréversible, même le football sera impuissant à cimenter l'unité nationale. Et pourtant, que serait la Liga sans le FC Barcelone et que serait celui-ci sans la Liga ? La première plus grand-chose et le second rien. La petite Catalogne serait-elle seulement capable de se qualifier pour la Coupe du Monde ? L'Espagne aurait-elle pu gagner celle-ci sans les Catalans pur jus Puyol, Piqué, Xavi, Busquets et Fabregas ? Non, deux fois non !

Alors vive l'Espagne unie et démocratique, au roi Felipe de montrer qu'il est à la hauteur de son père, seul monarque d'Europe vivant à avoir dûment mérité son trône !

Exilé

...mais surtout formule une "exigence de laïcité" qui dans sa conception est radicalement hostile à l'esprit religieux et aux richesses de la notion de transcendance et de ce rapport sensible au monde, que la foi soit présente ou non. La laïcité seulement comme une machine de guerre.

Qu'il y aurait à dire sur cette laïcité à la française...
Enfin « française », façon de parler, car quoi de plus étranger au peuple de France, à ses traditions, à son histoire, à ses ancêtres, à sa nature, que cette laïcité qui l'oblige à se renier lui-même et qui lui a été insérée de force comme un coin dans sa chair ?

Loin d'une simple reconnaissance de la liberté de conscience, qui ne devrait tenir que sur une ligne, il s'agit bel et bien d'une machine de guerre visant à pourchasser le fait religieux, afin de l'extirper du paysage, des œuvres d'art, de la littérature, du langage parlé et écrit, bref de la vie et surtout des esprits.

Nous avons évoqué ici même la chasse organisée par certains élus - coucou monsieur Baroin - qui se sont piqués d'éradiquer des mairies la moindre trace de santons inoffensifs alors qu'eux ou bien leurs frères ne bronchent pas devant les appels publics au meurtre, aux mutilations, au sexisme et au racisme proférés à l'occasion d'étranges prières tenues sur le sol de leur commune par les tenants d'un système politico-religieux d'essence étrangère...

Et n'est-il pas curieux que certains de ces partisans de la laïcité soient les premiers à violer les principes qu'ils proclament par ailleurs, par exemple quand ils ont remis à un célèbre présidentiable une demande d'engagement à construire davantage de mosquées s'il venait à être élu ?

Xavier NEBOUT

@ Frank Thomas

On apprécie votre sens de l'honneur très franc-maçon.

Exilé

@Frank Thomas
"Quelle époustouflante sagacité ! Quel enquêteur !"

Mais c'est très simple.
La reprise de certains éléments de langage, comme on dit de nos jours, est une signature qui ne trompe pas.
Il en va de même pour certains slogans récités en boucle par le public qui en ignore l'origine.

charles

@ Jean le Cauchois | 09 octobre 2017 à 17:03

Vous auriez pu aussi rajouter la Terreur blanche des Verdets où des réformés furent tués et où certains s'enfuirent.

@ Xavier NEBOUT | 09 octobre 2017 à 15:59

Quel que soit ce qu'on pense de la politique aventureuse de la généralité de la Catalogne, il a été élu démocratiquement... et non pas désigné par des francs-maçons puisque telle semble être votre obsession.

boureau

"Le Ministre de l'Intérieur a été excellent sur BFMTV" dites-vous cher P. Bilger ? Vraiment ? La subjectivité dominicale serait-elle aussi la vôtre ?

Quelques phrases de Collomb à propos de la sortie de Macron sur les emplois non pourvus dans la Creuse :

"Ici c'est vraisemblablement un problème de liaison"

"Ce n'est pas le problème de 180 km. Si vous êtes reliés par une autoroute ou une voie ferrée qui vous permet d'y aller... Je viens de Lyon, je n'ai pas de problème pour venir chez vous parce qu'effectivement il y a des liaisons."

Voilà un homme qui a complètement perdu le sens des réalités. Ou l'a-t-il réellement eu ?

Désolant.

Cordialement.

Trekker

@ Breizmabro | 09 octobre 2017 à 09:56
"S'ils veulent vraiment trouver un travail, les ouvriers de GM&S peuvent très bien aller travailler tous les jours à 180 kilomètres de chez eux, moi je viens de Lyon tous les jours j'ai pas de problème pour venir chez vous."

M. Collomb, habitué des TGV, ignore qu’un simple trajet SNCF La Souterraine - Ussel, c’est entre 3h05 et 3h28 selon les heures, et donc un AR c’est entre 6h10 et 6h56. Certes le même trajet AR par la route, c’est seulement 4h40 et cela hors intempéries !

La consultation préalable des sites voyages-sncf.com et viamichelin.fr lui aurait évité de proférer une telle ineptie. Mais pour défendre son Président, il ne recule devant rien : un poste de ministre n’a pas de prix.

@ Xavier NEBOUT | 09 octobre 2017 à 11:05

Vous faites bien de rappeler les responsabilités de toute la franc-maçonnerie dans le refus « d’une paix blanche » avec l’Allemagne en 1916 / 17 : cette prolongation de la guerre nous coûta seulement quelques centaines de milliers de morts, sans parler des blessés. De même sa volonté de démembrer l'empire austro-hongrois conduisit rapidement à l’émergence d’Etats ultranationalistes rivaux voire ennemis.

Les conditions de paix imposées à l’Allemagne lors du traité de Versailles, ce dernier fortement influencé par la FM, firent le lit du nazisme et donc de la Seconde Guerre mondiale avec toutes ses atrocités.

Certes une certaine droite ultranationaliste française joua un rôle non négligeable dans ces trois événements. Mais il n’empêche que la FM en fut l’élément moteur principal, ah que c’est beau le soi-disant humanisme des « frères » !

Un point de désaccord avec vous au sujet de la Révolution, la FM n'y joua qu’un rôle fort secondaire et quasi marginal : elle était alors composée de nobles et d’aristocrates. Mais selon une habitude constante chez elle, elle en revendiqua la paternité quelques décennies après. Les « frères » sont des artistes pour s’attribuer après-coup des événements auxquels ils furent étrangers. Exemple type : les FM morts en déportation ou fusillés ne le furent nullement à cause de leur appartenance maçonnique mais pour leurs actes de résistance. Quoi qu'ils en disent maintenant, ils n’en furent ni les précurseurs ni les acteurs principaux.

Frank THOMAS

@ Exilé
"Votre commentaire visant à nier laborieusement des évidences semble démontrer que vous-même appartenez à cette secte"

Quelle époustouflante sagacité ! Quel enquêteur !
Donc, si je prends la défense des pandas, c'est que je suis un ursidé ?

Jean le Cauchois

@jack à 11:05
"Nous n'avons pas connu de massacre de masse au nom de la religion depuis la Saint-Barthélémy"

Pas tout à fait exact, dear jack : vous avez la révolte des camisards dans les Cévennes, sous Louis XIV, et puis le génocide des Chouans, et l'assassinat systématique des prêtres non assermentés sous la République de Robespierre et autres Montagnards.

Xavier NEBOUT

On en apprend de belles sur la pègre médiatique de Catalogne qui nous a annoncé 80 blessés alors qu'il n'y en a eu que quatre hospitalisés le jour même, et qu'il n'en restait que deux le lendemain, photos truquées de blessés de tous lieux et dates, etc. etc.

Et qui est derrière la minorité indépendantiste qui terrorise la majorité non indépendantiste en Catalogne, la même qui manipule l'enseignement et l'histoire. Mais la franc-maçonnerie, bien sûr.

La Catalogne est depuis longtemps la région de l'Espagne la plus infestée par ces sectes.
Ce sont elles aussi qui ont provoqué la guerre civile par les exactions anticléricales notamment, jusqu'à ce que Franco en délivre ce pays, et il semble qu'il n'avait pas assez bien fait le ménage.

caroff

"Avec la conséquence hypocrite qu'il ne convient pas de nommer l'islam parce qu'il n'y a pas de hiérarchie entre les religions et qu'une religion n'est pas plus dangereuse qu'une autre".

Et hier soir, dans l'émission "C politique" animée par Karim Rissouli, on a eu droit à plus d'une heure de propagande islamiste avec Edgar Morin qui a présenté Tariq Ramadan avec lequel il a dialogué dans "Au péril des idées" comme un homme honorable alors qu'il s'agit d'une fripouille mahométane sous des dehors d'intellectuel pétri de culture occidentale (vous savez, le gars qui était en faveur d'un moratoire sur la lapidation des femmes...).

Ensuite on a eu droit à Tahar Ben Jelloun, romancier de Cour (celle d'Hassan II...) qui nous a enjoints de dire aux Franco-Maghrébins qu'ils étaient bien français et qu'être musulmans n'était pas un handicap puisqu'il convenait de ne pas faire d'amalgame entre les crimes qui ont ensanglanté la France et la pratique de l'islam...

Chers téléspectateurs, prenez donc bien un cachet de "cépassalislam" et une pilule de "padamalgam" tous les jours et dormez tranquilles !

Charles

@ Xavier NEBOUT | 08 octobre 2017 à 22:08
"Secte satanique qui n'aura de cesse de détruire l'humanité."

Votre pensée tout en nuance...

@Xavier NEBOUT | 09 octobre 2017 à 11:05

Vous oubliez entre autres la Saint-Barthélémy, la Michelade et les violences romaines envers les chrétiens.

Exilé

@Frank Thomas
"Non la laïcité, pour le GODF, n'est pas "radicalement hostile à l'esprit religieux" : elle est radicalement hostile à l'expansion de la religion dans les affaires de la cité, c'est-à-dire contre le cléricalisme.
Non le Grand Orient ne considère pas la laïcité comme une "machine de guerre"."

Votre commentaire visant à nier laborieusement des évidences semble démontrer que vous-même appartenez à cette secte ou bien que vous en êtes pour le moins un compagnon de route.
Errare humanum est.

Je ne vais pas reprendre point par point toutes vos affirmations dont vous êtes le premier à savoir pertinemment la fausseté, mais qu'importe.

Le caractère viscéralement antireligieux et spécifiquement anticatholique de la franc-maçonnerie est patent, et la tentative de le masquer sous un anticléricalisme qui serait de bon aloi ou bien sous une prétendue laïcité qui n'est en fait que le faux nez de l'athéisme militant ne trompera que ceux qui veulent bien l'être.

Plusieurs ex-francs-maçons ont confirmé ce point, que divers épisodes de l'histoire remontant à deux siècles ont déjà révélé par eux-mêmes.

« Toute l'opération consiste bien, avec la foi laïque, à changer la nature même de la religion, de Dieu, du Christ, et à terrasser définitivement l’Église ».
(Vincent Peillon, Une religion pour la République, p. 277, édition du Seuil, 2010)

« Il faut donc à la fois déraciner l'empreinte catholique qui ne s'accommode pas de la République et trouver, en dehors des formes religieuses traditionnelles, une religion de substitution qui arrive à inscrire jusque dans les mœurs, les cœurs, la chair, les valeurs et l'esprit républicain sans lesquels les institutions républicaines sont des corps sans âme qui se préparent à tous les dévoiements ».
(Vincent Peillon, ibid, p. 34)

Giuseppe

Qui connaît Barcelone s'étonne de tout le bruit et des inexactitudes proférés. L'ambassadeur d'Espagne en France en a rectifié quelques-unes, Caixa s'enfuit loin de cette minorité séparatiste endettée jusqu'au cou.

La liberté débridée de cette ville ne peut en aucun cas s'apparenter à cette minorité qui aboie mais qui ne représente rien ni personne, qui voudrait prendre entre ses serres cette liberté acquise loin de toutes ces divagations d'indépendance qui flattent surtout ceux qui veulent l'imposer.

Ce serait le pire des retours en arrière pour une Espagne des Lumières qui avait retrouvé en très peu de temps la liberté foisonnante de vivre.
Les indépendantistes ne défendent qu'une cause, la leur, leur petits privilèges et surtout un confort politique qui les maintient dans un pouvoir illusoire.

L'Espagne est libre comme peu de pays d'Europe peuvent se targuer de l'être, Barcelone n'a que faire de ces illuminés minuscules qui vont les faire rétrograder au siècle dernier sous couvert d'un soi-disant dirigisme d'Etat. Il faut avoir parcouru la Catalogne pour comprendre qu'elle est l'Espagne pour toujours et son voisin Valence est là pour en témoigner.

Xavier NEBOUT

@Trekker

Tout a fait d'accord, j'aurais dû dire que c'est la franc-maçonnerie qui constitue une secte satanique.

Quant au nombre de morts, nous lui devons entre autres ceux de la Révolution, ceux du premier empire, et ceux de la prolongation de la guerre de 14-18 pour la disparition de l'empire autro-hongrois qui était le but obsessionnellement poursuivi par les francs-maçons.

jack

Ruquier : il assume être prêt à tous les dérapages dès lors que son émission fait du buzz et qu'il peut se dandiner sur sa chaise par autosatisfaction. Franchement, on ne voit pas au nom de quoi Madame Angot se permet de donner des leçons à Madame Rousseau. Elle se comporte en dictateur de la pensée unique : la sienne. On a le sentiment qu'elle 'surjoue', elle fait l'intéressante en quelque sorte. Et ceci avec un aplomb tel qu’elle peut déstabiliser ses interlocuteurs. Si Madame Rousseau l'avait envoyée balader fermement au lieu de pleurer, l'échange aurait été plus équilibré.

Le Premier ministre : il y a du Juppé dans ce Premier ministre. Il assume des mesures apparemment impopulaires qui devraient produire des effets positifs à moyen terme, notamment sur le plan de l'emploi. Il n'est pas dans le registre de l'émotion, il n'a pas un ego surdimensionné, ses explications sont rationnelles. Il fait le job, il assume. Il me semble qu'il ferait un excellent dirigeant d'une grosse entreprise. A l'inverse de Ruquier, il n'assume pas simplement pour faire du buzz...

Le Grand Maître du Grand Orient : je lis un passage de son discours : "Depuis le 7 janvier 2015, dans notre propre pays, ce sont près de 250 personnes qui
ont été tuées au nom de Dieu. Nous n’avions pas connu de massacres de masse au nom de la religion depuis la Saint-Barthélemy, ni d’assassinat collectif au nom d’un paganisme raciste depuis Oradour-sur-Glane. Nous sommes bien placés, du fait de notre histoire, pour mesurer l’importance de ce basculement, de cet affaissemen dans les bas-fonds de l’intolérance, du fanatisme, de la haine et de l’inhumanité".
Je pense que cette analyse est assez juste.

vamonos

Les sujets discutés le dimanche sont toujours là le lundi. De retour sur le lieu de travail, en pause, je pose un commentaire sur ce billet. J'en profite pour préciser que je ne travaille pas en usine. J'ai l'expérience de la chaîne de production en trois fois huit. J'avais accepté ce type d'emploi en interim, en attendant mieux ce qui a fini par arriver. Il n'y a pas de mal à viser plus haut, à capitaliser sur de l'expérience et des diplômes.

Je ne connais pas le "Grand Orient de France", la dénomination me semble suffisamment fumeuse pour que je m'abstienne de m'y intéresser.

Par contre, je me suis documenté sur l'histoire des Espagnols, mes ancêtres, mes racines. L'histoire de ce peuple est une longue suite d'invasions, de guerres, de revirements politiques. Après les Goths et les musulmans, les royalistes ont imprimé leur savoir-faire. Ils sont toujours là, quoique sous une forme édulcorée. Le Roi a pris la parole en fin de semaine et une foule immense a défilé dans les rues pour réaffimer l'attachement de la majorité des Espagnols à l'unité de leur pays.

Une fois de plus, France Inter relaie des informations partielles et fait des généralités où il n'y en a pas. Une minorité de Catalans a organisé un simulacre de référendum auquel a participé une minorité d'Espagnols comparé à la majorité des électeurs potentiels. Ces informations manipulées sont reprises en boucle pour faire croire aux public français que les Espagnols sont pour la sécession de la Catalogne.

Vaya con dios.


Frank THOMAS

Votre couplet, Philippe, contre la conception que le Grand Orient se fait de la laïcité est à la fois inexact, injuste et caricaturalement excessif. Il recueille d'ailleurs un inquiétant satisfecit de Xavier Nebout qui apparemment rêve de rallumer les bûchers de l'Inquisition contre cette "secte satanique".

Vous tombez très exactement dans ce que Renaud Camus dénonçait dans son excellent entretien avec vous : les attaques tellement fausses que la victime ne sait plus comment s'y prendre pour s'en défendre, puisque ce n'est pas d'elle que l'on parle.

Non la laïcité, pour le GODF, n'est pas "radicalement hostile à l'esprit religieux" : elle est radicalement hostile à l'expansion de la religion dans les affaires de la cité, c'est-à-dire contre le cléricalisme.
Non le Grand Orient ne considère pas la laïcité comme une "machine de guerre".
Ce reproche si rebattu est indigne de vous. Vous nous avez habitués à plus de subtilité et de nuance.
Quant à cette accusation - grave - que vous formulez selon laquelle il se refuserait à "nommer l'islam" en particulier, il montre que vous n'avez rien compris à l'exigence de neutralité qui oblige à repousser hors du champ public toute religion, majoritaire ou pas, sans en privilégier ou en condamner aucune.
Vous vous offusquez bruyamment du fait que le GODF ne fasse pas de "hiérarchie entre les religions" et qu'il considère qu'aucune n'est "plus dangereuse qu'une autre". Vous osez même ajouter : "les chrétiens et les juifs apprécieront".
Voudriez-vous, par hasard, que les autorités de la République fissent une "hiérarchie" entre les religions et prissent le risque d'en désigner une comme incompatible avec nos institutions et nos mœurs ?
Ne pensez-vous pas qu'il est plus efficient et plus juste de les tenir toutes également à l'écart des affaires publiques, sans se mêler de juger de leurs qualités et de leurs défauts respectifs ?
N'avez-vous donc aucune notion de l'urgence, au contraire, d'en revenir à une laïcité exigeante et juste ?

Frank THOMAS

"La finesse du premier (le "propos complexe") et la vigueur du second (le "propos direct voire vulgaire") se cumulent"

Monsieur Macron est donc cet admirable orateur qui sait mêler en une harmonieuse et subtile unité la finesse et la force, le lisse et le rugueux, la profondeur de l'analyse et la fulgurance de l'expression. Etre "à la fois" prince et peuple, Bossuet et Audiard. Un Fregoli génial, quoi !
On reste saisi devant tant de talent. D'ailleurs, qui sommes-nous - à part, bien sûr, le président de l'Institut de la parole - pour oser même y porter le regard ?

breizmabro

"Le ministre de l'Intérieur a été excellent sur BFMTV. Tout de bon sens, de mesure et de lucidité"

Exemple : "S'ils veulent vraiment trouver un travail, les ouvriers de GM&S peuvent très bien aller travailler tous les jours à 180 kilomètres de chez eux, moi je viens de Lyon tous les jours j'ai pas de problème pour venir chez vous."

M. Collomb prend en effet un des 14 TGV et 5 TER qui, chaque jour, en moins de deux heures effectue les 460 km Lyon-Paris, pour la modique somme (moyenne) de 97 euros le voyage (remboursés), et je ne crois pas que M. Collomb perçoive le même salaire que le meilleur des salaires d'un ouvrier de GM&S. 

Dès lors cette intervention est-elle vraiment du bon sens, de la mesure et de la lucidité ? J'en doute fort d'autant que, lui, a réussi cet exploit de faire muter sa femme juge au tribunal administratif de Toulon à celui de Paris dès sa nomination place Beauvau.

Vaut mieux être riche et fonctionnaire que pauvre et ouvrier...!

Michel Deluré

Un peu à l'image de ce qui se fait lors d'une enquête policière, j'ai essayé de trouver un lien reliant les cinq subjectivités dominicales proposées par notre hôte et leur donnant une certaine cohérence.
Il m'a semblé que ce lien, sans doute pas le seul (cf. semtob 09/10 00:46), pouvait être le Verbe. Verbe singulier du Premier ministre, du ministre de l'Intérieur, du Grand Maître du Grand Orient, de Ruquier ou Verbe pluriel des manifestants anti-indépendantistes de Barcelone.
Le Verbe, avec le sens que veut lui donner celui qui l'exprime et l'interprétation qu'en donne celui qui le reçoit.

Exilé

Avec la conséquence hypocrite qu'il ne convient pas "de nommer l'islam" parce qu'il n'y a pas de "hiérarchie entre les religions et qu'une religion n'est pas plus dangereuse qu'une autre". Incroyable !

Dans notre monde médiatisé à outrance, nous sommes littéralement matraqués au fil de l'actualité par de petites expressions ou tournures de style d'apparence insignifiante présentées comme des vérités premières et que chacun, à commencer par les faux intellectuels, est invité à répéter consciencieusement comme un perroquet pour paraître politiquement conforme.

Ainsi par exemple il est fréquent qu'après chaque crime odieux commis au nom de l'Islam - qui n'est d'ailleurs pas qu'une religion - soit évoquée une prétendue dangerosité des religions, en général, mises indistinctement sur le même plan, ce qui relève bien évidemment de la malhonnêteté la plus flagrante.

Nous pouvons raisonnablement penser que ces slogans préfabriqués répétés comme des mantras (pensons aussi à la « détresse des femmes » pour faire accepter aux Français la légalisation de l'avortement), ont bien été concoctés quelque part avant d'être diffusés par certains relais et chacun en aura deviné l'origine la plus logiquement probable...

GLW

@ Franck Boizard
@ Robert Marchenoir

C'est ça, c'est exactement ça. C'est résumé, mais c'est ça. Il y a eu également le "Et alors" de François Fillon au moment de ses petites difficultés.

breizmabro

Pour le "j'assume" c'est tout de même le chef Macron qui "assume" le plus.

Il a "assumé totalement" la crise qui a entraîné la démission du chef d'état-major Pierre de Villiers, de même qu'il assume, toujours, le "yen a qui feraient mieux de chercher du boulot plutôt que..." ; bordel n'étant pas vraiment assumé. (Chacha a dû lui mettre une mauvaise note pour ce gros mot ;))

"Plutôt que de s'avancer dans le débat, de risquer une contradiction ou d'être à court d'une réplique, on "assume" (Ph Bilger)

semtob

Cher Philippe,

Cette invitation à nous plonger dans la subjectivité d'un instant nécessite un effort trop grand pour l'heure.
Nous percevons bien qu'il y a quelque chose qui vous fait sourire dans cette opposition presque métaphysique entre les faits, la dépendance et la neutralité.
Et par où commencer ? Quel lien dans ces cinq propositions ?
Le hasard d'un calendrier ? Une synthèse des sujets précédents ? Qui sommes-nous pour analyser ces manifestations ? Sont-elles de même importance ?
Faut-il appeler un chat, un chat ? Cette réponse conviendrait parfaitement à la question posée pour Ruquier et Macron.
Et si nous mettions dans le même panier la réponse pour le GO et pour Collomb, cela simplifierait le travail car le lien est connu.
Cependant, vers les années 1980, le GO prétendait que nous devions nous enrichir de nos différences et l'on peut aujourd'hui se demander si le GO n'a pas assumé un grand dérapage en cultivant l'effacement des différences.
Le GO est devenu plus conservateur que la droite, un copieur des tendances dites modernes ou un chercheur de modernité. Mais un chercheur de modernité du passé.

Le respect des différences s'entendait dans le respect des principes de la laïcité et de la République. Il ne reste dans la réflexion actuelle qu'une addition de communautés qui ne savent plus vivre ensemble.

Gérard Collomb a fait don pour plusieurs décennies du patrimoine de la bibliothèque de Lyon aux gants mappa de Google alors qu'il aurait dû protéger les œuvres et rien que pour cette initiative qui a été reprise par d'autres villes, ce personnage n'est pas intéressant du tout. La ville de Lyon serait une réussite ? Et il y aurait de quoi glousser d’orgueil devant cette métropole et la prendre en exemple ? Mais de qui se moque-t-on ! Ce sont les tristes fiançailles du BTP avec un patrimoine romain qu'il aurait fallu valoriser.
La ville de Lyon n'est qu'une rampe de lancement pour de nombreuses personnes qui n'ont qu'un désir, quitter cette pieuvre irrespirable qui pleure ses arbres !
Macron souhaite inviter des peintres modernes pour relooker son abri.
Edouard Philippe peut inviter des tagueurs façon Jack Lang et lancer une concertation référendaire pour savoir si les Parisiens optent pour un plug anal à la mode Hidalgo ou un urinoir géant pour ravir cette modernité tant espérée !

Quant à l'Espagne, il faut connaître son passé tragique pour s'exprimer et tenter d'interroger le désir d'indépendance exprimé qui coexiste avec la volonté de participation au projet européen.
Trop de passion tue la raison, trop de raison tue le désir.
françoise et karell Semtob

Trekker

@ Xavier NEBOUT | 08 octobre 2017 à 22:08
"Heureux de voir enfin Philippe Bilger dénoncer le Grand Orient comme pègre intellectuelle, car avec son langage nuancé, c'est bien ce qu'il nous dit."

Croyez-vous que la GLNF la GL-AMF soient un repère d’honnêtes gens, uniquement préoccupés par l’élévation intellectuelle supposée de leurs membres ? Certes au niveau sociétal, ils sont bien plus modérés que le GO mais n’en restent pas moins toujours des « frères ». D’ailleurs quelles que soient leurs obédiences, tous forment la « chaîne d’union » quand les malversations d’un des leurs sont mises à jour. C’est beau le devoir de fraternité !…

Xavier NEBOUT

Heureux de voir enfin Philippe Bilger dénoncer le Grand Orient comme pègre intellectuelle, car avec son langage nuancé, c'est bien ce qu'il nous dit.

Il s'agit en fait d'une secte satanique qui n'aura de cesse de détruire l'humanité. Destruction des institutions religieuses et royales, noyautage de toutes les hiérarchies, légitimation de la procréation d'enfants sans père, théorie du genre, en passant par les détails ravageurs tels que la méthode globale pour que l'abstraction ne soit plus la source du langage.

Nous avons pu voir le Premier ministre répondre avec un regard de hyène, à l'évocation des victimes d'adoption par des couples d'homos vouées aux psychanalystes : "je ne veux pas entendre cet argument".

Si l'islam peut nous en débarrasser, alors bienvenue à l'islam qui n'est ni plus ni moins que le christianisme à coup de pied au c.. pour les peuples qui ne le méritent pas. Même avec ces barjots, il fera moins de dégâts que la franc-maçonnerie.

Giuseppe

"La Catalogne est magique parce qu'elle est une facette éblouissante et capitale de l'Espagne." (PB).

La Catalogne c'est l'Espagne, ils ont tout, leur gouvernement, leur police, leur santé.
Manipulateurs qui voudraient faire sécession sous des dehors oiseux et pour le moins fallacieux, s'ils tiennent tant à leur identité il leur sera réservé en option leur patois dans les écoles.

Ils représentent 1/5 du PIB mais un endettement à la mesure de ce chiffre. Sans le reste du pays ils seront dans une misère noire, les banques et les entreprises commencent à fuir une autarcie maléfique à une si belle région qui sera décapée de toute sa splendeur.
Une minorité prenait en otage l'ensemble d'une région qui sans aucun doute est une des plus ouvertes et modernes du pays.

On construit l'Europe, d'autres construisent des murs.

Achille

« Laurent Ruquier, au sujet de la scandaleuse empoignade sur ONPC, a trouvé habile, lui aussi, de prononcer ce mot magique. "J'assume" est devenu l'argumentation infiniment rapide et, si on ne creuse pas, efficace de ceux qui ne veulent pas prendre le risque d'argumenter sur le fond. Plutôt que de s'avancer dans le débat, de risquer une contradiction ou d'être à court d'une réplique, on "assume". »

Si Laurent Ruquier voulait vraiment assumer il ferait son émission en direct et donc ne pourrait couper au montage les dérapages de ses deux collaborateurs.

Comme argument pour justifier le pétage de plomb de Christine Angot il a eu cette phrase d’un angélisme désarmant : « C’est la vie ! ».
C’est la vie certes mais vue par un bobo friqué qui se repaît avec volupté des drames humains
Manifestement son explication foireuse semble avoir satisfait le CSA si prompt d’habitude à donner des avertissements voire des amendes à d’autres animateurs de talk-show et qui dans le cas présent semble regarder ailleurs.

Laurent Ruquier n’a présenté aucune excuse, pas plus d’ailleurs que sa collaboratrice qui est revenue à l’émission suivante comme si rien ne s’était passé. Pire, elle a affirmé dernièrement qu’elle ne regrettait rien.
Il est vrai que les exaltées ne regrettent jamais rien, bien au contraire, elles auraient tendance à insister. A noter que l’on trouve des cas identiques chez les hommes.

Franck Boizard

Avant, au temps où l'honneur n'était pas un mot creux, "assumer" voulait dire démissionner, voire se suicider. Aujourd'hui, au temps du cynisme comme pas possible, "assumer" veut dire exactement le contraire : s'accrocher au pouvoir coûte que coûte.

Claude Luçon

"Laurent Ruquier, au sujet de la scandaleuse empoignade sur ONPC, a trouvé habile, lui aussi, de prononcer ce mot magique : "J'assume"."

Dans le cas de Ruquier il y a confusion ! L'Obs a mal compris !
Il est plutôt du genre : "J'assomme !" Dans tous les sens du verbe.

hameau dans les nuages

Gérard Collomb, fils d'ouvrier comme il le déclare lui-même, revient sur la déclaration controversée du Président de notre République.

"Oui c'est vrai, je fais bien Paris-Lyon sans problème"

Oui en effet c'est très comparable niveau temps et frais de transports :

https://fr.mappy.com/#/2/M2/TItinerary/IFRUssel%2019200|TOLa%20Souterraine%2023300|MOvoiture|PRcar/N151.12061,6.11309,1.8973,45.89337/Z9/

et via la SNCF, sept heures de train par jour.

Avec Macron and co tout est possible.

Mon père me disait alors que j'étais petit que les francs-maçons étaient martiens. Avec Jupiter on assiste à l'alignement des planètes.

Tipaza

« Il a réussi le tour de force, par ses réponses, d'améliorer les questions. »

Groucho Marx ne disait pas mieux :
"Il est difficile d'avoir tort quand on a fait soi-même les questions et les réponses."

« "J'assume", un moyen apparemment honorable de se sortir d'un piège »

Le « J’assume », un des derniers avatars de la confession catholique, par lesquels certains espèrent être pardonnés, et dans l’ambiance d’un catholicisme décadent, pardonnés sans pénitence.

« Le président de la République serait partagé entre un propos complexe et un verbe direct(...). La finesse du premier et la vigueur du second se cumulent, elles ne se détruisent pas, elles créent de la diversité et de la plénitude »

Macron se révèle un adepte d’Alan Perlis, grand informaticien devant l’Éternel, qui disait : « La simplicité ne précède pas la complexité, elle la suit », mais dans le cas de Macron la simplicité est un peu trop directe et manque de nuance. Dans le binaire, zéro un, informatique elle est plutôt du niveau zéro.

« J'espère que cette marée humaine(...)saura faire recouvrer à ce formidable pays le sens de son unité. »

Je ne peux pas m’empêcher en voyant cette chienlit de penser à la devise franquiste : « Espana, Una, Grande, Libre ».

« Quand la volonté à toute force d'être dans les Lumières conduit à de telles extrémités de la pensée et à un tel défi au bon sens et au réel, on est saisi, et c'est un euphémisme ! »

En fait de Lumières, cet individu devrait penser au soleil noir d’Henri Bernard Abran :

L'astre du jour montait au sommet de la dune;
Je l'attendais assis depuis la veille au soir
En suivant dans le ciel la course de la lune:
Mais ce matin pour moi le soleil était noir.

Le soleil était noir sur la ligne de crête,
Immobile, écrasé comme un vieil oripeau
Par la main de ces dieux, invisible et discrète
Qui laisse son empreinte à jamais sur la peau.

Celui qui voit tomber l'acier cru qui rutile
Sur son cou mis à nu par les soins du bourreau,
Connaît l'effroi profond de cet instant fragile
Où le temps n'est plus rien qu'une lame en biseau.

Robert Marchenoir

"J'assume" : en français de tous les jours, "ta gueule".

Plus précisément : c'est moi qui ai le pouvoir, et je fais ce que je veux.

indépendance

Le Grand Orient est un fléau pour notre pays (entre autres) c'est lui qui forme, autorise et introduit de nombreux parasites dans la classe politique française.

Il a pactisé avec l'Islam et l'a amené aux plus hautes fonctions de l'Etat.

Ne parlons pas de lumières pour cette secte mais d'ombres malsaines.

Exilé

Le ministre de l'Intérieur a été excellent sur BFMTV. Tout de bon sens, de mesure et de lucidité. Il a eu du mérite. Il a réussi le tour de force, par ses réponses, d'améliorer les questions.

Philippe Bilger est manifestement retombé en cet après-midi dominical dans son péché mignon qui est de ronronner de satisfaction au son de n'importe quelle berceuse pourvu qu'elle soit fredonnée avec mesure...

Je n'ai pas entendu cet entretien et je ne veux pas l'entendre, ces quelques mots suffisent à planter le décor et à montrer que ce monsieur, quel que soit le sujet traité, ne fait pas son travail en faisant le beau sur un plateau de télévision, au lieu de se trouver sur le terrain et pas pour serrer des mains dans la foule mais pour pousser des coups de gueule, pardon pour le recours à cette expression bien parlante.

En ce qui concerne le bon sens, nous verrons cela la prochaine fois car aux dernières nouvelles, aucune disposition relevant du bon sens le plus élémentaire n'a été ne fût-ce qu'annoncée, en ce qui concerne la libre circulation illicite de tueurs et autres individus dangereux sur le territoire français, pour ne pas évoquer leurs soutiens logistiques, leurs partisans et leurs admirateurs, ce qui commence à faire du monde.

Pour ne pas évoquer non plus l'équivoque sympathie touchant à la complicité entre certains personnages politiques parfois haut placés - suivez mon regard - qui feraient mieux de démissionner puis de se cacher sous le tapis et la mouvance où évoluent ces tueurs.

Quant à la mesure, parlons-en !
Clemenceau, dit le Tigre, faisait-il preuve de mesure quand il combattait les Apaches en 1907 ?
La mesure a-t-elle été pratiquée dans la mise hors d'état de nuire de Bonnot ?
Les militaires de 1917 combattaient-ils les Allemands avec mesure ?

De même, sa prétendue lucidité ne semble pas non plus transparaître dans ses actes.

Enfin, nous ne lui demandons pas d'améliorer les questions concernant des problèmes archiconnus de tous - sauf peut-être de lui - mais d'y apporter des solutions définitives.

-----------------

Après ma petite diatribe concernant ce curieux ministre de l'Intérieur, je tiens à faire savoir à Philippe Bilger que je ne cherche pas à le contrer systématiquement et que plusieurs des positions qu'il a exposées dans son billet dominical sont très sensées et relèvent du simple bon sens.

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Les commentaires sont modérés et ils n'apparaîtront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.

Vos informations

(Le nom et l'adresse email sont obligatoires. L'adresse email ne sera pas affichée avec le commentaire.)

Ma Photo

MA CHAINE YOUTUBE

PRESSE, RADIO, TELEVISION & INTERNET

INSTITUT DE LA PAROLE

  • Formation à l'Institut de la parole
    Renseignements et inscriptions : philippe.bilger@florimont.com
  • L'Institut de la Parole propose des formations dans tous les domaines de l'expression et pour tous, au profane comme au professionnel de la parole publique. L'apprentissage et le perfectionnement s'attachent à l'appréhension psychologique de la personnalité et aux aptitudes techniques à développer. L’Institut de la Parole dispense des formations sur mesure et aussi, dans l’urgence, des formations liées à des interventions ponctuelles, notamment médiatiques. Magistrat honoraire, Philippe Bilger propose également des consultations judiciaires : conseils en stratégie et psychologie judiciaires.

MENTIONS LEGALES

  • Directeur de la publication : Philippe Bilger
    SixApart SA 104, avenue du Président Kennedy 75116 PARIS