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08 septembre 2018

Commentaires

Elusen

@ Aliocha | 20 septembre 2018 à 07:17

Pourtant ce n’est pas dans la syllabe que se trouve le diable, mais dans le détail. Même ça, cela aura échappé à Le Pen !

Aliocha

Vous n'avez toujours pas compris le diable et son rapport avec les démons de la rivalité, Elusen, où en êtes-vous du Dr Faustus et des Frères Karamazov ?
Mais les liens que vous nous suggérez me susurrent que nous pourrions être d'accord sur les bangsters.
Lisez sans éluder une syllabe, la rédemption n'est pas loin, mon frère.

Elusen

@ Mary Preud'homme | 16 septembre 2018 à 21:33
« Le pacifique et doux Aliocha qui tient sans doute beaucoup plus de l'ange purificateur que du diable marxiste »

L’ange purificateur serait pacifique ? Aïe !
Quand nous savons qu’il est le bras armé de votre Allah Yahvé, qu’il tue en son nom sur commande !
Par contre le diable n’a jamais tué personne ou alors, peut-être, le temps.

Cela étant, vous, Aliocha, Robert Marchenoir et quelques autres devraient éventuellement regarder la soirée Thema d'Arte sur les banques. Le nouveau mot pour qualifier les banquiers est un mot-valise mélangeant 'banque et gangster' : bangster.

- Les gangsters de la finance (HSBC)
https://www.arte.tv/fr/videos/069080-000-A/les-gangsters-de-la-finance/

- Inside Lehman Brothers
https://www.arte.tv/fr/videos/080155-000-A/inside-lehman-brothers/

- Goldman Sachs : Les nouveaux Maîtres du Monde - Arte.
https://www.youtube.com/watch?v=Tvd8PKmjqH8

Par la même occasion vous pourriez regarder le superbe documentaire sur le klephte Starbucks.
- Starbucks sans filtre
https://www.arte.tv/fr/videos/073442-000-A/starbucks-sans-filtre/

duvent

@ Robert Marchenoir
"Je dis, aussi, que l'État est par définition un monstre nocif, lui, contrairement à l'individu. Je dis qu'il convient de lui briser les jambes et de lui lier les mains, afin qu'il ne dévore pas tout sur son passage."

J'ai bien fait de vous lire, car grâce à vous je découvre qui de l'individu ou de l'Etat est le plus nocif !!
Donc quand vous aurez fini de briser les jambes de l'Etat, pourriez-vous trouver du temps car il n'échappe à personne que vous êtes débordé (en effet, il se pourrait que cet Etat nocif dont vous parlez dispose d'une quantité de jambes inhabituelle...), serait-il envisageable de vous confier une mission de la plus haute importance ?
Beaucoup d'entre nous considèrent que vous pourriez être à la hauteur de ce dilemme que je m'en vais vous exposer.

Ainsi, et considérant votre esprit vif et obstiné, nous aimerions vous confier la tâche qui consiste à libérer Paris des déjections canines, cette calamité mérite un combattant de votre envergure.
Nous sommes convaincus que vos qualités sont à la hauteur de ce combat, qui vaut largement celui que vous menez, sans effet, contre les jambes de l'Etat. Une prompte réponse nous obligerait car les postulants sont nombreux et dignes d'intérêt...

PS : Je ne pense pas comme Mary Preud’homme que vous releviez de la psychiatrie, pas du tout !!
Et j'aime beaucoup votre évocation de Saturne, j'attends celle de Prométhée avec impatiente !

Aliocha

Merci, Mary.
Nous remarquerons que Marchenoir dit que la loi n'est destinée qu'à prévenir les abus, c'est-à-dire exactement la même chose que moi.
Or, qui donc est le garant de la loi si ce n'est ce monstre nocif selon lui qu'on appelle l’État ?
Hildebrand appelle à l'équilibre, enfin un pragmatique qui, à la tête de ses 5 000 000 000 000 $, se rend compte que si, à l'exemple de notre mufti de la finance, on détruit toute règle, les plus avides imposent la loi du plus fort au plus grand nombre, on voit resurgir les spectres qui déjà ont tout détruit, et qu'à moins de vouloir à nouveau tout enflammer et voir les milliards partir en fumée, il serait bon de se soumettre à la pondération qu'impose l'esprit des lois, que sans borne, la liberté n'est que le masque de la terreur, affirmant en me faisant la leçon son ignorance des mécanismes profonds qui régissent l'activité humaine.

Il devrait, et c'est le seul chemin pour soigner l'obsession, s'interroger sur ses contradictions, et s'apercevoir qu'en affirmant son accord avec le préambule suisse, cela engage jusqu'à son combat qui ne sera légitime que s'il en respecte le principe, simple et efficace :

"...Sachant qu'est libre celui qui use de sa liberté, et que la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres."

Voilà qui fonde et borne l'idée libérale, variation de l'expression que fugace rappelait :

"La liberté des uns commence là où celle des autres s'arrête. Ou l"inverse."

Transcription légale du "aimes ton prochain comme toi-même", qui n'est traité de bisounourserie que par ceux qui n'ont pas compris qu'à ne pas le respecter, on tombe du fil démocratique et croyant défendre la liberté, on se précipite aux abîmes de la tyrannie.
Un peu de pragmatisme à l'exemple du banquier suisse, Marchenoir, ce n'est pas choir, mais donner à vos combats l'assise de la loi, seul et unique moyen de les servir, d'user de votre liberté alors garantie par L’État.

Robert Marchenoir

@ Mary Preud'homme | 16 septembre 2018 à 21:33

Merci de cette magnifique illustration de la pensée de droiche, la droite de gauche. Celle qui, selon l'historien libéral Jean-Baptiste Noé, n'est séparée de la gauche que par quinze minutes de retard.

"Par exemple on en tient un bon sur ce blog qui voit des gauchistes et des poutinistes partout, y compris chez le pacifique et doux Aliocha qui tient sans doute beaucoup plus de l'ange purificateur que du diable marxiste au couteau entre les dents !"

L'ange purificateur, c'est précisément l'incarnation du communiste. Cela semble vous avoir échappé.

Quant au couteau entre les dents, c'est un slogan qui a été lancé pour tenter de ridiculiser ceux qui considéraient l'URSS et le communisme comme une menace.

Enfin, accuser les gens de troubles psychiatriques pour discréditer leur opinion, comme vous venez de le faire, tout en se gardant d'avancer le moindre argument, c'était exactement la méthode des communistes en Russie. Et c'est, sans surprise, ce que fait à nouveau la junte poutinienne pour bâillonner son opposition domestique.

Mais à part ça, vous êtes de droite. Gaulliste, ai-je cru comprendre. Comme quoi, pour certains, le gaullisme est juste une façon plus acceptable d'être communiste. Les communistes aussi, soutenaient leur police quoi qu'il arrive. Exactement comme vous le faites.

P.S.: Si vous pensez qu'Aliocha est "doux et pacifique", vous êtes un piètre juge de l'être humain.

Mary Preud'homme

"La névrose obsessionnelle est un trouble majeur reconnu par les psychanalystes mais ne rentre plus dans les classifications internationales des maladies mentales. La névrose obsessionnelle ne doit pas être confondue avec le trouble obsessionnel compulsif.
Cette névrose est caractérisée par l'existence de sentiments, d'idées, de conduites qui s'imposent de façon contraignante et qui entraînent le patient dans une lutte incessante et anxieuse", etc.

Par exemple on en tient un bon sur ce blog qui voit des gauchistes et des poutinistes partout, y compris chez le pacifique et doux Aliocha qui tient sans doute beaucoup plus de l'ange purificateur que du diable marxiste au couteau entre les dents !

Robert Marchenoir

@ Aliocha | 16 septembre 2018 à 09:14
"Mon ignorance serait donc partagée par un des banquiers les plus puissants au monde."

Non. Vous, vous êtes totalement ignorant en matière économique, comme le prouvent vos non-sens que j'ai relevés. Le banquier que vous citez ne dit aucune sottise en la matière, contrairement à vous. Il manifeste des opinions, qui, dans cet exemple, se trouvent être proches des vôtres.

Mais comme tous les gauchistes, vous êtes incapable de faire la différence entre des faits et des opinions. Et comme tous les gauchistes, vous continuez à pratiquer la méthode du déplacement de la cage de buts à roulettes, qui est une insulte à l'éthique du débat et à l'intelligence (vous qui vous gargarisez avec l'éthique) : ne jamais reconnaître vos erreurs, toujours changer de sujet lorsqu'elles sont relevées, toujours faire un autre copié-collé.

Le réservoir des citations allant vaguement dans votre sens étant inépuisable, cette façon de faire permet de bavarder pendant des années sans jamais rien dire, sans jamais rien apporter à la discussion, et bien entendu sans jamais rien apprendre.

Ce qui pourrait vous arriver, si vous consentiez à laisser tomber votre arrogance enrobée de fausse humilité. Mais votre but semble être de ne surtout rien apprendre qui puisse bousculer votre confort mental.

Je note que, de façon générale, vous passez votre temps à cracher sur les banques, mais que lorsque vous trouvez dix lignes d'un banquier qui dit des trucs vaguement de gauche, alors le fait que ce soit "l'un des banquiers les plus puissants au monde" (ce qui est faux, mais passons) suffit à justifier ses propos.

Votre banquier, il ne dit pas, contrairement à vous, que les banques garantissent le rendement des actions. Il ne dit pas, contrairement à vous, que le rendement des actions n'a rien à voir avec la réalité, et ne représente que des chiffres sur un bout de papier. Il ne dit pas, contrairement à vous, que la finance soit une mauvaise chose, et que le financement des entreprises par la Bourse soit une mauvaise chose.

Il se contente de dire que les inégalités sont trop importantes, ce qui est une opinion, et non un fait. Il se contente de déplorer le prix trop élevé de l'immobilier, ce qui n'a rien à voir avec la finance, ni avec le mode de financement des entreprises.

D'ailleurs, de quel immobilier parle-t-il ? De l'immobilier en Suisse, je suppose, où il est effectivement très cher, et où la plupart des gens sont locataires. Il y a de nombreux pays où l'immobilier est abordable. Mais comme d'habitude, vous extrayez les citations de leur contexte, sans vous préoccuper de leur sens. Il suffit qu'elles rendent un son vaguement homothétique de vos opinions, et pouf ! cela conforte votre doux édredon mental -- ou plutôt émotif.

Puisque vous tenez à venir prendre votre fessée une fois de plus, relevons la nouvelle sottise de l'heure -- pas un commentaire sans une insondable sottise, chez vous :

"Je n'ai rien, ne vous en déplaise, Marchenoir, ni contre la banque, ni contre les rentiers, ni contre le système financier..."

Bon, là, déjà, vous mentez comme un arracheur de dents. Je serais à votre place, j'enverrais un mail de réclamation à Pascale Bilger. Il y a un imposteur, ici, qui s'approprie votre pseudonyme dans le but de vous faire passer pour un imbécile. Le fait même que vous utilisiez le terme de "rentiers" pour désigner les actionnaires, est une insulte à leur encontre.

"Je n'ai rien, ne vous en déplaise, Marchenoir, ni contre la banque, ni contre les rentiers, ni contre le système financier, car n'étant ni socialiste, ni communiste, ni gauchiste, j'estime que ces systèmes sont efficients, mais n'ont jamais su gérer leur instabilité que par la responsabilité éthique qui, si elle n'est pas garantie par la loi, se perd."

Admirez la profonde sottise de ce que vous venez d'écrire. Admirez votre prodigieuse capacité à écrire une chose et son contraire dans la même phrase.

D'une part vous faites appel à la "responsabilité éthique", d'autre part vous exigez qu'elle soit "garantie par la loi". L'éthique, par définition, c'est ce qui conduit l'homme à adopter un comportement désirable en l'absence de la moindre contrainte. Votre assertion n'a donc aucun sens. Elle s'auto-détruit.

Surtout, vous faites mine de croire que ce débat oppose ceux qui veulent des lois à ceux qui n'en veulent pas. Vous faites mine de croire que l'activité bancaire et financière, aujourd'hui, n'est pas régulée par les États. C'est faux. Il existe une quantité de lois absolument massive qui encadre ce secteur dans le monde entier.

Vous dites, vous, à l'instar des socialistes, que les banques, la finance et plus généralement "les riches" ne peuvent que faire le mal, en raison de leur "avidité", à moins d'être contraints par des lois.

Je dis, moi, en tant que libéral, que les financiers, pas plus que les banquiers ou les balayeurs, ne sont naturellement conduits à faire le mal. Je dis que l'avidité est une bonne chose, dans la plupart des cas. Je dis que l'enrichissement et le profit sont une bonne chose. Je dis que lorsque Gudule s'enrichit, il ne s'ensuit pas que Tabitha s'appauvrit. Je dis que la loi n'est destinée qu'à prévenir les abus, et non à inculquer le bien dans des cerveaux maléfiques par essence.

Je dis, aussi, que l'État est par définition un monstre nocif, lui, contrairement à l'individu. Je dis qu'il convient de lui briser les jambes et de lui lier les mains, afin qu'il ne dévore pas tout sur son passage.

Je dis exactement le contraire de ce que vous dites. Je soutiens le point de vue libéral. Vous soutenez le point de vue étatiste.

Aliocha

Les experts à sous-textes tentent de justifier l'injustifiable.
Je n'ai rien, ne vous en déplaise, Marchenoir, ni contre la banque, ni contre les rentiers, ni contre le système financier, car n'étant ni socialiste, ni communiste, ni gauchiste, j'estime que ces systèmes sont efficients, mais n'ont jamais su gérer leur instabilité que par la responsabilité éthique qui, si elle n'est pas garantie par la loi, se perd, et génère des crises qui détruisent les richesses, car l'avidité naturelle ne prend plus pour référence la réalité, notamment la vie des salariés.
Ce matin, Philipp Hildebrand, ancien président de la Banque nationale suisse, donne son avis :

http://www.lepoint.fr/economie/chute-de-lehman-brothers-dix-ans-apres-la-dette-publique-me-fait-peur-15-09-2018-2251432_28.php?boc=641907&m_i=NcWyxa3KQleUSRn7NdvPWQU3u8Q_ifA%2BtOfgO1OYBD6VExnXPp2%2BmAITrOrGPszZFBBs3FQTOcxl7IhtVvA7VM5JR77YNy&M_BT=194508641590#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20180915

Il y dit notamment :

"Mais les populismes ne cessent de gagner du terrain en Europe…

Oui, il y a une réelle émergence des populismes qui s'explique en partie par les conséquences de la crise de 2008. On a subi un choc énorme, c'était du jamais vu depuis la grande dépression des années 1920 ! La réponse principale que l'on peut apporter aux forces populistes qui montent en puissance, c'est un système financier qui doit être plus équilibré. Il faut reconnaître que les inégalités ont beaucoup augmenté durant la dernière décennie ! On a évité l'effondrement du système financier mondial, mais cela s'est fait au prix d'un accroissement des inégalités. On s'est retrouvé dans un monde qui ressemble beaucoup à celui qu'avait décrit Karl Marx en son temps ! Il y a un fossé de plus en plus grand entre ceux qui possèdent les actifs et ceux qui ne vivent que de leur travail. Ceux qui étaient déjà des possédants ont bénéficié de la crise alors que les autres, dont les salaires n'ont pas ou peu augmenté pendant la dernière décennie, ont souffert. Évidemment, cela a été très frappant dans l'immobilier. L'immobilier est devenu tellement cher qu'une personne sans apport en capital ne peut plus espérer se payer un appartement avec ses seuls salaires. C'est devenu impossible."

C'est exactement ce que je prône ici !
Mon ignorance serait donc partagée par un des banquiers les plus puissants au monde, mais le grand mufti financier Marchenoir va sans doute nous prouver qu'il n'est, dans sa grande parole experte, qu'un poutiniste ou un crypto-négro à tendance musulmano-gaucho-socialo-punaise hypocrite !

Robert Marchenoir

@ Aliocha | 15 septembre 2018 à 10:28

Ça y est. Vous recommencez à tourner votre moulin à prières de moine facho-socialiste. C'est votre position par défaut, votre zone de confort, votre doudou à vous.

Si vous voulez écrire des choses qui ont un sens quelconque (contestables ou pas, ce n'est pas la question), je vous conseille de choisir votre registre. Si vous voulez faire de la littérature, faites de la littérature. Si vous voulez témoigner de votre foi, témoignez de votre foi. Si vous voulez vous lancer dans une discussion scientifique (en matière économique, par exemple), adoptez la démarche scientifique. Si vous voulez préconiser une action politique, ayez des arguments politiques.

Mais ne nous servez pas, pour la millième fois, votre infâme brouet où Proust voisine avec le Christ, et où vous insultez la science par l'imprécation morale.

J'ai relevé une énorme contre-vérité dans votre précédent commentaire. Vous y prétendiez que les banques garantissaient le rendement des actions. Je vous ai expliqué votre erreur. Aucune réaction de votre part.

Je vous ai posé une question simple : pourquoi, d'après vous, les entreprises devraient-elles se financer par des prêts bancaires, plutôt que par des actions ? Toujours aucune réponse.

Mais remettre une pièce dans le manège de vos obsessions en changeant une fois de plus de sujet, ça, vous savez faire. Relancer la moulinette à slogans socialistes, vous savez faire. Rajouter un mensonge à l'océan de mensonges que vous nous avez fourni, sans vous sentir obligé le moins du monde, ni par votre "morale", ni par votre "religion", de répondre aux objections qui vous ont déjà été faites, ça, c'est le mode de désinformation habituel des socialistes, que vous pratiquez à merveille.

Je me contente donc de relever cette nouvelle sottise (on ne peut pas vider un marécage fangeux avec une petite cuiller) :

"L'unique rendement des actions qui n'est, ô surprise proustienne, non pas la réalité, mais la trace qu'elle laisse aux bilans des rentiers."

Pur mensonge. Le rendement des actions reflète bien évidemment la réalité. Il reflète la réalité de la création de richesses permise par l'investissement.

Acheter une action, c'est investir dans une entreprise en lui apportant du capital. Le rendement de l'action est la part des bénéfices qui est reversée à l'actionnaire, en rémunération de son investissement. L'investissement permet à l'entreprise de se développer, de gagner des marchés, d'augmenter sa production, de faire des recherches pour inventer de nouvelles techniques utiles à l'humanité, d'embaucher davantage de personnel et de mieux le payer.

L'investissement permet à l'économie réelle de prospérer, et donc d'enrichir les Français. L'économie réelle, celle des entreprises privées, celle que vous prétendez défendre tout en insultant ceux qui permettent leur existence : les actionnaires, que vous traitez de "rentiers".

Dans votre bouche, comme dans celle de tous les gauchistes, "rentier" veut dire : personne qui s'enrichit sans mérite et sans risques. C'est un mensonge gros comme les crimes du communisme. Ceux qui s'enrichissent sans prendre de risques, ce sont les salariés (et je ne parle pas des fonctionnaires...).

La différence entre le salarié et l'actionnaire, c'est que le premier fournit une quantité de travail fixe, en échange d'une rémunération garantie. Surtout en France, où le licenciement est presque impossible, et où le salarié peut allonger ses congés payés à volonté en passant chez son médecin se faire prescrire un arrêt "maladie".

L'actionnaire, contrairement à l'énorme mensonge de votre précédent commentaire (sur lequel vous restez muet), n'a aucune garantie. Ni sur le montant des dividendes (qui produisent votre fameux rendement), ni sur le cours de l'action.

Il peut parfaitement toucher zéro dividendes. La valeur de son action peut parfaitement tomber à zéro. C'est le cas lorsqu'il y a faillite, ce qui n'est pas rare.

La rémunération de cet actionnaire que vous haïssez tant (au milieu de vos protestations redoublées d'amour universel), c'est, lorsqu'elle existe (et elle n'existe pas toujours !) la contrepartie de l'énorme risque qu'il prend en confiant son argent à l'entreprise, pour assurer son développement.

Vous devriez lui baiser les pieds, au lieu de l'insulter à l'année longue. D'ailleurs, vous êtes, très certainement, vous-même actionnaire, pour peu que vous ayez 1000 euros sur un compte d'assurance-vie.

Voilà, c'était votre deuxième cours d'initiation à l'économie. Si vous voulez aborder ce sujet avec la moindre crédibilité, je vous conseille maintenant de l'étudier par vous-même, avant de raconter n'importe quoi.

Noblejoué

Qu'est-ce que l'humain ? Plus difficile à dire qu'à voir, disons que dans la recette, il y a la nostalgie de ce qui a été pour ceux qui ont eu la chance d'une époque heureuse ou ceux qui croient à quelque âge d'or passé, celle de ce qui aurait pu être et celle de ce qui pourrait advenir, par exemple, je pense pour ma part que la mort et la souffrance pourraient un jour être abolies pour ceux qui le désirent.

Quelle tristesse pourtant que tous ceux qui n'auront jamais eu le choix, autrefois, parfois contraints de vivre pour quelques années de plus de souffrances, peu importe laquelle et qui d'ailleurs peuvent se combiner, sentimentales, sociales, métaphysiques et médicales ! Puisqu'en plus de la peur, les outils et les connaissances peuvent venir à manquer quand le moment est venu de tirer sa révérence.

Nous sommes donc tous en prison... C'est à mon avis une des raisons qui expliquent la tyrannie, le tyran pense maîtriser enfin quelque chose. C'est une des raisons de l'agressivité, pousse-toi de mon soleil, j'ai peu de temps, ou autre version, quand on me fermera les yeux, le soleil, tout sera drôlement mieux que dans le monde impermanent, mais pour avoir droit au paradis, je dois me plier aux plus de règles possibles, les imposer aux autres et... La mort donnera du goût à cette cuisine que je trouve sinon trop fade qu'est ma vie, mort subie du martyr, ou imposée aux mécréants.

Certains sont tristes sans vin pour enjouer un repas, d'autres sans mort pour donner un sens présumé à leur vie, surtout si cela fait irruption dans la vie des autres, chacun son chasse-spleen.

A part ça ? Le vrai, le beau et le bien... Ce qui peut enthousiasmer, mais se corrompre de rivalité, chacun ayant tendance à se comporter en accapareur de ce qu'il convoite. Convoite quoi ? Je traduirais la triade en ces mots : la science, la création, la justice et l'agir sans désir de récompense.
La rivalité, ou de façon plus relevée, l'amour de ses valeurs, ou un mélange des deux, font qu'il est naturel d'attaquer qui semble les usurper, du moins à certains moments car les meilleurs peuvent faillir, ou de défendre ceux qui paraissent les incarner, soit toujours, soit sur un point précis.

Nous subissons et la vie, et la mort, dans les conditions où nous sommes aujourd'hui. Il est bien naturel que nous soyons ce que nous soyons, pourquoi le diaboliser dans l'autre, d'autant que cela tombe comme par hasard pas forcément sur les pires ?
J'adore la question quand j'ai la réponse, mais la redire, ce serait d'un fastidieux... Et même pas cru, donc autant en boire un bon, donc, si possible, avec une bonne caudalie, pas comme nos vies.

« J’ai rencontré un voyageur venu d’une terre antique
Qui disait : « Deux immenses jambes de pierre sans le tronc
Se trouvent dans le désert. Près d’elles, sur le sable,
Sombrant à moitié, un visage brisé est allongé, dont les sourcils sont
froncés,
Et les lèvres plissées, et qui sourit froidement sur commande,
Ce qui montre que son sculpteur a bien compris ces passions,
Dont survivent encore, empreintes sur ces choses sans vie,
La main qui s'est moquée d'elles et le cœur qui les a nourrit,
Et sur le piédestal ces mots apparaissent :
'Mon nom est Ozymandias, Roi des Rois :
Contemplez mes œuvres, Ô vous les puissants, et désespérez !'
Rien à côté ne reste. Autour de la décomposition
De cette colossale épave, illimitée et nue,
Seul les sables plats s'étirent au loin. »

Ozymandias de Percy Shelley

Mais si on veut, on peut trouver de la beauté au désert, les animer de lumière et de musique.

https://www.youtube.com/watch?v=r-g7WYCNAyo

L'art transfigure les choses comme croire du bien des gens les êtres... Savoir si on découvre leur beauté ou si on projette une illusion dépend de la réalité de ces personnes, certaines étant réellement à distinguer et d'autres non comme on peut tomber juste ou faux dans n'importe quel domaine, ou dépendre de la réalité du monde, s'il est illusion ou pas.

Aliocha

Et pourtant, Marchenoir, mon ignorance financière perçoit que si le financement par l'actionnariat refuse la régulation et la responsabilité imposées par le fondement des lois, elle prend pour référence l'unique rendement des actions qui n'est, ô surprise proustienne, non pas la réalité, mais la trace qu'elle laisse aux bilans des rentiers, générant le lit de sa propre destruction car incapable de stabiliser ses cycles, instables par nature.
Mais, comme à l'habitude, vous ne lirez pas, et préférez discriminer sans réellement savoir jusqu'aux fondateurs du libéralisme qui, eux, avaient le sens des responsabilités, et la conscience de l'éthique indispensable du lien que représente le bien commun, évitant alors que l'exercice de la liberté ne tombe, à votre exemple, au gouffre des plus infâmes tyrannies.

Elusen

@ caroff | 14 septembre 2018 à 21:22

« En vérité je vous le dis » ainsi parla Catherine Jacob !
« Soumettez-vous ou périssez » nous dit son cuistre prêtre, s’évertuant à embrasser ce qu’il étreignait fébrilement en son sein.

Robert Marchenoir

@ Aliocha | 14 septembre 2018 à 08:32

Laissez tomber les adjectifs et les tournures ronflantes. Je n'écarte pas le livre de Rocard "d'un revers de main". Je réfute entièrement, à l'aide d'arguments simples, les extraits que vous nous en avez produits. Et je n'ai par conséquent pas la moindre intention de lire son "livre", puisque je viens de vous montrer que c'était de la daube. Je sélectionne et je discrimine. Avec les livres comme avec les hommes.

Et c'est ce que tout esprit sain devrait faire. Vous ne nous avez toujours pas expliqué comment vous comptiez concilier votre libéralisme et votre socialisme. Vous repartez dans votre délire de gauche, anti-finance, anti-banques, anti-profit.

Expliquez-nous un petit peu : pourquoi les entreprises devraient-elles se financer par des prêts bancaires, plutôt que par des actions ? Savez-vous que les économistes disent le contaire ? Savez-vous que les entreprises françaises se financent trop par l'emprunt, et pas assez par l'augmentation de capital ?

Votre ignorance en matière économique est sidérante. Regardez-moi ça :

"Il est donc nécessaire de rappeler aux banques et systèmes financiers leur mission première qui n'est pas de garantir le rendement des actions."

Où avez-vous trouvé que la mission première des banques, aujourd'hui, était de garantir le rendement des actions ? Où avez-vous vu que les actions avaient un rendement garanti ? Dans quel torchon communiste ? Pouvez-vous me donner des adresses ? Vous avez l'air de vous y connaître, en finance : si vous avez des tuyaux pour des actions à rendement garanti, je suis preneur !

caroff

@ Elusen 18h52
"En fait je ne comprends rien à votre délire avec eux, apparemment les Alamans ils vous existent."

Quand Catherine Jacob s'exprime contentez-vous de prendre des notes et rafraîchissez votre français !!

Elusen

@ Catherine JACOB | 14 septembre 2018 à 09:35

Cuistre est une injure ! Pas un savant ! Pas plus autoproclamé !
http://artflx.uchicago.edu/cgi-bin/dicos/pubdico1look.pl?strippedhw=cuistre

► « savant »

Mot que je n’ai jamais employé !
Je n’ai même jamais cherché à me définir, c’est votre pratique qui cherche à définir l’autre.

Vous ne connaissez tellement rien que vous faites en sorte que dans tous les sujets l’on en revienne au japonais, même avec un sujet sur la choucroute vous trouveriez le moyen de revenir à des langues étrangères sans aucun rapport au sujet.

Pour l’heure la carte de -500 avant notre ère indique bien que les Germaniques, oui Germaniques, étaient du côté de la Suède et qu’en 500, ils étaient du côté des actuelles : Belgique, France, RFA, Luxembourg, donc il y a bien eu déplacement, colonisation, remplacement de populations, ça c'est pour tous les racistes en tout genre.
Qui a remplacé qui ?!
Apparemment tout le monde remplace tout le monde !
C'est également la logique de la mort : le remplacement !

► « Fiers de ses origines »

Et votre délire sur la fierté, ça se pose là ! Alors que les gens n’ont rien demandé, ils se contentent de naître !
Ils ne demandent même pas à naître, ils sont les victimes de leur naissance et il y aurait une fierté là-dedans ?!

► « Dites cela aux apatrides »

Il n’y a d’apatrides que parce qu’il y a eu l’invention de la nationalité !
Sous les rois des Francs ou les rois Francs, roi de France, c’est semble-t-il à partir de 1260 que c’est employé, avant ils étaient roi Franc ou des Francs, les pauvres n’avaient aucune nationalité, donc ils étaient au regard du droit apatride.

Vous ne connaissez rien du concept politique et juridique de nationalité, Jésus n’avait aucune nationalité, pas plus que Muhammad ou les colons des Amériques, encore moins les Celtes.

Commencez par maîtriser le concept de nationalité et à savoir quand il a été employé pour la France.

Tout ce pataquès pour nous affirmer que les Alamans, il n’y en aurait aucun en Alsace Moselle.
Voire quoi ?!
Que ce sont les premiers hommes sur terre avec un acte authentique ?!
En fait je ne comprends rien à votre délire avec eux, apparemment les Alamans ils vous existent.

► « Acte authentique »

C’est juridique, quel est le rapport avec les Alamans ?

caroff

@ Robert Marchenoir 12h26
"Donc les compétences économiques de Michel Rocard, hein... pour ne pas parler de sa fibre morale, et de sa compatibilité avec le libéralisme...

Pour achever Rocard, il faut rappeler qu'il a créé la CSG en 1991 au taux de 1,3 % et que cette funeste idée a prospéré puisque tous les gouvernements se sont largement appuyé sur elle pour financer notre merveilleuse politique sociale : aujourd'hui elle atteint 9,2 % sur les revenus d'activités, 9,9 % sur les revenus du patrimoine, et 8,6 % pour le revenu des jeux... Et on a encore 9 millions de pauvres !!

Catherine JACOB

@ Elusen | 13 septembre 2018 à 19:14

• « Il n’y a aucun acte authentique qui certifie de la pureté de votre lignée génétique, votre acte authentique porte sur un concept, un statut juridique et non sur les chromosomes de votre ADN. »

Vous ignoriez le sens de l'expression "acte authentique", je vous l'ai indiqué.
Cela dit, les pouvoirs publics ne sont pas compétents en effet à tenir la chandelle. Sinon qui a parlé de « pureté de lignée génétique » ? Pas moi, il s’agit juste votre propre délire, de plus la lignée de mes ascendants d’un côté, et que vous n’avez pas à connaître dans son détail, mentionne en particulier des Magyars. Lesquels sont, à l'origine, un groupe ethno-linguistique finno-ougrien originaire d'Asie centrale. Et donc, ni des Celtes, ni des Francs, ni des Germains, par ex.

Ce que j’ai dit c’est qu’il existe des documents attestant d’une lignée agnatique localement implantée en terroir lorrain depuis le XVIe et même la fin du XVe d’ailleurs. Je n’ai rien dit de plus et ne n’ai fait aucune référence à un quelconque ADN.

Enfin, « agnatique » n’est pas un synonyme de « pur » ; Un agnat (du latin agnatus, de agnasci, naître à côté de) désigne dans le droit romain le membre d'une famille appartenant au titre de descendant par les mâles d'un même pater familias ou comme enfant adopté par celui-ci. Par extension en généalogie lorsqu'on travaille sur la lignée agnatique, cela signifie qu'on s'intéresse à la lignée des hommes d'un individu, c'est-à-dire le père, puis le grand-père, puis l'arrière-grand-père, etc.

J’ai toujours pensé que chacun avait légitimement droit d’être fier de ses origines sans pour autant que cette légitime fierté doive être perçue par tout autre comme une interdiction d’être fier des siennes propres.

Ça suffit maintenant !
Je vous interdis par conséquent et de me faire dire ce que je ne dis ni n’ai eu même l’intention de dire et de m’attaquer sur ce point.
Je ne sais pas d’où vous venez et d’ailleurs ça ne m’intéresse pas car ce que je constate c’est que vous êtes un fichu fouteur de m..de.

• « Germanique est aussi un substantif (un nom), donc les Germaniques cela se dit !
Dictionnaire du CNRS , justement de l’Université de Lorraine, waouh des Germaniques ! »

Non. Il y a en effet ces deux exemples d’emploi, qui cependant ne se conçoivent pas au pluriel. Le premier se réfère à ce qui serait la nature d’une culture et non pas à un individu et ne s’écrit par ailleurs pas avec une majuscule et le deuxième ne se réfère pas non plus aux Germains mais à un individu présumé se rattacher à la culture qu’ils ont développée.

1. Emploi subst. masc. sing. à valeur de neutre :
3. Éclairer pour nous, Français, notre désir du Rhin (...). Saisir le germanique, mais en vainqueurs, en gens clairvoyants, procéder à une épuration des valeurs allemandes. BARRES, Cahiers, t. 13, 1920-21, p. 61.
2. B. − P. ext.1. Le Français, produit d'une terre de douceur et de fécondité (...), offre un visage détendu et serein (...). Le Germanique qui, immémorialement, a dû affronter l'oppression de la forêt impénétrable (...) s'est développé en force et en massivité... HUYGHE, Dialog. avec visible,1955, p. 359.

• « Une nationalité n’est qu’un vulgaire statut juridique et rien d’autre. Le statut juridique de Français n’existe pas depuis 2000 ans. La nationalité vient avec l’invention de la Nation en France ».

Dites cela aux apatrides.

• « Les recherches sur le génome sont tout à fait légales et c’est uniquement d’elles dont j’ai parlé. Elles indiquent la provenance des ancêtres des Français. »

Vu que pour vous « le statut juridique des Français, n’est qu’un vulgaire statut juridique », apprenez que le statut juridique n’a pas de génome.
Quant aux titulaires d’une carte de nationalité française, ils viennent comme tout le monde des virus. Maintenant, il y a des virus plus ou moins sympathiques ai-je envie de dire.

« Le génome est l'ensemble du matériel génétique d'une espèce codé dans son acide désoxyribonucléique (ADN) à l'exception de certains virus dont le génome est constitué d'ARN.
L'ascendance des humains se reflète dans leur signature génomique. La génomique comparative montre que sur les 23 000 gènes humains, 37 % ont des homologues chez les procaryotes, 28 % chez les eucaryotes unicellulaires, 16 % chez les animaux, 13 % chez les vertébrés et 6 % chez les primates. »

Certaines des épopées qui présentent Attila le Hun comme le fils d'une princesse et d'un lévrier auraient donc une certaine vérité cachée sans compter qu’un SHOGUN japonais, Tokugawa Tsunayoshi, est surnommé lui aussi 【犬公方】 INUKUBO, le Shogun-Chien, du fait d’une grande empathie à l’égard de ces animaux il avait en effet proclamé la loi « Shorui Awaremi no Rei » (生類憐みの令), qui interdisait sous peine de mort d'abattre des animaux et établissait un responsable de la protection animale ; par la suite il fit installer des mangeoires pour plus de 100 000 chiens.
Près de 8 % du génome humain est constitué de séquences d'origine rétrovirale .

• « Le cuistre est-il une espèce ? Il sert surtout à flatter votre ego, car qualifier l’autre c’est se qualifier soi-même en prenant position. »

Il faut des guillemets là, hein d’où ça sort ?
pour votre gouverne :
Cuistre : « Savant autoproclamé dont l’étroitesse d’esprit est aggravée par la prétention à briller et le manque de finesse, fier d’étaler son savoir mal assimilé devant des gens qu’il croit moins éclairés qu'elle.»

Pour le surplus, votre façon de reprocher à autrui ce dont vous vous rendez vous-même coupable porte un nom. Brisons là donc, si vous voulez bien.

Aliocha

Vous écartez d'un revers de main, Marchenoir, le constat que fait Rocard de l'état du monde dans son livre, sur la base de l'article que j'ai cité pour attirer l'attention sur celui-ci.
Or ce constat est, à mon humble avis de pipologue, des plus justes, bien que les solutions proposées ne soient évidemment que des pistes pour ramener l'effarante dérive que le monétarisme, appelé néo ou ultra-libéralisme, à tort selon lui car il détruit le libéralisme, dans les voies de la légalité et de la responsabilité.

La dérégulation en question, notamment la désindexation du dollar sur l'or, puis l'abolition du Steagall Glass Act, qui interdit depuis Roosevelt de spéculer avec les dépôts, notre épargne et le fruit de notre travail bien réel, arrête effectivement d'emm... ceux qui voulaient maintenir la croissance et le niveau de profit des Trente Glorieuses qui avaient profité des manques d'équipement et de justement cette régulation qui pendant soixante ans évitèrent les crises, avec les dérives que l'on connaît où c'est le rendement boursier des actions qui devient la référence, détournant l'actionnaire de sa responsabilité d'investisseur faisant fi de la réalité, séparant la finance de l'économie en favorisant la spéculation face à l'investissement, où l'on finit par se vendre des produits financiers qui n'ont plus de rapports avec des opérations économiques réelles, donc immanquablement provoquent crash, crises, dont en 2008-2009 ce sont les contribuables qui ont sauvé le système, suivant la logique imparable : privatisons les profits, mais mutualisons les pertes !

Il est donc nécessaire de rappeler aux banques et systèmes financiers leur mission première qui n'est pas de garantir le rendement des actions, ce que j'appelle peut-être à tort la rente, mais de financer l'économie réelle, mutualisant l'investissement pour un rendement raisonnable avec le besoin de celui qui cherche un financement pour son projet.

Qui peut faire cela si ce n'est les États ? Ce n'est pas être socialiste que de le prétendre, simplement réaliste, et la cause du trouble de Lucile par rapport aux politiques n'est pas à chercher ailleurs, s'ils ne savent plus imposer les principes fondamentaux qui nous régissent et dont l'occultation nous ramène à la loi de la jungle.

Le libéralisme est fondamental au nom de la liberté, et la condition de sa pérennité est la responsabilité qu'Henry Ford définissait en ces termes :
"Le capitalisme pour fonctionner n'a besoin d'être soumis qu'à très peu de règles mais en contrepartie il se doit de respecter une éthique forte."
Il s'imposait en conséquence de ne pas être payé plus de quarante fois plus que ses employés.
Quand nos patrons sont payés plus de cinq cent fois plus que leurs employés, quand les banques nous amènent au fond du trou des crises en refusant alors même qu'elles ont été sauvés par les États, nous et nos impôts auxquels elles échappent, de se réformer et de se soumettre à la loi, si le politique ne sait pas la remettre au cœur du dispositif, ce n'est plus la démocratie et la liberté qui sont à l’œuvre, mais l'éternel recommencement des obscures tyrannies, la Suisse à ce titre n'échappe à aucune dérive du matérialisme, n'en déplaise à notre doyen, malgré ses institutions les plus évoluées au monde, les armées de juristes se débrouillent très bien pour contourner à l'envi les décisions du peuple, et voit ses enfants se précipiter du haut des falaises de la drogue et des suicides.
Mais après tout, qu'importe, les banques sont bien gardées !

yoananda

@ Robert Marchenoir
"De plus, personne n'a jamais subi de désagréments, dans sa vie sociale ou professionnelle, pour avoir déclaré ses convictions de gauche."

Ah mais c'est LA grande force de la gauche : la menace de la mort sociale. C'est son arme favorite. Elle ne vous tuera pas physiquement en raison de ses "idéaux", mais elle vous fera perdre boulot, femme, et tout le reste. Et vu que la droite s'est soumise, en France (et probablement ailleurs aussi) il ne reste pas beaucoup de refuges si vous êtes un "banni".
C'est le privilège du camp du bien : la terreur sociale. LOL

Robert Marchenoir

@ yoananda | 13 septembre 2018 à 14:27
"Le communisme c'est l'opium des pauvres et des jaloux."

La similitude de l'être-de-gauche avec une religion est frappante. Il est plus facile de se brouiller avec les adeptes de cette foi en déclarant son incroyance, que de se brouiller avec des catholiques en déclarant qu'on est athée.

Le catholique est habitué à être entouré d'athées. Et puis, il a dans son histoire mythologique une longue théorie de martyrs.

Le Degauche est persuadé que tout le monde pense comme lui (et c'est souvent vrai). De plus, personne n'a jamais subi de désagréments, dans sa vie sociale ou professionnelle, pour avoir déclaré ses convictions de gauche. Être à gauche est la position de sécurité, y compris (et surtout) pour ceux qui occupent des rôles sociaux en principe dans le collimateur de la gauche (riches, chefs d'entreprise, catholiques...).
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@ Aliocha | 13 septembre 2018 à 13:54
"L'exemple des GAFAM est édifiant de l'exemplarité du capitalisme, ainsi que de sa perversion. Les avancées technologiques qu'ils représentent sont fantastiques, mais ne justifient en aucun cas qu'ils ne soient pas soumis à l'impôt, car bénéficiant de l'infrastructure commune."

Quitte à casser du bois sur le dos des GAFAM, vous auriez pu les dénoncer pour des méfaits bien plus préoccupants : l'atteinte à la vie privée dont ils se rendent coupables, par l'aspiration systématiques des données personnelles. Ou bien l'imposition sournoise de la pensée-Internet, qui tend à rendre les gens complètement abrutis. Ou encore, la censure unilatérale et hypocrite des opinions de droite.

L'accusation fiscale est bénigne, peu justifiée, et révélatrice par ailleurs d'un libéralisme défaillant. Un libéral a toujours tendance à se réjouir lorsque les gens payent moins d'impôts. Surtout lorsque c'est légal, comme c'est le cas ici.

"Les GAFAM" ne veut évidemment rien dire -- la preuve c'est qu'il y a cinq minutes à peine, on disait "les GAFA" -- et puis je ne sais qui s'est avisé qu'on avait oublié Microsoft. Mais on a aussi oublié Twitter, personne ne parle d'Alibaba (forcément : c'est pas américain, c'est chinois !), et le français Blablacar fait-il partie des GAFA ? EDF, qui fait de l'optimisation fiscale en Belgique, fait-il partie des GAFA ?

Les GAFA ont bon dos, et il est faux de dire qu'ils ne payent pas d'impôts. Ils en payent, mais moins, en proportion, que La Belle Casserole Française SARL, qui n'a pas accès aux mêmes moyens d'optimisation fiscale.

Personnellement, je suis tout à fait ravi qu'Amazon se paye la fiole du Trésor Public dans les grandes largeurs. Cela me permet d'économiser de l'argent sur de nombreux achats, de bénéficier d'un choix énorme et d'un service exceptionnel.

C'est une très modeste compensation au vol à main armée auquel Mon Trésor se livre à mon encontre depuis ma naissance. Et puis, ça m'évite de devoir affronter les pitits commerçants françoués di proximiti, qui vont me vendre de la camelote 30 % plus cher, en étant malaimables, en plus.

(Les gros commerçants français ne valent guère mieux, car, il faut bien le dire, leur personnel est français, ce qui est un peu le fond du problème. Quand il n'est pas français comme vous et moi, et là ça rajoute une tare sur une autre.)

Si, pour vous, le fait de payer moins d'impôts en toute légalité est une "perversion", je pense que vous devriez vous interroger sur l'authenticité de vos convictions libérales.

On peut être plus ou moins libéral, on peut être plus ou moins socialiste, mais on ne peut pas être, à la fois, libéral et socialiste.

"La dérégulation du monétarisme dénoncé par Rocard est l'exemple qu'à ne pas respecter les bornes qui devraient être garanties par L’État [...]"

C'est quoi, la dérégulation du monétarisme ? Excusez-moi, mais vous ne savez pas de quoi vous parlez. L'économie est une science, certes molle, mais elle a ses termes et ses concepts. Employer des mots au hasard, les accorder au petit bonheur la chance (Rocard dénonce le "monétarisme", ou sa "dérégulation" ?) est le signe d'une pensée confuse et d'une ignorance certaine.

Michel Rocard, dans l'extrait que vous nous avez présenté, ne propose aucune solution financière ou monétaire aux maux financiers qu'il dénonce. Il propose des solutions syndicales de type socialiste, il propose un dirigisme de "l'économie réelle" sur une base socialiste, il propose une millième loi socialiste sur la durée du travail, il se place entièrement sur le terrain de l'emploi, de l'entreprise et de l'État.

Comme d'habitude, pour corriger des maux attribués à "la finance" (et qui sont en réalité largement dus aux États), on propose non pas d'organiser différemment la finance, mais d'emm... les Français (citation de Georges Pompidou, déjà !) : les chefs d'entreprise, les salariés, les indépendants, les contribuables...

En faisant la même chose qu'on a toujours faite : toujours plus d'impôts, toujours plus d'articles dans le Code du travail, toujours plus de "punitions" fiscales pour les riches, toujours moins de liberté, toujours plus de réglementations dans tous les coins, parce que sinon, vous comprenez, ma bonne dame, les gens, y feraient n'importe quoi.

Et en continuant à faire toujours la même chose, on espère finir par obtenir un résultat contraire à ce qu'on a toujours obtenu.

C'est la définition de la sottise, et il va vous falloir choisir : soit le libéralisme et les solutions suisses, soit le socialisme et les "solutions" de Michel Rocard, qui n'a pas travaillé un seul jour de sa vie -- autrement que payé par l'impôt, comme haut fonctionnaire ou politicien.

Petite citation de Michel Rocard, datant de 1973 : "La performance économique de la Yougoslavie autogestionnaire est en termes globaux une des plus remarquables du monde entier". Il s'agissait de la Yougoslavie communiste, bien entendu.

Michel Rocard, qui en 2009, vantait encore l'autogestion, sur la base de travaux d'une économiste... qu'il reconnaissait lui-même ne pas avoir lus.

Donc les compétences économiques de Michel Rocard, hein... pour ne pas parler de sa fibre morale, et de sa compatibilité avec le libéralisme...

Elusen

@ Catherine JACOB | 12 septembre 2018 à 15:15

Germanique est aussi un substantif (un nom), donc les Germaniques cela se dit !
Dictionnaire du CNRS, justement de l’Université de Lorraine, waouh des Germaniques !
http://www.cnrtl.fr/lexicographie/germanique

Il n’y a aucun acte authentique qui certifie de la pureté de votre lignée génétique, votre acte authentique porte sur un concept, un statut juridique et non sur les chromosomes de votre ADN.

Une nationalité n’est qu’un vulgaire statut juridique et rien d’autre. Le statut juridique de Français n’existe pas depuis 2000 ans. La nationalité vient avec l’invention de la Nation en France.

Le cuistre est-il une espèce ?
Il sert surtout à flatter votre ego, car qualifier l’autre c’est se qualifier soi-même en prenant position.

Bien évident, vous dites encore n’importe quoi sur la statistique dite ethnique ; ce type de statistique étant illégal constitutionnellement, par le simple mot : indivisible ; mon argumentation n’y a donc jamais fait référence.

La génétique n’a rien à voir avec le délire du concept ethnie et religion.
Les recherches sur le génome sont tout à fait légales et c’est uniquement d’elles dont j’ai parlé. Elles indiquent la provenance des ancêtres des Français, il y a des Berbères, des Arabes, des Celtes, Huns, des Finnois, des Germaniques, même des Tsiganes, c’est dire !
https://www.eupedia.com/europe/origines_haplogroupes_europe.shtml

La génétique des populations n’est pas illégale en France !

Vous confondez des statistiques sur des chromosomes et des gènes avec le concept d’ethnie, vous transcendez l’absurdité là.

En -500 avant notre ère, les Germains vivaient dans ce que nous désignons aujourd’hui par Suède, ils vivaient par là, pas dans l’actuellement Germanie et France. Les Alamans, qui donna le mot allemand en Français, n’étaient pas-là, ce sont des envahisseurs, des colonisateurs, comme les Frekkrs (Francs), l’on commence à parler d’eux 700 ans plus tard.

De nouveau la carte des peuples en -500 avant notre ère :
https://image.noelshack.com/fichiers/2018/37/3/1536711744-2.png

Les Germains étant en Suède en -500 ans avant notre ère, il est donc légitimé qu’ils ne figurent point sur une carte des peuples qui se trouvaient sur les actuelles France, Belgique, Espagne, Portugal, RFA, UK.
Surtout quand nous voyons 1 000 ans plus tard, de -500 à 500 la carte des peuples, ainsi dans le délire du mythe du grand remplacement les Germaniques (sic) se posent là, qu’ils soient Frekkrs ou Alamans.
https://image.noelshack.com/fichiers/2018/37/3/1536711710-1.png

Je n’ai jamais écrit que les Alamans étaient en France en 300. la France n’existait pas, je ne risque pas de l’avoir écrit, c’est uniquement votre délire.
J’ai indiqué où nous trouvions les Alamans actuellement en France, dans la fameuse Alsace Moselle.

Pour Auriane de Viry avec une maîtrise de lettres, je ne vois pas en quoi elle serait experte en histoire sur les Huns. À vous de me le dire !

De nouveau Wikibeauf, votre source à risque !
Les gens qui font appel à Wikibeauf sont des personnes qui n’ont aucun savoir, ils veulent répondre à un sujet et en 15 secondes lancent une recherche sur Wikibeauf pour se présenter comme des spécialistes, alors qu’ils n’ont jamais rien étudié du sujet, car ils ne donnent jamais aucune référence sur des ouvrages qu’ils auraient lus.

Wikibeauf sur l’histoire de France se base sur les inventions de la IIIe République où il fallait inventer un peuple de France, un seul et unique peuple imaginaire et une fausse ascendance en effaçant les Germains, car la France de l’époque avait pour ennemi l’Empire germanique d’où l’invention du mythe : nos ancêtres les Gaulois.

Et si vous vous bougiez et alliez lire un vrai livre là-dessus, au moins un, écrit par un Allemand justement.
Professeur Karl-Ferdinand Werner - Origine à l’an mil.
https://www.fayard.fr/les-origines-9782213014869

yoananda

@ Robert Marchenoir
"Parce que la France est un pays anormal ! Un coup d'État communiste silencieux y a eu lieu en 1945, à l'instigation de Staline, avec le consentement du général de Gaulle."

C'est terrible hein ?
Si la religion est l'opium du peuple, le communisme c'est l'opium des pauvres et des jaloux.
Le pire c'est que les gens trouvent ça normal et n'en ont aucune conscience. L'ignorance économique généralisée, et surtout, pire, la croyance qu'on sait, fait que cet état de fait perdure.
C'est terrible.

58% du PIB qui vient du secteur public. Et si on compte les entreprises du privé qui ne vivent que des commandes du public... à mon avis, est facile au 3/4 ce n'est pas carrément 90% (si on prend ceux que ces entreprises font vivre).
On est le pays le moins libéral de la planète (pire que la Chine) et pourtant, les gens croient que les maux du pays viennent du libéralisme.
Quelle blague !

Aliocha

L'exemple des GAFAM est édifiant de l'exemplarité du capitalisme, ainsi que de sa perversion. Les avancées technologiques qu'ils représentent sont fantastiques, mais ne justifient en aucun cas qu'ils ne soient pas soumis à l'impôt, car bénéficiant de l'infrastructure commune.

La dérégulation du monétarisme dénoncé par Rocard est l'exemple qu'à ne pas respecter les bornes qui devraient être garanties par L’État, les conditions définies par la loi dans lesquelles la liberté de chacun peut nuire à celle d'autrui, on détruit la philosophie même du libéralisme et la nécessité de réguler son instabilité naturelle, faisant fi, sous prétexte de rigueur scientifique dans la gestion des profits, des lois de la nature et de l'éthique, générant problème écologique de la gestion des déchets, inégalités croissantes génératrices de violence et de crise sociale.
Le préambule suisse y est donc contredit.

Robert Marchenoir

@ Aliocha | 12 septembre 2018 à 10:55
"Votre discussion est intéressante, ne me lynchez pas de m'y immiscer."

Vous n'avez pas besoin de vous excuser. Le propre de la conversation est l'immixtion dans celle des autres.

"Je retourne au préambule de la Constitution suisse."

Ma foi, il me convient très bien.

"La question est donc de savoir quel pourrait être l'institution autre que la loi, donc l’État, qui pourrait enjoindre l'avidité des individus à borner ses appétits, favorisant la prise de responsabilité individuelle tout en respectant l'équilibre communautaire ?"

La question est que vous ne posez pas assez de questions. Pourquoi serait-il du ressort d'une institution d'enjoindre l'avidité des individus à borner leurs appétits ? Pourquoi, d'ailleurs, faudrait-il borner les appétits des individus ?

Après tout, ces appétits sont bien ce qui a permis notre présence ici, ce qui a produit La Flûte enchantée, la cathédrale de Chartres et deux ou trois autres trucs (*).

L'institution judiciaire est là pour punir les transgressions inacceptables de la loi humaine. L'institution religieuse est là, non pas pour enjoindre quoi que ce soit, mais pour montrer la voie. Il serait dangereux et insensé de confondre l'une et l'autre, comme d'accorder à l'une ou l'autre des pouvoirs dictatoriaux.

Finalement, les parents sont là pour éduquer leurs enfants.

Il y a une autre question que vous omettez : qui va freiner les appétits de l'État, bien réels, eux ? La seule réponse est dans un État modeste, peu coûteux, aux prérogatives limitées. Et cela, il est parfaitement possible de demander à une institution de le garantir : la constitution, par exemple.

Aujourd'hui, la constitution française garantit l'inverse, à savoir que les appétits de l'État ne seront jamais limités, et que son avidité aura toujours le dessus. Elle stipule de la France est une République "sociale", ce qui ne veut rien dire sur le plan juridique (qui est celui de la loi), sinon : plus l'État dépense et mieux c'est, car dépenser, c'est gentil, c'est donner de l'argent aux gens.

"Or, le réformateur Calvin n'avait pas intégré que la référence du capitalisme deviendrait le rendement de la rente des profits."

Ceci ne veut carrément rien dire. Le rendement de la rente des profits ? Veuillez définir rente, et profits.

D'ailleurs, ce que vous suggérez est faux. La référence du capitalisme n'est pas le profit. Les grands créateurs d'entreprise ne se livrent pas à leurs activités pour le profit. Ils le font pour l'amour de la création, et la passion de l'aventure humaine que cela représente. Vous croyez sérieusement que les fondateurs de Google ont créé leur entreprise pour se faire un max de pognon ?

Quant aux extraits de Michel Rocard que vous nous présentez, ce sont de pénibles clichés socialistes : catastrophisme imbécile sur un prétendu "réchauffement climatique" qu'il faudrait empêcher par l'action étatique, dénonciation obsessionnelle de l'inégalité, affirmation qu'il est possible de raser gratis, haine de la richesse, de la production et en définitive de l'activité humaine...

"Les salariés doivent aussi pouvoir disposer de temps libre", ose écrire Rocard, en 2015. J'encourage les lecteurs de Rocard à comparer le temps libre dont disposent les salariés français, aujourd'hui, avec celui de leurs ancêtres paysans dont on nous rebat les oreilles. Ou même de leurs ancêtres ouvriers, du temps où "heureusement", nous avions le parti communiste et les bonnes vieilles "industries". Ils auront des surprises.

Ce qui manque de façon flagrante, dans ces extraits, ce sont des préconisations concrètes pour corriger les dérives de la finance désignées par Michel Rocard, et dont personne ne nie l'existence. Mais au lieu de proposer des solutions techniques propres à la finance, qui pourraient être pertinentes, Rocard propose les éternels "remèdes" socialistes consistant à dévaloriser le travail, dénigrer la production, se plaindre de la pauvreté tout en la promouvant, etc. Tous "remèdes" qui ont toujours échoué, partout.
______

(*) Ce blog, tiens, par exemple !

Catherine JACOB

@ Elusen | 12 septembre 2018 à 02:42
• « Pour la pureté, vous parlez d’«Acte authentique» prouvez-le ?
Authentifié par qui ? »

Un acte authentique est un document rédigé conformément aux formalités légales par un officier public habilité par la loi.

Un exemple récent. Pour, à mon époque, passer les concours de la fonction publique – de quelque concours par ailleurs qu'il s’agisse – j’ai dû apporter la preuve par acte authentique délivré par un tribunal d’instance, que mon beau-père, donc pas seulement ma famille par le sang, mais ma famille par alliance, avait fait l’objet d’une réintégration dans la nationalité française. Cf. definition sur Sénat.fr .

Maintenant je n’ai pas à en publier de fac-similé sur le web et en particulier à l’intention de cuistres de votre espèce qui sont, en la matière, manifestement d’une ignorance crasse.
Sinon, de quelle « pureté » parlez-vous ?

• « Pour prouver le contraire il faudrait que vous nous numérisiez votre Carte Nationale d’Identité et encore avec un logiciel de retouche d’images, j’en fais une ! »

Intéressant. J’imagine que c’est également l’avis de nos services…
D’autre part, quand il s’est su que ma mère, en tant qu’aînée, possédait des documents authentiques datant du début du XVIIIe qui expliquaient certaines choses en rapport avec le règlement, à l’époque, de la succession de son aïeul en lignée agnatique directe, elle s’est vue gratifiée comme par hasard d’une « technicienne de surface » qui s’est emparée de certains documents en mettant le bazar dans tous les papiers, de façon que cela ne se découvre pas tout de suite. Elle s’est même permis de s’adjuger des clichés de mon appartement à moi ainsi que de certains objets, clichés qui avaient été faits à destination des assurances. Je ne sais pas ce qu’elle avait l’intention d’en faire, ni à qui elle les a communiqués à des fins nécessairement obscures, mais c’est un fait et c’est un fait particulièrement transgressif de la vie privée de notre famille.

Pour votre gouverne, la carte d’identité n’est pas obligatoire, la preuve de votre identité pouvant être apportée par tout moyen. Cela dit, lorsque vous subissez un contrôle d’identité c’est sans doute plus simple d’en avoir une à produire.

• « En ce qui concerne le mélange, ce que vous dites est faux, mensonger même, car sur plus de 3 000 ans la base génétique de la France vous donne tort. »

Les statistiques ethniques sont interdites dans notre pays. Occupez-vous à titre privé de celles qui vous concernent et soyez heureux, si vous êtes Français, de vivre dans cette France d’aujourd’hui dont le régime politique vous garantit une vie de liberté comme il en existe peu ailleurs dans le monde, ce en vous contentant de lui en être reconnaissant au lieu d’en insulter au hasard, les citoyens et de leur faire des procès d’intention à tout bout de champ. Cela dit, c’est comme au poker, il faut payer pour voir et je n’ai rien à prouver à un individu dont le discours même, parle suffisamment pour lui sans qu’il soit besoin de rien expertiser d’autre.

• « - Quant à l’anonymat qu’est-ce qui prouve que votre identité est bel et bien Catherine Jacob ? Sur Internet rien ! »

C’est là une discussion qui a déjà eu lieu à diverses reprises au point que c’en est devenu lassant. Je ne suis pas la comédienne Catherine JACOB, née à Paris le 16 décembre 1956. Je ne suis pas non plus un hologramme de Mélenchon.

• « Sur la carte des peuples celtes, avant la conquête par l’Empire romain, les Alamans n’y figurent même pas ! »

Les Alamans ne sont pas des Celtes, mais la dénomination renvoie comme déjà dit, à une confédération de tribus germaniques. J’en profite pour attirer au passage votre attention sur le fait que « germanique » est un adjectif dont l’ethnonyme correspondant est « Germain ».

« Les peuples germaniques, ou Germains donc (du latin germanus, dont l’emploi par Jules César s’applique dans son texte à un peuple voisin des Celtes Trévires), sont des ethnies indo-européennes qui ont originellement été établies en Europe septentrionale (moitié nord de l'Europe du Nord). Cf. la carte de la Germanie du 1er siècle .

Ils sont connus dans le monde latin à travers les textes de Tacite. La linguistique fait remonter la différenciation linguistique en trois grands groupes : Germains orientaux, Germains occidentaux et Germains septentrionaux à l’âge du bronze danois soit entre 1800 et 500 av. J.-C. L’âge dit « du bronze danois » aurait débuté avec l'ouverture commerciale de la Scandinavie vers le reste de l'Europe. Ils échangeaient à l’époque l’ambre de la Baltique et les fourrures contre du cuivre et de l’étain en provenance des îles britanniques. Les témoignages archéologiques de cette culture s'étendraient jusqu'en Estonie. Voir la carte de cette culture vers 12 000 av. J.-C. . »

Même si on n’en n’a pas encore précisé le trajet exact, une route de l’ambre reliait donc les plages de la mer Baltique aux rives du Nil.

Sur celle-ci vous avez l’expansion migratoire des peuples germaniques vers les territoires celtes du 1er siècle.

Or donc, les Alamans ne figurent pas sur les cartographies des peuples celtes d’avant la conquête romaine, parce que ce ne sont pas des Celtes.

« L’Empire d'Occident (800-924) des rois carolingiens qui intégra progressivement la Saxe, puis le Saint-Empire romain (germanique) (962-1806), dont les souverains se faisaient encore appeler « Empereur des Romains », se considéraient également comme les successeurs légitimes de l'Empire latin », mais on n’est plus là dans la rencontre des migrations germaniques avec les Celtes implantés puis colonisés par Rome avec l’aide mercenaire des uns et des autres.

Ici la carte de l’expansion de l’empire franc entre 481 et 814.

• « La Revue des Deux Mondes, c’est aussi Penelope Fillon. »

Je ne l’ignore pas. Et j’avoue une référence malicieuse à cette revue fondée en 1829. Mais ce qu’on reprochait à Penelope Fillon, ce n’est pas d’y avoir contribué mais de ne pas y avoir assez contribué au regard des rémunérations perçues. La qualité des articles des uns et des autres n’est donc pas en cause dans le « Penelopegate ».

• « Vous mettez un article écrit par une Auriane de Viry, mais qui est-elle ? »

Je ne mets pas son article, j’en cite un extrait non significatif dans le respect de la loi déjà existante sur les droits d’auteur.

Vous avez accès ici à la liste récapitulative des articles publiés par la Revue des Deux Mondes, qu’ Auriane de Viry, Maître ès Lettres et bacchante à temps partiel, a signés. Il est possible de les y commenter. Ne vous gênez surtout pas pour le faire.

• « « Alsace Moselle » je n’ai jamais écrit qu’elle existait sur ces périodes, c’est seulement vous qui avez envie d’affirmer que c’est ce que j’aurais écrit. »

Relisez-vous.

Lucile

@ Robert Marchenoir

Merci de votre réponse. La plupart des jeunes de ma famille sont partis travailler à l'étranger. Ils reviendront peut-être passer leur retraite en France. Quoique...

@ Aliocha

Bienvenue dans la discussion.

il me semble que la question des loyers des capitaux engagés dans l'industrie, des risques qui en font partie, et des effets pervers possibles est à traiter séparément de la question que j'avais soulevée (manque de représentation politique du conservatisme-libéral). De même que vous le faites avec le libéralisme, on pourrait rejeter la démocratie en disant qu'elle permet à 51% de racaille d'opprimer 49% de cette même population.

En ce qui concerne le pouvoir, et l'argent, on ne peut pas ne pas envisager la possibilité de la corruption, il est donc sage de veiller en permanence à la débusquer, et à la pénaliser, après avoir mis en place les mécanismes permettant de l'enrayer au maximum. La corruption peut gagner n'importe quel système économique, certains étant plus exposés que d'autres. Je pense que tout le monde est d'accord sur la nécessité d'empêcher les escrocs de s'enrichir par des malversations sur le dos de ceux qui travaillent et investissent leurs économies dans l'industrie.

Est-ce que je me trompe si je résume ainsi votre pensée :
1) le système libéral est profitable à la société, et moral, la preuve en est que Luther a autorisé l'usure (petit bémol de ma part : l'actionnariat n'est pas de l'usure. Il est risqué, il est vital pour l'industrie, la rémunération est aléatoire, et directement liée au succès de l'industrie. L'actionnaire ne réclame pas sa livre de chair au débiteur qui ne peut plus payer, il perd son loyer, éventuellement ses sous. S'il est rétribué, il en donne une partie à l'Etat, et garde le reste).

2) Le système est perverti, ce que Luther n'avait pas prévu. Ma question est : dans ce cas, le système est-il totalement et fatalement perverti ? S'il est irréparable, quel remplacement inoxydable, imperméable au gâchis et à la corruption, et performant, pourrait-on préférer à l'ancien ?, en gardant la notion de bien public à l'esprit, et la nécessité pour les humains d'avoir de quoi vivre décemment, se nourrir, se soigner, éduquer les enfants etc., c'est-à-dire vivre dans un pays qui ne méprise pas l'économie. Comment donc alors, faire confiance aux gens créatifs, industrieux et travailleurs, ne pas les étouffer sous les réglementations, tout en installant suffisamment de clignotants pour empêcher profiteurs et prédateurs de parasiter l'édifice ?

Félicitations aux Suisses d'avoir à peu près résolu le problème. Ils ont une industrie de pointe florissante, alimentée par un système éducatif haut de gamme, et soutenue par une réglementation intelligente. Et comme le succès alimente le succès, et comme l'échec alimente l'échec, on ne peut que leur souhaiter de ne jamais installer au gouvernement des gens qui se mettent dans l'idée de tripoter constamment les manettes, et de laver plus blanc que blanc, quitte à appauvrir durablement leurs concitoyens, et à décourager leurs efforts. Je pense à ce genre de personne qui à force "de trop haïr les vices en vient à trop peu aimer les gens" ("By hating vices too much, they come to love men too little". E. Burke).

Le problème concerne la France moderne, où la dette alimente la dette et où la dégringolade rend de plus en plus difficile une sortie par le haut, comme disent les journalistes.

Aliocha

@ Lucile
@ Robert Marchenoir

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/02/26/20002-20150226ARTFIG00179-michel-rocard-alerte-sur-les-derives-qui-menent-au-suicide-de-l-humanite.php

Votre discussion est intéressante, ne me lynchez pas de m'y immiscer.
Il n'y a pas d'autre système viable que le libéralisme, Calvin l'avait compris en permettant l'usure, avec les succès qu'on connaît dans la mesure où les profits étaient régulés par la notion de bien commun.
Or, le réformateur n'avait pas intégré que la référence du capitalisme deviendrait le rendement de la rente des profits engendrés par cette formidable avancée, pulvérisant la notion de bien commun et déconnectant l'économie de la réalité, notamment la vie des gens, entraînant les dérives gauchistes qu'on connaît, et les excès symétriques totalitaires de tentative de régulation.

La question est donc de savoir quel pourrait être l'institution autre que la loi, donc l’État, qui pourrait enjoindre l'avidité des individus à borner ses appétits, favorisant la prise de responsabilité individuelle tout en respectant l'équilibre communautaire ?
Vous ne vous étonnerez pas que je retourne au préambule de la Constitution suisse, et Rocard n'en est pas si loin, pour affirmer que les fondements que ce préambule définit clairement ne sauraient être éludés dans la tentative d'élaborer une réponse :

Au nom de Dieu Tout-Puissant !

Le peuple et les cantons suisses,

conscients de leur responsabilité envers la Création,

résolus à renouveler leur alliance pour renforcer la liberté, la démocratie, l'indépendance et la paix dans un esprit de solidarité et d'ouverture au monde,

déterminés à vivre ensemble leurs diversités dans le respect de l'autre et l'équité,

conscients des acquis communs et de leur devoir d'assumer leurs responsabilités envers les générations futures,

sachant que seul est libre qui use de sa liberté et que la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres,

arrêtent la Constitution1 que voici :
...

duvent

@ Robert Marchenoir (et en douceur... Achille veille !)
"La société, ce sont des hommes, c'est vous, c'est moi, ce sont des gens qui sont libres d'améliorer leur sort sans tout attendre de l'État, et libres aussi de s'entraider, d'exercer la vraie solidarité humaine, pas la "solidarité" à la sauce socialiste, qui consiste à prendre dans la poche des uns pour s'attirer les faveurs des autres."

Très long !
Cette phrase attire mon attention, et dès lors, je conjecture et m'interroge sur la possibilité d'une nouvelle humanité qui aurait et ceci est nouveau (pas du tout !) le désir de faire le bien,comme Médée l'a fait : "video meliora proboque deteriora sequor" !
Il est probable que les hommes n'attendent que ce jour où l'Etat (communiste) n'existera plus, pour laisser s'exprimer tout leur discernement, et leur amour de l'équilibre, surtout celui qui relève du pouvoir et de l'argent.

Vous me redonnez de l'espoir ! Un monde expurgé des hommes de mauvais aloi... Vivement demain !

Robert Marchenoir

@ Lucile | 11 septembre 2018 à 14:28
"Mais comment expliquer qu'aucun mouvement politique en France ne représente ce courant de pensée (libéral-conservateur) ?"

Parce que la France est un pays anormal ! Un coup d'État communiste silencieux y a eu lieu en 1945, à l'instigation de Staline, avec le consentement du général de Gaulle. Les chefs du parti communiste et de la CGT, placés alors à des postes-clés au gouvernement, ont réalisé les "réformes" qui ont garanti la mainmise communiste sur le pays jusqu'à ce jour.

Lorsque vous tenez : l'économie et la santé du pays, via la Sécurité sociale et le pouvoir exorbitant cédé aux syndicats ; l'enseignement, via l'Éducation nationale ; l'énergie, via EDF, et, à l'époque, les Charbonnages de France ; la finance, via les banques, nationalisées à la Libération, et qui demeurent dans l'orbite de l'État même après leur "privatisation" ; les assurances non relatives à la santé, nationalisées elles aussi ; les transports, via la SNCF, Air France et Renault ; les communications, via les PTT ; l'information, via le syndicat du Livre CGT, qui a pouvoir de vie et de mort sur les journaux ; et toute la fonction publique, grâce au "statut" mafieux institué à l'époque ; que vous manque-t-il pour contrôler totalement et durablement le pays, indépendamment des gouvernements qui passent ?

L'armée, peut-être, et encore : à voir le nombre d'officiers traîtres à la patrie qui se font ouvertement, aujourd'hui, les défenseurs des intérêts de la Russie, on se pose la question...

Cela étant, l'armée, aujourd'hui, ne pèse pas sur les orientations politiques du pays -- et c'est heureux, n'en déplaise aux différentes ganaches galonnées qui, à l'extrême droite ou dans des recoins plus rouges du réactionnariat, n'ont jamais cessé de rêver de coup d'État.

L'historien libéral Jean-Baptiste Noé ajoute une autre explication, dans un petit livre intitulé "La parenthèse libérale, 18 années qui ont changé la France". Cet ouvrage, frustrant car beaucoup trop court (mais facile à lire), fait l'éloge de la période la plus glorieuse de l'histoire de France -- et, logiquement, la plus ignorée et la plus diffamée aujourd'hui : le règne de Louis-Philippe, suivi de celui de Napoléon III.

Alors que les instituteurs communistes, et les intellectuels béats d'admiration devant Pol Pot et Poutine, chantent les louanges des massacreurs de 1793, et pleurent des larmes de nostalgie à l'évocation de l'impérialiste pré-nazi Napoléon premier, tout ce que la France compte de politiciens véreux, d'écrivains frelatés et de fonctionnaires parasites s'emploie à cracher sur les grandes figures de cette période, admirées dans le monde entier, sauf dans cet îlot d'aberration appelé la France : les Frédéric Bastiat, les Alexis de Tocqueville, les François Guizot...

Le hold-up étatiste sur la France ne date pas des communistes, souligne Jean-Baptiste Noé. Dès 1879, le sinistre Jules Ferry détruisit la liberté scolaire établie en 1833 par François Guizot, le traducteur de Shakespeare qui a obligé chaque commune de France à avoir son école. Celles-ci pouvant être financées par l'État, bien que tenues par les congrégations religieuses.

Jules Ferry, lui, l'idole de la gauche, a imposé le monopole étatique des grades universitaires, condamnant pour longtemps la pensée française au conformisme et au règne des petits chefs.

La passion socialiste des nationalisations a saisi la fonction publique dès les années 1920. L'apothéose étatiste du gouvernement Maurice Thorez, à la Libération, a été largement préparée par elle avant-guerre, puis par Vichy, qui a repris le flambeau autoritariste, comme de bien entendu.

Jean-Baptiste Noé, citant la nomenclature du philosophe libéral Philippe Nemo, rappelle qu'en France, les réactionnaires et les révolutionnaires se sont toujours ligués contre les libéraux. Les monarchistes légitimistes, en particulier, se sont alliés aux socialistes pour barrer la route à leurs rivaux orléanistes -- qui étaient aux premiers rangs du mouvement libéral.

La droite et la gauche, explique-t-il, ne sont pas des mouvements de pensée, mais des coalitions électorales à géométrie variable. Ce regard jeté sur le XIXe siècle explique parfaitement des mouvements autrement incompréhensibles, comme le natacha-polonisme ou le paysanisme contemporain.

Il explique comment une femme assez sotte et médiocre issue de la petite bourgeoisie fonctionnariale, comme Natacha Polony, peut faire figure de vigie intellectuelle, en défendant des thèses anti-mondialistes et pro-retour à la terre typiques de l'extrême droite, tout en adoptant un vocabulaire marxiste et en prenant la direction de Marianne, un hebdomadaire de gauche.

Il explique pourquoi la droite des années 2010 défend (et applique !) le programme qui était celui de Georges Marchais en 1981.

Il explique les réactions offusquées de nombreux commentateurs, ici, qui se prétendent de droite, alors qu'ils passent leur temps à reprendre les arguments communistes. Il explique le poutinisme français, bien sûr, qui réunit extrême gauche et extrême droite sous la bannière de l'anti-libéralisme.

On retrouve, dans deux fabrications historiques élevées au rang de fake news, à un siècle et demi de distance, la passion des anti-libéraux pour le mensonge et la manipulation.

Pour quoi est connu le libéral Guizot, en France ? Pour avoir dit : enrichissez-vous ! Des générations d'écoliers ont appris, et des cohortes de faux savants ont répété, que Guizot se faisait ainsi le héraut du cynisme et du culte de l'argent. Rien ne comptait que d'amasser du pognon, du flouze, de la galette, et, mon Dieu ! si vous n'en avez pas, vous êtes un moins que rien.

Or, la déclaration de Guizot signifiait à peu près le contraire. Il s'adressait à des électeurs, qui se plaignaient du cens. Celui-ci, à l'époque, réservait le droit de vote aux citoyens ayant atteint un certain niveau d'aisance financière.

Le libéral, le gros cochon ultra-libéral François Guizot, se méfiait dès cette époque des dérives possibles de la démocratie. Il craignait la dictature de la foule, la démagogie des passions. Réserver le suffrage à ceux ayant fait la preuve de leur sens des responsabilités par leur travail, leur épargne et leur succès, voilà qui était sage, à ses yeux.

Il disait donc, aux Français : le vote est à votre portée. Au lieu, dirait-on aujourd'hui, de vous plaindre de "l'injustice sociale", travaillez, épargnez, et vous vous enrichirez. Ainsi, vous aurez, vous aussi, voix au chapitre. Voilà quel était le sens véritable de la fameuse petite phrase de Guizot -- qui ferait un malheur aujourd'hui sur Twitter.

Le culot des anti-libéraux étant toujours sans fond, ce sont eux qui, aujourd'hui, remettent en cause la démocratie, comme on le voit dans ces colonnes. Faisant mine de craindre la dictature du grand nombre. Et fustigeant, pour cela... les libéraux, bien entendu.

Alors précisément que le libéralisme est sens de la mesure, respect de l'ordre spontané, prise en considération de l'éternelle nature humaine. Comme le montre la sage position de François Guizot.

Mais bien sûr, lorsqu'ils veulent se moquer des libéraux, les réactionnaires comme les révolutionnaires désignent "Alain Madelin" (patron d'un fonds d'investissement) ou "Jacques Attali" (qui a fait carrière dans la haute fonction publique et le capitalisme de connivence). Ils ne citent jamais Frédéric Bastiat, ou les autres authentiques penseurs libéraux. Au contraire, ils organisent le silence autour d'eux, grâce aux universités, aux maisons d'édition, aux médias et à l'État qu'ils ont noyauté.

Cent cinquante ans plus tard, les communistes qui tiennent les micros réussissent à imposer l'increvable "fake news" de Margaret Thatcher qui aurait dit : la société, ça n'existe pas. Comprendre : vous voyez bien qu'elle a un cœur de pierre, c'est une égoïste finie qui promeut la lutte de tous contre tous et la loi du plus fort.

J'ai déjà démonté ici, par le menu, le fonctionnement de cet odieux mensonge monté par la racaille communiste, décidée à barrer la route au libéralisme. Car Margaret Thatcher a bien dit "There's no such thing as society", mais cela voulait dire exactement le contraire de ce que les communistes lui font dire, en détachant ces mots du contexte où ils ont été prononcés.

Loin de promouvoir l'individualisme acharné et la recherche exclusive du profit personnel, Thatcher récusait, ce faisant, l'excusisme socialiste consistant à dire : si quelque chose va de travers dans ma vie, c'est la faute à la société. C'est à cet increvable morceau de langue de bois gauchiste que Thatcher a répliqué : la prétendue "société", ça n'existe pas. La société, ce sont des hommes, c'est vous, c'est moi, ce sont des gens qui sont libres d'améliorer leur sort sans tout attendre de l'État, et libres aussi de s'entraider, d'exercer la vraie solidarité humaine, pas la "solidarité" à la sauce socialiste, qui consiste à prendre dans la poche des uns pour s'attirer les faveurs des autres.

La mère Thatcher, la grosse cochonne Thatcher que le "chanteur" ivrogne Renaud aurait bien voulu voir "crever", elle était en train de promouvoir le "lien social" et le "vivre-ensemble", bande de racailles communistes décérébrées ! Le vrai, pas celui extorqué par l'impôt, à la pointe des fusils de la police !

Elusen

@ Catherine JACOB | 11 septembre 2018 à 22:03
« ...soit le territoire cédé par la France à l'Empire allemand en 1871 »

- Comme si l’Empire allemand avait existé en l’an 300, 400, 500, 600 …
« Alsace Moselle » je n’ai jamais écrit qu’elle existait sur ces périodes, c’est seulement vous qui avez envie d’affirmer que c’est ce que j’aurais écrit.

- Les Huns ont été arrêtés grâce aux Frekkrs employés par l’Empire romain. L’Empire romain d’Occident n’est jamais allé jusqu’en Germanie, ils ont payé les peuples et tribus germaniques pour faire le boulot, les Frekkrs sont des germaniques.

- Vous mettez un article écrit par une Auriane de Viry, mais qui est-elle ?
C’est quoi son degré d’expertise en histoire ? Aucun ! Elle est semble-t-il diplômée de lettres.
La Revue des Deux Mondes est une revue littéraire et politique d’opinion.
La Revue des Deux Mondes, c’est aussi Penelope Fillon.
https://frama.link/PEG_6Xtv

Ainsi votre source sur les Huns, ce sont des littéraires et des politiques et non des historiens, des gens qui donnent des opinions et non qui rapportent des faits, tentant de balayer le professeur Karl Ferdinand Werner historien pur et dur.

- Les Huns sont venus jusqu’aux alentours d’Orléans !
Ils étaient sur les territoires Frekkrs (Francs) et Alamans, donc prétendre que c’est l’Empire romain d’Occident qui les repousse, c’est léger.

Grandes Invasions IVe-Ve siècle – carte !
https://image.noelshack.com/fichiers/2018/37/3/1536711710-1.png

Pour la pureté, vous parlez d’«Acte authentique» prouvez-le ?
Authentifié par qui ?

Sur la carte des peuples celtes, avant la conquête par l’Empire romain, les Alamans n’y figurent même pas !
Celtes, VIe-IIIe siècles avant J-C :
https://image.noelshack.com/fichiers/2018/37/3/1536711744-2.png

Thuringiens, Alamans et Bavarois : https://frama.link/7792Mv9_

- En ce qui concerne le mélange, ce que vous dites est faux, mensonger même, car sur plus de 3 000 ans la base génétique de la France vous donne tort, comme celles et ceux qui affirmaient que les Neandertal et les Sapiens ne s’étaient jamais fréquentés jusqu’au moment où la génétique a établi que les blancs européens avaient des gènes de Neandertal.
Chez les Blancs de France, ils ont même retrouvé des gènes de Berbères et d’Arabes (Asie et non Afrique, en Afrique ce sont des Maghrébins). Il suffit qu’une seule personne se soit déplacée d’un endroit à un autre pour que ses gènes soient transmis.

Il suffit d’un viol pour que les gènes soient transmis, pratique courante chez tous les conquérants : je possède, je prends possession.
https://www.eupedia.com/europe/origines_haplogroupes_europe.shtml

Et pour comprendre la génétique des populations qui d’autre que le Professeur Albert Jacquard : https://frama.link/u16YB9e1

- Quant à l’anonymat qu’est-ce qui prouve que votre identité est bel et bien Catherine Jacob ? Sur Internet rien !
Vous pourriez être Boubacar Traoré geek dans la cave de maman.
Pour prouver le contraire il faudrait que vous nous numérisiez votre Carte Nationale d’Identité et encore avec un logiciel de retouche d’images, j’en fais une !

Lucile

@ caroff
"La France c'est l'URSS qui aurait (mieux) réussi !!"

Sauf qu'elle réussit de moins en moins bien. Quel gâchis !

Catherine JACOB

@ Elusen | 10 septembre 2018 à 15:53
« Non !
Les Alamans se sont installés dans l’actuelle Alsace Moselle avec les Huns et d’autres peuples !
Copier/coller des articles entier de Wikibeauf n’y changera rien ! »

N’importe quoi. D’une part « L'appellation Alsace-Moselle désigne les départements français du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle. Ces trois départements correspondent à l'ancien Reichsland Elsaß-Lothringen (« Terre d'Empire d'Alsace-Lorraine »), soit le territoire cédé par la France à l'Empire allemand en 1871, en application du traité de Francfort (conservé au Bismarck Stiftung und Archiv in Friederichsruh), puis redevenu français au lendemain de la Première Guerre mondiale. » Ni les Alamans, ni les Huns n’ont rien à voir là-dedans.

D’autre part, les Huns ne se sont jamais "installés" nulle part dans le coin.

1. « L'Empire hunnique est en effet un système de domination du type « empire des steppes » construit autour du peuple des Huns, d'abord en Asie centrale, puis en Europe à partir de 375. Il a connu son apogée sous le règne d'Attila qui lança une offensive en Gaule (451), puis en Italie (452). Les revers subis puis la mort du chef (Attila ; 453), ont marqué le début de son effondrement en Europe, tandis qu'en Asie, la domination hunnique se prolongera jusqu'en 484. Il n'est pas fondé de la domination stable de territoires, mais sur un processus de conquêtes dont les territoires sont abandonnés par la suite. »

Reprenons :

2. « Le véritable déclencheur de l’invasion de la Gaule par les Huns fut la rébellion d’Honoria la sœur de Valentinien III et co-impératrice de l’empire d’Occident contre son frère. Dès son avènement, ce dernier la prive en effet de la part de pouvoir qui lui revient, et veut l’obliger à rester vierge afin d’éviter que des prétendants ou des héritiers ne viennent contester son propre règne. Honoria désobéit en prenant un amant ce qui vaut à ce dernier une fois leur liaison connue, d’être exécuté en 449, tandis qu’elle-même est envoyée sous bonne garde à Constantinople. Là, de rage, elle se tourne vers Attila, auquel elle envoie secrètement son anneau sigillaire (sa chevalière) pour réclamer son aide ; Attila interprète l’envoi de la bague comme une demande en mariage, qu’il accepte, et réclame à Valentinien la Gaule en guise de dot. Un vent de panique souffle chez les Romains, et l’empereur fait rapatrier son infernale sœur à Rome où il la marie de force à un sénateur ; bien évidemment, il met un terme aux ambitions conjugales d’Attila, qui saisit ce prétexte pour marcher sur la Gaule avec une armée gigantesque. » - Article de la Revue des Deux Mondes du 07/04/2017 : Attila saccage Metz.

Nous sommes là au Ve siècle.
Revenons à nos moutons alsaciens et messins :

3. Au Nord-est de la Gaule du IIIe au Ier siècle avant notre ère « Les cités gauloises des Leuques et des Médiomatriques occupent une grande partie de l’Alsace et de la Lorraine, ainsi que des territoires situés dans la Sarre, le Palatinat et le pays de Bade. » occupent une grande partie de l’actuelle Alsace et de l’actuelle Lorraine dit la thèse de doctorat de Clément Féliu soutenue le 25/10/2088 à l’Université Marc Bloch de Strasbourg précédemment citée et que vous avez confondue avec ce que vous appelez de façon méprisante "Wikibeauf".

4. L'archéologie locale permet en effet « de mieux déterminer les peuplades qui vivent en Alsace au Ier siècle av. J.C. : les Médiomatriques occupent l’actuel Bas-Rhin, les Séquanes l’actuel Haut-Rhin, les premiers primitivement entre Marne et Meuse, repoussés vers l'est par les Belges, les seconds vassaux d'abord des Arvernes qui disputent aux Boïens, Celtes danubiens, les fonds d'orpaillage du Rhin, puis des Eduens. Quant aux Leuques, ils s’installent à l’ouest des Vosges, les crêtes faisant frontière… »
Ces Médiomatriques donc, dont l’actuelle ville de Metz est la cité éponyme. - l’âge de fer et les Celtes -.

5. « A la fin du IIe siècle s’ouvrent deux périodes troublées : le castrum d’Argentorate subit un siège en 186. [...] En 235, L’assassinat d’Alexandre Sévère par les légions germaniques entraîne la révolte de l’Alsace, mais la Légion VIII est écrasée par les mutins germains : Argentorate, Ehl, Saletio et Saverne sont totalement détruites. Âme du complot contre Alexandre, Maximin lance de victorieuses offensives contre le danger Alaman qui se précise, profitant des désordres régnant sur le Rhin. [...] Entre 258 et 260, Francs et Alamans franchissent le limes de Rhétie et ravagent le Haut Rhin.[...] En 443 Aetius réussit à freiner le déferlement des Burgondes en Alsace en les transférant en Bourgogne. Mais en 451 arrivent les Huns d’Attila : au printemps d’abord, de Bâle à Argentorate, ils ravagent tout le pays et détruisent les principaux centres de défense. Ils repassent à l’automne après leur défaite des Champs Catalauniques en prenant le chemin inverse. Les Romains abandonnent définitivement l’Alsace. » - Ibidem -

Autrement dit, ils n’ont fait que passer.

6. Les Alamans, plus nombreux que les autochtones, s’installent d’abord en plaine où la germanisation est rapide : le parler germanique se substitue à la langue celtique et romane, sauf dans les vallées de Villé, Lièpvre, Lapoutroie. Ainsi Argentorate devient Strateburg. Peu à peu les Alamans pénètrent le Sundgau et les vallées vosgiennes. L’Alsace romaine -

« ...car l’Empire romain avait des problèmes avec les Alamans qui tentaient de coloniser l’actuelle Alsace Moselle » insistez-vous.

Actuellement, l’Alsace – une région –, comme la Moselle – un département –, font partie de l’actuelle Région Grand Est dont le chef-lieu est Strasbourg.
Cette grande région résulte depuis le Décret n°2016-1262 du 28 septembre 2016, de la fusion des anciennes régions Alsace, Lorraine et Champagne-Ardenne. « Elle comptait 5 559 051 habitants en 2015 et réunit, sur 57 433 km2, des territoires de l'Europe rhénane (le Haut-Rhin, le Bas-Rhin, la Meurthe-et-Moselle, la Moselle et l'Est des Vosges) à l'est et des territoires du bassin parisien (les Ardennes et la Marne) à l'ouest, séparés par la diagonale du vide (qui inclut majoritairement des territoires de la Haute-Marne, de l'Aube et de la Meuse) ».

« Je ne lis pas Wikibeauf, mais j’ai une excessive préférence pour lire des ouvrages universitaires » prétendez-vous.

Vu ce que vous écrivez, permettez-moi d’en douter.

« Ainsi vous repasserez quand vous aurez lu de vrais livres ! »

Si le cuistre anonyme que vous êtes veut apprendre à une Lorraine dont la généalogie lorraine remonte au XVIe siècle sur la base d’actes authentiques, dont chaque génération y a depuis ce temps affronté toutes les guerres et dont la bibliothèque comporte plus d’alsatiques et d’ouvrages régionaux que vous n’en lirez jamais, bonne chance.

« Donc le mythe de la race pure blanche et chrétienne...
À force de mélange entre tous les habitants de France, tous les Français ont un ancêtre Judéen juif, un Arabe, un asiatique type Hun, des Celtes, des Germaniques, des Scandinaves (Wisigoths), des Vikings, etc. »

Je ne sais pas ce que vous cherchez à faire exactement mais je crois qu’il faut que vous cessiez de délirer et de faire à tout un chacun des procès d’intention.
Il n’était question dans le post auquel vous répliquez, que de l’anachronisme de l’application de l’appellation « Alsace -Moselle » aux territoires encore occupés par les Celtes, notamment les Médiomatriques au Ier siècle, puis ensuite par les Alamans ainsi que du développement de la cité des Médiomatriques au confluent de la Seille et de la Moselle, dont le poème d’Ausone célèbre les eaux très poissonneuses, et donc nourricières, et donc les eaux-mères, cité où les Alamans ne se sont pas installés, et cité saccagée par les hordes d’Attila malgré de solides murailles, ce grâce à une trahison qui leur en a indiqué le point faible. Si vous visitez cette cité avec un guide de l’office du tourisme, c’est ce que vous apprendrez.

Ces hordes n’y ont également fait que passer. Y ont-ils laissé des descendants ? Descendants chez lesquels l'atavisme de la destruction s'exprimerait ? Vous par ex ? Pourquoi pas, mais j'en doute parce que ces gens-là ne descendaient pas de leur cheval dit-on.

Quant à la théorie des mélanges de populations, sachez que les diverses sociétés se sont souvent longtemps côtoyées sans se mélanger obligatoirement. C’est surtout vrai dans les campagnes, à l’écart des grands axes de circulation. Je cite de mémoire, mais il me semble que seuls 6% des Francs, par ex. se sont effectivement fondus dans les autochtones celtes lors de leur « installation ».
Il ne faut pas imaginer les territoires de l'époque à l’aune des habitats et des modes de vie de la civilisation industrielle ou contemporaine.

Jusqu’au XIIe siècle par ex. seuls 6 km de part et d’autre de l’axe Lyon-Trèves, étaient christianisés en Lorraine. Dans votre commentaire il y a tellement d’anachronismes, de lectures, universitaires peut-être, mais mal digérées, que j’arrête là, me limitant à ce qui sent le plus mauvais, vu son implicite.

caroff

@ Lucile 14h28
"On nous parle d'un retour possible de Sarkozy, mais il ne me paraît pas en mesure de desserrer l'étau de l'État sur la société française, ni de prendre à bras-le-corps le problème de l'immigration incontrôlée."

Le seul homme politique vraiment libéral s'appelle Alain Madelin et à la présidentielle de 2002 ses idées n'ont recueilli que 3,91% des suffrages...
Le libéralisme fondé, entre autres, sur les droits de propriété n'existe quasiment pas en France et n'est pas près de recueillir l'approbation des électeurs qui ne voient pas comment ils pourraient vivre avec moins d'Etat.
C'est comme l'addiction tabagique : horriblement difficile de s'en défaire surtout si on a commencé dès l'adolescence.

Je dois avouer que les idéologues libéraux (Bastiat, Say, Hayek par exemple) que je lis maintenant ne sont pas parvenus à moi grâce à des canaux classiques comme l'université, mais plutôt par le biais de rencontres très fécondes qui, soudain vous font comprendre qu'il y a d'autres façons d'envisager l'économie d'un pays.
Mais comme on dit : la France c'est l'URSS qui aurait (mieux) réussi !!

Lucile

@ Robert Marchenoir | 10 septembre 2018 à 15:31

Mais comment expliquer qu'aucun mouvement politique en France ne représente ce courant de pensée (libéral-conservateur) ?

La droite est en fait centriste et étatiste. L'électeur est toujours obligé de choisir entre, à gauche une politique influencée par les idéaux marxisants du siècle passé, et se revendiquant fièrement comme telle, car soi-disant généreuse (mensonge du siècle), et à droite une politique qui fait sans doute davantage confiance à l'initiative privée, quoique sous toutes réserves, et se prétend réaliste, mais qui donne à l'État un rôle de plus en plus paralysant et de plus en plus coûteux. Cherchez l'erreur.

Les gens, pour la plupart éduqués dès leur âge tendre par l'État, pensent automatiquement que les administrations sont les mieux placées pour gérer l'école, la santé, les transports, la redistribution, la retraite, etc. Quand on prend des exemples concrets leur prouvant que les administrations font dans certains domaines deux fois moins bien pour deux fois plus cher, et surtout sont très lentes, très réticentes à s'adapter, d'où le piteux état dans lequel se retrouvent nos institutions, ils sont d'accord, ils reconnaissent l'inefficacité de la bureaucratie, mais laissent carte blanche à ceux qui leur disent que c'est une question d'argent et qu'il suffit d'en donner plus pour que ça marche mieux, moyennant une ou deux petites réformes et ajustements ici ou là. C'est un peu ce que fait Macron, il a pris le parti de faire durer les choses le plus longtemps possible en les améliorant juste un peu, et en colmatant les fissures, mais en sachant qu'il ne fait que prolonger le malade et lui faire gagner quelques années. Pendant ce temps-là, il se produit d'autres choses sur lesquelles il ferme les yeux.

Car la question de "pour qui voter ?" se complique maintenant avec le problème, ô combien préoccupant à long terme, de l'immigration illégale. Seul en France le Front National critique ouvertement la politique actuelle du laisser-faire. Mais je ne me résoudrai jamais à voter pour lui, n'ayant aucune affinité avec le FN, ses dirigeantes présentes ou potentielles, ses membres, ses projets politiques. Sur l'immigration, Mélenchon commence à retourner un peu sa veste, une fois de plus, en prenant le prétexte fallacieux du dumping de la part des patrons qui chercheraient une main-d'œuvre à bon marché. Mais il ne sait pas sur quel pied danser, de toutes façons c'est un bonimenteur dangereux, espérons que lui et Hamon continueront à se tirer dans les pattes et resteront ainsi loin du pouvoir. Macron aurait peut-être sur le fond des idées plus nuancées, avec ses "en même temps" rhétoriques, mais on le retrouve comme par hasard champion de la globalisation, et allié indéfectible d'Angela Merkel, décidé à faire durer l'UE telle qu'elle est, contre les partis réclamant qu'on gère autrement le problème.

Pour la première fois de ma vie je me suis abstenue au second tour des élections présidentielles, et je voudrais que ce soit la dernière fois. On nous parle d'un retour possible de Sarkozy, mais il ne me paraît pas en mesure de desserrer l'étau de l'État sur la société française, ni de prendre à bras-le-corps le problème de l'immigration incontrôlée.

Si ma position est classique, pourquoi n'est-elle pas représentée politiquement en France, et pourquoi suis-je amenée à ne voter toujours qu'à regret et sans aucune illusion pour le parti qui me semble le moins nocif ?

boureau

@ Patrice Charoulet 10 septembre 2018 10:53
@ Marc GHINSBERG 10 septembre 2018 14:54

Camus et le nazisme.

J'apprécie également l'équilibre de votre réponse Patrice Charoulet.

Quelques mots, non pour vouloir à tout prix avoir raison mais pour éclairer un peu plus ma position.

Quand Camus écrit La Peste, le contexte ne peut lui être étranger bien sûr. Et avec sa sensibilité aiguë, l'imprégnation qu'il a de la présence allemande (que l'on n'appelait pas encore le nazisme) participe aussi à la structure du livre.

Mais le livre va bien au-delà du nazisme ce qui en fait une œuvre universelle. Plus que le nazisme, c'est le Mal que nous avons en chacun de nous qui hante Camus.

N'en voir qu'une allégorie contre le nazisme, c'est rétrécir la portée du message universel de Camus.

Bien cordialement à tous les deux.

Giuseppe

@ breizmabro | 09 septembre 2018 à 20:18

Je vous ai gardé le meilleur, le plus beau pour la fin, Alain Minc qui a presque tout raté, qui se croit indispensable, celui dont il faut prendre le contre-pied si vous ne voulez pas vous tromper, toujours à s'accrocher aux basques des puissants, il aimerait tant être le calife, l'éminence grise, le cerveau, en fait il n'est qu'un courtisan de plus.

EM lui préfère Benalla et consorts, j'espère qu'il retient le camouflet, il se fiche de lui et de ses conseils comme de sa première chemise, car l'oracle Minc lui ne mouille la sienne que quand le vainqueur est désigné et pour pondre des âneries bien souvent il est un champion.
Le vernis est craquelé, le personnage ne fait plus recette, personne ne fait attention à lui et à ses prédictions, le pauvre.

Le Point :
"En bon guerrier, l'essayiste connaît les règles du combat et les accepte, placide. « Il y a une liste incommensurable de batailles que j'ai perdues avec Emmanuel Macron ; le prélèvement à la source est seulement l'une d'entre elles ! C'est la règle du jeu entre nous, vous savez... » Il y a donc fort à parier que le téléphone d'Emmanuel Macron vibrera encore intempestivement d'ici à la fin de son quinquennat."

stephane

Tous les chroniqueurs trouvent formidable la rencontre de Mélenchon et Macron. Le lavage de cerveau est pire que ce qu'on pouvait imaginer.
La seule voix dissonante est celle de Philippe Bilger. Il reste des gens lucides.
Comme disait Coluche, "rigolez pas, c'est avec votre pognon".

Elusen

@ Catherine JACOB | 10 septembre 2018 à 14:28

Non !
Les Alamans se sont installés dans l’actuelle Alsace Moselle avec les Huns et d’autres peuples !
Copier/coller des articles entier de Wikibeauf n’y changera rien !

C’est entre autres pour cela que les Frekkrs ont colonisé l’actuelle France, car l’Empire romain avait des problèmes avec les Alamans qui tentaient de coloniser l’actuelle Alsace Moselle. L’Empire romain a donc engagé les Frekkrs pour faire la police en leur donnant quelque chose qui n’était pas à eux, le nord de l’actuelle France et eux ont tout pris.

Les Alamans sont devenus les alliés des Frekkrs contre les Huns et en échange, ils ont obtenu des terres l’actuelle Alsace Moselle.

Il y a également des Saxons, puisque la crapule de Charlemagne les exterminant pour les soumettre au catholicisme les a déportés vers l’actuelle France.

Et moi, c’est pas Wikibeauf, mais le professeur Karl-Ferdinand Werner.
Origine à l’an mil. https://www.fayard.fr/les-origines-9782213014869

Confirmé dans par le docteur Suzanne Citron historienne dans :
Mythe National. L'Histoire de France revisitée - https://frama.link/_yNFAyfv

Sous la IIIe République les personnels politiques ont passé une commande aux historiens, inventer un peuple de France et une histoire de France sans rapport à la réalité, mais une histoire qui fasse qu’il n’y ait aucune origine germanique, car c’était l’ennemie de l’époque.

Depuis la IIIe République l’histoire de France est enseignée sur ce mensonge.

Dans ces deux ouvrages, il y est même indiqué que, pour le faire à la va-vite, ce qu’aujourd’hui nous appelons les Arabes étaient déjà présents dans ce que nous appelons la France, il y a 2 400 ans, sur la côte méditerranéenne et Rhône-Alpes, sans compter que ce sont aussi eux, les Arabes de Syrie, qui ont commencé à coloniser l’actuelle France pour convertir au christianisme, jusqu’à l’an 1 000 l’Épiscopat franc est massivement constitué d’Arabes.

Ce qui en soi montre l’imbécillité, d’ailleurs, que certains ont à affirmer que la France est un pays latin, voire que la langue française est une langue latine, alors qu’elle est un patchwork de plusieurs langues : germanique, celte, arabe, roman, etc.

Le tout confirmé de nouveau, par 130 chercheurs universitaires, que cela soit sur les Frekkrs, les Alamans, les Huns, les Celtes, Scandinaves, Viking, Arabes dans :
Histoire Mondiale de la France.
http://www.seuil.com/ouvrage/histoire-mondiale-de-la-france-collectif/9782021336290

Sans compter le Royaume de Jérusalem, colonisé par les Frekkrs pendant près de 200 ans, ce qu’aujourd’hui nous appelons la Syrie, la Palestine, Israël et une petite partie de la Jordanie, de l’Égypte étaient rattachés au Royaume franc. Les fameuses croisades.

À cela s’ajoute les Judéens juifs dont une partie expulsée d’Israël par l’Empire romain ont été exilés dans l’actuelle France dès l’an VI de notre ère.
L'archéologie du judaïsme en France et en Europe - CNRS Inrap.
https://frama.link/Yso59Fr6

Donc le mythe de la race pure blanche et chrétienne...
À force de mélange entre tous les habitants de France, tous les Français ont un ancêtre Judéen juif, un Arabe, un asiatique type Hun, des Celtes, des Germaniques, des Scandinaves (Wisigoths), des Vikings, etc.

Je ne lis pas Wikibeauf, mais j’ai une excessive préférence pour lire des ouvrages universitaires.
Ainsi vous repasserez quand vous aurez lu de vrais livres !

Robert Marchenoir

@ Lucile | 10 septembre 2018 à 11:51
"Personnellement je me demande si je suis cohérente en souhaitant moins d'Etat, et une immigration réduite et très contrôlée."

Evidemment que vous êtes cohérente. C'est la position libérale-conservatrice normale. C'est la politique la plus naturelle.

Celle qui s'impose en l'absence du décervelage médiatique, politiquement correct, gauchiste ou poutiniste.

Le sondage de Contrepoints est intéressant (si c'est un sondage), mais mauvais. Il ne fallait pas demander aux gens de se définir sur un axe droite-gauche, puisque c'est justement le concept devenu flou, celui qu'on essaie de redéfinir.

Un Etat plus puissant ou plus modeste, c'est une question claire et discriminante. A côté, il fallait poser d'autres questions tout aussi concrètes : pour, ou contre l'immigration ? pour, ou contre le mariage homosexuel ? etc.

Marc GHINSBERG

@ Patrice Charoulet
@ boureau

J’ai bien conscience de vous avoir mis dans l’embarras. Vous délivrez votre avis avec modestie et avec le souci méritoire de ne vexer personne. Il me convient.

jlm

La spontanéité chez les hommes et femmes politiques c'est juste quand ils sont assis sur leur trône à la maison et encore... Le Parlement français vient de se doter de Richard Ferrand au Perchoir. Enfin, quelqu'un qui parle vrai, un bon gestionnaire de ses propres sousous, qui a un esprit de synthèse naturel et comptable imparables, qui se construit - comme ses petits camarades - un patrimoine immobilier petit à petit, comme une fourmi tâcheronne, non vraiment, quelle merveille que ce pays ! Quel exemple pour le monde ! Un homme totalement désintéressé capable de donner l'exemple, un peu comme ses prédécesseurs en somme, soucieux du bien public plus que du sien propre.

Ah c'est fantastique, la France et Jupiter vont pouvoir aller titiller les autres Grands du monde et leur faire la morale, leur dire comment il faut se tenir à table et comment il faut traiter le petit peuple qui ne sait pas choisir ses amis fidèles.

sbriglia@camusien, camusophiles et camusophobes

"La peste avait réveillé ses rats et les envoyaient mourir dans la Cité heureuse"

...applicable à tous les "...ismes"

Catherine JACOB

@ Elusen | 09 septembre 2018 à 00:45
"Alaman (Alsace Moselle)"

FAUX ! L'Alsace Moselle est un concept bismarckien de la fin du XIXe. Or là, vous parlez de populations réunies à date ancienne par une identité culturelle.

L’espace géographique dénommé en l'an 289 Alémanie pour la première fois, ( soit Alamania dans sa forme latine qui est aussi l'ancienne dénomination de la Bundesrepublik Deutschland), inclue en effet le territoire de l'actuelle ville de Strasbourg - de son nom latin d'origine celtique, Argentoratum lequel est issu de *arganto-, « argent », de même racine qu'en latin, et *rāti-, « levée de terre, fortin -, mais pas Metz.

Cet espace est occupé par une confédération de tribus germaniques principalement des Suèves lesquels ont contraint les Celtes médiomatriques à quitter le territoire de l’actuelle Alsace pour faire de la place aux Triboques réputés germaniques, et confédération de tribus tout d’abord établies sur le cours moyen et inférieur de l’Elbe puis le long du Main. Cette confédération fut vaincue en 496, par Clovis, un Franc, qui annexa leur territoire à son royaume.

L'Oppidum celte des Médiomatriques, connu sous le nom latin de Divodurum Mediomatricorum, puis comme Mettis, devint la capitale du royaume franc d’Austrasie, puis une ville commerçante et une cité bancaire d’importance, de l'Empire carolingien.

Divo-durum est un toponyme gaulois, composé des éléments divo ~« sacré » probablement à cause des vertus des eaux souterraines, et duro « forum, marché ».
Cependant, dans le cas de Metz, selon un processus encore observé ailleurs en Gaule (cf. Paris, Amiens, Reims, etc.), l'ethnonyme Médiomatriques, nom d'une tribu gauloise, a pris le pas sur le toponyme originel au Bas Empire et le nom actuel de la cité, trois fois millénaires, certains disent quatre fois, est réputé directement issu par coalescence de la forme *MEDIOMATRICIS.

Les Médiomatriques ou encore Médiomatrices, sont un peuple de la Gaule Belgique dont le territoire correspondait au 1er siècle, grosso modo à l'actuel département français de la Moselle, (≠ au territoire issu de l’antique Lotharingie ou royaume de Lothaire).
Leur principal oppidum, situé au confluent de la Seille et de la Moselle, est aujourd'hui la ville de Metz.

Le Parc archéologique européen de Bliesbruck-Reinheim, connu pour sa tombe celtique du IVe siècle av. J.-C., dite de la « Princesse de Reinheim », est également situé sur leur antique territoire.

César n'entreprit aucune action pour soumettre les Médiomatriques, et en 52 av. J.-C., ces derniers envoient toutefois un contingent de 5 000 à 6 000 guerriers à l'armée gauloise, afin d'aider Vercingétorix, assiégé à Alésia. Ils étaient alors rattachés à la province de Gaule Belgique, puis, au IIIe siècle, à la province de Première Belgique, dont Trèves, l’actuelle ville allemande de Trier, devint capitale.

Bref, les Mosellans descendent d’une tribu celte quand les Alsaciens descendent d’une confédération de tribus germaniques qui ont poussé ces Celtes plus loin vers l'Ouest.

Les deux cités ont été très longtemps riches, puissantes et selon les époques, libres, dans le cas de Metz, capitale d’un royaume franc, et même également une République (XIIe ~ XVIe siècle) dont les armes - avec cette sage Devise d'une grande vérité psychologique : Si nous avons paix dedans, nous avons paix dehors - sont de nos jours les armes actuelles de la Ville de Metz.

Voir également ce très beau Quart de statère or, à la tête janiforme du IIe siècle avant J.-C. Metz. Ainsi que l’abstact de cette thèse. « Leuques et Médiomatriques à La Tène moyenne et finale, Organisation sociale et territoriale de l’habitat dans deux cités du nord-est de la Gaule du IIIe au Ier siècle avant notre ère ».

Les eaux sont symbolisées à Metz où les Romains ont bâti de très grands thermes sur les ruines desquels s'élèvent les Musées de la Cour d'Or, soit par une pucelle héraldique, soit par une sirène héraldique, soit par un Dragon.

breizmabro

@ Exilé 09 septembre 2018 à 21:14
"Chère breizmabro, vous m'inquiétez, voilà que vous vous mettez à rédiger des contributions de plus de cinq paragraphes..."

J'ai fait long c'est vrai mais à ma décharge il faisait tellement beau sur ma terrasse (+ de 2°) que je me suis calfeutrée derrière mes volets clos et que j'ai entrepris, pour passer le temps, de faire un p'tit commentaire vu que j'avais entendu toute la soirée, sur toutes les chaînes de télé, les mots "populisme" et "populiste" répétés comme un mantra.

Je ne recommencerai plus (d'autant qu'il y une police des logorrhées sur ce blog, du coup je fais gaffe :D))

Adéo ;)

Marc GHINSBERG

@ boureau
« L'allégorie sur le nazisme est pour moi une interprétation franco-française, qui en fait la dominante du livre. »

La Peste a plusieurs niveau de lecture. D’accord sur ce point. Mais l’allégorie sur le nazisme n’est pas une interprétation. C’est l’intention même de l’auteur. C’est Camus lui-même qui l’explique dans sa lettre. On ne peut être plus clair.

Lucile

Il y a sur Contrepoints un schéma du paysage politique français que je trouve intéressant. Il date des dernières élections présidentielles. Il détermine 4 courants, en fonction de 2 paramètres.

Les deux paramètres retenus sont :
1) libéralisme ("Êtes-vous pour plus d'Etat ou moins d'Etat ?" - moyenne des résultats des réponses à cette question, ventilée entre divers domaines, santé, éducation, culture, économie...)
2) gauche-droite (question : "aimez-vous mieux la gauche ou la droite" ?)

Sans surprise les électeurs de Macron se retrouvent au centre, un peu à gauche, et plutôt dans la partie supérieure (ni plus ni moins d'Etat, ni gauche-ni droite), mais toujours près du centre. Ceux de Mélenchon et Hamon nettement en bas à gauche (plus d'Etat - gauche). Ceux de Fillon nettement en haut à droite (moins d'Etat - droite). Ceux de Marine Le Pen et Dupont-Aignan au centre droit (ni plus ni moins d'Etat - ni gauche ni droite). Les plus immobilistes sont les électeurs de Macron et de MLP-Dupont-Aignan. La répartition par sexes, âges et par catégories socio-professionnelle est intéressante.

La question de l'immigration n'entre pas dans ce schéma. Je serais très intéressée de voir comment elle se recoupe avec le positionnement libéral (= plus ou moins d'Etat) et avec le positionnement gauche-droite. Personnellement je me demande si je suis cohérente en souhaitant moins d'Etat, et une immigration réduite et très contrôlée.

Il y aurait une analyse à faire aussi sur la manière dont Macron correspond depuis son élection au positionnement de ses électeurs. En ce moment, il essaye de récupérer à gauche et en bas du tableau ce qu'il est en train de perdre à droite et en haut ; cet échange avec Mélenchon le prouve, mais me paraît anecdotique, et artificiel à tous points de vue. Pour la galerie. Il montre que la campagne électorale pour les Européennes a commencé. À ce propos, un article du Spectator comparant l'Italien nationaliste Salvini au Français Macron, vu comme le champion européen de la globalisation, note que Salvini a sur Macron l'avantage de bien manier le langage ; il crée des expressions qui font mouche, et il sent bien le poids des mots. Mais Macron apprend vite.
 
https://www.contrepoints.org/2018/09/08/324545-qui-sont-les-liberaux-en-france

@ Elusen | 09 septembre 2018 à 20:24

On se demande en effet pourquoi Blair suscite encore un tel enthousiasme en France. À ses débuts, on pensait qu'il réconciliait le socialisme avec l'économie de marché, il était montré en exemple aux socialistes français, pour son mélange de modernisme et de socialisme. Il était brillant, mais à long terme que reste-t-il ? Certains Anglais comparent Macron à Blair. Je ne suis pas certaine qu'il ait saisi la rosserie de la question quand un journaliste anglais lui a demandé ce que ça lui faisait d'être comparé à Tony Blair. Il a répondu, me semble-t-il, qu'il était très flatté.

Patrice Charoulet

@ Marc GHINSBERG 9 sept.21h25

Je suis très flatté de votre appel ("Patrice, au secours !"). Je ne veux nullement me dérober. Je suis dans un assez grand embarras pour intervenir dans un conflit d'interprétation touchant Camus. D'autant que j'ai de l'estime pour votre contradicteur.

En effet, comme vous le savez je ne suis pas universitaire, je ne ne suis qu'un ancien et très obscur petit professeur du secondaire. Il se trouve que j'ai expliqué "La Peste" dans les années 80, en Terminale, dans un lycée de Libreville, trois mois durant. Je l'ai expliqué comme j'ai pu, avec les faibles moyens du bord.

Tout en appréciant les interventions de votre contradicteur, comme j'apprécie le niveau des vôtres (même si vous êtes un peu plus à gauche que moi), sans donner tort à personne, je ne puis que faire cette très modeste observation.

"La Peste" a certes été traduit dans une foule de langues. Mais quand Albert Camus a écrit ce livre, je ne suis pas sûr qu'il ait pu espérer ce succès mondial. En revanche, je ne crains pas d'avancer qu'il songeait très fortement à la situation de notre peuple et à l'attitude qu'il croyait recommandable face à l'occupant.

Il me semble un peu téméraire de soutenir que dire cela, ce serait verser dans une interprétation marxiste ou gauchiste, ce qui ne serait pas vraiment mon genre.

boureau

@ Marc GHINSBERG 09 septembre 2018 21:25

"La Peste"

Contresens ? Non.

Simplement sortir de l'interprétation imposée depuis les années cinquante par la doxa communiste de l'époque, qui consiste à penser que l'allégorie de ce livre serait de préférence le nazisme alors que c'est "LE MAL". Le mal absolu quel qu'il soit, qui en est la genèse.

D'ailleurs, ce n'est qu'en 1955 (alors que le livre est paru en 1947) que Camus a parlé d'une allégorie portant sur le nazisme. Pressé qu'il était par les intellos marxistes de l'époque.

L'universalité du livre démontre cette réalité. C'est le second livre en langue française vendu dans le monde à des dizaines de millions d'exemplaires.

Croyez-vous que le lecteur argentin achète ce livre pour son allégorie sur le nazisme ? Non, plutôt pour le souvenir du régime des colonels.

Croyez-vous que le lecteur sud-africain l'achète pour l'allégorie du nazisme ? Non, sans doute pour le souvenir brûlant de l'apartheid.

Croyez-vous que l'intouchable de Bénarès achète ce livre pour l'allégorie du nazisme ? Non, vraisemblablement pour le problème des castes.

Etc., Etc.

Je sais, c'est difficile en 2018 de s'imaginer l'étau socialo-communiste de la pensée dans les années cinquante. Et sans mettre en cause cet extraordinaire écrivain qu'était Camus, les pressions de son entourage, du monde de l'édition, des universitaires... ont eu raison de son courage politique.

L'allégorie sur le nazisme est pour moi une interprétation franco-française, qui en fait la dominante du livre.

Cordialement.

Noblejoué

Les politiciens se trahissent, les vivants se trahissent, et ils le font aussi des morts, sans défense.

On trahit les morts qu'on a connus quand on les laisse rabaisser ou ne promeut pas leurs qualités, sur le long terme évidemment, les changements de mentalité prennent du temps.
La personne n'est pas un sujet de papotage mais celle dont on peut dire c'est grâce à elle, ce qui implique d'être soi-même au niveau de ce qu'on voudrait. On trahit les morts par incapacité.

On trahit les morts quand on commence à dire qu'il vaut mieux qu'ils ne vivent pas en prétendant qu'ils n'auraient pas supporté ceci ou cela. On n'en sait rien, aux gens de décider ce qu'ils supportent ou non.
On trahit les morts quand on commence à dire que mieux vaut qu'eux soient morts car vieux, que de plus jeunes. Quand on aime quelqu'un on ne le range pas dans une catégorie à déstocker.

On trahit les morts quand on oublie ce qu'ils ont pu souffrir pour faire risette à ceux qui leur ont nui, quand on les normalise, les range dans n'importe quelle catégorie en niant leur spécificité, les pauvres ne peuvent pas parler.

On trahit les morts quand on estime qu'on a été assez bien avec eux car il est insupportable de penser qu'à présent, on ne pourra plus rien faire pour eux... D'un autre côté, on peut avoir fait de son mieux, et qu'évidemment le mieux n'ait servi à rien. Il y a des gens qui, par exemple ont été "assassinés au départ" par leurs parents, certains peuvent se reclure dans les bois... Au cas où les morts ne sont pas morts, il faudrait qu'ils cessent de chercher leurs parents dans la mort, mais quand ils en ont parlé toute leur vie et appelé parents et famille mais surtout parents au moment de mourir, on peut en douter... Trop de gens n'ont eu qu'une vie de manque, en vérité, si leurs enfants les ont aimée, cela ne les a pas forcément
sorti de cette dépendance.

Oui, les enfants sont souvent un produit de substitution aux méchants parents ou partenaire méchant ou vide, mais visiblement, cela ne marche pas... Une vérité à ne pas laisser échapper en famille, il n'y a pas plus d'ascenseur affectif que social dans la vie pourtant, et tout est mal qui finit mal. "Pépé et mémé n'étaient pas de méchantes gens". Si... Désolé pour le mythe des origines. Double peine, une personne peut avoir été "assassinée au départ" et la vérité tuée pour confort moral. Plus qu'il n'en faut pour une camisole chimique.

Quelqu'un de si bon ! Mais un des innombrables cas qui montre que la vérité n'est pas dicible à visage découvert, manque de chance, c'est une vérité qui voulait se dire dans la famille et aux "amis". Famille qui n'est pas pire qu'une autre, excepté les parents... C'est la nature humaine qui est ce qu'elle est.

Cette personne méconnue aimait ses ennemis et ne s'aimait pas, c'est lié, et attendait qu'on l'aime, mais, sauf les enfants qui vous aiment, et c'est facile par un parent qui aime tant, on n'aime que ceux qui s'aiment ou du moins font semblant comme l'argent va à l'argent. Enfin ! Chance dans son malheur, cette personne s'est vue encouragée dans ses activités et non délogée. Une autre personne, rabaissée par son conjoint, privée de vacances quand elle nourrissait conjoint et enfants, de musique, vivant dans une petite chambre de l'appartement, privée d'activités sportives et associative et de l'exercice de sa religion, a fini enfermée malgré elle dans un hôpital sans que les enfants n'interviennent en rien, pris par leur propre conjoint et enfants, je suppose, et aussi, comment défendre qui ne se défend pas ?

Retour à personne plus brillante et plus protégée... Personne ne peut être plus aimable, et personne n'aurait plus désiré la défense des enfants et autres personnes vulnérables. Et cette personne aurait intéressé une pierre aux arts, lettres et sciences, aimant la vie qui le lui rendait par la jouissance du spectacle du monde.
Alors dire que sa mort ne serait pas mal, pour éviter pire, d'accord, ce qu'elle a dit ne pas vouloir, mais telle qu'elle était, elle était mieux que dans son enfance, et même plus tard... Alors l'idée qu'il faut mourir parce que vieux, si on est mieux, en fait ? Pour les retraites, peut-être aurait-il fallu qu'elle expire à soixante ans, mais pas pour elle... J'ai adoré le couplet sur les vieux égoïstes, vraiment.

Vivre, se réjouir de la beauté d'un monde qui ne vous a rien épargné affectivement et charnellement, souffler, ce serait mal, recevoir une retraite durement gagnée, aussi... Une personne pas aimée par ses parents et qui chaque fois qu'elle entendait du mal d'une catégorie dont elle faisait partie repartait dans la souffrance, mais inutile de suggérer que les informations télévisuelles informent aussi peu qu'elles plombent le moral.

Est-ce que mon pays va s'ouvrir et mourir comme des personnes d'amour étouffé pour qui les repousse ? L'amour qui n'est pas partagé est une arme de destruction massive contre soi. Cette personne avait compassion et peur des migrants. Je ne ferai pas parler les morts... Je dirais juste qu'il faut protéger les gens trop idéalistes contre eux-mêmes, et ne pas préférer la menace à la survie et la perpétuation de la liberté de ses concitoyens.
On trahit les morts quand on cesse d'essayer de prévenir que d'autres soient traités comme eux, en somme, de les défendre comme on aurait aimé qu'on les défende, eux.

On ne trahit pas les morts quand on y pense le moins possible. On n'a jamais aidé personne en se torturant par le poids de l'absence mais il y a l'hommage qu'on rend aux morts et l'alerte qu'on doit aux vivants.

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