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23 mars 2010

Commentaires

FRESSE MICHEL

Robert Ménard... Encore un nul !

D. Roux

Personne n'a pensé à rappeler à Ménard que Dutroux est belge et que la Belgique a supprimé la peine de mort en 1903.

Intenebris

La liberté d'expression et la liberté de penser me laissent aujourd'hui un goût amer au fond de la bouche.
Certains sujets sont tabous, d'autres tellement sensibles qu'ils déchaînent des passions là où il ne devrait y avoir qu'un débat constructif.
Mais là est peut-être le prix de l'ouverture d'esprit, de la volonté de s'exprimer librement : ménager sa pensée pour ne pas choquer la majorité...
Il ne s'agirait même pas de convaincre mais simplement d'exprimer une opinion personnelle, qu'il faudrait absolument responsabiliser son discours pour ménager son auditoire.
Que reste t-il de la liberté d'expression si chère à notre patrie ? Une place de choix dans la CeDH, rien de plus.
Alors certes, l'on pourra toujours dire haut et fort ce que l'on pense mais à quel prix ?
N'aurions-nous pas oublié que c'est en dialoguant ouvertement, sans barrières aucunes, que les idées avancent et évoluent ?
Je rêve d'un monde où nous serions tous des Voltaire au petit pied, je crains malheureusement que ce ne soit qu'une chimère...

Marianne de Toulouse

@Mohand R. Mestiri : On vous a accordé une tribune pour écrire votre petit commentaire, c'est donc que ce blog est pour la liberté d'expression. Vous, vous ne vous "répandez" pas, vous vous étalez tristement.

Epaminondas

Ouf ! Une fenêtre ouverte, un salutaire courant d’air entre un instant, et rend légers corps et esprits.

Voilà pourquoi je reste fidèle à ce blog, depuis que je l’ai découvert : pour son côté rafraîchissant.

Merci monsieur Bilger d’avoir ouvert pour un instant la croisée… ce petit courant d’air nous a fait le plus grand bien.

Cordialement.

Epaminondas.

Paul

Cher Monsieur Bilger,

Bravo ! Votre soutien à Eric Zemmour, dernière victime de la police idéologique, démontre que vous êtes un homme de coeur et de courage ! Ce sont des hommes comme vous qu'il nous faudra lorsque ce système soviétoïde se sera écroulé. Le peuple français n'en peut plus de vivre sous la botte idéologique totalitaire qui prétend asservir nos consciences. Nous en avons assez de cette pénalisation de la pensée qui va croissant à mesure que la vraie criminalité prospère sous le regard protecteur des puissants. Nous voulons retrouver notre liberté.

Jean-Loup Charollais

Il y a un point de droit qui mérite qu'on s'y arrête : la peine de mort est supprimée en France, et les politiques ont tout fait pour rendre cette interdiction irréversible en la faisant figurer dans des traités internationaux.
Bien entendu le peuple français n'a pas été consulté par referendum, sachant qu'à l'époque l'opinion était majoritairement favorable à la peine de mort.

Or il se trouve que, par incidence, le referendum sur la constitution européenne a posé de nouveau la question de l'interdiction : des articles de ce projet de constitution stipulaient l'abolition de la peine de mort.
Et de ce fait, le peuple français a été consulté pour la première fois sur ce sujet.
La réponse fut, très majoritairement, négative. La constitution fut donc rejetée, et, par conséquent, l'abolition également.

Juridiquement, ce vote a-t-il rendu caduque la précédente loi d'abolition initiée par M. Badinter ?, sachant en outre que ce referendum était d'ordre constitutionnel, donc supérieur à la loi ordinaire.

En d'autres termes, la loi d'abolition de la peine de mort est-elle aujourd'hui périmée, sans que pour autant un nouveau texte soit venu la remplacer ? Serait-on (au moins jusqu'à la ratification du traité de Lisbonne) devant un vide juridique ?

Cordialement.

Gourbi

[Les "mauvais" citoyens sont mis au coin de la société. On va les inscrire à l'école de la pensée convenable au cours primaire !]
Tout ça exhale un doux parfum de "tcheka" tant il est vrai que cela émane de ses héritiers proclamés!

Catherine JACOB@Jean-Claude HERRENSCHMIDT

@Jean-Claude HERRENSCHMIDT | 28 mars 2010 à 18:20
«Si la peine de mort est interdite, elle l'est pour tous les citoyens : acteurs (meurtriers) ou juges (jurés d'assises). C'est symétrique.
Si la peine de mort est légale, les juges peuvent donner la mort sans encourir de poursuite pour cela, mais le citoyen ne pourrait toujours pas régler sa haine personnelle par un meurtre ? C'est dissymétrique.
Pour le citoyen, la seule façon de rétablir la symétrie est de s'attribuer le droit de tuer, à sa convenance. Évidemment, il sait qu'il encourt la peine de mort.
Et alors… Quel autre reproche ?[…] Ce raisonnement est-il défaillant ? Est-il recevable, en droit ? »

Qu'est-ce que c'est que cette histoire de symétrie et de dissymétrie?
La peine de mort, partie intégrante de l'arsenal des peines applicables dans une juridiction donnée, ou objet d'abolition et de suppression dudit arsenal de peines et sanctions, comme son nom l'indique, est en priorité une « peine ».
Autrement dit «Une punition légale appliquée par le Pouvoir, public, à l'égard d'une personne préalablement jugée coupable d'un crime/délit/infraction donnés, par un tribunal légalement constitué, contraint par les prescriptions d'une législation donnée et non pas par son bon plaisir, ainsi que statuant « au nom de » et non pas en son propre nom.»
Autrement dit encore, en tant applicable ce n'est pas un meurtre. En tant qu'objet d'abolition dont inapplicable, c'en serait un, et comme tel (= mort volontairement donné à autrui ), susceptible à son tour d'être sanctionnée par une peine, et une peine nécessairement telle que légalement applicable, sinon on entrerait dans un cycle de violence qui ne connaîtrait pas de fin, comme ce qui se passe par ex. entre certains états et/ou certains peuples ou encore certaines ethnies.

La différence entre une l'application d'une peine et l'exercice d'une vengeance, a fait l'objet de nombre de réflexions par divers auteurs, dont notamment René Girard qui définit la peine comme le dernier mot de la vengeance eu égard au fait que la vengeance ne connaît pas de fin. La liberté de « condamnation à » ainsi que d'application de la peine prévue par un code déterminé, abandonnée au pouvoir judiciaire concerné (par ex. lorsque le crime est un crime de guerre, c'est une juridiction internationale qui est désormais compétente), a pour nécessaire corollaire la renonciation à l'exercice particulier de vengeances particulières dans un cadre aléatoire d'estimation d'une peine jugée par elle appropriée, par une personne particulière ou désormais, pour ce qui nous concerne, un État particulier.

A partir du moment où le citoyen a, dans le libre exercice de son droit de vote, élu (= désigné) ses représentants (= en particulier, les députés) lesquels, en son nom – inclus au leur propre en tant que simples citoyens – se réunissent en une Assemblée qui vote les projets de loi préalablement préparés par les instances adéquates, puis à elle soumis, en particulier l'application d'une peine telle que la peine de mort dans telle et telle circonstance criminelle dûment et suffisamment établie, ou encore son « abolition », autrement dit sa désormais «non applicabilité» quelque soit la circonstance, en référence à la reconnaissance collective d'un droit de vie et de mort comme représentant une sanction excédant, en temps de paix, l'humaine compétence y compris dans son exercice collectif, ledit citoyen n'a plus à récupérer arbitrairement à sa seule convenance, (notamment en alléguant dans le cadre imaginaire d'une rhétorique de pure fiction, cas que vous évoquez, une espèce de dissymétrie des pouvoirs), une sorte de droit de vengeance, ainsi qu'à exercer de sang-froid et individuellement quelque vengeance particulière que ce soit à peine de s'en voir dûment sanctionné au titre d'un meurtre. En revanche, il a le droit de protéger sa propre vie dès lors que cette dernière est sous le coup d'une menace sérieuse imminente. Il ne s'agit plus cependant de « vengeance » ni de « sanction », mais de « défense » au sens d'une légitime défense ».
De la même façon, si un citoyen responsable a, par ex., le devoir d'attirer l'attention d'une personne qui traverserait la chaussée en compagnie d'une poussette et/ou de jeunes enfants en transgression d'un feu bicolore ou encore n'importe où, qu'elle se rend coupable par ex. de mise en danger de la vie d'autrui, il n'a pas le pouvoir de la verbaliser, ni de lui retirer tous les enfants d'autorité et de les conduire lui-même à destination, ce quand bien même parmi ces derniers se trouverait l'un des siens, cas qui lui ouvrerait cependant la possibilité de récupérer immédiatement celui-ci sur lequel il est investi d'une autorité particulière, l'autorité parentale, puis d'opérer un signalement à l'autorité compétente du point de vue de l'intérêt général et enfin de déposer plainte!

Comme quoi, on voit bien qu'il ne s'agit pas là d'une question de symétrie ou encore de déséquilibre entre les pouvoirs de l'État et des particuliers au nom desquels il exerce de façon satisfaisante et non abusive, autrement dit encore, partagée entre un exécutif, un législatif et du judiciaire, l' Autorité ainsi que de façon mesurée et aussi au-delà des intérêts partisans, mais d'autorité, précisément!

Jean-Claude HERRENSCHMIDT

Si j'ai bien compris, la peine de mort, quand elle est appliquée dans le cadre d'un système pénal qui la prévoit, est un acte social qui relève de considérations liées à la Justice et, par conséquent (?), à l'ordre social.

La loi de la République française a été modifiée pour ne plus rendre possible cette peine. La peine de mort est illégale en France. Je m'en réjouis.
Les raisons qui ont été avancées pour cette abolition ont été développées par rapport à ces considérations de Justice et d'ordre social, et aussi pour des questions de morale dans la perception que nous avons aujourd'hui de celle-ci.

Je n'ai rien lu, à ce jour, qui avance l'argument logique de la règle du jeu.
Si la peine de mort est interdite, elle l'est pour tous les citoyens : acteurs (meurtriers) ou juges (jurés d'assises). C'est symétrique.
Si la peine de mort est légale, les juges peuvent donner la mort sans encourir de poursuite pour cela, mais le citoyen ne pourrait toujours pas régler sa haine personnelle par un meurtre ? C'est dissymétrique.
Pour le citoyen, la seule façon de rétablir la symétrie est de s'attribuer le droit de tuer, à sa convenance. Évidemment, il sait qu'il encourt la peine de mort.
Et alors… Quel autre reproche ?

Si je veux avoir avec le meurtrier une argumentation qui le positionne dans un rôle socialement défaillant, la logique m'impose d'utiliser une règle du jeu abolitionniste.

Ce raisonnement est-il défaillant ? Est-il recevable, en droit ?

Aurélien Péréol

J'ai émis l'hypothèse d'une sorte d'excès de démocratie qui ferait que nous ne pouvons donner d'avis que démocrates, établissant l'égalité réelle de tous les hommes, ne nous autorisant à parler d'inégalité qu'au négatif, à la plainte...
http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/la-tentation-de-la-democratie-a-64136
Mon texte commence avec la citation de Voltaire

Marie

Il a circulé sur votre blog ce filet d'air que faisait courir le mouton qui glissait le long de la lunette de la Veuve !

Une petite histoire pour dégourdir l'atmosphère :

"Une petite fille demande un jour à sa mère :

'Maman, comment la race humaine est-elle apparue ?'

La maman répond : 'Dieu fit Adam et Ève et ils eurent des enfants. C'est ainsi que la race humaine est apparue'.

Deux jours plus tard, la petite fille pose à son père la même question.

Le papa lui répond : 'Il y a très longtemps existaient les singes. Au fil des années ils se transformèrent pour devenir des hommes. C'est ainsi qu'est apparue la race humaine.'

Confuse, la petite fille retourne voir sa mère et lui dit :

'Maman comment se fait-il que tu m'aies dit que la race humaine a été créée par Dieu et que papa m'affirme qu'elle vient du singe ?'

'Chérie, répondit la maman, c'est que moi je t'ai parlé de l'origine de ma famille, et ton père de la sienne... !

Catherine JACOB@Mohand R. Mestiri

@Mohand R. Mestiri | 26 mars 2010 à 11:52

"Avoir le droit de tout dire ? tout et n'importe quoi ? Pour un magistrat vous êtes sacrement bavard, S'exprimer est une chose, se répandre en est une autre."

Ne vous attendez donc pas à ce qu'on se répande... en compliments quant à votre petit tout petit, trèèès petit commentaire et qu'on se contente de s'exprimer ainsi à son sujet...!

Savonarole

Philippe Bilger

Lorsque toute cette tornade médiatique se sera calmée, peut-être vous pencherez-vous sur ce que l'on appelle ici bas la notoriété, rebaptisée "pipolisation".
Par un curieux hasard sémantique ce nouveau mot évoque le "pipeau".
Que ne l'écrit-on pas "pipeaulisation"...

Deux exemples ont été évoqués dans la presse cette semaine : deux exemples diamétralement opposés, mais qui n'en sont pas moins un enseignement.

- Les deux derniers livres de BHL, parus simultanément, se sont vendus à hauteur de 5.300 exemplaires pour l'un et à 3.500 exemplaires pour l'autre. Ce qui s'appelle un "bide" retentissant.
- Dorothée, la chanteuse et présentatrice des années "90" n'a vendu que 350 exemplaires de son dernier CD.

Pourtant ces deux "pipeaules" ont bénéficié d'un extraordinaire lancement sur tous les médias, dont ceux soumis à une redevance.

Mohand R. Mestiri

Avoir le droit de tout dire ? tout et n'importe quoi ? Pour un magistrat vous êtes sacrement bavard, S'exprimer est une chose, se répandre en est une autre.

Wamba

A lire sur la notion de "dérapage":
Laurent Fedi,
"L'obscurantisme démocratique. Prolégomènes à une déconstruction du discours intimidant", paru dans LE PHILOSOPHOIRE, N° 32.
C'est une analyse philosophique précise et éclairante sur la situation actuelle.
Wamba.

Aurélien Péréol

J'ai écrit un texte qui décrit une "tentation de la démocratie a priori" : on n'aurait le droit de n'exprimer que les points de vue qui sont dans la loi, qui représentent des "avancées" dans l'idée d'une histoire humaine qui a un sens, un progrès (et pas d'achèvement, on n'est plus marxistes), alors que la démocratie est la décision comme terme momentané du débat, qui continue éventuellement une fois la décision prise. Je suis en accord avec votre position sur les propos d'Eric Zemmour et je propose que nous soyons tous voltairiens (mon texte commence par la citation de Voltaire) : http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/la-tentation-de-la-democratie-a-64136

gartiche

Robert Ménard est allé s'enrichir dans les pays du Golfe où la peine de mort n'est pas plus un problème... Il ne faut donc pas espérer grand-chose de sa part...

Colombey

En 1981 on a "bénéficié" d'un Président ardent défenseur de la suppression de la peine de mort !
Pourtant l'intéressé en aurait eu à son "actif" une soixantaine dans le court laps de temps où il fut ministre de la Justice sous un gouvernement socialiste précédent.
Son zèle alla jusqu'à commander une guillotine supplémentaire pour faire face à la demande, ce qui lui valut un sévère commentaire de Mendes France (dixit A. Peyrefitte dans "Quand la rose se fanera").
Alors où est la sincérité des attaques de la gauche contre la rigueur de la justice ?
Surtout quand elles viennent d'une partie
plurielle de cette gauche qui fut fidèle aux amateurs de la solution finale par goulags interposés !!
Je ne cite, bien sûr, personne !!!

Xavier THOMASSON

Monsieur l'Avocat Général,
Je lis régulièrement votre blog et partage souvent votre point de vue.
Je salue votre courage et défends la liberté d'expression qui me valut de démissionner de l'administration des finances en 91 pour m'occuper de mes affaires. Difficile de faire évoluer les mentalités dans certains aréopages, c'est pourquoi votre blog emplit mon coeur de bonheur et d'espoir !

Merci Monsieur.

Bernard27400

Bonjour à toutes et à tous,
Il y a longtemps que je ne suis pas venu sur le blog de Monsieur Bilger et l'actualité du moment fait que je viens d'abord lui amener mon soutien... virtuel, mais soutien quand même.
Quant à la "peine de mort" dont il est question dans ses lignes, celle-ci fut toujours la chasse gardée d'une famille. Qu'on me démente si je me trompe, mais de Samson (le bourreau qui a exécuté Louis XVI) au dernier exécuteur de la République "Marcel Chevalier" il semblerait qu'il y ait eu un lien de filiation, de parenté.
On pouvait trouver sur Internet une interview de ce dernier alors qu'il venait "d'oeuvrer" et nous avions l'impression que ce n'était pas le bourreau qui parlait mais Zorro, un justicier qui venait de nous débarrasser d'un méchant.

Bernard 76000 maintenant (on dit que la salle des Assises de Rouen est la plus belle de France)

Eriko

Merci Philippe !

semtob

Cher Philippe,

Tous les mots sont dangereux.
La liberté d'expression s'inscrit dans certains cadres qui sont réglementés.
Faut-il que la loi précise des critères de responsabilisation dans l'exercice de la liberté d'expression ?
C'est tout l'enjeu de la démocratie participative...
Si un journaliste incite au piratage, au cannibalisme, au suicide collectif, au déni des possibilités d'autrui, faut-il lui laisser l'expression ? Les professionnels connaissent les limites. Devons-nous encombrer les tribunaux et dépenser énergie et autres pour rappeler le b a ba à des personnes supposées intelligentes ?
françoise et karell Semtob

Catherine JACOB

"Au fond, je voudrais que tous nous devenions des Voltaire au petit pied. Pour que nos adversaires aient le droit de parler. Et de tout."

Autant ne pas parler tout de même pour ne rien dire et signalons juste rapidement que l'exécution par injection létale du mari américain de la française Sandrine Ageorges-Skinner «défendu par un avocat commis d'office puis condamné à mort pour le meurtre en 1993, de sa petite amie de l'époque ainsi que des deux fils de celle-ci», à l'issue d'un procès au déroulement contestable de l'avis de moult experts judiciaires, et exécution qui avait été programmée pour hier soir, a été suspendue une heure avant l'heure fatale fixée, par la Cour suprême des États-Unis dans le but de se donner le temps d'examiner sérieusement ainsi que de statuer sur la demande du condamné persistant à protester de son innocence et qui souhaitait depuis longtemps être l'objet d'un prélèvement ADN à des fins d'analyse comparative.
Espérons une issue favorable, l'enjeu des suites données à de telles demandes étant d'importance dans le contexte qui est celui d'une Justice américaine où les lois ainsi que l'application des peines paraissent fluctuantes d'un état à l'autre, tout de même que le sérieux de la tenue des procès où l'on pense tenir un coupable à jeter en pâture aux familles des victimes sans qu'il soit absolument besoin de s'en assurer par tous les moyens scientifiques et techniques à disposition de nos jours, ce qui donne à penser que l'apaisement de ces familles par une exécution y primerait sur le bon droit d'un innocent à ne pas leur servir de victime expiatoire.

Djan59

Que M. Bilger sache qu'en cas d'éventuelle sanction, nous manifesterons notre soutien.

Catherine A : en pleine déprime civique

Juste pour dire, M.Bilger, que ceux qui vous chercheraient des poux dans la tête n'auraient pas compris grand-chose. La Justice a rudement besoin d'hommes et de femmes de votre trempe, dénués de cette langue de chêne qui donne aux justiciables l'impression de vivre dans un autre monde ; elle a besoin non de machines froides alimentées au seuls Codes civil et pénal mais de gens de courage et de coeur. Et de rectitude. Tout ce que je souhaite à un noir ou un arabe poursuivi devant une Cour d'Assises c'est de tomber entre "vos griffes", il sera assuré d'avoir en face de lui un magistrat qui le respectera autant qu'il respecterait un accusé bien blanc et bien né ; et ce n'est pas si courant.
Si j'étais sensible aux décorations je dirais que vous en méritez un paquet. Ne l'étant pas franchement je me contenterai donc de penser que pour ça vous devriez être salué.
Le contraire me plongerait en pleine déprime civique ; même s'il m'arrive parfois - souvent - de ne pas partager vos analyses.

Jean-Benoît Henriet

Cher Monsieur,
J'apprends que vos prises de position sur "l'affaire Zemmour" ont conduit le Procureur de Paris à vous convoquer.
Je déplore depuis des années qu'il soit devenu inconvenant, voire dangereux, de simplement relater des faits, a fortiori de les commenter, quand ces commentaires ne vont pas dans le sens du vent dominant. Je suis atterré de l'amplification qu'a prise cette tendance. Nous vivons désormais sous l'empire d'une vraie police de la pensée et ce phénomène est particulièrement remarquable en ceci qu'il s'est généralisé : pour se donner bonne conscience, faire oublier certaines de ses turpitudes, ou tentant de se concilier ce qu'elle pense être l'opinion publique majoritaire, conformée par des médias à 90% unilatéraux, "la droite" adopte les mêmes attitudes que "la gauche" (Laurent Lafforgue, Renaud Camus, Michelle Triballat...). Une nouvelle affaire Galilée (ou pire, Giordano Bruno) redevient possible aujourd'hui. TENEZ BON. Nous sommes des milliers, des dizaines de milliers qui ne supportons plus l'état de fait actuel. NOUS SOMMES DES MILLIERS A VOULOIR VOUS APPORTER NOTRE SOUTIEN, SOUS LA FORME QUI VOUS PARAITRA LA PLUS PERTINENTE.
Et merci de l'espace de réflexion libre que vous avez réussi à créer et maintenir. Il doit perdurer.
Jean-Benoît Henriet (Maître de conférence à Sciences Po)

Gracchus

La peine de mort c'est bien, du moment que le condamné n'était pas journaliste. Et s'il était journaliste, il faut encore s'assurer que ce n'était pas un pro-castriste, parce que dans ce cas aussi c'est bien qu'on lui coupe la tête. Si c'est un journaliste musulman, on évitera que lui couper la tête pour ne pas offrir un martyr à ses semblables, mais on pourra quand même lui couper autre chose (au choix, selon les circonstances). Merci à M. Ménard (ainsi qu'à MM. Zemmour et Bilger) de nous rappeler à un peu de bon sens et de fraîcheur d'âme. Merci. Merci. Merci.

Jean-Dominique Reffait

Il faut tout de même admettre que Robert Ménard s'acharne à démolir l'image merveilleuse du droit-de-l'hommiste patron d'ONG. A peine sorti de RSF, il affirme son hostilité à la projection du film "Le baiser de la lune" en milieu scolaire et va jusqu'à proférer son souhait que ses enfants ne soient pas homosexuels. Il est dans le collimateur depuis cet épisode : qu'un père puisse espérer une orientation hétérosexuelle pour ses enfants semble inacceptable. Je ne m'en serais pas douté moi-même et je m'aperçois ainsi que je suis grandement coupable d'homophobie pour m'être également insurgé contre la projection scolaire de ce très joli film qui n'a rien à faire dans les écoles.

Depuis ce jour donc, Robert Ménard est soupçonné d'avoir les pneus lisses. Il aurait "failli déraper" quant à la peine de mort. La sortie de route se précise. Son capital de points se met à fondre dangereusement et encore une ou deux saillies de ce genre, et c'est son permis médiatique qui sautera. On l'aura prévenu et la gendarmerie veille.

L'opinion de Robert Ménard est plus étonnante que scandaleuse. Voici un homme qui a consacré des années de sa vie à tenter de sortir des journalistes des geôles ou à leur éviter le peloton d'exécution. Admettre le principe de la peine de mort revient pourtant à accepter qu'un pays inscrive cette peine dans son code pénal en fonction de critères qui lui sont propres. Et si, en Corée du Nord, la liberté de la presse s'assimile à de la haute trahison, la peine de mort dont on accepte le principe peut légitimement entrer dans le cadre pénal qui réprime la liberté de la presse. Une fois le principe admis, le débat se porte sur la place du curseur. C'est donc parfaitement étonnant de sa part, à moins que paradoxalement, il n'envisage le principe de la peine capitale que dans le cadre strict de démocraties occidentales, lesquelles, pour la plupart, ont aboli cette peine justement parce qu'elles sont des démocraties occidentales !

Je me souviens avoir soulevé l'ire d'amies féministes lorsque j'avais exprimé mon hostilité personnelle à l'avortement. Je demeure parfaitement favorable à sa légalisation, mais je reste intimement persuadé qu'il s'agit d'un début de meurtre, parfois nécessaire et inévitable et que j'admets comme tel. Qu'est ce que j'avais pris sur le bol !

Comme s'il n'était plus possible de débattre sur les évolutions de la société. Comme si la légalisation de l'avortement avait réglé la question difficile du point de départ de la vie humaine. Comme si l'abolition de la peine de mort contenait en elle-même toutes les réponses à ce débat. Nous savons bien pourtant que l'abolition n'a pas répondu à toutes les perceptions intimes du crime et a créé une nouvelle problématique liée à la cruauté d'une perpétuité réelle. Nous avons lié la peine de mort à la cruauté de son exécution et nous avons aboli et l'une et l'autre sans les dissocier. Qui nous dit qu'un meurtrier condamné à la perpétuité ne préfèrerait pas boire la cigüe si le choix lui en était proposé ? Le débat est enfoui.

Il faut en finir avec les fausses valeurs collectives, celles qui naissent dans l'instant d'une émotion. Rien ne saurait être acquis à l'esprit libre et tout reste absolument discutable, tout.

www.facebook.com/profile.php?id=1055483576

Pour Achille,
Il suffit d'être connecté á un réseau social où votre photo apparaît.

jpledun@Madame la présidente du tribunal de Reims

Madame la présidente en charge de l'affaire,
"Aïssa Lacheb-Boukachache".

Je viens juste de terminer 7 ateliers de théâtre, dans des lycées, où j'ai préparé avec des élèves autrichiens la venue de la pièce (en français) "Capitaine Dreyfus et Cul de jatte Bernard"

Lors de ces ateliers, j’ai touché nombre de mains et d'avant-bras de jeunes filles et de jeunes garçons.
Ma culpabilité ne fait aucun doute.

Je demande donc á comparaître prochainement devant votre juridiction.

Ledun Jean-Paul

Achille

Achille @ Pierre-Antoine 24 mars 2010 à 11:28

« Certes cher ami, certes, mais encore faut-il qu'en bon pédagogue je laisse l'ignorant s'exprimer. Car tout bon pédagogue part du peu de connaissance qu'exprime l'ignorant pour le conduire dans la connaissance. »

Seriez-vous un adepte de la maïeutique ?

Cordialement

Marie

« On aura compris qu'heureux de l'abolition et assuré que j'aurais toujours refusé de requérir la peine de mort, je n'en suis pas pour autant un malade des interdictions. Je ne veux pas fermer les bouches, encore moins sur les sujets où un désaccord est forcément stimulant. »

Aujourd'hui, il ne vous incombera pas la tâche d'envoyer quelque prévenu épouser la Veuve ! Celle que Louis-Ferdinand Céline surnommait : "Le prix Goncourt des assassins !"

Défendre la liberté d'expression devient une lutte constante depuis quelque temps. Où le moindre avis, la moindre parole sortie de son contexte, dérangeants se trouvent objets de polémiques...

« Le tocsin qu'on va sonner n'est point un signal d'alarme, c'est la charge sur les ennemis de la patrie. Pour les vaincre, il nous faut de l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace, et la France est sauvée. »

Vous aurait répondu Georges Jacques Danton !

En y ajoutant :

« C’est singulier, le verbe « guillotiner » ne peut pas se conjuguer dans tous ses temps. On peut dire : « Je serai guillotiné ; tu seras guillotiné ; mais je ne peux pas dire : J’ai été guillotiné ! » »


De nos jours, le numérique, les systèmes de caméras, bien sûr internet… auraient, si la condamnation à mort avait été maintenue, poussé à son paroxysme l’enthousiasme des foules, pour ce genre de spectacle, comme ce fut le cas, en juin 1939, lors de l’exécution d’Eugène Weidmann à Versailles. Le film qui fut pris d’une fenêtre d’un appartement proche du lieu de l’exécution publique, engagea le gouvernement français à l’interdire à tout jamais au public.


Une exposition actuellement au Musée d’Orsay à Paris a pour nom : « Crime et châtiment » couvrant une période d'environ deux siècles : de 1791, lorsque Le Peletier de Saint-Fargeau réclame la suppression de la peine de mort, jusqu'au 30 septembre 1981, date du vote de son abolition en France.

http://www.musee-orsay.fr/index.php?id=649&L=&tx_ttnews[tt_news]=23387&no_cache=1


Le crime fascine !


http://site.voila.fr/guillotine


Exécution d’Eugène Weidmann, 17 juin 1939

Âmes sensibles s’abstenir !

http://www.youtube.com/watch?gl=FR&hl=fr&v=dXels5zsE_M

Marie

USA : L'exécution de Hank Skinner suspendue par la Cour suprême.

La décision de la plus haute juridiction des Etats-Unis suspendant l'exécution est intervenue trois-quarts d'heure avant que le condamné ne fasse les huit pas le séparant de la tablette où il devait recevoir l'injection mortelle.

C'est curieux, alors que certains tentent d'esquiver la recherche ADN, dans ce dossier américain, l'accusé la réclame depuis des années, mais étant donné qu'il a été condamné par un jury, elle lui est refusée !

Que va décider la Cour Suprême maintenant ? Test ou nouvelle condamnation ? Suspense !

Jean-Nicolas G

Diaboliser les convictions est grave. Lorsque l'on voit l'horreur des crimes nazis, qui ne penseraient pas que ceux qui furent pendus à Nuremberg n'avaient pas mérité leur châtiment ? Il y a des évidences que l'on ne doit pas être choqué d'assumer. Oublier que l'homme n'est pas forcément que raison, mais aussi passion et sensibilité est une erreur, que l'on soit pour ou contre la peine de mort. D'ailleurs, Robert Badinter, dont personne ne pourrait mettre en cause les convictions abolitionnistes qui furent siennes n'a jamais stigmatisé les partisans de la peine de mort. Le politiquement correct et les sentiments affectés font plus de mal à la démocratie que l'expression de pensées "peu convenables".

Baal

C'est le juge qui décide des peines. Dire qu'il est nécessaire de supprimer la peine de mort car la justice est incertaine revient à dire que le juge est un benêt incapable de s'en rendre compte...

SR

Proposez la peine de mort pour les délinquants noirs ou Arabes et vous finirez bien par devenir ministre de la Justice.

Patrice

75% des détenus ne sont pas d'origine arabe :
"Les hommes nés à l’étranger sont deux fois plus nombreux en prison que dans l’ensemble de la population : 24 % contre 13 %. Ce sont d’abord les hommes nés en Europe orientale, en Roumanie et ex-Yougoslavie en particulier ; ils sont soumis à un risque relatif de 3,3 contre 1, à âge égal, par rapport aux hommes nés en France : le séjour irrégulier en France est en lui-même un motif d’incarcération, pour des populations récemment immigrées.
Viennent ensuite les hommes nés dans les pays du Maghreb (risque relatif de 3,0), les immigrés issus de nombreux pays d’Afrique au sud du Sahara (2,7) et les ressortissants de l’Union européenne (1,4). Près de quatre détenus sur dix ont un père né à l’étranger ou dans les anciennes colonies, un quart dans un pays du Maghreb."

http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ip706.pdf

seb

Un petit message, simplement pour vous remercier d'utiliser l'un des droits les plus précieux de l'Homme... et du Citoyen !

Cela devrait être naturel...Et pourtant ce ne l'est pas. Sachez, pour ce qui me concerne, et la totalité de mon entourage, que la liberté d'expression ne saurait faire l'objet d'une censure pour "absence de bien-pensance".

J'espère que vous continuerez à bloguer comme vous le faites. Vous lire est toujours un réconfort pour moi, et je pense - et tout un chacun peut penser le contraire - que beaucoup de Français partagent vos vues en la matière !

Espérons que la QPC changera un peu les choses... Notamment après l'inconstitutionnalité avérée de lois "bien-pensantes" !

A ce propos, pourriez-vous expliquer concrètement comment faire pour "saisir" le CC. J'ai énormément de questions à ce sujet !

A moins bien sûr, que vous ne projetiez d'écrire sur le sujet ? Perso, si un livre sort prochainement, je suis preneur !

J'ai adoré "Et si on jugeait les juges ?" et "L'honneur de la justice" !

Ce que j'aimerais bien aussi - mais je ne sais pas si vous auriez le temps - c'est un ouvrage à deux pour résoudre les problèmes d'insécurité. On trouve très souvent des livres écrits par des juges, des avocats, et même un procureur, sur les problèmes de moyens, d'effectifs, de la Justice. Et a contrario le point de vue de personnels de la police. Mais pour l'heure, il n'y a pas vraiment eu d'ouvrage sur "comment les solutions prônées par la Justice et par la Police pourraient être compatibles".

Juste un exemple : la garde à vue. Les avocats la dénoncent en général. Les policiers expliquent qu'elle est un élément très important dans leur travail.

Le citoyen a du mal à s'y retrouver in fine !

jean-yves le rhôdanien

Bonsoir M. Bilger,
Entièrement d'accord avec votre analyse. Il devient de plus en plus difficile de s'exprimer librement sur les antennes du fameux "service public", qui pourtant paie (aux frais du contribuable), des bouffons grossiers (Didier porte, Stéphane Guillon) ou des propagandistes révolutionnaires (Mermet).

Achille

Achille @ Frédéric | 24 mars 2010 à 19:01


A noter qu’il y a une nuance sémantique de taille entre le terme « la plupart » utilisé par Eric Zemmour et le terme « beaucoup » utilisé par Philippe Bilger.

« Beaucoup de trafiquants sont noirs et arabes » peut passer sans problème.

« La plupart des trafiquants sont noirs et arabes » ça passe beaucoup moins bien.

Achille

Achille @ Marie24 mars 2010 à 08:51

Je pense que si la Halde avait existé à l’époque de Voltaire, celui-ci aurait eu de gros problèmes avec son ouvrage sur Mahomet.

Il avait peut-être des petits pieds mais il n’hésitait pas à les mettre dans le plat.

Frédéric

M. Bilger
A mon grand regret vous faites la une de libération.fr et de moult commentaires acerbes, sous le titre " Pour l'avocat général Bilger, effectivement, beaucoup de trafiquants sont noirs et arabes ". Vous voici placé entre le marteau et l'enclume, l'orthodoxie humaniste et la révulsante ligue raciste. Ce déchaînement naissant vous donne raison quant à la logique de votre billet. Je crains que la curée se déchaîne à votre encontre.
Fidèle lecteur de vos billets, de votre écriture si soignée, de votre amour passionné de notre langue, je vous témoigne de ma plus haute considération, bien que je sois à votre égard un rude ou piètre contradicteur, et partageant parcimonieusement vos idées. Je vous remercie de votre espace de liberté de ton, et prends plaisir à vous lire, ainsi que les commentaires annexes.
Ceci n'est pas une oraison funèbre, mais un net encouragement à perdurer.
Pour partager ce fardeau face à la vindicte j'ose décliner mon identité, un de vos anciens facteurs, militant syndicaliste SUD, passionné de littérature.
Amicalement et respectueusement.
Frédéric Delouche.
Post scriptum: encore merci de corriger mes nombreuses fôtes d'ortografes ( euh, fautes d'ortographes ).

Jiel

Cher Philippe,
Je m'aperçois que chaque fois qu'un de vos textes me séduit du début à la fin sur le fond et sur la forme, le même mot me vient : régal. Il faudra que je me renouvelle...

En essayant de me limiter, je voudrais réagir dans trois voies :

1- que ce mot "dérapage" paraît léger alors qu'il n'est que l'expression policée d'une attitude (j'allais dire inacceptable mais notre Nicolas galvaude tellement ce terme...) inquiétante. Depuis que nos élites intellectuelles (donc de gauche) ont soutenu avec fierté Staline, Khrouchtchev puis Mao, et ont puisé dans leurs fortes pensées l'essentiel de leur bagage, ils n'ont guère réussi que pendant quelques années (les années Desproges ?) à occulter un peu leur profond penchant pour la police des idées, et les camps de rééducation pour déviants. Ils ont même fait voter des lois (Gayssot, Taubira...) et recourent plus largement à la justice lorsqu'un mal-pensant trahit la Pravda. Les officines de vigilance et de dénonciation pullulent. Ce climat étouffant qui se raidit depuis une vingtaine d'années est affligeant.
Comme beaucoup d'autres euphémismes, le mot dérapage me fait trembler.
2-Bien entendu Radio France est une radio de gauche (sauf France Musique peut-être ?). Depuis l'éjection de Jean-Marc Sylvestre, sorte de huron solitaire, quelqu'un peut-il citer un seul journaliste ou commentateur de droite sur France Inter ? Je doute que si on demande simplement à Mermet, Clark, Demorand, Weill, Levaï etc... où penche leur cœur, ils revendiqueront sans peine un sentiment de gauche, ce qui est à leur honneur. Mais pourquoi ce mono chromatisme ? Où est le pluralisme ? et qu'a cherché notre cher Nicolas en installant les dirigeants de Radio France ?
3- puisqu'on parle de peine de mort et la semaine passée de perpétuité-qui-n'en-a-que-le-nom, quelqu'un parmi les éminents juristes qui fréquentent ce blog peut-il m'aider ? Je me souviens très clairement des modalités, des circonstances et du scénario parfaitement démocratique qui a conduit à l'abolition de la peine de mort en France.
Comment est-on passé d'une perpétuité au sens propre à une perpétuité qui cache un long emprisonnement limité dans le temps ? Quand a eu lieu le débat à l'Assemblée sur ce thème ? Quelle loi l'installe ? Est-ce une vraie décision consciente de la représentation nationale ou une dérive conduite en douce par différents lobbies ? Merci par avance.

Collectif France Multiculturelle

Robert Ménard n'a pas dérapé M. Bilger, il s'est juste mis au service des monarchies rétrogrades du Golfe Persique que notre président qualifie de modérée, ces bédouins enturbannés qui pratiquent la peine de mort par décapitation, crucifixion...

M. Ménard approuve la peine de mort, parce que ceux qui le paient la pratiquent.

Christian C

@Savonarole,
vous êtes la réincarnation de Sainte Marguerite-Marie, et je ne vous avais pas reconnu.
Je suis impardonnable...

Achille

Achille @ Vincent Dragusseau | 24 mars 2010 à 15:04

On peut savoir comment vous avez fait pour mettre votre photo dans le médaillon ?

Vincent Dragusseau

Une peine de mort doit être une sentence exécutée publiquement ou alors ne pas être. Supprimer la vie d'un homme "en cachette" est une mesure extrême qui ne sert à rien.

SERIEUX

Bonjour,
Idée pour aider les finances publiques : taxer l'usage permanent des mots "polémique" et "dérapage" dans la presse.
Cela confine désormais au tic de langage.

Nicole75

Monsieur Ménard (mais ai-je tout lu ?) n'a ni dit oui je suis pour la peine de mort, ni non je suis contre. Je ne sais comment s'appelle en rhétorique le "ce n'est pas un problème !" qu'il aurait employé. Justement si : c'est tout le problème Monsieur Ménard que vous ne sachiez pas vraiment de quel côté vous vous situez, ou pire, que vous ne vouliez pas faire connaître votre point de vue : un condamné à mort, une fois innocenté, est mort définitivement. Je n'oublie jamais les victimes, bien entendu.

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