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16 mai 2018

Commentaires

Jabiru

Donald Trump vient d'interdire aux entreprises européennes de commercer avec l'Iran. De ce fait les banques refuseront de cautionner les entreprises qui enfreindraient ces règles pour éviter d'être elles-mêmes sanctionnées. Les effets de cette décision vont manifestement entraîner une baisse significative du commerce et par conséquent abaisser les espoirs de croissance au niveau de l'Europe.

Je ne sais pas comment va réagir le Président Macron qui après les grandes accolades avec son homologue américain pouvait avoir de grandes espérances. Trump a une idée fixe, affaiblir l'Europe et favoriser la Chine. Adieu les promesses entre les deux compères dont l'un va sans doute être amené à penser qu'il a été roulé dans la farine.

Paul Duret

Je l'aime bien ce Premier ministre.
Il suffit de comparer avec les précédents PM :

- Bernard Cazeneuve, un intérimaire
- Manuel Valls, le coup de menton
- Jean-Marc Ayrault, le bel endormi
- François Fillon, un peu soumis
- Dominique de Villepin, l'excité
- Jean-Pierre Raffarin, pas de chance, il a eu Chirac comme Président...

Xavier NEBOUT

@ Mary Preud'homme

Le coup de la démonstration d'érudition pour se rattraper aux branches, c'est un peu lourd.

Ceci dit, Saint Benoît est né quelque 150 ans avant Mahomet. A part ça, ce serait l'islam qui aurait inspiré les mystiques chrétiens ?
Les abbayes n'auraient pas été la part glorieuse de l'Eglise au Moyen Age ?
Les moines ne seraient pas des mystiques ?

Certes, les mystiques archaïques étaient souvent à base d'herbe ; n'auriez-vous pas fait un essai mal maîtrisé ?

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@ Franck Boizard

Avec l'aide des Américains sonnante et trébuchante de surcroît, nous aurions économisé les méfaits du PC, les deux ans de retard que cela nous a coûtés face au redressement de l'Allemagne et que nous n'avons jamais rattrapés, l'épuration de la Libération dont nous ne nous remettons pas encore avec une histoire falsifiée en continu, la captation de la presse par "la Résistance", la perte immédiate ou à terme des industriels non agréés - Berliet, Facel, Hotchkiss, etc. etc.
Et nous ne serions pas aujourd'hui le dernier pays socialiste de la planète avec Cuba, et qui vend ses palaces pour vivre au-dessus de ses moyens.

En 58, Soustelle était sur le chemin d'un très bon accord. et nous aurions pu conserver une relation fructueuse avec l'Algérie sans la laisser aux mains d'une pègre qui ressemblait bien à celle que nous avons eue chez nous en 45.
De plus sans se laver les mains du sort de ceux qui ont laissé leur vie après Evian, et en désavouant les officiers qu'on avait conduit à s'engager sur l'honneur auprès des populations, et notamment les harkis.

Il ne suffit pas de jouer les ignorants pour ne pas l'être. Informez-vous aux bonnes adresses.

fugace

@ Giuseppe | 17 mai 2018 à 10:24

Voilà,
https://www.youtube.com/watch?v=vUWZ0hi3Nq8

La première minute suffira.

Savonarole

@ sylvain | 17 mai 2018 à 16:59

Exact, je dirais même que ça soufi.

Zonzon

@ duvent le 16 mai à 22 h 20

Je me sens en quelque sorte coupable de votre décision soudaine, que j’espère réversible autant qu’irréfléchie. Sachez bien que mon allusion à un comportement supposé de RM était une saillie désagréable propre à entailler son contentement de soi massif et provocant. Quand on n’est pas de taille il est permis d’utiliser des moyens médiocres, surtout si c’est pour rire.

Cela saute aux yeux que notre star, étant donné le volume de sa production scripturaire nocturne, ne passe pas forcément ses nuits avec de flamboyantes hétaïres aux seins brunis ! Encore que !

Allez votre chemin, ne vous laissez pas entamer par cette bande de zigotos qui ne valent rien et qui étalent leur ego à longueur de tartines. Ecrivez, libérez-vous, vous ne les écraserez jamais assez. Ne comptez que sur les amis qui vous aiment et qui vous le disent. Dont je suis.
Je vous embrasse !

Trekker

@ Franck Boizard | 17 mai 2018 à 13:36
"1) Que serait devenue la France en 1945 sans de Gaulle ? Le protectorat américain auquel prêtaient activement la main Darlan et Giraud ?
2) Que serait devenue l'Algérie française, en prenant comme point de départ 1958, quand de Gaulle arrive au pouvoir ?"

Questions fort pertinentes auxquelles Exilé et Xavier Nebout se gardent bien de répondre. De Gaulle était loin d’avoir toutes les vertus, mais dans ces deux périodes de l’histoire on n'ose imaginer ce que cela aurait été sans lui.

@ Xavier NEBOUT | 17 mai 2018 à 00:07
"La partie militaire était effectivement gagnée, et de Gaulle a cru que cela le mettrait en bonne position pour négocier."

Exact, nous avions gagné une bataille, celle contre l’armée FLN en Algérie, mais pour autant pas la guerre : armées des frontières intactes, les deux tiers des Algériens détestant encore plus la France, hostilité d’une majorité des autres pays du monde dont les USA, et lassitude de la métropole face à cette guerre qui s’éternisait.

De Gaulle avait alors raisonné en stratège, et non en politique avisé, en acceptant et encourageant l’opération « jumelles » qui éradiqua aux trois quarts les katibas FLN en Algérie, entre 1959 et 1960. Il donna alors aux militaires français l’illusion d’avoir gagné la guerre, mais ce n’était qu’une bataille, certes importante, interne à l’Algérie. Cette erreur politique sera lourde de conséquences à terme : fracture au sein de l’armée, putsch de 1961, et basculement d’un partie des militaires dans l’OAS.

Les dirigeants du FLN d'alors, fins politiques, ne s’arrêtèrent pas à cette défaite uniquement algérienne, et raisonnèrent en terme géostratégiques. De Gaulle leur avait de fait ouvert une «voie royale ».

@ Exilé | 16 mai 2018 à 21:26
"Galula est allé aux États-Unis et a obtenu un poste d'enseignant à Harvard à l'instigation du général William Westmoreland, le futur commandant en chef des troupes étasuniennes au Vietnam, excusez du peu, avec lequel il s'était lié d’amitié."

Même si Galula s’était lié d’amitié à Harvard avec William Westmoreland, ce denier se garda bien de mettre en pratique au Vietnam sa doctrine de contre-insurrection. De 64 à 68, période où Westmoreland y fut commandant en chef, il fut l’instigateur zélé de méthodes de combats à l’opposé de celles de Galula : bombardements aériens et mitraillages par hélicoptères non discriminants sur tout le Vietnam. Ce fut un remake exotique de la guerre sur l’Allemagne en 43/45. A contrario il utilisa peu les « bérets verts », qui eux étaient bien mieux adaptés aux opérations de contre-insurrections.

Je maintiens qu’hélas, entre 58 et 60, en Algérie, ses doctrines n’eurent qu’un succès d’estime auprès de l’état-major français, et il en sera de même dans les années 60 auprès de celui US. Ce n’est qu’à compter de la moitié des années 2000 que les généraux américains, dont en premier David Petraeus, le redécouvrirent ainsi que Roger Trinquier.

"Vous n'avez manifestement pas entendu parler de la reddition de la Wilaya IV - la plus importante d'Algérie - présentée au général de Gaulle à l’Élysée, qui l'a refusée car il avait d'autres plans en tête"

De Gaulle ne la refusa pas, mais resta dans l’expectative attendant que les autres Wilayas fassent de même : chose que les dirigeants de la Wilaya IV lui assuraient mordicus, ainsi que certains membres des services secrets à la base de cette négociation. Mais une fois de retour dans le djebel, les principaux protagonistes FLN, hormis un seul, furent désavoués par les chefs des autres Wilayas et exécutés immédiatement. De Gaulle en prit acte, et d’ailleurs garda une grande méfiance vis-à-vis des services secrets initiateurs de cette négociation. Il les soupçonna d’avoir pris leur désirs pour des réalités, voire d’avoir tenté plus ou moins de le manipuler.

Zonzon

Mary Preud’homme le 17 mai à 11 h 14 nous donne à lire une longue citation qui se termine par le paragraphe suivant :

« La seule mesure juridique valable, c’est de passer avec tous les immigrés un contrat comportant : la reconnaissance de la laïcité du pouvoir, la promesse de ne jamais recourir au djihad (en particulier sous forme individuelle — terrorisme, etc.), le renoncement à la diffusion de l’islam en France. Et si un immigré, beur ou pas, désobéit à ces trois principes, alors, qu’il soit immédiatement rapatrié dans son pays.
Jacques Ellul (article paru dans l'hebdomadaire Réforme le 15 juillet 1989). »

Une politique comme une autre qui nous est proposée là ! La plus chimérique et insensée que l’on puisse imaginer. Plus irréaliste que toutes celles fondées sur le départ consenti ou forcé, quelles qu’elles soient.
Même celle de la désimmigration pure et simple.

Ce Jacques Ellul, encore un Grangourou !

sylvain

@ Robert | 17 mai 2018 à 11:34
"C'est pour cela que la France avait interdit et éradiqué le soufisme en Algérie, survivance de la période ottomane d'avant 1830."

Exact, même qu'ils se sont fait souffer dans les bronches, et que depuis ils viennent souffer dans les zones teucies islamoshitanaises de nos banlieues, mais faut pas le souffer, ça reste entre nous.

Exilé

@ Véronique Raffeneau
« Car pour le moment, je sais et c’est sans doute sommaire mais c’est ainsi, je ne retiens du Premier ministre que cette disposition des 80 km/heure biaisée, entêtée et injuste pour - facilement - renflouer des finances publiques malmenées. »

Malmenées surtout par la gabegie étatique, véritable tonneau des Danaïdes.
Mais pourquoi les différents gouvernements, qui ne savent qu'augmenter les prélèvements obligatoires, ne suivent-ils pas les recommandations de la Cour des comptes plutôt que de jeter l'argent des Français par les fenêtres ?

https://www.ccomptes.fr/fr/publications/le-rapport-public-annuel-2018

https://www.contrepoints.org/2017/04/23/282516-cour-comptes-petits-tres-gros-gaspillages

Savonarole

Plus un homme politique est sans goût et sans saveur, plus la sphère médiatique le porte au pinacle, en France on aime les laborieux Poulidor.
Un peu comme le hit-parade du "Français préféré des Français", Yannick Noah, Omar Sy, où sont-ils aujourd'hui ?
On nous a daubé la couenne pendant des années avec Pierre Mendès France, qui a gouverné sept mois, et avec Michel Jobert, Michel Rocard, Nicolas Hulot, Manuel Valls, Alain Juppé, Laurent Fabius, et je passe sur une ribambelle de nullards qui n'auront rien laissé derrière eux si ce n'est des réglementations contraignantes, directives aliénantes, lois fumeuses, propres à "emmerder les Français", comme le disait Pompidou.

PS : À ce sujet, je vous conseille de lire "Les décisions absurdes - Sociologie des erreurs radicales et persistantes" de Christian Morel. Les Marx Brothers sortant de l'ENA...

Giuseppe

@ duvent | 16 mai 2018 à 22:20

Je ne vais quand même pas écrire une épitaphe, vous avez encore beaucoup d'encre dans votre bel encrier.

Exilé

Plus profondément, derrière l'excessif contentement de soi de ce pouvoir en ce qui concerne sa lutte contre le terrorisme et son refus entêté d'autre chose, il y a l'aveuglement sur la nature du mal qui nous frappe.

Des commentateurs ont évoqué certains théoriciens militaires qui, dans les années soixante alors que la guerre subversive instrumentalisée par les pays de l'Est enflammait plusieurs contrées du globe, ont décortiqué le nouveau processus offensif mis en œuvre, qui n'avait aucun lien avec les méthodes de guerre classiques, pour en déduire des contre-mesures appropriées.

Bien que comparaison ne soit pas raison et que les situations soient différentes sur plusieurs points, il existe pourtant quelques similitudes qui mériteraient d'être étudiées de près par des théoriciens militaires, mais pas uniquement, dans la mesure où ce qui est bel est bien une guerre qui nous est menée s'imbrique de façon étroite dans la vie politique française en en exploitant les moindres faiblesses, comme par exemple l'invocation à tout propos d'un « état de droit » (par ailleurs de plus en plus fictif) ou bien comme l’exploitation de vieilles divisions gauloises pour s'engouffrer dans la brèche, afin de parvenir au final à faire sauter la muraille.

Il nous faudrait en quelque sorte un nouveau David Galula capable d'élaborer une doctrine d'ensemble claire et adaptée à la situation actuelle, au-delà de simples mesures de police ponctuelles, permettant de contrecarrer le projet islamique de conquête de la France, car c'est bien de cela qu'il s'agit, au-delà des péripéties liées aux « fichés S ».
Mais ne rêvons pas : même un génie aurait - ou aura - beaucoup de mal à faire entrer cela dans le crâne de nos politiques à l'intelligence parfois brillante mais paraissant complètement idiots pour tout ce qui n'était pas au programme de leurs concours difficiles...

Franck Boizard

@ Exilé
@ Xavier NEBOUT

Deux questions m'intriguent. Bon, OK, j'ai compris, de Gaulle est coupable de tous les maux (ou presque). Mais :

1) Que serait devenue la France en 1945 sans de Gaulle ? Le protectorat américain auquel prêtaient activement la main Darlan et Giraud ?

2) Que serait devenue l'Algérie française, en prenant comme point de départ 1958, quand de Gaulle arrive au pouvoir ?

Je suis curieux de votre réponse.

Savonarole

@ duvent

Allons, allons, duvent, quitter ce blog je l'ai fait cent fois,
puis, après avoir avalé cravate et chapeau je reviens, car la maison Bilger est toujours ouverte.
Voyez Elusen et Wil, ils ne supportent pas Philippe Bilger, pourtant sans lui ils sombreraient dans le néant.
Commenter sur un blog n'est qu'un jeu, on s'amuse, on provoque, on prend des claques, on en distribue.
Restez donc parmi nous.

Mary Preud'homme

@ Xavier NEBOUT | 17 mai 2018 à 09:25
"Pourquoi etc."

"...la mystique est un aspect fondamental de la religion musulmane... Et les grands mystiques abondent... Avant la relation avec l'Islam, il y avait eu des tendances mystiques dans le christianisme, notamment tout le courant issu de la gnose et du néoplatonisme, mais il était tenu pour suspect, et ne formait en rien une part glorieuse de l'Eglise. La mystique au contraire est intrinsèquement liée à l'Islam, elle fait partie du développement spirituel.../... Je ne dis pas que l'influence de l'Islam fut unique, mais qu'elle fut "décisive" dans le développement de la mystique comme expression de la foi chrétienne.../... Il est un dernier aspect qui me paraît essentiel et qui n'est d'ailleurs pas étranger au précédent : l'Islam c'est la soumission (à la volonté de Dieu), de même que le mystique s'évacue lui-même pour laisser toute la place à Dieu, de même le musulman n'a pas d'autre orientation religieuse. Plus que l'obéissance, c'est la soumission... Mektoub... il faut se soumettre à la volonté de Dieu... une volonté souveraine, préexistante, éternelle, immuable.../... C'est en réalité l'inverse de ce qui nous est dit du Dieu biblique, qui ouvre la liberté de l'homme, qui laisse l'homme faire son histoire... qui l'accompagne... dialogue pour le mettre en garde, pour l'avertir de ce qui est bien ou mal..."
(Jacques Ellul, la Subversion du christianisme chapitre V, l'influence de l'Islam, pages 126/127)

Aliocha

Tiens !
Quel est ce souffle sur ma nuque ?
Ah, c'est duvent.
Non, elle n'est pas vraiment partie... (vœu pieux)

https://www.youtube.com/watch?v=pze4NxCOjg0

Robert

@ duvent | 16 mai 2018 à 22:20

Croyez que je regrette profondément votre décision car j'avais plaisir à vous lire.
Je tiens ici à vous adresser l'expression de mes remerciements et de mes meilleurs sentiments.

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@ Mary Preud'homme | 17 mai 2018 à 00:48

C'est pour cela que la France avait interdit et éradiqué le soufisme en Algérie, survivance de la période ottomane d'avant 1830.

Xavier NEBOUT

@ Exilé

Après la fin de l'aussi méconnue qu'effroyable guerre du Rif à laquelle Pétain a brillamment mis fin en 1926, ce qui a assurément concouru à la neutralité espagnole lors de la Seconde Guerre et le refus de passage aux Allemands vers le sud - eh oui, encore Pétain -, les Français auront tout fait pour n'inspirer que mépris dans le monde musulman.

De Gaulle qui s'attaque à la France en Syrie pour complaire aux Anglais. Le même de Gaulle qui à la Libération provoque la guerre d'Indochine, aura aussi fait des siennes avec l'armée d'Afrique :

"Les forces gaullistes refusèrent en effet de défiler au milieu des unités de l’Armée d’Afrique, préférant rester en queue de cortège aux côtés des Anglais qui les avaient équipés. Les généraux Eisenhower et Alexander en furent stupéfaits. Pour Leclerc, le chef des FFL, celui qui n’avait pas fait allégeance à de Gaulle était un traître, l’Armée d’Afrique était donc une armée de traîtres. Criminel état d’esprit  !"

"Durant la bataille du Belvédère, le général de Monsabert reçut une lettre émanant du comité d’épuration d’Alger, donnant ordre d’informer le capitaine Carré qu’il devait comparaître devant ladite commission. Motif  : lorsqu’il était professeur, cet officier avait exprimé publiquement son attachement au Maréchal  ! Une vague d’indignation souleva les tirailleurs du 4e RTT. Car le capitaine Carré venait d’être tué à la tête de sa compagnie, lors d’une attaque à la baïonnette qu’il avait galvanisée par son allant et son courage. Les tirailleurs demandèrent à ce que l’ordre soit exécuté, en envoyant le cercueil à Alger. Le colonel préféra répondre  : «  Sans objet. Le capitaine Carré a été tué au champ d’honneur en héros. Ci-joint copie de sa proposition pour la Légion d’honneur, signée par le général de Monsabert.  »"
Lignes dues au Frère Mathieu de Saint Joseph.

Ensuite, l'armée d'Afrique fut dissoute pour ne pas figurer au premier plan dans la victoire des alliés.

C'est ça, de Gaulle, l’infâme du début à la fin. Et quelle estime pouvait-on espérer avoir auprès des Algériens qui en sont revenus, eux qui avaient vénéré Weygand ?

Aliocha

Mary, Mary, les soufis savent à quel rendez-vous ils sont conviés à la fin des temps qui approche, foi de Philippulus ou de Calchas, comme on voudra, rendez-vous qui est, et parfaitement, le même que le nôtre, croire le contraire est ruse du malin pour retarder la révélation que nos différences, pourtant nécessaires à notre survie, sont infiniment moindres que nos similitudes :

Amoureuse salutation.

Ô mes deux intimes, détournez votre chemin
En passant par la dune !
Chevauchez votre monture jusqu’à la halte de La’la
Et aspirez aux eaux de Yalamlam.

Près d’elle, ceux que tu as connus ;
Et ceux à qui appartiennent
Mon jeûne, mon pèlerinage, ma visite
Et ma fête solennelle aux lieux saints.

Que jamais je n’oublie le jour où, à Minâ,
Les cailloux sont lancés, ni les choses d’importance,
Près du suprême autel sacrificiel,
Ni près de la source de Zamzam.

Là où ils lancent les pierres
Demeure mon cœur, lancé contre les stèles,
Mon âme, là ou ils sacrifient
Mon sang, là ou ils s’abreuvent.

Ô chantre conducteur de chameaux !
Si tu viens à Hâjir,
Arrête un moment les montures
Et transmets le salut !

Adresse aux tentes pourpres,
Aux abords de l’enceinte sacrée,
La salutation de l’amant
Qui soupire vers vous, esclave du désir.

S’ils adressent le salut
Rends-le avec le zéphyr oriental.
Et s’ils se taisent,
Bâte les montures et avance

Jusqu’au fleuve de Jésus
Là où leurs montures font halte,
Et là où les tentes blanches,
Prés de l’embouchure, sont plantées.

Invoque Da’d,
Ar-Rabâb, Zaynab,
Hind, Salmâ et lubnâ
Et fredonne telle une source !

Demande-leur : al-Halba est-elle la demeure
De cette jeune fille au corps souple ?
Elle qui te laisse voir l’éclat du soleil
Au moment même où elle sourit.

Les deux intimes dont parle Ibn'Arabi sont la foi et l'intelligence.
Si les chrétiens ne savent pas, à la suite des papes depuis Jean-Paul II, résister à la confusion entre les ordres de César et de Dieu où se perdent depuis le XIIIe siècle les musulmans, imitant en cela les errances chrétiennes de pouvoir hégémonique, le rendez-vous indispensable avec la réalité humaine, anthropologique, du Christ, sera, et pour tout le monde, manqué.
Les montures de la violence ne s'arrêteront plus, les tentes blanches seront renversées, et l'embouchure du futur de l'humanité à jamais interdite.

Il serait temps, et par volonté pragmatique de protection, d'accéder réellement à la foi, basée sur la connaissance révélée de nos modes de fonctionnement.
C'est exactement en ce sens que je me réjouissais que notre Premier ministre lise enfin Marcel Proust.

Bill Boquet

Maître Edouard, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un portefeuille.
Maître Bilger, par l'odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
Eh bonjour, Monsieur Edouard,
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois.
À ces mots l'Edouard ne se sent pas de joie,
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Bilger s'en saisit, et dit : Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l'écoute.
Cette leçon vaut bien un portefeuille sans doute.
L'Edouard honteux et confus
Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus.

Giuseppe

Petite digression ; j'aurais souhaité que l'OM gagne, tant, depuis quelques jours, nous étions abreuvés de commentaires par tous les experts de France et de Navarre. Impossible d'ouvrir un média, l'exécutif n'existait plus, la grève SNCF ? Tout le monde s'en fichait, les impôts et la nouvelle feuille de paye ? Ignoré, Jupiter pouvait tourner en orbite autour de la terre et la station France ne voyait que le rond du ballon et la trajectoire des buts.

Damned ! Le résultat fut catastrophique et pire que tout, les analyses de tous ces champions du monde de l'expertise sont encore plus nombreuses qu'avant.
Eh oui ils vont devoir expliquer, se justifier, supputer, tous ces spécialistes du ballon rond, que parfois il a des rebonds capricieux, comme au rugby, et le vainqueur celui auquel on ne pensait pas, le résultat fut bien ovalisé et bien rond, zéro, mais l'espoir est là.

Comme Darmamin, ces spécialistes en tous genres vont nous démontrer qu'ils ne se sont pas trompés, c'est que nous pauvres téléspectateurs nous n'avions pas assimilé l'esprit de leurs réflexions : perdre pour mieux gagner et mieux rebondir, enfin gagnant sur tous les tableaux.

Sacrés spécialistes ! On devrait leur faire passer en boucle leurs visions d'avant match... Enfin l'essentiel est là, ils me feront toujours rire.

Exilé

@ Xavier Nebout
« Notre décolonisation catastrophique a commencé avec l'Indochine à la Libération en commettant bourdes sur bourdes. Désaveu de l'administration française déjà bien fragilisée, d'Argenlieu, Leclerc... »

Il s'est passé alors des choses assez ubuesques.
Des Français qui avaient été été arrêtés et internés par les Japonais, ont continué de l'être, parfois un mois et demi après la capitulation japonaise...
Ce sont les Britanniques qui ont dû intervenir pour que cesse ce scandale.

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@ Franck Boizard
« L’Algérie n’était pas la France. »

Trois départements français n'étaient donc pas la France ?
Le 27 août 1958, devant le Conseil d’Etat, Michel Debré : « La France d’outre-mer comprend d’abord les départements qui font partie de la République et ne peuvent ni ne doivent la quitter. Qu’il s’agisse à notre porte des départements d’Algérie, il n’est rien changé. Il ne peut être rien changé quant au principe. »
http://etudescoloniales.canalblog.com/archives/2012/08/17/24913621.html

Par ailleurs, ces « pieds-noirs qui pinaillent » savaient alors que leur vie pouvait basculer dans la tragédie (ce qui s'est passé pour nombre d'entre eux qui ont été massacrés au lendemain de la prétendue « paix en Algérie »), mettez-vous à leur place quand ils se sont aperçus qu'ils avaient été trahis.
Rappelons au passage que la délivrance de la France a aussi été permise grâce à l'intervention de ces méchants pieds-noirs que de Gaulle n'aimait pas...

Que l'indépendance ait été inéluctable c'est possible, ce n'est pas une raison pour se vanter des conditions dans lesquelles elle a été bâclée, pour le moins.

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@ Tipaza
« Nous avons des dirigeants dont l'intelligence ne saurait être mise en cause, mais c'est une intelligence froide sans racines, parfois il semble qu'ils n'aient même pas l'intelligence des gestionnaires mais celle des comptables penchés sur des colonnes de chiffres. »

Exactement.
Ce sont des apparatchiks qui se prennent pour des hommes d’État, un peu comme si Colbert s'était pris pour Louis XIV.

Et que penser de gens qui ne considèrent les Français que comme des numéros INSEE interchangeables ?
Pour eux, qu'un Français se fasse abattre ou égorger chaque mois n'a aucune importance, après une cérémonie expiatoire médiatisée composée d'une logorrhée tournant autour du thème « on n'y peut rien », agrémentée de quelques hommages qui ne mangent pas de pain aux victimes de leur propre incurie, la vie continuera comme avant, jusqu'à la prochaine fois.

Et puis, si trop de Français de France se font massacrer il suffira d'en importer de Pétaouchnok pour les remplacer, enfin sur le papier.

Aliocha

Encore un point commun, cher genau, j'avais aussi commencé par la Prisonnière, non par choix, mais parce que le seul ouvrage du maître dans la bibliothèque parentale, et depuis l’œuvre ne me quitte plus, révélant dans les ombres de sa cathédrale ses principes hermétiques, trop simples à appréhender par nos esprits enfermés dans les complexités mensongères d'un moi toujours vu unilatéralement, bien qu'il ne libère ses multiplicités que dans une relation inscrite dans le temps, l'acceptation de la finitude permettant alors, reconnaissant que notre matière première est l'autre qu'on aime ou qui nous a aimé, d'accéder à la seule éternité envisageable, fugace mais pourtant si réelle, d'être traversé par les forces vitales de l'Esprit, et de savoir sans résistance les transmettre au prochain.
Merci à vous, camarade.

Xavier NEBOUT

@ Mary Preud'homme

Pourquoi vous exprimez-vous de manière affirmative sur un sujet auquel vous ne connaissez manifestement rien, au point de dire que les mystiques chrétiens se sont inspirés du soufisme, ce qui est une énormité grotesque ?

@ Franck Boizard

Vous aussi, vous parlez beaucoup sans savoir. Avant l'arrivée de de Gaulle, une solution négociée était en bonne voie.
Par ailleurs, Darlan collaborait quand c'était le mieux à faire ; il s'entendit si bien avec les Américains qu'il fallait l'assassiner.

hameau dans les nuages

@ Franck Boizard | 17 mai 2018 à 06:33

Qu'est-ce qu'il ne faut pas lire !

L'Algérie n'était pas la France mais l'Algérie n'était pas l'Algérie. Et l'Algérie n'est plus l'Algérie. Plus qu'une immense poubelle à ciel ouvert tenue par des mafias locales.

https://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Yasmina-Khadra-Mon-pays-l-Algerie-est-aussi-le-pays-des-pieds-noirs-_NG_-2010-03-17-548496

Tipaza

"Mais pour nous, de grâce, qu'il veuille bien s'enjoindre : "Je suis là pour faire de la France...""

Nous sommes là au coeur du sujet de cette présidence.
Nous avons des dirigeants dont l'intelligence ne saurait être mise en cause, mais c'est une intelligence froide sans racines, parfois il semble qu'ils n'aient même pas l'intelligence des gestionnaires mais celle des comptables penchés sur des colonnes de chiffres.
La vie politique semble se résumer pour eux aux mécanismes de l'économie et au respect des règles gestionnaires définies par Bruxelles.

La théorie du premier de cordée, ou du ruissellement dont elle dérive, outre qu'elle peut être choquante, est fausse. C'est une théorie du XXe siècle, d'avant le monde de la financiarisation de l'économie. À l'heure des logiciels qui permettent de basculer des milliards en quelques nanosecondes d'un fonds d'investissement à un autre, l'industrialisation n'est plus le moteur de la richesse des "très riches".

Dans les médias, les commentateurs leur reprochent un manque de pédagogie, mais c'est qu'ils n'ont rien à dire sur le fond, sur ce qui fait le lien humain d'une société, d'une nation.

Il y a dans cette vision strictement économiste un rien de nihilisme, j'appelle nihilisme l'absence de vision humaine, éthique d'une société.

On ne peut bâtir une nation sur un strict point de vue économiste, en oubliant qu'un dirigeant doit oeuvrer pour la nation, pour la France effectivement.
C'est lorsque le sens de la patrie se perd que ceux qui sont en charge du pays recherchent dans l'utopie une solution à leur vide.

L'utopie qui nous est proposée est celle d'une Europe fédérale, dans laquelle la France serait dissoute. Comment voulez-vous qu'un Premier ministre parle de la France alors que sa vision à terme est la dissolution du pays dans un ensemble à définir, et dont personne ne veut, du moins qui est rejeté par une large majorité de peuples et de pays ?

Elle est rejetée parce qu'il est évident qu'elle présente le double inconvénient d'être une simple extrapolation de l'existant, ce qui pour une utopie est un défaut majeur et qu'elle n'est pas la solution dans les turbulences d'un monde qui évolue rapidement au gré des nouveaux rapports de force.

La volonté d'être ensemble n'est pas celle de ne plus exister en tant qu'Être, pour devenir un pas grand-chose dans le tout informe.

Édouard Philippe ne nous parle pas de la France, mais qui parle encore de la patrie ? Il n'y a plus que Jean-Marie Le Pen, le vieux menhir, pour en parler encore, et bientôt il ne sera plus qu'un dolmen, c'est dire vers quoi nous allons.

PS : Édouard Philippe est grand, très grand, 1m94, et pourtant il a souvent ce regard par en dessous qu'on voit sur la photo. Ça me gêne les gens qui me regardent comme ça, surtout s'ils font plus de vingt centimètres que moi. Ah, quand la psychologie bloguesque se mêle à la politique, tout est craindre, même la vérité profonde des personnages !

Franck Boizard

@ Exilé

Cette discussion me semble vaine pour une raison politique : l’Algérie n’était pas la France. Les Français et les Algériens l’ont dit dès qu’on leur a demandé leur avis.

Les pieds-noirs font de de Gaulle le bouc émissaire de leur situation d’impasse. Il n’y avait pas de Gaulle en Rhodésie et ça s’est quand même mal fini pour les blancs.

On peut discuter des circonstances mais c’est un fantasme de croire qu’il y avait une possibilité de décolonisation non tragique. Alors les pieds-noirs pinaillent sur telle ou telle décision de de Gaulle, il est vrai particulièrement cynique et roué. Cela leur permet d’oublier le douloureux tableau d’ensemble : de Gaulle ou pas de Gaulle, la décolonisation de l’Algérie aurait eu lieu de toute façon et elle aurait été sanglante.

Mais bon, il reste des nostalgiques de Darlan, le pire collabo qui soit. Alors, le bon sens, le recul historique...

Véronique Raffeneau

"...mais la gravité n'est pas son genre et le tragique, que la France a encore dû affronter dans la soirée du 12 mai, ne parvient jamais à mettre sa parole à la bonne hauteur."

La parole du Premier ministre dans la soirée du 12 mai était à la hauteur - horizontale - ajustée au commentaire présidentiel.

Un commentaire présidentiel minimaliste, quelconque dans sa forme (la forme tweet adoptée un soir de tragédie plaçant la parole présidentielle au niveau de la réaction du tout à chacun de la sphère Twitter...), un commentaire présidentiel somme toute banal, évasif quant au fond : "le prix du sang une nouvelle fois payé par la France (qui) ne cédera pas un pouce aux ennemis de la liberté".

"...car qui serais-je pour tourner en dérision ou en critiques trop confortables - quand on est dehors, c'est si facile ! - une personnalité qui doit affronter chaque jour la réalité du terrorisme islamiste ou sa menace constante avec la conscience que le risque zéro ne peut pas exister."

Philippe, vous n'avez pas à vous excuser !

La lutte contre le terrorisme islamiste est l'affaire du pouvoir en place.

Quand on a brigué les plus hautes responsabilités et qu'on est élu président de la République ou quand on devient Premier ministre, on dispose de tous les leviers opérationnels de l'action et de la puissance publiques pour tenter, par exemple, de venir à bout des monstruosités insaisissables et atypiques.

C'est le sens profond du pouvoir : un mandat a été confié non pas pour administrer ou gérer la chose publique mais pour la transformer.

Cette latitude, cette possibilité de l’action et de la puissance publiques n'est absolument pas à la portée du simple citoyen.

Quand un Premier ministre ne trouve rien de mieux pour endiguer la gabegie de l’Etat que de limiter la vitesse à 80 km/heure là où la voiture est un moyen de transport de première nécessité, il cède à toutes les facilités.

Oui, à coup sûr la gravité n'est pas son genre et le tragique ne parvient jamais à mettre sa parole à la bonne hauteur. Car pour le moment, je sais et c’est sans doute sommaire mais c’est ainsi, je ne retiens du Premier ministre que cette disposition des 80 km/heure biaisée, entêtée et injuste pour - facilement - renflouer des finances publiques malmenées.

Le simple citoyen est suffisamment adulte pour savoir que la tragédie terroriste peut survenir à n'importe à quel moment. Son exigence n'est pas l'illusion du risque zéro (risque zéro, la banalité toujours...). Son exigence - normale, sensée - est que tout soit fait pour corriger et neutraliser les conséquences des inconséquences à l'œuvre depuis si longtemps. Le citoyen de base sait que rien, jamais, dans le domaine de la monstruosité, de la gravité extrême et du malheur n’est facile.

La Mandragore

Force est de reconnaître que ce gouvernement penche par ses réformes plus à droite et fait une politique que la droite n’a jamais osé faire…
A priori ne venant ni de gauche, ni de droite, l’exécutif n’est pas dans une lutte idéologique où la droite s’est souvent fourvoyée, mais dans une volonté de changement que le monde actuel et futur nous impose…

Pour cela il lui faut lutter contre les forces conservatrices syndicales qui ose parler de luttes sociales quand il s’agit de grèves pour des privilèges catégoriels qui ne peuvent plus perdurer quand cela est payé par le contribuable.
Les cheminots sont d’abord payés pour assurer un service public, ce qui n’est pas le cas, il faut rendre cette entreprise plus souple pour affronter la réalité...

Par contre, là où je suis plus sceptique c’est sur la détermination du tandem Macron/Philippe à lutter contre le terrorisme.
Nos lois sont faites pour le traitement en aval du problème, or c’est en amont qu’il faut lutter contre les fichés S...
Comme le font les Israéliens qui emprisonnent quand les faits reprochés sont concordants…
Comme le font d’ailleurs nos juges d’instruction dans une affaire pour mettre en examen un prévenu...
Dans le cas du terrorisme, il s’agit de criminels en puissance, il suffit d’aménager la loi ce que les Français approuveraient dans leur très grande majorité... Mais une fois de plus il faut du courage politique, que ce gouvernement possède, mais pas sur tous les sujets...

Mary Preud'homme

@ Xavier NEBOUT | 17 mai 2018 à 00:07
"Face à la spiritualité islamiste..."

Il est vrai que dans les monastères chrétiens on se serait inspiré de longue date du mysticisme des soufistes musulmans. Autrement dit des illuminés de l'islam qui attisent la braise à l'abri des regards sans jamais s'exposer ni combattre à visage découvert et sont d'autant plus dangereux.

Duval Uzan

Monsieur Philippe Bilger,

Vous dites :
"Mais que faire, comment se comporter face à l'éprouvante et inéluctable certitude que d'autres se réaliseront et passeront au travers des mailles de nos filets ? Il n'est pas scandaleux alors de chercher avec obstination et invention ce qui pourrait encore renforcer notre arsenal de défense et de protection."

Oui bien sûr mais on ne peut pas tout divulguer... J’ose espérer tout de même que quelque chose se fait
et il est fort possible qu'un jour nous soyons obligés de sortir armés...

Ce qu’a dit Macron sur Jérusalem me fait peur car de tels propos me laissent supposer qu’il a peur...
Ou alors le nouveau dictionnaire s’est encore mis en route... celle de Jérusalem ?
Pour vous changer les idées visitez "Meal Pisgat Har Hatzofim"...

Xavier NEBOUT

@ Trekker
@ Franck Boizard

La partie militaire était effectivement gagnée, et de Gaulle a cru que cela le mettrait en bonne position pour négocier.
Mais de Gaulle n'a rien compris à rien concernant nos colonies, et contrairement à Darlan, il n'en avait aucune vision. Notre décolonisation catastrophique a commencé avec l'Indochine à la Libération en commettant bourdes sur bourdes. Désaveu de l'administration française déjà bien fragilisée, d'Argenlieu, Leclerc...

Pour traiter le problème de l'islamisme à la racine, il faut parler spiritualité. Mais là, c'est à Solesmes, Fontgombault, Sept-Fons et autres qu'il faudrait recourir.

Apparaît ainsi au grand jour l'état de pourriture de notre République en ce qu'elle n'est même pas capable d'y songer.

Face à la spiritualité islamiste, nous n'aurions qu'une perspective à la Guantanamo à opposer si encore nous en étions capables.

Il faut se faire à l'idée que la France s'est condamnée, en 1789, 1905 et 1945, à être envahie par l'Afrique et l'Islam.

A moins que Marion...

Mary Preud'homme

@ duvent | 16 mai 2018 à 22:20

Encore une contributrice de qualité qui jette l'éponge alors que ce blog devient de plus en plus ramollo (en genre et en nombre)... Ce qui n'est pas très sympa pour notre hôte et son épouse dont l'engagement et le dynamisme à maintenir un certain niveau, nonobstant les abandons et les trolls, ne se sont jamais démentis depuis douze ans et quelque.

Wil

Ce qui est sympa et rassurant avec Edouard Philippe analysé par M. Bilger, une sorte de pléonasme, c'est que quoi qu'il arrive, ça va quoi. C'est "Le Cool façon la vieille France".

https://www.youtube.com/watch?v=WqKMZvJ_d9Q

"On a besoin dans les familles de la droite et du centre d'organiser une confrontation d'idées la plus ouverte possible, la plus transparente, la plus efficace qui permette de choisir celui ou celle qui portera le mieux les idées de la droite et du centre.
Léa Salamé : Est-ce que ça va jusqu'au Parti socialiste le centre ?
E.P : Non."

https://www.youtube.com/watch?v=srmezV7EdFM

Philippe, un gamellard ? Qu'allez-vous imaginer ?...

Tout cela n'a absolument aucun intérêt.
Un petit blog français au milieu de l'Univers, où des êtres humains se prennent pour des intellectuels, comme partout ailleurs.
Y-a-t-il quelque chose de plus pitoyable dans cet Univers ?

duvent

@ Zonzon
"Permettez-moi au passage de saluer cordialement notre camarade duvent qui s’est entremise, m’encourageant à poursuivre le débat. J’ai ignoré cette bonne manière, je la prie de bien vouloir m’en excuser. Une méfiance irraisonnée m’a saisi, réalisant dans l’instant combien vous êtes le genre d’homme à avoir les femmes de votre côté !"

Eh bien, je ne savais pas tout cela...
Je laisse Marchenoir apprécier mon entremise !

Dès lors, je constate combien il est difficile même avec des personnes sensées de se faire comprendre !!

Ainsi, il est grand temps de libérer l'espace pour d'autres.

Je salue donc l'assemblée, les uns et les unes, notre hôte et son épouse, et me permettrai une dernière recommandation :

"À aucun moment, en effet, dans la vie publique et aussi dans la vie privée, qu'il s'agisse des affaires de la nation ou d'affaires domestiques, de nos rapports avec d'autres hommes ou de choses purement personnelles, il ne peut manquer d'y avoir un office à remplir, et c'est à s'en bien acquitter que consiste la beauté de la vie, à le négliger la laideur." Cicéron

Wil

"Vif, alerte, intelligent, brillant, faussement désinvolte, vraiment travailleur, ambitieux juste ce qu'il faut pour ne pas empiéter sur l'omniprésence éclatante du président, réaliste s'arrêtant pile avant le cynisme..."

Comment dire... j'espère pour lui que M.Bilger le fait exprès sinon c'est grave, il faut consulter un psy.
En tout cas, dans le genre, on ne peut que s'incliner et dire : "Quel talent !" puis applaudir.

"...de droite, du centre, de Juppé puis de Macron, donc à nouveau de droite mais autrement, convaincu mais avec la tolérance qui interdit le dogmatisme, souple malgré sa fermeté rarement affichée, ferme mais entravé en certaines circonstances par sa souplesse, feignant de ne pas se prendre au sérieux ce qui est la meilleure manière pour l'être, Edouard Philippe marche à l'aise dans le champ radicalement dévasté de l'espace démocratique sous l'oeil et le jugement encore satisfaits d'Emmanuel Macron dont pas une seconde il n'avait cru possible ni même concevable la victoire."

Pour résumer, un gamellard.
Mais l'écran de fumée littéraire fort bien fait, vraiment, et bien essayé quand même M.Bilger. Mais "prenez pas papy pour un débile". Ça marche pas avec moi.
Et quand ça commence comme ça, j'ai pas envie de lire la suite.
Mais peut-être que je le ferai plus tard quand je n'aurai que ça à faire et que je m'ennuierai.
À plus tard donc ;-)

Exilé

@ Trekker
"Désolé mais vous donnez dans l’anachronisme et la confusion. Le seul officier supérieur détaché à la demande des militaires US, lors du début de la guerre du Vietnam, fut l'alors lieutenant-colonel Aussaresses, entre 63-64 et 67."

Il n'est pas nécessaire de se rendre quelque part pour y diffuser ses idées, l'écrit le permet aussi, et pas nécessairement sous la forme de publications...

Mais il se trouve que Galula est allé aux États-Unis et a obtenu un poste d'enseignant à Harvard à l'instigation du général William Westmoreland, le futur commandant en chef des troupes étasuniennes au Vietnam, excusez du peu, avec lequel il s'était lié d’amitié.
Tout porte à croire que Westmoreland a évoqué la doctrine de la contre-insurrection avec son auteur et qu'elle l'a au moins influencé.

"Mais c'est aux États-Unis, où il est invité en 1962; que Galula exprimera la plénitude de son talent. Harvard l'embauche pour transcrire par écrit ses idées sur le thème de la contre-insurrection."

https://www.huffpostmaghreb.com/driss-ghali/galula-le-casablancais-qui-a-change-lart-de-la-guerre_b_14220804.html

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@ Franck Boizard
« Je suis très dubitatif sur cette histoire de guerre d'Algérie gagnée sur le terrain par les militaires et perdue par les politiques. Il m'est arrivé de le dire aussi dans mes moments d'emportement mais, en fait, je n'y crois pas trop. »

Vous n'avez manifestement pas entendu parler de la reddition de la Wilaya IV - la plus importante d'Algérie - présentée au général de Gaulle à l’Élysée, qui l'a refusée car il avait d'autres plans en tête.

Pour la petite histoire, un « gorille » était caché derrière un rideau du bureau où a eu lieu la réunion, un PM à la main...

Voir aussi :
https://www.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2001-1-page-163.htm

Ceci dit, à supposer qu'il ait été inévitable d'accorder l'indépendance à l'Algérie, fallait-il en remettre les clés à une faction de tueurs ?

Giuseppe

"Qu'Edouard Philippe, pour lui, se dise "Je suis là pour faire du Macron, pas du Juppé", pourquoi pas ?" (PB)

Et là est toute la différence avec Pépère, son succès en librairie tient surtout au fait que François Hollande fait du Hollande François, et le lecteur est curieux de contempler un des leurs qui a pu devenir le Président et qui retourne parmi eux.

Curiosité bonhomme et bon enfant après-coup, un livre de plage pour cet été, en pensant que finalement pour son retour parmi eux - les plagistes - le maillot bermuda barboteuse lui irait à souhait, signe de reconnaissance des gens normaux des plages populaires au pied du fort de Brégançon.

En fait jamais depuis son départ notre capitaine de pédalo n'aura fait autant les people, on le sait bien quand vous y accédez c'est bien que vous êtes fini, à côté des has been qui eux s'y étalent sans fausse modestie.

Valérie avait changé les coussins et autre literie de son prédécesseur, Brigitte s'occupe de faire refaire les cuisines - 150 000€ paraît-il -, rien n'est trop beau pour recevoir des invités de prestige...

Toute la différence est là, aux uns les serviettes de plage avec le sable qui vous gratte partout, aux autres les serviettes de table pour les mets les plus doux.
Bidochon un jour qualifié par NS, Bidochon toujours quand on veut copier (mal) un monde qui vous est étranger.
Le petit peuple ne s'y trompe pas il l'a éliminé avant qu'il ne se présente une deuxième fois, les sans-dents détestent les très mauvaises copies et des lieux tels que La Lanterne quand ils sont squattés par des personnages qui se veulent à tout prix normaux.

Savonarole

Une pensée ce soir pour Pascale Bilger qui doit endurer dans son salon le match OM/Atlantico et les hurlements de Philippe Bilger qui au moindre penalty contre Marseille réclamera la peine de mort contre l'Espagne.

Exilé

-...une personnalité qui doit affronter chaque jour la réalité du terrorisme islamiste ou sa menace constante avec la conscience que le risque zéro ne peut pas exister.

Non monsieur Bilger, pas vous !
Vous n'allez tout de même pas accepter sans discuter, faire vôtre et répéter cette fumisterie !

Oui, il est évident que le risque zéro, par rapport à des imprévus comme par exemple certains risques naturels ou non maîtrisables comme une chute de météorite, n'existe pas.

Non, non et non quand tout est fait pour qu'une catastrophe arrive, avec une probabilité élevée.
Accepterions-nous d'entendre, après l'incendie d'une grange, d'un dépôt pétrolier ou que sais-je encore, des gens qui en sont directement responsables pour y avoir fumé prétendre en se moquant du monde que « le risque zéro n'existe pas » ?

Eh bien ce monsieur Philippe est tout de même solidaire de tous ses prédécesseurs et de leurs acolytes qui sont responsables par leur incurie de tout ce qui a engendré le « terrorisme » et de bien d'autres choses encore comme une nouvelle forme de criminalité, inconnue il y a une cinquantaine d'années.
Pis encore, il pousse lui-même à la roue en ayant fait voter une loi sur l'immigration élargissant encore cette folie suicidaire que représente le regroupement familial !
Des bambins d'importation de la génération Macron, pour certains futurs tueurs, vont-ils prendre la relève de ceux de la génération Mitterrand ou bien de la génération Sarközy au palmarès chargé ?

Et quand il prétend que « le risque zéro n'existe pas », en se servant de ce prétexte fallacieux pour ne surtout pas prendre les décisions qui s'imposent et qui relèvent pour la plupart du simple bon sens, il se moque carrément de nous.

Tout ce que nous subissons actuellement existait-il en 1965 ? Non !
C'est donc que depuis quelque chose a changé.
Devinez quoi.

boureau

Edouard Philippe : excellent technocrate en chef dans un gouvernement de technocrates... C'est ce dont la France, pour un temps, a besoin.
Sauf que, comme le dit Bruno Retailleau dans Le Figaro de ce jour : "La frénésie des annonces masque trop souvent la timidité des réformes."

Face à des pusillanimes - et ils sont légion - votre phrase prend toute son importance et sa résonance cher P. Bilger :

"Il n'est pas scandaleux alors de chercher avec obstination et invention ce qui pourrait encore renforcer notre arsenal de défense et de protection."

Et aussi :

"Je suis là pour faire de la France" et pas seulement du Macron !

Nous restons, hélas, dans le top du politiquement correct.

Cordialement.

Ellen

https://www.20minutes.fr/faits_divers/2272047-20180516-brest-detenu-fiche-profite-extraction-medicale-evader

Encore un fiché S d'origine marocaine et potentiellement radicalisé... Il a pris la fuite aujourd'hui de la prison près de Brest lors de son transfert et sous les yeux des gardiens qui en avaient la charge. Deux complices l'attendaient dehors dans une voiture. Le détenu avait 23 mentions à son casier judiciaire. Rien que ça ?!

C'est pour quand l'expulsion dans le pays d'origine après la peine purgée, s'il est rattrapé bien sûr ? Souhaitons que ce détenu en fuite ne commette pas d'autres crimes entre-temps.

Robert Marchenoir

Cela dit, avant d'instaurer un éventuel internement administratif des suspects (mesure d'exception, mesure de guerre), on ferait bien de ne pas regarder seulement dans le rétroviseur (si Mouloud avait été bouclé arbitrairement, nous aurions tant de morts en moins), mais aussi d'anticiper l'avenir.

Imaginons que les autorités aient, demain, les mains libres. Imaginons que les questions logistiques soient résolues. En quelques semaines, on coffre 2 000 suspects. Très bien. Jusques à quand ? Pour combien de temps ? Six mois ? Un an ? Dix ans ? A perpétuité ?

Excluons, a priori, les solutions à la russe : mettre un tuberculeux dans la même cellule afin de provoquer la mort du suspect, lui refuser tout soin en cas de santé fragile et annoncer sa mort de maladie, le faire violer par ses gardiens et le torturer jusqu'à la mort, etc.

Puisqu'il n'y a aucun motif juridique d'enfermement, comment pourrait-il y avoir un motif juridique de libération ? Et si l'on avait des signes de dangerosité avant l'incarcération, comment savoir si ce risque a disparu, puisqu'en prison, en principe, on n'a pas le loisir de fricoter avec des émirs de Syrie ?

Oublions les projets de "déradicalisation". La déradicalisation, cela ne fonctionne que si elle est menée par un régime... plus radicalement islamique que le patient. Par exemple, il semble qu'elle fonctionne en Arabie Saoudite. Les "gardiens des lieux saints de l'islam" ont quelque autorité pour convaincre les brebis égarées que "cépaçalislam". Surtout si elles coupent la tête au sabre, régulièrement, à un certain nombre d'importuns qui s'avisent de dévier du droit chemin.

Le sort des internés d'office de Long Kesh dépendait des négociations avec l'IRA. Certes, c'étaient des bandits sanguinaires et des terroristes, mais il y avait une organisation, des chefs, une autorité. Avec qui allons-nous négocier la fin du djihad ? Quel est le numéro de téléphone du président de l'oumma ?

Guantanamo est toujours ouvert, malgré l'avènement, puis le retrait, du Messie noir, du gentil en chef, "le doux Barack Obama", comme dirait l'autre, lequel avait promis de réparer les bêtises de ce sagouin de "raciste" George W. Bush. Maintenant que nous avons à nouveau un méchant à la tête de la Maison-Blanche (ou est-ce un gentil ? je m'y perds un peu, moi...), Guantanamo n'est pas près d'être fermé.

Même l'organisateur en chef du 11-Septembre, qui y réside, n'a pas encore été jugé par un tribunal. Que dire, alors, des simples "suspects" ! Un nombre considérable ont été relâchés, pour être renvoyés à l'autre bout du monde ; et un nombre significatif ont repris leurs activités habituelles : terrorisme, djihad et haine de l'Occident.

Nous pourrions nous dire : nous sommes en guerre, donc nous allons "rafler les suspects habituels" jusqu'à la fin de la guerre (comme dit le salaud vichyste dans Casablanca). Mais si cette guerre dure encore cinquante ans, voire un ou deux siècles, comme c'est fort possible ?

Ce n'est pas pour décourager, c'est juste pour fixer un cadre à la réflexion.

Franck Boizard

@ Exilé | 16 mai 2018 à 14:49

Je suis très dubitatif sur cette histoire de guerre d'Algérie gagnée sur le terrain par les militaires et perdue par les politiques. Il m'est arrivé de le dire aussi dans mes moments d'emportement mais, en fait, je n'y crois pas trop.

Ça n'a pas de sens : on ne fait pas la guerre pour le plaisir de faire la guerre (quoique...). On fait la guerre pour forcer une solution politique. La défaite militaire du FLN, je veux bien, mais était-il abattu pour autant ? Avait-il perdu ses soutiens politiques extérieurs ? Etait-il prêt à capituler et à abandonner la lutte pour l'indépendance ?

Il me semble que la réponse à ces trois questions était négative et que de Gaulle a bien fait d'en tirer les conséquences. Et je rappelle que les résultats du referendum en métropole montrent bien que l'écrasante majorité des Français de France avait envie de se débarrasser de l'Algérie. Les solutions autres que l'indépendance totale de l'Algérie, pour séduisantes qu'elles aient pu apparaître à certains, étaient une impasse pour la France (pour l'Algérie, je ne sais pas).

Quant aux attentats actuels, je ne vous étonnerai pas en vous disant que je suis d'accord avec Robert Marchenoir mais qu'il devrait être inutile d'en venir là, à tirer sur les clandestins à la frontière : des mesures, relativement simples, touchant les différents modes de regroupement et de naturalisation, le droit d'asile, les droits sociaux et les allocations détourneraient la plupart des immigrés vers les pays voisins.

Mais nous ne le ferons pas car nos dirigeants ne le veulent pas. Ce manque de volonté de tarir l'immigration légale et illégale est manifeste (voir les réactions officielles négatives au coup de pub de Génération Identitaire : la désapprobation était nette et j'ai compris (?) que le ministère avait demandé des poursuites alors que dans un premier temps, cette affaire était classée).

Comme le disait l'un d'entre vous, si notre Etat mettait autant d'énergie à combattre le danger réel de l'immigration musulmane et de l'islamisme qu'elle en met à combattre le danger imaginaire du fascisme, nous serions sauvés (peut-être).

Trekker

@ Exilé | 16 mai 2018 à 14:49
"Il est exact que des gens comme David Galuga et Roger Trinquier, théoriciens de la guerre subversive, ont inspiré les militaires des États-Unis dans leur approche de la guerre du Vietnam"

Désolé mais vous donnez dans l’anachronisme et la confusion. Le seul officier supérieur détaché à la demande des militaires US, lors du début de la guerre du Vietnam, fut l'alors lieutenant-colonel Aussaresses, entre 63-64 et 67. D’ailleurs à son grand étonnement, ils refusèrent d’appliquer une partie de ses méthodes : torture systématique des prisonniers et suspects.

David Galuga bien que son ouvrage fut publié initialement en anglais au début des années 60, ne fut lu que par une infime minorité d’officiers US qui n'y trouvèrent aucun intérêt. Galuga et son livre ne furent redécouverts - et encensés - qu'à la fin des années 2000, par le général Petraeus au cours de la deuxième guerre d’Irak. Il devint alors la bible de l’armée US en matière de lutte anti-insurrectionnelle.

Roger Trinquier refusa toutes les propositions de venir enseigner ses méthodes auprès des militaires US, ceux-ci n’en eurent connaissance que par une traduction succincte, qui fut à l’initiative d'Aussaresses en 63-64.

Des ex-officiers membres de l’OAS sévirent dans les années 60 en Amérique, mais uniquement dans celle du Sud (Brésil, Uruguay, etc.) et auprès des militaires locaux. Jamais les militaires US n’acceptèrent leur présence chez eux et au Vietnam, cela pour ne pas envenimer leurs relations avec la France.

Effectivement si pour l’emploi d’hélicoptères armés lors de la guerre d’Algérie, nous fûmes en la matière des pionniers, entre autres le colonel du Puy Montbrun, la doctrine d’emploi au Vietnam par les Américains fut souvent très différente.

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@ Achille | 16 mai 2018 à 06:39
"…les enfermer (les fichés S) dans des prisons surchargées ne règlera pas le problème. Bien au contraire car il est avéré qu’un grand nombre de fichés S se sont radicalisés en prison. Les parquer dans des camps (…) est parfaitement inutile, vu que de toute façon les fichés S emprisonnés sont remplacés systématiquement par d’autres jeunes endoctrinés.
Il ne faut pas confondre l’effet et la cause. La seule solution consiste à traiter le mal à la racine et celle-ci se situe principalement dans les mosquées où certains imams salafistes instillent dans de jeunes esprits malléables la haine de la civilisation judéo-chrétienne et les valeurs de la charia."

Totalement d’accord avec vous car les "il n'y a qu’à et il faut que" ne résoudront rien, hormis satisfaire les fantasmes sécuritaires de certains. Seul, comme vous l’écrivez, le traitement du mal à la racine sera d’une certaine efficacité, mais le risque zéro est une utopie !

Achille

@ caroff | 16 mai 2018 à 12:53

Votre petit opuscule me paraît intéressant. Je vais tâcher de le télécharger et le lire à tête reposée dès que possible.

Michelle D-LEROY

C'est toujours un plaisir de lire vos billets, M. Bilger, si bien écrits, légers, pleins de vos convictions et de votre enthousiasme, que vous aimeriez faire partager.

Je ne confondrai pas sympathie et "bougisme" avec efficacité.
Toutefois, en ce qui me concerne je n'arrive pas à être optimiste en regardant ce gouvernement, MM. Macron et Philippe. Si ce dernier est moins dans la communication et donc plus reposant que son Président, j'ai beau y mettre la meilleure volonté qui soit, je ne vois aucune amélioration notable des innombrables problèmes auxquels la France se trouve confrontée. Alors certes, tous ces problèmes ne leur sont pas imputables, loin s'en faut, mais après un an, si je regarde point par point les réformes accomplies ou annoncées, je constate que le bilan est pauvre.

Les changements tant espérés me paraissent bien maigres malgré la méthode Coué employée par les médias et les équipes de marketing de LREM pour masquer ce bilan.

M. Philippe, à grandes enjambées, marche, court, vole comme son maître, mais dans quel but ? sans doute pour plaire à tous et donc à bien peu de personnes au final.
De parfaits technocrates persuadés d'accomplir de grandes choses parce qu'ils se dépêchent d'aborder tous les sujets, mais juste en les effleurant pour ne pas contrarier la droite ni la gauche et encore moins en s'attaquant aux sujets qui fâchent.

Quand je verrai de vraies réformes, profondes et surtout équitables pour tous les Français, alors oui je trouverai ces jeunes politiciens formidables.

Lors des Fêtes johanniques, M. Philippe a prononcé un discours et faisant un rapide panégyrique de Jeanne d'Arc, il a dit "Lors de sa rencontre avec le Roi, elle veut agir, là où d'autres veulent temporiser".
C'est bien de le dire de cette héroïne, alors que nos politiques temporisent en permanence plutôt que d'agir... cela prête à sourire.

Zonzon

@ Robert Marchenoir 15 mai à 17 h 46

Malgré la généreuse proposition que vous m’avez adressée je ne poursuivrai pas. Les arguments déjà présentés doivent amener à résipiscence tout être de bonne foi qui a un nombre minimal de neurones entre les oreilles, ce qui est votre cas ce me semble – enfin au moins pour ce qui concerne la matière grise.

Permettez-moi au passage de saluer cordialement notre camarade duvent qui s’est entremise, m’encourageant à poursuivre le débat. J’ai ignoré cette bonne manière, je la prie de bien vouloir m’en excuser. Une méfiance irraisonnée m’a saisi, réalisant dans l’instant combien vous êtes le genre d’homme à avoir les femmes de votre côté !

Nous sommes, vous et moi, installés dans un désaccord profond mais positif sur une question de « mots ». Un bon désaccord. Portant sur les préfixes : vous êtes pour le « re », je suis pour le « dé ». C’est un acquis qui va nous permettre de prospérer dans ce qui vous tient le plus à cœur, à savoir « les choses », selon vos propres termes.

Abandonnons sans regret le champ horizontal de l’abstrait et glissons-nous dans le vertical des « choses » réelles et concrètes. C’est sans déplaisir que je vous fais part de mon total alignement sur votre proposition de « fermer les frontières ». Par tout moyen, y compris par la force militaire ! Vous vous restreignez aujourd’hui aux fichés S mais il n’y a pas si longtemps vous étendiez la mesure à l’immigration dans sa totalité. Est-il utile de préciser que je vous suis pas à pas !
Je vous rappelle en passant que j’ai proposé quatre mesures supplémentaires immédiates - en complément de la fermeture des frontières – mesures sur lesquelles vous ne vous êtes pas encore prononcé, sauf erreur de ma part.

Ceci étant, je suis obligé de vous rappeler que nous sommes ici dans le concret (le vertical), c’est-à-dire dans le politique et que vous savez, aussi bien que moi, que le politicien qui va prendre LA mesure que vous/nous préconisons, n’est pas encore né ! Alors que faire, comme disait l’autre ?

Allons-nous diverger à nouveau ? Sur les choses après être en désaccord sur les mots. Ce serait beaucoup ! D’autant que s’ajoute entre nous un malaise sur nos positionnements partisans. Vous vous revendiquez de l’extrême droite, je suis un simple nationaliste. Aïe ! Aïe ! Aïe !

NB : Dans mon précédent envoi je vous signalais l’existence d’un olibrius de la plus belle eau qui défendait mordicus le mot « réémigration ». Un vrai de vrai, celui-là. Un blogueur signale un document hilarant qui donne un éclairage certain sur le phénomène.

A consulter sur https://m.youtube.com/watch?v=GWRDLo6XbCg

Un vrai bonheur !

Jabiru

Le Premier ministre va faire de la France !
Il a d'ailleurs tout intérêt à le faire pour consolider son socle et redonner de la confiance au pays.

Il y en a un par contre qui se tâte sur sa survie ministérielle, c'est M.Hulot alors qu'il y aurait tant à faire dans son domaine de compétence.
A part s'occuper de relâcher deux ourses dans la nature au grand dam des éleveurs, qu'a-t-il apporté à la France ?
Qu'il ne se tâte pas trop longtemps pour laisser la place à quelqu'un qui aurait des idées pour faire du concret en vue de faire avancer la France. Combien de temps encore le chef de l'Etat va-t-il supporter quelqu'un qui se cherche ?

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