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06 janvier 2008

Commentaires

Véronique

Votre principe d'un donnant-donnant me paraît critiquable concernant l'OIP.

Car pour l'heure, pour ce qui est des droits en prison, je n'envisage pas l'OPI comme pouvant observer une réserve sur ce sujet.

Je ne partage pas toutes les prises de position de l’OIP sur la prison.

Mais tant que les réalités ne seront pas transformées, j'imagine mal une association engagée pour le respect des droits de l'homme et pour la dignité en prison comme devant faire preuve de modération. Quand bien même un financement lui serait accordé.

Le chiffre de 40 000 euros ne me semble pas excessif en comparaison du travail qu'il y a à réaliser sur ce terrain. Plus particulièrement pour un organisme dont la mission est d'être un observateur extérieur des enfermements qui restent trop souvent des zones de non droit.

Où je vous pourrais vous rejoindre c'est sur la nécessité d'instaurer des évaluations et des contrôles du champ associatif dans son ensemble. Le redéfinir et le rationaliser.

Jean-Dominique Reffait

Non, Philippe, un Etat démocratique n'est pas maso en subventionnant des organisations critiques tel l'OIP : il répartit l'impôt des citoyens en fonction des différentes mouvances de la société.

Le travail de l'OIP est fondamental au quotidien, avec ses délégués locaux qui aident les familles de détenus à faire respecter le règlement pénitentiaire largement bafoué par l'administration pour des tas de raisons (pas de moyens, arbitraire, idéologies variables des directeurs de la prison). Il n'y a personne d'autres sur le terrain pour faire ce travail et il leur faut des moyens.
Merci pour cet hommage à Thierry Lévy dont le livre, "Une justice sans Dieu", a été une véritable révélation pour ce qui me concerne.

Catherine JACOB

@Thierry SAGARDOYTHO
« l'opinion, définie de façon générale, tolère difficilement que la condition des détenus soit plus favorable que celle du plus pauvre des hommes libres. »

Je connais rien au débat de référence donc je souhaite simplement répliquer à votre remarque hors de son contexte.
Il me semble que le plus pauvre des hommes libres n’est pas pauvre puisqu’il est riche de sa liberté, cette liberté à laquelle ont aspiré tous les hommes de condition serve, ou esclave, au point de risquer souvent leur vie pour la recouvrer, ainsi que les premiers eux-mêmes pour la conserver. Il me semble également, a priori, que la condition de personne détenue n’est donc pas à comparer avec celle de l’homme libre qui ne dépend que de lui-même, puisque le détenu est comme l’enfant, privé de la capacité d’assurer par lui-même son quotidien. La condition de la personne détenue ressort donc de l’honneur de la république si la pauvreté de l’homme libre dépend, parfois, de l’intelligence de l’économie politique en œuvre, ou encore de la manifestation de la solidarité d’autrui !! Ce sont des plans tout à fait différents et le niveau de vie du plus humble des hommes libres ne peut pas servir d’étalon à la condition devant être faite à la personne détenue et si, parfois, l’homme libre peut préférer être détenu comme cela se dit de certains SDF, honte à toi Homme libre, honte à toi Citoyen, honte à vous tous, honte à nous !

Thierry SAGARDOYTHO

Je crois que l'O.I.P tente beaucoup de donner, dans le prolongement de votre expression, mais peut-être ses doléances ne reçoivent-elles pas grand intérêt là où la politique pénitentiaire se décide et se coordonne. Rappelez-vous Badinter (je sais, M.Bilger, c'est un sage!...) : l'opinion, définie de façon générale, tolère difficilement que la condition des détenus soit plus favorable que celle du plus pauvre des hommes libres.

anne l

La sébille ou le cocktail molotov. Cette expression de Maurice Druon s'adressant aux associations culturelles qui, à la fois, sont financées par l'Etat et le critiquent vertement date déjà du 1er mai 1973... Le problème semble le même pour l'O.I.P.
Mais cet organisme se rend-il compte qu'il entretient une réelle ambiguïté de connivence avec le pouvoir en exigeant d'être subventionné par lui (peut-on mordre la main qui vous nourrit ?).
Le problème est très complexe mais la transparence est préférable (n'en déplaise, sur un sujet comparable, à M. Gauthier-Sauvagnac... Homme parfaitement estimable et très probablement d'une honnêteté absolue, par ailleurs)

Mussipont

Tout à fait d'accord avec vous Monsieur Bilger, si l'OIP veut conserver sa ligne actuelle il me semble logique qu'il assure son financement sans aide de l'Etat.

Quand j'ai appris cette nouvelle dans le Canard Enchaîné en décembre, j'ai fait ce qu'il me semblait juste : je suis allé sur www.oip.org et j'ai fait un don, j'incite tous ceux qui fréquentent ce blog à faire de même, si ce n'est déjà fait. A noter que ce don donne droit à une déduction d'impôt des deux tiers ce qui est déjà en soi une aide de l'Etat.

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