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05 janvier 2018

Commentaires

Noblejoué

@ Exilé | 08 janvier 2018 à 11:37

Au fond, on peut considérer qu'ici il y a un perpétuel concours sans règles à plusieurs niveaux, faire passer ses connaissances ou idées, apprendre, avoir le dernier mot, être populaire... Ce peut être à visée surtout interne, comment est-on vu ici, ou externe, espérer être lu dehors.

Mais ce n'est pas une raison pour qu'on se note, quand même.

Ou ce peut être un espace amical, sans autre enjeu que le partage, ou ce peut être un espace expérimental, par exemple pour s’entraîner à débattre... Sans compter que tout cela peut se rencontrer en proportion diverse et évoluer pour chacun.

C'est un espace où existe un minimum de règles, par conséquent propices au maximum de liberté, de stabilité et d'évolution.

Comme, vous le disiez, la Grande-Bretagne.

Robert Marchenoir

@ Achille | 09 janvier 2018 à 19:51
"Ah vous faisiez donc du second degré ?"

Pas du tout. Toujours cette obsession française du second degré... Il suffit de lire ses commentaires et les miens pour comprendre que, malgré notre opposition de façade, nous nous rejoignons sur le fond. Ce n'est pas une question de "degré". C'est une question de sens.

"On n’était pas vraiment habitué."

Faux encore. Si par second degré vous entendez ironie, je passe mon temps à en faire. Vous en voyez quand il n'y en a pas, et vous ne la voyez pas quand il y en a.

Achille

@ Robert Marchenoir | 09 janvier 2018 à 17:54

Ah vous faisiez donc du second degré ? On n’était pas vraiment habitué. D’ailleurs, Sergio Carioca lui-même s’y est laissé prendre vu sa réponse dans laquelle il dit qu’il diverge de votre point de vue.

Ceci étant, je suis rassuré car lorsque je suis d’accord avec vous (ce qui arrive très rarement) je me dis que j’ai dû me planter quelque part.

Robert Marchenoir

@ Achille | 09 janvier 2018 à 09:53"@ Sergio Carioca | 08 janvier 2018 à 13:11
Une fois n’est pas coutume, je serais plutôt d’accord avec Marchenoir."

Si ça ne vous dérange pas, je serais, pour ma part, plutôt d'accord avec Sergio Carioca... en fait, nous disons la même chose, l'un et l'autre, si vous regardez bien.

Et ça m'étonnerait beaucoup que Philippe Bilger décerne, à Christiane Taubira, autre chose qu'un certificat de participation, tamponné de tous les côtés, avec des sceaux à la cire si ça lui chante, "pour faire valoir en tant que de besoin, auprès des autorités civiles et militaires". Bien que je ne puisse naturellement pas m'exprimer à sa place.

Achille

@ Sergio Carioca | 08 janvier 2018 à 13:11

Une fois n’est pas coutume, je serais plutôt d’accord avec Marchenoir. D’autant que les défauts que vous reprochez à Christiane Taubira sont justement les qualités que compte mettre en exergue Philippe Bilger dans son concours de la parole.

Je crains que votre aversion pour l’ancienne garde des Sceaux n’altère un peu votre jugement. Mais on ne peut pas plaire à tout le monde, surtout en politique. 😊

duvent

"Il est adorable ce Monsieur. Je l'ai écouté jusqu'à la fin.
Si Patrick Modiano fait partie du jury alors tous les candidats sortiront avec le premier prix.
Rédigé par : Ellen | 08 janvier 2018 à 00:10"

Si j'étais un écrivain, je me sentirais humilié d'être "un adorable monsieur"...
Et si j'étais membre d'un jury rendant tous les candidats lauréats, je me sentirais parfaitement inutile...

Mais je ne suis ni l'un ni l'autre. Néanmoins, et puisqu'il s'agit d'un concours de la parole je trouve excellent et convenable de prendre pour en juger une personne qui use de la parole avec brio (qui en a donc dépassé les difficultés et les écueils...), ce qui n'est pas le cas de M. Modiano qui pourrait excessivement facilement me faire sortir des gonds.

Sergio Carioca

@ Robert Marchenoir
"Oui, bien sûr, mais reconnaissons que dans ce genre-là, elle (Dame Taubira) a un redoutable talent. Personnellement, j'attendais ses tweets avec gourmandise... tant que nous fûmes contraints de la supporter, les sommets atteints en la matière furent assez plaisants."

Là je diverge, considérant que ce n'est pas un talent.
Si ce n'est celui de faussaire de l'éloquence et d'ampoulitude du style.
C'est (cela s'impose) un "fake talent", de la poudre au yeux.
Je la considère comme la Furieuse Ridicule.

Exilé

@ sbriglia
"Un concours sans règles est un peu comme une démocratie sans Constitution..."

Je vous rappelle que cela fonctionne très bien en Grande-Bretagne...
Contrairement à la France où la démocratie n'est qu'une caricature grotesque et la Constitution, tordue dans tous les sens, qu'un chiffon de papier raturé et surchargé au gré des convenances du temps.

Robert Marchenoir

@ Sergio Carioca | 07 janvier 2018 à 22:41

Oui, bien sûr, mais reconnaissons que dans ce genre-là, elle a un redoutable talent. Personnellement, j'attendais ses tweets avec gourmandise. Bon, on ne va pas sacrifier la sécurité du pays pour un concours de cuistrerie, mais tant que nous fûmes contraints de la supporter, les sommets atteints en la matière furent assez plaisants.

Ellen

@Tipaza | 07 janvier 2018 à 17:25
"De la distance qu’il y a entre le génie de l’écrit et la difficulté de l’oral. Vous avez le droit de zapper après 3 minutes !"

"Patrick Modiano fera partie du jury ?"

https://www.youtube.com/watch?v=pf1dSJ4JFco

Il est adorable ce Monsieur. Je l'ai écouté jusqu'à la fin.
Si Patrick Modiano fait partie du jury alors tous les candidats sortiront avec le premier prix.

Sergio Carioca

@ Achille
"Christiane Taubira était plutôt douée en matière d’improvisation. Ses envolées lyriques lui ont valu d’être applaudie assez souvent à l’Assemblée nationale (surtout par le côté gauche de l’hémicycle, bien sûr)."

Tout le monde la porte aux nues pour sa prétendue éloquence. Eloquente ? Eloquente ? Est-ce qu'elle a une tête d'éloquente ?!

Elle n'est pas éloquente, elle est verbeuse, échauffée, elle monte exponentiellement en température, elle s'énerve, elle s'écoute, et s'écoute avec frénésie, se répète et s’écoute.

Le secret de cette prétendue éloquence c'est l'agglomération de mots ou segments de phrases synonymes, une addition sans âme et inutile, superflue, enflée, emphatique, ampoulée autant que pléonastique, redondante, répétitive, superfétatoire (je peux le faire aussi, hein ?) de mots, rien que des mots synonymes ou à peu près et des décibels croissants mais creux dont la seule fonction est le remplissage de l'espace sonore, l'illusion de discours.

Pfff ! Baudruche. Arnaque, du vent.

Xavier NEBOUT

Que dire à un mourant ou à un père qui vient de perdre son fils ?
Il y a des moments où l'on doit non seulement savoir être éloquent, mais où on a pour devoir de l'être.

Alors, ce concours a au moins une raison d'être.

sbriglia, sceptique

"Enfin un véritable concours de la parole en 2018 !"

M'est avis que vous êtes carbonisé auprès du Barreau de Paris et de sa conférence du stage centenaire...

Qu'en pense JYLB, votre meilleur ami ?

Bonne et heureuse année à vous, à Pascale et à tous les intervenants.

PS : un concours sans règles est un peu comme une démocratie sans Constitution... Encore un effort cher Philippe ou vous allez au casse-pipe.

L'ancien secrétaire de service.

Tipaza

Une question indiscrète, bien qu’il y n’ait pas de questions indiscrètes, il n’y a que les réponses qui le soient.

Est-ce que Patrick Modiano fera partie du jury ?

https://www.youtube.com/watch?v=pf1dSJ4JFco

De la distance qu’il y a entre le génie de l’écrit et la difficulté de l’oral.
Vous avez le droit de zapper après 3 minutes !

calamity jane

Il faut embaucher l'anonyme Achille qui voudrait qu'un type voulant tringler une femme derrière une meule de foin s'affronte oralement avec elle dans un concours de la parole...
Le soutien de l'"incube (justement ainsi nommé par Cannari j.) sycophante Savonarole" est le premier trépassé de l'ère E. Macron, qu'il soutient.

Allé, salut les vioques de soixante-huit ! Bon vent...

breizmabro

En même temps d'ici le 2 juin on a le temps de s'exercer avec des cailloux dans la bouche ou un crayon entre les dents, et de répéter à haute (et intelligible (!)) voix, "un chasseur sachant chasser doit savoir chasser sans son chien" ;)

Top départ !

Exilé

@ Ellen
Vous voulez dire certains penseurs peuvent être de très bons écrivains mais de mauvais orateurs ?

Cela peut effectivement arriver.
Par ailleurs un penseur peut très bien avoir un éclair de génie fulgurant et éprouver des difficultés à trouver les mots pour en mettre rapidement le contenu en forme avant de le transmettre.

De plus les personnes habituées à cogiter ont probablement plus tendance à vivre dans leur univers intérieur en faisant abstraction du monde qui les entoure, y compris dans le domaine social, en évitant de communiquer, du moins à tort et à travers.

Il est possible de rencontrer des gens brillants, à la fois intelligents et bons orateurs - et le monde de la politique nous en donne quelques exemples pas toujours très flatteurs - mais leur forme d'intelligence n'est-elle pas, trop souvent, que superficielle ?

genau

Lorsque j'étais enfant, dans certains collèges, il y avait le prix d'éloquence qui était, en général, remporté par un élève inattendu, de la troisième à la philo/math élém/sciences ex. Mais il y avait aussi de franches parties de rigolade et c'est pourquoi, en aucun cas, je ne voudrais participer, sauf si le sujet était : "Tout ver est-il en quête de fruit ?" ou "Que vous inspire la sexualité d'Henriette d'Angleterre ?", car, jusqu'à présent, on n'avait entendu parler que de sa mort.

@ Catherine JACOB

Votre question est épineuse, pourquoi ? Comment sortir de cette inéquation ? Bien sûr, il y a l'écriture inclusive, mais qui ne résout pas la question de la première place. Pour les portes, on sait, une coutume aussi vieille qu'inadaptée fait passer les femmes d'abord, sauf au restaurant, mais pour des raisons disparues ; à l'Assemblée nationale, la chose pourrait se justifier. Un restant de courtoisie ? Voyons, pas de gros mot harcelant.
On peut proposer d'affubler tout le monde du terme : Maodnasmie
car le M est en tête dans les deux cas, après, on s'en tamponne le coquillard, hors la première place, rien ne vaut.

Cela dit, bonne chance aux êtres humains participant.

Jérôme

Bonjour Philippe,
Bonjour Patrice Charoulet,

Vous écrivez :
"Enfin, un milliard de sujets étant possibles, il faudrait un sacré toupet ou une belle inconscience pour aller à Paris le 2 juin prochain, en se disant :
« Je suis très fort à l'oral et je peux excellemment parler sur tout sujet en dix minutes. »" (P.Ch)

Je suis assez conscient de mon inculture pour parler de tout sans rien connaître :-)

Giuseppe

Les concours, pour piano, accordéon de concert ou violon, etc. sont des exercices de haute voltige, il faut être jeune et entraîné comme un professionnel du sport.
Pour ce que j'ai eu à connaître près de moi c'est une préparation de fer, avec plages de récupération, tout dans l'effort. Si vous n'êtes pas un sportif de haut niveau abstenez-vous.
Etre compétiteur c'est la jeunesse qui va avec, "moins l'imparfait du subjonctif que la vigueur du souffle", voyons ce qu'il en sortira.
"Le vol du bourdon" c'est moins de trois minutes pour être en apesanteur...

Herman Kerhost

Juger de la bonne parole d'autrui en laissant à chacun trente minutes de préparation, ne serait-ce pas un peu comme mesurer l'intelligence dans les mêmes conditions ? Une parole sincère et libre n'est-elle pas une parole spontanée ?

Sergio Carioca

Encore un mot (les paroles en sont faites n'est-ce pas ?), un mot parasite et que l'on risque d'entendre à foison ânonné par les affligés gogos du langage, un anglicisme utilisé comme le plus souvent par ceux qui ne connaissent bien ni l'anglais ni le français, mimétisme sot, vertige trompeur du faux ami, désir de faire "style-genre", et j'ajouterais volontiers l'obligatoire "voilà !" voire un "quoi !".

Ah oui, quel mot ?

Dévasté.

Ah machin est mort, je suis dévasté.

Psittacisme approximatif et faux de "devastated".

Si Gengis Khan a pu laisser derrière ses hordes des pays dévastés (ravagés), devastated se dit en français autrement, c'est ainsi : anéanti, accablé, effondré, par exemple.

Mais le frimeur dans le moule se répand en dévastation intime.

Giuseppe

@ Robert Marchenoir | 07 janvier 2018 à 10:42

Bob - je me permets - excellent !

Auriez-vous l'oreille absolue ? Et là je suis en désaccord avec Jean-François Zygel, lequel a dit que cela n'existait pas, il faut juste en faire une définition préalable.

Lucile

@ vamonos

À mon avis, s'il y a trop de candidats, il faudra d'abord procéder à des éliminatoires qui seront déjà passionnants et pourraient être relayés sur la chaîne YouTube de Philippe.

S'il reste six candidats qui ont 12 minutes chacun pour parler (le temps des présentations et de la mise en place), ça pourrait marcher. Je ne vois pas pourquoi ils essayeraient de tricher en attendant leur tour. Je pense qu'ils auront à cœur de jouer le jeu. Ils peuvent patienter dans une pièce isolée en lisant ou en écoutant de la musique. Du reste, ce n'est pas toujours trop bon pour le candidat de connaître le sujet très à l'avance, l'inspiration se perd et ça se sent tout de suite. Si c'est pour réciter un texte tout préparé, autant donner une feuille polycopiée aux membres du jury.

@ Achille

À vrai dire je préfère rester une blogueuse anonyme. Vient un temps où l'on doit prendre sa retraite. Mais l'idée m'a enchantée.

vamonos

D'un point de vue logistique, si tout le monde reçoit le même sujet et ne dispose que d'une demi-heure pour préparer l'intervention, alors nécessairement, tout le monde va parler en même temps.

Si le sujet est distribué au candidat trente minutes avant l'intervention au fur et à mesure du déroulement de l'épreuve, alors nécessairement, il y a aura des fuites sur Internet. Il y aura forcément un petit malin qui disposera de plus d'une demi-heure pour préparer et apprendre son discours.

Il y a quelque chose qui cloche là-dedans,
J'y retourne immédiatement.

Achille

@ Lucile | 07 janvier 2018 à 10:48
« Inutile de vous dire combien je suis honorée d'être choisie pour un débat virtuel. Selon quelles règles et qui sera l'arbitre ? »

Les règles : Philippe Bilger fixe un sujet d’ordre général, ne faisant pas appel à des connaissances bien ciblées, du genre qu’est-ce pour vous que la démocratie. Nous avons d’ailleurs commencé à entamer la discussion.

L’arbitrage étant bien sûr les commentateurs de ce blog qui donnent leur avis sur notre approche respective par une notation à la Patrice Charoulet que l’on peut pour la circonstance désigner comme président du jury.

Lucile

@ Achille

Inutile de vous dire combien je suis honorée d'être choisie pour un débat virtuel. Selon quelles règles et qui sera l'arbitre ?

Noblejoué

@ Patrice Charoulet
"Où est-il aller chercher qu'être très instruit dans quelques domaines permet de parler à la perfection devant des juges de la parole ?"

Pour l'affectueux, on repassera, bienveillant, oui... Vous déformez. Je pense qu'à embarras égal à l'oral, quelqu'un de très instruit aura un capital culturel lui permettant de puiser dans une réserve si riche qu'il aura plus de chance d'y saisir quelque chose que l'ignare.
De plus notre lettrée a l'habitude de présenter ses connaissances d'une manière attrayante au profane, ce qui est une préparation sérieuse au concours.

Donc un capital culturel plus un entraînement. J'oubliais les idées ! C'est pourtant le plus important.
Je pense que si pour elles, elles importent autant que je crois le lire dans sa prose, elle doit y aller pour les faire triompher, soit qu'elle gagne le concours et y trouve une notoriété servant de tribune, soit, à plus long terme, qu'elle y gagne une éloquence favorisant leur diffusion.

Bon, en tout cas, vous avez vu que je pars d'une bonne intention. Comme mon intervention n'a semble-t-il pas été assez claire, la préciser sera aussi un plus.
Mais je doute que mon éloquence la convainque, je viens de trop loin... Les gens impopulaires ou ceux qui ont des idées originales, et je suis les deux, ne parviennent pas facilement à convaincre.

Mais d'une part, on ne sait jamais, d'autre part, chaque acte est un entraînement pour un autre.

Robert Marchenoir

Mais quel est donc le mystérieux interlocuteur, hors champ, qui a manifestement posé une question incongrue à Philippe Bilger juste avant que la vidéo ne démarre, provoquant ce dernier à faire cette énergique mise au point ?

Lucile

@ Patrice Charoulet
"Il faudrait une belle inconscience ou un sacré toupet pour…"

Je ne suis pas du tout d'accord avec vous sur ce point. J'admire les personnes qui se présenteront, pour leur courage et leur simplicité ; les futurs candidats ne sont pas inconscients, mais ils ont envie de participer, sans réel espoir de gagner, et je ne vois pas où est leur toupet. Si nous attribuons d'avance des défauts imaginaires à ceux qui surmonteront leur timidité pour participer à l'exercice, nous décourageons tout effort dans ce sens. La moindre des choses sera de les écouter avec bienveillance et sympathie. Je ne dis pas ça pour moi, je ne monterai pas sur l'estrade, je le sais déjà, mais je leur dis un grand bravo, et je suis certaine que même s'ils ne sont pas parfaits, ils y mettront le meilleur d'eux-mêmes, ce qui les rendra intéressants de toute façon.

Tipaza

Pour un projet aussi ambitieux que celui présenté, je ne vois qu’un sujet à la hauteur, un sujet qui bientôt n’en sera plus un, puisqu’au nom du principe d’égalité il aura disparu, noyé dans les sables mouvants de la bobocratie et du féminisme exacerbé, ce sujet, c’est le dernier vers du second Faust

«L'éternel féminin nous élève »

Achille

@ Catherine JACOB | 06 janvier 2018 à 16:39
« Il ne s'agira pas de débats, comme on organise des matchs dans le foot. Mais de dix minutes solitaires.
Ça me tente, mais l'oralité n'est pas mon fort sur n'importe quel sujet et comme je n'aime pas perdre, j'éviterai de prendre le risque de me rendre ridicule. »

J’avais bien compris. Je dis simplement qu’il sera bien difficile pour les jurés de sélectionner le vainqueur en ne prenant pas en compte les critères de sélection classiques que sont la technique d’expression, la maîtrise de la rhétorique et la gestuelle, au profit de critères bien plus flous et donc subjectifs que sont « l'aptitude à l'oralité, une coulée de vie, un élan d'intelligence, de liberté et d'improvisation. »

Il est vrai que l’improvisation ne s’apprend pas. C’est un don que Shéhérazade a su pratiquer pendant mille et une nuits. Record toujours pas battu depuis.
Là il s’agit de dix minutes d’exposé. C’est dans le domaine du faisable car on a toujours quelque chose à dire même sur un sujet que l'on ne connaît pas vraiment. Le vrai problème est de savoir comment le dire.

Christiane Taubira était plutôt douée en matière d’improvisation. Ses envolées lyriques lui ont valu d’être applaudie assez souvent à l’Assemblée nationale (surtout par le côté gauche de l’hémicycle, bien sûr).

Mais vu les relations pas très chaleureuses entre notre hôte et l’ancienne garde des Sceaux, je doute qu’elle présente sa candidature…

Mano

@ Catherine JACOB

Vous semblez sur ce site appréciée de tous pour vos commentaires jugés toujours pertinents et bien argumentés. Je suis alors étonné que vous chipotiez sur le fait que le concours de M. Bilger permettra de trouver "le meilleur" qui doit évidemment être pris dans son acceptation épicène. La tendance d'aujourd'hui aurait été effectivement de dire "la meilleure ou le meilleur" introduisant de facto cette horrible ségrégation entre les sexes qui provoque aujourd'hui tant d'épouvantables affrontements. Aussi l'expression "le meilleur" me semble effectivement et de loin... la meilleure.

Respectueusement

Mano

Mano

Excellente initiative M. Bilger. J'ai aussi lu tous les commentaires publiés jusqu'ici. Ils forment un petit noyau qui a l'air de bien se connaître. Mais l'oral est bien différent de l'écrit. Ceux qui écrivent le mieux ne sont pas, et de loin, ceux qui seront les plus agréables à écouter. On aura sans doute des surprises. Mais l'idée est excellente. Bon courage M. Bilger.

Patrice Charoulet

A mon humble avis.

Il est essentiel aux éventuels candidats de savoir la profession des membres du jury. La plupart des concours d'éloquence français ont comme juges des gens de robe. Une intervention orale n'est pas appréciée de la même façon par des universitaires de philosophie ou par de grands magistrats ou avocats.
Un affectueux commentateur de ce blog songe à une dame d'ici. Où est-il aller chercher qu'être très instruit dans quelques domaines permet de parler à la perfection devant des juges de la parole ?
Enfin, un milliard de sujets étant possibles, il faudrait un sacré toupet ou une belle inconscience pour aller à Paris le 2 juin prochain, en se disant :
« Je suis très fort à l'oral et je peux excellemment parler sur tout sujet en dix minutes. »

Giuseppe

Bon, j'ai toujours eu du mal à l'oral, soit j'avais bachoté et je prenais un courant d'air, soit tout se bouscule dans ma bouche voulant tout dire à profusion, et là immanquablement je pense à Bernoulli, allez donc savoir pourquoi.

Difficile équilibre.

Après une journée de cohésion professionnelle, devant un auditoire, il m'a été donné de m'exprimer à brûle-pourpoint sur un point précis de mon expérience ; surpris que cela tombe sur moi - soi-disant représentatif -, j'ai été lamentable, j'ai été nul.
Le sujet était à la fois anecdotique et technique il m'est venu sans trop d'hésitation, mais j'ai ramé, ramé, ramé... alors que j'étais sur mon point fort.
Cuisant échec, pourtant journée très sympathique et agréable. Quelques années plus tard, je ne vois que la bouillie pour chats servie ce jour-là. Encore aujourd'hui ce billet ravive ce très mauvais souvenir.

Je suis convaincu qu'une formation adaptée à ce genre d'exercice, sans faire de vous un premier de cordée, quelle que soit la profession est plus que souhaitable.

@ Pierre Blanchard | 06 janvier 2018 à 19:22

N'y voyez aucune agression - un peu de taquinerie - souvent on est trop ou pas assez.

Ellen

@ Pierre Blanchard | 06 janvier 2018 à 21:01

Et vous avez-vous pris le temps de lire la presse en entier ? Il est précisé par le procureur que "le personnel était au complet".

Dites, j'ai constaté que vous aimez vous accrocher ici avec les participants de ce blog rien que pour faire votre intéressant. Moi, je ne vous cherche pas, alors ouste...

Pierre Blanchard

@ Ellen | 06 janvier 2018 à 17:34
"L'hôpital est responsable de la non surveillance et de la non protection de ce bébé de deux mois, très malade. La vigilance aurait dû être redoublée. Comment se fait-il que ce bébé n'ait pas été assisté d'une personne de l'hôpital lors de la visite de son père séparé de sa compagne ?"

Avez-vous pris le temps de vous relire ?... Car à ce stade, vous employez combien de personnels dans un CHU comme celui de Purpan ??

La société (l'Etat) pourrait tout aussi bien recréer les gardes-barrières (aux 35 heures, donc à quatre par passage à niveau), comme cela a été soulevé sur ce blog dernièrement il me semble !!

Ellen

@ Exilé | 06 janvier 2018 à 20:10
"Les grands penseurs sont muets. Et modestes..."

Vous voulez dire certains penseurs peuvent être de très bons écrivains mais de mauvais orateurs ?

Jérôme

Bonjour Philippe,

Un concours des loquences, faut qu'j'y vais.

Exilé

@ Ellen
"Les candidats de ce blog qui pourraient éventuellement se montrer volontaires pour participer à "un véritable concours de la parole en 2018""

Les grands penseurs sont muets.
Et modestes...

Sergio Carioca

Ah puisqu'on parle de PAROLE... j'ai une question à poser. Il est une expression qui s'est (à mon avis indûment) répandue, quoique peut-être bientôt dépassée par "En même temps", c'est "Pour autant".

Le dictionnaire Larousse (une source pas meilleure qu'une autre) en dit :
"Pour autant = cependant ; pour cela, pour cette raison (qui vient d'être dite). « Rien n'est fini pour autant, et tout recommence » (M. Barrès). Registre soutenu."

Soutenu, pas toujours parce que souvent je ne sais pas ce que le locuteur veut dire. Aucune des acceptions n'a de sens dans la phrase.
Est-ce un mot de remplissage vide ? Un effet qui se veut de style ?
Ou a-t-il un sens nouveau et alors quel est-il ?

En tout cas dans les livres il ne "monte" que depuis 1960 environ :
https://goo.gl/WCFkR5

Noblejoué

@ Catherine JACOB
"L'oralité n'est pas mon fort"

Mais en même temps, vous avez une culture plus étendue que la plupart des autres candidats.
De plus, vous avez l'habitude de présenter vos connaissances et idées ici d'une manière que j'estime aussi brillante que captivante.
Et enfin, dans l'intérêt de vos idées, justement, si vous pouviez gagner cette compétition, vous auriez une publicité qui pourrait peut-être être utile à leur diffusion.

Et si même vous ne triomphiez pas, vous auriez certainement intérêt à vous améliorer à l'oral pour mieux faire passer vos idées quand vous devez vous confronter à vos opposants.
On ne peut pas gagner toutes les batailles mais il faut emporter celles qui sont stratégiquement décisives.

Vous me ferez une recherche sur le sujet !

Achille

@ Noblejoué | 06 janvier 2018 à 16:45
« Vous qui voulez assister aux joutes des autres, contre quel champion voudriez-vous faire vos preuves ?
Et si vous étiez un vin, lequel choisiriez-vous ? »

Une chose est sûre je n’aimerais pas être opposé à un excité. Le genre de monsieur « je sais tout », enfermé dans ses certitudes, qui vous coupe constamment la parole et rejette vos arguments sans même prendre la peine de les écouter.
Je pense que Lucile me conviendrait bien dans un débat. Nous avons certaines divergences d’idées, ce qui est la condition nécessaire pour avoir un débat intéressant. Ses commentaires sont bien formulés et elle ne s’énerve jamais. Ceci étant, je suis conscient que je n’ai pas choisi la facilité avec ce genre d’adversaire.

Pour le vin, un petit côte-rôtie millésimé me convient bien. Je sais, il est un peu cher mais on n’est jamais déçu.

Pierre Blanchard

@ sylvain 06 janvier 2018 à 10:33

Oh ! sylvain, quel mélange de civilisations

"...la cerise au-dessus du couscous"

;-)

Traditionnellement, les cerises - enfin les griottes - se consommaient de cette façon !

Ellen

Alerte à l'enlèvement d'un nourrisson de deux mois à l'hôpital de Purpan.
Ce qu'on lit dans la presse c'est l'incompréhension totale de l'hôpital et des enquêteurs :
"Nous n'avons vraiment pas beaucoup d'éléments. Nous sommes dans le bleu. Nous ne sommes pas dans le cas d'une volonté de soustraction d'un enfant par un parent, a estimé cette source proche du dossier, ce qui rend cet enlèvement d'autant plus incompréhensible. Tizio, un nourrisson de deux mois très malade et sous perfusion intraveineuse a été vu avec son père vers 18 heures mais il n'était plus dans son berceau à 18h30, à l'heure où les biberons sont donnés dans le service hospitalier. Dans un premier temps, cette absence, même au milieu de la nuit, n'a pas vraiment inquiété les enquêteurs."

L'hôpital est responsable de la non surveillance et de la non protection de ce bébé de deux mois, très malade. La vigilance aurait dû être redoublée. Comment se fait-il que ce bébé n'ait pas été assisté d'une personne de l'hôpital lors de la visite de son père séparé de sa compagne ?

Noblejoué

@ Achille @ Exilé

Envisageons l'entraînement, voir Exilé (06 janvier 2018 à 09:26) mais adapté aux duels proposé par Achille (Achille | 06 janvier 2018 à 07:13).

On peut s'exercer à définir ce dont parle l'autre pour prendre une position d'autorité en cas de duel, l'adversaire étant réduit à la position, dans le pire d'idiot, de crétin ignorant, de confus ou de menteur, et dans le meilleur, d'élève.
Allez savoir où je vais chercher tout ça...

Si l’adversaire ne dit rien, il risque de prendre une position de passif, de soumis, s'il râle, de mauvais coucheur, en principe, il est défait. En admettant qu'il se dépêtre du piège, les ressources nerveuses, temporelles et cognitives gaspillées là-dedans seront perdues pour le reste du débat.

Non, dans les duels, ce n'est pas toujours le plus intelligent, du moins au sens de comprendre les idées et regarder le monde en face qui gagne, ou celui qui a le meilleur style, ou un mélange des deux, ce peut être le meilleur manœuvrier.
Or si le but n'est pas de faire émerger quelque vérité, quel intérêt ? Autre chose, le public sera en principe plus facilement convaincu par ce qu'il croit au départ, or j'ai des idées souvent minoritaires, aussi mon handicap pour attirer l'adhésion est très important. Et pourquoi ai-je pris un pseudonyme ? Pour me montrer devant les caméras, bien sûr... Je ne laisserais tomber mon masque que si les avantages me semblaient l'emporter sur les inconvénients... Il ne faut jamais dire jamais, mais enfin, je ne suis pas en situation, et s'il me semblait y être, je demanderais encore conseil avant de le faire.

Et après, adieu la divine liberté de parler selon l'inspiration sans se plier aux rôles que les autres tendent à vous assigner ! Et bonjour toutes les attaques personnelles qui se déclencheraient aussitôt : faute de convaincre l'autre d'erreur, tourne son identité en dérision.
Plutôt horrible... Ceci dit, il se peut que dans de rares cas, le risque et l'ennui en vaillent la peine.

Noblejoué

@ Catherine JACOB
"Le vin bourru est un moût en cours de fermentation. Donc encore très peu alcoolisé. J'adore ce vin saisonnier qui n'a rien de 'bourru' au sens ordinaire du terme, se déguste avec des noix fraîches et n'est pas transportable."

Alors vous voudriez qu'on vous identifie au vin bourru, ou à un autre vin, et si oui, lequel ?

@ vamonos
"Gevrey-Chambertin... pour la soif."

Si vous étiez un vin ce serait celui-là, eh bien, pas mal...

@ Achille

Vous qui voulez assister aux joutes des autres, contre quel champion voudriez-vous faire vos preuves ?
Et si vous étiez un vin, lequel choisiriez-vous ?

@ Tous

Santé !

Catherine JACOB

@Achille | 06 janvier 2018 à 07:13
"Alors chiche ?"

Il ne s'agira pas de débats, comme on organise des matchs dans le foot. Mais de dix minutes solitaires.
Ça me tente, mais l'oralité n'est pas mon fort sur n'importe quel sujet et comme je n'aime pas perdre, j'éviterai de prendre le risque de me rendre ridicule.

Ellen

Les candidats de ce blog qui pourraient éventuellement se montrer volontaires pour participer à "un véritable concours de la parole en 2018", dont je présume qu'ils seront mis en lumière sur YouTube, seront-ils suffisamment armés et capables d'exprimer les mêmes ressentiments en direct que ceux qu'ils écrivent derrière leur écran sous leurs pseudos sans se prendre des foudres en direct ? Idem pour ceux qui donnent leurs vrais noms, auront-ils le courage et assez de conviction pour s'aventurer dans cet exercice à double tranchant dont leur vie privée ou leur vie professionnelle pourrait être affectée ?

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