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09 septembre 2009

Commentaires

jpledun

@A.Paulista

"la vulgarité est un fil conducteur de l'action présidentielle."

Alors que vive la vulgarité.´

Vraiment.

Alex paulista

@ jpledun

Vous avez raison, intéressons-nous aux mots entre les mâchouillis.
C'est quoi, au juste, son dernier buzz industriel ?

Remarquez, je ne veux pas le blâmer outre-mesure. La politique industrielle française a toujours consisté à identifier un "champion" dans chaque domaine, qui met un point d'honneur à aspirer les subventions pour se remplumer et surtout empêcher que l'une d'elle ne finisse dans une PME concurrente.

Lorsqu'une technologie exclusive naît dans une PME, il arrive que par miracle elle capte une subvention. Il faut s'en méfier: très vite tous les résultats d'études très confidentiels viennent atterrir chez le "champion", qui fait office d'expert technique du ministère.

Ministère qui, au détour d'une conversation, explique sa vision d'une population d'entreprise comme des poissons, le gros ayant forcément vocation à manger les petits.

La vérité est que le ministère est bien embêté s'il n'a pas identifié son "champion" dans chaque domaine: il n'a aucune capacité à appréhender la réalité économique en dehors de ce schéma.
Qui aboutit à ce que certaines PME françaises innovantes fassent tout leur chiffre d'affaires à l'étranger: concurrentes du "champion", elles sont black-listées en France et doivent se battre contre les étrangers sur leur terrain et avec leurs appuis nationaux.

Je pense précisément à la SAGEM, mais chaque domaine a son aspirateur à subventions. Bull (l'ordinateur qui se plante, voyez le logo !) a fait office de puits sans fond à son époque...

jpledun

Je suis allé voir par curiosité "la consternante prestation" (L.Dingli que personne ne lit ?) du chef de l'Etat.

Bien m'en prit.
Pendant qu'il s'adresse aux salariés de Faurecia, se tiennent derrière lui Estrosi et Devedjian, tout deux plus grand d'une demi-tête. Puis le cadre s'élargit et c'est le jeunot du gouvernement qui apparaît, aussi grand que ses deux collègues.
Problème de taille ? Et quand bien même.

Pendant que nous discutons bonne manière avec le "père" Bilger, le "père" Sarko chez Faurecia, pourquoi il continue d'aller dans les usines ? Il explique pourquoi il va là où il y a des problèmes et non là où l'on sortait ses successeurs, á savoir dans l'unique usine modèle du coin qui effectivement n'a pas besoin d'une visite présidentielle.
Il explique sa politique industrielle pour la France, pour les emplois, il ne promet rien. Il explique ce qu'il fait.

"Je ne suis pas là pour commenter les commentaires, je ne suis pas payé pour ca. Je suis là pour agir" (NS pendant la même sortie).

Alors oui, au début de son intervention il garde sa main dans la poche et "c'est pas bien".
Alors oui certainement il a mâchonné et cela n'est vraiment pas joli.

Vous serez tous d'accord avec moi pour dire que de cela, les Français s'en foutent !

Ca y est je me suis encore énervé.

Bon rétablissement á M. Reffait.
Bon « machucage » (c’est du ch’ti) aux autres.

Le discours "original" pour les amateurs.
http://www.elysee.fr/webtv/

Alex paulista

Ce président est vulgaire, jusque dans sa manière d'appréhender les contentieux judiciaires. Je pense à l'affaire Clearstream.
Même si - et je dirais surtout - si on lui fait le crédit d'avoir raison dans cette dernière affaire.

La "je paye donc j'ai droit"-attitude, en quelque sorte.

Je conçois que le lien est flou, mais je persiste : la vulgarité est un fil conducteur de l'action présidentielle.

J.A

J'ai regardé hier soir un passionnant documentaire sur 39-40 ! Et sans chewing-gum !...

Jean-Dominique Reffait

Merci, chère Cécile, mais la providence m'ayant attribué la version hallal du virus cochon, je ne doute pas des conséquences heureuses qui en résulteront sur mon intellect. Mon tapis de prière pour un saucisson !

Laurent Dingli

J'ajoute : mon cher Little Big Man ne doit pas être aussi complexé que cela sur sa taille pour s'afficher toute la sainte journée aux côtés du mannequin Carla. Que je sache il n'a pas demandé à sa belle italienne de marcher sur les genoux...
J'en prends bonne note, cher Ludovic. Pour le reste vous devriez faire suivre votre prénom de la première lettre de votre nom, si vous tenez toujours à l'anonymat.
Je vous souhaite un prompt rétablissement cher Jean-Dominique Reffait.

Baudricourt

Mais c'est la folie des grandeurs !
http://www.dailymotion.com/video/x1bnjj_la-folie-des-grandeurs_fun

PS/ Pour M'mame la baronne Nadine, pauvre mendigote,
si tu veux lui poser une question, c'est 5 euros !
http://www.academienadinederothschild.ch/?questionssommaire

Mais par contre, si vous souhaitez m'en poser une, c'est cadeau, 4,99 seulement !

on dit "gomme à mâcher" cher Procureur

"Une seconde j'ai tenté de faire de la justice fiction. Qui, dans son entourage judiciaire, aurait eu le courage de signifier au président que cela ne se faisait pas ? Personne. Personne n'aurait pris le risque de formuler cette évidence, ce conseil, cet avertissement. le Parquet n'a rien remarqué et d'ailleurs s'en soucie comme d'une guigne. Le seul qui se permettra respectueusement de lui murmurer ce qui convient, ce sera peut-être son greffier. Je suis tout de même très inquiet devant une corporation où il y a un homme à qui on ne peut pas se permettre de tout dire, même si c'est pour son bien."

...et accessoirement pour les bonnes moeurs...

ça ne vous rappelle rien ?

(sbriglia, qui préfère les fraises tagada)

Valerie

"Monsieur Philippe Bilger, ne pensez-vous pas que votre talent de prosateur pourrait s'exercer, pour le profit de vos lecteurs, sur des sujets plus importants ?
La France n'en manque pas.

Rédigé par: mike | 09 septembre 2009 à 12:24"

Monsieur Mike, je profite de votre commentaire pour rebondir car je pense au contraire ce billet tres interessant etant donne que le ruminant concerne est quand meme a la tete de l'Etat et "Si les présidents passent, le pays poursuit sa route"... certes, mais pour l'instant il est en fonction et il represente la France.

D'ailleurs, je vais de ce pas voir si les medias etrangers mentionnent cette video... esperons que non ; a-t-on envie d'etre la risee du Monde par son intermediaire ?

Je n'ai pas vu la video en question qui fait apparaitre notre "Grand Homme" en flagrant delit de vulgarite mais je gage qu'une prochaine occasion me sera donnee de l'admirer en plein exercice de sa specialite.

Toutefois, il n'est peut etre pas responsable d'etre "mal eleve" ; on ne lui a sans doute pas appris lorsqu'il etait enfant que ce n'etait pas acceptable de s'exprimer en "machouillant" meme lorsque l'on s'adresse aux domestiques. Sa mere, Dieu la benisse, devait "marcher sur des oeufs", il donne l'impression d'etre hyper-sensible/susceptible et difficilement capable de controle emotionnel (remarquons ses tics d'epaules). Le regarder a la television me genere de l'anxiete alors je m'epargne autant que possible. Sans vouloir etre blessante, quitte a choisir, j'aurais prefere Monsieur de V. qui ne me semble pas "bourre de complexes", apparait plus equilibre... et presente mieux en raison de sa stature et de sa prestance aristocratiques.

"Qui, dans son entourage politique, aurait eu le courage de signifier au président que cela ne se faisait pas ? Personne. Personne n'aurait pris le risque de formuler cette évidence, ce conseil, cet avertissement."

Monsieur Bilger, vous n'y songez pas quand meme ? La cour qui gravite autour de lui ne s'y risquerait jamais, ils tiennent a leur fonction.

Une excellente journee a tous.

Valerie

Cécile de Songy

Cher Jean-Dominique, merci de nous rassurer : cette grippe n'altère pas l'esprit et les capacités intellectuelles !

Jean-Dominique Reffait

J'ai la grippe A !
Gloire et modernité, le verdict médical est sans appel, je suis touché par la grâce, traversant les pampas mexicaines, le virus post-moderne a daigné poser sur moi un regard compatissant !
Seul de ma famille à n'avoir pas été mis en examen, ni même placé en garde-à-vue, fut-ce pour une misérable fausse facture que j'aurais volontiers rédigé sous la dictée d'un juge, je sentais bien que j'étais frôlé par l'air du temps sans être autorisé à entrer dans le tourbillon.
Hier j'apprenais la mise en détention hors procédure d'un mien ami, impliqué dans une tentative de coup d'Etat en Cote d'Ivoire, incarcération précipitée dictée, sous les auspices d'un parquet de Paris toujours plus indépendant chaque jour, par les contraintes nouvelles de la Françafrique. Là encore, je ne suis que témoin lointain, ne ressentant du cyclone de l'actualité que la brise marine.
Déjà que j'ai été infoutu d'être gay, pas moyen d'être juif sans être parrainé par sa mère, j'arrive sur les marches de la cinquantaine tel un Bilger ordinaire, rendez-vous compte : trop poli, correctement cultivé, s'exprimant dans un français admissible, en délicatesse avec la pensée sauvage de BHL, le ringard total !

Je suis sauvé, je mâchouille mon virus tel un Hollywood élyséen, et je bisse, je trisse : loin de détenir désormais le label d'une contagion si vainement attendue par tous, je m'enorgueillis de l'origine de mon virus porcin. Oui, toutes les joies me sont accordées d'un coup d'un seul, ma grippe porcine me vient d'une musulmane revenant du Maroc en plein Ramadan, orgasme ! Ne pas manger de cochon et transmettre le virus à rillettes à un chien d'infidèle, Allah Akhbar !

Tenez, je ne suis pas ingrat, je cède aux convenances du moment et, pourvu qu'aucun de vous ne dépasse ma taille, je consens à vous en postillonner un peu, conformément au nouveaux usages du savoir-vivre républicain : pfft, prrrt, ptptptp !

jpledun

@Ludovic

"Offrez donc au président de la République l'œuvre complète de Nadine de Rothschild"

Excellente idée, Ludovic.
Mais si vous le permettez, je me l'offrirai á moi-même.

Moi je suis très preneur de la tenue, du protocole et des bonnes manières. Depuis toujours.

Et malgré tout il ne me viendrait pas á l'idée de mettre des petits bâtons dans les petites jambes du président de ma (notre) République.

Tout ca c'est bon pour passer le temps, pour s'amuser entre "blagueurs".

Si vous le permettez, sur ce sujet, je passe.

Ludovic

@Catherine Jacob,

Non je ne lis pas Nadine de Rothschild, c'était un trait d'humour, je n'ose dire d'esprit. En revanche, le petit livre de Desproges est fort drôle, on y apprend comment déclencher poliment une guerre civile, comment distinguer l'amour des toilettes, les bonnes manières au lit, et une merveilleuse recette de cuisine qui ravira vos invités : le cheval-melba.
Bien à vous.

@Tous

Je viens de découvrir un autre commentateur qui utilise comme moi le pseudonyme Ludovic. Je ne suis pas l'auteur du commentaire sur le programme de l'agrégation de lettres. De belles confusions en perspective pour les prochains commentaires...

thierryl

Il y a une contradiction dans votre billet. Vous dites :

"Les contraintes européennes, la crise mondiale constituent un terrible goulot d'étranglement pour les politiques qui rêvent d'être autonomes. En dépit des moulinets, il n'y a plus mille choix possibles."

S'il y a goulot d'étranglement cela incite assez fortement à ce que le message doive être focalisé et soutenu par le politique sur le fond plutôt que sur la forme.

Regardez par exemple aujourd'hui, notre bel et cher Obama. Un prince de la forme, mais une impossibilité à trancher, à inspirer, à conduire. Et au final 6 mois désastreusement perdus de son mandat, sans résultat.

On a reproché et on continuera de reprocher beaucoup de chose à Sarkozy dans sa présentation et ses goûts. Mais c'est que l'ère n'est plus à la perfection ni à la réassurance des experts pour la conduite du pouvoir.
Les gens peut-être parmi les mieux habillés, les mieux éduqués et les plus courtois de la planète, les banquiers en un mot, viennent de conduire le monde économique au bord de la catastrophe.

Catherine JACOB

@Ludovic
"offrez donc au président de la République l'oeuvre complète de Nadine de Rothschild"

Ne me dites pas que vous lisez la prose de cette snobinarde ???

Ludovic

@Laurent Dingli,

Cher Laurent, contrairement à ce que vous semblez croire, je n'ai pas de mépris pour Nicolas Sarkozy. Il m'est même arrivé ici même de lui trouver des qualités, et je n'ai jamais caché qu'il méritait la victoire en 2007 puisqu'il était le meilleur des deux candidats du second tour.
Je constate malgré tout un hiatus entre le personnage et la fonction présidentielle.
Le terme malotru ne me paraît pas inconvenant pour un homme qui a multiplié les manquements aux usages élémentaires de bienséance. Passons encore sur le côté "bling bling" des débuts et sur l'étalage de sa vie privée, mais tout de même le "casse-toi pauv'con", le texto envoyé au cours de son entretien particulier avec Benoît XVI, l'affaire du chewing-gum, révélent un manque d'éducation consternant pour un chef d'Etat.
Sans rancune.

mike

Monsieur Philippe Bilger, ne pensez-vous pas que votre talent de prosateur pourrait s'exercer, pour le profit de vos lecteurs, sur des sujets plus importants ?
La France n'en manque pas.
Si les présidents passent, le pays poursuit sa route.

Jean-Dominique Reffait

Laurent Fabius, qui partage avec N. Sarkozy une taille modeste et une bonne connaissance de Carla Bruni, a dit hier en substance que la politique n'était pas affaire de taille mais de hauteur.
Mitterrand Tonton aimait les photos qui le présentaient plus petit, au centre d'un groupe de personnes qui semblaient converger vers ce creuset concentré qu'il représentait.

Il m'arrive parfois d'oublier de retirer un chewing-gum avant d'entrer en réunion. C'est alors une obsession pour moi de chercher à m'en débarrasser, de trouver un bout de papier pour le glisser dans une poche, de le caler sur un coin de gencive pour qu'il ne bouge pas. Je ne suis tranquille que lorsque j'ai résolu cette angoisse. Car c'est une angoisse d'être irrespectueux.

Et ce chewing-gum présidentiel est évidemment révélateur d'un large iceberg de déni des valeurs, de la parole publique ou privée. Votre remarque n'est qu'une grogne de vieux râleur passéiste, quelle importance en vérité ? Cette trivialité ne révèle-t-elle pas un président dans l'action, transpirant au jogging, mâchouillant en public ? Pour un bourgeois Bilger qui s'offusque, combien d'électeurs ébahis devant une vulgarité si proche de la leur ?

Vous fûtes nombreux, au printemps 2007, à feindre de ne pas comprendre l'aversion que certains éprouvaient à l'égard de ce style présidentiel : grincheux étaient ceux qui n'admiraient pas le nouveau style vulgaire, cette incontinence morale qui va du chewing-gum à l'appel Fofana. Pinot simple flic, à l'Elysée.

Vos deux derniers paragraphes sont très forts. Où l'on sent les influences fraternelles, rageuses et dépitées.

Laurent Dingli

Consternante prestation du président de la République, en effet. Ma femme et moi n'en revenions pas de le voir mastiquer comme une vache au bord d'un champ. L'histoire de Little Big Man et des ouvriers calibrés est plus cocasse, et j'espère que les caricaturistes s'en donnent à coeur joie. Je n'avais déjà pas apprécié le fameux "casse-toi pauv' con". On peut faire jeune et moderne sans tomber dans une telle vulgarité.
Une remarque cependant : sans vouloir faire de la psychanalyse de drugstore, il est probable que l'ambition et l'énergie de notre président soient le pendant de ce complexe d'infériorité. Je veux dire que celui-ci n'a peut-être pas que des conséquences négatives, puisqu'il est l'un des ressorts de cette forte personnalité. Beaucoup ici ne l'aiment pas et l'insultent régulièrement. Si je trouve l'attitude de Nicolas Sarkozy ridicule sur ce point, je ne partage pas leur mépris pour l'homme, comme vous le savez. "Malotru" (Ludovic), "branque" (oursivi), "inculte" (Erig L.), etc. J'ai souvent l'impression d'être entouré d'une cohorte de petits juges, qui, eux aussi, avec ou sans talonnettes, ne s'élèvent finalement pas très haut.
C'est vrai, mon cher Sbriglia, mon labrador a bien plus d'élégance que cela, même quand il avale quelques crottes...

Ludovic (2...)

"Qui, dans son entourage politique, aurait eu le courage de signifier au président que cela ne se faisait pas ? Personne. Personne n'aurait pris le risque de formuler cette évidence, ce conseil, cet avertissement."

Votre réflexion est tout à fait juste et cet état de fait que vous dénoncez est bien problématique. En vous lisant, j'ai fait le lien avec une oeuvre au programme de l'agrégation de lettres de cette année, "Les Aventures de Télémaque" de Fénelon, écrit à l'attention du petit-fils de Louis XIV, destiné à devenir roi (le destin en voudra autrement).

Jusqu'à présent, j'ai cru que ce n'était que le concours de l'École Normale Supérieure LSH qui montrait des signes de révolte face au pouvoir en place (cf. http://bit.ly/vmpwE) mais il semble que même l'agrégation tienne à marquer une dose de désapprobation:

"C'est avec douleur que je me vois contraint de vous dire des choses dures mais puis-je vous trahir en vous cachant la vérité? Mettez-vous à ma place. Si vous avez été trompé jusqu'ici, c'est que vous avez bien voulu l'être; c'est que vous avez craint des conseillers trop sincères. Avez-vous cherché les gens les plus désintéressés et les plus propres à vous contredire? Avez-vous pris soin de faire parler les hommes les moins empressés à vous plaire, les plus désintéressés dans leur conduite, les plus capables de condamner vos passions et vos sentiments injustes? Quand vous avez trouvé des flatteurs, les avez-vous écartés? Vous en êtes-vous défié? Non, non, vous n'avez point fait ce que font ceux qui aiment la vérité et qui méritent de la connaître. Voyons si vous aurez maintenant le courage de vous laisser humilier par la vérité qui vous condamne." (Mentor au roi Idoménée)

Ludovic

@ JP Ledun,

Suggestion de cadeau de Noël, offrez donc au président de la République l'oeuvre complète de Nadine de Rothschild ou encore le "Manuel de savoir-vivre à l'usage des rustres et des malpolis" de Pierre Desproges.

Aïssa Lacheb-Boukachache

Pardon, pardon, cher … slurp … PB … Mais slurp miam beurk je trouve moi roooo oups pardon, je trouve moi, zut colle aux dents ce carambar, je disais je trouve miam miam que brooooo eurk flaf que le coup clap slurp des têtes d'ouvriers beeeeeeuuuuuuuurk roooooo sluuurp qui areuh beurk qui dépassent pas c'est pfff pffff pffff pouah euuurk, attendez je le retire avec mes doigts, c'est tenace au fond de la bouche, entre les dents ... Voilà, ouf slurp toujours aussi bon mais pas pratique le bon vieux carambar … Figurez-vous qu'on y trouve encore à l'intérieur dans le papier la fameuse devinette! Qu'est-ce qui est petit et qui veut que tout le monde soit petit, c'est, c'est … c'est Sarkozy, ouiiiiii les enfants, bravo! vous aurez droit à un chamallow, c'est plus tendre et ça nique moins les quenottes et vos belles dents … Nique tes dents et les quenottes toi-même! nous on préfère les tagada … Les haribo c'est bon aussi, ça ressemble à des petits haricots. Je disais, mon cher PB, permettez, un malabar, c'est si bon … je disais, piaf piaf piaf qu'ils sont vraiment cons ces ouvriers de se prêter à un tel simulacre … C'est eux qu'on doit blâmer de faire fi de leur dignité et qu'avec des êtres aussi stupides et décervelés que ça au point d'accepter d'être choisis et alignés tels des choses sur le seul critère de leur taille, on peut mâchouiller en toute tranquillité son chewing-gum. Frédéric Lefebvre ou pas, croyez-vous que cette femme ment quand elle dit ça? On les a bel et bien choisis pour leur taille et c'est très drôle et pathétique qu'ils l'aient accepté sans se révolter … On leur aurait dit de s'allonger sur le carreau, ils se seraient allongés … De faire les singes à quatre pattes, ils l'auraient fait. On ne sait plus s'il faut en rire ou en pleurer … Quand il quitte cette usine, il n'a plus son chewing-gum en bouche, on le remarque. Qu'en a-t-il fait, diable?! Je gage qu'il l'a collé contre un mur ou sur la blouse d'un de ces petits ouvriers … Il y a encore des gens bien éduqués en France, tout n'est pas si sombre, voyez, on peut les humilier même de cette façon, ils ne mouftent pas… Tout de même, le coeur y est, on a mal, pitié pour eux et sans aller jusque la révolution, on a envie de les secouer fort et les rappeler à une élémentaire dignité … Que ce soit l'Elysée ou la direction de cette usine, il faut vraiment avoir l'esprit tordu pour imaginer des idées pareilles. Beuuurk! Rooo... Pardon, le malabar ... viens de l'avaler, il a glissé …


Aïssa..

Ludovic

Bonjour M. Bilger,

L'information selon laquelle les salariés de l'usine Faurecia présents lors de la visite de Nicolas Sarkozy auraient été sélectionnés pour leur petite taille est largement reprise par la presse comme vous le soulignez. Cet incident n'est pas sans rappeler la visite tout aussi bidonnée de Luc Chatel dans un Intermarché du Val de Marne où la claque UMP tenait lieu de consommateurs satisfaits du coût des fournitures scolaires.C'est en effet lamentable et surtout contre productif dès lors que l'information est éventée.
Vous êtes en revanche le seul à avoir remarqué le chewing-gum de Sarkozy. Autant de vulgarité de la part du chef de l'Etat me laisse pantois.
Faut-il vraiment un conseiller ou un membre de son entourage pour rappeler au président de la République les règles les plus élémentaires de savoir-vivre et de politesse? Poser la question est déjà inquiétant car il ne s'agit pas d'une simple faute de goût mais d'un manque effarant d'éducation et de correction. Nul besoin d'être président pour le comprendre. Imagine-t-on un professeur faisant cours tout en ruminant un chewing-gum ?
J'aurais préféré que vous ayez eu la berlue, mais non, nous sommes bien dirigés par un malotru.
Les autres monarques européens ont au moins appris les règles de la bienséance et de la courtoisie, et s'ils n'ont guère de pouvoir, au moins savent-ils tenir leur rang.
Nicolas Sarkozy n'a assurément aucune classe, il s'apparente au sot décrit par La Bruyère dans "Les caractères": "Chassez un chien du fauteuil du roi, il sautera sur la chaise d'un duc et pair".

Marie

"La seule qui se permettra tendrement de lui murmurer ce qui convient, ce sera peut-être son épouse."

Etes-vous naïf ou rongé par la totale éradication du savoir-vivre ? Comme Dame Véronique qui commence à réaliser la triste réalité de la justice française !


Je n'ai pas vu la vidéo en question, mais en lisant votre blog, je suis informée des inconvenances des journalistes, avocats, magistrats, politiques, des sangliers (cf JP Ledun), des talonnettes amovibles, autoadhésives ? non pas de Cambacérès (elles doivent être un peu usées) mais d'un membre du SARC (...modèle de pilotage radio commandé...), etc.


Les traditions sont bien souvent transmises par les anciens, mais quelquefois elles sautent des générations... ! Effet 68 ??? nous dira-t-on !

Nous avons assisté à quelques séances de savoir-vivre, d'abord de Cécilia, plus récemment d'une dame, paraît-il, à Rome, car là les épouses des Etats étrangers n'avaient pas l'air d'être d'un grand intérêt... !

Mais les excuses qui suivent sont tellement intéressantes à entendre... !

A une époque il y avait le ministère du temps libre, il devrait maintenant y avoir un ministère de la Bienséance ! Mais attention avec un siège de pilote de combat, à la place du fauteuil, car l'éjection est parfois imprévisible, mais toujours fort rude !!!

Enfin, monsieur Bilger, vous êtes un incorrigible conservateur, les usages, l'étiquette, la courtoisie, la politesse... sont d'une époque révolue !

En ce qui concerne les informations de la télévision belge, je trouve que leurs journaux TV sont autrement plus intéressants que ceux de la France. Bien plus réalistes et moins style "conter fleurette" !

Autre temps, autres moeurs...

Alex paulista

Intéressant aussi ce que dit Boutin sur le rôle de ministre sous Nicolas Sarkozy.
Il ne mange pas encore ses mickeys en public, et n'est pas aussi souple que le chien de Laurent, estimons-nous heureux...

Pierre-Antoine

@PB
"Les rois avaient leurs fous qui n'étaient là que pour faire passer, sous le caustique, l'audace de la vérité."

Mais la raie publique a ses fous guignolesques et ses gros niqueurs, tels que l'auto-médiatique Guillon et qu'on sort.

S'ils n'ont, eux aussi, pas osé le lui dire, c'est que le fou du président regardait le doigt quand le sage montrait la lune.

Cordialement

Pierre-Antoine

sbriglia

Laurent dira - avec raison - que son labrador a plus de classe que le ruminant à talonnettes (sors de mon corps SR !)

J'ai vu... l'accablement fut grand...

J'espère qu'il ne les colle pas, après usage, sous le bureau de Cambacérès...
(Ah, on me dit dans l'oreillette qu'il n'est plus Place Beauvau !)

jpledun

A quand un billet sur la colère de BB sur les sangliers de Saint-Tropez ?

Duval Uzan

Oui moi aussi je n'en revenais pas !
J'ai même failli regarder derrière la télé pour comprendre, voir si je ne me trompais pas. Comme je ne savais pas très bien ce qu'il visitait parce que je n'avais pas vu le début de l'émission, j'en avais déduit qu'il visitait une usine de fromage et qu'il était en train de goûter !
Que c'est ce qui expliquait l'indifférence apparente de son interlocuteur.
J'ai ressenti un grand soulagement après cette explication que je m'étais donnée.
Je suis sûre que vous ne me croyez pas.
C'est pourtant la vérité.
Mais ce que vous dites sur les tailles me paraît bien plus inquiétant et je préfère ne pas vous croire.
Duval Uzan

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