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30 novembre 2017

Commentaires

caffer

Exercice difficile que d'évoquer M.H, un écrivain, via ses déclarations.
Un écrivain doit-il parler ? J'en doute parfois.
Mieux vaut entrer dans son monde en le lisant.
M.H vit à l'extrême notre société moderne. Il est nous. Ceux qui prétendent être étrangers à ses travers, n'avoir jamais eu ses états d'âme sont des tartuffes.
Il faut l'entendre donc.

Antioche

J'ai lu "Plateforme", de M.H., c'est abject. A vomir. J'ai lu aussi "Soumission". C'est pire. Le problème c'est que la perspective qu'il annonce, la prise du pouvoir en France par l'Islam, régime politique totalitaire avant d'être une religion totalement incompatible avec notre civilisation, n'est pas irréaliste. Il y a trois jours à Paris, à l'Ecole militaire, ont été organisées par Alain Bauer, un homme du sérail, les "Assises nationales de la recherche stratégique". Des intervenants russes ont annoncé la même chose pour 2050. Vifs émois de protestation dans la salle. Et pourtant !
Cela n'aura pas lieu si la France réelle et profonde se lève. Il en est encore temps. Debout les Français, réveillez-vous, retrouvez-vous, reconnaissez-vous ! "Formez vos bataillons" comme ils chantent tous sans vraiment y croire. La distribution des armes, cela viendra ensuite, mais cela viendra. Sûr !

Aliocha

@ Xavier NEBOUT | 01 décembre 2017 à 12:30

Je suis touché au cœur par votre reproche de manque de charité, car il est parfaitement juste, décrivant la limite de l'expression ce que je tente ici de décrire, qui n'est autre qu'une sensation, celle qui, chez Proust, vient avant le travail de l'intelligence et qui, souvent, provoque des réactions d'incompréhension :

"L’impression est pour l’écrivain ce qu’est l’expérimentation pour le savant, avec cette différence que chez le savant le travail de l’intelligence précède et chez l’écrivain vient après. Ce que nous n’avons pas eu à déchiffrer, à éclaircir par notre effort personnel, ce qui était clair avant nous, n’est pas à nous. Ne vient de nous-même que ce que nous tirons de l’obscurité qui est en nous et que ne connaissent pas les autres."

L'impression qui a dominé le post auquel vous avez réagi, est inspirée par ce passage de l'Evangile :
"Jésus leur répondit : Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai.
20 Les Juifs dirent : Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce temple, et toi, en trois jours tu le relèveras !
21 Mais il parlait du temple de son corps."

Plus que la transsubstantiation eucharistique, l'exemple de l'acceptation du sacrifice au bénéfice de la révélation, nous associe au corps ressuscité par la connaissance qu'il nous offre du fonctionnement propitiatoire et peut-être aurais-je dû formuler cela ainsi :

L'imitation du Christ fait temple de nos corps transfigurés par le sien, leur permettant d'accueillir l'Esprit, fondant la loi nouvelle sur la connaissance réelle de nous-même.

A suivre, effectivement, car plus on tente d'expliquer... Je vous remercie néanmoins de votre lecture attentive et bienveillante.

lomepic

Bonjour monsieur Bilger, je ne suis que l'homme épique, je n'ai pas écrit ni polémiqué, ni ici ni ailleurs, depuis bien des mois : sans doute dû à l'effet Macron (qui consiste à avoir démontré que tous nos politicards de droite comme de gauche, ce n'était que du baratin : tous balayés... je lui rends cet hommage, même si je n'ai pas voté pour lui).
Bref, je me suis, moi aussi, détaché des politiques et de leurs programmes... Tout cela m'insupporte désormais, ce qui ne m'a pas empêché d'être présent sur le dernier tournage de "Zemmour & Naulleau", une émission que j'adore.

Je reviens au sujet : il y a pour moi deux personnes médiatiques en France (peut-être deux ou trois autres, si j'y ajoute Alain Finkielkraut et même Natacha Polony) qui ont un constat lucide de notre présent et devenir... si l'on ne fait rien (et heureusement qu'ils sont médiatisés).
La première est Eric Zemmour, dont "Le suicide français" décortique ces quarante années qui ont détruit la France, son âme, son intégrité (pour simplifier)...
Et la seconde est donc Michel Houellebecq, qui avec son "Soumission", prédit ce qui nous arrivera bientôt... nos élites aidant.

Exilé

Je le trouve rapide et léger sur Emmanuel Macron

Problème de temps, de calendrier ou de fatigue de sa part ? Je l'ignore, mais à mon avis il vaudrait mieux éviter de le chatouiller sur ce point, il pourrait être capable de sortir à propos de ce personnage une philippique façon Hugo contre Badinguet qui ne vous enchanterait peut-être pas...

Xavier NEBOUT

@ Marc GHINSBERG

Votre démonstration est pour le moins capilotractée, mais je vous accorde que les athées ont une circonstance atténuante en ce que la notion d'existence de Dieu n'a pas de sens puisque le propre de l'existence est d'être matérielle alors que le Dieu par exemple de l'abbé Pierre "Dieu, c'est rien, personne ne sait ce que c'est" est pour le moins immatériel.

Les athées sont aussi bien excusables de ne pas comprendre pourquoi le même abbé Pierre, mystique chrétien avant tout, aura toujours porté une soutane et se retirait du monde pour prier.

Ceci dit, lorsqu'un athée sera capable de définir le dieu auquel il ne croit pas, j’arrêterai de le prendre pour un imbécile.

Trekker

Hors sujet mais hélas fort édifiant sur le personnage qu’est Jean-Luc Mélenchon, apparu lors de plusieurs séquences de « L’émission politique » (France 2), avec son attitude d’une incroyable grossièreté et ses propos injurieux dignes d’un communiste stalinien des années 50, face à Laurence Debray (fille de Régis).

Elle avait le malheur d’évoquer avec calme, et de manière posée, le sort actuel des Vénézuéliens, mais c’en était trop pour notre Robespierre-Castro ! Le mépris et la haine suintaient de son regard, car tout cela n’était pour lui qu’anecdotes sans intérêt et de plus propagés par les USA !

Certes il ne fut guère plus élégant quand il fut interrogé sur son confortable patrimoine immobilier, et la manière dont il l’avait acquis. Quant à Danièle Obono, députée LFI et racialiste invétérée, il n’avait avec elle que quelques divergences d’analyse et ajoutait "C’est une amie, je la respecte (..) je ferai pas la police de la pensée".

Marc GHINSBERG

@ Xavier Nebout

Votre raisonnement est le suivant : pour gouverner les hommes, on a besoin de la transcendance, donc de Dieu, donc Dieu existe. Cela s’appelle un sophisme. Insulter les athées n’y changera rien.

Exilé

En tout cas c'est principalement chez lui qu'il convient d'aller chercher la vérité dure et crue sur notre mond

Je n'ai pas lu Michel Houellebecq, mais d'après ce que nous en dit Philippe Bilger, il me donne l'impression d'être l'équivalent de l'enfant du conte d'Andersen qui s'exclame : « mais le roi est nu ! » alors que ses courtisans le flattent pour ses beaux atours.

Bien entendu, de nos jours ces courtisans sont ces gens représentatifs des fausses élites qui, confinés dans leur entre-soi, répandent sur les ondes et sur la place publique leur insipide bouillie pour chats politiquement conforme, complètement en décalage par rapport à la réalité.

Xavier NEBOUT

@ Frank THOMAS

Alors, je répète : une règle ne peut être communément acceptée sans être fondée sur une philosophie du droit commune, donc sans une philosophie commune, donc sans relation commune avec la transcendance, et donc sans religion commune.
Ceci dit, le catholicisme, loin d'être enfermé dans des dogmes étroits, est aussi compatible avec une notion de Dieu très abstraite que très incarnée en Jésus sans toutefois s'exclure, et la marge est grande.

La difficulté, c'est que pour un athée à l'esprit borné (pléonasme), il est difficile d'entrer dans cette dimension.

Marc GHINSBERG

@ Exilé
« N'avez-vous pas l'impression d’exagérer un tantinet ? »

Dieu vous entende...

Frank THOMAS

@ Xavier NEBOUT
"il ne peut y avoir de contrat social sans règles communément acceptées"

Absolument : d'ailleurs cela, en France, se nomme laïcité.

agonie

Pour ceux qui savent lire et penser autrement que ces moutons suivant un berger qui ne reconnaît plus le chemin des bergeries et entraîne son troupeau vers les précipices. Que ceux-là lisent le premier commentaire d’un dénommé «barakat | 30 novembre 2017 20h22 » chez Ivan Rioufol dans son billet du 30 novembre 2017. Et vous constaterez que :
Ça c'est d'la musique !
De la vraie musique !
Alors là pardon
Moi j'dis chapeau !
Ça c'est champion !
Écoute-moi c't'air-là
Hein ! Qu'est-ce que tu m'dis d'ça ?
C'est pas du bidon
Ni d'la guimauve
Minute papillon !

Xavier NEBOUT

@ Aliocha
"L'imitation du Christ fait de nos corps le temple transfiguré, réceptacle de l'Esprit"

Jolie expression empreinte de ferveur, mais elle me semble peu charitable en ce que les autres n'ont plus qu'à se casser la tête pour comprendre ce que vous avez voulu dire. En remplaçant transfiguration par transsubstantiation, ça irait déjà mieux.

Ensuite : "fondant la loi nouvelle sur la connaissance réelle de nous-même."
Autrement dit : la contemplation du Christ permet de trouver en soi l'image du Père qui a été donnée par le baptême.
Cependant, s'il est vrai que la réalité étant le fruit de l'imagination, et donc que l'image du Père est ici opérante, la saisie de cette réalité par l'intelligence aboutit-elle à une connaissance de soi ?
A suivre...

Exilé

@Marc GHINSBERG
Nous voilà repartis pour de nouvelles guerres de religion comme du temps de Montaigne.

N'avez-vous pas l'impression d’exagérer un tantinet ?
Des pays comme le Danemark ont une religion d’État, leurs ressortissants peuvent même parfois contribuer par leurs impôts à l'entretien du culte (avec un choix éventuel parmi d'autres obédiences), où est le problème ?

Et si nous faisions le point sur les crimes commis, en France et ailleurs dans le monde, par l'athéisme militant, humh ?

Est-il normal qu'en France la religion républicaniste ait de fait le statut de religion d’État, à preuve l'omniprésence de bustes de l'idole que ses sectateurs sont supposés adorer ?
Personne ne songerait donc à se demander si la présence d'une telle idole imposée à des gens normaux, par exemple à l'occasion d'un mariage civil, ne viendrait pas heurter leur sensibilité ?

Aliocha

@ Catherine JACOB | 30 novembre 2017 à 13:02

Merci pour le lien.

"...Dans les ténèbres nichent les aigles,
Et, sans frémir, les fils des Alpes
Sur des ponts légers passent l'abîme..."
Patmos, Hölderlin.

Patrice Charoulet

Réponse matinale à un post nocturne.

"Galimatias double" : Galimatias inintelligible et à celui qui parle et à celui qui écoute. (Littré)

semtob

Cher Philippe,

Nous aurions aimé connaître votre avis sur l'équerre d'argent de Renzo Piano.
Angle droit pour le droit, c'est ce qui s'appelle une fulgurante inspiration.
Est-ce que la ligne verticale décentrée symbolise Roselyne ? Avant que les Anglais ne se soient emparés de notre méridien zéro, que Mitterrand a toujours longé, pour y capter les fluides magnétiques polaires.

Comment ne pas imaginer que Ségolène se serait réfugiée aux pôles pour capter l'esprit de ce méridien sur toute sa longueur ? Trois angles droits pour un nouveau Palais, ne serait-ce pas une reproduction de coiffe pharaonesque pour transmettre les fluides entre la pyramide du Louvre et le nouveau bâtiment ? Ou encore la future arche de La Noé pour échapper à la "macronitude" fendue par l'épée de Roland ressuscité. Pour comparer les grandes œuvres, il faut sortir de son temps, de son espace. Que reprocher à la limace ? D'avoir perdu sa spirale ? Au crapaud, d'envahir les pots de jardin et d'être les kamikazes de nos routes pour rejoindre leurs partenaires, quant au crabe d'être trop absent des restaurants du cœur. Il existe différents shouts, le naturel en est un, le but un autre, et ce fantôme qui suit la plupart des humains est le plus gros lest à larguer.

L'exploration se veut plaisance ou répugnance, elle escalade et plaque au sol toutes les indifférences.
Les dentelles de la roue ne nuisent pas à la perspective et s'envoyer en l'air rend l'espace divin, n'en déplaise aux magistratures convaincues du contraire.
L'art du cirque est un art aussi puissant que l'art de l'éloquence et nourrit des peuples si souvent poursuivis, si devoir de mémoire conserve un sens dans nos valeurs actuelles. Encore pardon pour nos détournements qui seront entendus.
françoise et karell Semtob

Florence

J'ai lu cet entretien dans Valeurs actuelles. J'ai lu aussi "Soumission".
Houellebecq a une sensibilité hors norme (y compris envers Emmanuel Macron, n'en déplaise à notre hôte qui finira bien par s'en rendre compte).


Achille

@ duvent @Achille | 30 novembre 2017 à 16:42

Chacun son approche. Personnellement quand je vais au restaurant je suis plus préoccupé par la qualité du plat qui m’est servi que par la tenue sexy de la serveuse qui me l’apporte, même si, je le conçois volontiers, cela ne gâche rien…

Noblejoué

@ Catherine JACOB

Tout d'abord merci pour le lien, ensuite, questions :

Si vous pensez que Heidegger est le penseur du siècle, pourquoi ?

Que pensez-vous de la technique ?

Est-ce que la philosophie ne pourrait pas être moins bien vue qu'avant de nos jours car les gens préfèrent les moyens directs aux moyens indirects ?

Si Heidegger en appelle à une pensée de l'au-delà de la philosophie, ne contribue-t-il pas à l'affaiblir ? Comme la philosophie a pu être marginalisé par la science, ne pourrait-elle pas l'être par ce fameux au-delà ou du moins son attente ? La philosophie, servante de la théologie, étouffée par la science ou je ne sais quoi à venir ne serait-elle pas une matrice de pensée destinée à être dévorée par ce qu'elle produit ? Si c'est le cas, où trouve-t-elle la force de résister ?

Noblejoué

@ Patrice Charoulet
"Enfin, ce bonhomme ne me plaît pas du tout, ni dans sa mine, ni dans sa façon de parler, ni dans sa façon de vivre. Il m'inspire... de la répulsion. Comme les crapauds, les limaces et les crabes."

Mais cet auteur a écrit un bon livre sur un auteur phare du fantastique américain, on dit le deuxième après Poe, Lovecraft, qui excelle à faire horreur par la description-suggestion d'êtres démoniaques destinés à prendre la suite de l'Homme, ainsi que les humains dégénérés et d'apparence... plus ou moins crapaud ou pieuvre, qui les servent. Horreur cosmique et dégénérescence organique, découverte par des hommes inactuels dès l'époque du reclus de Providence.

Amusant de voir comment Houellebecq et vous, vous rejoignez dans l'horreur de certaines réalités organiques, même si cela se fait au détriment de cet auteur dont je n'ai lu que ce qui m'attirait, à savoir son opuscule sur Lovecraft... Pas mauvais du tout, mais pas meilleur que des études de moins médiatisés sur le même.

Pour le plaisir, pour les lovecraftiens, pour ceux qui auraient la chance de le devenir :

"N'est pas mort ce qui à jamais dort
Et au long des siècles peut mourir même la mort"

"Dans sa demeure de R'lyeh, Cthulu attend et rêve".

D'un autre point de vue :

"Un démon répugnant attend son heure en rêvant au fond de la mer, et la mort plane sur les cités chancelantes des hommes".

Comme le dit Francis Lacassin, épopée cosmique collective peinte avec les seules couleurs du cauchemar.

A pu sortir certaines personnes de dépression, en a fait rêver bien davantage encore.

breizmabro

"Enfin, ce bonhomme ne me plaît pas du tout, ni dans sa mine, ni dans sa façon de parler, ni dans sa façon de vivre. Il m'inspire... de la répulsion. Comme les crapauds, les limaces et les crabes" (Patrice Charoulet 30 novembre 2017 à 08:37)

(Pour les crabes... pas d'accord, c'est super bon cuit à l'eau de mer :D)

En même temps si c'est le ressenti de P. Charoulet pour cet écrivain il a autant le droit de le dire que ceux qui lui balancent l'encensoir dans toutes les grandes messes médiatiques parisiennes.

breizmabro

@ boureau | 30 novembre 2017 à 13:21

Bien d'accord avec vous.

Et comme dirait le délicieux Philippe Tesson : "Je souhaite sa mort par exécution par un peloton de soldats."

me ivez !

@ Achille | 30 novembre 2017 à 12:01

;D

(peux pas faire plus bref ;))

Achille

@ charles | 30 novembre 2017 à 11:48

Ce m’a poussé à faire le rapprochement entre MH et Diogène de Sinope c’est le côté atypique et asocial des deux personnages.
L’un et l’autre n’attachent aucune importance à l’étiquette de celui à qui il s’adresse. Diogène se permettait de critiquer l'immense Platon et même de snober Alexandre le Grand, le personnage le plus puissant de l’époque.
Ceci étant il est difficile de faire une comparaison exacte de deux personnages nés à 2300 ans d'écart.

Moi aussi j’aime bien lire MH. Mon livre préféré est sans conteste "La carte et le territoire" dans lequel il est l’un des personnages de son roman qu’il traite avec un cynisme que Diogène lui-même n’aurait pas désavoué.

duvent@Achille

@ Achille
"Etrange pour un fin lettré tel que vous qui devrait s’attacher plus au fond qu’à la forme, à la profondeur de la pensée qu’au côté superficiel de l’aspect physique."

Cette remarque que vous adressez à M. Charoulet n'est pas, me semble-t-il, très justifiée. Je ne vois pas bien le rapport entre sa profession et son avis exposé simplement.

Je lui donne non seulement raison mais encore cent fois raison. La phrase convenue qui consiste à faire échapper à l'examen une attitude ou une allure qui délibérément affiche un désintérêt pour l'autre, est parfaitement détestable.

Par ailleurs, il est bon lorsque les autres existent pour vous, de ne pas leur infliger un spectacle que rien ne justifie si ce n'est une posture de révolté de salon, ou pourquoi pas de grand désespéré devant l'éternel...

Être empêché par des conditions indépendantes de votre volonté de vous montrer sous votre meilleur jour, cela est autre chose, que la pauvreté, la jeunesse révoltée, les disgrâces que la vie inflige, conduisent contraint et forcé à abandonner le respect de soi nous pouvons tous l'admettre.

L'apparence ce n'est pas celle des magazines, c'est plutôt celle du savoir-vivre, car dans le fait de s'imposer une contrainte par respect pour les autres, il se trouve également le début de la domination de soi. Cet exercice de la domination de soi conduit les hommes à être capables de supporter, et être capables de supporter permet aussi de s'abstenir.

De s'abstenir de quoi me direz-vous ? De s'abstenir de nuire !

Patrice Charoulet

@ Achille

Vous pensiez faire partie des gens d'ici à qui je refuse de parler. J'ai la joie de vous dire que vous n'êtes pas de ce nombre, quelles que soient les mauvaises manières qui ont été parfois les vôtres.
Touchant le look de Courtois et du romancier du jour, je persiste et je signe, sans l'ombre du commencement d'une gêne.
L'essentiel de ce que j'avais à dire a été dit... avant ce que vous avez parfaitement le droit de considérer comme mineur, voire inadmissible.

Michel Deluré

@ Patrice Charoulet 30/11 08:37
"Valeurs Actuelles me semble un hebdo préférable à l'Obs, à l'Express et au Point"

Sans dénigrer les spécificités de Valeurs actuelles, c'est là le type même du jugement subjectif par excellence. Vous appréciez cet hebdomadaire à l'aune de vos propres valeurs et convictions.
Est-il donc suffisant qu'il véhicule ces valeurs et ces convictions qui sont les vôtres pour en conclure qu'il ne peut être que nécessairement préférable à ses concurrents ?

"L'écrivain que vous citez est à un étage très inférieur"

Que d'un point de vue strictement littéraire cette affirmation se vérifie, je m'en remets dans ce domaine à votre expertise, cela empêcherait-il pour autant MH d'énoncer des évidences dérangeantes ? Faute de style, ne pourrait-il écrire des vérités ?

Xavier NEBOUT

Votre serviteur s'échine depuis bien longtemps sur votre blog à exprimer de façon beaucoup plus aboutie et philosophiquement fondée les idées que vous semblez aujourd'hui découvrir parce qu'elles viennent d'une célébrité.

Je parle notamment de la nécessité d'une religion d'Etat, tout simplement et pour résumer parce qu'il ne peut y avoir de contrat social sans règles communément acceptées.
J'ajoute qu'il n'est pas besoin d'avoir une notion commune de Dieu pour adopter une religion commune. Comme je le disais, le Dieu de l'abbé Pierre n'était pas celui d'André Frossard, et ils étaient tous deux catholiques.

Les musulmans accepteraient en effet mieux de se plier à des règles sociales issues d'une religion d'Etat, que d'un athéisme de raison d'Etat se cachant hypocritement derrière la notion de laïcité.

Mais avant tout, il faut que la religion d'Etat soit portée par une spiritualité suffisamment puissante pour justifier son autorité sur une autre religion.

C'est alors qu’apparaît la nécessité d'une autorité spirituelle détachée du temporel, et donc avec à sa tête les ordres monastiques.
C'est dans cet équilibre que la France a connu une paix civile par communauté spirituelle pendant près de mille ans (au catharisme près).
On peut en discuter, mais là est le sujet.

Patrick EMIN

Comme vous le dites, des évidences. "J'ai la conviction qu'une religion, une véritable foi, a un effet beaucoup plus puissant qu'une idéologie." Certes, l'opium aussi, mais ce n'est pas MH qui a inventé "L'opium du peuple", il l'a juste plagié. Les évidences, les redites et les plagiats, contrairement à vous Philippe Bilger, n'arrivent pas à me passionner. Tout au plus à m’interroger sur la raison d'une telle passion.

Noblejoué

Bon, on a dit qui Houellebecq n'aime pas, voilà qui il aime :

://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/25234

Bon livre, bon goût.

caroff

J'ai lu l'interview de MH dans Valeurs actuelles.

Je l'ai connu plus inspiré, mais est-ce parce qu'il s'adresse à des lecteurs allemands que la tonalité de ses commentaires sur la société ou sur lui-même paraît plus anodine que lors d'une autre interview parue dans le Figaro Magazine en 2015 ?
De celle-ci j'avais retenu :

Q. "N'y a-t-il pas un paradoxe concernant les médias ? Parce que ces médias dont vous dénoncez la quête effrénée du dérapage s'enthousiasment pour tout ce qui relève de la transgression - au point qu'on a parfois l'impression qu'il faut passer par elle pour se faire entendre… Qu'en pensez-vous ?"

MH "Ce n'est qu'apparemment paradoxal. Plus on transgresse, plus tout le monde pense la même chose. En d'autres termes, la transgression alimente l'uniformité (rires). La transgression, c'était Gainsbourg lorsqu'il chantait l'inceste ou brûlait un billet de banque en direct à la télévision : il alimentait le système, il indiquait les transgressions admissibles, comme on indique aux chiens là où ils ont le droit de faire pipi. Mais, à l'époque, la transgression faisait vendre, aujourd'hui nous sommes entrés dans une autre ère, il n'y a plus de transgressions admissibles, au contraire on invente sans cesse de nouveaux interdits, et c'est la notion de dérapage qui est entrée au cœur du système. Prenons le cas de Philippe Tesson. Il a prononcé récemment une phrase anodine sur les musulmans, mais qui a aussitôt été repérée par la police de la pensée. A partir de là, les médias s'emparent de l'affaire et y consacrent d'interminables commentaires.

Cette capacité de produire des heures et des heures de commentaires à partir de presque rien demeure soit dit en passant stupéfiante, et malsaine. Car, en même temps, dans ce système, celui qui dérape finit toujours par être détruit (enfin pas Philippe Tesson, il est trop vieux pour être détruit). C'est le but, d'ailleurs : offrir au grand public le spectacle d'un sacrifice humain. Il y a des dizaines d'exemples de ce type, comme ma phrase sur l'islam en 2001 («La religion la plus con, c'est quand même l'islam», ndlr) qui m'a valu un procès public, suivi d'une mise à mort médiatique, puis d'un vrai procès - que j'ai gagné à l'époque, parce que l'islamophobie n'était pas encore un délit. Je pense que je perdrais mon procès maintenant. A l'époque, j'ai pu opérer une renaissance, je suis un peu le MacGyver du débat public. Mais c'est un jeu de la cruauté."

C'est pour ce genre de constat proféré avec sa voix douce que MH est indispensable...

DAUMONT

J'ai plaisir à annoncer à M. Marchenoir l'ouverture ce jour 16 Place de la Madeleine du Café Pouchkine.

Que de bonnes choses.

Ça le changera du triple hamburger ketchup coca !

boureau

Bertrand Cantat

A tous ses admirateurs et défenseurs.

Je conseille vivement à toutes les autruches et autres dindons qui ont vivement pris la défense de Bertrand Cantat il y a quelques semaines, de lire l'article du Point du 30 novembre sur cet homme.

Et de s'efforcer de développer leur lucidité et leur sens critique !

Cordialement.

boureau

Je vous remercie, cher P. Bilger d'avoir relayé le Der Spiegel puis Valeurs actuelles pour commenter cette interview de Michel Houellebecq. Interview qui a du retentissement en Allemagne. En France, c'est l'omerta absolue. Il dérange !

Ce n'est ni mon écrivain favori (tant s'en faut), ni mon penseur ou philosophe de premier rang, mais il dit des choses sensées et quelquefois prémonitoires.

Je relève votre dernière phrase si juste : "En tout cas, c'est principalement chez lui qu'il convient d'aller chercher la vérité crue et dure sur notre monde".

Cordialement.

Catherine JACOB

"Il a accepté de donner son "ultime interview" au journal allemand Der Spiegel et il a choisi de publier la version française dans Valeurs actuelles."

Il se prend pour le penseur du siècle ?

Marc GHINSBERG

J’ai lu l’interview de Michel Houellebecq. Je me demande s’il n’est pas en train de devenir prisonnier de son propre personnage, un verre dans une main, une cigarette dans l’autre à la manière de Serge Gainsbourg. Il se définit comme « l’auteur de l’avachissement total », sorte de gourou extralucide, il a une opinion sur tout, il peut prédire le destin de la Catalogne ou celui de la gauche. Le doute, il ne semble pas connaître, il n’utilise pas le conditionnel, pour lui l’avenir se conjugue à l’indicatif, sa parole est performative.

Cela dit MH a une grande qualité : il parle cash comme on dit aujourd’hui, pas de circonvolutions. Ainsi, il explique calmement qu’on aurait tout à gagner à ce que le catholicisme redevienne religion d’État. Ce que l’on pressentait implicitement dans la proposition de faire référence aux racines chrétiennes de la France dans la Constitution ou dans les propos de l’ancien président de Sens Commun, lui l’annonce explicitement et notre ami Philippe trouve cela « décapant ». Nous voilà repartis pour de nouvelles guerres de religion comme du temps de Montaigne. L’islamisme radical est décidément une plaie. En dehors de tout le reste il remet à l’ordre du jour des querelles que l’on croyait réglées depuis un siècle.
Bientôt Patrick Fiori pourra chanter : il venu le temps des cathos graves !

Achille

@ Patrice Charoulet | 30 novembre 2017 à 08:37

« Enfin, ce bonhomme ne me plaît pas du tout, ni dans sa mine, ni dans sa façon de parler, ni dans sa façon de vivre. Il m'inspire... de la répulsion. Comme les crapauds, les limaces et les crabes. »
Commentaire sur Stéphane Courtois suite à l’entretien avec PB « Dernière remarque, assez mesquine de ma part... heureusement qu'il parle, il a gardé son look de gauchiste. »

Bien que vous ne vous adressiez pas aux contributeurs qui « se cachent » derrière un pseudo, rechignent à donner leur adresse e-mail, leur profession et autres petites infos personnelles, puis-je me permettre de vous faire une petite remarque.
Vous semblez très attaché au look des gens. Une tenue un peu négligée, une barbe mal entretenue, des cheveux gras mal coiffés provoquent en vous une impression défavorable pouvant même aller jusqu’à de la répulsion.
Etrange pour un fin lettré tel que vous qui devrait s’attacher plus au fond qu’à la forme, à la profondeur de la pensée qu’au côté superficiel de l’aspect physique.

Mais vous n’êtes pas obligé de me répondre. A la limite vous pouvez passer par l'intermédiaire de sbriglia qui me transmettra le message...

charles

@ Achille | 30 novembre 2017 à 09:10
"C’est un peu notre Diogène des temps modernes…"

Ce n'est pas gentil pour Diogène, philosophe souhaitant se rapprocher de la nature. Il a profondément marqué les Athéniens de son temps et vécu dans le dénuement. Je ne vois pas vraiment de rapprochement, pouvez-vous m'éclairer ?

Personnellement j'aime bien relire MH quand mon moral est au plus bas.

Aliocha

Il faudrait admettre, pour parler en France de religion d’État, ou mieux, démontrer, que l'Evangile permet, par la connaissance du phénomène religieux, de sortir de la religion en son sens historique, proposant à l'être humain de connaître plus en profondeur son fonctionnement, les rapports de ses émotions avec sa pensée, l'incarnation qu'elle exige pour être exprimée, et que les croyances, autant qu'une foi en Dieu, sont par le miracle christique, foi en l'homme, que croire n'est pas une insulte à l'intelligence, mais l'aveu d'un mode constitutif de notre nature, qui ressent dans sa chair avant de comprendre en son esprit :

"Mais c’est surtout comme à des gisements profonds de mon sol mental, comme aux terrains résistants sur lesquels je m’appuie encore, que je dois penser au côté de Méséglise et au côté de Guermantes. C’est parce que je croyais aux choses, aux êtres, tandis que je les parcourais, que les choses, les êtres qu’ils m’ont fait connaître sont les seuls que je prenne encore au sérieux et qui me donnent encore de la joie. Soit que la foi qui crée soit tarie en moi, soit que la réalité ne se forme que dans la mémoire, les fleurs qu’on me montre aujourd’hui pour la première fois ne me semblent pas de vraies fleurs. Le côté de Méséglise avec ses lilas, ses aubépines, ses bluets, ses coquelicots, ses pommiers, le côté de Guermantes avec sa rivière à têtards, ses nymphéas et ses boutons d’or, ont constitué à tout jamais pour moi la figure des pays où j’aimerais vivre, où j’exige avant tout qu’on puisse aller à la pêche, se promener en canot, voir des ruines de fortifications gothiques et trouver au milieu des blés, ainsi qu’était Saint-André-des-Champs, une église monumentale, rustique et dorée comme une meule ; et les bluets, les aubépines, les pommiers qu’il m’arrive quand je voyage de rencontrer encore dans les champs, parce qu’ils sont situés à la même profondeur, au niveau de mon passé, sont immédiatement en communication avec mon cœur."

https://fr.wikisource.org/wiki/Du_c%C3%B4t%C3%A9_de_chez_Swann/Partie_1

Plus que d'établir une religion d’État, il est indispensable d'enseigner la littérature, les textes sacrés en faisant partie, et qu'au-delà des croyances diverses et des temples particuliers à chaque culture, l'imitation du Christ fait de nos corps le temple transfiguré, réceptacle de l'Esprit, fondant la loi nouvelle sur la connaissance réelle de nous-même.

duvent

Merci à Madame Bilger de nous épargner, une photo actualisée aurait été par trop pénible...

Je ne m'attarderai pas sur les propos lénifiants de MH, je prendrai seulement cette phrase que vous citez :
"MH est sûr que les médias français ne lui pardonneront sans doute jamais le péché du désespoir".

Que voilà bien de l'orgueil !

genau

Houellebecq a le redoutable privilège de dire, sur un ton ennuyé, les misères qui guettent notre monde ruisselant de guirlandes laïques et de crèches diabolisées.
Il semble regretter le merveilleux, la légende dorée, et s'abîmer dans la poussière de la gaîté consumériste.
Il remarque avec envie, ai-je cru lire, le renouveau d'un catholicisme ardent, et frugal. De fait, cette année, beaucoup de paroisses plaident pour la disparition des cadeaux de pacotille au profit d'un approfondissement des messages chrétiens, sans compromission.

Bien sûr, la laïcité militante aura quelque raison de s'insurger contre cette tentative de renouvellement de l'esclavage intellectuel, mais n'aura guère d'argument recevable puisqu'elle louange à l'excès toutes les fêtes de l'Islam en les élevant au rang de libertés publiques.

De cet antagonisme Houellebecq tire un désenchantement qui l'entraîne vers le silence.
N'est-il pas, dès lors, le reflet presque parfait de notre monde qui sait que nous sommes un pur produit d'évolution, donc sans espoir d'autre chose que sa perpétuation logique jusqu'à l'extinction par étouffement ?
Sans métaphysique, pas d'espoir, sauf in imo pectore, c'est-à-dire, impartageable.
L'antonyme de Houellebecq c'est l'épectase que l'on peut entendre comme la sortie de l'enveloppe corporelle dans une tension vers Dieu, soit comme le décès pendant l'orgasme, voeu de toute féministe mantidéenne voyant disparaître son pollueur dans les spasmes qu'elle lui aura tirés pour lui signifier sa fin.
On devrait conseiller la lecture de Houellebecq à Madame Schiappa.

Achille

Bonjour

Michel Houellebecq est inclassable. Il fuit les interviews, ne se réclame d’aucune obédience politique ou idéologique.
Il s’est construit son petit monde, passablement pessimiste, et semble s’y complaire.
Il est une sorte d'ermite misanthrope qui, tout en haut de sa montagne, distille sa vision un peu morbide du monde avec parcimonie, ce qui rend sa parole si précieuse, même si parfois elle est « borderline ».
C’est un peu notre Diogène des temps modernes…

Patrice Charoulet

Vous nous recommandez la lecture d'un long entretien d'un écrivain actuel publié par « Valeurs actuelles ».
Permettez-moi de commenter vos propos.
« Valeurs actuelles » me semble un hebdo préférable à l'Obs, à L'Express et au Point.
Les phrases de l'écrivain que vous citez sont intéressantes. Sans plus.

Mais la question qui se pose à moi est la suivante : que vaut cet écrivain ? Et que vaut-il si on le compare aux écrivains qu'il dit ne pas aimer ? Il n'aime pas Chardonne, Morand !

Or, si comme moi, qui suis un adorateur de la langue française, on vénère Corneille, Molière, Racine, Retz, Bossuet, Fénelon, La Bruyère, Voltaire, Chamfort, Joubert, Stendhal, Flaubert, Barrès, Proust, Valéry, Montherlant, Bernanos... on vénère aussi Chardonne et Morand.

L'écrivain que vous citez est à un étage très inférieur. Il suffit d'ouvrir un de ses livres et de lire une page pour en convenir.

Enfin, ce bonhomme ne me plaît pas du tout, ni dans sa mine, ni dans sa façon de parler, ni dans sa façon de vivre. Il m'inspire... de la répulsion. Comme les crapauds, les limaces et les crabes.

Robert Marchenoir

Michel Houellebecq : "Au fond, l'intégration des musulmans ne pourrait fonctionner que si le catholicisme redevenait religion d'Etat. Occuper la deuxième place, en tant que minorité respectée, dans un Etat catholique, les musulmans l'accepteraient bien plus facilement que la situation actuelle."

J'aimerais bien savoir où notre écrivain national neurasthénique est allé chercher une chose pareille. Peut-il nous citer un seul Etat catholique où les musulmans ont accepté facilement un statut de minorité ? L'Algérie ne compte pas, car si les musulmans ont accepté, forcés et contraints, la tutelle française, ce ne fut pas parce qu'elle était particulièrement catholique ; ce fut parce qu'elle a été imposée par les armes et maintenue par la force. Et on sait comment cela s'est terminé.

D'autre part, qu'entend-il par minorité respectée ? Le mot respect est un mot piégé dans le monde islamique, car les musulmans entendent par là tout autre chose que nous. L'islam ne s'estime pas respecté tant qu'il n'est pas reconnu dans une position dominante, et tant que les autres, tous les autres, n'acceptent pas, face à lui, un statut de citoyens de seconde zone.

C'est bien pourquoi les musulmans, en pays occidental, s'estiment toujours insuffisamment "respectés", quelle que soit la longueur et le moelleux du tapis rouge qu'on leur déroule.

Et puis nous avons deux magnifiques contre-exemples face à nous : la Grande-Bretagne, et la Russie. Je suppose que Michel Houellebecq n'a pas de raison particulière d'insister en faveur du catholicisme, en tant que religion d'Etat, plutôt que pour le christianisme en général.

Or, en Grande-Bretagne, l'anglicanisme, branche du christianisme, est religion d'Etat. La Reine d'Angleterre est bel et bien le chef de l'Eglise anglicane. Le maire de Londres (musulman !...) a bien pris officiellement ses fonctions dans une église.

Qui peut prétendre que les musulmans sont bien intégrés en Angleterre, qu'ils y mènent une petite vie pépère et sans histoires ? Il y a, là-bas, la même subversion islamique que chez nous, les mêmes revendications, les mêmes attentats terroristes meurtriers, le même noyautage des institutions, la même sur-délinquance, le même militantisme haineux et violent, la même floraison de mosquées en prise directe sur l'Arabie Saoudite, le même racisme virulent anti-Blancs et anti-autochtones, qui s'exerce sous couvert "d'anti-racisme" et de "lutte contre l'islamophobie".

En Russie, l'orthodoxie est en pratique religion d'Etat, et religion temporelle qui plus est, religion fortement politisée, même si le président n'est pas le chef de l'Eglise. Le chef de l'Eglise est officier émérite du KGB, et cela remplace avantageusement. Les popes bénissent les avions de chasse, et les soldats baisent des icônes de Poutine avant de partir casser de l'Ukrainien.

Cela n'empêche pas la Russie d'avoir les mêmes problèmes de subversion islamique que nous, malgré ce que peuvent vous raconter les idiots utiles du poutinisme en France. Attentats à l'aveugle dans le métro : OK. Décapitations de citoyens pris au hasard : OK. Construction de "mosquées-cathédrales" : OK. Prières de rue : OK. Sur-natalité et immigration musulmane réprouvées par la population : OK. Séparatisme latent, voire déclaré : OK. Départ en masse de fanatiques pour se battre aux côtés de l'Etat islamique en Syrie : OK.

Comment l'Etat russe lutte-t-il contre la subversion islamique ? Pas grâce à l'Eglise orthodoxe. En faisant régner la terreur. Le FSB a favorisé le départ des musulmans vers la Syrie, dans l'espoir qu'ils se fassent tuer. L'ennui, c'est qu'ils sont en train de revenir. Poutine a fait exploser quatre immeubles d'habitation à travers la Russie en 1999, faisant 300 morts et plus de mille blessés, et a mis le forfait sur le dos des Tchétchènes dans le but de se faire élire. Il a mené une guerre d'extermination contre la Tchétchénie musulmane qui voulait son indépendance.

Après des monceaux de cadavres, de viols et de civils massacrés, il a mis à sa tête un dictateur islamique qui présente l'amusante particularité d'être le seul chef d'Etat actuel à avoir torturé ses opposants politiques de ses mains. Je dis chef d'Etat, bien qu'officiellement il n'ait pas plus de pouvoir que Valérie Pécresse, mais en pratique la Tchétchénie jouit d'une autonomie de fait, Ramzan Kadyrov menace de tirer sur les troupes du FSB si elles mettent le pied chez lui sans son autorisation, et de surcroît il se paye le luxe de faire financer son budget à 80 % par Moscou.

Cerise sur le gâteau, il fait périodiquement sa chochotte en menaçant de démissionner, ce qui n'est naturellement qu'une forme de chantage envers Poutine, auquel Kadyrov réclame sans cesse plus de pouvoir et plus d'argent ; car l'autre bureaucrate fatigué est terrorisé par la perspective d'une nouvelle explosion de violence en Tchétchénie, qui risquerait de survenir si le pouvoir de son proconsul vacillait.

En somme, ce n'est pas du tout comme si l'Eglise catholique se mettait à ouvrir des séminaires dans les "zones sensibles", et à évangéliser furieusement chez les moulouds. C'est bien plutôt comme si Macron nommait un préfet salafiste à la tête de la Seine-Saint-Denis, s'il lui donnait les pleins pouvoirs, s'il le laissait former son armée personnelle, si le préfet en question menaçait l'Elysée de faire tirer sur les CRS s'ils fanchissaient la frontière sans son autorisation, si l'Etat inondait la Seine-Saint-Denis de subventions, si le préfet se déplaçait en Rolls-Royce ou en Lamborghini, et s'il faisait assassiner Marine Le Pen rue du faubourg Saint-Honoré.

Comment ça, on n'en est pas très loin ?

Teppo Tyrmi

Bonjour Monsieur,

Votre exercice potachique m’a d’abord réjoui. Cela dit, acceptons tout de même qu’il est un peu convenu.
Car selon moi, malheureusement, vous passez à côté du véritable sujet (ceci vaut pour « Soumission ») qui est la nature profonde de la foi religieuse, celle des chrétiens et celle de l’islam.
Pourtant MH vous l’indique clairement avec Huysmans dans son livre...

Le sujet n’est donc pas clos et sa gravité exige une désinvolture courageuse.
Le cynisme ordinairement souriant ne suffira pas.

Respectueusement,

Triplete

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