« Le président et la Justice : une respectueuse indifférence ! | Accueil | Il est temps d'achever l'affaire Cantat ! »

12 octobre 2017

Commentaires

Lucile

@ Savonarole

Pour vous encourager, je vous recopie cette citation de Churchill : "Success consists of going from failure to failure without loss of enthusiasm" (Réussir consiste à avancer d'un échec à l'autre sans perte d'enthousiasme).

Sbriglia me paraît efficace en matière de plaidoirie : il est net, concis, ses arguments abordent la question sous plusieurs angles et s'emboîtent sans contradictions internes pour former un édifice cohérent. Et il les ajuste en douceur à son interlocuteur. Vous feriez donc mieux de laisser sa tête tranquille et de vous occuper de la vôtre, ou de la partie de votre anatomie avec laquelle vous réfléchissez le mieux. If you see what I mean (si vous voyez de quoi je parle).

Savonarole

@: Lucile | 13 octobre 2017 à 23:11

Je ne recommencerai plus, je le jure sur la tête de sbriglia.

Lucile

@ Savonarole

Boris Johnson, mauvaise excuse. D'abord il a un grand-père turc, en plus il réussit à être vache sans être un seul instant grossier.

Imaginant vos invectives, je m'apprêtais donc à en rajouter une couche, et à vous traiter entre autres de petit-bourgeois, mais je m'adoucis, et vous savez pourquoi ? Tout juste parce que vous me dites "allons, allons, Lucile". Je suis trop bête. Il faut dire que sbriglia - que je lis toujours avec délectation - a bien plaidé votre cause avec un "allons chère Lucile", qui m'a fait fondre, assorti d'un jeu de mots sur les dates de péremption des conserves, et d'un vibrant éloge aux saillies de Savonarole et aux fulgurances de Marchenoir. Alors va pour le dérapage du clavier, après tout le doute doit profiter à l'accusé. Je savoure votre soutien sans faille, Noblejoué. Vous avez raison, je suis victime, peut-être pas de mon courage, mais plutôt de ma sensiblerie.

Catherine JACOB

"Mais acceptons aussi l'idée que de bonne foi Jean-Luc Mélenchon, Christian Estrosi, Valérie Pécresse, Thierry Solère, Guillaume Peltier aient pu proclamer les exigences de l'insoumission, de l'audace, de la liberté, de la construction et du populaire, en faisant plus qu'y croire, en se servant d'eux pour leur ressembler dans leur pratique le moins mal possible ! Comme un rêve à concrétiser, un horizon à atteindre, une promesse à tenir, d'abord à l'égard de soi."

Une méthode Coué en somme. Et pourquoi pas alors en effet, l'Indépassable... Je dois avouer cependant que votre trouvaille m'a bien amusée.

sbriglia@Lucile

@ Lucile
"...Je sais d'avance ce que dira de moi un homme qui va fouiller dans la vie d'une femme politique pour la traiter d'angoissée du périnée."

Allons, chère Lucile, vous dont je me délecte des commentaires toujours sensés, ne pouvez-vous imaginer que le clavier de Savonarole ait dérapé et qu'il ait voulu écrire "angoissée du périmé" ce qui, connaissant l'impétrante, serait assez proche de la vérité ?

Il en existe sur les boîtes de conserve, il y en a aussi sur les idées politiques...

Le parcours antérieur endemolesque de la dame est là pour en attester !

Et que serait ce blog sans les saillies de Savonarole et les fulgurances de Marchenoir ?... Vous imaginez-vous lire de longues dissertations sans fin sur le laquage du canard sous l'ère Meiji ou la version expurgée du journal de l'Amiel du blog ?

A périr d'ennui !

Noblejoué

@ Lucile
"Puisque personne ne relève l'expression, il va encore falloir que je m'y colle, quitte à être traitée de "pensionnaire du Couvent des Oiseaux", "Madame bigoudis", "triste à mourir", et autres amabilités à mon égard."

Vous êtes victime de votre courage. Avez-vous remarqué que personne ne relève non plus les abus, de divers genre, de plusieurs intervenants ? Avez-vous remarqué combien les sexuels se comportent souvent fort mal entre eux ? Après, dire aux asexuels qu'ils devraient entrer dans une danse souvent si sinistre n'est pas une plaidoirie gagnée d'avance...

Avez-vous remarqué qu'à part celui qui vous agace, tout le monde vous estime comme particulièrement honnête, cultivée et équilibrée, ici ? En somme, ceux qui vous dénigrent vous le reprochent : vous donnez involontairement mauvaise conscience. Les autres vous applaudissent quand ils y pensent et quand ils surmontent la peur d'être moqués... Dans un monde où on juge à charge mais pas à décharge, c'est, tout de même, un chemin de traverse.

Il y en a, par-ci, par-là :

Dans les bois éviter le monde, être traité de sanglier, dans la perpendiculaire des voies principales lors des inaugurations, éviter les discours, voir la police un peu plus loin et s'éloigner encore, dans la ville dont on sent les vibrations tout en y cherchant des points de retrait, dans les magasins des bibliothèques faire exhumer un livre encore jamais lu, voir un film que tout le monde dédaigne vu l'horaire et avoir une sorte de projection privée de film d'horreur plus pour se faire une expérience particulière que pour une oeuvre qui ne vaut ni plus ni moins qu'une autre, l'amour de loin ou ce qui y ressemble ici et en ressortir plus de glace que jamais, et subir une perte tellement grave que la diabolisation consécutive de cette aventure est une plaisanterie, est une nostalgie d'un monde d'avant, d'un hier qui ne reviendra plus, mais après, par une ironie du sort, quand on n'est que désert, trouver, peut-être est-ce une nouvelle déception à venir ou pas, des alliés pour une quête qui est bien tout ce qui vous reste.

Bref, il y a ça et là des échappées dont il faut se saisir comme la lumière se répand à travers les branches des forêts.
Que personne ne vous décourage d'être ce que vous voulez être.

@ calamity jane | 13 octobre 2017 à 11:57

Eh oui, les gens accusent les autres pour leurs chemins de traverse. Et alors ? Si je pouvais, je prendrais de la poudre de cheminette, comme dans Harry Potter.

Savonarole

@Lucile de 11h:04

Allons, allons Lucile, vous qui admirez le Royaume-Uni, et qui étiez hier soir devant votre TV pour regarder "Quatre mariages et un enterrement" , vous ne pouvez pas rester insensible à l'humour bourrin des Anglais au pub.
Mélange de classe et de vulgarité, tels sont les Anglais.

Je ne faisais que m'inspirer de Boris Johnson, futur Premier ministre après Theresa May.

https://fr.sputniknews.com/international/201607141026669960-boris-johnson-citations/

boureau

@ Patrice Charoulet 13 octobre 08:06

Nostalgie, nostalgie...

L'ancêtre talentueuse de nos chroniqueurs actuels, cette chère Madame de Sévigné, avait un talent fou. Il est vrai que formée par Ménage et Chapelain, ses précepteurs, elle avait acquis de sérieuses bases en français, italien, latin et même un peu de grec. Avec en plus, des contemporains illustres : Corneille, Racine, Molière... Excusez du peu !

Je ne résiste pas au plaisir de vous rappeler un passage d'une lettre adressée à Madame de Grignan. Passage qu'en classe de cinquième, nous avions eu tous à apprendre par cœur et à commenter ensuite de mémoire :

"Savez-vous ce que c'est que faner ? Il faut que je vous l'explique : faner est la plus jolie chose du monde, faner c'est retourner du foin en batifolant dans une prairie ; dès qu'on en sait tant, on sait faner."

La réalité de la fenaison en Bretagne au dix-septième siècle devait être à cent lieues, mais qu'importe ! D'autant plus que le manoir des Rochers, visité à plusieurs reprises, m'a toujours apparu être d'un sinistre !

Tiens, on aurait pu demander à Najat Vallaud-Belkacem ce qu'elle pensait de la formation de Madame de Sévigné !

Merci, Patrice Charoulet, la nostalgie n'est pas toujours sinistre, elle !

Cordialement.

calamity jane

@ Noblejoué
"Face aux autoroutes déprimantes les chemins de traverse"

C'est un monde que les chemins de traverse. Attention tout de même car ceux et/ou celles qui vous verront revenir avec de la boue sous la semelle ou des piquants sur votre pantalon, vous accuseront de tous les maux de leur déprime...
Sinon, sur ces chemins de traverse, on peut tout inverser.
Et UBER sur ces chemins-là donne rebu(t) ou rébu(s)... tout un programme !
Parlons et écrivons français que diable.

Lucile

@ Savonarole
"Cette angoissée du périnée (...) Vertige du gland"

Puisque personne ne relève l'expression, il va encore falloir que je m'y colle, quitte à être traitée de "pensionnaire du Couvent des Oiseaux", "Madame bigoudis", "triste à mourir", et autres amabilités à mon égard. Refoulée peut-être, puisque c'est votre registre de confort. Je m'en contrefiche, c'est votre technique ; je sais d'avance ce que dira de moi un homme qui va fouiller dans la vie d'une femme politique pour la traiter d'angoissée du périnée.

La première fois que je suis intervenue sur ce blog, vous avez aussitôt cherché à m'intimider en critiquant mon style et en me donnant des conseils. Eh bien je ne prise pas le vôtre. Vous reprochez aux féministes de chercher la guerre entre hommes et femmes, mais dans le genre, vous les valez bien.

Exilé

@jack
Que l'on soit d'accord ou non sur les solutions proposées, il n'est pas contestable que Monsieur Macron et son gouvernement se saisissent des problèmes et sont "en marche" vers leur résolution.

En marche, mais dans quelle direction ?

« Nous étions au bord du gouffre, nous avons fait un grand pas en avant. »
Félix Houphouët-Boigny

Patrice Charoulet

Chacun sait que Mme de Sévigné idolâtrait sa fille.
La grande épistolière était surtout faite pour l'amitié.
Sait-on que ses amis préférés furent Fouquet, Mme de Lafayette, La Rochefoucauld, Retz ?
Quelle époque ! Quelle compagnie ! Quels amis !
Notre lot, c'est Ruquier, Baffie, Christine Angot et...
Harvey Weinstein.

genau

Dans la série Kaamelott, Sire Gauvain forme un parti qui peine à trouver une dénomination mais les participants semblent s'orienter vers "les semi-croustillants".
Oui, on pourrait s'arrêter à la description que vous faites du naïf et du coquin mais pourrait subsister quelque chose de plus inquiétant.
En effet, la population se rallie, de moins en moins, sous une bannière et s'apprête à accepter de voter pour une étiquette, et je ne crois pas que la dénomination y soit pour quelque chose. Croix de Feu voulait dire quelque chose, NDSAP n'a rien d'enthousiasmant et pourtant.... Parti Communiste a un sens, si clair que la classe intellectuelle s'y est perdue d'honneur pour longtemps et que quelques excités, dont j'ai fait partie, ne regretteront jamais d'avoir cassé du coco de même que quelques militants aujourd'hui chenus en ont gardé une lumière intérieure.

C'est qu'il y a là matière à analyse, mais dans ces appellations au ravaudage verbal polychrome, il n'y a rien, sauf, et encore, quelques dispensateurs de prébendes.
Les vingt dernières années ont détruit l'image politique habituelle et ont permis la surrection de blêmes financiers, qui ne rendent jamais la monnaie sur un milliard d'euros, détruisent l'environnement et tout ce qui ressemble à un cadre de vie autre que rentable, aidés par des parties impuissantes qu'ils ont le soin de déléguer aux responsabilités politiques.
Ce n'est pas un complot, c'est l'évolution naturelle d'une société qui cherche en permanence ses repères.

J'adore cette député franco-gabonaise, Mme Obono, qui n'a comme visée que mettre la pagaille ; elle le fait intelligemment, avec beaucoup d'aplomb, mais reste ridicule car elle symbolise la classe politique qui s'enveloppe dans un drapeau verbal, mais ne sert à rien.

Savonarole

Quand on m'a dit que Virginie Calmels, née en 1971, avait été pendant cinq ans la compagne de Christian Blanc, né en 1942, je me suis dit que la droite était fichue.
Gérontophile, elle soutenait déjà Juppé.

Cette angoissée du périnée soutient Wauquiez, qui lui-même nous parle comme un enfant de quatre ans avec son caban rouge et ses mimiques Mamie Nova.
On se demande comment elle va s'y reconnaître. Vertige du gland.
En tout cas c'est la nouvelle tête à claques de la droite.

Duval Uzan

@ Marc GHINSBERG

Oui mais il est parfois nécessaire de défaire, même si l’on ne refait pas.

boureau

Certes, ils ne manquent pas d'air, comme vous dites cher P. Bilger, tous ces médiocres que vous citez - et ceux que vous ne citez pas - mais franchement notre société mérite-t-elle mieux ?

Les clercs ont abandonné l'excellence. La paresse a remplacé l'effort. La médiocrité dans laquelle nous baignons depuis les années soixante-dix, et ce dans presque tous les domaines, incite-t-elle à élever l'esprit du plus grand nombre ?

Parlons seulement des domaines où nous avons été parmi les meilleurs du monde.

Le cinéma : où sont les grands metteurs en scène, les dialoguistes, les acteurs qui avaient propulsé le septième art (comme on se vantait de le dire) au firmament ? Regardez les niaiseries qui sont proposées par nos soi-disant modernistes !

La littérature : on peut compter sur les doigts d'une seule main les écrivains qui sortent du lot, mais sans atteindre la cheville des grands qui ont fait de la France, en quatre siècles, le pays de la littérature.

La télévision : le niveau est si bas dans son ensemble, qu'une émission moyenne sinon médiocre est aussitôt qualifiée de "culte" ! Les animateurs et leur fric ont remplacé les producteurs qui enchantaient nos soirées et cultivaient le "bon peuple".

L'Education nationale : après avoir été, comme je l'ai déjà écrit ici, sans doute la meilleure du monde, elle est rendue si bas que même les espoirs suscités par la nomination d'un ministre courageux sont si minces que nous n'y croyons presque pas.

Mais nous-mêmes, dans nos comportements et nos exigences, valons-nous mieux ?
Regardez le bal mondial des faux-culs qui accompagne la pseudo-découverte de l'attitude sexuelle d'Harvey Weinstein. Tout Hollywood, tout New York, tout Washington savaient, toutes les élites américaines touchant aux médias et au cinéma savaient et depuis bien longtemps, qu'il était libidineux, vicieux, colérique, agressif, violeur.
Même en France le milieu du cinéma et des médias le savait, mais pas de vagues. Il faisait gagner de l'argent et de la notoriété, donc silence. Et tous se répandent en surprise indignée.

Sans être Alceste, il faut bien admettre que le monde où nous vivons et les exemples des élites (sic) n'incitent pas à l'élévation de l'âme comme auraient dit les bons Pères... et surtout les politiciens.

Cordialement.

semtob

Cher Philippe,

Devant tous ces embrouilles, mensonges et confusions, nous ne pouvons que réagir avec ironie.
Si le seul pris dans les rets était le lion, le solaire, cela trouverait solution, mais dans la fable, c'est le rat qui délivre, le petit, le rien.
Avec tous ces rugissements, ces déconstructions, rien n'avance et ce sont ceux qui se prétendent constructifs qui s'avèrent les plus nuisibles.

L'intérêt général se détricote devant des ambitions ridicules et exaspérantes.
Nous faisons avec le tissu industriel les mêmes erreurs qui ont été faites avec l'agriculture.
Personne ne peut être efficace dans un projet s'il n'en saisit plus le sens et s'il est dans le mal-être.

Le milieu enseignant se désinvestit de ses missions, le milieu médical affiche un découragement, les étudiants boudent les sciences, de même pour l'ensemble des domaines.
L'instabilité démotive la population entière et ce ne sont pas des annonces pour 2020 ou 2030 qui redonneront l'élan et la confiance attendus.
françoise et karell Semtob

Robert

Belle réflexion en vérité Monsieur Bilger. J'en retiens ceci :
"On a surtout la conviction que l'audace, la liberté, l'insoumission ainsi affichées mobiliseront le citoyen qui naïf prendra au pied de la lettre, de l'hyperbole l'ornement dont se sera paré son parti ou son groupe préféré."

Ceci est de moins en moins vrai. La preuve en est donnée par les taux d'abstention, y compris à l'élection présidentielle.
Le peuple se laisse de moins en moins prendre à ces discours trompeurs parce qu'il voit comment les choses évoluent à son seul détriment, mais toujours au profit d'une classe privilégiée qui vit dans ses métropoles et ignore la France dite périphérique. N'existent que les métropoles et les banlieues seules considérées comme quartiers populaires. Le reste pour nos dirigeants est sans intérêt. Ecoutez Monsieur Macron et ses semblables parler de la "vieille industrie", celle qui pourtant procure des emplois et que l'on brade à tour de bras. D'ailleurs il faudrait s'interroger sur les motifs pour lesquels la notion de richesse des pays est vue à la seule aune du PIB et non plus du PNB. Il est ainsi plus facile d'accuser les fonctionnaires, par leur masse salariale, d'être la cause des déficits de la France sans avoir à se préoccuper du déficit commercial abyssal que les politiques suivies créent !

Le discours de ces hommes et femmes politiques sonne de plus en plus faux avec un souci, celui de l'apparence. La meilleure preuve en est chez LR le peu de différence entre les programmes de ses candidats à la primaire puis à la présidentielle et le "projet" de M. Macron. L'objectif est le même et seules diffèrent les modalités. Quant à la politique poursuivie par M. Hollande, elle n'était que la continuation de celle de son prédécesseur, avec des choix sociétaux différents. Il n'y a que cela qui les classe à droite ou à gauche : c'est un peu court.

Des personnes comme Michel Onfray ou Christophe Guilluy en ont démonté les mécanismes. Je ne puis qu'engager à lire "Le crépuscule de la France d'en haut" du dernier cité pour comprendre les modalités de la mystification permanente menée par notre classe politique avec la collusion bienveillante des médias comme de nombre d'universitaires et d'économistes. Avec en sus la trahison du Conseil d'Etat comme du Conseil constitutionnel qui ont bradé tous les principes fondamentaux qui fondent la "République française" en se soumettant à des décisions d'institutions européennes sans réelle légitimité.

Noblejoué

"Je ne voudrais pas tomber dans une indécente contagion et m'abandonner, grâce à vous tous, à décréter ce blog non seulement singulier mais indépassable !"

Etre singulier, c'est bien, c'est ne pas se plier au formatage. Se vouloir indépassable va contre ça, car on commence à penser aux autres, à la compétition, et on ne dit plus ce qu'on brûle de dire, on veut juste faire son petit effet.
Non, assez de ces journalistes et personnalités parlant des mêmes choses presque dans les mêmes termes ou tombant dans de stériles oppositions ! Face aux autoroutes déprimantes, les chemins de traverse.

duvent

Que d'enfantins propos ! Le monde dispose pour un projet bancal de presque tous les ingrédients : du rien, du vide, un peu de néant, pas mal de vacuité et pour que cela tienne, de l'ego, de l'ego en quantité, de la réflexion mais qu'elle soit réflexive, des parangons, des voix mais de stentor, des messieurs et des dames, des vieux loups et de jeunes requins... Nous avons tout cela, et qui diable empêche la bonne nouvelle ?

breizmabro

"Peut-être ai-je eu tort de songer même fugacement à rire de ces paroxysmes car à les supposer purs affichages, il n'est tout de même pas neutre de les avoir choisis. Ils ne peuvent que pousser la politique vers le meilleur"

Dieu vous entende.

Philippe Dubois

@ Tipaza | 12 octobre 2017 à 07:17
"...à moins qu’il n’existe déjà une taxe frappant ces blogs et que j’ignorerais."

Taisez-vous, malheureux, vous allez leur donner des idées !

finch

"…ce n'est pas rien que de se décréter insoumis, audacieux, libre, constructif, républicain, mobile, ou même populaire. De prêter ainsi ces vertus fondamentales à…" P.B.

J'ignorais que l'insoumission était, en toutes circonstances, une vertu. C'est étonnant qu'un citoyen, un temps symbole d'ordre et d'autorité, et se réclamant réac' le dise. Mais si Philippe Bilger est sûr de son fait…

Les Insoumis ‬n'en sont pas à un paradoxe près. Ils sont soumis au système. Ils ne le disent pas et ne l'admettront jamais. S'ils étaient en cohérence avec eux-mêmes, ils auraient déjà démissionné de leur poste de député depuis longtemps. Ne le faisant pas, ils deviennent profiteurs du système (qu'au passage, hypocritement, ils dénoncent…) et se plongent dans son moule en se bouchant le nez.

Il y a un siècle et quart, les Insoumis s'appelaient les anarchistes. Ils étaient alors en harmonie avec leurs convictions. Ils faisaient, à coups d'attentats (le terrorisme de l'époque…), la guerre à l'ordre, aux institutions, à la loi, etc. Fous et intrépides, ils dédaignaient leur existence pour des idées. Cela n'aurait certainement pas plu à Brassens qui chantait : "Mourir pour des idées. L'idée est excellente. Moi j'ai failli mourir de ne l'avoir pas eue."

Les Insoumis‪ ‬ne mourront pas de l'avoir eue… cette idée. Ils finiront bourgeois notables. Le corps social qu'ils abhorraient tant auparavant sera leur lot et leur sépulcre.

D'autres sont morts pour des idées qu'ils n'ont pas eues, ni soutenues. Il en a été ainsi de Sacco et Vanzetti qu'une divine chanson de Joan Baez a immortalisés. L'injustice dont ils furent victimes a créé le mythe. L'hystérie anti-rouges US a fait d'innocents de pérennes martyrs. C'était il y a quatre-vingt-dix ans.

Le Che dont on célèbre en ce moment l'anniversaire des cinquante ans de son exécution en Bolivie avait, lui, les mains bien sales, et le comportement fortement chevillé aux idées. Trop chevillé : le médecin défroqué était devenu un impitoyable exécuteur de sang-froid. Il a échoué partout où il a tenté d'implanter et d'imposer sa révolution.

Pareille mésaventure n'arrivera jamais aux "Insoumis" français mode actuelle : ce ne sont que des chiffons de papier, de pâles esclaves d'un confort matériel. Leur idées, il y a longtemps qu'ils les ont mises au rancart☹️, avant même de franchir les portes de l'Assemblée nationale.

sbriglia @ Marc GHINSBERG

"Rendons à Camus ce qui appartient à Camus. Voilà ce qu’il disait lors de son discours de réception du prix Nobel de littérature à Stockholm en décembre 1957 :
« Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. » (Marc Ghinsberg)"

Bon tacle, Marc !
Cette fois-ci, ni coup franc ni penalty !

PS : au fait, Philippe, "Sens commun" c'est pas beau comme sigle ?
Tapez "Sens commun" sur Wiki et vous serez étonné des références !

fugace

Rebelle ?

« Parce que tout de même ce n'est pas rien que de se décréter insoumis, audacieux, libre, constructif, républicain, mobile, ou même populaire. De prêter ainsi ces vertus fondamentales à des structures qui à l'évidence vont être plus accablées que stimulées par ces prestigieuses qualifications ».

Qui ne possède pas sa part de rébellion et voudrait, d’une manière ou d’une autre aimanter toutes celles qui se ressemblent, pour imposer ses idées par le nombre faute de mieux.
L’Histoire nous rappelle ainsi que de grands insoumis(es) donc rebelles se sont opposés, quelquefois au péril de leur vie, à l’ordre établi ou aux normes de leur temps.
Ces rebelles du passé, qui firent de leur vie un combat, voulaient sans aucun doute mieux montrer d’autres voies pour ceux et celles du futur.
Combien ont réussi ?

Lui parmi d’autres :
http://www.lemonde.fr/livres/article/2013/07/24/la-question-histoire-d-un-manuscrit_3452592_3260.html

jack

Pour l'heure, le slogan "En marche", qui implique une dynamique, ne manque ni d'air ni de réalité.
Que l'on soit d'accord ou non sur les solutions proposées, il n'est pas contestable que Monsieur Macron et son gouvernement se saisissent des problèmes et sont "en marche" vers leur résolution.

Hier le domaine du travail, à partir d'aujourd'hui la formation. Et, bien entendu, la fiscalité au travers du budget 2018. Puis d'autres chantiers.
Donc nous sommes loin des atermoiements d'un Hollande, de l'audace brutale et parfois inefficace d'un Sarko.
Bon, il y aura toujours un Martinez pour regarder dans le rétro et un Mélenchon pour s'admirer en tant que tribun. Pourquoi les socialistes n'ont-ils pas mis Mélenchon aux finances lorsqu'il était encore en odeur de sainteté ? Nous aurions alors un tribun plus proche de la réalité des comptes que du rêve de la dépense illimitée.

Solon

"Au commencement était le Verbe... et la parole était avec Dieu et la parole était Dieu."
Tous les politiques le savent. Ce qui explique qu'à défaut de refaire le monde, ils disent qu'ils vont le refaire.

Lucile

Je suis encore plus dérangée par le changement des étiquettes que les partis s'attribuent que par leur choix de mots, dont on sent qu'il a laborieusement été concocté grâce à un brainstorming effréné ou qu'il est dû à l'inspiration subite d'un chef, grand ou petit.

Tout ça fait très gadget. Ou alors quartier neuf, dépersonnalisé, avec l'allée des Lauriers, l'allée des Roses, l'allée des Hortensias, bref, c'est la fin de l'histoire. Une certaine stabilité, le poids des générations, la réputation et le nom qui vont avec font que l'on sait de quoi on parle.

On achète une petite bicoque, on met une pancarte avec "Mon rêve" en lettres personnalisées sur la porte, et on changerait le nom de la villa "Mon Rêve" tous les ans ? Pas possible !

Achille

Finalement l’élection du président de LR ressemble à s’y méprendre à l’élection de l’actuel président de la République. En effet, il semblerait que si 50% des militants se déplacent pour choisir leur nouveau patron, le parti peut s’estimer heureux (cf. France Info ce matin).

Election à la présidence #LR : la crainte de l'abstention pic.twitter.com/BtBbe4l6jY

— franceinfo (@franceinfo) 12 octobre 2017

J'aime bien la chute du commentaire...

Aliocha

Vous pouvez, chers hôtes, prétendre à dépasser ceux qui prétendent nous diriger, ces fils qui ravalent les choses saintes au commerce de la marque, car ici vous créez l'espace nécessaire au débat, un environnement où ce n'est pas la reproduction, mais la liberté de l'inimitable qui est favorisé :

"Les objets qui nous entourent désormais, voitures, avions, appareils ménagers, habits, affiches, livres et ordinateurs... tous proposés à nos désirs, comment les nommer, sinon des reproductions d’un modèle, à peu de variations près. Que dire, aussi, de ce que l’inculture de nos élites appelle management, pour les entreprises privées, ou de l’administration, pour les services publics, sinon que l’effroyable lourdeur de leur organisation a pour but de rendre homogène et reproductible toute activité humaine et de donner ainsi le pouvoir à ceux qui n’en ont aucune pratique singulière ? Et que dire des marques, partout propagées, dont nous connaissons l’origine : les traces de pas que laissaient en marchant, imprimées sur le sable des plages, les putains d’Alexandrie, révélant ainsi leur nom et la direction de leur lit ? Le long de leur marche dupliquée, ne revenons-nous pas au désir ? Quel président d’une grande marque, aujourd’hui partout répliquée, se sait - s’il ne le sait pas, je jouis de le lui apprendre - se sait, dis-je, fils de ces putains d’Alexandrie ? Nous avons créé un environnement où le succès lui-même, où la création elle-même, dépendent désormais de la reproduction plus que de l’inimitable.
Le danger majeur que courent nos enfants, le voilà : les fils de putains, à qui je viens de rappeler leur digne lignée, les plongent dans un univers de codes répliqués ; nous les écrasons de redondance. La crise de leur éducation, la voici : fondé naturellement sur l’imitation, l’apprentissage enseigne à devenir des singularités inimitables. Tonitruants, les médias, la publicité, le commerce et les jeux répètent, au contraire : imitez-moi, devenez les véhicules automatiques de la répétition de nos marques, pour que votre corps et vos gestes répétés multiplient en les répétant nos succès commerciaux ; timide et quasi sans voix face à ces potentats, l’éducation leur souffle : n’imitez personne que vous-mêmes, devenez votre liberté. Devenue pédagogique, notre société a donc rendu l’éducation contradictoire. La crise de la création, la voici enfin : dans un univers de replicateurs, de modes et codes reproducteurs, de clones bientôt, l’oeuvre inimitable reste cachée jusqu’à la fondation d’un nouveau monde. Ainsi nous avez-vous révélé comment le désir personnel et la culture humaine amplifient l’un des secrets de la vie, de la naissance, de la nature."

http://www.rene-girard.fr/offres/doc_inline_src/57/Discours+de+Michel+Serres+15-12-2005.pdf

Je pense ne pas être le seul à vous vouer pour cela une reconnaissance qui n'a d'égale que la liberté que vous nous permettez ici d'exercer, car vous proposez à tous par votre exemple l'horizon indépassable de la démocratie.

Exilé

Dans la classe politique, ce serait une comédie générale qui ne tromperait aucun élu, aucun député, aucun responsable de courant, de clan ou de faction : la magie du mot, de l'adjectif pour qu'il y ait au moins une lumière projetée de l'extérieur sur un contenu qu'on perçoit médiocre, en tout cas décalé par rapport à ses espérances.

Ce constat de Philippe Bilger est parfaitement exact. Nous sommes placés devant le verbe et la magie des mots qui ne recouvrent la plupart du temps que des coquilles vides.

Dans certains cas, nous sommes même victimes de gens sans scrupules qui pratiquent avec cynisme ce que dans le domaine commercial on appelle la publicité mensongère et qui est passible des foudres de la Justice, par exemple ces hommes politiques qui prétendent attirer le chaland-électeur sur un programme ancré à « droite » mais qui s'empressent de faire l'exact contraire une fois élus.

Chose curieuse, ces gens qui s'affublent d'étiquettes trompeuses sont les premiers à en coller de supposées infamantes sur le dos de ceux qui dénoncent leurs pratiques.

Achille

Bonjour,

« Dans la classe politique, ce serait une comédie générale qui ne tromperait aucun élu, aucun député, aucun responsable de courant, de clan ou de faction : la magie du mot, de l'adjectif pour qu'il y ait au moins une lumière projetée de l'extérieur sur un contenu qu'on perçoit médiocre, en tout cas décalé par rapport à ses espérances. »

Il n’y a pas si longtemps, peut-être une vingtaine d’années, les partis politiques étaient bien structurés et il était relativement facile de se positionner dans le cadre des valeurs qu’ils défendaient, depuis l’extrême gauche en passant par la gauche, le centre, la droite, jusqu’à l’extrême droite.
Certes certaines variantes pouvaient bien apparaître, liées à la forte personnalité de certains leaders, mais une solidarité de bon aloi alliée à une discipline bien maîtrisée de la part des militants faisaient que les petites dissensions n’étaient jamais sérieuses.

Aujourd’hui, les principaux partis sont secoués par des affrontements particulièrement violents pouvant aller parfois jusqu’à l’opposition à la politique menée par son propre parti au pouvoir.
Le mouvement des frondeurs du PS en est l’exemple le plus caractéristique. Il a eu pour effet de provoquer l’explosion du parti.
Idem au FN avec le départ de Florian Philippot.
A LR, où tout le monde se prétend gaulliste, mais où chacun a sa conception très personnelle de l’idée de la France que défendait le Général, c’est la guerre des chefs. Guerre qui semble vouloir s’apaiser vu que les candidats qui s’opposent à Laurent Wauquiez sont des seconds couteaux sans aucun charisme, pratiquement inconnus, les « grosses pointures » s’étant toutes désistées afin d’éviter à LR de subir le sort peu glorieux du PS en pleine déconfiture.

Laurent Wauquiez sera donc le futur patron de LR. Sa nomination ne fait plus aucun doute. En contrepartie il a fait dernièrement des concessions qui ont totalement vidé de leur substance ses projets très droitiers. Mais cette nomination de pur principe aura au moins le mérite de faire oublier l’élection de J-F Copé en 2012 à la direction de l’UMP, avec des méthodes dignes d’une république bananière subsaharienne.

Résultat de ce délitement des partis politiques, minés par des courants de pensée souvent contradictoires, Emmanuel Macron, venu de nulle part, a mis tout le monde d’accord en quelques mois, prenant, au nez et à la barbe des grands partis, le pouvoir que ceux-ci se partageaient depuis un demi-siècle.

Pas sûr que cette mascarade assez pitoyable réconciliera les Français avec la politique, d’autant que les petites magouilles légales mais pas vraiment morales continuent à se pratiquer chez nos élus, malgré le rappel à l’ordre du Penelopegate.

Tipaza

« Je ne voudrais pas tomber dans une indécente contagion et m'abandonner, grâce à vous tous, à décréter ce blog non seulement singulier mais indépassable ! »

Mais c’est que là, on change de registre.
On passe du ronflant, du rêveur, de l’imaginaire, de l’utopie un peu enfantine, de la publicité mensongère au domaine de la compétition.

Être indépassable c’est être meilleur que les autres, ce faisant vous franchissez un niveau supplémentaire inatteignable par les autres. Ce n’est plus de la vanité de la représentation, c’est la force tranquille (tiens ça me rappelle quelque chose) du compétiteur qui ne craint rien ni personne.

Vous avez bien raison, ce blog est indépassable par la richesse des billets et la qualité des intervenants, à moins que ce ne soit l’inverse, qui par chance ne sont pas sujettes à l’ISF, l’IFI, mais peut-être sera-t-il soumis à un futur ISBQ, impôt sur les blogs de qualité, à moins qu’il n’existe déjà une taxe frappant ces blogs et que j’ignorerais.

Robert Marchenoir

C'est bien vu. C'est le règne des adjectifs. Comme on n'a plus de tradition à laquelle se raccrocher, on en est réduit à qualifier les inclinations personnelles.

Heureusement, le choix des mots permet déjà de déceler certains imposteurs : se vanter d'être insoumis, soit cela signifie être un fauteur de troubles (et alors c'est un vice, et non une qualité), soit cela signifie privilégier la liberté, donc être un libéral ; or, manque de chance, la prétendue France insoumise est violemment anti-libérale.

Les "insoumis" de Mélenchon sont donc comme les "démocrates populaires" communistes : des tripoteurs, des menteurs et des falsificateurs.

Parfois, les adjectifs ont du bon.

Marc GHINSBERG

Rendons à Camus ce qui appartient à Camus. Voilà ce qu’il disait lors de son discours de réception du prix Nobel de littérature à Stockholm en décembre 1957 :

« Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. »

Alain Finkielkraut cite souvent cette pensée de Camus.
Pour le reste je dirai : "Ils ne manquent pas d’air, ils manquent de souffle…"

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Les commentaires sont modérés et ils n'apparaîtront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.

Vos informations

(Le nom et l'adresse email sont obligatoires. L'adresse email ne sera pas affichée avec le commentaire.)

Ma Photo

MA CHAINE YOUTUBE

PRESSE, RADIO, TELEVISION & INTERNET

INSTITUT DE LA PAROLE

  • Formation à l'Institut de la parole
    Renseignements et inscriptions : philippe.bilger@florimont.com
  • L'Institut de la Parole propose des formations dans tous les domaines de l'expression et pour tous, au profane comme au professionnel de la parole publique. L'apprentissage et le perfectionnement s'attachent à l'appréhension psychologique de la personnalité et aux aptitudes techniques à développer. L’Institut de la Parole dispense des formations sur mesure et aussi, dans l’urgence, des formations liées à des interventions ponctuelles, notamment médiatiques. Magistrat honoraire, Philippe Bilger propose également des consultations judiciaires : conseils en stratégie et psychologie judiciaires.

MENTIONS LEGALES

  • Directeur de la publication : Philippe Bilger
    SixApart SA 104, avenue du Président Kennedy 75116 PARIS