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05 avril 2018

Commentaires

P.A.

Parce que vous les trouvez en marche ces députés de LREM ? On finit par se demander s'ils ont deux neurones.

Macron les a triés sur leur QI pour s’assurer de n’avoir aucune opposition parce que ce monsieur panique dès qu’il y a des revendications face à lui, comme actuellement les étudiants, les cheminots, les retraités, le milieu médical, la ZAD, les avocats, etc.
Alors que faire ? Oups, mais c’est bien sûr, les catholiques !

Tipaza

@ Lucile | 08 avril 2018 à 11:34
"Près de la moitié de la population asiatique est touchée : 30% sont chinois, 40% sont japonais, et 26% coréens".
Bref, il ne tient pas l'alcool."

Donc il ne pourra entendre la foule des compagnons, en levant son verre, chanter le couplet fameux de la classique chanson à boire :
"Il est des nôtres, il a bu son verre comme les autres" !

Mais au fond est-il des nôtres vraiment ?
Et c'est quoi être des nôtres ? entre les musulmans pour qui l'alcool est un péché et les Asiatiques qui ne tiennent pas le minimum syndical du 1,16 gramme d'alcool, on voit que l'adhésion à un pays et mieux à une nation n'est pas seulement de l'ordre du droit et du rationnel, mais qu'elle est aussi de l'ordre du culturel le plus basique, celui du boire et du manger, les conditions de base de la convivialité.

J'ai une petite cousine qui a épousé un Écossais, diplomate de surcroît, issu d'une famille très aimable et très francophile, mais je sais qu'ils ne seront jamais des Français et surtout que je ne serai jamais un Écossais. Savez-vous pourquoi ? je déteste le haggis ! Avez-vous goûté le haggis ? faut être "né natif" pour apprécier ! ;-)

breizmabro

@ Claggart 07 avril 2018 à 19:09
"...quelqu'un qui salue le personnel de l’hôpital d'un "Bonjour Messieurs-Dames" ne peut pas être un mauvais gars"

C'est sûr vu que lui qui a fait un gimmick du : "celles et ceux", repris en choeur par sa cour (médiatique), ça le fait.

MAIS il aurait pu aussi dire "bonjour m'sieurs dames !" (je plaisante naturellement car on ne parle pas comme cela lorsque l'on est reçu chez les Rothschild ;))

ken ar wech all (en finistérien = à bientôt ;))

Giuseppe

@ Franck Boizard | 08 avril 2018 à 09:09

Tout à fait, je révisais mon bac dans la rue aux mille bistrots, pays de voix et de rouge ou blanc limé (limonade) pour s'éclaircir les cordes vocales après les marchés, pas de télé, la radio, et la maréchaussée qui ne faisait que passer ; la cellule de dégrisement existait pour ceux qui ne se rappelaient plus où ils habitaient.
Les 1,16 grammes relevés chez J-V Placé l'aurait fait passer auprès de certains pour un petit joueur.
Nous sommes fichus.

Lucile

Toujours à propos de Placé, "l'Asian flush"

"Les yeux rouges, les cheveux luisants et les taches de transpiration sous les aisselles font de toi LE must have de la soirée, complètement arraché. (…) Pourtant, rassure-toi, certaines personnes subissent les effets de l’alcool avec une intensité largement supérieure à la tienne… C’est l’Asian Flush. Aussi appelé Asian Glow, ce syndrome consiste en des réactions corporelles inconfortables suite à l’ingestion d’une dose d’alcool. Près de la moitié de la population asiatique est touchée : 30% sont chinois, 40% sont japonais, et 26% coréens".

Bref, il ne tient pas l'alcool.

https://www.opnminded.com/2016/08/23/cuite-alcool-asiastiques-asian-flush.html

Franck Boizard

A propos de JV Placé

Il fut un temps, en France, où on traitait les poivrots avec un certain amusement, sans en faire un drame : une nuit en cellule de dégrisement et hop, dehors avec un coup de pied aux fesses.

Maintenant que les "pétasses bitophobes californiennes" (copyright Desproges) ont pris le pouvoir et donnent le ton de la bonne société, et aussi, hélas, de la loi, zéro humour, zéro distance, on prend tout au sérieux et au tragique et voilà le retour des précieuses ridicules qui font la police du langage et prohibent l'alcool.

Elles (ce "elles" englobe, une fois n'est pas coutume, des hommes) me rendent JV Placé sympathique. C'est un exploit !

Giuseppe

@ Lucile | 07 avril 2018 à 17:33
"Ils vont finir par nous le rendre sympathique. Un comble..."

Je pensais la même chose. Pourtant piètre personnage.

Claggart

@ breizmabro 07 avril 16h55

A propos du "Dieu Macron" : quelqu'un qui salue le personnel de l’hôpital d'un "Bonjour Messieurs-Dames" ne peut pas être un mauvais gars.

Ken ar c'hentan !

Lucile

@ Giuseppe | 07 avril 2018 à 14:32

Bien d'accord avec vous sur le cirque autour de Placé et de son état d'ébriété. Ils vont finir par nous le rendre sympathique. Un comble...

@ Tipaza

Je ne suis pas certaine que le système politique anglais nous conviendrait. Nous n'en ferions pas le même usage qu'eux. Les Anglais se passent de Constitution, ce qui leur évite de promulguer des lois en contradiction avec les principes dont ils se réclament. Mais ils ont confiance dans leur système, ils estiment même, à tort ou à raison, que c'est le meilleur du monde. Par ailleurs, si je soupçonne certains de leurs politiciens d'être aussi vicieux, bornés, ou intéressés que certains des nôtres, je pense qu'en groupe, ils sont moins suicidaires que nous ; contre l'adversaire commun, ils font bloc, ils ont cette intelligence-là. D'autre part les deux grands partis traditionnels anglais diffèrent beaucoup l'un de l'autre, ils représentent des intérêts opposés, et ils surveillent leur leader sans concession quand il est au pouvoir, de sorte que leurs électeurs savent assez clairement pour qui ils votent. Enfin, les contre-pouvoirs fonctionnent chez eux. En France, même la presse est subventionnée, et didactique ! Nos batailles se livrant donc dans la rue plutôt qu'au Parlement, il nous faut des présidents musclés.

La vie politique met en jeu des rapports de force, nous avons du mal à l'admettre, nous pensons que ce n'est pas convenable (avec Macron plus que jamais. Il ne faut pas le contredire, il faut montrer sa"bonne volonté"). En conséquence de quoi, nous ne respectons pas vraiment l'adversaire que nous soupçonnons de mauvaise volonté. Macron ne se bat pas à la loyale. Il croit qu'il doit maîtriser les institutions, les tordre à sa mesure, alors qu'il est là pour les servir. Il se permet de faire la leçon aux Français, il se présente à eux comme un exemple. C'est pourtant la niaiserie de Hollande, et elle seule, qui lui a ouvert la porte de l'Élysée. Sans oublier le manque de conviction, le conformisme et l'endormissement de la droite traditionnelle.

Pour en revenir aux Anglais, on a vu comment ils se sont retrouvés embarqués dans le Brexit sans y être préparés. Non pas que je trouve leur vote regrettable, ils ont peut-être sacrifié leur prospérité immédiate à leur intégrité. Tout dépendra de la manière dont ils manœuvrent maintenant. Mais chez eux aussi le risque politique existe et les grandes décisions ne tiennent parfois qu'à un fil.

breizmabro

@ Giuseppe 07 avril 2018 à 14:32

Bien d'accord avec vous, faire tout un tintamarre pour JF Placé qui avait bu un (deux ou trois) verre de trop, en parler en long, en large et en couleur, est tout de même un peu extra-ordinaire...

Ceci dit ça fait diversion dans les médias qui n'ont rien à dire sur les négos gouvernement/ministre des transports/syndicats...

J'ai donc pris note que le dieu Macron viendra prêcher la bonne parole sur TF1 (chaîne privée) en dehors de ses apôtres ministres et députés, mais qu'il va s'abaisser, sur conseil, à parler au peuple de son pays via un média à sa botte.

Notre dieu Macron devrait commencer son discours par "mes soeurs, mes frères, je vous le dis" (Evangile selon Saint Jean), et devrait clôturer son intervention par "aimez-vous les uns les autres..." Et le peuple abasourdi par tant de don de soi de la part du dieu criera "Amen, seigneur !"

Et la messe de TF1 sera dite.

Compte tenu du décalage horaire avec Ouessant ;) je ne crois pas que je vais regarder son prêche en live à 13 heures, j'aurai mieux à faire, du genre une éclade de moules et deux "p'tits" bars sur barbuc avec mes voisin(e)s.

Ceci étant je soutiens les grévistes de la SNCF. Because ? parce que lorsque cette entreprise publique deviendra une SA, même avec fonds public, il en résultera que, comme pour l'aéroport de Paris, il y aura mise en vente des parts d'actions de l'Etat pour boucher les trous des actions sociales.

Aéroport de Paris : qui se propose d'acheter des actions ? Je vous le donne en mille ! Celui qui n'a pas eu le marché de l'aéroport de Nantes.

Elle est pas belle la vie des marchands... d'actions ?

En même temps j'vous dis ça...

Mary Preud'homme

@ Giuseppe | 07 avril 2018 à 14:32

Bien que ne me sentant aucune affinité avec ce JV Placé (dont le nom semble prémonitoire si l'on considère que de placé à déplacé il n'y a qu'un pas) je partage votre point de vue.
Comme quoi un train (et en l'occurrence un arrière-train) peut cacher l'autre !

Achille

@ Giuseppe | 07 avril 2018 à 14:32

Un Vert ça va, mais trois verres (ou plus) bonjour les dégâts !

Pauvre J-V Placé, après ses propos de pilier de bar, je doute qu’on le revoie un jour dans le marigot politique.

Dire à un vigile "on n'est pas au Maghreb ici, je vais t'envoyer à Ouagadougou dès le premier vol", lui qui est né à Séoul et qui n’a pas vraiment le morphotype du Français « de souche », ça ne manque pas de saveur.

Mais il est vrai qu’avec 1,16 g d’alcool dans le sang on a tendance à oublier les règles qu’on demande aux autres de respecter…

Giuseppe

La vie est injuste, certes J-V Placé n'est pas très reluisant mais en faire tout un pataquès pour une soirée bien arrosée, où va-t-on ?
Procès et tout le toutim en grande pompe... On ne peut plus bouger le petit doigt, que celui qui n'a pas fêté un peu lourdement un événement me jette la première pierre.
Etudiant à l'époque, la maréchaussée savait faire la part des choses, on ne peut plus rien faire, sous couvert de féminisme sans doute légitime tout a dérapé, tout est hypertrophié, démesuré, on confond tout, la liberté en moins à chaque fois, bientôt on ne sortira plus de chez soi.

Episode pas très glorieux de notre Vert national, mais de là à en faire un délinquant avec procès, je crois que le bon sens s'enfuit de partout, "mort aux vaches" souvent entendu et jeté par des SDF, mérite-t-il la prison ou le jugement pour autant ?

J-V Placé est un pur produit de cette génération prête à tout pour un maroquin, détestable profiteur des avantages délicieux du Sénat et autre poste, mais sans aucun doute trop exagérée cette vindicte d'une médiasphère avide de people qui fait vendre.
La société est devenue folle.

Pendant ce temps, aucune publicité pour ces traîtres à la Nation
https://www.ladepeche.fr/article/2018/04/03/2772454-une-cour-speciale-pour-les-deux-toulousains-jihadistes.html,, leurs actes abominables passent inaperçus ou presque, ils n'auraient même pas mérité le prix de la corde et pourtant eux ils n'avaient rien bu.

Claude Luçon

@ Robert | 06 avril 2018 à 19:25

Oui vous avez raison et j'étais conscient de ces cas-là.
Mais, pour moi, avec 34 ans d'Afrique, noire et blanche, il ne s'agissait pas d'une guerre que nous subissions mais au contraire d'aller aider de vieux amis qui méritaient bien qu'on les épaule.
1991 à part, dans tous les autres cas, comme au Mali en ce moment, il s'agit de pays dont les hommes de deux générations sont venus mourir chez nous pour défendre une République qui n'avait pourtant pas été souvent très tendre avec eux.
Philippe dans son billet suivant parle d'amitié, l'amitié c'est aussi cela : prendre les armes pour aider un vieil ami.

Giuseppe

"...404 députés..." (PB).

Peu ou prou on revient à un début de Ve République, sauf que compte tenu des évolutions techniques, Emmanuel Macron aurait pu tailler beaucoup plus dans le gras.

Cédric Villani répète qu'il faut des techniciens aujourd'hui, la connaissance scientifique est au cœur du politique, les ténors à l'ancienne de papa c'est fini, les générations qui arrivent détestent les bavards et construisent en dur.

Ecouter un discours de Gérard Larcher est une réflexion d'un autre monde, il s'agrippe au rocher, et demain enlever les deux tiers des sénateurs pour autant la terre ne s'arrêtera pas de tourner.
J'ai en tête l'audition du grand patron d'une banque voyou qui sous serment affirmait qu'il ne détenait plus de sociétés dans les paradis fiscaux, quand un document produit sous les yeux de Braouezec attestait du contraire, de l'excellente journaliste Elise Lucet.
Parjure et roulant dans la farine les présents, ce directeur, cynisme au bout des lèvres, s'est moqué impunément de leur représentation.

Allez, allez, dégraissons le mammouth, des locaux somptuaires et un service tout autant pléthorique. Nos voisins allemands (toujours eux) s'ils ne roulent pas carrosse n'en ont pas moins des berlines qui font rêver le monde entier, ils font plus fort et pour moins cher, triste constat.

Pas besoin d'or et de paillettes pour conquérir la planète, quatre roues et un moteur suffisent, pas de gants blancs et de chaînes rutilantes autour du cou non plus, juste pour les plus délicats des gants en pécari suffiront.

Mitsahne

Le Théâtre PHIL-BILL, ainsi nommerai-je l’excellent blog que Philippe Bilger met à notre disposition. Il y joue le rôle d’une espèce de Monsieur Loyal, vêtu d’une redingote de sagesse et d’un haut-de-forme de probité. Son théâtre a cette spécificité que les spectateurs sont aussi ses acteurs et commentent selon leur style le thème que développe P. Bilger tous les deux jours.

Ces thèmes sont suffisamment variés pour embrasser l’immense panorama qui va de la politique française à la philosophie en passant par toutes les nuances de l’écriture, la courtoisie, le sport, la musique, les sentiments, et des sujets aussi divers que les fausses antipathies ou les préjugés à la mode qui furent traités autrefois par un certain Nivelle de La Chaussée (1632/1754).

C’est dire que la meute des acteurs/spectateurs a de quoi se rassasier et que les morfalous qui font profession d’avoir un avis sur tout se lâchent sans retenue. Cela crée, forcément, des réponses plus ou moins aimables en fonction du vécu, de l’âge et du tempérament de chacun.

De temps à autre, un voyou-pochard pousse la porte et crie un « mort aux vaches » sans autre conséquence qu’un haussement d’épaules. Dans l’ensemble, ce serait plutôt « vanitas, vanitatum » où certains savent subtilement faire étalage de leur culture sans parcimonie de modestie. Le moyen le plus simple pour se faire valoir est de distribuer des bonnes notes et des considérations distinguées aux contributeurs de ce blog mais qui, comme le souligne justement Pierre Blanchard (05/04 à 23h50) se demandent « en quoi serions-nous dans l’obligation de supporter vos éloges ? ».

Le Professeur Cumulus (traduction latine de chat à roulettes), perché sur sa colonne Vendôme composée uniquement de dictionnaires piqués chez Pivot en trente ans d’émissions, dont un célèbre dictionnaire javanais-louchébem dédicacé par Jean Yanne un soir de libations chez Denise, distribue des bons points à la volée au gré de ses humeurs-convictions. Cinq bons points donneront droit à une photo dédicacée de l’auteur, lequel pourra alors donner toute la puissance de sa « superpygoflatulence » (qui pète plus haut que son cul), en toute onctuosité.

C’est quelquefois aussi pénible à lire que les émoticônes ou LOL et MDR.

Jabiru

@ Giuseppe 06 avril 2018 à 20:14

Jean-Vincent Placé, le type même du profiteur d'argent public qui sonne à toutes les portes. Il est à espérer qu'il disparaisse de la scène publique et qu'il rende des comptes à la justice.

Tipaza

@ Lucile | 06 avril 2018 à 20:44
"Les chambres introuvables élues dans la foulée des présidentielles ne servent pas la démocratie."

Si j'ai bien compris votre proposition d'intangibilité de la Constitution, vous êtes pour un système britannique où la Constitution est le résultat d'une Charte vieille de plusieurs siècles, la tradition à l'anglaise pourquoi pas. Mais alors il faut accepter les avantages et inconvénients de ce système.
Au Royaume-Uni, le gouvernement est issu de la majorité parlementaire, et donc a les mêmes soutiens au Parlement que le Président français dans le nouveau système du quinquennat.

Je trouve ce système efficace, mais il faut des parlementaires à la hauteur, qui ne soient pas des nullités comme le sont actuellement les députés LREM, ni des frondeurs idéologiques comme on a l'on vu sous Hollande.

Bref il faut des personnes responsables, compétentes et conscientes de la charge qui est la leur.

Le soutien à un gouvernement issu des rangs de la majorité n'exclut pas la discussion des propositions de loi, et suivant la vieille formule : "la confiance n'exclut pas le contrôle", le Parlement est là pour rectifier des textes dont le caractère va à l'encontre de la volonté populaire que les députés représentent au plus près.

Avec le corollaire que le Premier ministre britannique dépend d'un vote de confiance du Parlement, alors qu'en France, le Président est inamovible. Le vrai problème est là, un Parlement à la botte, et qui lorsqu'il se veut frondeur risque la dissolution sans que le Président perde sa place.
En Grande-Bretagne, une dissolution ratée, c'est le départ du Premier ministre, en France c'est une cohabitation, ça change tout.

Giuseppe

@ Savonarole | 06 avril 2018 à 14:21

Je confirme, il paraît que les aides d'Etat se font au nombre d'électeurs, décidément ils doivent être vraiment à la rue, il paraît même qu'ils auraient mis tout leur poids pour obtenir une plantureuse station de vélos.
Misère... Vous voyez notre ancien ministre Jean-Mimi Baylet dessus comme en 36 ?

Giuseppe

Au fait, quelqu'un sait-il où est passé Jean-Vincent Placé, l'ancien sénateur, secrétaire d'Etat, ministre... Oui, oui,https://www.atlantico.fr/decryptage/absences-repetees-voiture-fonction-pv-impayes-jean-vincent-place-diva-que-senat-ne-regrette-pas-senat-paradis-pour-2717962.html, celui-là même.

Diminuer le nombre de parlementaires nuirait à la démocratie, il était chargé de quoi cet ancien ministre, au fait ?
A un moment donné je croyais qu'il faisait dans le sport, les cours de Roland-Garros s'en souviennent encore, très présent, un vrai boulimique de travail.

Exilé

@ Lucile
« Mais nous avons un régime présidentiel, peut-être plus adapté à notre mentalité. »

Nous avons plutôt un système hybride.
Le Président des États-Unis d'Amérique a-t-il un Premier ministre ? Non.
En fait, en France le Premier ministre sert de fusible et ce n'est pas le Parlement qui le grille mais le Président, pour se protéger.

Lucile

@ Robert
"...la réforme constitutionnelle qui a réduit le mandat présidentiel à cinq en le couplant de facto à celui des députés a perverti la séparation entre président et Premier ministre, renforçant à l'excès la fonction présidentielle"

Effectivement, on a cru se débarrasser des cohabitations et de leurs effets pervers, mais les chambres introuvables élues dans la foulée des présidentielles ne servent pas la démocratie.

Exilé

Résumons-nous.

Les députés envoyés au palais Bourbon (oui, Bourbon...) ont deux fonctions :
1) Ils sont supposés, par le rapport de force qu'ils représentent, donner la couleur générale du gouvernement qui sera nommé.
2) Ils sont supposés participer à la promulgation des lois, ou du moins des miettes abandonnées par « Bruxelles » .

Et là, ça commence à dérailler.

A qui fera-t-on croire qu'en plus d'un siècle de mandatures la France ne dispose pas déjà d'un énorme arsenal de lois, capable de couvrir d'innombrables cas de figures sinon tous ?
Qu'y ajouter de plus, sauf exception ?

Donc, mettez-vous à la place de ces centaines de chers et ruineux députés qui se demandent ce qu'ils pourraient bien faire des cinq années qu'ils ont à passer dans leur club, après avoir signé la transposition des lois bruxelloises.
Jouer au Scrabble ? A la bataille navale ? Ou plus sérieusement pratiquer un toilettage de printemps d'un amoncellement de lois qui font parfois double ou triple emploi et qui peuvent même se contredire ?
Vous n'y pensez pas, ce serait trop compliqué et trop fatigant et surtout il n'y aurait aucun bénéfice personnel à en tirer.
Et puis, si les députés devaient faire des choses intelligentes et utiles aux gens, ça se saurait.

Non, moi député lambda, je veux absolument que mon nom soit attaché à une loi afin qu'il soit gravé dans le marbre.
Je vais donc proposer une loi, bonne ou mauvaise, utile ou inutile, peu importe, pourvu que l'on parle de moi, aujourd'hui et demain.

Pour ne prendre qu'un exemple parmi d'autres, Cécile Duflot (la géographe qui place le Japon dans l’hémisphère sud), s'est mis en tête de bricoler une loi qui a fait s'arracher les cheveux à tous ceux qui, syndics d'immeubles ou bien conseils syndicaux de copropriétés, ont eu à s'occuper de gestion immobilière.
Elle ne pouvait donc pas rester tranquille, par exemple à tricoter en silence sur son banc, au lieu d'embêter tout le monde ?

Et tout est du même tonneau...

Robert

@ Lucile | 06 avril 2018 à 17:31

Je vous rejoins avec Exilé dans vos analyses. Toutefois, il faudrait considérer l'esprit de la Constitution de 1958 et l'usage qui en a été fait depuis, avec des dérives indéniables contre l'esprit même de ladite Constitution.
Dans son esprit, le président "préside", à savoir fixe les grandes orientations et traite prioritairement des affaires régaliennes (affaires étrangères, défense) ; tandis que le premier Ministre "gouverne" et rend compte au président de la politique menée. En quelque sorte, un fonctionnement de type grand état-major (ce n'est pas pour rien que son père était général !).

Le Premier ministre et son gouvernement sont responsables devant le parlement et peuvent être renversés via notamment la motion de censure. Compte tenu du système électoral majoritaire et de ce que le Premier ministre est chef de la majorité, ce cas de figure reste plutôt théorique.
Mais la réforme constitutionnelle qui a réduit le mandat présidentiel à cinq en le couplant de facto à celui des députés a perverti la séparation entre président et Premier ministre, renforçant à l'excès la fonction présidentielle, faisant du Premier ministre un collaborateur de luxe du président de la République.

Il est à présent très amusant de voir comment le président s'attribue le traitement public de certains sujets, tandis qu'il confie au Premier ministre le traitement de certains dossiers qui pourraient altérer la belle image présidentielle (Notre-Dame-des-Landes, par exemple).

@ Claude Luçon | 06 avril 2018 à 13:14

Vous avez écrit "et, enfin, la Ve République du Grand Charles, dont 1968 la révolution d'opérette du rien faire mais du beaucoup parler, à la laquelle nous devons toutefois la libération des filles du carcan maternel et l'avènement libérateur de la pilule, les Trente Glorieuses, les 35 heures, une France enfin sans guerre à part quelques grèves ou manifs pour le plaisir de rester français, donc râleur et, surtout "Les Vacances", toutes les vacances pour soulager le "burn out" très à la mode !"

J'ai particulièrement apprécié votre résumé de tant d'années de vie de nos institutions.
Je relève toutefois une petite inexactitude dans ce paragraphe.
En effet, si la France n'a effectivement plus connu de guerre sur son territoire depuis l'indépendance de l'Algérie, en fait les armées françaises ont souvent été engagées à l'extérieur du territoire.
D'abord, pour empêcher les anciennes colonies françaises de basculer dans le système soviétique pendant toute la guerre froide. Et dans cet aspect, l'engagement a été constant au Tchad notamment, pour lutter contre le colonel Kadhafi qui a été longtemps un fer de lance du monde soviétique.
Ensuite, en 1991, le président Mitterrand a engagé la France dans la première guerre du Golfe contre l'Irak.
Enfin, l'engagement dans le conflit yougoslave.

Tomas

Réforme cosmétique qui ne changera pas grand-chose. La vraie réforme démocratique serait de se débarrasser de ce faux régime parlementaire et vrai régime présidentiel, et de décentraliser le pays pour de vrai. Autant dire que ce n'est pas pour demain. Quant à la proportionnelle je ne vois pas trop ce qu'elle apporterait dans le système actuel, si le FN n'est pas fichu de faire en sorte de s'allier avec les autres partis c'est son problème et la preuve de l'incurie notoire de ses dirigeants. Les communistes, eux, sont capables de nouer des alliances.

La loi sur les fake news qui s'annonce est en revanche nettement plus inquiétante, j'espère que le Conseil constitutionnel jouera son rôle. Si on veut les supprimer, il suffit de faire une loi sur mesure pour étrangler Facebook et Twitter, ce ne doit pas être bien difficile!

@ Xavier Nebout et Trekker

Je partage totalement votre jugement sur la IVe République. Vu les circonstances de sa naissance elle était mal partie, mais elle a su poser les bases du redressement du pays.

Exilé

@ Claude Luçon
« ...les tickets de rationnement (...) »

Les tickets de rationnement n'ont pas été le propre du seul État français, ils ont duré jusqu'en 1949.
J'ai été moi-même une des victimes-bénéficiaires du rationnement (ce qui explique peut-être en partie le développement de ma personnalité).

Et Macron qui remet ça, de façon déguisée...

Michel Deluré

@ Claude Luçon 06/04 13:14

Votre raccourci de l'histoire constitutionnelle de la France vaut tous les ouvrages de droit constitutionnel et votre conclusion est pleine de sagesse.
Cette Ve République a prouvé qu'elle était capable de résister à l'usure du temps et d'affronter bien des périls.
Et pour une fois que nous avons en France quelque chose qui ne marche pas trop mal, en tout cas mieux que la SNCF pour ne prendre que cet exemple, pourquoi la réviser, voire en changer.

Lucile

@ Exilé | 06 avril 2018 à 13:00

Je suis contente de voir que vous pensez la même chose. Ça me paraît tomber sous le sens. Les grands maux dont souffre actuellement la France ne viennent pas de sa Constitution. La rogner par-ci, la modifier par-là, apporter quelques additifs pour plaire à la mode du moment comme vous le soulignez, est une amusette dont nous pourrions nous passer. La dépense publique, les problèmes sociaux, l'état de notre industrie, le chômage, c'est de cela que l'on détourne ainsi notre attention, mais c'est cela qu'il faudrait réformer.

Faire une corrélation entre la dégringolade de la France et la Constitution me paraît une erreur de raisonnement. Tant qu'on y est, on peut aussi faire une corrélation avec le réchauffement climatique, ou avec la prolifération des moustiques tigres.

On disait autrefois qu'un mauvais ouvrier se plaint toujours de ses outils. Les Français croient au Père Noël s'ils s'imaginent que ça ira mieux avec un relooking constitutionnel, et cela aux frais du Parlement. Ils se font mener par le bout du nez.

Personnellement je souhaiterais un président de la République sans pouvoir, mais un Premier ministre qui gouverne, et qui puisse être renversé par le Parlement. Mais nous avons un régime présidentiel, peut-être plus adapté à notre mentalité. Nous n'allons pas en changer à chaque nouvelle élection. Le pire est de bricoler un régime hybride comme on est en train plus ou moins d'y penser.

Exilé

@ Savonarole
« J'avais ici rappelé la fameuse phrase d'un député socialiste de la IVe République, qui dans un banquet bien arrosé, s'était exclamé "Mourir pour le Peuple ? Toujours ! Vivre avec lui ? Jamais !"... »

Et ce sont les mêmes - ou leurs alter ego - qui, assénant des leçons dégoulinant d'une moraline visqueuse à deux sous sur le vivre ensemble, qui pondent au kilomètre des lois liberticides du même tonneau et seraient prêts à vendre père et mère, ou bien leur pays si ce n'était déjà fait, pour ne surtout pas avoir à vivre ne fût-ce qu'une heure dans les conditions qu'ils imposent aux Français tout en se moquant d'eux d'un œil vicelard.

Savonarole

@ Mary Preud'homme | 06 avril 2018 à 14:03

Dommage Mary, on s'est raté...
À côté de la Closerie il y a une grande statue de Francis Garnier, il a été décapité par les Pavillons noirs au Tonkin vers 1867. En 1985 le gouvernement vietnamien nous a rendu ses cendres, et Jacques Chirac les a enchâssées dans la statue, c'est un des rares cas où on a autorisé ce geste sur l'espace public. J'y vais souvent, c'était un homme hors du commun. Et du coup j'ai voté Chirac.

La chapelle de la rue du Bac, j'y vais aussi, c'est un monde à part, des nonnes et des prêtres de toutes les couleurs, venus du monde entier. Je m'assois et je regarde. Une féerie.

Savonarole

Si vous êtes parisien je vous recommande de passer au 13 rue Duroc dans le chatoyant 7e arrondissement de Paris, près de la place de Breteuil, c'est le siège du PRG (Parti Radical de Gauche).
C'était un ancien hôtel particulier, sur trois étages, une seule porte cochère pour y pénétrer.
Seul le premier étage est occupé, on a clos les persiennes en fer des deux derniers étages, on aperçoit de la rue un plafonnier avec une ampoule à 60 watts sans abat-jour, qui jaunit la bobine de la seule secrétaire, qui semble s'ennuyer ferme. Il ne faut pas rater ça.

Avez-vous déjà rencontré quelqu'un qui vous ait dit "Ah moi Monsieur, je suis du Parti Radical de Gauche !" ?
Non, jamais, nada, que pouic, que dalle, ils n'existent pas.
Pourtant, Jean Michel Baylet, Roger-Gérard Schwartzenberg, Michel Crépeau ont tous été ministres ou sous-secrétaires d'Etat, on se demande pourquoi, si ce n'était que pour gagner quelques voix de plus, que de plats de lentilles les gouvernements ont cédés pour gagner une élection. Le miracle de la proportionnelle...

Mary Preud'homme

@ Savonarole | 06 avril 2018 à 09:52
"Je n'ai jamais mis les pieds à La Closerie des Lilas, etc."

Moi si, non pas à l'intérieur mais à l'extérieur où je faisais la manche accompagnée de ma guitare, espérant bien vous y croiser un jour...
Hélas quelle déception d'apprendre que vous ne vous y rendîtes jamais ! Il me reste néanmoins le recours d'aller prier à la Chapelle de la médaille miraculeuse de la rue du Bac où l'on m'apprend que vous avez, cette fois (de source sûre), vos habitudes et même votre prie-Dieu attitré.

Claude Luçon


Ayant eu le privilège d'être né puis avoir vécu sous :
UN
La IIIème République, à laquelle nous devons la grande dépression, le grand bazar des années 30, la débâcle de 1940, l'occupation et Pétain,
DEUX
L'Etat Français de Pétain et sa collaboration avec le colonisateur teuton plus les bombardements aériens anglo-américains, d'où l'expérience peu enviable d'une trouille pas sainte, et les tickets de rationnement,
TROIS
La IVème République dont personne n'avait le temps d'apprendre le nom du Président du Conseil du jour, si fauchée qu'elle n'avait pas d'argent pour payer ses fonctionnaires, soldats et diplomates et qui, pour nous maintenir dans sa conception de la patrie, nous a embarqués dans la guerre d'Indochine, l'aventure avortée de Suez, puis la guerre d'Algérie et, le comble, le pire, créé l'ENA.
(J'ai personnellement prêté de l'argent à notre consul au Mozambique en 1956 pour qu'il puisse survivre au jour le jour. Notre ambassade à Washington empruntait de l'argent au gouvernement américain pour la même raison !)
et, enfin, QUATRE
La Ve République du Grand Charles, dont 1968 la révolution d'opérette du rien faire mais du beaucoup parler, à la laquelle nous devons toutefois la libération des filles du carcan maternel et l'avènement libérateur de la pilule, les Trente Glorieuses, les 35 heures, une France enfin sans guerre à part quelques grèves ou manifs pour le plaisir de rester français, donc râleur et, surtout "Les Vacances", toutes les vacances pour soulager le "burn out" très à la mode !

Si on se donne la peine de considérer ce qui se passe ailleurs dans le monde avec toutes les variétés de systèmes politiques de la dictature à l'anarchie, je pense donc que nous ferions bien de conserver cette Ve !

Elle n'est pas parfaite certes, mais qui veut vraiment la perfection ?
Elle a besoin de quelques modernisations, mais jusqu'ici elle a, par comparaison, plutôt bien réussi, démontré qu'il n'y a pas de bon vieux temps, survécu au PC et à la CGT qui avait frôlé la traîtrise de 1938 à 1942, et avec un rien de courage pourrait "neutraliser" des petits truands devenus dévots d'un Allah dont ils ignorent tout.

Nous avons déjà la liberté illimitée de râler et de le faire savoir, pourquoi vouloir plus, le risque étant de perdre ces deux privilèges, pourquoi les "proportionner" ? :)

Exilé

@ Lucile
« La Constitution est une charte (…) On doit y toucher le moins possible. »

Exactement.
Pensons à la Grande-Bretagne qui a eu droit à sa Grande Charte mais qui n'a pas de Constitution écrite.
Une Constitution devrait se borner à tracer de grandes lignes directrices, sans avoir à tenir compte des divers sujets futiles de préoccupation à la mode, qui passeront comme passent toutes les modes.

Que dire d'une Constitution malléable à merci, triturée tous les quatre matins selon les caprices des derniers venus, à laquelle il est possible de faire dire tout et son contraire - y compris la négation de fait de ce que son préambule annonce - avec la complicité d'un Conseil constitutionnel particulièrement arrangeant ?

Et que dire d'une Constitution comme la Constitution actuelle qui ne garantit plus grand-chose aux Français ?

genau

Profession de foi désespérée ; nous voici revenus à la déraison, à l'éloge de la folie, sous la froide lumière humaniste d'Erasme de Rotterdam.
Comme si le peuple était définissable... du Demos (pardon, je ne sais pas insérer les caractères grecs) aux cent têtes, de la plebs urbana pratiquant l'invective sous le pont des votes franchi par les citoyens, jusqu'à "mon peuple" de Louis IX en passant par le "peuple souverain" (étrange renversement) pour en arriver à la Volkswagen, cette matière a subi toutes les manipulations, harcèlements et viols consécutifs.
Tour à tour les violés sont violeurs à la génération suivante.
Eternel enfant, aujourd'hui encore, et porteur de la "sagesse des peuples", il reste l'éternel bénéficiaire des assurances sociales et des assauts menés en pantalon et képi rouge face aux casques cocasses.
Qui gouverne par l'argent engendre le plus joli des palindromes : "elu par cette crapule".

Non, M.Bilger, votre billet n'est pas que désespéré : il m'a permis de jouer à l'andouille, dont je n'ose penser à la rime................... "cafouille".

Savonarole

Le risque de la proportionnelle est de voir des partis croupions devenir des faiseurs de roi.
En Catalogne, la CUP (Candidature d'unité populaire), parti d'extrême gauche, a monnayé son soutien aux indépendantistes à condition que son principal représentant (Artur Mas)... démissionne !
Avec à peine dix députés, la CUP a flanqué un tel bazar chez les indépendantistes qu'ils ne savent plus où ils habitent.

Instiller de la proportionnelle pour voir revenir Eva Joly, Jean-Vincent Placé, Cécile Duflot, et ensuite les bombarder ministres pour trouver une majorité, non merci.

patriote

Il flotte dans ce blog, depuis l'arrivée de monsieur PC, un vent de suspicion presque calomnieux qui rappelle une triste période de notre histoire où les Français se méfiaient les uns des autres.

Achille

@ Ahmed Berkani | 06 avril 2018 à 08:49

On me dit qu’il y a des antisémites sur ce blog. Rassurez-vous il est possible de critiquer les juifs, et même s’en moquer. Ils ont généralement un bon sens de l’humour, surtout quand on parle de leur rapport à l’argent ou encore de leur mère.

Par contre prendre un ton doctoral en se référant à la Torah et insinuer que leurs coutumes ne sont finalement pas si éloignées de celles des islamistes les plus radicalisés, ça peut vexer.

Le mieux, pour parler des juifs, c’est encore de le faire façon Desproges et d’y aller franco.

https://www.youtube.com/watch?v=Ts7H0swNz0g

Ceci étant, il doit être possible de faire un sketch trempé dans le même acide sur les Arabes, les Noirs et même les cathos bien blancs. Il suffit d’avoir un peu de talent et surtout de ne pas se prendre trop au sérieux.

Lucile

La Constitution est une charte, notre plus petit dénominateur commun, le socle par lequel nous nous reconnaissons en tant que citoyens d'un même pays. On doit y toucher le moins possible pour lui conserver ce caractère fondateur qui donne une assise à nos institutions, et nous donne un sens de la continuité de notre nation. Il faut donc selon moi éviter au maximum ces tripatouillages récurrents qui lui donnent la réputation d'être malléable et imprécise, et d'être tracée sur du sable plutôt qu'inscrite dans le marbre. Chaque nouvelle intervention est comme un faux départ et nous enfonce davantage dans le relativisme qui nous mine. Une obsolescence programmée.

Si j'étais de gauche, je lancerais le slogan "Touche pas à ma Constitution".

Mais n'aimant pas les slogans, je prie seulement le gouvernement d'essayer de faire tourner la boutique avec les outils du bord. Une fois qu'ils auront fait leurs preuves, on en reparlera.

Marc GHINSBERG

« Au cours de la semaine prochaine, je lancerai un nouveau cycle de consultations afin de vérifier si la possibilité de former un gouvernement, qui aujourd'hui n'a pas émergé, a mûri », a déclaré Sergio Mattarella après avoir reçu les dirigeants des principaux partis italiens, un mois après des législatives qui n'ont pas permis de dégager une majorité claire.

https://www.lepoint.fr/monde/italie-nouvelles-negociations-faute-d-accord-sur-un-gouvernement-05-04-2018-2208392_24.php

J’invite ceux qui font souvent référence au réel à suivre ce qui se passe actuellement en Italie (après l’Espagne et l’Allemagne) qui a voté à la proportionnelle il y a un mois.

duvent

Mais pourquoi donc suis-je allée scier, scier du bois pour la mère Nicolas, alors que le crépuscule s'annonçait, et qu'ici même se nouait un petit drame ?

Il serait bon et même excellent d'informer les nouveaux venus que certains commentateurs de ce blog ne sont pas dentellières, qu'ils ne sont pas portés à la câlinerie, qu'ils ne sont pas très souples, qu'ils ne reculent pas devant les arguments même sensés des contradicteurs, qu'ils sont très vifs et très très cruels, bref qu'ils se tamponnent le coquillard des émotions que suscitent leurs commentaires...

Je m'interroge, quant à moi, sur l'intérêt d'un échange sur la lapidation préconisée par ceux-ci ou par ceux-là et son moratoire, car j'avais pensé sottement que ces mots répugnants ne méritaient pas mon attention. Je n'ai pas trouvé bon de discourir sur une révoltante disposition que seul un dégénéré peut évoquer avec sérieux.

J'ai d'ailleurs rendez-vous avec Brian, nous allons louer une barbe, "Let's go stoning !"

Savonarole

@ Patrice Charoulet | 05 avril 2018 à 21:57

Cher Monsieur,

- Je n'ai jamais mis les pieds à la Closerie des Lilas, ni chez Lipp, c'étaient des blagues récurrentes qui visaient la nomenklatura de Saint-Germain-des-Prés dans nos échanges.
- Je n'ai aucun goût pour les montres de luxe mais j'avais fait un commentaire sur Jean-Marie Le Guen qui dans une envolée lyrique sur "les pauvres" a laissé apparaître une montre IWC à son poignet (chez Yves Calvi), peu après, s'indignant de la misère que la droite a instaurée en France, un malencontreux moulinet du bras a laissé apparaître une Reverso Jaeger-LeCoultre.

J'avais ici rappelé la fameuse phrase d'un député socialiste de la IVe République, qui dans un banquet bien arrosé, s'était exclamé "Mourir pour le Peuple ? Toujours ! Vivre avec lui ? Jamais !"...

Aliocha

Les passions tristes, disait-il, la bienveillance et l'écoute de l'autre... Une dose d'anti-tout à l'Assemblée et le tour est joué, on comprendra sans doute à lire les commentaires pourquoi nous sommes en Ve République, préférant la guillotine au sabbat des sorcières, le pouvoir absolu du fantôme du général aux ratonnades racornies du parti des ennemis.

Comme disait Céline, bientôt à Brest, les Chinois, nous on s'occupe de Ramadan, on s'aiguise les dents de nos phantasmes à oublier ce que nous sommes, on risquerait de se voir en face et là, d'avoir peur, réellement, du spectacle atroce de nos incapacités à tirer les enseignements du réel, et d'encore avoir l'audace d'appeler cela liberté, soumis que nous sommes à nos propres divisions et incapables d'en tirer la plus petite conclusion commune si ce n'est celle de dire : c'est la faute à Macron, c'est lui Blandine, qu'on le jette aux lions !

Tipaza

Scrutin majoritaire ou scrutin proportionnel complet ou partiel ?

Je ne crois pas que cela change fondamentalement la vie politique, simplement les magouilles qui se font actuellement au niveau des circonscriptions se feront lors de la formation d'un gouvernement de coalition.

Tant que les mentalités ne changeront pas, et elles ne sont pas encore tout à fait mûres pour changer, "tout changera pour que rien ne change" sous le règne de cette farce, cette mascarade, cette supercherie, cette escroquerie qu'est le front républicain, par lequel des adversaires idéologiques, ou prétendus tels, s'unissent pour qu'une partie de la population n'ait pas droit à la parole, et à la satisfaction de ses propositions.

On a vu en France les dégâts du front républicain qui a embourbé le pays dans une inaction quais totale, on le voit encore aujourd'hui en Allemagne avec ce gouvernement CDU-SPD, pour éviter que l'AfD ait la parole, gouvernement que l'on peut considérer comme fantoche et digne des républiques bananières et encore, là-bas il y a le soleil et les bananes, il n'y a rien de tel en Allemagne sauf des cueilleurs de bananes grâce à Merkel.

Il faudra que les soi-disant élites acceptent de ne pas avoir le monopole de la pensée, enfin de ce qu'elles imaginent être la pensée, car elles ne font que suivre le vent des idées à la mode telles des feuilles mortes.
Ce jour-là, alors il y aura une vraie représentativité et une vraie gouvernance. Sera-t-elle meilleure ou pas, c'est un autre sujet.

Pour le moment cette représentativité vraie est contestée au nom de l'efficacité, niant la capacité des exclus à gouverner, et également, argument suprême, au nom des valeurs républicaines.
Lorsqu'on ajoute un adjectif à un concept le résultat est toujours restrictif et minorant, les valeurs républicaines n'ont de valeurs que le nom et les mensonges qu'on met derrière.

Ahmed Berkani

Ce que je crois.
Et puis, il y a une chose assez comique, je dois dire, et que je voulais tout de même relever, sans chercher à blesser personne ni à entraver la liberté de personne. Je ne fais que constater, et quoi ? Eh bien, que pendant qu’on s’applique à trouver les grains, les particules, que dis-je, les atomes d’antisémitisme chez les uns et chez les autres, pendant ce temps un racisme des plus primaires est, lui, déversé à grosses pelletées, quelquefois par les mêmes. D’aimer les Juifs n’excuse pas de haïr tous les autres, vous savez, ni de rêver secrètement de les « génocider », comme j’ai pu lire que certains y alludaient grossièrement en croyant faire de l’esprit. Et proférer ces insanités, en étant caché derrière un pseudonyme, eh bien permettez-moi de trouver cela à mon tour gênant. On dirait que chez certains, l’amour déclaré des Juifs est pris comme une exonération, un alibi. Ceux qui sont foncièrement et décidément racistes m’ont toujours semblé plus cohérents, plus courageux aussi.

Exilé

@ Mary Preud'homme
« Nous vivons dans un pays où le droit d'expression est à peu près respecté. »

C'est le à peu près qui me dérange.

Un pays où le droit à la vie serait à peu près respecté, où la personne humaine serait à peu près respectée, où la propriété serait à peu près respectée, où la famille serait à peu près respectée, où la liberté religieuse serait à peu près respectée, où la sécurité de chacun serait à peu près respectée, où le droit à une information objective serait à peu près respecté, où le droit à des élections honnêtes serait à peu près respecté, où le droit à bénéficier d'un procès impartial serait à peu près respecté, où le droit d'appeler un chat un chat serait à peu près respecté etc. serait-il vivable ?

Au fait, ce pays, c'est la France actuelle...

xc

@ Elusen | 05 avril 2018 à 17:42
"L’actuel mode de scrutin force à un ancrage local."

Je pense tout le mal possible du scrutin à la proportionnelle. Mais je dois reconnaître que le scrutin majoritaire a des effets pervers.

C'est ainsi qu'aux dernières législatives, le maire de ma commune s'est fendu d'un tract appelant ses administrés à renouveler leur confiance au député sortant (de son parti, on l'aura deviné) en raison de "tout le bien qu'il a fait à la circonscription", notamment par utilisation de la réserve parlementaire (aujourd'hui supprimée, rendons grâces à Macron).
Ce genre d'initiative n'est pas fait pour aider à comprendre la fonction d'un parlementaire. Elle donne plutôt l'impression que nous vivons dans un Etat fédéral, avec un Etat central qui passerait son temps à faire du mal aux Français s'il n'y avait les parlementaires pour les protéger.

J'en viens à me dire que les parlementaires devraient être interdits de séjour (sauf dispense occasionnelle pour événement familial, par exemple) dans leur circonscription quand l'assemblée dont ils sont membres est en session. S'ils ont envie de s'informer sur le terrain, ils pourront toujours aller chez les autres, cela élargira leur horizon.

Ahmed Berkani

@ patriote

« L’épi naissant mûrit, de la faux respecté ; »

De Chénier, j’aurais pensé que vous citeriez plutôt ces vers des Bucoliques :

« Oui, le danger fini, les Dieux sont oubliés.
Mais tout se paye enfin ; patience ; riez.
Quelque jour, agités de nouvelles tempêtes,
Les Dieux se souviendront quels débiteurs vous êtes… »

Trekker

@ Xavier NEBOUT | 05 avril 2018 à 16:36
"On condamne ici bien facilement les institutions de la Quatrième République. L'instabilité qui lui est reprochée ne portait que sur les marges, notamment à l'égard de la guerre en Algérie qui était la grande affaire de l'époque. De gouvernements en gouvernements, nous étions sur le point de réussir une sortie honorable de la guerre - de l'insurrection...
De même en ce qui concerne les grands projets dont de Gaulle a hérité (…) Macron a inventé la dictature parlementaire qui est en fait l'aboutissement de la Cinquième République. L'instabilité a en outre pour corollaire la responsabilité…"

Enfin quelqu’un qui ne voue pas aux gémonies la proportionnelle, et la IV° République qui serait le summum de toutes ses dérives ! Nous sommes, nous Français, en matière de démocratie parlementaire, souvent prisonniers des mythes, voire des impostures gaulliennes. Certes l’illusion du pouvoir monolithique chez nous remonte à Napoléon, dont les institutions gaullistes - V° République - n’étaient qu’une sorte d’avatar.

Pierre Blanchard

@ Patrice Charoulet 05 avril 2018 à 21:57

Un, vous me voyez sincèrement marri de ne pas me retrouver dans votre liste…
;-)

Deux, vous « ratissez large », cher prof, seriez-vous en pré-campagne électorale ou quoi ?

Vos digressions en tous genres sur l’anonymat, les dictionnaires, puis sur la liste de « vos » préférés du blog en deviennent lassantes pour ne pas écrire, mais je l’ose, car il faut savoir dire les choses : « chiantes ».

En quoi serions-nous dans l’obligation de supporter vos « éloges » ? Sur le blog de Philippe Bilger, et non sur le vôtre… !

Qui vous permet de laisser plus que supposer que lorsque Julien W s’exprime sur ce blog, il serait parfois dans un état quelque peu alcoolisé ("était-il à jeun, je ne le jurerais pas, moi toujours") ; l’intéressé appréciera !

Avec de tels amis, Julien W ne devrait pas vous surnommer « mon » Philippe le Hardi.

"Julien W. est organiste, chanteur, helléniste, hébraïsant, théologien, poète, blogueur. J'ai eu la chance récemment d'avoir... une heure et demie de conversation avec lui. Nous avons beaucoup ri. PERSONNE, sur ce blog, ne peut être plus philosémite que moi, je suis non seulement philosémite, mais franchement sioniste, ami d'Israël, du gouvernement israélien, admirateur de Goldnadel... On cherche noise à Julien W. pour quelques mots qui lui auront échappé (était-il à… jeun, je ne le jurerais pas, moi toujours). On crie à l'antisémitisme. Je suis certain qu'il n'en est rien et qu'il regrette cette seconde d'égarement. Cher Julien, promettez-moi de ne boire que de l'eau... comme moi."

Quant à vos amitiés, étalées comme de la confiture de basse qualité sur une tartine de pain rassis, « je suis non seulement philosémite, mais franchement sioniste, ami d'Israël, du gouvernement israélien, admirateur de Goldnadel »... permettez moi de vous dire que… cela vous regarde !
Accessoirement, en matière de carpette, je n’en ai que très rarement connu de tel niveau, à me demander jusqu’où vous êtes prêt à aller.

Quant à « ne boire que de l'eau... comme moi » ne serait-ce point le tout début de vos problèmes ? A soixante-dix ans passés, il serait peut-être temps de vous décoincer et de nous épargner vos états d’âme et vos assauts d’immodestie à vouloir sauver le soldat Julien W qui n’a certainement pas nécessité d’un tel sauveteur en mer.

PS : en tant que P.C., philosémite etc., qu’avez-vous pensé de la réaction de Netanyahou qui félicite les soldats israéliens après les heurts meurtriers à Gaza ?

https://www.leparisien.fr/international/netanyahou-felicite-les-soldats-israeliens-apres-les-heurts-meurtriers-a-gaza-31-03-2018-7639812.php

Vous approuvez bien évidemment ? (Et je n’ai pas retenu un titre d’un journal « gauchisant ».)

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