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11 novembre 2017

Commentaires

Wil

@ Jean le Cauchois
"Le grand intérêt de ce livre est de donner un éclairage, certes partial et orienté, sur beaucoup d'événements du XXe siècle. Je l'offre à chacun de mes petits-enfants pour leur quatorzième anniversaire. Chaque chapitre est une leçon de vie, une recommandation de comportement."

Hahaha !

- Vous avez compris bande de petits c*ns ?!
- Oui, oui... Euuh, merci grand-père... pfiouuu, il est grave à la rue le vieux. Ok, et sinon, j'ai reçu quoi comme messages pendant ce temps-là ?...

Il le ferait exprès, ça serait moins drôle.
Il y a des sacrés cas quand même.
Et dire que je me pourris la santé à boire et que c'est moi qu'on prend pour un malade.

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@ Exilé
"Peut-être avez-vous remarqué cette chose curieuse que dans notre démocratie, selon l'expression comique en vigueur, le pouvoir et la parole ont été confisqués au Peuple"

Qu'est-ce que c'est que ces c***eries !
Quand a-t-on confisqué la parole du peuple français sous la Cinquième République ?! Où ?! Jamais et nulle part !
Le peuple français n'est qu'un gamin pourri gâté de la démocratie qui comme tout gamin quand il n'a pas ce qu'il veut dans un supermarché fait un caprice en se roulant par terre et en braillant parce qu'il sait qu'en faisant un "caca nerveux" devant tout le monde la mère (c'est pas le père puisque maintenant on sait "grâce"... ou "garces"... au féminisme qu'il est forcément parti après s'être vidé pour aller faire ça ailleurs) va avoir honte, céder et lui acheter ce qu'il veut.
Et ben le peuple français, c'est pareil sauf qu'il fait son "caca nerveux" en boudant parce qu'il n'a pas cinq ans d'âge mental mais dix.
Résultat, il se prend pour un révolutionnaire en n'allant pas voter alors qu'ils serait juste candidat et archifavori pour le Nobel de la c***erie s'il y en avait un.
Le peuple français, c'est "l'enfant roi" de mai 68. Il a tous les pouvoirs mais pas la maturité pour savoir quoi en faire.

Exilé

@Michel Deluré
"Ce dernier n'est certainement pas parfait, il peut bien évidemment être critiqué, mais affirmer qu'il n'est qu'une caricature de démocratie c'est déformer la réalité."

Parce que pour vous, le fait de diaboliser partout - dans les médias, à l'école et ailleurs - les gens qui s'écartent de la bouillie pour chat du politiquement conforme concoctée par la vraie gauche et par la fausse droite tout en les empêchant de s'exprimer autrement qu'à travers des petites phrases aussitôt interprétées de travers et montées en épingle ne relève pas d'une atteinte à la démocratie ?

Donner carte blanche tous les cinq ans à des gens qui feront le contraire de ce pourquoi ils sont mandatés relèverait de la démocratie ?

Interdire le débat sur des sujets sensibles tout en créant des diversions sur des questions artificielles ou secondaires serait donc un procédé démocratique ?

Poursuivre devant les tribunaux des propos qui ne relèvent que du débat démocratique ne serait donc en rien un comportement digne d'un régime totalitaire ?

Laisser de quasi sectes souterraines biaiser de façon transversale des choix politiques qui relèvent en principe de ce qui resterait d'une opposition gauche-droite serait donc tout à fait normal ?

Jean le Cauchois

On peut critiquer Clemenceau pour diverses raisons. Mais on peut aussi lire, ou relire, "Une journée avec Clemenceau", l'un des nombreux chapitres du livre "Réflexions et Aventures" de Winston Churchill (publié pas cher par Texto). Le grand intérêt de ce livre est de donner un éclairage, certes partial et orienté, sur beaucoup d'événements du XXe siècle. Je l'offre à chacun de mes petits-enfants pour leur quatorzième anniversaire. Chaque chapitre est une leçon de vie, une recommandation de comportement.

Michel Deluré

@ Exilé 12/11 19:56

J'avoue éprouver beaucoup de difficulté à déceler ce qu'il peut y avoir de comique dans l'utilisation de l'expression "notre démocratie" pour définir notre régime politique actuel.
Ce dernier n'est certainement pas parfait, il peut bien évidemment être critiqué, mais affirmer qu'il n'est qu'une caricature de démocratie c'est déformer la réalité.

Je ne sais comment nombre de commentateurs de ce blog le ressentent, mais je n'ai pour ma part jamais eu le sentiment que ma parole ait été jusqu'à présent confisquée par qui que ce soit. Qu'elle n'ait pas toujours été entendue, sans doute, mais cela est autre chose et c'est la loi de la démocratie, mais qu'elle ait été bâillonnée, confisquée, non !

Je ne sais par ailleurs s'il existe un "vrai peuple" qui subirait et par opposition donc un "faux peuple" qui déciderait, mais je crois que notre système offre au peuple, tout simplement, l'opportunité, à échéances régulières, de s'exprimer librement, sans être dans l'obligation de verser dans la révolution. Il est simplement regrettable que trop souvent maintenant, ce peuple ne saisisse pas toujours cette opportunité qui lui est offerte.

Achille

Après Néron, Clemenceau. C’est curieux comme certains ici ont tendance à vouloir refaire l’Histoire à l’aune de leurs convictions politiques.

La plume incisive, le ton péremptoire, chacun de ces historiens autoproclamés détient sa propre vérité qui renvoie au rayon des idées reçues ce qui nous avait été patiemment enseigné par nos professeurs.
Stéphane Bern que certains snobent ici avec condescendance, a au moins le mérite de faire appel à de vrais historiens pour étayer son émission Secrets d’histoire. Mais ce n’est qu’un saltimbanque des médias et il ne saurait à ce titre être pris au sérieux...

Xavier NEBOUT

@ Exilé

L'Empire ottoman, j'oublais.
Ca a été le brillant échange de Clemenceau : Laissez-moi tanner l'Allemagne, et je vous laisse le pétrole.
Les canailles sont toujours aussi des imbéciles.

boureau

@ Robert 12 novembre 2017 19:07
"Le Père Clemenceau"

Vous avez bien raison de contextualiser.
Nos jugements sont souvent faussés par ce manque d'effort dans le nécessaire "remake" du passé !

Cordialement.

Franck Boizard

Je vous trouve tous très durs avec Clemenceau. C'est d'une ingratitude déplorable.
Vous semblez oublier que son surnom de Père-la-victoire n'est pas usurpé. En novembre 1917, les gouvernants de sa trempe ne se bousculaient pas au portillon.

Mais évidemment, faire le stratège en fauteuil devant son écran, accumuler les reproches d'aigri, c'est si facile.

Exilé

@Michel Deluré
"Est-ce "chose futile" pour reprendre vos termes que de diriger un pays comme la France et est-ce par conséquent raisonnable que de se désintéresser de la gestion de la chose publique ?"

Que nenni !
Mais peut-être avez-vous remarqué cette chose curieuse que dans notre démocratie, selon l'expression comique en vigueur, le pouvoir et la parole ont été confisqués au Peuple - qui a le grand tort d'être jugé populiste - par une oligarchie appuyée sur des réseaux souterrains ?

Alors que peut donc faire le vrai peuple dans ces conditions, si nous exceptons pour le moment le recours à une contre-révolution (peu souhaitable du fait des désordres qui pourraient en découler) qui remettrait tous ces nuisibles à la place d'où ils n'auraient jamais dû sortir ?

N'est-il pas révélateur que le Régime ait jeté aux orties l'article 35 de la Constitution de 1793 : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoir » ?

En résumé, moi j'ai le droit de faire la révolution, pas vous.
Pas folle, la guêpe...

Robert

@ Trekker | 12 novembre 2017 à 17:45

Le Père Clemenceau a certes commis des erreurs qui ont ensuite été à l'origine de la volonté de revanche de l'Allemagne.
Mais cette exigence avait une origine qu'il conviendrait de ne pas oublier : les conditions de la fin de la guerre de 1870 par l'amputation de l'Alsace-Moselle, la frontière non plus fixée aux rives du Rhin comme depuis la fin du Premier Empire mais en crêtes des Vosges, comme les énormes exigences financières que l'Allemagne de Bismarck a imposées à la France et que celle-ci a payé rubis sur l'ongle.

De là est née la volonté de revanche des républicains français et la préparation morale à la guerre de revanche dès l'école primaire comme notamment par le jeu des alliances avec la Russie et surtout avec la Grande-Bretagne, l'entente n'ayant guère été cordiale jusqu'à Fachoda ! Et aussi, outre la restitution de l'Alsace-Moselle, la volonté de faire rendre gorge financièrement par des contreparties financières de nature à l'affaiblir durablement. Mais l'Allemagne n'a guère remboursé ses dettes de guerre... en grande partie par la grâce des États-Unis.

Trekker

@ Claggart | 12 novembre 2017 à 14:11
"Pour Clemenceau le laïque et Wilson le protestant il fallait à tout prix écraser l’empire catholique austro-hongrois, même aux prix de milliers de morts supplémentaires et à la préparation de l'avènement de Hitler. On peut donc considérer ces deux-là comme des criminels de guerre, comme Poincaré le revanchard et Joffre l'abruti de l’offensive à tout prix…"

Totalement d’accord avec vous et Xavier Nebout, mais néanmoins j’ajouterai deux remarques au sujet de la fin de cette guerre :

Wilson était partisan d’une solution modérée lors du traité de paix en 1919, afin de ne pas accroître les difficultés économiques de l’Allemagne en lui imposant des dommages de guerre faramineux. D’ailleurs il était rejoint sur ce point par une partie des négociateurs britanniques, dont l’alors jeune Keynes.

Clemenceau tout à son esprit de revanche et de vengeance, d’ailleurs soutenu en cela aussi bien par la droite catho que par la gauche, voulait absolument ruiner l’économie allemande. Mais il n’avait pas du tout anticipé, comme d’ailleurs la quasi-totalité de notre classe politique, que cela nourrirait un esprit de revanche chez une majorité d’Allemands, qui fera le lit du nazisme.

Tout va-t-en-guerre qu’il était, il commit l’erreur d’accepter l’offre d’armistice début novembre 1918. L’armée allemande était alors au bord de l’effondrement, et il aurait suffi d’un mois à un mois et demi pour que les troupes alliés entrent en Allemagne ou obtiennent une capitulation sans condition. Cela n’aurait pas permis aux nazis de propager la légende du « coup de poignard dans le dos », qui fut avec les dommages de guerre un de leurs deux fonds de commerce !

Bien sûr un mois à un mois et demi de guerre en plus aurait coûté quelques milliers de morts supplémentaires. Mais dès septembre 1918, les pertes des alliés étaient limitées et sans commune mesure avec celles des années précédentes. Ô paradoxe, on n'hésita pas en 1919 à envoyer des troupes au combat en Sibérie et autres théâtres d’opérations, contre la future URSS !

anne-marie marson

Les ministres demeurent inconnus parce qu'ils n'ont rien à dire et ne connaissent pas leurs dossiers. Et quand ils prennent la parole, ils font semblant d'être technocrates pour nous bluffer, mais ils lisent un prompteur ou une réponse toute prête.
De plus, quand ils parlent, ce qu'ils disent ne nous rend pas heureux.
C'est un punching ball permanent contre tout, le travail, les animaux dans les cirques, la grande roue de la Concorde, la barbe à papa, les porcs... Tout l'alphabet va y passer.
On nous impose l'écriture inclusive, les nouvelles règles de grammaire décidées par 314 personnes.

Et Madame Pénicaud, ministre du Travail, entendue ce matin sur France Inter, est bien la seule à croire toujours que les Français se sont exprimés lors de l'élection présidentielle pour que cela change.
Ces arguments sont insupportables pour la majorité des Français.

Alors, comme devant tout traumatisme, le cerveau se met en mode "rideau". On préfère ne pas les entendre.
Mais le pire est à venir : c’est demain la commémoration par Emmanuel Macron des attentats du 13 novembre 2015.

Exilé

@Xavier NEBOUT
L'Europe lui doit ainsi quelques millions de morts, l'arrivée de Lénine au pouvoir en Russie, tout ce qui a provoqué la Seconde Guerre, une corde au cou en forme de dette à l'égard des Américains et l'installation de ces derniers comme première puissance, avec des accessoires comme la perte du français comme langage de la diplomatie internationale.

Et n'oublions pas - même si cela peut sembler terre à terre à côté de tout cela - l'abandon sans opposition ferme à la seule Grande-Bretagne des dépouilles de l'Empire ottoman recelant du pétrole.

A ce sujet, l'universitaire Pierre Hillard a expliqué que les vraies causes de l'éclatement du premier conflit mondial étaient dues en fait au projet du Bagdad Bahn cher à Guillaume II qui aurait donné à l'Allemagne - puissance terrestre - le monopole de l'accès aux hydrocarbures du Proche-Orient.
La Grande-Bretagne, qui venait de faire équiper sa marine de machines fonctionnant à partir du mazout en remplacement du charbon, aurait été prise à la gorge et a été forcée de réagir, probablement en ayant agi en sous-main dans les pays balkaniques situés sur le trajet du Bagdad Bahn - dont la Serbie - pour favoriser l'émergence d'un casus belli.

Il faut aussi rappeler qu'alors que la guerre n'était pas encore terminée, la Grande-Bretagne a recommencé à faire cavalier seul au détriment de son allié français.
Perfide Albion...

Michel Deluré

@ Exilé 12/11 11:42

Mais ne trouvez-vous pas que ce que vous décrivez comme une "saine ignorance" et qui s'apparente en fait à une démission, à un abandon de nos prérogatives de citoyen, constitue un danger pour notre système démocratique et facilite justement l'accès aux responsabilités de gouvernants que vous jugez indignes d'exercer ces mêmes responsabilités ?

Est-ce "chose futile" pour reprendre vos termes que de diriger un pays comme la France et est-ce par conséquent raisonnable que de se désintéresser de la gestion de la chose publique ?

Claggart

@Xavier Nebout 12 novembre 10h02

A propos de Clemenceau et de la guerre de 14, il convient d'ajouter à votre remarque que celui-ci a aussi fait échouer les tentatives de paix séparée proposées par l'Autriche et menées par Sixte de Bourbon-Parme.

Mais pour Clemenceau le laïque et Wilson le protestant il fallait à tout prix écraser l’empire catholique austro-hongrois, même aux prix de milliers de morts supplémentaires et à la préparation de l'avènement de Hitler.

On peut donc considérer ces deux-là comme des criminels de guerre, comme Poincaré le revanchard et Joffre l'abruti de l’offensive à tout prix.

Et dire que ce dernier a des avenues dans toute la France et Lanrezac une toute petite rue à Paris !

Exilé

Je n'ai jamais sous-estimé l'inculture politique de mes concitoyens même si je n'imaginais pas qu'elle pouvait atteindre un tel degré d'ignorance.

Alexandre Soljenitsyne, un expert en matière de résistance au totalitarisme en général, a défendu le droit de ne pas savoir, qui n'est pourtant en aucun cas une apologie de l'ignorance.

Il existe en effet d'un côté une ignorance condamnable quand elle refuse par paresse ou autre fausse raison de découvrir ce qui élève l’âme et tire l'homme vers le haut ou bien ce qui peut le pousser à développer ses talents pour se dévouer à son prochain, et d'un autre une saine ignorance qui se détourne de ce qui est futile, accessoire, bas et parfois condamnable.

Quel mal y a-t-il en effet à ignorer des gens qui, sous ce régime, sont trop souvent nommés en fonction de leurs capacités de nuisance, de leur haine et de leur parti pris idéologique comme ce fut le cas pour un certain garde des Sceaux qui a été applaudi par une partie de la magistrature, par des députés et par la presse aux ordres, gens pas tous très recommandables réunis dans une même volonté subversive et destructrice de la société française, au mépris des intérêts du peuple de France ?

Dans ce genre de situation, que reste-t-il comme solution aux braves gens pour manifester leur désapprobation de ces dérives scandaleuses, sinon une indifférence méprisante ?
Et c'est aussi une question d'équilibre, en quelque sorte.

Giuseppe

Il est plus vendeur de parler de Raquel Garrido et de ses histoires dont on n'a que faire que de ce qui se construit. C'est ainsi, Twitter a pris les commandes de la pensée volatile, après elle on parlera du chienchien à sa mémère, et du dernier concours de pâte à modeler.

De la vapeur d'eau tout cela, et les journaux de créer leurs propres sujets et de les imposer à tous : ils ont décidé de dire que les ministres étaient d'illustres inconnus ce qui est faux, compte tenu des résultats des sondages, ce n'est pas si mal au contraire certains font le buzz comme ils disent, écoutez Darmanin et son style de jeune écolier, il souque ferme et tient la barre.

Xavier NEBOUT

Non seulement on peut se demander combien de bouteilles de calva il faudrait déboucher pour qu'on puisse commencer à se marrer avec un Le Maire ou une Pécresse, mais en plus, ils sont tétanisés par la peur de dire un mot de travers.

Alors ils demeurent inconnus tout simplement parce qu'on n’a pas envie de les connaître, comme on n’a pas plus envie de parler à Macron qu'à une machine à laver.

Pour le moment, nous voyons trois choses :
- des mesurettes pour masquer la perpétuelle augmentation des prélèvements obligatoires.
- la liberté d'expression qui s'habille à la mode de Robespierre.
- l'abandon de la mémoire même de notre nation.

En somme, on s'enfonce dans le gauchisme totalitaire faute de toute force contraire.

Ce totalitarisme va aujourd'hui jusqu'à nous asséner que le franc-maçon Clemenceau aurait mis fin à la guerre de 14-18 alors que cette canaille a au contraire tout fait pour qu'elle ne s'arrête pas. L'Europe lui doit ainsi quelques millions de morts, l'arrivée de Lénine au pouvoir en Russie, tout ce qui a provoqué la Seconde Guerre, une corde au cou en forme de dette à l'égard des Américains et l'installation de ces derniers comme première puissance, avec des accessoires comme la perte du français comme langage de la diplomatie internationale.

Par contre, nous lui devons la formule célèbre "la révolution est un tout" pour excuser le génocide vendéen et la Terreur.
Alors ne nous y trompons pas, avec l'hommage à Clemenceau, c'est vers un stalinisme à la Macron que nous allons.
Le goulag pour de Villiers et Marine Le Pen. Une nomenklatura à la Ferrand qui n'a pas intérêt à moufter à propos de quoi que ce soit, les députés marionnettes, et la police secrète des adeptes du grand architecte de l'univers.

sylvain

@ Achille | 11 novembre 2017 à 22:22
"LW sera élu par des militants de la droite dure. LR va donc devenir un Front National sans les Le Pen. Les électeurs de droite n'auront plus qu'à choisir entre l'original et la copie."

Tant mieux, la France salie humiliée avilie a besoin de partis forts et durs pour virer tous ces traîtres collabos soumis culs tendus gauchislamistes.

Wil

440 000 euros par an pour "Maman".
Pas mal. Déjà qu'elle se fait offrir ses toilettes par les amis milliardaires de son mari président.
#balancetonporc
A côté de ça évidemment, on supprime l'ISF et on baisse l'APL.

Achille

@ Jabiru | 11 novembre 2017 à 13:36

Laurent Wauquiez sera certainement élu président de LR en décembre prochain, vu que les deux potiches qu’il a en face de lui ne font pas le poids. Mais je crains qu’il ne se trouve à la tête d’une coquille vide. Xavier Bertrand et Valérie Pécresse songent à quitter le parti et tout laisse à penser que d’autres grosses pointures vont suivre, sans doute pour créer un autre parti où ils se retrouveront.

Quant à Nicolas Sarkozy, il a envoyé à LW un petit scud dont il a le secret, lui disant "La famille, ça ne marche pas à tous les coups, mais on a besoin d'elle pour vivre", laissant entendre qu’un parti ce n’est pas une secte.
LW sera élu par des militants de la droite dure. LR va donc devenir un Front National sans les Le Pen. Les électeurs de droite n'auront plus qu'à choisir entre l'original et la copie.

Giuseppe

Qui les connaissait avant ? Rien de plus condescendant que de toujours mettre en avant l'inexpérience, être connu, pas connu, ce qui compte c'est la vision, l'excellence, l'efficacité.
Cadeau !
Partout, où que l'on soit il faut commencer un jour et à force la victoire est au bout, n'est-ce pas l'essentiel ?
Tout le reste n'est que digression, le "planchot" uniquement le "planchot".

https://youtu.be/HlPmFHJuZpU

Achille

@ Marc GHINSBERG | 11 novembre 2017 à 09:39
« Il est loin le temps du flamboyant Jack Lang, de l’ombrageux Jean-Pierre Chevènement, de l’étincelant Dominique de Villepin, de l’emphatique Arnaud Montebourg, de l’ineffable Nadine Morano, de l’improbable Roselyne Bachelot, de la superbe Christiane Taubira. Même si certains d’entre eux n’étaient connus que pour leur notoriété, ils avaient de l’allure. »

Jack Lang flamboyant ? En fait il était surtout flambeur, laissant partout où il passait des notes de frais qu’il ne payait jamais. Je subodore que c’est lui qui a soufflé à François Hollande sa célèbre petite phrase « C’est pas cher c’est l’Etat qui paie ».

Arnaud Montebourg empathique ? Il était surtout un séducteur un peu turbulent, ce qui agaçait terriblement les deux Premiers ministres qui ont dû supporter son côté élève indiscipliné.

Nadine Morano semble revenir au-devant de la scène. C’est l’arme fatale de Laurent Wauquiez. Toujours nominée au prix de l’humour politique, avec ses petites phrases incontrôlables. Gageons qu’elle le sera encore dans les années à venir.

Roselyne Bachelot et son côté un peu allumé avec ses crocs roses et ses tailleurs étincelants restera surtout dans les mémoires pour son initiative malheureuse concernant la vaccination de la grippe A qui a coûté un bras à l’Etat. Elle est désormais chroniqueuse à C8 où elle gagne très bien sa vie et ne risque plus de gaspiller l’argent public.

Christiane Taubira, sans doute la ministre la plus détestée par la droite à cause de sa loi sur le mariage pour tous. Elle ne reviendra sans doute pas en politique. Je ne serais pas étonné qu'un jour elle sorte un livre sur son passage au ministère de la Justice. A lire absolument !

J-P Chevènement avait une certaine classe et du caractère. Célèbre pour sa petite phrase « Un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne ! ». C’est le ministre qui détient le record de démissions. Preuve qu’il était capable d’appliquer ce qu’il exigeait de ses collègues. Qualité rare de nos jours !

D. de Villepin avait tout pour devenir un magnifique président : grand, beau, élégant et excellent orateur. Il s’est fait terrasser par un plus petit que lui, mais beaucoup plus rusé. En politique ce n'est jamais le plus beau qui gagne.

Tous ces gens nous ont amusés par leur côté un peu mytho, mais ils sont d’une autre époque, celle où la politique politicienne faisait encore illusion. Aujourd’hui nous sommes vraiment entrés dans la realpolitik avec la devise "pas de blabla, des résultats !".

Le Bavard

"...l'identité de serviteurs de l'Etat travaillant pour le bien commun ?"

Commun à qui ? C'est peut-être le problème...

Valerie

Quant a l'illustration du billet, nul ne nous dit s'il s'agit d'une photographie prise lors du Conseil municipal de Prapoutel-Les 7 Laux ?!

Ne riez pas... Cette commune est chere a Maitre Savonarole ;)

Une speciale dedicace au Monsieur de La Palisse de ce blog qui, peut-etre, se reconnaitra :

"Why Is English So Hard to Learn?" Monsieur, l'ordre des mots... peut-etre... par exemple ?!?!

https://www.oxford-royale.co.uk/articles/learning-english-hard.html

Quant au mari "serein" ?!?! Restons dans la nuance...

Solon

Monsieur Macron voudrait-il le beurre et l'argent du beurre ? En ce moment, le produit devient coûteux.

Il a délibérément choisi d'écarter le personnel politique et d'installer un gouvernement de technocrates issus de la société civile. On ne peut pas demander à ces gens, qui n'ont pas participé jusque-là à la comédie du pouvoir, de faire le spectacle comme des comédiens confirmés. C'est une contradiction dont le Président est seul responsable : il a voulu que son équipe aborde les questions sans parti pris, méthodiquement, en allant au fond. C'est un choix.
Ajoutons l'inexpérience liée à une équipe nouvelle. Il aurait dû se douter que les résultats n'allaient pas arriver plus vite que tout de suite.

Ajoutons le caractère directif et affirmé comme tel du "chef" qui assume sa cheffitude haut et fort.
Nul n'éprouve le besoin de se faire tirer les oreilles.

Wil

"Je n'ai jamais sous-estimé l'inculture politique de mes concitoyens même si je n'imaginais pas qu'elle pouvait atteindre un tel degré d'ignorance."

Salauds de pauvres !
C'est vrai quoi m**de, à quoi ça sert toute cette propagande médiatique si le populo ne connaît même pas le nom des ministres !

"Que ces inconnus deviennent le plus vite possible illustres !"

Pourquoi faire puisque de toutes façons ils ne décident de rien, c'est Macron qui prend toutes les décisions.
Il leur dit soit de la fermer puisque de toutes façons ils vont faire comme leur patron et dire des c**neries s'ils l'ouvrent, soit... ben justement c'est lui qui les dit, comme ça ils n'ont pas à le faire mais restent inconnus.

Il n'y a que Collomb et Schiappa qui semble-t-il ont le droit de s'exprimer mais de toutes façons, on ne comprend rien à ce que dit Collomb et quand on comprend, on comprend qu'il parle pour ne rien dire.
Et Schiappa, la ministre du temps perdu à ne rien faire à un fric fou comme disait Coluche, qui dit un jour une chose et quand elle se fait rappeler à l'ordre par le boss, elle dit l'inverse, comme pour l'écriture inclusive (encore une idée de génie français que le monde nous envie ça. Pauvre France...) qu'elle soutenait pour dire maintenant qu'elle ne l'a jamais soutenue, parce que ça n'a pas plu à "Jupiter".

Encore une politicarde de convictions qui prouve bien qu'il est indispensable d'avoir plus de femmes à des postes de responsabilité pour qu'elles montrent au monde qu'elles peuvent être largement aussi nulles que les hommes.

De plus, pourquoi les gens devraient-ils prendre la peine de connaître les sous-fifres sans pouvoir d'un gouvernement dont le patron n'a été élu qu'avec 24% de ceux qui ont voté au premier tour et dont une bonne partie avait déjà voté contre la future adversaire du second tour, Marine Le Pen ?
Vous croyez que les gens n'ont que ça à penser M.Bilger ?

boureau

"Pourquoi les ministres demeurent-ils inconnus?"

Pourquoi devraient-ils être connus, cher P. Bilger ?

La démocratie ne leur demande pas la gloire d'être connus, mais la compétence pour servir leur pays et effectuer au mieux la tâche pour laquelle ils ont été désignés ou élus.

Quand je vais au restaurant, je n'en sors pas après avoir fait connaissance du cuisinier, du pâtissier, du marmiton ou du gâte-sauce ! Je les apprécie si le repas est réussi tout simplement.

Il est vrai par ailleurs que la communication du président écrase toutes les velléités de vedettariat des ministres. Et que la pâleur de ceux-ci n'incite pas les Français à s'en souvenir.

De plus, nous sommes ici sur un blog passionné de politique qui ne représente pas l'éventail des Français et leurs préoccupations sur le chômage, la sécurité, le pouvoir d'achat, l'avenir de leurs enfants etc. etc.

Enfin, il faut dire que nous ne sommes pas gâtés en matière de personnalités politiques ministérielles. Là aussi, c'était mieux avant sans doute !

Cordialement.

vamonos

Les ministres me sont inconnus parce que je n'ai pas envie de les suivre. Ils sont en marche derrière un chef que je n'aime pas et dont je ne partage pas la posture, ni de droite, ni de gauche, dans l'antagonisme caché. La mascarade est omniprésente. Voilà pour mon opinion.

Il n'est pas étonnant de constater que les Français ne connaissent pas les ministres après plusieurs années de calomnies et de médisances étalées dans la presse. Les Français se détournent des représentants du pouvoir exécutif, tout cela est très logique en somme.

Robert

Je retiens de ce billet plutôt "tristounet" sa conclusion :

"Je constate que le temps sera encore long pour que le président de la République, son équipe, son gouvernement et ses réussites ancrent, dans l'esprit public, ce que celui-ci aurait dû connaître d'emblée et dont l'absence mérite réflexion et suscite de l'inquiétude.
Que ces inconnus deviennent le plus vite possible illustres !"

Pour une fois, je citerai nos semtob dont j'apprécie l'analyse qui rejoint la mienne.

Il convient d'abord de s'interroger sur la personnalité de notre président de la République et la description qu'en font les sœurs semtob me semble à la fois cruelle et parfaitement exacte.

Il faut ensuite se pencher sur la manière de gouverner de Monsieur Macron. De fait, il ne préside pas, il gouverne. Il suffit de lire le Palmipède ou écouter quelques analystes politiques sérieux pour savoir que Monsieur Macron dort peu, envoie à ses ministres des SMS en pleine nuit, a mis en place dans chaque ministère des énarques féaux qui au fond mènent et décident de la politique des ministères en lieu et place des ministres, parfois en contradiction avec les positions prises par ces mêmes ministres qui sont censés s'exprimer librement autour de la table du Conseil hebdomadaire.
Ajoutez à cela "qu'il.elle.s" savent "qu'il.elle.s" seront "jugé.e.s" annuellement à l'aune de leurs réalisations selon les techniques de la gouvernance d'entreprise.

Par ailleurs, lorsqu'il s'est agi de signer publiquement la dernière loi censée se substituer à l'état d'urgence, quels ministres se trouvaient aux côtés du président ? Celui de l’Intérieur, certes, mais non Madame Belloubet, garde des Sceaux, dont l'absence à cet instant m'a semblé faire tache ! Et pourtant elle dit qu'elle a été consultée pour l'établissement de ce texte et se dit en accord avec lui et donc avec celui qui l'a voulu !

En outre, il suffit d'être observateur pour bien s'apercevoir du mépris avec lequel le président de la République traite "ses grands subordonnés" pour parachever le tableau.

Alors à l'aune de ces observations, les ministres craignent-ils sans doute des "remontées de bretelles" désobligeantes, mis à part les féaux les plus proches comme Monsieur Castaner.

Enfin, nombre d'entre eux, à commencer par la ministre des Armées, se voient reprocher les éléments de leur train de vie antérieur ou une propension à trop de voyages à l'étranger, comme Monsieur Le Maire, de nature à faire de l'ombre au président, tandis que le Premier ministre est d'une transparence absolue, quasiment inexistant comme chef du gouvernement : il n'est qu'un "metteur en musique" des décisions présidentielles qui touchent à tous les domaines gouvernementaux. Avec en sus un ministre de l'Intérieur "ectoplasmique".

Alors, dans un tel contexte, comment les ministres pourraient-ils inscrire une action publique (hors celle de la Santé) qui les fasse briller et donc connaître des Français ?

Michel Deluré

"Pourquoi les ministres demeurent-ils inconnus ?"

Mais au fait, quels critères font qu'un ministre est connu ou non ? Marc Ghinsberg a proposé certaines pistes illustrées par quelques exemples piochés dans chaque camp ayant partagé notre passé politique récent, histoire de ménager les susceptibilités de chacun.
Il me semble cependant que, si tous les ministres par lui cités étaient alors parfaitement connus, certains l'étaient alors beaucoup plus du fait de leur personnalité, de leur comportement qu'en raison de leur efficacité, de leur action.
Le superficiel, l'anecdotique, l'atypique, le dérangeant ont le don d'attirer souvent la lumière !

S'agissant de la situation actuelle, outre le renouvellement de l'effectif gouvernemental par des ministres non issus du sérail donc inconnus, il faut en outre bien reconnaître que notre Président a mis et continue à mettre tout en oeuvre pour que les projecteurs restent avant tout braqués sur lui et que ses subordonnés ne lui fassent pas d'ombre ni ne lui volent la vedette.

Mais que devons-nous attendre d'un ministre ? Qu'il soit connu, dans le sens seulement où il occuperait la Une de l'actualité en raison de ses facéties, de sa gouaille, de ses esclandres, de ses humeurs ? Ou qu'il soit connu avant tout pour son intégrité, pour son dévouement au nom de l'intérêt général, pour son efficacité, pour son action au service du bien commun ?

Giuseppe

Morbleu ! Nous venons de quitter un monde où les politiques effectuaient des mandats comme on va à confesse et vous voudriez que les petits nouveaux soient en haut de l'affiche !

Quelle bêtise ! La bêtise de l'instantané, du futile, de l'éphémère, Twitter et ses signes aussitôt écrits aussitôt partis en fumée.
Je ne parle pas même pas de FB, il suffit de lire la profusion des commentaires qui s'étalent, de la marque du papier WC au dernier remugle dont tout le monde se fiche.

Pourtant mine de rien les avancées sont là, celles ou ceux qui tiennent les ministères exposés n'ont nul besoin d'être cités.
Les citoyens se fichent de qui dirige, ils veulent des résultats, la feuille de paye, l'emploi, le pragmatisme, pour le reste la figure suivra.

Quand on sait que le député Lassalle détenait le record absolu de cumul des mandats - 110 trop longues années - des prétendants à la présidentielle, vous voudriez qu'en quelques misérables semaines, sortis de nulle part certains devraient être connus.
Quel exploit a donc fait celui-ci après des décennies ?

Assez de ces connus, Sophie Coignard toujours impeccable a cloué au pilori Claude Goasguen et Jacques Myard vieux rentiers et routiers de la politique, avec Fabrice Arfi ils ont rappelé au second tout le rance des avantages acquis par ces derniers, surtout bien gardés, jalousement.

Pour le reste seul le résultat compte, rien que le résultat.
Des repus, une grande partie des électeurs en avait assez, désormais on veut du frais, du lutteur, du combatif, ce que l'on souhaite ce soir aux Bleus, les vieux n'avaient plus faim de victoire, l'estomac était plein.

Le Légionnaire a été élu dans une élection à deux tours ! En six mois il a déjà balayé d'une pichenette vingt ans d'histoire étriquée et tiède, alors vive les nouveaux sans expérience, on dit que l'appétit vient en mangeant et si j'en crois les discours la table est mise et les couverts aussi.

Ce soir la paire de demis est toute jeune, qui la connaît ici ? Je ne vois que très peu de doigts levés, alors qu'ils peuvent inscrire dans l'histoire qu'ils ont vaincu.

Lucile

Bizarre en effet. Jupiter serait-il jaloux de son pouvoir ? Il faut dire qu'il est bien placé pour savoir ce qu'on récolte à chouchouter ses ministres, et à trop leur laisser la bride sur le cou. Il est moins naïf que son prédécesseur, comme il l'appelle.

Il utilise les compétences de ses ministres, ce sont les instruments de son pouvoir et de sa gloire. C'est déjà un honneur pour eux. Les rouages de la machine technocratiques, tels que les décrit Achille, c'est fait pour bosser, et pour rester dans la salle des machines.

Anne-Valérie Pinet

@ Franck Boizard

Voilà, c'est exactement la bonne analyse : inconnus car nullissimes. Le mois dernier la garde des Sceaux, souvent habillée comme un sac d’ailleurs, a prononcé un discours devant la convention nationale des avocats à Bordeaux ; un saccage de vacuité et d’infantilisme, du style : vous êtes géniaux les avocats, alors pendant cette convention vous avez bu du bon bordeaux, etc. Les trois quarts de la salle se sont barrés au bout de dix minutes.
Bref, en conclusion, on s’est vraiment demandé qui étaient les sots du sceau.

Exilé

@ Patrice Charoulet
"Un nombre immense de nos compatriotes ne lisent aucun journal. Beaucoup de jeunes n'écoutent plus la radio."

Il est curieux que personne ne se penche sur les véritables raisons de cette désaffection, au-delà de l'explication simpliste mettant en cause l'émergence du numérique.

Florence

On ne s'intéresse pas aux ministres car ils n'ont aucun intérêt. Ce sont de simples exécutants.

sbriglia

J'ai lu votre post à 11 h ce jour.

Pour rendre hommage au ministre inconnu...

Claude Luçon

"Toutefois il est clair que l'éclat permanent projeté sur le couple présidentiel..."
"Que ces inconnus deviennent le plus vite possible illustres !"

Les Français ne peuvent connaître leurs ministres qu'à travers les médias.
Or ce qu'on observe depuis longtemps, c'est que les médias cherchent à conditionner l'opinion publique plutôt qu'à l'informer.
Si nous avions des journalistes dignes de ce nom, ils feraient du journalisme.
Ils n'attendraient pas que les politiciens leur fassent des confidences pour nous en parler, ils chercheraient, ils creuseraient, ils "feraient" comme disait Fillon, en bref ils travailleraient comme des professionnels de l'information au lieu de se comporter en paparazzi.

Les Français ne connaissent pas leurs ministres parce que les Français n'ont pas ou peu de médias à la hauteur de leur métier.
Ou chaque Français doit-il se transformer en journaliste pour se tenir informé de ce qui se passe dans le pays ?
Nous avons les informations que nous fournissent les médias qui sont payés pour le faire, ce qui demande du travail et de l'intelligence... alors la conclusion semble simple.

Pourquoi ne savions-nous pas les trafics de nos élus concernant le copinage et les emplois fictifs ? Pourquoi la chose n'a-t-elle été exposée que pour abattre Fillon ?
Pourquoi ne savions-nous pas les faiblesses de nos services de renseignement qui n'ont pas su empêcher les crimes de Mohammed Merah et qu'il a fallu attendre le procès de son frère pour découvrir ce que bien des gens savaient ?
Le vrai journalisme en France se réduit-il au Canard enchaîné et à Mediapart ce qui leur permet de manipuler l'opinion à leur gré ?

Les Français d'aujourd'hui ne sont pas différents de ceux du passé, ils étaient tout simplement mieux informés auparavant.
La présentation de la cérémonie du 11-Novembre ce matin a été un exemple flagrant de la pauvreté de nos médias : les journalistes n'ont pas arrêté de bavarder sans jamais nous dire qui Macron saluait ! Il y avait là des drapeaux, des uniformes, des gens inconnus, à aucun moment un journaliste ne nous a précisé ce qu'ils étaient, étant trop occupé à s'écouter parler.
Nos journalistes ne nous informent pas, ils bavardent entre eux.

Qui, de toute façon, aurait pu nommer seulement "six" ministres de chaque gouvernement des dernières trente années ?
Depuis toujours, à part les "m'as-tu-vu" du genre Montebourg ou Taubira qui connaissions-nous ? Seulement les ministres confrontés à un ou plusieurs problèmes touchant les Français !
Nous avons besoin de ministres qui administrent, pas de vedettes de télévision et de célébrités.
Ce sont les journalistes qu'il faut blâmer, pas le silence des ministres, qui ont une tâche à accomplir, dont le sujet est débattu au Palais Bourbon et au Sénat, et rapporté au Journal Officiel.
Nous n'avons pas besoin de savoir qui couche avec qui, ou chez qui s'habille telle ministre, ou qui est le père de sa fille, nous avons besoin de savoir ce qui est fait pour le bien-être de ce pays.

Jabiru

@Achille

Sauf erreur d'appréciation de ma part, E.Macron a préféré s'entourer de ministres techniciens connaissant leurs dossiers respectifs et non de bateleurs d'estrade ni de politiques spécialistes du pipeau. Ils bossent et c'est lui seul qui communique. C'est son choix et c'est le résultat qui compte.

Dans le journal Sud Ouest de ce jour il est écrit qu'Alain Juppé est en marche vers Macron et qu'il ne tarit pas d'éloge sur le président de la République qu'il admire ; il prône un rapprochement avec lui en vue des prochaines élections européennes. De quoi larguer définitivement les amarres avec les Républicains bientôt présidés par Laurent Wauquiez assisté par la madone Virginie Calmels qui n'a plus aucun espoir de devenir maire de Bordeaux et dont le nom n'apparaîtra pas dans le Dictionnaire amoureux de Bordeaux que le maire de la ville va publier au printemps.

Alors si l'on veut résumer, Macron, Philippe, Juppé même combat, comme quoi le chamboulement continue à produire ses effets et sans aucun doute nous réserve des surprises. En tout cas on ne peut que se satisfaire d'une crédibilité française retrouvée s'agissant de notre diplomatie qui commence à reprendre des couleurs en Europe et dans le monde.

Francis

Ce sont les sinistres ministres du survivre ensemble et de la France qui coule !

Paul Duret

@ Marc Ghinsberg
"Il est loin le temps du flamboyant Jack Lang, de l’ombrageux Jean-Pierre Chevènement, de l’étincelant Dominique de Villepin, de l’emphatique Arnaud Montebourg, de l’ineffable Nadine Morano, de l’improbable Roselyne Bachelot, de la superbe Christiane Taubira"

Ils étaient meilleurs à l'oral que dans les travaux pratiques.
Tous ceux que vous citez (dont beaucoup de socialos) ont été nullissimes dans leur job.
La superbe Taubira ! Vous sortiez d'un banquet républicain quand vous avez écrit ça ?

Exilé

Pourquoi les ministres demeurent-ils inconnus ?

Après tout, il y a bien un soldat qui est resté inconnu bien qu'il ait largement plus mérité que tous ces ministres, en bloc, en comptant de façon inclusive ceux des gouvernements précédents, que nous ne voyons pas au nom de quoi nous devrions les tirer de leur non-existence...
Et qu'ils s'estiment heureux que nous ne nous intéressions pas de plus près à leur cas.

Achille

@ PAP | 11 novembre 2017 à 10:43
« Inconnus car seulement 24% des Français ont voté pour ces ministres, les autres électeurs s'en fichent... »

Certes mais ces 24% si faibles soient-ils n’en constituent pas moins une majorité. Et si l’on en est là aujourd’hui c’est bien parce que les autres partis qui se sont partagé le pouvoir pendant quarante ans n’ont pas fait leur boulot.
Alors, vu que tout a été essayé, à gauche et à droite, en matière de gouvernance de la France, avec les résultats que l‘on sait, il faut bien expérimenter autre chose. Pas sûr que ça marche, mais rien ne permet d’affirmer que là encore nous allons vers une autre déconvenue.

Ne nous plaignons pas que les ministres en place aient été choisis pour leur capacité à accomplir la tâche qui leur a été confiée, cela nous change des petits arrangements entre partis avec tous les petits couacs qui émaillaient cette entente pas vraiment cordiale, ceci pour la plus grande joie des médias qui en faisaient leurs choux gras.

Bon tout n’est pas parfait, mais le cap est tenu. Le président applique son programme contre vents et marées et l’opposition est bien en peine de l’en empêcher vu qu’elle n’a pas de leader suffisamment crédible pour s’y opposer.
J-L Mélenchon se discrédite tous les jours un peu plus, LR attend son prochain leader (une pâle copie de Nicolas Sarkozy) et le FN continue à débiter son populisme à deux balles. Quant au PS, nous ne sommes pas certains que dans deux mois il existera encore.

La voie est libre !

Gb

La défiance bien ancrée vis-à-vis de la classe politique ne disparaît pas d’un claquement de doigts.
Les membres du gouvernement n’ont pas été choisis sur casting (notoriété, représentativité des différentes tendances) comme il était d’usage. Ici, d’illustres inconnus dans leur majorité, peu rompus à l’art de la communication et à celui de l’auto-mise en lumière, contrairement à qui vous savez.
Notre pays est réfractaire à la nouveauté, plutôt lent à accorder quelque attention aux nouveaux venus si ceux-ci ne bénéficient pas d’emblée d’un matraquage promotionnel et publicitaire intenses. Essayez d’y lancer un nouveau produit, un.une nouvel.le artiste, un.une auteur.e et vous mesurerez les efforts à déployer pour obtenir un peu de reconnaissance.

Robert Marchenoir

Et puis, voyez-vous, il y a connaissance et connaissance. Je fais partie des nombreux Français dont votre sondage est représentatif : j'ignore complètement le nom et même le visage de la plupart de nos ministres. J'ai pourtant fini par me souvenir de celui du ministre de l'Education nationale. Pourquoi ? Parce que les gens qui connaissent bien ce milieu (et qui ont leur Ausweis de la vraie droite) ont dit, dès sa nomination, que Jean-Michel Blanquer était quelqu'un de bien. Ce que je veux bien croire, en attendant tout de même d'en avoir les preuves.

Dans le milieu de l'Educ' Naze, Blanquer est apparemment quelqu'un de très connu. Il n'a juste pas passé son temps à jouer les Napoléon de pacotille en s'opposant aux Américains à la tribune de l'ONU -- raison pour laquelle il n'est pas aussi "connu" que le très corrompu et très surfait Dominique de Villepin. Il a simplement fait son boulot.

On pourrait à plus forte raison étendre votre remarque aux députés. Les gens connaissent encore moins les députés macronistes, et d'ailleurs on ne se prive pas de le leur reprocher ; aux députés, et non aux Français !

Dans un premier temps, les Français font savoir qu'ils en ont ras la casquette des politiciens de profession, qui sont incrustés dans le fromage depuis un siècle.

Dans un deuxième temps, le "dégagisme" tant réclamé se matérialise, et une cohorte de députés complètement inconnus entre à l'Assemblée. Du coup, les mêmes Français de la "vraie droite", de la "vraie gauche" et de plein de vrais trucs entre les deux, qui la veille hurlaient contre les "élites" et "l'oligarchie" indéboulonnables, se mettent à ridiculiser les députés macronistes sous prétexte qu'ils ne savent pas si les toilettes de l'Assemblée nationale sont au fond du couloir à gauche, ou derrière vous en sortant de l'ascenseur.

Eh bien, pour les députés, c'est pareil : ils ne sont peut-être pas connus, mais ça dépend de qui. Bruno Bonnell n'est peut-être pas connu de la lectrice moyenne de Closer, mais c'est quelqu'un de très connu dans les milieux qui comptent : ceux des entrepreneurs. Et des entrepreneurs qui réussissent.

Certes, il ne passe pas son temps à faire le clown dans des émissions de divertissement à la télévision. C'est sans doute qu'il n'a pas le temps. Il n'a pas écrit de livre pour narrer ses aventures avec les dames (ou avec les messieurs), probablement parce que sa vie sentimentale doit être désespérément ennuyeuse, c'est-à-dire normale.

L'une des tares de l'époque, c'est la confusion des ordres. L'ordre des saltimbanques, ce n'est pas l'ordre des administrateurs et des responsables politiques. L'ordre des affaires publiques, ce n'est pas l'ordre du divertissement et de la futilité. Ceux qui confondent l'un et l'autre attirent sur eux des déconvenues dont ils seraient malvenus de se plaindre ultérieurement.

Robert Marchenoir

Quelle drôle de question ! C'est une excellente chose, que les ministres soient inconnus. Voulez-vous des responsables politiques, ou des acteurs de cinéma ?

Dans une vraie démocratie, personne ne connaît le nom des ministres. Ou du moins, ce n'est pas l'obsession de chacun. Citez-moi donc le président de la Confédération helvétique...

Si vous réclamez des histrions, vous aurez des histrions. Mais ne vous plaignez pas, ensuite, de ne pas avoir des gens qui travaillent.

breizmabro

@ Marc GHINSBERG | 11 novembre 2017 à 09:39

Je ne peux dire mieux.

Ajouterai-je peut-être que si ces ministres sont transparents c'est par la volonté du dieu Jupiter qui leur interdit de se manifester à la sortie des conseils des ministres, là où justement leur personnalité pourrait être médiatisée. Mais comme le dit le chef : silence dans les rangs !

J'ai regardé dieu Jupiter descendre de l'avion à Riyad et j'ai été choquée par l'indifférence de notre petit coq qui n'a même pas tenté d'aider sa femme à descendre les marches alors qu'elle semblait en difficulté, il ne s'est même pas retourné pour le constater. Quel goujat ! Quel mépris !

Question galanterie je l'ai trouvé pire que Trump...

PAP

Bonjour,

Inconnus car seulement 24% des Français ont voté pour ces ministres, les autres électeurs s'en fichent...

caroff

J'ai lu avec beaucoup d'intérêt "Le peuple de la frontière" de Gérald Andrieu (les éditions du Cerf).
Ce journaliste politique parcourt à pied la ligne de frontière entre la France et ses voisins, de Dunkerque à Menton.
Il nous fait part de ses observations à propos des "gens ordinaires", ce qu'ils font, ce qu'ils pensent...
En lisant votre billet, Philippe Bilger, j'ai fait la relation avec ce bouquin et ce qu'en dit son auteur dans une interview publiée dans le Figaro du 6 octobre 2017:

"(...)durant mon voyage, Macron ne m'est apparu ni populaire ni impopulaire. Il était en quelque sorte «apopulaire». Durant les premiers mois, son nom n'était même jamais prononcé dans les conversations. Il me fallait l'évoquer pour espérer recueillir une réaction à son sujet. Ce n'est pas qu'il leur était inconnu. Non, Macron était en fait totalement étranger à cette France que je traversais. Ses habitants et ce candidat n'avaient tout bonnement rien en commun: ils veulent de la protection et de la permanence et il leur propose du mouvement, rien que du mouvement, de s'y adapter pour mieux l'accompagner ! Entre ce «peuple de la frontière» et Macron, dès le début, ça ne pouvait donc pas coller."

Si les Français ne se reconnaissent pas dans Macron, comment voulez-vous qu'ils percutent au nom de tel ou tel ministre ?

Patrice Charoulet

Vos lignes de ce jour sur les ministres... inconnus des Français ne me surprennent pas. Un nombre immense de nos compatriotes ne lisent aucun journal. Beaucoup de jeunes n'écoutent plus la radio. Ne parlons pas de France Culture !
Or, ce matin, 11 novembre, combien ont pu entendre... le ministre de l'Education, qui était l'un des deux invités de Finkielkraut dans son émission "Répliques" ? Moi, en tout cas. M. Blanquer a dit des choses intéressantes. Surprendrai-je en disant que j'approuve tout ce qu'a dit Finkielkraut ? Je partage surtout ses inquiétudes concernant l'enseignement du français... et de la grammaire, après la folle intervention de 300 professeurs tombés sur la tête.

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