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26 octobre 2009

Commentaires

Alex paulista

Cher david

"Ainsi nos impôts servent à payer l'enseignement et l'étude de la folie collective brésilienne, malsaine et à fuir, et accessoirement à former des cinglés comme l'agresseur ?"

La folie collective des reality shows n'est pas née au Brésil. Elle ne s'y cantonne pas. C'est malheureusement très contagieux, et la contagion passe plutôt par les sociétés de production que par les universités. Il n'est pas absurde que nos experts en sciences humaines anticipent et encadrent ce qui risque de venir chez nous.

oursivi

Quant à Chirac, il serait très bon que la peine fût celle de refaire un tour de Paris dans sa CX marron, la tête à la fenêtre, les mains jointes ou les doigts composant le V de la vacuité (vanité de tout pouvoir) et que personne ne le salue.

Ou alors Juppé, d'un "chacun son tour".

AO

oursivi

"J'ignore ce qui s'est produit dans la tête de ce jeune homme, et vous aussi, pour parvenir à cette extrémité."
JDR
Ce qui nous différencie, c'est que pour moi rien ne peut justifier de vouloir brûler femme et enfant de, même, son pire ennemi. Il n'y plus rien d'humain, dans ce saut.

D'autre part, vous vous êtes mal exprimé en attaquant Lefebvre sur "ses cheveux gras" et "sa moue" en effet peu avenante.
Il me paraît autrement judicieux de relever cette agressivité que je qualifiais de quasi intimidation, de souligner ce que le regard, le geste, les mouvements du menton révèlent, que de s'occuper du physique.

Le contenu fait beaucoup plus sens que le contenant.

Il est temps de le comprendre.

"surtout pour parvenir à un non-lieu indiscutable, non-lieu que je souhaite dans ce que je sais des circonstances."

Là-dessus nous sommes bien d'accord, attendons que l'enquête fasse son chemin.

AO

Surcouf

@ Jean-Dominique Reffait
"Pour Chirac, allons, c'est une autre époque, qu'on le laisse tranquille."

L'actualité a des clins d'oeil ironiques.
Pour l'affaire Boulin aussi c'est une autre époque, qu'on laisse... en paix ?

Que les morts restent sous terre et n'embêtent plus les vieux présidents.
Tout cela est d'une autre époque.
Ben voyons...

Marcel Patoulatchi

Pierre-Antoine,

Je pense que la qualification judiciaire n'a sans doute pas été faite à la légère, par le magistrat mais aussi par les policiers en amont.
Sans connaître le dossier, il me semble difficile d'être catégorique comme vous l'êtes.
Vous dites qu'employer une telle qualification serait au regard du « drame vécu,[de] la violence de l'acte subi, [du] traumatisme infligé » de la « cruauté mentale [plutôt] que du droit ». Il me semble au contraire que le droit consiste à qualifier un fait tel qu'il apparaît au vu du dossier. Le droit invite à la neutralité. Et si le dossier penche vers un homicide volontaire, c'est ainsi qu'il doit être qualifié, indépendamment du drame vécu, de la violence de l'acte subi. La qualification, quelle qu'elle soit, n'interdit pas que la légitime défense soit constituée.
Sinon, on ne fait plus du droit, on le manipule.

Véronique,

Vu ainsi, j'agrée.

Thierry SAGARDOYTHO,

Vous écrivez : « Si tout était clair au terme de l'enquête, si la légitime défense sautait aux yeux du Procureur de la République au terme de l'enquête de crime flagrant, nul n'était besoin d'ouvrir une information. »

Monsieur Sagardoytho, vous êtes avocat, si ma mémoire est bonne. Vous allez donc pouvoir nous instruire en nous narrant dans quels cas l'ouverture d'une information judiciaire est obligatoire. Que dit, par exemple, l'article 79 du code de procédure pénale ? Sauf erreur de ma part, il y est bien écrit que « l'instruction préparatoire est obligatoire en matière de crime ». Que la qualification retenue soit l'homicide volontaire ou les coups mortels, si je ne m'abuse, on reste dans une échelle de peines criminelles - ce que vous reconnaissez implicitement en parlant d'enquête de crime flagrant. La saisine de la juridiction d'instruction n'était-elle donc pas de droit ? Ce n'est tout de même pas un accident de voie publique dont il s'agit, n'est-ce pas ?

Laurent Dingli

Claude Jonniaux,
Je suis absolument d'accord avec ce que vous dites sur ces attitudes extrêmes, avec toutefois quelques réserves. Quand j'étais adolescent, j'étais assez paumé ; je traînais souvent en mobylette avec des voyous. Un jour, je me suis rendu à une soirée juste après une bande dont je connaissais quelques membres. Faute d'avoir pu entrer dans cette soirée d'un quartier chic, mes relations peu recommandables venaient d’y commettre des dégradations (aspersion dans l’immeuble avec l’extincteur de service, etc).. Après leur passage, il n’était évidemment plus question, pour l’ami qui m’accompagnait ni pour moi de tenter notre chance dans ladite soirée. Nous nous engouffrons dans la station de métro derrière la bande : grave erreur ; en un tour de main, nous avons été encerclé par la maison Poulaga (elle est très réactive dans le 8ème arr.). Un flic s’approche de moi et, au moment même où il s’apprête à me fouiller, un coup de poing américain tombe à mes pieds. Le policier me regarde alors immédiatement avec un air entendu, comme pour dire : « toi, mon gaillard, ton compte est bon ». J’ai eu beau répéter que cette arme ne m’appartenait pas, rien n’y fit : panier à salade, sous-sol glauque de la maison Poulaga : « A poil » ! Hurle un garde-chiourme qui comptait bien nous remettre dans le droit chemin. Et me voici, à quatorze ans, nu comme un ver devant un flicaillon qui ricane et jubile de me voir à poil, humilié et tremblant devant son tas de muscles et de vociférantes certitudes. Je tente une nouvelle dénégation, Vlan ! Je reçois aussitôt un bon coup de paume de la main sur la gueule. Comme j’étais un gamin complexé par la maigreur de ses jambes, j’avais revêtu un pantalon de treillis sur mon jean - « t’as fait l’armée toi, pédé ? éructa le butor avant de frapper héroïquement un gosse de quatorze ans. Bref, je n’en suis pas mort et n’hésite pas à défendre la maison Poulaga quand des bien-pensants voient partout des bavures et alimentent le culte victimaire ; car je sais que la police fait un travail dangereux et difficile. Mais je vais vous donner un autre exemple, plus court celui-là. Un jour, je traversais Pigalle en mob, sans casque bien sûr ; un condé m’ordonne de m’arrêter - du moins c’est ce qu’il a prétendu après - mais avec le trafic, je ne l’entends pas ; je continue donc ma route ; or l’un des collègues du bougre ne trouve rien de mieux à faire que de m’empoigner pendant que je roulais : j’évite l’accident par miracle. Si les choses avaient mal tourné, l’avocat du policier aurait parlé de délit de fuite, il aurait d’ailleurs déclaré que j’étais un élément violent (ne m’avait-on pas arrêté avec un poing américain et ne traînais-je pas avec des voyous) ? Un autre fois encore, une voiture de police tente de m’arrêter, le soir, au Bois de Boulogne et comme une bécane en mouvement ne stoppe pas instantanément, je me suis retrouvé, le temps de dire ouf, avec un flingue braqué sur moi…. Un flingue pour un gosse de quinze ans qui traîne le soir sans casque et ne pile pas à la première injonction des forces de l'ordre ! Plutôt nerveux les cow-boys ! (je sens que je vais faire plaisir à JDR, le grand copain des policiers de la BAC). En conclusion, la sagesse pousse à en savoir davantage sur certains faits divers qui tournent mal. Un adolescent perturbé est loin d’être toujours une victime, mais il ne mérite pas forcément la mort quand il sort du droit chemin.

Aïssa Lacheb-Boukachache

Jean-Dominique, ce professeur n'était investi de rien autre que de professer … Mais dans l'urgence -et c'en était une-, on peut tuer pour se sauver.

L'instruction est nécessaire maintenant et comme vous, je ne vois pas au nom de quoi la famille de l'agresseur -cet étudiant- n'aurait pas le droit moral et le droit tout court d'exiger que toute la lumière soit faite sur ce drame commun. La qualification criminelle des faits (homicide volontaire) est la plus à même de permettre une enquête et une instruction au possible exhaustives. C'est donc un mieux. Mais si tout ceci se faisait dans la discrétion des noms des protagonistes de cette affaire, ce serait encore mieux …

L'émotion brutale conduit plus souvent dans l'erreur de la compréhension réelle des faits et leurs motivations. Il faut se garder de condamner d'emblée cet étudiant; de même ce professeur. On ne sait rien et partant, toutes les théories sont possibles. Ainsi du harcèlement, par exemple ou du racisme … Qu'un salarié de France-Télécom harcelé à mort et de la pire injustice à son travail par un de ces innombrables petits chefs sordides qui pullulent là-dedans, plutôt que de suicider seul ou tuant avec lui toute sa famille se rende chez ce dernier de la même façon que cet étudiant chez ce professeur, etc. Vous comprenez?

Ce qui choque certainement beaucoup les magistrats dans ce genre d'affaire est, à mon sens, un sentiment qu'ils auraient d'avoir été négligés en quelque sorte; c'est la raison pourquoi la légitime défense est quasiment toujours écartée d'emblée par eux et par eux reconnue souvent -quand elle est démontrée sans contredit- à regret … Ils se sentiraient floués en quelque sorte, inutiles voire méprisés puisque les choses se sont réglées sans eux. C'est la Justice qui se sent lésée, l'état de droit contre l'état de nature ...


Aïssa.

Jean-Dominique Reffait

Oursivi, je mets en effet de la distance, voire de la mesure, entre mon ressentiment et son expression. Cela m'épargne bien des contrariétés conjugales tout autant que la tentation de l'injure aux morts. Ce professeur n'était pas investi de la mission de nous débarrasser vous et moi d'un individu. Avec un tel système de défense, on passe allègrement de la légitime défense à 20 ans de cabane.

J'ignore ce qui s'est produit dans la tête de ce jeune homme, et vous aussi, pour parvenir à cette extrémité. Mais il s'agit d'un acte singulier, pas d'un génocide massivement organisé à la façon d'Hitler.

Magic,
Vous faites erreur. "Coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner" interdit d'instruire sur l'intention de tuer, sauf à ce que le juge d'instruction demande un supplément d'information pour requalifier les faits et instruire alors sur l'intention, ce qui revient à formuler l'actuelle qualification après l'avoir écartée au départ.
Je défends bien rarement les magistrats, on l'aura noté, mais en l'occurrence, cette qualification initiale semble la plus adaptée, surtout pour parvenir à un non-lieu indiscutable, non-lieu que je souhaite dans ce que je sais des circonstances.
Je préfère une justice qui écrit droit avec des lignes courbes que l'inverse.

Je parle sous le contrôle de Philippe et autres experts en la matière qui me corrigeront si je fais erreur.

Claude Jonniaux,
Ne mélangez pas tout dans une même protestation. La famille de l'agresseur n'a, elle-même, agressé personne. Leur fils était étudiant en fac, preuve que la famille avait consacré à son éducation l'attention qu'il fallait et ce cas ne doit pas être confondu avec les cancres violents de certains quartiers. Cette famille a perdu un fils dans des circonstances qui restent à déterminer, elle veut savoir et se constitue partie civile très logiquement pour accéder au dossier. Quels parents seraient ceux qui se désintéresseraient des circonstances de la mort de leur fils ? De quelle information dispose-t-on quant au jugement qu'ils portent sur l'acte de leur fils ? L'indécence est d'accabler une famille en deuil.

Marie

A mon humble avis, il n'y a aucun souci à se faire pour Jacques Chirac. Son affaire a déjà été réglée lors de la campagne présidentielle : participation de madame au meeting du candidat de droite !

"...Un homme encagoulé et ganté, "armé d'un pistolet automatique avec une balle engagée dans le canon" s'est introduit dans leur habitation. Il les a aspergés d'essence et a brandi un briquet. Insultes et menaces. "Si vous bougez, je vous brûle"...."

Quel sang-froid il fallut à ce mari et père !


Si en France on arrêtait sans cesse de s'apitoyer sur le sort des criminels et délinquants, de mieux considérer celui des victimes, le mot Justice aurait un sens !

Une avocate italienne vous disait un jour : "chez nous, on a supprimé le juge d'instruction, nous sommes confrontés à trop de droits pour les criminels, malfrats." Revers de la médaille.


Par ailleurs, dans un pays où le garde des Sceaux intervient dans n'importe quel dossier pour couvrir un assassin, l'individu poursuivi pour X raison, cela rabaisse la justice à la "Section Spéciale" de 1942. On peut alors ne plus faire confiance à une magistrature qui obéit pour le bien de sa carrière !

(Avec toutefois la différence que les magistrats indignes qui s'étaient pliés à cette "exigence" avaient été... supprimés, par la suite) !

claude Jonniaux

@ Jean-Dominique Reffait
Votre remarque est totalement exacte mais fait surgir une autre angoisse. Faut-il en arriver à se faire justice soi-même, pour qu'un minimum d'équité existe ? Le fait même que la famille de l'agresseur se constitue partie civile, quelle indécence ! Lorsqu'un jeune qui force un barrage de police en moto décède à cause de ses agissements imbéciles, dans la minute qui suit la famille crie au scandale et accuse les policiers d'assassinat ! Peut-être va-t-on se réveiller d'un mauvais rêve ? Il y a quelques dizaines d'années, ces mêmes familles auraient été poursuivies, à juste titre, pour complicité ou non dénonciation de crime. Mais comme depuis 25 ans, nos curés ont été remplacés par des juges (de la jeunesse en particulier) ceux-ci estiment que tout homme est bon, et que le pauvre enfant de 18 ans, 1m85 et 110 kgs, n'est que la victime immature de la méchante société. Et puis finalement ne pas obéir à un contrôle policier ou à une injonction est normal après tout pour un jeune pour qui il est dur de s'affirmer ? non ?
Nous sommes passés d'une justice aveuglément injuste (le bagne, Cayenne) à une culture du pardon à tous et du crime trouvant toujours une explication sinon biblique au moins freudienne.

Laurent Dingli

Aïssa Lacheb-Boukachache,
Sbriglia a raison. Vous devriez écouter, car le rappel à l'ordre provient, non pas de quelqu'un qui vous est hostile, mais au contraire d'une personne qui vous a toujours soutenu et témoigné son affection. Comme beaucoup de gens, vous confondez parfois la liberté d'expression et le manque de courtoisie.

david

Bonjour
A ma connaissance, le père de famille de Juvignac comme notre ancien président sont présumés innocents, c'est-à-dire qu'ils sont innocents pour le moment, mise en examen ou pas. L'agresseur de Juvignac est mort, mais aussi présumé innocent, et il faut attendre de l'enquête complète les circonstances exactes de son agression encore supposée.
Ne croyez-vous pas votre billet un peu prématuré ?
Ainsi nos impôts servent à payer l'enseignement et l'étude de la folie collective brésilienne, malsaine et à fuir, et accessoirement à former des cinglés comme l'agresseur ? Regrettable à mon avis !
Mais s'il apparaissait une réelle culpabilité de l'ancien Président, elle serait en rapport évident avec les turpitudes de la France d'en bas, ceci parce que l'exemple doit venir d'en haut !
Cordialement

Magic

Comme la plupart des commentateurs, je suis manifestement choqué (et le mot est faible) par la qualification pénale "homicide volontaire" de l'affaire Juvignac. J'ai d'ailleurs signé immédiatement la pétition qui court actuellement sur le net à ce sujet.

Je ne suis pas d'accord avec J-D Reffait sur le principe de "qualification pénale de départ nécessairement forte". Je ne vois pas en effet pourquoi une qualification pénale "coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner" empêcherait la constatation éventuelle au cours de l'enquête qu'il y avait en fait intention, et donc la requalification pénale en "homicide volontaire".

En attendant je frémis en imaginant ce qui a pu se passer dans la tête de ce professeur venant de subir un traumatisme insoutenable et qui se voit accuser par un juge d'homicide volontaire. Affreux.

Ou bien il y a des éléments qui nous sont cachés, ou bien l'attitude de ce juge est une honte pour la justice, et donc pour notre société.

Aïssa Lacheb-Boukachache

Ludovic, Talleyrand était un fourbe et loin d'être une référence morale. Le citer n'est pas très judicieux, oubliez ce sale curé défroqué ... Ceci dit, je ne comprends pas; en quoi ai-je été insultant ou que sais-je avec PB? Lui-même le dit; il pense contre lui-même ... Dont acte! Vais-je le ménager pour lui complaire? je serais ainsi comme le boiteux du Périgord: merdique dans du velours ... Allons! On n'est pas chez Dorothée ici ou Chantal Goya ... Et heureusement qu'on y est libre; il ne manquerait plus que ça qu'on ne le soit pas chez l'hôte de ces lieux chantre absolu de cette liberté ... Que des laudateurs (qui soit dit ne sont pas toujours les meilleurs amis), comme ce serait morne et ne pas lui rendre service, le mépriser en sourdine même!... Je préfère la loyauté!
D'où que cela vienne, je hais que l'on m'agresse pour rien, voilà le fait. Je suis sidéré de voir qu'aussitôt que je commente, la polémique tourne autour de moi au dépend du sujet initial du directeur la publication (vous remarquez que je fais bien la différence ... toutes les casquettes à PB ...). Quel gâchis et perte de temps! Discutons autrement utile, je prie ...


Aïssa.

oursivi

"Et qu'il n'oublie pas cette chose, l'avocat, c'est son client qui le fait bouffer, pas le tribunal. Il n'y a rien d'autre à dire sur ce sujet, tout le reste c'est du flan, du blabla ..."
Aïssa.

Hum hum, je voudrais connaître la proportion d'accusés dont la rémunération de la défense est pleinement assurée par leurs propres espèces sonnantes et...
Le dumping promotionnel comme la commission d'office ne sont pas si marginaux que le sous-entendez.

Pas d'accord non plus quant à la façon de penser le rôle d'avocat. Un avocat débarque effectivement dans une affaire au gré de qui l'appelle. Un peu comme la façon de procéder du chien, non que l'avocat ait la truffe humide et batte de la queue à la vue d'un nouveau client, mais il sera versé à l'une ou l'autre des deux parties comme une pièce portée au dossier, comme un chien qui peut attaquer le mendiant, mordre la veuve et l'orphelin, comme sauver une vie si son odorat y est entraîné. C'est un outil hors tout cadre moral, il est rare qu'il intègre l'intérêt général, qui a quand même un sens, sinon les tribunaux n'existeraient pas, et ce dans toutes sociétés, de tous temps. Vous argumentez de la sorte dans un désir d'être fidèle à qui vous défendît, ce qui n'est pas méprisable, mais n'est vraiment pas la quintessence du vrai et encore moins du seul vrai. Je me souviens avoir attaqué un assureur voleur il y a quelques années. J'ai gagné le procès mais beaucoup moins obtenu que ce qu'estimais devoir recevoir.
L'avocate de la partie adverse n'a pas hésité sachant - avec toute la rouerie qui fait l'efficacité de son bas fond de commerce - à mentionner un remboursement qu'elle argumenta comme m'ayant été délivré là il le fut par le garagiste qu'avais moi-même payé, de sorte qu'il le fut deux fois, et ne dit rien bien entendu. L'avocate savait que je pourrais contester cela sans problème avec une attestation de ma banque, ce qu'obtiens en 24h, mais savait aussi que le jugement serait rendu sur les preuves fournies le jour de la présentation, et donc m'envoya avec un retard calculé ses pièces, sachant qu'attendant depuis des années, je ne reculerais pas la date d'audience, ne me doutant pas de la rouerie que contiendraient celles-là, et que ne pouvant parer à de faux documents le jour même, l'attestation de ma banque arriverait trop tard.
Le jugement me fut donc donc modestement favorable. Le papier bancaire transmis après à la juge me valut une molle suggestion d'appel, l'affaire traînait depuis plus de deux ans, j'ai abandonné devant l'idée de devoir prendre moi-même un avocat pour faire plus justement dire le droit... Devoir engager un mercenaire pour aligner un autre mercenaire n'était pas la conception que je me faisais de la justice de la République. PB a raison, les juges ne sont pas des mercenaires.

AO

Ludovic

@Aïssa,

Je vous estime, comme Sbriglia d'ailleurs qui vous a longtemps soutenu ici-même, mais reconnaissez tout de même que vous y allez un peu trop fort.
Vous pourrez sans peine retrouver des commentaires où j'ai moi aussi été bien excessif, votre colère se comprend, mais franchement vous n'êtes pas juste envers Philippe Bilger. Vous savez bien qu'il pourrait censurer vos propos, ce serait le cas sur bien des blogs. J'admire souvent votre pertinence mais pas vos excès, je ne me prétends pas, bien loin de là, supérieur à qui que ce soit ici, et je ne vous juge pas.
Mais souvenez-vous de cette maxime de Talleyrand, si souvent citée ici-même "tout ce qui est excessif est insignifiant". Peut-être m'attaquerez-vous, mais je ne vous en voudrai pas, je ne conteste en rien votre liberté d'expression, mais reconnaissez tout de même que vous bénéficiez ici d'une liberté à nulle autre pareille.

ROUTA VILLANOVA

Monsieur Bilger,
Sur un autre sujet j'ai cité Jean Toussaint-Desanti, quel bonheur de vous voir parler de Xavière Simeoni qui oeuvre pour nous réconcilier avec la Justice. C'est souvent la Corse qui fait de grands Français, l'inverse est hélas trop rare.

DRV.

Aïssa Lacheb-Boukachache

«Les magistrats ne jouent pas à pile ou face ...» … Hum … Ce serait intéressant de développer ça ...

Un avocat est là pour défendre son client, point barre! S'il a des problèmes avec sa conscience, qu'il change de métier ou sélectionne des clients qui ne l'empêcheront pas de dormir la nuit mais si son cabinet coule ce sera son problème et personne ni du tribunal ni du ministère ne viendra l'aider à se relever! Dès lors qu'il accepte de défendre une personne, il est avec elle jusqu'au bout et tout ce qui sera en son pouvoir de faire pour lui éviter le pire il devra le faire. Le tribunal c'est la guerre; l'ennemi c'est l'accusation! Et qu'il n'oublie pas cette chose, l'avocat, c'est son client qui le fait bouffer, pas le tribunal. Il n'y a rien d'autre à dire sur ce sujet, tout le reste c'est du flan, du blabla ...


Aïssa.

Aïssa Lacheb-Boukachache

Sbriglia, je ne devine pas quelle mouche vous a piqué pour me faire une sortie pareille mais je m'en fiche éperdument... Cependant je vous réponds : de quoi vous mêlez-vous que vous m'enjoignez et de cette façon cela ? Qu'avez-vous à ramener en cette chose votre fraise ? PB vous a-t-il désigné comme son avocat ? Vous intervenez ici au compte-gouttes pour aligner à peine trois phrases à chaque fois qui n'ajoutent jamais rien à aucun débat et vous vous croyez fondé à dire une quelconque police... Mon commentaire est des plus pertinent et ce n'est pas parce que les médias classiques locaux ou nationaux font ce genre de "transparence" que je n'aurais pas le droit de dire mon fait en cette chose ad hominen comme vous dites, à l'auteur de ce billet... La contradiction, l'esprit démocratique, c'est ça, cher maître ; si vous l'ignorez ou la rejetez, déguerpissez vous plutôt ! C'est clair je pense, donc lâchez-moi la grappe ou alors portez-moi autrement une vraie contradiction ! Vous êtes ridicule aujourd'hui !


Aïssa.

Ludovic

@J.D. Reffait,

Je vous remercie de vos précisions, vous m'éclairez tout à fait. Mais qu'en sera-t-il lorsqu'il n'y aura plus de juges d'instruction ?
Je me doutais bien qu'il y avait une argutie juridique quelconque, mais la qualification initiale, non expliquée par la presse, non plus que par notre hôte (pour qui j'ai toujours la plus profonde admiration et la plus grande estime) paraît un peu sèche pour le profane que je suis.

oursivi

Oursivi,
"Quant à l'affaire de Juvignac, salut confraternel à ce type qui nous a débarrassé d'un sa.. c.."

"Non. Vraiment non. Il ne "nous" a débarrassé de rien, ni vous, ni moi. Il a juste sauvé sa famille. L'agresseur est mort, paix et respect à son âme."
JDR


Non, JDR, c'est idiot ce que vous écrivez.
Je vous respecte et aime votre style mais, là vous conceptualisez mal.

Ce que mesure la justice, toujours, c'est le coefficient d'amplification. Chacun subissons des agressions permanentes des mots des gestes des positionnements qui nous agacent, le mien vous a agacé, le vôtre m'en inspire pareil sentiment, mais ce qui fait que nous devrions rester tous deux et pour longtemps hors tous champs d'application de la loi, c'est notre capacité de distanciation, mon agressivité s'arrête à écrire "idiot", quand un propos me semble sonner faux comme sonnerait une cloche fêlée ; vous, vous ne vous risquez pas sur ce genre de terrain qui ne saurait être digne de vous, mais, comme vous, comme moi, la plupart d'entre nous avons cette saine capacité à tamponner et ne pas amplifier les perturbations reçues, puisque si chacun les amplifiait, nous irions droit au meurtre, au massacre en peu de jours, en peu d'échange.

Existe une adaptation de "la Tempête" de
Shakespeare que d'aucuns prennent pour un banal film de science-fiction, et qui se nomme "Forbidden planet", et où une civilisation entière disparaît que d'être allée jusqu'à domestiquer matière et énergie, au point que la pensée, jusqu'à ses replis les plus intimes, le puisse.
Et en une nuit, cette civilisation s'autodétruit. "les montres sortant de l'hyde (?)" Walter Pidgeon... shakespearien.
Comme il n'est pas anodin qu'en ait usé Stevenson, de ce terme introuvable, Hyde (?). Bref, un pouvoir d'amplification des instincts et des contrariétés, décuplé, mille fois, et bientôt... la fin de tout.

Vous avez comme moi, la capacité à passer l'irritation au filtre de votre esprit, de votre humour (quoique n'en soyez pas d'une prolixité folle, un positionnement social comme d'un vieux rhumatisme, peut-être ?), de vos mots, qui fait que l'on n'a pas besoin de mettre un gendarme entre deux personnes pour être sûr qu'elles ne vont s'entretuer, et que pire, d'autres pourraient ramasser quelques balles perdues.

Et puis, sont bien des dégradés, depuis les caractériels grandes gueules jusqu'au désinhibés complets, de ceux qui s'énervent et sortent le flingue dès la seconde remarque, voire la première, ceux dont le coef est si grand que le système ne peut que devenir instable et flamber comme une structure mal amortie.

Là, ce n'est pas un homme qui voulait régler ses comptes à la régulière avec un autre, quand on en arrive à ce point que de vouloir brûler femme et enfant de celui qu'on a avec beaucoup d'amplification désigné comme son ennemi irréductible, on a franchi toutes les étapes qui nous laissent au chaud parmi la communauté des hommes, on est devenu la bête enragée qui mordrait même la main de qui voudrait la tirer du courant. Ce coefficient d'amplification qu'il a laissé outrepasser toute raison, il aurait pu agir contre n'importe qui, vous, moi, vos proches, les miens, des inconnus dont je me dois de penser qu'ils sont de mes proches, même si je ne les ai jamais vus.

Alors, oui, merci à ce courageux monsieur, c'est un sale boulot qu'il a dû affronter, mais le seul à lui avoir demandé de le faire n'est pas celui pour lequel j'aurais la moindre pensée.

Maintenant, vous pouvez aussi estimer qu'il aurait fallu capturer Hitler vivant, qu'une bonne rééducation l'eut rendu aux hommes, à ceux qui sont dignes de cette qualification ; vous le pouvez, comme le mettre sur un tour de potier, lui apprendre le macramé et lui prescrire quelques dizaines d'années de travaux d'intérêt général.

Vous le pouvez.

Me permettrez-vous de ne vous suivre par là ?

Quand j'avais 20 ans j'avais vu avec effroi "Fury" de Fritz Lang. C'est vrai, une foule appelant sans discernement au meurtre, là d'un innocent, c'est très vilain.

Je continue de le penser, mais ai complété cela, cet effroi, de la conscience de cette foule d'indifférents - je ne vous mets pas dedans, vous avez écrit "proches de moi" - qui vivent dans la plus totale indifférence du drame qui s'est parfois déroulé à quelques dizaines de mètres de leur havre, et qui vaque à son quotidien tant qu'une atrocité similaire ne lui tombe pas directement dessus, à cette foule atone, incapable de se solidariser. Quand je vois les images d'archives de cette foule face aux grilles qui protègent l'abject Patrick Henri, anti Spencer Tracy, je lui trouve aussi une humanité à cette masse de gens fondue en un cri, en une indignation pour beaucoup sincère et pas pure occasion à exutoire aveugle, de cette humanité manquante à celle qui s'en fiche ou à ceux se cherchant une posture avantageuse, selon la mode du jour, de ceux concluant d'un, c'est leur problème, pas le mien.

AO

Thierry SAGARDOYTHO

"Au fond, à partir du moment où le conseil choisit la cause qui l'a choisi, soutient forcément le point de vue de ceux qui lui ont confié la défense de leurs intérêts, il lui est évidemment impossible, dans le débat judiciaire, de privilégier la vérité du fait, le caractère parfois univoque de la réalité criminelle puisque son seul souci est de mettre sa compétence et son talent au service seulement de ce qu'on lui dit... Pour le magistrat, la vérité ne se joue jamais à pile ou face. Pour l'avocat, elle dépend de sa position".
Cher Philippe, Vous donnez délibérément dans la provocation !
Vous savez aussi bien que nous tous combien l'Avocat n'est pas un mercenaire au service de n'importe quelle idiotie que son client lui commanderait de soutenir ; il est au contraire une conscience au service d'une confiance !
Que savons-nous de cette affaire de Juvignac ? L'avocat de la partie civile a-t-il intrinsèquement tort de permettre aux proches du défunt de prendre part à la recherche de la vérité en se constituant partie civile ? Si tout était clair au terme de l'enquête, si la légitime défense sautait aux yeux du Procureur de la République au terme de l'enquête de crime flagrant, nul n'était besoin d'ouvrir une information. C'est précisément pour s'approcher au plus près de la réalité des faits qu'une instruction équitable et contradictoire doit être entreprise et il n'est dès lors nullement choquant qu'un avocat prête son concours à une famille dans la douleur. Serait-ce en soutenant un point de vue aux antipodes des apparences du dossier mais vous êtes qualifié pour savoir combien certaines évidences cèdent parfois devant des réalités établies dans un temps plus long que celui de l'enquête de flagrance.
"Pour le magistrat, la vérité ne se joue jamais à pile ou face. Pour l'avocat, elle dépend de sa position": Sur ce point, les acquittés d'Outreau, et bien d'autres, seront réconfortés de vous lire mais je doute qu'ils partagent nécessairement votre analyse...
De grâce, évitons ces antagonismes réducteurs et simplistes.
Bien au contraire, le Bon Juge est celui qui doit remercier l'Avocat de lui avoir ouvert les yeux sur une réalité à laquelle il n'était pas acquis de prime abord...

Catherine JACOB

"Pour le magistrat, la vérité ne se joue jamais à pile ou face. Pour l'avocat, elle dépend de sa position.

Cet antagonisme intellectuel et tactique explique peut-être, en général, l'impérialisme du premier et la tolérance du second."

A lire ceci, mais sans creuser particulièrement cette idée qui m'est spontanément venue, je pense au SHITE (=Celui qui agit), rôle principal du drame Nôh (théâtre classique japonais) qui représente l'esprit de la victime témoignant et réclamant vengeance, et qui dialogue avec le WAKI, lequel joue à visage découvert et évoque quelque part tout autant que ce monde-ci, les esprits auxiliaires de la séance chamanique.

Or donc, sous toutes réserves.

fanfan O2

M. Bilger,
Mon commentaire n'a rien à voir avec votre billet mais le fait d'entendre M. de Villepin sur les télés et radios tenir des propos d'une arrogance qui me choque profondément en laissant entendre que le jugement du 28 Janvier prochain est "bouclé" c'est-à-dire qu'il ne sera pas condamné !!! Ses avocats ont-ils eu l'assurance d'une relaxe ??? Je crois qu'une fois de plus la justice est ridiculisée et les Français ne comprennent plus car le citoyen lambda n'a bien sûr pas la possibilité de faire pression sur la justice comme le fait M. de Villepin. Je trouve cela désolant et ce n'est pas comme ça que la justice va se réconcilier avec les Français. Je sais que vous ne pouvez pas vous exprimer sur cette affaire tant que le jugement n'est pas rendu mais je vous remercie de m'avoir lue.

Jean-Dominique Reffait

Aïssa, vous êtes injuste.
Dans votre histoire, il y a des mineurs, côté agressés et côté agresseurs. La règle est donc de taire tous les noms car n'en citer qu'un permettrait d'identifier le mineur dont on veut protéger l'anonymat. C'est la loi.

Dans cette affaire de Juvignac, tout le monde a cité les noms des protagonistes, Philippe ne fait que les reprendre et il serait bien curieux de lire un billet à ce sujet sans se référer à ce que chacun de nous en a appris. Je ne suis pas un partisan forcené de la transparence, loin s'en faut. Il est bien possible que ces personnes eussent préféré ne pas être mis en lumière à cette triste occasion. Mais c'est ainsi que les choses se passent, le blogueur Philippe n'en est pas à l'origine.

Oursivi,
"Quant à l'affaire de Juvignac, salut confraternel à ce type qui nous a débarrassé d'un sa.. c.."

Non. Vraiment non. Il ne "nous" a débarrassé de rien, ni vous, ni moi. Il a juste sauvé sa famille. L'agresseur est mort, paix et respect à son âme.

Ludovic,
La qualification pénale de départ est nécessairement forte, afin de permettre à l'instruction de rechercher tous les éléments de la vérité dans le cadre le moins restreint possible (l'instruction ne peut s'effectuer que dans le cadre de la qualification retenue). Le juge d'instruction déterminera en fin de procédure la qualification pénale définitive (requalification) pouvant aller jusqu'à "coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner" voire un non-lieu si la légitime défense est retenue. Ne vous choquez pas de cette qualification de départ, elle n'est que procédurale.

Valerie

Monsieur Bilger,

"En même temps, je n'ai jamais mieux compris pourquoi le rapport que l'avocat entretient avec la vérité ne cesse pas de me troubler." Ca me perturbe egalement.

"Accepter le décalage entre le discours de mon client et l'intuition de ce que je pressens aurait été au-dessus de mes forces."

Oui, je ne sais pas comment ils y parviennent a longueur de temps ?


Sinon malgre mon interet, j'arrive trop tard pour commenter, tout est dit !

D'emblee, ce type n'avait de toute facon pas le monopole des frustrations, des amertumes, etc...cela ne justifiait pas d'entrer par effraction avec une arme chargee et des bidons d'essence destines a immoler (si ces faits s'averent prouves) ce Monsieur et sa famille.

Sinon, ca m'enerve que Monsieur Reffait ait ecrit ce commentaire genial et ca m'enerve encore plus de devoir le reconnaitre...du coup je le recopie car j'adhere a chacun de ses propos sur ce sujet.

Rédigé par: Jean-Dominique Reffait | 26 octobre 2009 à 10:15

"La même semaine, deux événements renvoient un sentiment de gratitude à l'égard de leurs auteurs : ce père de Juvignac qui est allé au bout de sa mission ancestrale de protection de sa famille et M. Bamberski qui, 25 ans après, livre à la justice celui qu'il considère comme le meurtrier de sa fille.

Ces deux cas sont exemplaires, ils rassurent au-delà du drame : Il n'y a aucune fatalité à subir l'insoutenable, à ployer devant les forces hostiles. Hostilité active d'un agresseur, hostilité passive d'un système judiciaire bloqué. Dans l'un et l'autre cas, ces deux hommes ont agi avec une détermination mesurée : la mort de l'agresseur était la conséquence graduée de la menace réelle, un contrôle froid qui ne traduit aucune haine. Tandis que M. Bamberski, loin de se faire justice lui-même, livre un paquet en bon état de marche à la justice française.

Je me sens très solidaire de ces deux hommes.

Si je comprends bien que toute cause mérite d'être défendue, je comprends moins la précipitation de l'avocat pour s'emparer d'un dossier médiatique où il pourra avec délectation jouer le rôle du méchant. Il s'agit moins là, il me semble, de la défense de principes que d'un marketing personnel. Il eut été convenable de laisser la famille de l'agresseur choisir elle-même un avocat qui, pour être moins pressé de se faire valoir, aurait sans doute été plus pertinent dans sa défense.

Pour Chirac, allons, c'est une autre époque, qu'on le laisse tranquille."


Bon cela dit, dans les memes circonstances (Dieu m'epargne), je n'aurais pas le sang-froid de cet intellectuel qui de plus a prouve qu'il avait egalement une excellente condition physique.

Et puis qu'est-ce que c'est que cette histoire "homicide volontaire" ? On croit rever ! Quand je pense que l'individu a ete maitrise a mains nues alors qu'il possedait une arme chargee...on marche vraiment sur la tete !

Comme le dit si bien Monsieur Pierre-Antoine le 26 octobre 2009 à 11:53
la qualification de "coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner" semble la plus appropriee et devrait etre retenue.


Et le mot de la fin repris a Monsieur Christophe le 26 octobre 2009 à 12:46

"Mais je me trouve là un peu moins optimiste que vous, dans un monde qui n'a rien de parfait. Je vois là plutôt une manière de pouvoir se faire une espèce de publicité, qui pourra gonfler sa clientèle future, bien plus "classique".
Ce que je dis là n'est peut-être pas "politiquement correct", mais on le sait, certains avocats fonctionnent de cette manière. Ils plaident dans des affaires retentissantes et se voient alors désignés sur bien d'autres affaires qui elles, ne le sont pas.
Je sais, c'est moins beau que l'idée que vous exposez, mais c'est mon avis ! Et bien entendu, il n'engage que moi."

Non, non je pense la meme chose.

Sur ce, une belle journee ensoleillee et une excellente semaine a tous.

sbriglia

Aïssa,

Puisque le style de notre hôte vous insupporte, qu'il fait, selon vous, du mauvais journalisme à rapporter ce que tout un chacun peut lire librement ici ou là, bref que vos critiques ad hominem deviennent lourdement obsessives (qui, autre que vous, trouve donc grâce à vos yeux ?) pourquoi persistez-vous ainsi à fréquenter cet endroit au caractère tant allergène ?

Antho

@christophe (12h46)
Passer en cour d'assises est parfois plus "judicieux". Cet homme sera jugé par un jury populaire, forcément plus enclin à comprendre "l'humanité" de son geste... Un jugement en tribunal correctionnel le soumettrait à la rigidité d'un magistrat professionnel...

oursivi

"Le moins qu'on puisse dire, pour parler franc, est que cet apaisement rassurant ne nous a pas habités pour toutes les affaires médiatico- politiques."
PB
C'est l'euphémisme du mois ou je ne m'y connais plus.

Que penser d'un Chirac qui s'est même caché derrière son fils spirituel (involontairement, pas de s'être caché, mais qu'il le soit, spirituel), le prenant pour bouclier - pas loin de bouc émissaire - penser de ce type qui mit un appétit d'autant plus féroce à conquérir le pouvoir qu'il n'avait rien à y faire ?

Rien.

Comme ce que l'Histoire en retiendra. Ou si peu.

Quant à l'affaire de Juvignac, salut confraternel à ce type qui nous a débarrassé d'un sa.. c..

Confraternel.

Quant à la profession d'avocat, no comment.

AO

Véronique Raffeneau

@ Marcel

Je ne reproche pas à PB sa contestation de Jacques Weber.

Je l'approuve totalement sur ce point.

Je reproche à PB d'avoir écrit au sujet de FL que celui-ci exprime dans le débat public ce qu'il pense.

Il me semble que PB n'aurait en rien altéré son propos contre JW s'il avait nuancé sa perception de Frédéric Levebvre, qu'il définit SEULEMENT comme "quelqu'un qui dit ce qu'il pense".

Le langage de FL est tout sauf du parler authentique, spontané et vrai.


Alex paulista

Je rebondis sur "spécialiste de la télé-réalité violente au Brésil".
Était-il un spécialiste de Wallace Souza ?

http://www.liberation.fr/monde/0101596174-wallace-souza-s-est-rendu

christophe

Je souhaite principalement revenir sur ce cas tragique de Juvignac. Vous parlez de cet avocat qui a choisi de représenter la famille Ouamalik. Et vous faites état de cette recherche absolue de la vérité, et de la cause dans laquelle s'engage cet avocat, maître Tiessedre.
Mais je me trouve là un peu moins optimiste que vous, dans un monde qui n'a rien de parfait. Je vois là plutôt une manière de pouvoir se faire une espèce de publicité, qui pourra gonfler sa clientèle future, bien plus "classique".
Ce que je dis là n'est peut-être pas "politiquement correct", mais on le sait, certains avocats fonctionnent de cette manière. Ils plaident dans des affaires retentissantes et se voient alors désignés sur bien d'autres affaires qui elles, ne le sont pas.
Je sais, c'est moins beau que l'idée que vous exposez, mais c'est mon avis ! Et bien entendu, il n'engage que moi.

jpledun

Voilà une famille qui a tout perdu.
Qu'est-ce qu'on va tourner autour du pot.

Ma compassion va uniquement á la famille Joron.
Mes regrets á la famille de Saïd Ouamalik.

Les insinuations de certains X ici, me rappellent le roman de Philip Roth,
« La tache ».

A lire de toute urgence...


Ludovic

Bonjour M. Bilger,

Je reviendrai plus tard sur le cas de Jacques Chirac mais je voudrais réagir à propos du drame de Juvignac.
Sans revenir sur le déroulement des faits que vous rapportez, je ne comprends pas la qualification pénale d'homicide volontaire à l'encontre de ce père de famille.
N'est-on pas clairement au contraire devant un cas d'homicide involontaire ? La différence est de taille car si le second cas relève d'un tribunal correctionnel, le premier relève lui des Assises (du moins je présume).
Comment peut-on parler d'homicide volontaire alors que Philippe Joron n'était pas armé et qu'il ne cherchait visiblement qu'à maîtriser son agresseur dans l'attente de l'arrivée de la police ?
Qui oserait prétendre qu'un homme désarmé, face à un agresseur muni d'une arme à feu chargée et ayant aspergé ses victimes d'essence tout en les menaçant en brandissant un briquet, avait l'intention délibérée de tuer ?
J'avoue ne pas comprendre.

Pierre-Antoine

@PB

Moi je m'interroge, non pas sur l'avocat, qui prend en compte les intérêts de son client, mais sur le magistrat qui a osé qualifier la mort de cet homme d'"homicide volontaire".

Rien dans le code pénal, (en l'état de mes connaissances) n'empêchait le magistrat de qualifier de coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner, quitte à requalifier si l'enquête apportait des éléments le permettant.

Ajouter au drame vécu, à la violence de l'acte subi, au traumatisme infligé, une telle qualification relève (à mon humble avis) plus de la cruauté mentale que du droit.

Et après ça il nous est demandé à nous, simples citoyens, de laisser faire la justice et de lui faire confiance !

Il y a des expertises psychiatriques qui se perdent... Lui il en mériterait une.

Cordialement

Pierre-Antoine

Marcel Patoulatchi

Monsieur Bilger,

Une fois de plus, vous abordez l'insoluble mur qui sépare l'avocat pénaliste du ministère public. Il me semble que ce mur explique aussi très souvent les prises de position absurdes, sinon au moins saugrenues, d'avocats pénalistes dans le débat public, dont Thierry Lévy nous donnait un exemple il y a quelques jours dans "Le grain à moudre" sur France Culture (cf. http://imbepile.free.fr/vivent-les-enfants-de-cayenne#3 ) en suggérant que nous vivons sous un régime totalitaire.


Véronique,

Je n'ai pas eu l'impression qu'en contestant Jacques Weber, notre hôte se soit rangé à la philosophie politique de Frédéric Lefebvre.


Alex Paulista,

Je ne sois pas sûr que l'examen exact des motivations du mis en cause du départ soit à l'ordre du jour. Etant décédé, l'action publique contre sa personne s'est éteinte. Ses désirs, ses intentions, n'ont donc qu'une importance périphérique, permettant d'établir le contexte de la légitime défense.
Ce n'est pas son avocat mais celui de sa famille.

Bien sûr, les avocats des parties ont des choses à nous dire. Tout comme il est parfois plus instructif de lire Libération et Le Figaro, plutôt que Le Monde, leur ligne éditoriale les poussant à développer des raisonnements que la neutralité interdit ; des raisonnements qui, sans être justes ou tout à fait faux, apportent quelques éléments ailleurs inédits.

polo

Sauf erreur, le code pénal précise que dans le cas de Juvignac, le père de famille bénéficie d'une présomption de légitime défense. Il appartient donc à l'avocat de la famille de la "victime" de prouver que la riposte fut disproportionnée...

Les faits nous ont été rapportés par les journaux, peut-être le père n'a t-il pas voulu qu'"immobiliser" l'agresseur...

Ca ne me semble pas complètement illégitime de vouloir défendre la victime.

D'un autre côté, l'épisode est suffisamment terrible pour le père de famille pour qu'on ait envie de lui épargner un feuilleton judiciaire.

Surcouf

Concernant Jacques Chirac, il peut dormir sur ses deux oreilles.
Ce n'est pas demain qu'un juge ira "embêter" un ex président.
On l'a vu avec Mitterrand où ses affaires ont sagement attendu son décès.

Tout l'établissement politico judiciaire n'en veut pas. Et même si cela devait arriver, les conséquences seraient insignifiantes.

Aïssa Lacheb-Boukachache

Deux frères de 16 et 20 ans vivent seuls dans la maison qu'ils ont hérité de leurs parents décédés. Le plus jeune est lycéen, l'autre travaille comme maçon. Deux frères sans histoire aucune, appréciés de tous ceux qui les connaissent. Un jour, pendant que l'aîné est au travail, le cadet se fait surprendre par trois personnes qu'il ne connaît ainsi que son frère absolument pas de 16, 20 et 30 ans au moment où il revenait du lycée et allait rentrer chez lui. Il est battu, traîné au sol, enfermé dans la cave, baîllonné et ligoté. Ses agresseurs et ravisseurs sont trois toxicomanes qui cherchaient un squat où demeurer et comme ils croyaient que cette maison était inhabitée… Ils s'installent donc et font comme chez eux, le vandalisme en plus. Une heure plus tard, le frère rentre du travail et au moment où il va ouvrir la porte, il est saisi aussitôt, roué de coups, ligoté, baîllonné et jeté à son tour dans la cave près de son frère. Le soir venant, fatigués et assommés par l'alcool et les drogues, les trois intrus s'affalent sur les fauteuils et s'endorment, oubliant littéralement leurs victimes et otages en dessous… Tard dans la nuit, le frère aîné réussit à se libérer de ses liens. Il libère son frère et lui enjoint de ne pas bouger. Lui se saisit d'une hache que son père gardait là ainsi que d'autres outils et remonte jusque dans le salon où il voit leurs agresseurs endormis. Il se dirige vers le plus âgé, celui qu'il devine être le chef de la bande et sans hésitation, dans la semi obscurité de la maison, il lui assène trois violents coups de hache dans la tête, le tuant aussitôt sans qu'il ait vu rien venir. Les autres se réveillent et, effrayés, se rendent. Il ne les agresse pas, il leur ordonne simplement, la hache ensanglantée encore à la main, de quitter immédiatement sa maison. Ensuite il redescend à la cave chercher son jeune frère et ensemble ils vont creuser un grand trou dans leur jardin pour y jeter le corps fracassé de leur agresseur. Le lendemain, ils recouvrent ce trou d'une dalle de béton et ils reprennent les jours suivants le cours tranquille de leur vie. Deux mois passent lorsque les deux jeunes agresseurs, arrêtés entre-temps pour des délits sans grande gravité, se mettent à raconter dans le détail et la vérité des faits, avouant leurs agressions et séquestrations, aux policiers cette histoire incroyable. Ceux-ci se décident à vérifier et se rendent chez les deux frères. Ils ne font aucune objection et le jour même ils désignent l'endroit (la dalle) sous laquelle se trouve le corps. Ils furent incarcérés ; je ne saurais dire ici avec exactitude les motifs complets mais je sais qu'il s'y trouve déjà la raison de «dissimulation de cadavre».

C'était à Reims il y a environ six mois.

Sommes-nous ici face à une situation de légitime défense ?

L'Union de Reims qui a relaté ce fait n'a jamais mentionné les noms des protagonistes majeurs de cette affaire sauf un petit article, plusieurs semaines plus tard, pour dire celui de l'agresseur tué et retracer rapidement son triste parcours de grand toxicomane.

Ce qui me gêne dans votre propos, cher PB, c'est qu'à l'instar d'autres médias et au mépris de la tranquillité et du respect dus à cet homme et sa famille agressés chez eux par cet homme dont vous citez également le nom on ne sait encore moins pourquoi, vous citez nommément toutes ces personnes en leur drame commun. De quel respect et de quel droit vous parez-vous pour agir ainsi ? Leur avez-vous demandé leur autorisation pour ce faire ? Un drame a eu lieu ; il vous appartiendrait au point de violer sans vergogne l'anonymat légitime de ces gens dont à ce jour aucun procès public n'est venu rendre compte du malheur… C'est cela votre respect de la présomption d'innocence, de l'instruction et de la discrétion due aux victimes suffisamment éprouvées pour n'en souhaiter pas davantage de publicité ? Malgré les apparences, il se trouve quelque chose de profondément malsain dans votre billet, en tout cas qui vous met franchement bancal, en porte-à-faux, contradictoire, lamentablement contradictoire avec tout ce que vous ne cessez vous-même d'invoquer ici même quand vous prenez à parti certain journaux qui s'immiscent de cette même façon que vous aujourd'hui dans les vies privées et en rendent publiquement compte… Quand ça saigne, on pourrait tout dire immédiatement et jusqu'aux noms et jusqu'aux adresses, c'est ça votre philosophie ? C'est du mauvais journalisme que vous faites là, monsieur le directeur de la publication...


Aïssa.

Laurent Dingli

Comme vous, Jean-Dominique Reffait, je me sens très solidaire de Monsieur Bamberski.

Laurent Dingli

Si j'écrivais des romans policiers, je ferais en sorte que l'ethnologue ait tout manigancé, pour ensuite passer pour une victime, mais ce ne serait là qu'élucubrations littéraires. Pour en revenir à la réalité, je suis très intrigué par la personnalité de ce jeune homme qui a violemment agressé son professeur pour finir tué par lui.
Je comprends votre interrogation sur la fonction de l'avocat, ou plutôt sur la différence de démarches entre ce métier et le vôtre. Mais je suis plus circonspect en ce qui concerne la "vérité".
Vous dites : "il lui est évidemment impossible (à l'avocat) , dans le débat judiciaire, de privilégier la vérité du fait, le caractère parfois univoque de la réalité criminelle puisque son seul souci est de mettre sa compétence et son talent au service seulement de ce qu'on lui dit".
Mais l'important est-il de privilégier une vérité de fait, qui a souvent bien des facettes, ou plutôt de faire en sorte que la fonction d'avocat introduise un débat contradictoire et permette donc de s'approcher ainsi humblement d'une vérité, forcément imparfaite ?

Véronique Raffeneau

"Accepter le décalage entre le discours de mon client et l'intuition de ce que je pressens aurait été au-dessus de mes forces."

Philippe, il me semble quand même que lorsque vous défendez Frédéric Lefebvre contre Jacques Weber, vous surmontez cette difficulté à faire vôtre le décalage entre le discours de votre client et votre intuition des choses.

"Parce que Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, n'hésite pas dans le débat public à dire ce qu'il pense et qu'il est devenu "la tête de turc" de beaucoup, on aurait le droit de le traiter d'une manière indigne ? "

Franchement, qui peut penser crédible une seconde l'idée que Frédéric Lefebvre n'hésite jamais à exprimer dans le débat public ce qu'il pense lui, selon vous, en toute autonomie ?

Florilège ou quand votre "client", selon votre votre défense, n'hésite jamais à exprimer dans le débat ce qu'il pense :

"les coupables sont toujours parmi les prévenus"

"Frédéric Mitterrand est un atout pour le gouvernement "

"Et, comme par hasard, comme Jean Sarkozy porte le même nom que le président de la République, on lui tombe dessus"


Jean-Dominique Reffait

La même semaine, deux événements renvoient un sentiment de gratitude à l'égard de leurs auteurs : ce père de Juvignac qui est allé au bout de sa mission ancestrale de protection de sa famille et M. Bamberski qui, 25 ans après, livre à la justice celui qu'il considère comme le meurtrier de sa fille.

Ces deux cas sont exemplaires, ils rassurent au-delà du drame : Il n'y a aucune fatalité à subir l'insoutenable, à ployer devant les forces hostiles. Hostilité active d'un agresseur, hostilité passive d'un système judiciaire bloqué. Dans l'un et l'autre cas, ces deux hommes ont agi avec une détermination mesurée : la mort de l'agresseur était la conséquence graduée de la menace réelle, un contrôle froid qui ne traduit aucune haine. Tandis que M. Bamberski, loin de se faire justice lui-même, livre un paquet en bon état de marche à la justice française.

Je me sens très solidaire de ces deux hommes.

Si je comprends bien que toute cause mérite d'être défendue, je comprends moins la précipitation de l'avocat pour s'emparer d'un dossier médiatique où il pourra avec délectation jouer le rôle du méchant. Il s'agit moins là, il me semble, de la défense de principes que d'un marketing personnel. Il eut été convenable de laisser la famille de l'agresseur choisir elle-même un avocat qui, pour être moins pressé de se faire valoir, aurait sans doute été plus pertinent dans sa défense.

Pour Chirac, allons, c'est une autre époque, qu'on le laisse tranquille.

yves

Comme ça fait du bien.
Pouvoir lire en confiance des choses aussi graves et délicates que celles que vous évoquez, sans avoir besoin de chercher un double sens à chaque phrase.
La sincérité est comme l'eau du puits, claire et limpide.
Cela n'indique pas forcément qu'on la trouvera bonne, mais la conversation qui s'en suivra sera sereine.
Merci, une fois encore, je me sens moins seul.

www.facebook.com/profile.php?id=1203356382

@ A.Paulista.
"Une humiliation terrible ?" Qui justifierait sans doute qu'on brûle vif - ou du moins qu'on menace de le faire -, toute une famille...
Mais il est vrai qu'on brûle déjà des bibliothèques dans ce pays, qui le supporte avec une équanimité remarquable. L'étape suivante étant sans doute de brûler le savoir humain, le savoir incarné.

Moi, je vote pour une médaille à celui qui a su défendre sa famille et sa peau. C'est un réflexe qui tend à disparaître semble-t-il de se considérer comme ayant le droit de se défendre...

Bernard-27400

- Juvignac

La mise en examen de ce professeur pour "homicide volontaire" est choquante. A la lecture des premières lignes de ce fait divers, j'ai d'abord pensé à un expert en arts martiaux. Pour en avoir pratiqué certains, on peut, en judo, tuer quelqu'un en moins de 10 secondes (7 secondes dans le coma) ou en karaté presque instantanément. Mais là, non ! A la lecture du fait, on a un homme qui défend sa famille face à un homme déterminé à mettre en pratique ses menaces et qui le maîtrise en le tenant fermement avec certainement la peur au ventre, cette peur qui décuple les forces au point d'en arriver à provoquer un arrêt cardiaque chez l'agresseur. En imaginant le scénario, Philippe Joron semble avoir voulu immobiliser son adversaire en le maintenant fermement au niveau de la cage thoracique et on ne tue pas à ce niveau-là hormis en faisant preuve d'une force exceptionnelle : "la peur". D'où mon interrogation sur la qualification d'homicide volontaire.

Quant aux conseils qui viennent plaider les causes perdues... Croient-ils vraiment défendre ce qui est juste où viennent-ils s'exercer à l'art difficile de la rhétorique ?

- Affaire Chirac

Bien trop compliquée pour mes neurones mais saluons la discrétion dont a su faire preuve Madame Siméoni.

SR

Jacques Chirac est le grand absent dans l'affaire Clearstream, dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris Alain Juppé a été le bouc émissaire, l'ordonnance conclura à un non-lieu. Chirac est intouchable au regard de l'aspect inébranlable des institutions de la Vème qui protègent les présidents.
S'agissant du fait divers, il existe des relations singulières maître de conférence-étudiant, on ne peut pas spéculer sur la simple honorabilité du professeur, les intentions de l'étudiant étaient floues. On verra.

PS : après quatre inscriptions en premier cycle, en principe à Paris 1 Sorbonne l'étudiant ne peut pas poursuivre son cursus en régime normal, il existe donc bien un régime de faveurs pour certains élèves, pouvant faire naître de l'amertume parmi les autres.

Alex paulista

A l'origine du drame il y a un ressentiment très fort. Il faudrait comprendre ce qu'il s'est passé avant : était-ce un fou, un délinquant notoire, ou bien avait-il ressenti une humiliation terrible ?

L'avocat du jeune homme a sa part à jouer dans la recherche de la vérité.

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