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22 août 2009

Commentaires

Pierre-Antoine

@Aïssa
"On me demande régulièrement ce que je fous là, en ce bloc d'un avocat général..."

Belle apologie du webmaster, mais nous n'avez pas répondu à la question !

Cordialement

Pierre-Antoine

oursivi

"qui me fait sortir de mes gonds"
Valérie

Vous n'avancez rien qui infirme les propos sensés de JDR, on vous sent juste aveuglée de dépit, et cela nous navre.

On ne refera pas le temps, votre ressenti est ce qu'il est, mais pourriez-vous ne pas lui donner toutes les vertus ?

Aïssa, rigolo votre argumentaire, vous nous dites que d'aucuns vous demandent ce que faites là à commenter avec nous et en guise de réponse vous parlez (avec justesse et justice :o) de tout à fait autre chose.

Toujours épatant ce que nos approximations (j'en suis aussi "victime", ou plutôt auteur) disent de nous, de nos obsessions, de nos vanités, de nos doutes.

AO

Jean-Dominique Reffait

Ne vous pincez pas Philippe, Aïssa vous déclare sa flamme. Madame Bilger, s'il vous plaît, un verre d'eau pour votre mari !

Je suis content de votre commentaire, Aïssa.
J'ajoute, Aïssa, que nous pouvons lire et entendre d'autres magistrats enfiler les bonnes paroles mais pratiquer à l'opposé : je pense à cette kyrielle de juges qui protestent contre les politiques sécuritaires mais qui usent et abusent plus qu'à leur tour de la détention provisoire.

Il apparaît que le discours de Philippe est en phase avec ses actes, c'est je crois le plus notable. Facile d'être un excellent magistrat dans une tribune de journal, plus difficile pour un avocat général d'oser requérir des acquittements quand toute l'opinion exige le contraire.

Au travers des billets, du plus profond au plus futile, Philippe nous montre qu'il vibre à toutes les cordes de ce qui vit, qu'il perçoit du sens à chaque coin de rue. De l'humanisme véritable (vigoureux, oui, oui !)

C'est agréable d'être en désaccord avec Philippe quand on sait que ce désaccord est fondé sur l'honnêteté et non sur la posture. Ca change.

Laurent Dingli

Intéressante intervention de Fadela Amara sur le dernier film de Jacques Audiard, Un prophète.
A propos des prisons, la construction de centres modernes me fait songer à ce que j'avais dit dans un autre billet sur le quartier 45 de Fez : comment des problèmes, sans doute inévitables, peuvent naître d'une louable intention. J'interrogeais hier la femme d'un surveillant de prison de Toulon. Elle m'a parlé de la rupture de repères qu'avaient les détenus à la Farlède, comparé à la vieille prison de la ville, un sujet mille fois rebattu il est vrai, mais qui indique tout de même la difficulté pour les pouvoirs publics de trouver une solution idéale.

SYLVAIN

On entend toujours comme excuse : "si les prisonniers ne sont pas suivis par des éducateurs ou autres associations de réinsertion, ils sortiront pire qu'avant..."

Pathétique, s'ils ressortent pire qu'avant, eh bien c'est simple, ils seront traités pires qu'avant, c'est votre boulot, arrêtez de passer votre temps à gémir pour masquer vos échecs et votre manque de courage, les citoyens demandent que vous appliquiez les lois point barre.

Arrêtez une fois pour toutes de vouloir assimiler les prisons à d'éventuels Club Med...

Essayez aussi d'intégrer les souffrances des victimes et leurs proches, ça vous rendra plus humain ; 68 c'est fini...

Alex paulista

Valérie

Je crois que je vous comprends malgré vos opinions politiques que je devine assez différentes des miennes.
Jean-Dominique Reffait ne sent pas qu'avec la boule que vous portez au ventre ses convictions raisonnables ne pèsent pas très lourd.

Gardez votre turbo pour défoncer les portes...

Aïssa Lacheb-Boukachache

On me demande régulièrement ce que je fous là, en ce bloc d'un avocat général... Je n'avais jamais vraiment répondu à cette question et j'en profite qu'on me redonne de celle-ci autour de moi pour y mettre un terme. Voici : Philippe Bilger, par ce blog où il se livre sans faux-semblant, causant de lui, des autres, de son métier, du plus grave au plus léger, etc., humanise (en a-t-il conscience, n'importe...) profondément la fonction de procureur quand généralement on la voit quasi désincarnée, froide et sans coeur... Il est comme tout le monde finalement, ni pire ni meilleur, honnête c'est sûr, faillible aussi sûr, doutant... S'il y en a un comme ça, alors il y en a d'autres c'est certain. En somme, un procureur mais oui c'est un être humain et c'est une surprise pour beaucoup j'en suis certain...


Aïssa.

Valerie

Monsieur Reffait, je decouvre votre prose a l'instant... qui me fait sortir de mes gonds !!! Je n'avais pas envie de polemiquer mais bon il faut dire qu'il s'agit d'un sujet sensible pour moi et vous l'avez parfaitement repere et touchez la mon talon d'Achille pour tourmenter un etre fragile de par son histoire personnelle. Quelles en sont les raisons, je l'ignore et cela ne me regarde pas mais reflechissez a vos attaques personnelles a l'egard d'autres membres de ce blog formidable.

Quand j'ai lu votre commentaire, j'ai revu la scene que l'on m'a contrainte de jouer, il y a de cela quelques annees mais je n'ai rien oublie, rien pardonne.

Un certain Consulat sur mon ile me reclamait pour ma carte d'identite (notez au passage que meme les citoyens francais peuvent etre tourmentes pour des demarches administratives) un CERTIFICAT INTEGRAL DE NAISSANCE qu'il m'est impossible de leur produire puisque ma provenance est incertaine. J'ai du subir une terrible humiliation de la part de leur equipe etant incapable de le leur procurer par aucun moyen. J'ai fait une crise de nerf, irruption chez le patron pour le forcer a resoudre le probleme et de la tout s'est envenime... j'aurais pu finir en zonzon si je n'avais pas presente de fausses excuses pour enfin recuperer la fameuse piece precieuse. J'ai du informer le Ministere des Affaires Etrangeres pour me couvrir de ces "vicelards" abuseurs. Quelle affaire !!! Maintenant, je vais me faire voir ailleurs pour mes papiers officiels. Ca fait du bien de le raconter car on aurait peine a le croire et pourtant c'est veridique... CARTON ROUGE a la FRANCE.

"Valérie, qu'est-ce qui vous oppose à Robert Badinter ?" ...rien, c'etait juste une reflexion. De plus, a l'epoque, j'etais jeune et tres naive et il m'apparaissait comme le Messie que l'on nous presentait... Issue de mon milieu modeste, je ne questionnais que trop peu de choses. La Vie s'est chargee de me changer et meme de me rendre cynique, c'est tout.

"Il n'y a aucune raison de lui en vouloir de son aisance" : non, c'est tres juste mais vous ne pouvez nier que l'aisance dont il beneficie le deconnecte quand meme de la realite de la plupart de ces compatriotes. Ce n'est en aucun cas un reproche, a sa place, ce serait pareil pour moi, je "deconnecterais" tres vite et perdrais vite pied avec l'univers du quidam ordinaire.

"Il a grandi dans d'autres conditions que vous" Oui, c'est un lieu commun puisque nous ne sommes pas en famille lui et moi (enfin qui sait ?!), de la meme epoque, de la meme confession, etc... "certes, mais était-ce plus enviable ?" Qui sait ?

"Juif né en 1928, son père mort déporté à Sobibor" pensez-vous vraiment la m'apprendre quelque chose que je ne savais deja ? Je m'autorise a penser (comme disait Coluche) que cela lui a facilite la tache pour abolir la peine de mort "j'ai bien pardonne aux bourreaux qui ont tue mon pere... il faudra bien vous faire une raison de relacher le tueur de votre gosse, lui pardonner et surtout lui donner la chance d'en bousiller un autre". De toutes facons, mon constat aujourd'hui est que la peine de mort aurait ete abolie puisque cette mesure a ete mise en place partout en Europe au fur et a mesure... alors, bon !!!

"Son enfance n'a pas été exactement un modèle de tranquillité bourgeoise" Ah bon, vous avez partage son enfance ?!.

"Il s'est sans doute trouvé quelques bobos droit-de-l'hommiste pour protéger cet enfant et ce qui restait de famille du meurtre collectif des alentours"... ou de bons Chretiens... Amen.

"En comparaison de tant d'enfants abandonnés de par le monde, vous avez bénéficié en France de cette Assistance Publique"... C'est a cause de ce discours idiot et depasse qui date des annees 70 que le debat ne peut avancer aujourd'hui... et alors c'est tout a fait normal que j'ai pu beneficier de ce qui existait puisque ma mere biologique l'a voulu ainsi et a paye aussi de ces impots pour cela... et puis moi aussi croyez-moi je me suis echinee a trimer pour payer des taxes pour ces Services a l'Enfance et autres... C'est normal on paye un service et quand malheureusement on en a besoin, on l'utilise, rien de plus, rien de moins et de plus j'ai contribue a faire fonctionner un systeme bien huile, croyez-moi, et createur d'emplois.

"qui ne remplace évidemment pas les parents"... en voila encore une platitude, si ca remplacait, ca se saurait et on mettrait tous les gosses a l'Assistance, moi je mettrais bien ceux des autres qui me gonflent...

"Il s'est trouvé des bobos droit-de-l'hommistes pour construire ces institutions qui ont, toute imparfaites qu'elles soient, le mérite d'exister."

Pas d'accord, les choses pourraient evoluer et etre gerees autrement aujourd'hui en 2009.

"Cela ne règle pas votre problème, cela a peut-être contribué à en atténuer les effets." Je n'en suis pas sure, pas de pression a l'abandon pour satisfaire les "frustres de l'Enfant" et sans doute deja moins d'abandons...

"C'est pour des gens comme vous" ah bon, vous etes au dessus d'avoir un jour besoin de l'aide de l'Etat, je vous trouve bien sur de vous... trop ? !

"que des bobos droit-de-l'hommistes se ridiculisent à essayer de faire progresser les choses."

Ils font progresser quoi, je ne vois rien !
Ils font surtout progresser un systeme qui le leur rend bien, oui.

"Ne vous trompez pas de cible" Ah, j'ai vise a cote... trop tard...

Valerie @ Jean-Dominique Reffait

P.S. J'ai laisse les accents en France... et beaucoup d'arrogants qui ne me manquent pas.

Sur ce Bonne Nuit.

jmarcio

Chère Valérie,

J'espère que vous me lirez, même si le sujet est clos pour vous.

J'ai compris votre volonté et l'énergie pour vouloir, après 45 ans, connaître ceux qui vous ont créée.

La honte doit être portée par ceux qui vous ont privé d'avoir l'amour familial. Est-ce que ce qui vous a été volé mérite l'énergie que vous dépensez ? Je ne suis pas sûr.

Si je peux me permettre, essayez de concentrer toute votre énergie sur la construction de votre famille à vous. Ne la gaspillez pas à vous battre contre "des moulins".

Sans vouloir défendre la France : malgré tous ses défauts, je pense que ça se passe probablement mieux ici que dans d'autres pays moins développés et sans assistance publique, où un enfant né sous X ne serait tout simplement pas né ou alors tout simplement jeté à la poubelle.

Je dis tout ça juste comme un homme. Je n'ai rien à voir ni avec la justice, ni avec l'assistance publique, ni avec des psys - mon métier est complètement différent et je suis loin d'être un intellectuel.

Vous avez raison : le sujet mérite d'être discuté. Je pense que M. Bilger ne manquera pas d'écrire un billet sur le sujet si l'occasion se présente.

Bien à vous.

JM

oursivi

@Valérie
On comprend votre désarroi, pas la haine vouée au pays certes témoin de votre abandon mais peu responsable de celui-ci.
Un lobby adoptif, je n'en savais l'existence. C'est pourtant si difficile d'adopter, ici. J'ai fabriqué deux filles dont la ressemblance avec ma personne n'échappe à personne, mais un des grands manques de ma vie restera de n'avoir pu en adopter une troisième, peur d'abandon lié à ma pourtant choyée enfance, probablement.

Vous concernant, si je puis me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais vous nous y invitez, le paradoxe, et là vient cette haine in-canalisable, est que les premiers responsables sont vos parents, aussi ceux qu'aimeriez le plus aimer, et ceux auxquels on ne pourrait trouver d'excuses éventuelles qu'à condition d'inclure dans l'examen la part acquise liée au contexte et au rôle néfaste qu'a pu jouer envers eux et contre vous, la société. Mais cela serait leur trouver des excuses sociales que conchiez par avance, créant vous-même votre impasse, ce malaise qui demeure à la lecture de vos lignes.
Autre chose...
L'ile en question doit être l'Angleterre, non ? Un modèle en effet... Mais peut-être me trompè-je, pas sur la conclusion mais sur l'hypothèse.

Rédigé par: Jean-Dominique Reffait@Valérie | 26 août 2009 à 16:13

Oui, bien sûr, JDR. Je souscris.

Rédigé par: SYLVAIN | 25 août 2009 à 09:07

Plutôt d'accord avec ce que vous dites, sauf pour le

” ressortir - plus - mauvais - qu’avant ” dixit nos ” bonnes consciences humanitaires bobos 68 tards ”.

puisque même sans la moindre commisération envers ceux qui y sont, on sait que c'est pourrir un peu plus la société que d'y pourrir un peu plus ceux-là, déjà du simple fait de les mêler de si près.

Rédigé par: jpledun | 26 août 2009 à 01:26

C'est vrai que Me Thierry Lévy y fut, comme souvent, hélas pour lui, inénarrable.
Où situe-t-il le trop tard, passé combien de mois d'incarcération ?

AO

Valerie

@jmarcio,

Merci de votre commentaire, ce que vous dites est juste.

Seul "Si honte il y a, ce n'est pas à vous de la porter."...je m'interroge, a votre avis, qui devrait porter cette honte ?

"Je dirais plutôt que vous avez envie, depuis 45 ans, de récupérer ce qui vous a été retiré."

En plein dans le mille, mais comment ? Ce qui a ete perdu, l'est-il à tout jamais ?
Peut-on recuperer integralement ce qui vous a ete vole ?

Aujourd'hui, je vis sur une ile (les mentalites y sont plus evoluees... ils conservent toujours une longueur d'avance et meme leurs "gosses" nes grace a des dons de sperme ont le droit de connaitre leurs origines ).

Aujourd'hui, j'ai pitie d'etre nee dans un pays qui me semble arriere : "Honte a la France" qui continue de faire naitre des "batards sous X" sous la pression abjecte des lobbys adoptifs.

Pour les "bobos" obsedes par les droits de l'homme, voila un sujet qui devrait les passionner un peu plus... meme si moins mediatique donc moins glamour que les prisons.

Ca m'enerve que JMC ait si bien reussi (a une epoque plus favorable que la mienne !!!) malgre des debuts similaires ...peut-etre noircit-il son tableau familial ? Si on est tres mediatise, c'est tres vendeur toute cette noirceur, surtout si on sait bien la mettre en scene !!!

Avec Amertume, je clos le "hors-sujet"...pas vraiment h.s. finalement car c'est une prison invisible...

Valerie

SYLVAIN

Vous parlez de Badinter cet avocat qui n'avait pu sauver un condamné à mort et qui pour se venger et ne plus connaître cette humiliation a fait voter cette loi contre la peine de mort ; pour moi ce type est un monstre imbu, arrogant, cynique, qui ne supporte aucune autre opinion que la sienne, voir l'acharnement anti sarko qui a lamentablement échoué ...

Oui pour moi il reste un machiavélique individu qui se sert de l'émotion de l'opinion publique ; mais son masque tombe, il restera pour beaucoup celui qui aura permis en définitive l 'explosion de la criminalité grâce à cette idéologie stupide et utopique du "pardon aux criminels"

Mais ce sera censuré ça, pas conforme à la norme formatée par les bien-pensants.

Au moins y en aura un qui l'aura lu : celui qui....""modère""

Jean-Dominique Reffait@Valérie

Valérie, qu'est-ce qui vous oppose à Robert Badinter ? Il n'y a aucune raison de lui en vouloir de son aisance : il a grandi dans d'autres conditions que vous, certes, mais était-ce plus enviable ? Juif né en 1928, son père mort déporté à Sobibor, son enfance n'a pas été exactement un modèle de tranquillité bourgeoise. Il s'est sans doute trouvé quelques bobos droit-de-l'hommiste pour protéger cet enfant et ce qui restait de famille du meurtre collectif des alentours.

En comparaison de tant d'enfants abandonnés de par le monde, vous avez bénéficié en France de cette Assistance Publique, qui ne remplace évidemment pas les parents, et d'une école républicaine. Il s'est trouvé des bobos droit-de-l'hommistes pour construire ces institutions qui ont, toute imparfaites qu'elles soient, le mérite d'exister.

Cela ne règle pas votre problème, cela a peut-être contribué à en atténuer les effets. C'est pour des gens comme vous, et tant d'autres, que des bobos droit-de-l'hommistes se ridiculisent à essayer de faire progresser les choses. Ne vous trompez pas de cible.

jpledun

Quelle soirée !
D'abord j’apprends de la bouche même de l'avocat de Patrick Henry, que la suppression de la peine de mort a fait plus de victimes en prison que l'exécution elle-même...
Badinter responsable du suicide en prison ?

Le même avocat, et là j'ai beaucoup ri (mais jaune), m'apprend que si son client a rechuté c'est parce qu’il a été relâché trop tard...

Voilà un homme à qui on a fait toutes les faveurs et ce n'est pas fini. Il se trouve encore un avocat pour le cajoler et accuser la justice.

Votre avis m'intéresse, mon cher Philippe, surtout sur la peine de mort et son effet contraire.

jmarcio

Chère Valérie,

Votre commentaire me touche. Et je vais vous répondre tout en courant le risque de paraître indécent.

"...trop habituée au silence sur cette honte que je porte cachée depuis 45 ans".

Pourquoi portez-vous une "honte" ? Si honte il y a, ce n'est pas à vous de la porter. Je dirais plutôt que vous avez envie, depuis 45 ans, de récupérer ce qui vous a été retiré.

J'ai envie de vous dire que ce que vous avez pu construire, même si ce n'est pas beaucoup, a une énorme valeur, probablement plus que ce qui a été construit par quelqu'un qui a eu plus de chance que vous.

Je cite Jean-Marie Cavada. Je ne connais pas les détails de son parcours, mais lui aussi il est sorti de l'Assistance Publique. Et il a réussi. Je ne dis pas que c'est facile : juste que c'est possible.

Bien à vous et bon courage

Valerie

Sylvain, j'aime bien votre dernier post de ce matin a 9:07. Vous avez du "cran" (comme on disait a mon epoque !!!) de tenir tete...

Vu de loin, sur mon ile depuis tant d'annees deja, cet univers "bobo droit de l'hommiste" je le regarde sous un autre angle.

Moi aussi au temps de ma jeunesse, sans doute grace a l'Ecole Laique et Republicaine, j'ai partage ces grandes idees de "goooche" et je me sentais tellement meilleure pour ca !!!

Une fois, il n'y a pas si longtemps, j'ai vu a la tele, Monsieur B, Garde des Sceaux, qui en son temps contribua a l'Abolition de la Peine de Mort. Il tapotait sur une jolie table en marbre, dans un bureau magnifique, il etait encore tres bel homme et epanoui et j'ai pense ensuite :

Somme toute, ca doit etre plus facile :

- d'habiter les beaux quartiers,

- d'avoir fait de solides etudes dans un
univers protege qui ont mene a une
profession gratifiante tant sur l'aspect
remunerateur que de l'ambition
personnelle,

- de beneficier d'une excellente insertion
sociale et d'etre reconnu,

- d'avoir pu developper une grande
confiance en soi grace egalement a son
univers familial.

- d'etre capable de s'exprimer sans trembler
a cause du mepris dont on a toujours
fait l'objet. L'effet etant "rebonds"
comme pour certains medicaments car plus
on se sent "meprise", plus on l'est !!!

Pour certains qui "sortent de l'Assistance Publique", les cartes tirees des le depart sont mauvaises mais ils doivent quand meme prendre part au jeu ... et les regles restent les memes sans amenagement...

Monsieur Bilger, voila un sujet qui ne serait pas un marronnier de l'ete, ni de l'automne, ni du printemps, ni de l'hiver d'ailleurs.

Une specificite bien francaise, bien de "chez-nous" pour une negligeable quantite (non par son nombre, mais par son ecrasement social). Je veux parler des personnes aux origines inconnues. Systeme bien protege par l'Etat, bien pire que la "Grande Muette".

Pour les passionnes de "chiens-chiens" qui vous lisent, ce qui serait inacceptable pour leurs "bebetes" est vivement encourage lorsqu'ils s'agit d'humains (enfin de "sous-humains" puisque je parle la des batards deposes a l'Assistance soux X, ou sous le sceau du Secret !!!).

Je ne temoignerai pas car trop habituee au silence sur cette honte que je porte cachee depuis 45 ans.

Sur ce, une belle journee a vous tous et une excellente rentree.

Valerie

SYLVAIN

Je ne sais si ce billet passera, c'est un des articles de mon blog, où je parle ""à ma façon"" des sujets de société et qui m'a valu une avalanche de..."noms d'oiseaux". Je ne fais pas de pub, ne donne pas l'adresse du blog.
Par contre il reflète bien les propos des gens qui en ont ras le bol de la justice.
.......................................
"
L'Horreur carcérale

1. Qu’ouies je, qu’acoustiquè je ? , nos prisonniers sont maltraités , mal logés , voire torturés ? , mais c’est un scandâââle !!! OUF ! nos droits de l’hommistes sont intervenus à temps : des cellules dignes de figurer au ” Michelin ” seront créées pour effacer cette honte ; comme nous sommes déjà rodés à demander pardon , les derniers exercices de génuflexions de notre Madonne du repentir du Poitou du chabichou concernaient les ” crimes - horribles - de - la colonisation ” , nous allons sans tarder nous reprosterner devant nos ” bobos - humanistes - de - service ” et leurs protégés ” victimes ” de - l’horrible -système - carcéral - de- notre - pays. MEA CULPA .

Il parait que des familles de victimes se seraient indignées ? Quel toupet ! c’est pourtant de leur faute si leurs agresseurs sont en prison , s’ils n’avaient pas eu le culôt de porter plainte , criminels et délinquants ne surpeupleraient pas nos prisons et ne risqueraient pas de ” ressortir - plus - mauvais - qu’avant ” dixit nos ” bonnes consciences humanitaires bobos 68 tards ” .

D’ailleurs un projet de loi , si la gôôôche avait été élue , prévoyait que le criminel pouvait engager des poursuites contre la victime si cette dernière allait porter plainte à la police , au motif de traumatismes moraux dus à une éventuelle incarcération . Non mais ! les droits de l’homme sont déjà assez bafoués !

On l’a quand même échappé belle : sans la Moldavie , on avait la cuillère de bois

les criminels ont droit aux …droits de l’homme

les victimes ont droit de… se taire""
........................................
Alors bien sur vous avez la parade :
"" ce sont des propos du café du commerce ""..

Sachez quand même que les clients de cet établissement .. votent, ben oui .

Sylvain

@ Laurent Dingli
""Sylvain
Il va de la dignité et de l'honneur d'une société toute entière de ne pas condamner des citoyens qui ont commis des crimes et des délits à une double, voire à une triple peine. Ce n'est pas seulement dégradant pour eux, ça l'est pour nous tous.""

Ah bon ??? est-ce de la dignité et de l'honneur de relâcher des délinquants, des bourreaux et des criminels après qu'ils aient effectué seulement une infime partie de leur peine, c'est monstrueux, un jour il faudra que la justice rende des comptes sur leurs méthodes immondes ; n'est-ce pas dégradant quand on massacre des innocents, qu'on torture des gens sans défense ?? quand on viole ?? ceux qui comme vous soutiennent cette parodie ubuesque de justice chez nous participent à l'explosion des actes délictueux, étant donné que les coupables, pardon,""les présumés coupables"" LOOL, s'en donnent à coeur joie, sachant qu'un avocat bobo droit de l'hommiste LEUR trouvera toujours une excuse : société, victimes de la colonisation, enfance malheureuse, chômage etc... La vraie victime méprisée, humiliée étant invitée à la mettre en veilleuse et en sourdine.

Une très grande majorité de citoyens en ont marre et le feront savoir. Les retours de bâton risquent d'être terribles pour les gens qui ont participé par démagogie, cynisme, idéologie gauchisante et arrogance à cette mascarade ignoble envers les victimes, les vraies.

SYLVAIN

@ JD Reffait
Vous avez concrétisé ce que je dis des gens qui comme vous ont le droit de penser ce qu'ils veulent :

L'opinion pousse avec raison et sagesse à ce que le gouvernement arrête de faire des cadeaux aux prisons, les gens en ont marre que ce soient toujours les mêmes qui bénéficient des grâces et faveurs : délinquants, criminels....
L'ère utopique et criminogène de Badinter est révolue
Je n'ai jamais dit que vous étiez magistrat, c'est vous qui lisez mal, mais si vous l'étiez, il vaudrait mieux que vous fassiez autre chose...
Vous-même parlez d'invective, et vos propos : "sujet aux hallucinations" ..???
Et l'arrogance teintée de sarcasme de la dernière phrase ??
La perspicacité c'est vous qui devriez essayer de la retrouver...

Jean-Dominique Reffait

Sylvain, vous ne risquez rien à émettre vos opinions qui participent d'un courant largement majoritaire de la population, raison pour laquelle d'ailleurs les responsables politiques ne se sentent pas poussés par un énorme élan en faveur de la réforme pénitentiaire. Il est vrai qu'en vous présentant comme victime, il vous est loisible de plonger dans l'invective plus aisément.

Je vous aurais volontiers laissé croire que je suis magistrat car cela prouve deux choses :
1. Que vous lisez fort mal car pour me prendre pour un magistrat en lisant mes propos sur ce blog, il faut être sujet aux hallucinations.
2. Qu'aussi détestables que sont mes propos, ils vous paraissent cependant étayés par une expérience, certes dévoyée mais réelle, du fait judiciaire.

Je vous condamne donc à une cure de perspicacité et à tirer la charrette, vous faites ça très bien.

Serge ULESKI

Prison : délinquance et criminalité

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L’homme, cette bête humaine qui ne cesse de courir après son humanité comme un chien après sa queue ; insaisissable, plus il s’en rapproche, plus elle lui échappe, étant chaque jour, de plus en plus absent à lui-même et aux autres ; sans oublier les cas où, l'ayant dépassée par mégarde - tête en l'air qu'il est -, il lui faut se retourner pour retrouver cette humanité qui lui ferait soudainement défaut.



Alors que d'aucuns la cherchent encore au fond d'une fosse commune, entre deux génocides, d'autres, hyper-civilisés, en sont déjà à rêver d'un monde au-delà de l'humain, un monde sans alternative aucune, un monde sans mémoire et sans Histoire, un monde sans loi ni police puisque tout y serait incarné loi et police.


Intellectuellement prolifique, même si pour l’heure l'homme n’a de cesse de déplorer le fait de ne jamais pouvoir parvenir à ce à quoi il se croit destiné : à plus de compassion, plus d’intelligence préventive et plus de générosité - entendez, plus d’humanité ; refusant obstinément d'accepter l'idée que son destin puisse être plus grand que lui, son énergie vitale n’a qu’un seul objet, à lui-même caché : la perpétuation de sa propre espèce et sa survie dans dix mille ans dans un état de non-être absolu, artefact, grâce à la technique repoussant sans fin les limites de l'imagination, de l'éthique et de la morale, simple organisme macroscopique privé de conscience - conscience d‘être un être humain, bien évidemment.


Car, l'homme n’attendra alors plus qu’une chose de lui-même : qu’il sache fonctionner. Point barre !

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« Revenons à notre enquête Roger. Nous nous intéressons à tout ce qui est sordide.


- J’ai fait de la prison.


- C’est sordide la prison, vous croyez ?


- Oui, c’est bien sordide. C’est sacrément sordide même, les détenus, les matons, le racket, les viols, la saleté, l’ennui, les visiteurs de prisons. Oui, les visiteurs de prisons, c’est sordide aussi ! Le travail payé à trois euros de l’heure, la misère affective, la solitude ; les suicides aussi, et tout le monde qui s’en fout, sauf la famille quand il y en a une pour pleurer celui qui s'est pendu, parce que faut pas compter sur les détenus, les matons et le directeur pour le faire. Ils n‘ont pas le temps et ils n’en ont pas envie. La prison, c’est sordide et c’est l’enfer ; et en enfer, rien n’est possible.


- Cet enfer, c’est peut-être fait pour dissuader les gens d’y aller ou d’y revenir.


- Les gens qui se tiennent pénards sont quand même pas... que des gens qui ne veulent pas aller en prison ?!
- Admettons !

- En prison, on ne choisit rien. On subit, à moins d’avoir du blé, beaucoup de blé et des contacts.


- Du blé et des contacts ? Ben alors, c'est comme dehors ?!


- Le jour où les matons comprendront que leurs conditions de travail dépendent des conditions de vie des détenus, ce jour-là, la vie des détenus changera du tout au tout, et la vie des matons aussi. Avouez que pour ne pas comprendre ça, faut être un maton ou un de leurs représentants syndicaux ! Au lieu de demander plus de sécurité, ils feraient bien mieux de demander plus d’humanité sur leur lieu de travail parce que... de sécurité, ils n’en auront jamais assez.

- Continuez !

- Je crois que l’administration pénitentiaire et les matons sont complices. L’administration fait des économies en ne changeant rien, ou si changements il y a, ils doivent être imperceptibles pour ne pas remettre en cause le travail du maton ; en échange de quoi, les matons s’engagent, et quelles que soient les conditions de détention, à faire en sorte qu’on ne parle pas trop souvent des prisons, des détenus, et des conditions de vie dans ces prisons. Ils offrent la garantie que l’administration aura la paix dans ces lieux de détention qui sont des lieux privés d’humanité, des lieux d’échecs et de mort, même si je soupçonne l’administration pénitentiaire d’avoir la même opinion des matons et des détenus. Tout se tient : dites-moi dans quelles conditions vous me faites travailler et je vous dirai quelle opinion vous avez mon travail. Et puis aussi : dites-moi qui vous recrutez comme maton, et je vous dirai quelle formation vous allez lui donner, et je vous dirai aussi quelle opinion vous vous faites du métier de maton et quelle opinion vous avez des matons et des détenus. Pour changer les conditions de détention dans les prisons, il faudrait changer les hommes qui y travaillent, car ceux-là sont prêts à y travailler dans n’importe quelle condition... pour les détenus, même si je crois que c’est tout aussi difficile de supprimer les matons que de supprimer la délinquance...

- Comment ça ?

- Que vous le vouliez ou non, le maton est le revers de la délinquance et de la criminalité comme la face cachée d’une même médaille. Alors... à quand un procès contre les matons, à la fois pour... traitements inhumains et non-assistance à personne en danger ? Oui, un procès ! Après tout, ce sont eux qui, le matin, ouvrent les portes des cellules ! Et puis surtout, qu'ils ne viennent pas nous dire qu'ils n'ont fait qu'obéir aux ordres parce que... là, je leur mets ma main sur la gueule !

- Je vois Roger. Vous pensez sans doute à un procès du type... Nuremberg ? N’est-ce pas ?

- Et pourquoi pas ? Hein ? Pourquoi pas ?! Ne vous moquez pas !

- Je ne me moque pas Roger. Je vous trouve plutôt ambitieux, ambitieux et optimiste. C'est tout. Mais... c'est bien. C'est très bien, même !»

___________________

Copyright Serge ULESKI - Extrait du titre inédit : "Paroles d’hommes" - chapitre 3

Ludovic

Bonjour M. Bilger,

L'éternel problème des prisons, de la surpopulation carcérale, et de l'insalubrité de celles-ci est soulevé régulièrement sans que de véritables solutions soient trouvées. La France est paraît-il avec la Moldavie, le pays d'Europe où les conditions de détention sont les plus indignes.
La peine de détention ne devrait être entendue que comme une privation de liberté et non comme une obligation de vivre dans des conditions dégradantes et humiliantes pour les détenus.
Sans sombrer dans l'angélisme, il me semble que la détention devrait être réservée aux individus réellement dangereux pour la société. L'exemple du fumeur de joints d'Aïssa est en effet éclairant. Pourquoi s'obstine-t-on à envoyer des toxicomanes, même récidivistes, en prison? Quel danger représentent-ils pour la société, dès lors qu'il ne s'agit que de consommateurs?
Il en va de même pour les récidivistes de la conduite en état d'ébriété, que je n'approuve pas bien sûr, mais pour lesquels je doute que la prison soit la solution la plus adaptée.
La prison est aussi souvent présentée comme l'école du crime.
Il me semble que les peines alternatives, en particulier les bracelets électroniques, ne sont pas assez utilisées.
Or, paradoxalement, dans certaines juridictions, un tiers des peines de prison ferme ne sont pas exécutées faute de moyens et de personnel (cas du ressort de la cour d'Appel de Versailles selon le billet de Gascogne le 22 août dernier sur le blog d'Eolas) ce qui est pire que tout.
Les peuples germaniques, les Vikings et les Irlandais du Haut Moyen-Age, ignoraient les prisons. Leur justice fonctionnait selon un système de compensations et de réparation, le wehrgeld, la peine de mort n'était pas encourue et la sanction la plus lourde était le bannissement et l'exil.
Sans aller jusqu'à revenir à un "prix du sang", ne pourrait-on au moins, pour les délinquants ne présentant pas de caractère dangereux pour autrui, envisager d'autres solutions?

SYLVAIN

On peut tendre la main.

On peut tendre l'autre joue.

On peut aussi tendre... par politesse et respect pour M.Bilger, je ne citerai pas cette partie de l'anatomie que les gens de gauche se complaisent à tendre le plus possible quand ils sont en difficulté..

SYLVAIN

Et puis un philosophe brésilien "torturé" par les lois Sarko, dans un mail m'a dit ceci :
"Au moins Jospin nous foutait la paix"

Qu'est-ce qu'il fait ce brésilien ici ??? si ça lui plaît pas, qu'il retourne chez lui , on le retient pas ....

Quant à Jospin, bravo, mettre la tête dans le sable pour ne rien voir et ne prendre aucun risque, c'est sûr qu'il foutait la paix...
SURTOUT AUX DELINQUANTS... lol
Belle mentalité en effet que celle de se comporter comme un lâche.

Pierre-Antoine

@Sylvain,
"Ceux-là préfèrent braire que tirer la charrette de toute évidence."

N'oubliez pas ceux (plus nombreux qu'on ne croit) qui savent aussi faire la différence entre la gauche et la droite, entre l'anarchie et l'utopie, entre le sécuritaire et le totalitaire.
Entre les deux extrêmes mon coeur ne balance pas... il bat à l'unisson !
Entre les antagonismes je ne choisis pas, je tranche pour celui qui me ressemble, qui nous ressemble !
Entre celui qui tend le poing et ceux qui le montrent du doigt, je choisis de tendre ma main !

Cordialement

Pierre-Antoine

jpledun@Sylvain

Plus de risques pour moi ici. J'ai déjà tout entendu (facho, pétainiste, extrême droite, et patati et patata)

Et puis un philosophe brésilien "torturé" par les lois Sarko, dans un mail m'a dit ceci :
"Au moins Jospin nous foutait la paix"

Depuis je relativise... (c’est mon mot pour cette rentrée apparemment)

SYLVAIN

Merci jpledun mais attention aux dérives de la non soumission à la dictature bien pensante bobo gaucho de pas mal d'intervenants ici ; tu risques gros de ne pas braire le bréviaire du parfait petit socialo droit de l'hommiste avec le troupeau.

Ceux-là préfèrent braire que tirer la charrette de toute évidence.
La rentrée arrive, ils vont pouvoir redescendre dans la rue, pour le moment laissons-les finir leur "combat" depuis le camping des flots bleus...

jpledun@Sylvain

@ Sylvain


Je LOL 3X bruyamment avec vous.

SYLVAIN

Il y ceci aussi :

""Mais les viols, les humiliations, la crasse, la promiscuité, les rackets, les intimidations, cela est de la responsabilité de la République.""" re - lol

Je dirai même plus : c'est de la faute à Sarko
les viols c'est pas de la faute des violeurs
les rackets, c'est pas de la faute des racketteurs, les intimidations c'est pas de la faute des intimideurs ..
etc.
Vous me faites penser au maire de Bagnolet en parlant des casseurs incendiaires de sa ville ; "il faut les comprendre ces petits", c'est pas de leur faute s'ils en sont arrivés là... je comprends leur colère"" etc.

Ainsi que le maire de Royan : "les gens d'ici ne sont pas habitués à la même violence que celle perpétrée par la bande venue de la banlieue parisienne", triple LOL... D'accord avec son préfet pour faire l'autruche, protéger les délinquants et accuser les forains qui se sont légitimement protégés et ont très bien réagi, puisque les deux institutions police et justice, par trouille, ont préféré prendre le parti des délinquants.

Je vais donc rester droitiste, je préfère...

SYLVAIN

@ Jean Dominique Reffait

"Je vais donc rester gauchiste, je préfère."

Trop LOL si ce n'était trop grave et dangereux de tenir des propos pareils de la part d'un magistrat chargé de la sécurité des citoyens avant le confort des assassins, bourreaux et autres "joyeux drilles".

Heu, vous n'êtes peut-être pas magistrat ? dans ce cas , on l'a échappé belle...

Sinon, faites autre chose, votre place n'est pas dans la magistrature ..

semtob

Cher Philippe,

Dans le groupe de travail qui aurait dû être mis en place depuis un bon moment, nous espérons que l'avis des détenus, des gardiens, des éducateurs, des familles concernées sera entendu.
En ce qui concerne l'avis des autres, celui des économistes, des administratifs, des experts, nous pouvons constater leur incompétence à comprendre la délicatesse et la gravité de la situation et ma conclusion est qu'ils devraient changer de métier.
Oui, c'est une honte !!!
Oui, la France démontre une impuissance à apporter des solutions pour humaniser les prisons.
Je suggère aux magistrats de faire des cocottes en papier en attendant que des personnels de nuit soient nommés pour éviter des drames pareils, de troquer leur hermine contre des écharpes de papier pour souligner leur solidarité et leur indignation. Cette situation rend tout jugement indigne.
Il faudrait également remettre en place les gardiens des passages à niveau qui évitaient un grand nombre d'accidents de la route. Les économies faites sur la santé, la sécurité, l'éducation ne sont pas tolérables.
françoise et karell Semtob

cap-justice

Votre billet est remarquable, sauf sur un point. Vous reprenez les chiffres présentés par les associations politisées et les médias complaisants et concluez à une augmentation du nombre de suicides en prison au cours des ans.

Le problème c'est que le nombre total compte moins que la proportion : il y a normalement moins de suicides parmi 50 000 détenus que parmi 60 000 !

Si l'on veut bien ramener le nombre de suicides au nombre de détenus, on trouve des chiffres bien différents.

La proportion de suicides en prison a connu une forte augmentation entre 1990 et 1996, pour connaître une stagnation jusqu’en 2002, et une diminution de 20 % entre 2003 et 2008 !

Il ne s'agit pas de minimiser ces drames, simplement de les mettre en perspective.

Jean-Dominique Reffait

Les suicides hors de prison représente 0,02% de la population.
En prison, le chiffre représente 0,17% soit pas loin de 10 fois plus.

C'est une chose de se préoccuper des causes fort multiples de suicides pour les personnes en liberté. Nous sommes tous saisis de révolte devant les suicides consécutifs, notamment, à des pressions insupportables dans certaines entreprises.

C'en est une autre d'être indifférent au fait qu'une institution de la République provoque, malgré elle, une augmentation significative du suicide en prison.

Le taux de suicide en prison sera toujours plus élevé que dehors : les causes qui mènent certaines personnes en prison recèlent en elles-même la possibilité du suicide, l'enfermement, aussi civilisé soit-il, en sera toujours une cause aussi. Mais les viols, les humiliations, la crasse, la promiscuité, les rackets, les intimidations, cela est de la responsabilité de la République.

A moins que l'on estime finalement que la peine de mort est légitimement en filigrane de toute incarcération, ce qui n'est pas loin de l'opinion de certains ici...
Je vais donc rester gauchiste, je préfère.

Aïssa Lacheb-Boukachache

Mike, j'avais envoyé un mail à PB pour lui demander de ne pas publier mon commentaire car, la sieste reposant, j'ai considéré qu'il était "par trop violent" (ce sont mes termes) et rédigé sous la colère, mauvaise conseillère il paraît... Ce cher PB ne m'a pas répondu et a passé outre ma requête, je n'y puis donc rien. Mon commentaire est maintenant là et tant pis ou tant mieux c'est selon...

Bruno, le doute vous habite, écrivez-vous, eh bien qu'il y reste, je n'irai pas le déranger... Quant à la leçon à la magistrature que vous évoquez, vous n'y entendez rien, monsieur, il ne s'agit pas de leçon mais de lui mettre tout simplement sur son terrain, ici même, le nez dans ses propres contradictions... Car enfin, tenir pour quasiment quitte Beigbeder le cocaïnomane public quand celui-ci est public (forcément), influent et de ces faits plus que susceptible d'encourager implicitement, par son seul nom et son exemple, d'innombrable jeunes à la consommation de ces drogues, et condamner immédiatement cet inconnu misérable Karim Bouta pour un joint à un mois de prison ferme quand lui ne se fait que du tort à lui-même et dont les capacités de nuisances publicitaires au profit des drogues sont quasi inexistantes comparées à celle de Beigbeder, ça c'est une Justice qui, en l'espèce au nom d'une singulière morale à rebours, flatte le plus nuisible s'il est puissant et frappe le moins menaçant s'il est le plus faible...


Aïssa.

Pierre-Antoine

@Aïssa
"C’est vous, juges et magistrats qu’il faut parfois sérieusement songer à expertiser !"

Chiche j'ai envie de dire...
Ce serait assez intéressant de faire passer un "Rorschach" à ceux qui s'en servent pour inculper... et j'irai même plus loin, aux policiers et aux experts psy...
et bien sur de les rendre publics... après tout, la justice n'est-elle pas équitable et transparente... Oui ou non ?

sauf notre cher PB, qui lui se fait expertiser à longueur de commentaires

Cordialement

Pierre-Antoine

Pierre-Antoine

@Basba
"12 000 suicides en France chaque année, derrière lesquels on trouve des mères de famille, des ados, des travailleurs, des grands-pères."

Tous ceux-là peuvent, à défaut de trouver, du moins demander du secours "librement" auprès du médecin de leur choix, de leur famille, de leur amis, des voisins, des associations.
Ils peuvent même se rendre librement aux urgences à 3h00 du matin s'ils le veulent, et s'ils ne le peuvent, appeler le 18 ou le 17, ou SOS amitiés (ou simililaire)!

LIBREMENT, savez-vous ce que cela veut dire ?

Il n'y a pas que l'excès d'humanisme qui pose problème !

Mais je reconnais humblement qu'un suicide, même en liberté, est toujours un problème, une souffrance...

Cordialement
Pierre-Antoine

Alex paulista

Je ne suis pas tout à fait d'accord Aïssa, sur votre histoire de récidiviste pris avec 3g de résine. Un mois c'est un peu long, mais il n'a pas volé au moins quinze jours aux gnouffes. Pas tellement pour la nuisance à autrui mais pour se foutre de la gueule du monde...

Il m'est arrivé de passer une nuit au frais pour mes frasques alcoolisées, j'y ai pris des puces refilées à mon chat (Avenue du Maine, 14ème, sous la BRB sissi), et je n'avais pas enfreint grand-chose, au contraire des policiers qui ont parcouru la rue Daguerre à contre sens tous feux éteints pour me demander mes papiers, sous mes pupilles dilatées par... la surprise.
Sont fous ces condés, si un gamin était sorti d'entre deux voitures à ce moment-là le Fig aurait dû faire un billet sur les flics exempts de reproches et les gamins dehors la nuit...
Mais c'est la vie, ces flics ont leurs quotas et une vie de raté, faut les comprendre et savourer l'instant subtil où ils vous demandent de montrer votre cul...

Un mois c'est le temps qu'il faut pour arrêter de fumer. Une bonne alternative au suicide, somme toute.

bruno

Le doute m'habite : monsieur Lacheb-Boukachache est-il le mieux placé pour faire la leçon à la magistrature ?

jpledun@basba

@basba
Bravo.

Dites le haut et fort á Madame Jacob et autres intellos en pantoufles.

Moi je n'y arrive pas.

Ici, je suis l'homme invisible, quantité négligeable pour Haïsseur de tout bord.

SYLVAIN

Je ne vois personne ici qui se soucie du malheur des victimes, les vrais, celles qui sont passées entre les mains de bourreaux remis en état de nuire par notre justice badintérienne si compatissante avec les délinquants et criminels ; mais il est vrai que votre idéologie gauchiste vous empêche de regarder ailleurs qu'à l'horizon de vos oeillères ; c'est très "facho" ce que je dis là, ça fait pas assez bobo à l'heure des sushis...
Essayez au moins d'éviter d' effrayer vos miroirs...

Valérie

"12 000 suicides en France chaque année, derrière lesquels on trouve des mères de famille, des ados, des travailleurs, des grands-pères.

Et pourtant, qu'est-ce qui fait débat ? Le suicide de quelques dizaines de délinquants, condamnés au nom du peuple français ou en attente de jugement en raison d'indices graves et concordants laissant présumer leur participation à de graves infractions.

Le problème de l'excès d'humanisme, c'est qu'il nous focalise sur les marges de l'accessoire."


Rédigé par: basba | 23 août 2009 à 12:44

Votre commentaire, il me semble, repositionne les choses à leur juste place. Merci de l'avoir écrit car je n'aurais pas trouvé les mots justes pour le dire.

Valérie

mike

@ Aïssa
Pourquoi polluez-vous vos réflexions quelquefois judicieuses, parfois insultantes mais non sans talent, avec un vocabulaire déplaisant ?

jpledun@Catherine JACOB

Madame JACOB

Nous y voilà : " Un lecteur a dit que..."
et cela vous suffit pour nous écrire 100 lignes sur MA décision de relativiser les petits bobos de la France.
Je relativise, je ne dis pas qu'il est inconvenant d'en parler...

Serait- il possible, ici, de dire juste son avis, son ressenti, sans devoir faire étalage de sa culture littéraire "comme un certain " ou de sa culture générale "comme une certaine".

Je vous conseille de lire
"Les bienveillantes". Quel que soit le procédé utilisé le récit du Docteur Aue (Obersturmbannführer) dérange et cela ça m'arrange.
J'aimerais en savoir plus !

Aïssa Lacheb-Boukachache

« Tribunal correctionnel de Reims. A 21 ans, Karim Bouta a déjà huit condamnations à son casier judiciaire. Dont trois pour des infractions à la législation sur les stupéfiants. Jeudi, le jeune homme a été interpellé à l’angle des rues de Courcelles et Géruzez. Il était en train de se confectionner un joint. En pleine rue. A l’occasion de la fouille, les policiers ont trouvé sur lui 3 grammes de cannabis. « Quand je vais à Paris, c’est des gens qui viennent me proposer du shit. C’est pas moi qui vais les voir », a assuré le jeune homme à la barre du tribunal qui le jugeait vendredi en comparution immédiate. « Laissez-moi une dernière chance … ».
Le substitut du procureur de la République a requis un à deux mois de prison à l’encontre de Karim Bouta. « Sur les huit condamnations qui figurent à son casier judiciaire, trois concernent les stupéfiants. Ce jeune homme n’a manifestement pas envie de comprendre que les stupéfiants sont interdits ».
Maître Benjamin Chauveaux, pour la défense, a demandé une expertise psychiatrique « car on est manifestement en face d’un individu confus, qui n’est pas en mesure d’avoir un discours construit. Il faudrait mieux connaître son degré exact de responsabilité ».
Rejetant la demande d’expertise psychiatrique, le tribunal a prononcé une peine d’un mois de prison ferme et a décerné un mandat de dépôt à l’encontre de Karim Bouta. Le jeune homme vient de passer sa première nuit en prison ».
L’Union de Reims/ Ce jour dimanche 23 août 2009/ Article rédigé par P.B.

Karim Bouta de Reims n’est pas Frédéric Beigbeider de Paris et naturellement encore 3 grammes de shit ne valent pas une ligne de coke et je puis jurer que le procureur de Reims ne s’est pas déplacé au commissariat ni ailleurs durant cette nuit de garde-à-vue pour rencontrer dans ces niches le présumé coupable Karim et lui faire un petit bout de conversation ainsi Marin avec Beig…

Il faut espérer que ce malheureux Karim Bouta ne ne suicidera pas dans "sa" prison ... Un mois c'est long, surtout quand on n'a rien fait de mal à personne ... La maison d'arrêt de Reims est en surpopulation chronique (les surveillants y font régulièrement le piquet de grève aux portes pour protester contre cet état); Karim y couche à cette heure sur un matelas posé à même le sol dans une cellule de douze mètres carrés à trois à quatre détenus au mieux, cinq au pire ...

J’ai envie de dire « sans commentaire » mais non, il faut un commentaire justement et le voici : Justice de merde ! Vous comprendrez mieux maintenant, cher PB, pourquoi le problème carcéral que vous soulevez, pourquoi les prisons sont pleines et patati patata … Vous êtes obséquieux, vous faites dans votre culotte face aux Beigbeder et vous jouez les cador, biceps et compagnie avec ce malheureux Karim Bouta à qui même une expertise médicale est refusée … Le problème, c'est souvent moins la prison que le tribunal ; c'est souvent moins ce qui se passe dans ces lieux que ce qui se passe dans votre tête … C’est vous, juges et magistrats qu’il faut parfois sérieusement songer à expertiser !


Aïssa.

basba

12 000 suicides en France chaque année, derrière lesquels on trouve des mères de famille, des ados, des travailleurs, des grands-pères.

Et pourtant, qu'est-ce qui fait débat ? Le suicide de quelques dizaines de délinquants, condamnés au nom du peuple français ou en attente de jugement en raison d'indices graves et concordants laissant présumer leur participation à de graves infractions.

Le problème de l'excès d'humanisme, c'est qu'il nous focalise sur les marges de l'accessoire.

Laurent Dingli

Catherine Jacob,
Très intéressant ce que vous développez à partir du film de Jan-Hinrik Drevs que je n'ai malheureusement pas eu la possibilité de voir. L'influence psychologique de l'animal sur des personnalités violentes m'a toujours intéressé. Il y a un certain temps, j'avais mentionné ici le travail de réinsertion effectué en Thaïlande, dans le Triangle d'Or, par un moine bouddhiste : ce dernier confie des chevaux à des enfants qui ont vécu l'enfer de la misère et de la drogue. D'autres moines font la même chose ailleurs avec des tigres, et ça marche. On connaît aussi les expériences menées aux Etats-Unis avec des chiens. L'accompagnement psychologique de l'homme complète évidemment le dispositif dans tous les cas cités. Je suis d'accord aussi avec les réserves que vous émettez à propos du respect nécessaire de l'animal.
Zut ! nos chiens ne pourraient pas s'entendre ! j'ai un labrador (noir) et pas mal de chats !

Catherine JACOB

@jpledun
"Je termine la lecture de "Les bienveillantes", alors vous comprendrez ma décision de relativiser les petits bobos de la société française."

Trouvé sur alapage.com, rubrique commentaires des lecteurs:
"ce pavé est une magistrale compilation de presque toutes les anecdotes historiques croustillantes citées dans les innombrables publications d'historiens, anecdotes issues elles-mêmes d'archives officielles ou de témoignages (parfois reprises au mot à mot). Donc un grand bravo pour ce gros travail de bibliographie." - "Mais d'après moi, le livre ne tient pas la route en tant que roman. Faire traverser toutes ces scènes exceptionnelles par un seul acteur est un procédé séduisant pour parvenir à lier la sauce, et c'est vrai que le pavé passe bien. Mais trop, c'est trop" - Signé P. Thomas -

Vu ce commentaire, je ne pense pas qu'il puisse être mal venu de s'occuper des 'petits bobos' un par un, au jour le jour, proprement, soigneusement en attendant le grand chambardement à l'occasion duquel PB/Eurysthée fera appel à jpledun/Héraclès pour les douze travaux de la révélation du moi profond de la Justice.

"Un grain de sable explose /Un grain c'est peu de choses/Mais deux mais dix mais cent/Ça c'est intéressant"
"Regardez qui décide/Ce joyeux génocide/Qui dirige vraiment/Le grand chambardement
Ciel ! Ce sont les machines/Les machines divines/Qui nous crient en avant/En langue de savant
Que les calculatrices/Sur le feu d'artifice/Alignent leurs zéros/Comme des généraux
Elles ont fait merveille/Bravo pour ces abeilles !/Qu'on décore à cette heure/Le grand ordinateur !"

La machine(rie) judiciaire, glorification de l'homme, comme toute machine où la personnalité s'abolit à moins de se singulariser considérablement! Le règne du mécanique, de la pensée toute faite, du formulaire d'incarcération prépayée! Vous trouverez vraiment que c'est là 'petit bobo' négligeable et non pas l'origine du mal moderne : DERESPONSABILISATION!

jpledun

"Si un certain..(C'est moi !)... il n’aura pas manqué, vu sa perspicacité constante et ses constantes profondeurs d’analyse..."

MERCI AISSA, MERCI.

Pierre-Antoine

@Christophe
"Et pour pratiquer la justice dans mon quotidien, je peux vous dire que je n'ai vu aucun innocent aller en détention provisoire, en 12 ans de métier. "

Oh... Vous ne lisez donc jamais les journaux ? je ne vais pas vous sortir la sacro-sainte formule hypocrite "présumé innocent..."

Mais je vous rappelle simplement l'actualité : "Outreau, Strasbourg, Dijon," et à chaque fois plusieurs personnes inculpées et incarcérées de très très très longs mois en DP et acquittées aux assises.

C'est vrai que les victimes souffrent et c'est révoltant !
Mais les innocents, victimes d'erreurs judiciaires ou d'acharnement procédural, ne souffrent-ils pas ? Et leur famille, leur amis, leur employés s'ils sont patrons, vivent-ils cela comme un simple épisode de la vie ordinaire ?

Mais le pire c'est l'indifférence de ceux qui ont eu à instruire et enquêter... même pas un mot d'excuse... pourtant c'est gratuit, même pas besoin d'être budgété...

On suspend une infirmière à titre conservatoire et on la met en examen pour une erreur médicale ayant entraîné la mort sans intention de la donner ! Et si jamais une collègue un peu jalouse fait courir un ragot, hop direction la DP garantie !

Et pour un suicide lors d'une DP combien de juges ou policiers suspendus, mis en examen pour mise en danger de la vie d'autrui ?
Je ne voudrais pas être à leur place le matin devant leur miroir... ni le soir en se couchant...
Et je ne parle pas des experts psy qui se prennent pour des devins en émettant de péremptoires conclusions en 45 minutes d'amamnèse alors que le mis en examen nie tout en bloc.

Cordialement

Pierre-Antoine

Jean-Dominique Reffait

Aïe Christophe, ne donnez pas de vous-même la caricature du flic moyen règlement-règlement-tout-est-écrit-c'est-parfait.

Vous vous opposez à la suppression de la détention provisoire - ce qui n'a pas été évoqué mais plutôt la suppression de son recours systématique - au motif que c'est la seule peine que font les condamnés ! C'est gentiment absurde : s'il n'étaient pas en détention préventive, à l'évidence, on ne pourrait pas déduire de leur peine une durée qui n'existe pas.

Vous ne vous rendez pas compte de l'énormité morale et juridique que vous énoncez : il vaut mieux les envoyer en prison avant un jugement parce qu'on risque ne pas les y envoyer après ! J'espère que vous n'avez pas répondu ainsi à votre concours, c'est le râteau assuré !

Trois magistrats vous semblent suffisant pour garantir la détention provisoire de tout abus. Outreau, c'est 64 magistrats. Vous êtes d'une naïveté rafraîchissante. La détention provisoire n'est pas utilisée uniquement pour les motifs légitimes que vous évoquez, loin de là. C'est une question de confort pour nombre de magistrats, d'avoir son monde à disposition parce qu'ils ont trop de dossiers pour gérer d'autres emplois du temps que le leur. Et la chaîne hiérarchique signe sans regarder. Vous avez en prison des tas de gens qui y croupissent sans le moindre acte de procédure depuis des mois. C'est pas de la méchanceté, on s'en fout.

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