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26 juillet 2010

Commentaires

jpledun@Pierre-Antoine

Pas d'accord Pierre-Antoine, il y a bien un projet qui est en train d'être, difficilement, appliqué.

Mais vous avez raison sur le souffle. Il ne pouvait pas en avoir un (assez puissant pour qu'il se sente), puisque á bien y regarder c'est un projet avec beaucoup de RE- (Réindustrialisations, Relancer l'économie, Réorganiser les services publics, etc. enfin lisez vous-même)
Ce n’est pas novateur, il faut en convenir.

Ce qui m'intéresse le plus dans ce programme c'est justement la réorganisation du pays. Il faut être aveugle pour prétendre que la France va bien depuis 30 ans et très très mal depuis trois ans.
J'espère sincèrement que ce programme ennuyeux, évidement, sera appliqué.

Par le petit Nicolas ou par un autre d'ailleurs.

Pierre-Antoine

@Valérie

J'eusse aimé que ce fut "on a le roi qu'on mérite" que mes commentaires vous inspirassent.

Mais je ne veux prétendre à influencer personne.

Je ne suis pas sûr que ce soit le "projet de société" qui ait prévalu dans le choix des électeurs. Que ce fut dans cette présidentielle, comme dans toutes les précédentes.

Je pencherais plutôt sur la recherche de satisfactions d'intérêts individuels, la prise en compte des peurs journalières souvent subjectives et la fuite en avant sans remise en cause des intérêts acquis.

Je n'ai senti le moindre souffle d'un projet de société chez aucun candidat. Que du réchauffé, du replâtrage, de nouvelles méthodes, une nouvelle communication. Je n'ai pas vu l'ombre d'une nouvelle pédagogie, que des slogans !

Le dernier projet de société que j'ai en mémoire c'est celui qui instaura par référendum le 28 septembre 1958, la Vème République.
J'avais 12 ans mais je m'en rappelle encore... Quel souffle puissant passa chez les adultes de ma famille et de mon entourage.
Toutes les conversations tournaient autour de ça.
Depuis ? plus rien ! Même 1981, malgré son cinéma panthéonesque, ne fut qu'un mythe errant.

Cordialement

Pierre-Antoine

Catherine JACOB@Valérie

@ Valérie | 03 août 2010 à 15:24
«Etes-vous bien la réelle "Madame Jacob", sérieuse et réfléchie, qui illustre régulièrement et brillamment le non moins sérieux blog de Monsieur Bilger ? » ☺

Hélas oui ☂ , ne manqueront pas d'apprécier certains...

Valerie

Rédigé par Monsieur Pierre-Antoine le 02 août 2010 à 22:54

Je ne sais pas pourquoi, a la lecture de votre commentaire et de ceux d'autres commentateurs, cette expression me vient a l'esprit :

"Comme on fait son lit, on se couche"

Dans notre democratie, le President a ete elu au suffrage universel qui est notamment "L'Occasion" donnee a nos compatriotes de s'exprimer sur le choix de societe qu'ils desirent.

Le programme qu'il tente d'appliquer n'avait-il pas ete annonce a l'avance ? ☺


Rédigé par Madame Catherine JACOB le 03 août 2010 à 08:44

Etes-vous bien la reelle "Madame Jacob", serieuse et reflechie, qui illustre regulierement et brillamment le non moins serieux blog de Monsieur Bilger ? ☺

Catherine JACOB@Yves&Sylvain auto censuré&Cie

@Rédigé par : Yves | 01 août 2010 à 20:06
« Sylvain s'est précipité sur elle avec trop de générosité et s'est cassé la verge. Il a fallu l'abattre. »

J'ignorais que les taureaux eux aussi étaient dotés d'un os pénien... Ceci étant, avec toutes vos bêtises vous perturbez jusqu'à la pousse des tomates :
http://alyte.perso.sfr.fr/tomates(2).jpg (Sans trucage – Adult Only )

Pierre-Antoine

@Valérie
"Decidement aucun(e) commentateur/trice de langue maternelle espagnole ?"

S'il y en a sur ce blog, ils ont intérêt à se faire discrets, de peur de se voir ôter la nationalité française au bout de trois com n'ayant pas les suffrages des tireurs Zembusqués :-)

Cordialement

Pierre-Antoine

Valerie

Rédigé par Monsieur Sylvain le 02 août 2010 à 15:20

"Buenas noches" a 15h20 ?!

Pourquoi pas "Buenas tardes" avec un point d'exclamation inverse au debut et un autre "normal" a la fin ?!

Decidement aucun(e) commentateur/trice de langue maternelle espagnole ?

Dommage, on aurait pu s'instruire...

Bonne soiree a tous/toutes.

Sylvain

Bonjour Yves

Si par hasard vous voyez des posts auxquels je réponds pas c’est que je m’auto-censure ; ce qui contrairement à la contribution au débat le fausse en quelque sorte puisque je laisse libre cours à la pensée de l’auteur de la contribution qui par le fait croit avoir raison vu qu’il est resté sans réponse.

Vous me suivez ?

Moi non plus .....

Buenas noches

Yves

@ Sylvain

Votre intervention m'a fait doublement sourire.

D'abord, pourquoi l'hispanisant que vous semblez être utilise-t-il en français la forme féminine pour évoquer los cojones, que les Espagnols voient toujours au masculin ?

Si vous permettez (et si M. Bilger permet), j'aimerais rappeler une anecdote authentique. Un beau jour, j'admire au Salon de l'Agriculture un splendide taureau charolais, d'environ 1600 kg de muscles, qui venait de recevoir la médaille d'or.
Son propriétaire-éleveur me fait comprendre que Sylvain aurait gagné l'or même s'il avait été confronté à plusieurs générations de concurrents.
Quelques années plus tard, mon attention est attirée lors d'une promenade dans le Gers par un beau troupeau de charolaises. La conversation est immédiatement cordiale avec l'éleveur. Connaît-il Sylvain ?
- Vous ne savez pas ? me dit-il.
- ??
- Sylvain est mort.
- Il n'était pas vieux.
- Non, ça a été un accident. Son propriétaire l'a lâché dans un enclos où il ignorait qu'une des génisses présentes était en chaleur. Sylvain s'est précipité sur elle avec trop de générosité et s'est cassé la verge. Il a fallu l'abattre.

jpledun

J'ai fini par écouter l'original (c'est toujours mieux).
Il ne s'agit pas d'un discours écrit. Le contenu de son échange vaut vraiment bien mieux que vos questionnements.
Il parle en fin d’intervention des retraites (sujet facile á traiter comme vous le savez). Je ne saisis pas bien les raisons qui vous poussent á lui faire un procès d’intention.

Faites-moi plaisir, écoutez les 33' de discours. Cela vaut mieux que les interrogations de Mademoiselle Pingeot, bizarrement reprises par M. Bilger.
Vraiment.

http://www.elysee.fr/president/mediatheque/videos/2010/juillet/deplacement-a-saint-nazaire-sur-les-chantiers-de.9360.html

Epaminondas

Monsieur Bilger,
L’imposture de l’actuel président réside aussi dans le décalage entre les mots et les faits. Si nous ne devions nous étrangler qu’à l’écoute de la banalisation de la charge qui est la sienne… mais non, il nous faut boire le calice jusqu’à la lie.

« Votre métier est dur, le mien aussi. Mais je le fais ! »

C’est la fin de l’assertion qui renforce le malaise. Où donc notre président a-t-il vu qu’il « faisait le travail » ? Il n’y a guère que dans les discours que lui écrivent ses plumes que le « travail » est accompli. La réalité apporte chaque jour son lot de démentis, et les faits sont têtus. La profusion des affirmations présidentielles récrivant la réalité, superposant le rêvé au réel, sont autant de signes, autant d’indications. Cela va bientôt faire dix ans que ce personnage se livre à sa marotte, qu’il trame, qu’il ourdit pour combattre l’insécurité, la criminalité, les incivilités… pour quel résultat ! Et nous, ignorants que nous sommes, masse d’anonymes ternes et envieux, nous ne comprenons rien, nous continuons à demander des comptes, nous tenons à juger sur pièces. Qu’à cela ne tienne ! Il suffit de désigner ses prédécesseurs et de les accuser de tous les maux. La gabegie, la violence partout ? Les Socialistes ! La difficulté de réformer ? La faute à ses prédécesseurs, qui ont été autant de « rois fainéants », plus attachés à durer qu’à faire, laissant à notre héros une charge si lourde.

Je réussis, ils échouent… et si je tarde à réussir (car je n’échoue ni ne me trompe jamais), c’est soit la faute à la bande d’incapables qui m’entourent (et non dont je me suis entouré), soit la faute aux générations de cossards qui, avant mon avènement, n’ont pensé qu’à la gaudriole, au lieu de travailler.

Notre président, par son incapacité à apprendre de ses erreurs passées, ressemble de plus en plus au portrait que Swann fait d'Odette de Crécy : "Tu es une eau informe qui coule selon la pente qu'on lui offre, un poisson sans mémoire et sans réflexion qui, tant qu'il vivra dans son aquarium, se heurtera cent fois par jour contre le vitrage qu'il continuera à prendre pour de l'eau."

abdelkader

Votre interprétation des propos du président est peu éloignée de l'ambiance qui règne en politique et dans le milieu intello-médiatique, c'est-à-dire dans le sens du rapetissement, c'est-à-dire encore du rabaissement de la fonction présidentielle au niveau de celle de l'ouvrier, qu'elle horreur !

Je n'ai pas cette vision, au contraire, il est possible tout autant d'interpréter ces propos dans le sens de l'empathie et de l'élévation.

Il a voulu dire que le métier de ces ouvriers méritent considération, leur responsabilité est lourde et pourrait être comparée à celle du président de la République.

Quand un verre est moitié rempli, le voyez-vous à moitié plein ou à moitié vide ?

Ne voyez aucunement dans ma réaction une quelconque orientation politique, sinon une dure envie de dire le contraire, c'est-à-dire de critiquer, de voir un autre possible.

florent

Sans doute Nicolas Sarkozy s'est-il trompé depuis 30 ans qu'il fait de la politique.
Il a en effet toujours considéré ce qui est une mission comme un métier et nous retrouvons d'ailleurs les mêmes propos tenus par son fils alors que - à moins que je ne fasse erreur - ce dernier n'est qu'un élu et n'a pour l'instant pas de métier !
(cf rue89 mensuel juillet )

Mais le pire pour moi, c'est que dans ces discours, qu'il s'agisse de ceux du père ou du fils, il y a quelque part le dénigrement du vote des citoyens.

Dans la République qui est la nôtre, un vote ne vous a jamais confié un métier mais un mandat pour assumer un mandat, plus ou moins important.

Nicolas Sarkozy assume le Mandat Suprême
(je mets volontairement les majuscules) suite à la volonté du peuple !

S'il veut travailler... il peut reprendre son activité dans le cabinet d'avocat qui est je crois situé à Neuilly.

zenblabla

Eh bien !
Tout cela paraît fort justement accompagné..., cette campagne en dolorisme mise au partage.

Entre être chef d'entreprise et être garagiste obligé sympathique, il y a une marge que je n'oserais pas disséquer autant que vous le faites !

L'entreprise, fusse-t-elle l'état en état de prestations de services publics en est à la réduction des effectifs, donc des moyens, donc des résultats, comptant seulement la marge comprise comme efficacité.
Une entreprise riquiqui, mais avec de belles marges !

Un grand banquier à l'automne 2008 expliquait rigolard que prétendre du 23, voire 25% et plus c'était exagéré et que cela fondait la crise des valeurs tout juste financières alors, et que la crise amenait être raison un taux de 17 ou 18%.
On rit toujours !

Ce serait la nouvelle efficacité, pour chez nous. Admirable si exemplaire comme chez nous où l'exemplarité fait prémisse de lois
Et dire que la Chine s'en gausse, c'est peu dire !

En séduction généralisable, pour l'imagerie présidentielle, l'inextricable gageure que vous exposez, cela marchera autant que cela fera inscriptions de souvenirs, vallées neuro-sensibles pour flots d'improbables cours-toujours, car dans longtemps, en 2012 moment des piqûres de rappel.

Ces souvenir ne "nous" concernent guère, il faut bien l'avouer en réalité, car nous ne vivons pas dessus, ils sont majoritairement de l'ordre des attachements faibles pour "nous" et cela aussi il faut bien le reconnaître !

Même si à attachements faibles peuvent correspondre contraintes fortes !
Ainsi, savez-vous que les abus en matière d'exercice en auto-entreprise ont "amené l'interdiction" de l'inscription à ce titre pour certains petits entrepreneurs confits en salvatrices attentes.
Ainsi, sous couverts d'abus, les corporations auront consolidé l'idée mortifère pour la société que l'on ne peut exercer de savoir faire en dehors de leur intercession.
Alors, qui se révèle inemployable devra attendre trois ans avant de prétendre au statut intronisé, celui qui lui permettra d'exercer son métier vaille que vaille !
Ainsi le même quittera-t-il la cinquantaine pour échouer en soixantaine...
Dès lors, faute d'être salarié ouvrier, celui-là ne sera rien, rien du tout sinon infâme assisté car il ne trouvera pas d'employeur, et le peu qu'il puisse apporter il ne le pourra pas, et cette trop faible valeur ajoutée elle se révèle ainsi préjujée, jugée et post-jugée rien moins que déloyale !

Maîtrise, stupide Maîtrise, quand tu nous tiens...
N'est-ce pas de ce genre de honte dont vous parlez avec des gants !

Quelle ambiance de sauve qui peut vous décrivez, se rassurant marcher sur qui déjà a les deux pied dans la tourbe !

Pourtant, les attachements faibles, ils valent beaucoup en politique.
Machiavel dressait quelques états pour les attachements forts: ceux qui réellement sont considérables, n'est-il pas ?

Tout se passe encore entre empathie et sympathie (bis !)
Pour l'instant cela éloigne des motifs rénovateurs qui comptent pour l'homme Nicolas Sarkozy, et compteraient pour nous si les rénovations n'avait pour base la reconduite entre tous étant largement ailleurs d'un monde largement compassé, recomposé en trouble sauve qui peut.

Valerie

Je ne sais vraiment pas pourquoi mais la, ca me faisait vraiment mal :

http://es.wiktionary.org/wiki/coj%C3%B3n

Notez l'accent qui disparait au pluriel !

Surprenant ; pas un(e) hispanisant(e) sur le blog de Monsieur Bilger ?!

Bonne soiree,

Sylvain

Bonsoir Pierre-Antoine

Petite info :
sur la photo on voit que c'est un taureau camarguais, cornes en l'air.
Les toros espagnols ont les cornes vers le bas.
Mais los corones sont à la même place chez les deux...

Buenas noches.

Catherine JACOB@Pierre-Antoine

@Pierre-Antoine | 29 juillet 2010 à 10:31

Belles bêtes en tout cas !

Pierre-Antoine

Si jamais la première ne passe toujours pas, en voici une autre où l'on voit bien les oreilles sous les cornes :

Désolé chère Catherine si on ne voit pas bien "los corones" qui elles sont toujours dessous.

Pierre-Antoine

Voici la photo qui aurait dû s'afficher dans mon commentaire précédent :
http://www.ffcc.info/IMG/jpg/taureaux1.jpg
Je ne comprends pas pourquoi elle ne s'est pas affichée, les balises étaient pourtant correctes.

Pour la voir il suffit de cliquer sur mon nom en bas du com ou faire un copier/coller de l'URL dans votre navigateur.

Cordialement

Pierre-Antoine

Pierre-Antoine

@Sylvain

Ni devant ni derrière, mais dessous !

Cordialement

Pierre-Antoine

Catherine JACOB@Sylvain

@Sylvain | 28 juillet 2010 à 15:08
« Et los coronès ?? se situent-elles, entre, devant ou derrière les pattes arrières ?? »

Une méthode infaillible pour régler la question : porte-t-il son slip sur la tête ?

jpledun@Christian C.- Herman

Le Bloblog de Philippe n’a rien á voir là-dedans et il me plaît beaucoup (je ne suis pas maso, pas encore).

Evidemment et je vous l'ai déjà dit, j'ai un très gros problème avec la liberté d'expression, je suis limite pétainiste, et Frontiste á mes heures.
Je suis donc pour l'interdiction de ce blog et de tout blog parlant mal sur mon chouchou. Je suis encore et toujours pour le cirque obligatoire. Ne l’oubliez pas.

Herr Mann, Monsieur Herman, vous par contre vous lisez très mal. Ce que dit Philippe est une chose, mon étonnement en est une autre. o-o (paire de lunettes).
Je m’adresse à Philippe et surtout pas á vous.

Etes-vous aussi en service commandé de M.Bilger ? Ca va finir par faire une petite armée.

Sylvain

@ Jean-Yves Bouchicot | 27 juillet 2010 à 16:04

""Vous avez déjà vu un taureau de près ? Et, si oui, question subsidiaire : les cornes se situent-t-elles devant ou derrière les oreilles ""....

.....................................

Et los coronès ?? se situent-elles, entre, devant ou derrière les pattes arrières ??

Christian C

Cher jpledun,

Si "le bloblog à Philippe" vous déplaît, ne vous infligez pas inutilement toute cette douleur à sa lecture et à celle des commentaires qui parfois l'approuvent, parfois le désapprouvent.
D'une manière générale, les commentateurs évitent l'anathème, ce qui n'est pas si mal.
La liberté d'expression vous poserait-elle problème ?

Pierre-Antoine

@NS - premier ouvrier de France

Monsieur le Président de la République, voilà une situation qui a tout d'un scandale qui sent la fin de civilisation à plein nez.

http://www.liberation.fr/societe/0101649235-a-courbevoie-une-retraitee-de-78-ans-expulsee-par-ses-enfants (Pourquoi Le Figaro n'en parle-t-il pas ?)

Les projets EPAD et le fric connexe sont prioritaires sur la morale la plus élémentaire.

Monsieur le PR, faites vite et bien votre boulot, réformez tout ça !
Vous en serez rétribué de notre reconnaissance.

Cordialement avec ma très haute considération,

Pierre-Antoine

L'ignoble Infreequentable

Trop bien !
(Aurait dit "ma nichée")

Il a aussi annoncé la vente de deux "Mistral".
Et l'on sait déjà, grâce à internet, que les "commissions" sont à partager entre le pays et la Russie, pour un montant estimé à 8 % soit 56 millions d'euros !

"Les affaires reprennent" diraient d'autres !
Mais il s'agit forcément de mauvais ragots "pré-électoralistes", n'est-ce pas ?

calamity jane

Punaise, depuis qu'il fait de la politique,
qu'il s'exerce à différents postes et qu'il
tripatouille pour y arriver, il n'a pu
s'apercevoir que de la charge de Président
il n'en avait perçu que l'honneur.
Or, je n'ai pas encore su que l'on décorât
un général de l'armée qui n'avait pas laissé
de plumes ne serait-ce que pour se creuser
les méninges afin d'éviter le pire à ses
hommes... Mais bon, les temps changent !
Et après avoir lancé le fameux "kastoapovcon" pourquoi ne pas y retourner et équilibrer les plateaux de la balance ?

routa villanova

"Nous avons des métiers pénibles"

Notre Président n'en est pas à sa première plainte quant à la pénibilité de son "métier".
Le pauvre ! Je vous rejoins, Monsieur l'avocat général, lorsque vous dites qu'il est en quête de plainte, de compassion, avec les Français "ça marche à tous les coups".
Mais vous qui êtes magistrat, prenez garde au retour de bâton, il y a peu vous pouviez requérir la mort de votre prochain sans état d'âme, parce que vous disiez le droit, tout comme Mornet, Freisler ou Vichinsky.
Vous avez vous aussi des métiers pénibles, mais à aucun moment vous ne vous en plaignez, il est vrai que vous n'êtes pas là pour nous rendre service !
C'est un peu facile de juger un Président lorsqu'on n'est pas élu !
Finalement, vous n'avez pas un métier pénible.

jpledun

Mais qu'il continue comme ça ce cher Sarko ! A chacun son caractère, ses tics et ses phobies.

Le temps que vous passez á écrire des commentaires bien fielleux sur le
"bloblog á Philippe", vous ne le passez pas á construire une bonne, vraie alternative á sa politique. C'est tout bon.

Ou c'est tout mauvais... mais alors vous devez commencer á construire au plus vite.
Bistro, bistro (vite, vite. C’est du russe. Si si.)

Vomir seuls ne vous suffira pas.

Herman

Non Mike, jamais, jamais Sarkozy ne s'est plaint de la difficulté de "son métier" (son vrai métier, comme ses semblables d'avant 2007, c'est politicien...) !
Même qu'en début de mandat, certains journalistes l'ont entendu dire que son "boulot" était vraiment trop facile...

Herman

Vous avez raison, JPLedun, le texte de Philippe parle bien de la fonction.

"Pas de la visite dans une usine avec contrats á la clé (qu’il a été sans aucun doute chercher avec les dents…) mais de la définition de l’exercice qu’il entreprend.


La définition de la fonction ! Pas les faits, pas les contrats, pas la volonté de travailler á sauver les chantiers navals, non. La définition !"

Vous au moins, vous savez lire !...

Catherine JACOB

« Il me semble que cette analyse mérite d’être approfondie.

Après examen (Robert, Larousse des synonymes etc.), il semble que la différence essentielle d'emploi entre ces deux termes de 'métier' et de 'fonction' qui sont par ailleurs donnés comme des synonymes l'un de l'autre, c'est que celui qui occupe une fonction ou une charge s'acquitte du rôle qui lui est assigné ou dévolu, en cas de charge par nomination, en cas de fonction, par nomination ou mandat, ce dernier cas état celui qui nous occupe, vu que le président de la république élu au suffrage universel a reçu par là-même mandat de jouer un rôle particulier dans la société de référence, celui de sa gouvernance.

Contrairement à cette fonction qui se définit par le rôle joué dans un groupe social ou encore la société elle-même, le métier ne se définit pas par l'idée de s'acquitter de, mais par l'idée d'un faire impliquant la mise en œuvre d'une certaine technique dans la production d'un artefact quelconque, ou encore la mise en œuvre savoir-faire en réponse aux besoins de la société environnante (métier de plombier, garagiste etc...) Ex. : « N'écoutez pas les conseils de n'importe qui, adressez vous à un homme de métier. » : à un professionnel.
L'habileté technique à l’œuvre pouvant être aussi bien manuelle qu'intellectuelle si l'on en croit R.Rolland qui nous parle de ces «intellectuels, dont le métier est de chercher la vérité au milieu de l'erreur. »
Autrement dit, quand on veut savoir quand et comment rempoter une plante on s'adresse à un jardinier, quand on veut savoir comment planter des choux on s'adresse à un maraîcher, quand on a besoin de colmater une fuite on s'adresse purement et simplement à un plombier en évitant de lui compliquer la tâche en ayant bidouillé soi-même sa tuyauterie auparavant histoire de se la jouer « j'maîtrise  le sujet », et quand on a besoin d'un conseil juridique on se rend à la consultation gratuite organisée par les Ordres d'avocats dans les Palais de Justice, en prenant garde toutefois de ne pas se faire harponner et embarquer dans une procédure sans avoir obtenu le moindre renseignement utile, ne serait-ce qu'à la réflexion. Ce qui nous amène à opérer une distinction entre la fonction de bâtonnier de l'Ordre et le métier d'avocat de celui qui à la fois occupe l'une après avoir été élu, par ses pairs, et exerce l'autre.

Quelle différence enfin entre la fonction de président de la République et l'occupation permanente qui possède certains caractères du métier tel celui de gouvernant que Louis XIV définissait lui-même ainsi: «Le métier de roi est grand, noble, et flatteur »?
A première vue, c'est que l'un se définit par l’impermanence et l'éphémère d'un mandat dont le terme est prédéfini bien que renouvelable - par ex. tous les quatre, cinq, sept etc. ans - , dans le cadre d'une mission qu'il n'exerce pas en son nom propre mais au nom de ses concitoyens quand bien même sera requise et de l'habileté et de la technique, et ce n'est pas le monarque de droit divin.

«Nicolas Sarkozy s’est adressé aux ouvriers des chantiers navals de cette manière : « Votre métier est dur, le mien aussi. Mais je le fais ! » (Le Figaro).»

Il aurait sans doute mieux fait en effet sur le modèle, d'il n'y a pas de sot métier, de faire observer que chaque métier à sa grandeur et sa noblesse, y compris les métiers dits « pénibles » qui réclament 'bon pied, bon œil' pour limiter le risque d'accidents, et auxquels n'appartient pas en effet, le métier de gouvernant sinon comment ferait-on pour l'exercer au-delà de soixante-dix ans, mettons par ex. soixante-quinze...!!

Achille

Concernant la fameuse commande des deux navires par la Russie je crains que notre Président ait (encore) péché par excès d’optimisme.

Il avait pourtant dit aux ouvriers de St Nazaire : "Je n'accepterai pas de transfert de technologie ailleurs et pas de délocalisation".
Or le lendemain de son discours on apprenait selon une source du Point que la Russie maintenait son exigence d'un transfert de technologie avant d'acquérir des navires français de type Mistra. Propos tenus samedi, par le commandant en chef de la marine russe, l'amiral Vladimir Vissotski, "faute de quoi le marché n'aboutirait pas".

Hé oui, encore des propos qui décrédibilisent encore un peu plus son auteur. Et les exemples de ce type ne manquent pas au cours de ces trois dernières années.

Irfan

C'est quelque chose que je critique depuis que Nicolas Sarkozy est entré au ministère de l'intérieur environ, et je suis content que vous le releviez. Presque tout m'insupporte dans ce personnage et dans la politique qu'il mène, ses mensonges répétés, la violence qu'il introduit dans le débat public ; mais ce petit point particulier m'horripile le plus vite. Il parle de son "job", de son "boulot", de son "métier"... Le "métier de l'homme politique", oui, on connaît, mais le "job de président", non !! J'aimerais bien que les journalistes le lui fassent au moins remarquer (d'ailleurs, dans mon esprit, journaliste devrait aussi être considéré comme une "fonction").
Ce n'est pas ce qu'on attend de quelqu'un qui voulait rendre la République irréprochable et redorer le blason présidentiel... Un peu de hauteur, Nicolas !
Par contre je crois que ça en dit beaucoup sur l'esprit de cet homme, dont je suis persuadé qu'il est "entré en politique" pour "faire de l'argent" plus facilement, ses compétences universitaires laissant manifestement à désirer. Comme Blair, Clinton et d'autres jeunes chefs d'États ou de gouvernements, il a compris que cela assurait une fin de carrière (pas de retraite pour ces gens-là !) pour le moins dorée.
Un article du Monde Diplomatique montrait assez récemment l'évolution des revenus des Clinton entre leur dernière année à la Maison Blanche et les 10 années qui suivirent, c'est assez parlant : "le mois qui suivit son départ de la Maison Blanche, M. Clinton gagna autant d’argent qu’au cours de ses cinquante-trois années de vie antérieures" (http://www.monde-diplomatique.fr/2010/06/HALIMI/19180). Idem pour Blair (http://www.monde-diplomatique.fr/2009/01/HALIMI/16646). Moins pour Bush, pour des raisons qu'il n'est pas nécessaire d'expliquer ^^.

Est-ce à dire pour autant que Nicolas Sarkozy ne se représentera pas en 2012 ? En 2007 je pensais qu'il ne voudrait briguer qu'un seul mandat ; mais maintenant je doute, je suppose que cela dépendra de la situation. Il faudra peser entre l'ivresse du pouvoir et celle de l'argent ; et prendre en compte l'évolution des médias et de la justice en France : s'ils restent aussi soumis, aucun problème. S'ils se penchent sur les "affaires" du mandat de Nicolas, sur les "affaires" de sa garde rapprochée et des Hauts-de-Seine, sur ses bilans en tant que ministre puis président, alors il faudra peut-être changer de voie...

Jean-Yves Bouchicot

@ Laurent Dingli

Je ne sais pas quel est votre fantasme à vous, à part le commentaire du commentaire sur le net, mais, même si je ne suis pas souvent d'accord avec Philippe Bilger, je me souviens qu'en tant que magistrat, il risque sa place, ou sa carrière, en écrivant des choses comme cet article. Vous, vous risquez quoi, dans la vie réelle ? Vous avez déjà vu un taureau de près ? Et, si oui, question subsidiaire : les cornes se situent-t-elles devant ou derrière les oreilles ?

olivier seutet

Ah que je suis content de voir écrit ce que j’aurais voulu écrire.
J’en profite juste pour tordre le coup à des idées exprimées dans quelques commentaires :
- Non, Nicolas Sarkozy n’a pas arraché un contrat avec les dents pour les Chantiers de Saint-Nazaire, il a seulement failli le torpiller en l’annonçant prématurément il y a de cela quelques mois ; ce point n’est pas anecdotique, il montre cruellement la différence entre un politicien qui bat l’estrade et ceux qui se battent réellement pour défendre notre industrie ;
- Non, Nicolas Sarkozy ne s’intéresse pas à notre industrie en visitant des usines ; je ne me souviens pas des effets heureux de sa visite sur le site de Gandrange ; je ne me souviens pas d’une quelconque visite sur le site du chantier de construction de l’EPR à Flamenville ; je me souviens encore des paroles de ses ministres qui assimilent l’industriel avec un délinquant potentiel qu’il faut toujours plus encager. Je crains que les visites industrielles de Nicolas Sarkozy ne soient que des prétextes à des images d’un président serrant la main d’ouvriers passés sous la toise.

Valerie

Merci d'avoir mis en mots ce que l'on n'a pu s'empecher de constater lors de son allocution du 14 Juillet dans les jardins de l'Elysee.

Ce billet ne devrait qu'etre federateur... a moins d'etre aveugle... et sourd !

Pourquoi s'echine-t-il, depuis le debut de son mandat, a desacraliser la fonction qu'il a le grand honneur d'occuper.

Vive le Sacre ! (Desolee pour l'accent manquant qui modifie le sens !) Notre epoque en manque cruellement.

Ne parlons pas de sa familiarite et de son manque de distance, ce serait se lancer dans un trop long debat.

Franchement, cette comparaison avec le travail ereintant des ouvriers est de tres mauvais gout et injustifie. Il fallait oser... il l'a fait !

Dommage... personne, au sein de sa Cour, pour lui rappeler que lui avait le choix, tandis qu'eux ne l'ont guere.

Bien que "se victimiser" soit tres en vogue a l'heure actuelle, il n'y a rien de plus exasperant que tous ces gens qui ont le loisir de choisir un itineraire professionnel, personnel, etc... pour s'ecouter geindre ensuite sans epargner les autres de leurs jeremiades.

A quand le : "c'est un taf infernal" ...


Rédigé par Monsieur Alex paulista le 26 juillet 2010 à 15:46

Que pensez-vous de "work experience" pour "avoir du metier" ?

Une bonne journee a tous/toutes

Frank THOMAS

Permettez au linguiste de marquer la différence entre un METIER et une PROFESSION.
"Avoir du métier", "être du métier", "remettre sur le métier", autant de locutions qui montrent qu'entrent dans ce concept, outre la notion de profession, des nuances de savoir-faire, d'effort continu pour s'améliorer, d'usages, d'expérience, bref toutes choses qui font d'une profession un art.

En ce sens, tout en adhérant à la plus grande part de ce que vous écrivez dans cet article, je nuancerais vos propos.

Pour le reste, d'accord.
Durant 25 ans, j'ai été l'opposant d'un maire UMP dans ma petite ville de Bourgogne.
Ce qui nous opposait était précisément cette conception de la politique ramenée à une profession, donc réservée aux professionnels, qui me paraît directement contraire à la République, et mortelle pour l'engagement démocratique des citoyens.

Quant au Président faisant une équation démagogique et fausse entre son "métier" et celui des ouvriers qu'il visite, il me semble, la grâce en moins, réitérer les errements de Marie-Antoinette d'Autriche jouant à la bergère.

Jean-Yves Bouchicot

Magnifique !!! Un vrai bonheur, d'avoir pour une fois envie d'applaudir sans réserve, cher Philippe ! Il me semble d'ailleurs, à une époque où chacun de nos enfants se rend compte qu'il ne pourra sans doute pas exercer le même métier toute sa vie, que nous devrions approfondir la dérive sémantique molle qui nous fait encore confondre depuis les années 60, les concepts de "métier", "emploi", "savoir-faire", et "charge" qu'elle soit achetée comme celle des notaires ou déléguée par le suffrage populaire... Dans le même temps, des banques, des "Pôle Emploi" et des organismes publics de répartition continuent à raisonner et calculer sur des plans de carrière de 50 ans pour de jeunes diplômés ou des créateurs d'entreprise quinquagénaires, comme votre serviteur... Encore une fois, bravo. "La lucidité est la blessure la plus proche du soleil".

Denis Monod-Broca

Et quand M. Sarkozy, à propos de la mort de ce malheureux M. Germaneau, affirme "qu'elle ne restera pas impunie", quel métier exerce-t-il ? celui de chef de bande prêt à en découdre, celui de seigneur de la guerre, celui de justicier, celui de vengeur sûr de son bon droit... certainement pas celui de président d'une République qui défend la loi, la justice, le respect de la vie humaine, la fraternité...

mike

Vous jouez sur les mots pour justifier votre critique du président.
Métier vient du latin "ministerium" et comporte bien évidemment des missions.
Votre propre métier est une mission vis-à-vis de la société ; tout homme qui travaille accomplit une mission.
Je n'ai pas noté que Nicolas Sarkozy se plaigne ; il est simplement conscient du mandat qu'il a reçu et que les Français jugeront en 2012.

Véronique Raffeneau

Je ne partage pas vraiment le propos de votre billet.

Je pense quand même que si depuis des décennies nous avions eu des dirigeants politiques et des élus - toutes couleurs et toutes institutions confondues - avec un minimum des compétences et des savoir-faire des chefs d'entreprise, eh bien, nous n'en serions certainement pas là.

Nous payons aussi très chèrement une classe politique très majoritairement peu au fait de l'économie et de ses réalités.

Où je vous rejoins c'est sur l'aspect plaintif et prétentieux du président parlant de sa fonction.

C'est à mon avis là que Nicolas Sarkozy démontre le mieux qu'il est très loin de conduire le pays comme le grand chef d'entreprise qu’à tort ou à raison il voudrait tellement être.

Un petit, un moyen ou un haut chef de la fonction publique s'exprimerait comme s'exprime le président.

Sur ce registre de la plainte, du surbooking, du... totalement débordé.

En fait, quand NS se plaint, quand plus sérieusement il déménage précipitamment un préfet comme il vient de le faire à Grenoble, c'est là que je pense qu'il lui manque TOUT du chef d'entreprise auquel il voudrait désespérément identifier sa fonction.

Il cumule de cette façon les insuffisances du plus insignifiant des chargés des ressources humaines des bureaux et des sous-bureaux des préfectures et des administrations.


SR

Bien bien, reprendre les analyses de Mazarine Pingeot pour souligner la vantardise grossière du Président prête à sourire. C'est l'été, tout est permis, même le topless du cerveau.

Gérard CHINETTI

Justement si !!

Etre chef d'Etat est un métier et c'est à juste titre que Louis XIV parlait de son "métier de roi"

Et cela implique un "apprentissage" qui est un des fondements de l'idée monarchique !

Et il n'y a rien de pire, en des temps difficiles, que le gouvernement des amateurs !

Lorsqu'en plus, comme dans le cas présent, ils font preuve d'une énergie désordonnée et que, dans chaque intervention publique, on peut relever des propos d'une incompétence manifeste, depuis les procureurs qui sont des juges jusqu'aux watts/an, que de frissons nous parcourent l'échine !

jpledun@PB

Oui, Philippe tout cela anime une jolie conversation de salon. Nous pouvons effectivement retourner chaque phrase, écouter ce qu’elle laisse entendre ou son contraire.
Oui c’est sympa, comme humeur de vacances.

Vous savez ce qui m’étonne le plus et qui m’interroge vraiment ? C’est que pour vous le sujet ce n’est pas la visite dans une usine avec contrats á la clé (qu’il a été sans aucun doute chercher avec les dents…) mais la définition de l’exercice qu’il entreprend.


La définition de la fonction ! Pas les faits, pas les contrats, pas la volonté de travailler á sauver les chantiers navals, non. La définition !

Avec tout le respect, ce n’est pas avec votre définition (qui enchante tout les NPA attirés ici) que vous allez faire manger les ouvriers (que ces chers même NPA prétendent défendre).

Dans les usines il y va depuis longtemps et régulièrement. Moi je trouve cela très bien. Je préfère qu’il aille dans les usines que chez les bouquinistes du bord de Seine. Si vous me le demandez.

Son prédécesseur moqué, mais par qui ? A la fin de son deuxième mandat c’était : "Bonjour Super-Menteur" et "Chirac en prison" ! Il me semble que ce sont bien les Français qui le traitaient de la sorte (maladie française apparemment).

Je joins á ces lignes celles d'Aïssa. Son analyse est très juste.

Alors vas-y pour la conversation de salon avec comme animatrice vedette Chère Mazarine. Celle á qui j’ai payé de mes impôts tant et tant d’années de bien-être. Je ne lui en veux pas ce n’était qu’une enfant.
A l’heure des cours magistraux sur la morale en politique je ne voudrais pas oublier ce joli exemple.

LABOCA

En y réfléchissant, je me demande si Nicolas Sarkozy n'a pas seulement cherché à rendre "travail" par "métier".
"Mon travail est de ..." peut aussi signifier "Ma fonction est de ...".
Jean-Dominique Reffait explique fort justement que le président américain parle souvent de "son job", c'est-à-dire au fond de ses responsabilités, de ses obligations.
Si "job" donne en français "travail", alors le propos de Sarkozy peut se soutenir.
Mais je continue à penser que le chef de l'Etat n'apporte pas un grand soin à la qualité de sa langue, voulant peut-être trop se rapprocher de la langue populaire. Est-ce bien ou pas? A mon avis, ce n'est pas bien.

Judith

Non, c'est vrai la Présidence de la République n'est pas un métier.

Un métier exige, sinon des diplômes, au moins une qualification par l'expérience alors que dans l'absolu, toute personne adulte se targuant d'un casier vierge peut se présenter à la Présidence de la République, quelles que soient ses compétences ou son expérience.

Moi par exemple, en 2012, rien ne m'interdit de ferrailler contre Madame Royal ou encore contre Madame Aubry.
Après tout, Coluche avait bien menacé de le faire en son temps.

Sauf que concrètement, la plupart des hommes et femmes politiques sortent des plus grandes écoles, celles-là même qui forment aux métiers de hauts fonctionnaires ou de PDG de grandes entreprises.

On sème le trouble non ?

Qu'a t-on pu lire, sur les différents sites d'actualité, de la e-meute, au sujet de l'affaire Jean Sarkozy ?
Eh bien précisément qu'il n'avait ni expérience, ni diplôme pour présider l'EPAD, ce qui rendait son élection difficilement justifiable voire totalement honteuse.

Or sauf erreur de la part, ce poste n'exige rien d'autre que d'être élu par ses pairs... Dans l'absolu.

Qu'a t-on entendu, toujours de cette même e-meute vorace lorsque le Président a revalorisé ses émoluments ?
Eh bien qu'il avait augmenté son salaire.

De nouveau, le trouble est jeté.

Quant à la propension du Président à se faire plaindre pour le dur métier qu'il a choisi, je suis d'accord avec vous, c'est décalé donc déplacé.

Tout le monde sait, y compris ses plus féroces détracteurs, que rien de ce que fait Sarkozy n'est laissé au hasard.

L'hypertrophie du muscle empathique est la griffe du XXIème siècle et je parie qu'il compte sur cela.

Nul ne peut nier que la fonction présidentielle est difficile.

On a simplement tendance à l'oublier à force de ne parler que de son côté bling-bling.

Dites, on fête l'anniversaire de son malaise vagal tout de même !

bob

"Honneur, charge, mission, destin, mandat, fonction".
Quand on songe au comportement et au caractère de notre président actuel, on ne peut que se morfondre (profondément).

Patrick Handicap expatrié

Les autres "font" où on leur dit de "faire", lui il "fait" où il a envie. Voilà pourquoi c'est la m....

Aïssa Lacheb-Boukachache

S'il nous faut Mazarine Pingeot pour nous apprendre et souligner que le président de la République «n'exerce pas un métier» mais «assume une fonction», alors c'est bien que c'est la fin des haricots dans nos cervelles détraquées … Quelle thèse, mes aïeux! quelle découverte constitutionnelle fondamentale! Mazarine, au Panthéon! Ce fut un peu comme il n'y a pas longtemps Jacques Julliard nous rapetissant de son savoir en nous informant, bougres de diables que nous sommes, que «les problèmes sociaux actuels sont du fait que les riches sont plus riches et les pauvres, devinez quoi? plus pauvres, andouilles!...» … C'est de la même veine. Gaga... gaga... arheu.... arheu …

Sur le fond: «It's my job!». Et «job», c'est travail, métier ... C'est ainsi depuis Washington que les présidents des USA définissent leur tâche … Et je ne pense pas que cela a une fois seulement dévalorisé leur … fonction. De Einsenhower à Bush fils, les voir régulièrement en tenu commando militaire sur un porte-avions n'a jamais nuit, que je sache, à leur … fonction. De même pour Obama en blouson d'aviateur sur les pelouses de la White House. Quant aux belles jambes sous son short d'été de Michelle son épouse, vous touillez, mon cher, vous touillez … Il n'y a là rien d'indécent; au contraire! Devraient-ils, selon vous, être prisonniers de leur … fonction? Allons, un peu de sérieux! Il y a du relâchement intellectuel d'été, mon cher PB et a priori celui-ci ne vous sied point …

Nicolas Sarkozy démythifie la fonction présidentielle et je trouve que c'est une bonne chose. Contrairement à tous ses prédécesseurs et les commentaires des Julliard et autres Mazarine, c'est le premier (d'ailleurs, c'est un singulier paradoxe pour un authentique aristocrate) qui ne fait pas semblant d'avoir les manières et le langage du peuple … Ne lui manque plus qu'on bon cuir sur le dos, un vieux Diesel tiens pour descendre au Bristol avec Carla en espadrille, elle, body serré, shorty et ce sera parfait et certainement moins surfait que Giscard engoncé et son accordéon et Anémone congestionnée et ses petits fours et ses comtesses et ses marquises et toutes ces hypocrisies …

Maintenant, pour preuve que le président considère sa fonction comme un job et qu'il est bien salarié de la Nation, c'est -mais oui!- qu'il s'est augmenté de 100 et quelques pour cent son salaire. C'est même la première chose qu'il a faite …

J'aime cette idée que le président de la République soit un homme -ou une femme- ostensiblement vivant(e). Pas une momie d'apparence, je le répète, pas une caricature vague des rois Louis d'antan ... Quand je songe à Mitterrand … je le revois encore à la télé … Quelle poussière, quelle lassitude … Ne lui manquait plus sur la tête que la longue perruque de Mazarin et tout y était … Il faut cesser avec cela, c'était d'un ridicule, d'un anachronisme ... Il faut se lâcher, cesser d'avoir les lèvres pincées, les fesses serrées … Déjà qu'on a Fillon et son éternel air de mortel ennui et désespoir, c'est marre, c'est marre ... le peuple n'en peut ... de l'air!... on étouffe! Et la confrérie du pied de cochon de Sainte-Ménéhould, vous croyez qu'ils se prennent au sérieux, eux?!... Je sais bien que ça ne rigole pas si c'est mal fait mais après c'est que de la déconnade ... Et c'est sain!

Il n'empêche, métier ou pas métier, il y a les apparence et il y a la réalité ... La régression à peine croyable des libertés à laquelle on assiste depuis le début de ce quinquennat sarkozien et ce gouvernement gâche tout ce qui aurait pu faire par cet ailleurs d'apparence cet homme définitivement aimable et sympathique. Je ne pense pas qu'il soit trop tard en quelque chose de ces choses ... On peut mener une politique utile et pragmatique à tous sans la nécessité de mettre la France et les Français dans un quelconque carcan!


Aïssa.

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